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Iran: le coronavirus a fait plus de 15.000 morts

juillet 23, 2020

 

 

Le 21 juillet dernier, 229 personnes sont décédées du Covid-19 en 24h dans le pays du Moyen-orient le plus touché par la crise sanitaire actuelle.

Le bilan des décès causés par le nouveau coronavirus en Iran a franchi la barre symbolique des 15.000, a annoncé ce jeudi 23 juillet le ministère de la Santé, signalant une hausse du nombre de morts, d’hospitalisations et de contagions dans l’ensemble du pays. «Nous avons malheureusement perdu 221 de nos chers compatriotes à cause de la maladie Covid-19 au cours des dernières 24 heures», a déclaré Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère, sur la télévision d’État.

Ce qui porte le bilan à 15.074 décès en Iran, pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie. La République islamique fait face depuis fin juin à une nette augmentation de la mortalité quotidienne due au virus, enregistrant mardi un nouveau record de décès (+229) depuis le début de l’épidémie en février.

La porte-parole a appelé les Iraniens à éviter tout voyage inutile ainsi que les endroits bondés et à ne pas organiser de cérémonies funéraires ni de mariages. Le président iranien Hassan Rohani a indiqué jeudi que l’Iran allait commémorer la mort au VIIème siècle de l’imam Hossein, figure emblématique du chiisme, à partir du 21 août. Pendant ces célébrations, qui doivent durer deux mois, aucun mariage n’est célébré.

D’après Mme Lari, 2.621 personnes ont été testées positives au Covid-19 ces dernières 24 heures, portant le total des infections à 284.034. «Nous constatons une augmentation des cas de maladie, d’hospitalisation et de décès dans tout le pays», a-t-elle déploré, précisant que les hospitalisations avaient récemment doublé dans les provinces de Fars (sud) et de Khorassan-é Razavi (nord-est). Selon elle, la situation est préoccupante dans 25 des 31 provinces où l’épidémie semble de nouveau se propager depuis début mai.

Par Le Figaro avec AFP

La situation du coronavirus dans deux pays du Moyen-Orient

mars 9, 2020

 

Iran : Khamenei annule son discours du Nouvel An à Machhad

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a annulé le discours qu’il tient chaque année à Machhad (Nord-Est de l’Iran) pour le Nouvel An persan, cette année le 20 mars, à cause du nouveau coronavirus, a annoncé son bureau.

«La cérémonie du discours du guide suprême qui a eu lieu chaque année au mausolée sacré de l’imam Reza le premier jour du nouvel an n’aura pas lieu cette année et [l’ayatollah Khamenei] ne se rendra pas à Machhad», indique un communiqué des services du numéro un iranien.

Quarantaine obligatoire pour les Israéliens de retour de l’étranger

Tous les Israéliens de retour d’un voyage à l’étranger seront placés en quarantaine pendant 14 jours pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé ce lundi le premier ministre Benyamin Netanyahou.

Les ressortissants des autres pays ne seront quant à eux autorisés à séjourner en Israël que s’ils peuvent prouver qu’ils ont les moyens de se mettre en quarantaine, rapporte la presse, selon laquelle cette mesure entrera en vigueur jeudi.

 

Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar, Roland Gauron et Yohan Blavignat

Le FMI invite les pays arabes à réfléchir aux « frustrations » de leurs citoyens

janvier 28, 2018

 

Vue du logo du Fonds monétaire international. © Itsuo Inouye/AP/SIPA

Le Fonds monétaire international (FMI) organise lundi et mardi à Marrakech, au Maroc, une conférence régionale sur les réponses à apporter aux « frustrations » exprimées dans certains pays du Maghreb et du Moyen-Orient, et sur les réformes à conduire.

« La montée des tensions sociales et des manifestations dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord montrent clairement que le désir de prospérité, d’équité et d’avenir des habitants de la région reste insatisfait », affirme Jihad Azour, le directeur du département Moyen-Orient du FMI.

