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Centrafrique : un humanitaire de MSF tué, des locaux de la Croix-Rouge saccagés

décembre 30, 2020

Les ONG Médecins sans frontières, dont l’un des employés a été tué, et le Comité international de la Croix rouge (CICR), ont dénoncé mercredi «la nouvelle vague de violence» et les combats qui se poursuivent en Centrafrique après les élections présidentielle et législatives de dimanche.

Un humanitaire de MSF est mort après l’attaque lundi d’un camion de transport public à Grimari, près de Bambari, la quatrième ville du pays située à quelque 380km au nord-est de Bangui, qui avait été prise temporairement la semaine dernière par des rebelles lors d’une offensive visant à perturber le processus électoral.

«Notre collègue n’était pas en service et avait emprunté ce camion de transport public pour se rendre de Bambari à Bangui quand la fusillade a éclaté», a déclaré mercredi l’ONG dans un communiqué. «Il y a eu 19 blessés et 3 morts», a précisé à l’AFP Emmanuel Lampaert, chef de mission de MSF en Centrafrique. Dans la soirée du 27 décembre, les locaux du CICR à Bouar, dans l’ouest du pays, ont également été saccagés par des hommes armés qui ont aussi blessé trois employés de la sécurité.

«Nous sommes choqués, c’est une attaque violente avec utilisation d’armes à feu», s’est indigné auprès de l’AFP Taoffic Touré, le coordinateur communication du CICR en Centrafrique. «Ces incidents surviennent alors que les conditions de sécurité se sont fortement dégradées depuis quelques semaines à la suite d’affrontements entre groupes armés et forces étatiques», a précisé l’ONG dans un communiqué.

Les deux organisations ont tenu à rappeler que les humanitaires ne devaient pas être pris pour cible des combats entre les rebelles et les forces du gouvernement, suppléées par des renforts venus du Rwanda et de Russie.

La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. Depuis 2018, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés contrôlent les deux tiers du territoire et se disputent le contrôle des ressources du pays, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.La rédaction vous conseille.

Par Le Figaro avec AFP

Ebola en RDC: attaque contre un centre de santé et Médecins sans frontières

décembre 4, 2019

 

Un centre de santé, situé à proximité d’un Centre de traitement d’Ebola (CTE), et une installation de Médecins sans frontières (MSF) ont été attaqués à Biakato Mine, dans l’est de la République démocratique, a annoncé MSF ce mercredi.

L’ONG a ajouté qu’elle retirait tous ses effectifs non congolais de cette zone où une attaque armée a tué trois agents congolais d’une équipe anti-Ebola il y a une semaine. Les assaillants, «armés de bâtons et de machettes, sont entrés dans le centre de soins de Biakato», indique MSF. Ils ont provoqué des dégâts matériels, sans faire de blessés. Aucun d’entre eux n’est entré dans le CTE qui «se trouve à l’intérieur du centre de santé». «Pendant la même nuit, un groupe de gens, également armés de bâtons et de machettes, a tenté de pénétrer à l’intérieur d’un camp de MSF à Biakato Mine». Ils ont jeté des pierres, sans faire de blessés. «Mercredi 4 décembre, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, MSF a pris la difficile décision de retirer tous ces personnels non locaux de la région de Biakato».

A Biakato Mine, une jeune agente du ministère congolais de la Santé chargée de la vaccination et deux chauffeurs avaient été tués dans une attaque armée non revendiquée dans la nuit du 27 au 28 novembre. Après l’attaque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé l’évacuation de tous ses agents. MSF avait choisi de rester sur place, notamment au CTE, qui traite neuf cas suspects et deux cas confirmés. Les assaillants sont des individus «assimilés aux maï maï», des groupes armés congolais, selon l’administrateur du territoire de Mambasa Idris Koma.

