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Douze civils tués dans une nouvelle attaque jihadiste dans le nord du Mozambique

septembre 21, 2018

Maputo – Douze habitants d’un village du nord du Mozambique ont été tués et quatorze sérieusement blessés jeudi lors d’une nouvelle attaque attribuée à un groupe islamiste qui sème la terreur dans la région depuis des mois, a-t-on appris vendredi de source locale.

« Dix personnes ont été tuées par balle et deux sont mortes brûlées », a indiqué à l’AFP cette source qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

Les assaillants ont également incendié 55 maisons de ce petit village isolé, Pequeue, situé non loin de l’archipel touristique des îles Quirimbas, a-t-elle poursuivi, précisant qu’une des victimes avait également été décapitée.

« Une ambulance a été envoyée ce matin à Pequeue pour transporter les 14 blessés à l’hôpital de Macomia », le chef-lieu du district, a pour sa part indiqué à l’AFP un responsable des services de santé de la province du Cabo Delgado.

Cette attaque est la plus meurtrière commise par ces jihadistes depuis leur émergence en octobre 2017.

Désigné par la population sous le nom de « shababs » (« les jeunes » en arabe), ce groupe de jeunes musulmans radicaux a tué une cinquantaine de civils, brûlé des villages et contraint des milliers de leurs habitants à l’exode.

L’armée et la police ont déployé d’importants renforts dans le Cabo Delgado, proche de la frontière tanzanienne, où les « shababs » opèrent.

Dans un incident séparé, des éléments du même groupe ont attaqué jeudi un convoi militaire dans le secteur de Pundanhar, près de la frontière avec la Tanzanie, tuant un officier des forces armées mozambicaines, a rapporté une source policière.

« L’attaque s’est produite à la nuit tombée lors d’une patrouille des forces de sécurité. Les assaillants portaient des uniformes militaires et des armes de gros calibre », a déclaré à l’AFP ce policier qui a requis l’anonymat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2018 11h32)                                                        

Mozambique: aux obsèques de Dhlakama, le président poursuit sur le chemin de la paix

mai 9, 2018

Des soldats de l’armée mozambicaine portent le cercueil de l’ancien leader du parti, Afonso Dhlakama, le 9 mai 2018 à Beira, dans le centre du Mozambique / © AFP / ADRIEN BARBIER

Le président mozambicain Filipe Nyusi s’est engagé à poursuivre les discussions de paix avec le principal parti d’opposition Renamo, mercredi devant des milliers de personnes réunies pour un dernier hommage au chef de l’ex-guérilla Afonso Dhlakama.

Dirigeant historique de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) depuis trente-neuf ans, Afonso Dhlakama est mort le 3 mai à l’âge de 65 ans des suites d’une maladie dans son camp retranché des montagnes de Gorongosa (centre).

Son décès inattendu a plongé le pays dans l’incertitude alors qu’il négociait depuis plusieurs mois un accord de paix avec le président Nyusi, son éternel rival.

Mercredi, le chef de l’Etat a voulu rassurer la population mozambicaine, meurtrie par une très longue et meurtrière guerre civile (1976-1992) et la reprise de combats sporadiques en 2013. La Renamo avait alors repris le maquis pour dénoncer la mainmise du parti au pouvoir (Frelimo) sur le pays.

« Je continuerai sur le chemin que nous avons entamé ensemble, celui qui conduit à la paix », a assuré M. Nyusi à Beira (centre-est), en prononçant l’éloge funèbre de M. Dhlakama.

« Nous serons satisfaits de pouvoir continuer le projet de paix que nous avions engagé ensemble », a-t-il insisté, appelant la Renamo « à continuer avec sérénité sur ce chemin ».

De leur côté, les dirigeants de l’ancienne rébellion ont profité des obsèques nationales offertes à leur « lider » pour promettre à leurs partisans de continuer la lutte contre le pouvoir.

« Toi, le père, tu nous as appris à nous sacrifier pour le pays », a rappelé le chef par intérim de la Renamo, Ossufo Momade. « Le temps est venu pour nous de faire avancer ta lutte », a-t-il ajouté devant la foule réunie sous un soleil de plomb.

« L’homme qui nous a protégés de la tyrannie, de la dictature, de ceux qui utilisent la richesse du pays à leur fin est parti », a renchéri la chef des députés de la Renamo, Ivone Soares. « Vous les jeunes, soyez inspirés par Dhlakama. Soyons tous des Dhlakama, partout », a-t-elle lancé sous les applaudissements.