« Les réformes sont essentielles pour régler les problèmes fondamentaux qui minent depuis longtemps de très nombreux pays de la région : croissance faible, chômage élevé et corruption endémique », argumente-t-il dans une analyse publiée avant la conférence de Marrakech, intitulée « Opportunités pour tous ».

« L’absence de perspectives d’emploi et d’accès à des services publics abordables et de qualité alimente une grande frustration », abonde une note du FMI.

Des taux d’emploi parmi les plus faibles du monde

La région affiche des taux d’emploi parmi les plus faibles du monde. Moins d’un adulte sur deux travaille, ce qui découle pour une large part de la faible participation des femmes, selon cette note.

« Avec une population composée à plus de 60% de personnes de moins de 30 ans, la région a désespérément besoin d’une croissance plus vigoureuse et de plus d’emplois », d’autant qu’environ 5,5 millions de jeunes arriveront chaque année sur le marché du travail dans les cinq prochaines années, selon cette note.

Autre facteur, « depuis des décennies, de nombreux pays souffrent d’un modèle d’assistanat où le secteur public pourvoit à un cinquième des emplois », souligne M. Azour.

Pour le FMI, les réformes prioritaires à mener dans la région portent sur la lutte contre la corruption, la création d’emploi pour les jeunes, l’insertion des femmes dans la vie économique, l’essor du secteur privé, autant de thèmes au programme de la conférence au Maroc.

Sont conviés aux débats de hauts responsables des pays de la région, des chefs d’entreprises, des jeunes et des représentants de la société civile.

Jusqu’à présent, les réformes menées dans les pays qui, comme la Tunisie, l’Egypte ou la Jordanie, ont bénéficié de récents prêts du FMI, ont surtout porté sur la réduction du déficit budgétaire.

Or, la hausse des prix qui a accompagné ces mesures a suscité le mécontentement des populations.

En Tunisie, où l’économie a été durement affectée par l’instabilité qui a suivi la révolution de 2011, la dernière loi de finances prévoyant un budget d’austérité comprenant notamment une augmentation de la TVA a provoqué des troubles début janvier.

Mis en accusation, le FMI s’était alors défendu de vouloir imposer la rigueur en préconisant « des réformes (…) socialement équilibrées ».

« Nous reconnaissons bien sûr la frustration du peuple tunisien qui aspire à plus d’égalité sur le plan économique (…), mais nous nous efforçons de résoudre des problèmes très profonds et qui remontent à longtemps », avait rétorqué son porte-parole, Gerry Rice.

Une inflation galopante

Une certitude, du satisfecit du FMI dépend le déblocage des fonds : la Tunisie a obtenu en 2016 une nouvelle ligne de crédit de 2,9 milliards de dollars sur quatre ans en échange d’un programme de réformes, avec un versement graduel soumis aux revues biannuelles de résultats.

Pays le plus peuplé de la région (plus de 90 millions d’habitants), l’Egypte, dont l’économie a aussi été mise à mal, a également lancé en 2016 un programme de réformes économiques en vue d’obtenir un prêt de 12 milliards de dollars (9,6 mds EUR). Le gouvernement avait alors décidé de laisser flotter sa monnaie, qui a perdu la moitié de sa valeur par rapport à l’euro et au dollar.

Dans la foulée, les subventions étatiques ont été réduites drastiquement, notamment pour l’énergie et les carburants ainsi que sur des biens de consommation. En conséquence, le pays a connu une inflation galopante avec un pic en juillet autour de 35%. Depuis, la population se plaint des hausses des prix qui ont eu un impact important sur les familles modestes et de la classe moyenne.

Le FMI, lui, estime que le programme de réforme mené en Egypte « produit des résultats encourageants ». L’inflation, en partie résorbée ces derniers mois, devrait retomber autour de 12% en juin, selon ses prévisions.

La croissance économique a atteint 4,2% pour l’année budgétaire achevée en juin 2017, contre 3,5% l’année précédente.