Déclarée le 1er août 2018, la dixième épidémie sur le sol congolais a tué 2206 personnes, principalement dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri voisine. L’insécurité perturbe les campagnes de vaccination, et le suivi des cas suspects et de leurs proches, dans cette zone sud de l’Ituri et dans la région voisine de Beni (Nord-kivu). Les experts redoutent une reprise de l’épidémie à un moment où elle semblait maîtrisée. «On tourne autour de 10 cas par semaine, comparé au mois de juillet où nous arrivions à 90 cas par semaine», avait déclaré le responsable congolais de la riposte conrre Ebola, le Dr Jean-Jacques Muyembe, le 22 novembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Bombardement au Nigeria: le bilan pourrait atteindre 236 morts, selon un responsable local

janvier 21, 2017

Kano (Nigeria) – Jusqu’à 236 personnes auraient été tuées lorsque l’armée de l’air nigériane a bombardé accidentellement dans le nord-est du pays un camp de déplacés ayant fui les violences de Boko Haram, a affirmé samedi à l’AFP un responsable local.

Un précédent bilan de Médecins sans frontières (MSF) faisait état d’au moins 90 morts. Toutefois, selon MSF, qui opérait depuis peu dans le camp, plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents et de dirigeants des communautés font état de 170 tués.

« D’après ce que les gens qui ont enterré les victimes mortes de leurs propres mains m’ont dit (…) ils ont enterré 234 morts. Plus tard, j’ai été informé que deux des blessés évacués à Maiduguri étaient décédés », a affirmé Babagana Malarima, président du gouvernement local de Kala-Balge.

Le responsable a raconté que mardi vers midi, « l’avion de chasse a tourné au-dessus de la ville puis il est parti. Quand il est revenu, il a largué deux bombes, la première près d’un puits de forage en construction pour les déplacés et la seconde dans un quartier très peuplé ».

« Les gens sont vraiment traumatisés qu’un avion de chasse appartenant à leur pays puisse faire cette erreur et les tuer ainsi dans leur propre pays. C’est vraiment malheureux », a déclaré M. Malarima.

Mardi, le bombardement a eu lieu alors que des humanitaires distribuaient de la nourriture à Rann, localité proche du Cameroun où près de 40.000 personnes ont trouvé refuge après avoir fui les violences du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Au moins six volontaires de la Croix-Rouge nigériane ont été tués et 13 blessés.

Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel.

Aucun bilan officiel n’a jusque-là été avancé, mais le nombre de victimes est fréquemment sous estimé par les autorités au Nigeria, qu’il s’agisse de la guerre contre Boko Haram ou de catastrophes accidentelles.

« C’est malheureux, c’est une erreur (…) Cela n’arrivera plus jamais », a affirmé vendredi le chef d’état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai, qui s’est rendu à Rann.

La décision de bombarder « était basée sur des renseignements selon lesquels des Boko Haram étaient arrivés dans la région », a-t-il affirmé.

Après le bombardement, un convoi de combattants de Boko Haram a profité du chaos pour mener un raid en pick-up et motos sur Rann mardi soir.

« Les soldats les ont repoussés, certains ont été tués et vous avez vu les cadavres et les armes récupérées », a commenté le général Buratai.

Cette attaque « montre qu’il y a une crédibilité dans les renseignements que nous recevons » faisant état de mouvements de combattants dans la zone de Kala-Balge, a-t-il ajouté.

L’insurrection menée depuis 2009 par les islamistes a fait 2,6 millions de déplacés à travers le Nigeria et dans les pays de la zone.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2017 16h44)

Méditerranée : 25 migrants retrouvés morts sur un canot

octobre 26, 2016

Rome – L’organisation Médecins sans Frontières (MSF) a annoncé mercredi avoir retrouvé 25 migrants morts sur un canot dont les survivants avaient été secourus mardi au large de la Libye.

Ce nouveau drame porte le bilan des victimes de la traversée de la Méditerranée à au moins 68 morts et une trentaine de disparus depuis une semaine.