– « Guide suprême » –

Sur un ton ferme, Mme Soares aussi rappelé la principale revendication de la Renamo dans les discussions avec le régime.

Son aile armée « doit être intégrée dans l’armée nationale », a-t-elle insisté, avant d’accuser le gouvernement d’avoir indirectement tué son oncle. « La violence indirecte tue plus que la violence directe », a lâché Ivone Soares.

Des milliers de partisans de la Renamo sont venus saluer leur « guide suprême » mercredi à Beira, la capitale de la province de Sofala d’où il était originaire.

Son cercueil, enveloppé dans un drapeau du Mozambique et gardé par des soldats de l’armée régulière, a été exposé sur une estrade sur la place centrale de la ville noire de monde.

« C’est une perte irréparable. Afonso Dhlakama est le fondateur de la démocratie au Mozambique », a estimé dans la foule un partisan de la Renamo, Eufrasia Jordao. « Mais on ne va pas céder. Le parti est mature. Les gens sont déterminés à ne pas battre en retraite dans la bataille pour la démocratie », a-t-il assuré à l’AFP.

« Viva Afonso Dhlakama”, “Viva Renamo”, a crié un homme torse nu avant le début de la cérémonie. La police a bien tenté de le faire taire, mais sous la pression de la foule, y a renoncé.

« Il n’y a rien de plus à faire en ce moment que de rendre hommage au fondateur de la démocratie », a jugé José Chitula, un ancien de la Renamo passé dans un autre parti d’opposition, le Mouvement démocratique du Mozambique (MDM).

« La mort d’Afonso Dhlakama ne peut pas être une excuse pour revenir au système de parti unique » en vigueur de l’indépendance en 1975 à 1990, a-t-il prévenu.

Le chef de l’opposition doit être enterré jeudi dans son village natal de Mangunde, à plus de 200 km au sud-ouest de Beira.

Romandie.com avec (©AFP / 09 mai 2018 13h57)                  

Mozambique: décès d’Afonso Dhlakama, chef du principal parti de l’opposition

mai 3, 2018

Maputo – Afonso Dhlakama, ancien guérillero et chef du principal parti d’opposition au Mozambique, la Renamo, est décédé à l’âge de 65 ans, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Il a succombé à une crise cardiaque, ont déclaré à l’AFP plusieurs sources du parti, alors que la chaîne de télévision locale TIM a également annoncé son décès.

Pendant trente-neuf ans, Afonso Dhlakama a dirigé la Renamo qui a combattu le parti au pouvoir Frelimo jusqu’à la fin de la guerre civile en 1992, avant de devenir un parti d’opposition.

La Renamo avait toutefois repris les armes en 2013, dans le centre du pays, pour contester la mainmise du Frelimo, au pouvoir depuis l’indépendance de 1975.

Le décès d’Afonso Dhlakama intervient à un moment crucial pour le Mozambique, alors que le chef de l’opposition et le président Filipe Nyusi étaient en plein pourparlers de paix.

Fin 2016, Afonso Dhlakama, qui vivait retranché dans les montagnes de Gorongosa (centre) depuis 2013, avait proclamé un cessez-le-feu pour faire avancer des négociations avec le pouvoir. Cette trêve est depuis largement respectée, mais aucun accord formel n’a encore été signé entre les deux parties.

Des élections générales sont prévues en octobre 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2018 17h46)                                            

Attaques au Mozambique, 14 assaillants et deux policiers tués

octobre 7, 2017

Des policiers dans la ville de Beira au Mozambique le 16 novembre 2013 / © AFP/Archives / MARIA CELESTE MAC’ARTHUR

Quatorze hommes armés et deux policiers ont été tués dans une série d’attaques lancées contre des postes de police dans le nord du Mozambique, a déclaré samedi la police.

Les attaques, apparemment coordonnées, ont visé la petite ville de Mocimboa de Praia, entre jeudi et vendredi, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police, Inacio Dina.

« Nous avons recensé 14 morts et plusieurs blessés parmi les bandits » et deux policiers ont également été tués, a-t-il ajouté.