Jeuneafrique.com

Duterte menace de priver le Moyen-Orient des domestiques philippins

janvier 24, 2018

Le président philippin Rodrigo Duterte au 31e sommet de l’ASEAN, à Manille le 13 novembre 2017 / © POOL/AFP/Archives / NOEL CELIS

Le président philippin Rodrigo Duterte a menacé mercredi d’interdire à des centaines de milliers de Philippines de travailler comme domestiques au Moyen-Orient, après avoir affirmé que certaines d’entre elles se faisaient violer au Koweït.

Plus de deux millions de Philippines et de Philippins travaillent au Moyen-Orient, essentiellement comme domestiques, ce qui contribue à faire revenir des milliards de dollars dans l’économie de l’archipel.

La semaine dernière, M. Duterte avait interdit aux Philippins d’aller travailler au Koweït en raison d’informations sur de graves violations de droits de l’Homme dans l’émirat, de cas d’exploitation et même de décès. Mais cette décision ne concernait pas les Philippins travaillant déjà au Koweït.

« Qu’il se produise un autre incident au sujet d’une femme, qu’une Philippine s’y fasse violer ou se suicide et je déciderai d’une interdiction », a dit le président, peu avant d’embarquer sur un vol à destination de l’Inde pour un sommet régional.

« Et je suis désolé pour les Philippins qui sont là-bas, ils pourront rentrer chez eux », a-t-il ajouté. « Je serai direct parce que le Koweït a toujours été un allié. Mais faites quelque chose au sujet du Koweït et des autres pays du Proche-Orient. »

« Puis-je vous demander s’il vous plaît de traiter mes compatriotes comme des êtres humains et avec dignité? », a-t-il dit.

M. Duterte a affirmé la semaine dernière que quatre Philippins avaient péri ces derniers mois au Koweït, vraisemblablement par suicide. L’ambassade du Koweït à Manille n’était pas joignable dans l’immédiat.

« Les statistiques ne manquent pas et nous sommes très préoccupés par les violations des droits de l’Homme au Koweït », a déclaré le ministre philippin des Affaires étrangères Alan Peter Cayetano.

Selon lui, plus de 200.000 Philippins vivent au Koweït et beaucoup sont coincés dans ce pays, sont moins payés que promis et subissent des brimades.

A Koweït, le vice-ministre des Affaires étrangères Khaled al-Jarallah a indiqué mercredi à des journalistes que son pays « avait expliqué (sa) position aux responsables philippins concernant les cas mentionnés » par le président Duterte et leur avait demandé des précisions mais « n’avait encore reçu aucun détail ».

Koweït avait convoqué dimanche l’ambassadeur philippin dans l’émirat et demandé des explications.

M. Jarallah a affirmé que les Philippins « étaient les bienvenus » au Koweït et que le séjour dans le pays des travailleurs étrangers était « régi par le droit ».

L’émirat du Golfe compte 3,1 millions de travailleurs étrangers, la plupart asiatiques, pour 1,4 million de citoyens.

Le nombre de Philippins travaillant à l’étranger est estimé à dix millions.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2018 21h48)                

États-Unis: Le chef du Pentagone en tournée au Moyen-Orient

avril 15, 2017

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis (g) et le chef du commandement central des Etats-Unis, Joseph Votel, lors d’un briefing au Pentagone, le 11 avril 2017 à Washington / © AFP/Archives / Mandel NGAN, MANDEL NGAN

Le secrétaire à la Défense américain Jim Mattis fera la semaine prochaine une tournée au Moyen-Orient chez plusieurs alliés clef des Etats-Unis de la région dont Israel et l’Egypte, a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

Le chef du Pentagone sera à Ryad mercredi avant de se rendre au Caire puis en Israel où il rencontrera le président Reuben Rivlin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue Avigdor Lieberman.

Jim Mattis aura également des rendez-vous au Qatar, et à Djibouti où il rencontrera notamment le président Ismail Omar Guelleh.

M. Mattis veut notamment évoquer pendant cette tournée « les efforts destinés à contrer les activités déstabilisatrices et vaincre les organisations terroristes extrémistes », selon le communiqué du Pentagone.

L’expression « activités déstabilisatrices » est souvent employée par le Pentagone pour décrire les activités de l’Iran dans la région, qui inquiètent Israel et les alliés arabes des Etats-Unis.