Dans la journée de mardi, le Bourbon Argos, un navire affrété par MSF, a secouru 107 personnes à bord d’un canot pneumatique en difficulté à 26 milles nautiques des côtes libyennes et constaté qu’il y avait des morts – alors estimés à 11 – au fond de ce canot.

Après avoir secouru 139 personnes sur une autre embarcation à proximité, l’équipage du Bourbon Argos est retourné sur le canot et a constaté que les morts étaient en fait 25, probablement asphyxiés, brûlés ou noyés dans un mélange de carburant et d’eau de mer.

Il a fallu des heures, et l’aide de l’équipage de l’ONG allemande Sea-Watch, pour récupérer les corps parce que le mélange d’eau et de carburant était tellement fort que nous ne pouvions pas rester sur le canot trop longtemps. Cela a été horrible, a raconté dans un communiqué Michele Telaro, chef de projet à bord.

Mardi, deux autres corps sans vie avaient été retrouvés sur plusieurs canots, selon les gardes-côtes italiens, qui avaient fait état d’un total d’environ 500 migrants secourus.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2016 14h37)

Quelque 5000 personnes secourues en Méditerranée jeudi

juin 23, 2016

Environ 5000 migrants ont été secourus jeudi en Méditerranée au cours d’une quarantaine d’opérations, a indiqué un porte-parole des garde-côtes italiens. Le corps d’une victime a été trouvé dans l’un des canots pneumatiques secourus.

« Un total d’environ 5000 personnes ont été secourues au cours de 43 opérations », indique un communiqué des garde-côtes. Plus tôt dans la soirée, un de leurs porte-parole avait fait état de 4500 personnes secourues, ajoutant que des interventions étaient encore en cours.

La majorité des 5000 migrants se trouvaient à bord de canots pneumatiques. Trois embarcations en bois ont été utilisées par les passeurs libyens.

« Panique »
De son côté, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a raconté que les migrants étaient « en proie à la panique » à bord de certaines embarcations. « Ils ont littéralement sauté vers nous, on a été obligés de hisser les personnes hors de l’eau », a rapporté Sebastian Stein, responsable des opérations à bord du navire Bourbon Argos de MSF.

« Quand ils ont rejoint notre navire, ils ont commencé à grimper et se battre » pour être les premiers à monter, a ajouté M. Stein, cité dans le communiqué.

Le porte-parole des gardes-côtes italiens a expliqué que « de très nombreux voyages » ont été enregistrés jeudi « après plusieurs jours de mauvais temps en mer qui ont empêché les départs de Libye ». La marine italienne a précisé que cinq de ses navires avaient participé aux opérations de secours, ainsi que deux navires de l’opération européenne anti-passeurs Sophia et quatre navires utilisés par des ONG humanitaires.

Plus de 56’200 personnes
Selon le décompte établi par le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) au 19 juin, plus de 56’200 personnes sont arrivées par mer depuis le début de l’année en Italie. Plus de 10’000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe depuis 2014, dont plus de 2800 depuis le début de l’année 2016, a indiqué le HCR début juin.

Romandie.com

Le premier camp humanitaire de France ouvert à Grande-Synthe

mars 7, 2016

Le premier camp aux normes internationales construit par Médecins sans frontières (MSF) a accueilli lundi environ 400 migrants à Grande-Synthe. A 40 kilomètres de là, le démantèlement de la partie sud de la « jungle » de Calais a repris.

Ce site doit accueillir le millier de migrants actuellement entassés dans des conditions d’hygiène déplorables dans un camp sauvage situé dans cette petite ville, explique l’ONG. L’objectif de la mairie et de MSF est de transférer dans le camp l’ensemble des migrants en trois jours.

« Cette opération menée conjointement avec la municipalité de Grande-Synthe vise à mettre les réfugiés à l’abri et au sec, et à leur offrir des conditions de vie plus acceptables », dit MSF.

Les migrants venus du camp seront logés dans des abris en bois et, dans chaque « quartier », auront à disposition des blocs sanitaires équipés de WC et de douches avec eau chaude. Des lieux de vie seront également installés par les associations.