Les assaillants s’en sont pris aux seuls postes de police, a-t-il ajouté. Selon des médias locaux, trois postes de police ont été attaqués dans la petite ville habituellement calme, située dans l’extrême-nord du pays près de la Tanzanie, une région riche en gaz naturel.

Une enquête est en cours, et la police a arrêté dix assaillants, récupéré quatre fusils et une centaine de munitions.

Selon Inacio Dina, cette attaque pourrait être liée à la présence « d’une secte islamiste radicale ». « Leur façon d’opérer nous porte à croire qu’il existe une structure derrière le groupe » d’assaillants.

« Les raisons de l’attaque restent encore inconnues mais, dans le passé, la police a arrêté des religieux de sectes islamistes extrémistes », a-t-il poursuivi, précisant que, « pour l’instant, il n’y a aucune indication d’une connexion entre les assaillants et des forces étrangères ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 15h42)                

Quatre conflits dans le monde dont personne ne parle

octobre 6, 2017

Alors que le prix Nobel de la paix 2017 est connu ce 6 octobre, La Croix s’intéresse à la multitude de conflits « oubliés » qui ont cours sur tous les continents. Quelles sont les particularités de ces conflits ? Pourquoi leur résolution est-elle si complexe ?

Le Mozambique, le Congo, la Nouvelle-Guinée et la Birmanie sont en proie depuis des années à de violents affrontements.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police. / Andrea Bruce/andrea bruce / NOOR

Au Mozambique, un conflit continu

L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992, un million de morts), la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), a repris le maquis dans le centre du pays en 2012. Elle exige un plus grand partage des richesses et du pouvoir alors que la Frelimo (Front de libération du Mozambique) dirige le Mozambique depuis l’indépendance en 1975. Plusieurs trêves ont été signées entre les deux camps mais les tensions et les conflits armés resurgissent régulièrement, comme à l’été 2015.

Ce conflit a une coloration nettement sociale, opposant les inclus et les exclus du développement, le Frelimo accaparant les ressources du pays. Le leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, a proclamé en décembre 2016 un cessez-le-feu après l’échec d’une médiation internationale. Au mois d’août, il a rencontré le président Filipe Nyusi dans les montagnes du Gorongosa, au centre, où il vit retranché depuis deux ans. Une autre rencontre est annoncée prochainement pour finaliser un futur accord.

Souhaitant surtout ne pas inquiéter les investisseurs intéressés par l’immense potentiel gazier du pays, Maputo ne fait pas grande publicité sur cette crise. D’autant que le régime est secoué depuis 2016 par un scandale provoqué par l’achat pour 2 milliards de dollars de matériel militaire financé par un prêt caché aux députés et aux bailleurs de fonds.

Il y a deux semaines, l’ONU a accusé le Mozambique d’acheter des armes à la Corée du Nord pour un montant de 6 millions de dollars, malgré l’embargo qui frappe Pyongyang.

Entretien : « Les conflits oubliés ont un impact sur nos vies »

Au Congo-Brazzaville, la guerre du Pool

À la suite de la réélection controversée de Denis Sassou N’Guesso, au mois de mars 2017, l’armée congolaise s’est déployée dans la région du Pool, un département du sud du Congo-Brazzaville. Officiellement, elle y pourchasse Frédéric Bintsamou, alias « pasteur Ntumi », l’ancien chef des « Ninjas ». Ce groupe armé avait déjà combattu dans le Pool entre 1998 et 2005. Après avoir déposé les armes, pasteur Ntumi avait pris des responsabilités politiques en 2007 auprès de Denis Sassou Nguesso.

Accusé par le régime d’être le responsable des violences qui ont frappé Brazzaville le 5 avril 2016, faisant 17 morts, le rebelle s’est enfui dans le Pool rejoindre ses soutiens. Les deux camps s’affrontent, depuis, sans avoir les moyens de se vaincre. Des témoins et des ONG de défense des droits de l’homme accusent les troupes gouvernementales d’exactions et d’user de la force sans se préoccuper des civils (bombardements, hélicoptères d’attaque).

Le comportement des rebelles est aussi dénoncé. Les journalistes ne sont pas autorisés à se rendre dans le Pool. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et les organisations des droits de l’homme n’y ont pas accès.

Plusieurs districts sont totalement isolés. Cette crise aurait fait 81 000 déplacés (soit le tiers de la population du Pool) et 138 000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’ONU.