Jim Mattis est réputé pour sa méfiance envers Téhéran, visée également par quelques tweets virulents du président Donald Trump.

« L’Iran joue avec le feu – ils ne se rendent pas compte de combien le président Obama était +gentil+ avec eux. Pas moi! », avait tweeté le président américain début février, après un tir iranien de missile balistique le 29 janvier.

Les Etats-Unis soutiennent actuellement par des ravitaillements en vol et du renseignement la coalition arabe, menée par l’Arabie saoudite, qui combat au Yemen les rebelles chiites Houthis soutenus par l’Iran.

La tournée de M. Mattis survient également alors que la coalition internationale contre le groupe Etat islamique prépare l’assaut final contre la capitale de facto des jihadistes en Syrie, Raqa.

La coalition doit décider quel sera le rôle des milices kurdes dans cette opération visant une ville très majoritairement arabe.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2017 10h05)

 

États-Unis: ordinateurs et tablettes interdits sur des vols du Moyen-Orient

mars 21, 2017

Un Airbus d’Emirates sur le tarmac de l’aéroport de Los Angeles, le 30 janvier 2017 / © AFP/Archives / Daniel SLIM

Les autorités américaines ont annoncé mardi l’interdiction d’ordinateurs portables et de tablettes en cabine sur tous les vols de neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays du Moyen-Orient vers les Etats-Unis, invoquant un risque d’attentats « terroristes ».

Des compagnies telles que Emirates ou Turkish Airlines effectuant des vols directs de Dubaï ou Istanbul vers les Etats-Unis ont 96 heures (quatre jours) à compter de mardi 07H00 GMT pour interdire à leurs passagers d’embarquer avec des appareils électroniques plus gros qu’un téléphone portable.

Tous ces appareils (ordinateurs portables, tablettes, consoles de jeux, liseuses, lecteurs de DVD, appareils photos?) devront être placés dans les bagages en soute des avions, ont indiqué des responsables américains.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mars 2017 11h08)

Canada: Certains réfugiés syriens à Toronto veulent retourner au Moyen-Orient

janvier 28, 2016

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Le ministre de l’Immigration John McCallum et des réfugiés syriens dans un camp, au Liban  Photo :  AP/Bilal Hussein

Plusieurs dizaines de réfugiés syriens arrivés à Toronto sont coincés dans un hôtel bon marché depuis des jours, voire plusieurs semaines, faute d’hébergement. Certains demandent carrément à quitter le Canada.

Les organismes d’accueil sont débordés, explique la bénévole Virginia Johnson.

Une mère syrienne, Zaneb Adri Abu-Rukti, raconte que ses enfants n’ont nulle part où jouer.

« On va dans une pièce, on mange. On retourne dans l’autre pièce et on dort. C’est comme si on était en prison. » — Zaneb Adri Abu-Rukti, mère syrienne

« Peut-être que [le Canada] n’est pas là où on devrait être », ajoute la mère de famille.

Zaneb Adri Abu-Rukti dit que plusieurs familles recevaient plus d’aide lorsqu’elles étaient dans des camps de réfugiés au Liban ou en Jordanie.

La bénévole Virginia Johnson raconte que certains réfugiés n’ont même pas de bottes d’hiver pour aller à l’extérieur.

Elle a elle-même transporté des jeunes à l’hôpital pour enfants de Toronto, après qu’un réfugié lui eut demandé de l’aide. « Ils ont peur, dit-elle, ils sont isolés. Je ne m’attends pas à ce qu’ils soient reconnaissants immédiatement. »

Deux catégories de réfugiés

Une autre bénévole, Kate Bate, dit que les réfugiés parrainés par des groupes ou des individus de façon privée sont mieux traités que ceux qu’Ottawa a fait venir ici.