Cette ouverture a donné lieu à un bras de fer entre la préfecture du Nord, défavorable au nouveau camp, et la mairie. La préfecture s’est étonnée que des migrants soient entrés dans le nouveau centre, sans accord préalable d’une commission de sécurité.

Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a expliqué « avoir pris un arrêté donnant l’autorisation aux migrants de rentrer dans le nouveau centre » et a expliqué « ne pas comprendre le comportement de la préfecture ».

Démantèlement de la jungle
Dans le même temps, le démantèlement de la « jungle » de Calais a repris une semaine après son lancement. Les salariés d’une société privée ont poursuivi sous des averses de neige la démolition des abris de fortune, qui sont entassés dans des bennes sous la protection d’un cordon de CRS.

« Environ deux hectares ont été libérés, cela représente un quart de la surface totale, il reste donc quelques semaines de travaux », a expliqué un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais.

Environ 200 places sont disponibles pour les migrants qui souhaiteraient se rendre dans le centre d’accueil provisoire mis en place en bordure de la jungle, a-t-il précisé. Beaucoup de migrants refusent de s’y rendre pour éviter la prise de leurs empreintes digitales, condition nécessaire pour pouvoir y entrer.

A l’Elysée
Quelque 500 habitants de Calais, dont de nombreux commerçants, se sont rendus lundi à Paris pour dénoncer la baisse de fréquentation de leurs magasins liée à la présence des milliers de migrants et réclamer des mesures de soutien. La maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), avait indiqué la semaine dernière que François Hollande avait promis une « pause fiscale » en faveur des commerçants, qui ont manifesté aux abords du ministère des Finances, à Bercy.

« Le gouvernement doit déclarer le Calaisis en état de catastrophe économique exceptionnelle », proclamait une banderole brandie par les manifestants. Une délégation a été reçue dans l’après-midi à l’Elysée.

« On avait fait des déclarations au mois de janvier à Calais, nous en avions appelé à l’Etat et au chef de l’Etat, aujourd’hui nous sortons d’une réunion avec ses services donc je pense qu’on a progressé, mais évidemment ce n’est pas terminé », a dit à la presse Antoine Ravisse, président de l’association « Grand rassemblement du Calaisis. »

« L’allègement des charges, ça passera par une étude de dossiers mais on a voulu et on a obtenu que ce soit le plus simple possible, c’est-à-dire un guichet unique, une adresse mail, un formulaire, un traitement ultra rapide », a-t-il ajouté.

Romandie.com

Kunduz: Obama a présenté ses excuses à la présidente de MSF

octobre 7, 2015

Washington – Barack Obama a présenté mercredi ses excuses à la présidente de Médecins sans Frontières (MSF) après le bombardement américain d’un hôpital de l’ONG à Kunduz, en Afghanistan, qui a fait 22 morts.

Ce matin, depuis le Bureau ovale, le président Obama a parlé au téléphone avec Joanne Liu, présidente internationale de MSF, pour s’excuser et présenter ses condoléances aux équipes de MSF et aux patients qui ont été tués ou blessés lorsqu’une frappe aérienne américaine a, par erreur, touché un hôpital MSF à Kunduz, a annoncé son porte-parole Josh Earnest.

Ce dernier a précisé que le président américain, qui s’est également entretenu par téléphone avec le président afghan Ashraf Ghani, s’était engagé à ce qu’une enquête complète et transparente soit menée.

Interrogé sur la demande d’enquête internationale formulée par MSF, M. Earnest s’est borné à répéter que le président américain avait confiance dans le Pentagone pour mener une enquête transparente et objective.

Trois enquêtes, une américaine, une afghane et une de l’Otan, ont déjà été diligentées sur cette affaire.

Mais MSF, qui s’est empressée d’accoler le vocable de crime de guerre à la tragédie, a soutenu mercredi ne pas faire confiance à une enquête militaire interne.