En Nouvelle-Guinée, la révolte des Papous

L’Organisation pour une Papouasie libre (OPM) est un mouvement séparatiste de Papua, nom indonésien de la Nouvelle-Guinée occidentale, une entité rattachée à l’Indonésie en 1963 après avoir été hollandaise.

En 1967, le gouvernement indonésien signe un contrat minier avec la société américaine Freeport. Celle-ci découvre en 1988 les troisièmes réserves les plus importantes au monde pour le cuivre et les deuxièmes pour l’or. Les revenus seront partagés avec le gouvernement central. De nombreux Papous se sentent victimes de discrimination. C’est dans ce contexte que l’OPM mène une guerre de basse intensité.

En 2001, l’assassinat du leader indépendantiste Theys Eluay porte un coup dur à l’OPM. À partir de 2008, on assiste à une recrudescence des actes de guérilla contre l’armée indonésienne. Le 14 décembre 2011, la police indonésienne parvient à attaquer le quartier général d’une cellule de l’organisation, tuant 14 séparatistes.

En 2014, l’action se porte sur le terrain politique. Les indépendantistes fondent un parti, le Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale. En 2011, un bilan fait état de 100 000 déplacés et de 150 000 à 400 000 tués depuis le début de l’insurrection dans les années 1960. L’accès du territoire est très difficile pour les étrangers, ce qui rend les observations quasi nulles.

En Birmanie, des conflits persistants

En Birmanie, la crise des Rohingyas est médiatisée, mais elle n’est pas la seule qui frappe ce pays. On note une persistance de conflits armés, avec des minorités ethniques dans le Nord et l’est du pays et les violations des droits de l’homme qui les accompagnent, notamment dans les États Shan et Kachin.

Dans ces régions proches de la frontière chinoise, des combats se poursuivent depuis des décennies entre plusieurs guérillas ethniques et l’armée birmane. En 2011, par une attaque des postes de contrôle de l’Armée d’indépendance kachin (KIA), l’armée birmane mettait fin à dix-sept ans de cessez-le-feu dans la région. Depuis, la situation se dégrade. Dans l’État Kachin, plus de 86 000 personnes vivent dans 140 camps de déplacés internes, et 20 000 personnes se sont réfugiées en Chine. Dans le nord de l’État Shan, près de 12 000 déplacés habitent dans 42 camps.

Depuis août 2016, les offensives de l’armée birmane se sont multipliées. La KIA a refusé de signer un accord de paix. Le 20 novembre dernier, l’Alliance du Nord – dont la KIA fait partie – a lancé une attaque contre les militaires. Les troupes armées gouvernementales ont utilisé de l’artillerie lourde et des avions de chasse. Ces combats ont provoqué des vagues de déplacement obligeant les populations civiles à vivre dans des situations précaires.

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« Nous avons un rôle de sentinelle »

Clément Saccomani,

Directeur du collectif d’auteurs Noor créé il y a dix ans

« Avec l’exposition “Conflits oubliés, conflits de demain” (1), le collectif d’auteurs Noor –

« lumière » en arabe – braque les projecteurs sur des reportages réalisés par ses photographes membres actionnaires de la structure depuis dix ans et qui sont hors des radars de l’actualité.

Notre responsabilité n’est pas de prédire l’avenir, mais nous avons un rôle de sentinelle pour anticiper les problèmes et les enjeux de demain, surtout lorsque certains ingrédients “explosifs” semblent réunis sur le terrain : le lac Tchad et son cocktail de conflits frontaliers, de ressources naturelles, de religions ; le chaos pakistanais ou, plus près de nous, les 5 000 fusillades et 900 morts par an à Chicago… Ce sont aussi les conséquences des viols comme armes de guerre, les troubles mentaux des enfants-soldats, ou encore les enjeux climatiques qui seront à l’origine des conflits de demain.

Installations, expériences sonores, tablettes…, cette exposition casse les codes traditionnels pour éviter le rejet du public même quand la violence des situations est brutale, et lui permettre de s’informer en s’appropriant ces nouvelles façons de raconter des histoires. »

Recueilli par Armelle Canitrot

(1) Jusqu’au 8 octobre, Hôtel du Doyen, Bayeux (14). www.noorimages.com

Lepoint.fr par Laurent Larcher et Pierre Cochez

Mozambique: un maire en croisade contre la corruption tué par balles

octobre 5, 2017
Dans les rues de Nampula, au Mozambique © A Verdade / Flickr / Creative Commons

Connu pour ses prises de position contre la corruption, Mahamudo Amurane, le maire de la troisième ville du Mozambique, Nampula (dans le nord du pays), a été tué par balle mercredi soir à son domicile.