« Ils voulaient les amener ici pour les sortir du danger le plus rapidement possible. Mais le plan [d’accueil] n’est pas finalisé. » — Kate Bate, bénévole

Elle s’inquiète pour la santé mentale de ces familles, qui ont subi des traumatismes en Syrie, en plus du stress du voyage. « On s’inquiète d’avoir sur les bras une crise majeure de santé mentale si quelqu’un ne parle pas [à ces familles] chaque jour pour s’assurer qu’elles vont bien, dit-elle. Il y a un réfugié qui est là depuis un mois et personne ne lui a parlé ».

Le ministre de l’Immigration, John McCallum, a indiqué la semaine dernière que certains parrains privés pourraient venir en aide à des réfugiés du gouvernement à titre de projet pilote.

Radio-canada.ca

Plus de 12 millions d’enfants non scolarisés au Moyen-Orient

avril 15, 2015

Plus de 12 millions d'enfants non scolarisés au Moyen-Orient
Plus de 12 millions d’enfants non scolarisés au Moyen-Orient © AFP

Plus de 12 millions d’enfants ne sont pas scolarisés au Moyen-Orient, s’est alarmé mercredi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en relevant néanmoins des progrès dans les efforts pour élargir la scolarisation.

Ce chiffre n’inclut pas les enfants contraints à quitter l’école à cause des conflits en Syrie et en Irak. Avec eux, le nombre d’enfants non scolarisés atteint 15 millions, précise l’Unicef dans un rapport présenté à Beyrouth.

Cette étude préparée conjointement par l’Unicef et l’Unesco salue les « ressources considérables et le capital politique » consacrés à l’éducation au Moyen-Orient au cours de la dernière décennie. Il relève que « le nombre d’enfants non scolarisés dans les écoles primaires a chuté, souvent de moitié ».

« Mais au cours des dernières années, aucun progrès n’a été enregistré », souligne-t-il.

4,3 millions d’enfants sont non scolarisés au primaire et 2,9 millions au collège. En outre, 5,1 millions d’enfants ne sont pas accueillis en maternelle, portant à 12,3 millions le nombres d’enfants non scolarisés, affirme le rapport.

Ce chiffre représente environ 15% des enfants au Moyen-Orient en âge d’être scolarisés en pré-scolaire, primaire ou secondaire.

Selon le rapport, une étude effectuée dans neuf pays de la région révèle une série de raisons pour lesquelles ces enfants sont privés d’école, dont la pauvreté. Dans plusieurs cas, les familles ne peuvent payer les frais associés à la scolarisation, notamment les manuels et les uniformes. Certaines d’entre elles ont décidé de faire travailler leur enfant pour des raisons financières.

– ‘ Les filles dévalorisées ‘ –

Les plus affectés sont « les enfants des familles les plus pauvres dans les zones rurales », précise le rapport.

Dans la plupart des pays, « les filles sont dévalorisées. Comme on n’attend pas d’elles qu’elles travaillent, leurs familles ne voient pas l’intérêt pour elles de s’instruire », explique l’étude, qui pointe aussi la tradition du mariage des mineurs.

En outre, le taux de décrochage scolaire est élevé dans de nombreux pays de la région.

Le rapport fait trois recommandations principales, dont celle de mettre l’accent sur le développement de la petite enfance (DPE), soulignant que l’éducation pré-scolaire est un secteur où la disparité entre enfants riches et pauvres est très importante. « Il est urgent d’assurer un accès égal au DPE », estime-t-il.

Il appelle également à une approche globale pour aider à la scolarisation car des facteurs tels que le transport ou la santé jouent un rôle important.

Finalement, le rapport suggère de mettre l’accent sur la « rétention » scolaire pour garder en classe les enfants qui risquent d’abandonner l’école en raison de châtiments corporels ou d’un décalage par rapport aux autres écoliers.

Il souligne aussi la nécessité d’accorder une attention particulière aux enfants affectés par la guerre, « étant donné le caractère récurrent des conflits » dans la région, comme en Syrie, Irak, Libye ou Yémen.

« La communauté internationale doit assurer des fonds suffisants pour l’éducation dans des situations d’urgence et les gouvernements dans la région doivent adopter des approches accommodant les besoins éducatifs des enfants affectés par les conflits », souligne l’Unicef.

