Posts Tagged ‘Moussa Dadis Camara’

À Ouagadougou, Moussa Dadis Camara annonce sa candidature à la présidentielle guinéenne

mai 11, 2015

Le capitaine Moussa Dadis Camara à Conakry, le 27 décembre 2008.
Le capitaine Moussa Dadis Camara à Conakry, le 27 décembre 2008. © AFP

En exil au Burkina Faso depuis 2010, l’ancien chef de la junte a annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, qu’il se portait candidat à l’élection présidentielle guinéenne prévue au mois d’octobre prochain.

Moussa Dadis Camara, l’ancien chef de la junte guinéenne, au pouvoir de décembre 2008 à décembre 2009, a annoncé lundi 11 mai sa candidature à la prochaine élection présidentielle en Guinée. Le désormais ex-capitaine, qui a démissionné de l’armée en avril dernier, s’est prononcé devant la presse à Ouagadougou, où il vit en exil depuis janvier 2010.

Plusieurs signaux récents laissaient croire à une telle candidature, alors que le principal intéressé veillait scrupuleusement à garder le silence. La semaine dernière, Moussa Dadis Camara avait été désigné président d’un nouveau parti politique guinéen, le parti des Forces patriotiques pour la démocratie et le développement (FPDD). Quelques jours plus tard, le 8 mai, à Nzérékoré, capitale administrative de la Guinée forestière, fief de l’ex-putschiste, des centaines de femmes avaient réclamé son retour au pays.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Burkina – Guinée : Dadis, cool à Ouaga

janvier 2, 2015

Le capitaine Moussa Dadis Camara en décembre 2008.
Le capitaine Moussa Dadis Camara en décembre 2008. © AFP

Ses détracteurs espéraient que Blaise Compaoré, qui lui avait offert l’hospitalité, l’entraînerait dans sa chute, mais ils en ont été pour leurs frais. Moussa Dadis Camara, l’ancien chef de la junte guinéenne, réside toujours dans la capitale burkinabè.

C’est précisément dans le quartier chic de Ouaga 2000 que réside Moussa Dadis Camara. Son ancien protecteur a quitté le pays le 31 octobre, mais pas lui. Le 11 décembre, il a même été aperçu lors de la célébration de la fête de l’indépendance du Burkina, à Dédougou (Ouest).

Des associations guinéennes de défense des droits de l’homme continuent pourtant d’exiger qu’il réponde de son implication présumée dans le massacre du 28 septembre 2009, au stade de Conakry. Mais pour Michel Kafando, le président de la transition burkinabè, Dadis n’est pas une priorité. Il ne l’a donc pas prié de quitter le territoire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée : dans la tête de Moussa Dadis Camara

février 17, 2014
Le capitaine Moussa Dadis Camara en décembre 2008. Le capitaine Moussa Dadis Camara en décembre 2008. © AFP

Le capitaine Moussa Dadis Camara en décembre 2008. © AFP

Dans son dernier roman, l’ethnopsychiatre Tobie Nathan s’aventure dans le monde ubuesque du capitaine Moussa Dadis Camara qui régna sur la Guinée après la mort de Lansana Conté.

Avec la même précision cruelle que la balle tirée par le chef de la garde présidentielle Aboubacar « Toumba » Diakité le 3 décembre 2009, l’ethnopsychiatre Tobie Nathan a réussi l’exploit d’entrer dans la tête de l’ancien président guinéen Moussa Dadis Camara. Un exploit totalement littéraire, bien sûr, puisque c’est dans son dernier roman, Les Nuits de Patience, que l’auteur de Saraka Bô s’aventure dans le monde ubuesque du capitaine qui régna un an sur la Guinée après la mort de Lansana Conté. Le point de départ d’une intrigue aux nombreux rebondissements ? Sans doute la petite phrase de l’ambassadeur de France en Guinée le jour où il reçut Tobie Nathan, nommé conseiller de coopération et d’action culturelle à Conakry : « C’est plutôt bien qu’ils m’envoient un ethnopsychiatre, le président est complètement fou ! »

folie

Qu’en dites-vous, docteur ? « Le président se levait vers 14 ou 15 heures, se souvient Nathan. Il recevait les ambassadeurs la nuit et organisait des réunions où il prenait lui-même la plupart des décisions. Parfois, ses interventions étaient publiques et filmées, comme ce fameux « Dadis Show » au cours duquel le directeur des douanes fut renvoyé. Il souffrait à mon avis d’une vraie psychopathologie. La rumeur le disait malade et drogué, ses décisions étaient erratiques, incompréhensibles, parfois même aberrantes. »