Le maire Mahamudo Amurane a été « assassiné par un homme de grande taille qui a ouvert le feu à trois reprises sur lui lorsqu’il quittait son domicile privé », a indiqué à la presse Saide Ali, un élu du Conseil municipal.

L’annonce de son meurtre a provoqué des manifestations de colère jeudi dans plusieurs quartiers de Nampula. La police a même été contrainte de procéder à des tirs d’avertissement pour ramener le calme.

La guerre à la corruption

Élu en 2013, Mahamudo Amurane avait déclaré la guerre à la corruption, menaçant notamment de dénoncer les pratiques de certains fonctionnaires locaux.

« Il ne fait pas de doute que ça a fait de lui la cible d’attaques, même au sein de son propre parti, le Mouvement démocratique du Mozambique (MDM) », a déclaré jeudi l’ONG Amnesty International, qui a salué la mémoire de l’élu.

Un parti avec lequel Mahamudo Amurane avait coupé les ponts l’an dernier, pour annoncer qu’il briguerait, en tant qu’indépendant, un nouveau mandat à la tête de la municipalité lors des élections locales de 2018.

Un meurtre « lâche et honteux »

Devant la presse, le chef du MDM, Daviz Simango, a dénoncé le meurtre « brutal et sans raison du maire ». « Cet acte lâche et honteux constitue une menace pour la paix », a déploré l’évêque catholique de Nampula, Inacio Suale. L’ambassade des États-Unis à Maputo a pour sa part condamné un « acte détestable » et réclamé une enquête.

Le Mozambique occupe le 142e rang sur 176 dans le classement mondial annuel de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency International.

Jeuneafrique.com

Mozambique: un albinos assassiné, son cerveau emporté

septembre 16, 2017

Dortoir d’un centre de Kabanga, dans le nord-ouest de la Tanzanie accueillant des enfants albinos, le 27 décembre 2012. © Jacquelyn Martin/AP/SIPA

Un adolescent albinos de 17 ans a été retrouvé mort, affreusement mutilé au Mozambique, ses meurtriers ayant amputé ses bras et ses jambes et emporté son cerveau, a rapporté samedi l’agence de presse mozambicaine AIM.

« Le corps a été retrouvé amputé de certains membres. Les criminels ont emporté les os des bras, des jambes, les cheveux, et ils ont fracassé le crâne pour prendre le cerveau », a affirmé un responsable local cité par l’agence d’information mozambicaine AIM.

Le drame s’est produit mercredi dans le district de Moatize dans la province de Tete (nord-ouest).

La police a confirmé cet assassinat. « Nous avons lancé une opération pour arrêter les responsables de ce crime macabre », a déclaré à l’AFP Lurdes Ferreira, une porte-parole de la police de la province de Tete.

Chaque année, dans toute l’Afrique, des albinos sont pourchassés, tués et amputés de leurs membres qui sont ensuite utilisés pour des rituels censés apporter richesse et chance. Un phénomène qui a pris une ampleur encore plus grande récemment dans le sud et l’est du continent, notamment en Tanzanie, au Malawi et au Mozambique, où les attaques se comptent par dizaines et n’épargnent pas les très jeunes enfants.

Selon l’ONU, plus de cent attaques contre des albinos ont été recensées au Mozambique depuis 2014. L’essentiel des attaques ont lieu dans la moitié nord du pays, dans des régions limitrophes du Malawi et de la Tanzanie.

L’albinisme se traduit par une absence de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux.

Jeuneafrique.com avec AFP

Maroc – RASD : une réunion de la Ticad au Mozambique tourne à la foire d’empoigne

août 25, 2017

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, devant la salle de réunion de la TICAD le 23 août 2017 à Maputo. © DR

Le Maroc a tenté de s’opposer à la présence d’une délégation officielle sahraouie, jeudi, lors de ce sommet onusien, parrainé par le Japon. La suite : bagarre et bousculades. Ambiance…

Journée mouvementée jeudi 24 août lors d’une réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). La délégation marocaine, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a été empêchée d’accéder à la salle de réunion après avoir protesté contre la présence de représentants de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), invités par le Mozambique, pays hôte de cet événement.