Jeuneafrique.com

Le pape appelle à la fin des tragédies et des persécutions en Afrique et au Moyen-Orient

avril 5, 2015

Cité du Vatican – Le pape a appelé dimanche, à l’occasion de Pâques, à la fin des tragédies et des persécutions au nom de la religion en Afrique et au Moyen-Orient, et a salué avec espérance l’accord sur le nucléaire iranien comme un pas vers un monde plus sûr.

Qu’une prière incessante monte de tous les hommes de bonne volonté pour ceux qui ont perdu la vie – je pense en particulier aux jeunes qui ont été tués jeudi à l’Université de Garissa au Kenya – , pour tous ceux qui ont été enlevés, a affirmé le chef de l’Eglise au sujet du massacre de près de 150 étudiants, majoritairement chrétiens, par un commando d’islamistes shebab.

Le pape François s’adressait au monde entier depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, avant d’impartir sa traditionnelle bénédiction à la ville et au monde (urbi et orbi).

Implorons le don de la paix pour le Nigeria, pour le Sud-Soudan et pour différentes régions du Soudan et de la République Démocratique du Congo, a-t-il ajouté.

Le pape argentin a exhorté la communauté internationale à ne pas rester inerte face à l’immense tragédie humanitaire en Syrie et en Irak, et ses nombreux réfugiés. Que cesse le fracas des armes et que se rétablisse la bonne cohabitation entre les différents groupes qui composent ces pays bien-aimés. a-t-il martelé.

Sans évoquer les persécutions des groupes jihadistes contre les chrétiens, le pape a demandé au Christ d’alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom.

François a parlé d’espérance pour qualifier l’accord-cadre conclu le 2 avril à Lausanne entre l’Iran et les grandes puissances sur son programme nucléaire. Il a souhaité que cet accord soit un pas définitif vers un monde plus sûr et fraternel.

Leffusion de sang absurde et la violence barbare ont été également dénoncés en Libye, le pape souhaitant une réconciliation nationale.

Une volonté commune de pacification a été aussi préconisée par François pour le Yemen, tout comme la reprise du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens et l’engagement de toutes les parties intéressées à la paix en Ukraine.

Le pape argentin n’a pas évoqué l’Asie ni l’Amérique latine, mais il a demandé paix et liberté pour les victimes de trafiquants de drogue, en observant qu’ils sont souvent liés aux pouvoirs qui devraient défendre la paix et l’harmonie.

De même, il a fustigé les trafiquants d’armes qui s’enrichissent avec le sang des hommes et des femmes, et toutes les nouvelles et anciennes formes d’esclavage.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2015 12h58)

Le pape exhorte à faire la paix au Moyen-Orient et en Ukraine

juillet 27, 2014

Le pape François a exhorté dimanche les belligérants à faire la paix au Moyen-Orient, en Irak et en Ukraine. Et cela pour en finir avec les enfants tués, blessés ou orphelins.

« Arrêtez-vous ! S’il vous plaît, je vous le demande de tout mon cœur, il est temps de vous arrêter, arrêtez-vous », a lancé le pape depuis le balcon du Vatican, place St-Pierre, à l’occasion de la prière dominicale de l’Angelus.

« Je pense surtout aux enfants à qui on retire l’espoir d’une vie digne, d’un avenir, aux enfants tués, blessés, orphelins, qui ne savent pas sourire », a-t-il ajouté.

« Souvenons-nous que tout se perd avec la guerre, et que rien ne se perd avec la paix », a ajouté Jorge Mario Bergoglio, en appelant « populations et autorités » à avoir la « sagesse » de choisir « avec détermination le chemin de la paix ».

Éviter les couacs du passé

A la veille du 100e anniversaire de l’attentat contre l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914, qui devait déclencher la Première Guerre mondiale, le pape François a dit espérer « que les erreurs du passé ne soient pas répétées et que l’on tienne compte des leçons de l’Histoire en faisant toujours prévaloir les raisons de la paix au travers d’un dialogue patient et courageux ».

Romandie.com