Sa présidente a réclamé une commission internationale humanitaire pour établir les faits.

Cela n’a pas été uniquement une attaque contre notre hôpital. Cela a été une attaque contre les Conventions de Genève. Nous ne saurions le tolérer, a affirmé Mme Liu qui a aussitôt reçu le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2015 20h06)

Ebola : l’épidémie est toujours « loin d’être sous contrôle », s’alarme MSF

août 6, 2015

Travailleurs de la santé soignant des malades atteints du virus Ebola au Liberia, juin 2015. © Abbas Dulleh/AP/SIPA

Travailleurs de la santé soignant des malades atteints du virus Ebola au Liberia, juin 2015. © Abbas Dulleh/AP/SIPA

Médecins sans frontières (MSF) appelle la communauté internationale à rester vigilante et à « redoubler d’efforts » pour lutter contre l’épidémie d’Ebola.

L’épidémie due au virus Ebola en Afrique de l’Ouest est « loin d’être sous contrôle » et la communauté internationale doit « redoubler d’efforts », a affirmé mercredi 5 août Joanne Liu, la présidente internationale de Médecins Sans Frontières (MSF).

« Sur les trois derniers mois, le nombre de cas, environ 330, est supérieur à celui de la troisième plus grande épidémie d’Ebola de l’histoire », avertit la présidente de l’ONG sur une tribune publiée par la revue scientifique britannique Nature.

Alors que le Liberia a été déclaré débarrassé du virus en mai, six cas ont été rapportés fin juin, tandis que de 20 à 27 cas par semaine ont été confirmés en Guinée et Sierra Leone entre la mi-juin et la mi-juillet, note la responsable. « Aujourd’hui, tous les ingrédients qui ont permis le désastre de l’année passée sont toujours là : la saison des pluies, une réponse non-coordonnée, la peur et la méfiance », ajoute le Dr Joanne Liu.

Mission de l’ONU dissoute

La présidente de MSF demande à la communauté internationale de redoubler d’efforts pour « mettre en pratique tout ce que nous avons appris pour en finir avec cette épidémie ». Elle demande à ce que les agences de l’ONU et les ONG étrangères ne quittent pas l’Afrique de l’Ouest, alors que le secrétaire général de l’ONU a déjà dissous  la semaine dernière la Mission de l’ONU pour l’action d’urgence contre l’Ebola en raison des progrès constatés, laissant à l’OMS la supervision complète de l’épidémie.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest qui a touché la région est la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976. Partie fin 2013 du sud de la Guinée, elle a fait 11 279 morts pour 27 748 cas principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia (à 99%), un bilan sous-évalué d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Actuellement, plusieurs vaccins contre le virus font l’objet d’études cliniques et un premier vaccin expérimental  s’est révélé à 100% efficace lors d’un essai sur le terrain en Guinée.

Selon un bilan de l’OMS daté du 15 juillet, 30 nouveaux cas ont été confirmés au cours de la semaine précédant le 12 juillet : 13 en Guinée, 3 au Liberia et 14 en Sierra Leone.

Jeuneafrique.com

RDC: plus de 100 victimes de viols et violences dans un village de l’est

juin 23, 2011

Plus d’une centaine de personnes d’un village de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont été victimes de viols et de violences entre le 10 et le 12 juin, a déclaré jeudi l’AFP l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

« Nos équipes ont soigné depuis ce mardi plus de 100 personnes qui ont été victimes de viols ou de violences physiques entre le 10 et le 12 juin », dans la zone du village de Nyakiele (est), a déclaré à l’AFP Megan Hunter, chef de mission MSF Hollande dans la province du Sud-Kivu.

Selon le député provincial Jean-Marie Ngoma, interrogé par l’AFP, « plus de 60 femmes » de ce village ont été victimes de viols commis par des « militaires de l’armée congolaise » dirigés par un colonel, ancien milicien Maï Maï, qui se sont enfuis d’un centre militaire.

Jeuneafrique.com avec AFP