« Nous avons demandé leur retrait de cette réunion placée sous l’égide de l’ONU qui ne reconnaît pas la RASD. Le Japon était du même avis et a refusé leur présence. Mais la partie mozambicaine a voulu les faire rentrer de force en nous empêchant d’accéder à la salle », raconte un membre de la délégation marocaine joint par Jeune Afrique.

S’en est suivi, une grande bousculade devant la salle de réunion. Des vigiles mozambicains ont empêché le ministre Bourita et certains de ses collaborateurs de rentrer alors qu’ils avaient tous leurs accréditations.

Bagarre entre diplomates

Ce qui était supposée être une réunion entre diplomates s’est alors transformée en une foire d’empoigne. Dans une vidéo diffusée par le magazine Tel Quel, on y voit des vigiles bloquer la porte d’entrée pour empêcher Bourita et son équipe d’accéder à la salle. La scène, surréaliste, se déroule au milieu des cris et des protestations.

Finalement, les Marocains ont pu rentrer et rejoindre leurs sièges. Voyant qu’ils n’entendaient pas accepter la présence du Polisario, le ministre des Affaires étrangères du Mozambique, Oldemiro Balói, a introduit les représentants sahraouis dans sa propre délégation et leur a offert des sièges réservés au Mozambique. Ces derniers étaient donc bel et bien présents, mais sans étiquette officielle. Ce qui a permis à la réunion de se poursuivre.

Face à ce qui s’est passé, les autorités japonaises, qui parrainent la TICAD, envisagent sérieusement l’hypothèse de tenir tous les sommets au Japon.

Depuis son retour au sein de l’Union africaine (UA), le Maroc est dans une démarche très offensive pour délégitimer le Polisario sur la scène internationale. Le 18 août 2016, il a dénoncé l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. En novembre de la même année, il s’est retiré d’un sommet arabo-africain à Malabo, exhortant ses alliés dans les pays du Golfe à faire de même, afin de protester contre la présence de son ennemi juré.

L’offensive s’est poursuivie lors du sommet de l’UA de juillet dernier où les diplomates marocains n’ont pas hésité pas à croiser le fer avec les alliés du Polisario.

Jeuneafrique.com par

Dette cachée au Mozambique: au moins 500 millions de dollars de dépenses inexpliquées

juin 24, 2017

Maputo – Le cabinet américain Kroll a estimé qu’au moins 500 millions de dollars de dépenses sur 2 milliards de dettes cachées contractées par l’exécutif mozambicain demeuraient inexpliquées, selon les conclusions de son rapport d’audit publiées samedi par le procureur général.

En 2013 et 2014, trois entreprises à capitaux publics liées aux services secrets et au ministère de la Défense mozambicains avaient emprunté 2 milliards de dollars pour acheter du matériel de surveillance maritime et des navires.

Le rapport d’audit relève plusieurs incohérences et zones d’ombre dans l’utilisation de cet emprunt.

« Jusqu’à ce que ces incohérences soient expliquées et qu’une documentation satisfaisante soit fournie, au moins 500 millions de dollars de dépenses restent inexpliquées et n’ont pu être auditées », indique le document envoyé à l’AFP.

« Des procédures préliminaires sont en cours pour évaluer l’existence de délits et d’autres irrégularités », ajoute le texte.

Le cabinet d’audit a ainsi comparé le prix des équipements facturés aux entreprises à des prix estimés par un expert indépendant. La différence est édifiante: 713 millions de dollars.

« Des écarts demeurent pour comprendre exactement comment les deux milliards de dollars ont été utilisés », peut-on lire sur le document.

« Cette différence pourrait s’expliquer par des documents supplémentaires que le fournisseur n’a pas donnés à Kroll. Cependant, à la conclusion de l’audit, la différence reste inexpliquée et justifie une enquête plus approfondie », est-il précisé.

Le texte souligne le « rôle déterminant » joué par le fournisseur des équipements, le groupe Privinvest Shipbuilding, dirigé par l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa. M. Safa est notamment propriétaire des Constructions mécaniques de Normandie, qui ont fourni 30 chalutiers et patrouilleurs.

Les banques Crédit Suisse et VTB Capital ont quant à elles arrangé cinq emprunts pour les trois entreprises mozambicaines impliquées dans le projet, pour un total de 2 milliards de dollars.