>> À lire aussi : Docteur Dadis et Mister Camara

Inspiré par le personnage, l’auteur de polar n’a pas résisté au plaisir d’en faire un protagoniste central de son livre, nommé en l’occurrence Youssoufou Davis Kourouma. Et cela donne ce genre de digression : « Vous savez qu’il a un casier judiciaire ? Il n’a pas eu « l’amnestie ». Il faut que vous « chachiez » ; il faut que le peuple « chache ». Il est en train de raconter des bobards… Il parle tantôt de Forestiers… Il les appelle les mangeurs de viande de singe. Il nous appelle « des singes ». Je suis Forestier. Est-ce que j’ai l’air de manger la viande de singe ? Est-ce que j’ai l’air d’un singe ? C’est grâce aux Forestiers que les rebelles ont été combattus et chassés de Guinée. L’Afrique a ses valeurs. Ce n’est pas seulement les Forestiers qui ont combattu. Les Peuls ont combattu, les Soussous ont combattu… »

Observateur attentif du jeu politique qui se déroulait devant ses yeux, Tobie Nathan a essayé d’en décrire toute la folie, qui culmina avec le massacre du 28 septembre au stade du 28-Septembre. « Pour écrire Saraka Bô, j’ai utilisé toute la substance de ma clinique, j’ai imaginé la vie de mes patients en dehors des consultations, dit-il. En Guinée, je suis intervenu dans l’hôpital où étaient notamment soignées les femmes violées dans le stade. C’est de cette manière que j’ai connu les dessous de l’affaire : la connaissance m’est venue des patients. »

cruauté

Racontant l’initiation d’un jeune ethnopsychiatre, son amour soudain pour une superbe Guinéenne alors même qu’il est homosexuel et son départ pour l’Afrique, Les Nuits de Patience sont un roman qui plonge dans les arcanes d’une politique africaine que l’Occidental moyen ne peut guère comprendre. « Il n’y a pas de politique sans sorcellerie en Afrique, s’exclame Nathan. Sékouba Konaté ? On faisait venir pour lui des camions remplis d’albinos à la présidence pour attirer la chance, je les ai vus ! Toumba ? C’était le fournisseur de fétiches de Camara ! Quant aux ethnies, ce sont des réseaux politiques. On ne peut rien comprendre si on ne comprend pas ça ! »

Mais Tobie Nathan n’observe pas que l’Afrique, il scrute aussi les Français en Afrique. Avec une saine cruauté. « Les politiciens français ne connaissent pas l’Afrique… Si la situation en Guinée est devenue ubuesque, c’est en partie parce que des responsables en France voulaient installer un ami à la place de Dadis et que ce dernier l’a su… Vous savez, la nuit du 4 Août n’a pas eu lieu au Quai d’Orsay. »

Jeuneafrique.com par Nicolas Michel

Guinée : 37 militaires arrêtés suite à l’attaque du domicile d’Alpha Condé

juillet 20, 2011

Suite à l’attaque contre le domicile du président guinéen Alpha Condé mardi, 37 militaires, des proches de Moussa Dadis Camara et du général Sékouba Konaté, ont été arrêtés.

La réaction n’a pas tardé. Quelque 37 militaires ont été arrêtés en Guinée, selon les dires d’une source militaire, suite à l’attaque par des soldats du domicile présidentiel mardi à Conakry.

La plupart des arrestations concernent des proches du général Sékouba Konaté, l’ancien président du régime de transition, mais aussi des militaires de l’entourage de Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte militaire qui a dirigé le pays de fin 2008 à fin 2009.

La résidence du chef de l’État guinéen Alpha Condé à Conakry a été attaquée à l’arme lourde dans la nuit de lundi à mardi, faisant un mort et deux blessés parmi les soldats de la garde présidentielle qui défendaient le bâtiment, selon un bilan du gouvernement guinéen.

Alpha Condé avait lui-même confirmé l’attaque de sa résidence dans une allocution à la radio-télévision publique RTG mardi.

« L’enquête continue (…). Les deux principaux dirigeants ont été arrêtés », avait également déclaré le dirigeant guinéen dans une interview à RFI, sans plus de précision.

Le général Nouhou Thiam, ex-chef d’état major général des forces armée (avril à décembre 2010) figure au nombre des personnes interpellées. Son épouse avait annoncé son arrestation dès mardi. Cet officier de culture peule originaire de Dinguinraye est réputé proche du général Sékouba Konaté.

Un commandant proche de l’ancien président Lansana Conté (1984-2008), Alpha Oumar Diallo, dit AOB, aurait également été arrêté.

Les militaires sont détenus au siège de l’état-major de la gendarmerie nationale à Conakry, selon la source militaire.

Jeuneafrique.com avec AFP