10% de cet emprunt serait en outre parti dans des commissions: 58,8 millions de dollars pour les banques, 140,9 millions pour le fournisseur.

L’audit indépendant a été réalisé par le cabinet Kroll Associates UK à la demande du bureau du procureur mozambicain.

La révélation de l’affaire en avril 2016 avait suscité la colère des principaux bailleurs de fonds qui avaient gelé leur aide budgétaire, plongeant le Mozambique dans une crise économique et financière.

Cet audit est une des conditions nécessaires pour la reprise de l’aide internationale.

Le FMI a salué la publication de ce rapport, évoquant « un pas important vers une plus grande transparence de ces emprunts ».

« Le résumé du rapport apporte des informations utiles sur la manière dont les emprunts ont été contractés et sur les équipements achetés par les compagnies », a estimé Ari Aisen, représentant du FMI au Mozambique, dans un communiqué.

« Cependant, des lacunes demeurent (…) particulièrement sur l’utilisation des montants des prêts  » a-t-il ajouté.

Une mission du FMI est prévue du 10 au 19 juillet pour discuter de ce rapport.

L’affaire a viré à la bataille politique au Mozambique: l’opposition, convaincue de l’implication directe de l’ancien président Armando Guebuza et de son actuel successeur Filipe Nyusi, appelle à l’annulation de ces emprunts.

Romandie.com avec (©AFP / 24 juin 2017 15h19)                                            

Cyclone au Mozambique : 7 morts, 650 000 sinistrés et l’Afrique du Sud en alerte

février 17, 2017

Plus de 20 000 logements ont été détruits et le Mozambique craint désormais des inondations, fréquentes dans ce pays d’Afrique australe.

Pendant le passage du cyclone Dineo dans la province d’Inhambane au sud du Mozambique. Crédits : Facebook/ Brian Jefferies.    
Le passage du cyclone tropical Dineo a fait sept morts, 55 blessés et plus de 650 000 sinistrés dans le sud du Mozambique, selon un bilan actualié publié vendedi 17 février, par l’Institut national de gestion des catastrophes naturelles (INGC). Des secouristes sont sur le terrain à la recherche d’autres éventuelles victimes.

Lire aussi :   En Haïti, deux mois après l’ouragan Matthew, les estomacs sont vides

Le cyclone Dineo a fait ses principaux dégâts dans la province touristique d’Inhambane, sur la côte sud du Mozambique. Selon de nombreuses vidéos et photos publiées sur les réseaux sociaux et reprises par les médias locaux, les vents forts qui accompagnent Dineo y ont arraché des arbres et des toits.

En outre, « plus de 20 000 logements » ont été détruits par des « vents et des précipitations très fortes ». Près de 1 000 salles de classe et 70 centres de santé ont également été détruits dans la région. Des tentes, de la nourriture et de l’eau vont être distribués aux victimes du cyclone.

Entre 100 mm et 200 mm de précipitations sont tombées entre les deux stations balnéaires d’Inhambane et Vilanculos. « Le cyclone tropical Dineo a frappé Inhambane entre 20 heures et minuit mercredi. Des vents forts, supérieurs à 100 km/h, des pluies torrentielles et une très forte houle » y ont été enregistrés, ont indiqué les services météorologiques sud-africains (SAWS).

Risques d’inondations

Le Mozambique craint désormais des inondations après le passage de Dineo, un phénomène fréquent et souvent meurtrier dans ce pays d’Afrique australe. Des inondations avaient causé la mort de 800 personnes en 2 000 et plus de 100 en 2015.

Le cyclone Dineo, désormais reclassé en dépression tropicale, a poursuivi sa route jeudi vers l’Afrique du Sud où de fortes pluies ont été constatées dans le nord-est du pays. Le célèbre parc Kruger, très prisé des touristes pour les safaris, a fermé jeudi après-midi toutes ses routes non goudronnées et plusieurs campements au nord de la réserve, en raison des fortes pluies.

Les services météorologiques sud-africains ont placé vendredi l’extrême nord-est du pays, dans les provinces du Mpumalanga et du Limpopo en alerte rouge pour de fortes précipitations et des risques d’inondations. Aucun dégât majeur n’a cependant été signalé en Afrique du Sud vendredi matin.

Lemonde.fr avec AFP