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Élections à Trois-Rivières: Robert Martin candidat dans Marie-de-l’Incarnation

mai 4, 2021

L’ancien journaliste sportif au Nouvelliste, Robert Martin, sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors du scrutin du 7 novembre prochain.

Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

© STÉPHANE LESSARD Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

Robert Martin était candidat aux élections de 2017 dans le district des Estacades, mais avait dû se retirer à quelques semaines du scrutin pour des raisons familiales. Quatre ans plus tard et résident d’un nouveau quartier, il souhaite retourner dans la mêlée.

«Adolescent et jeune adulte, j’ai demeuré à deux reprises dans le district. Et maintenant, j’y habite à nouveau. C’est un secteur que je connais bien et que j’aime bien. J’apprends toujours à le découvrir, il y a de belles choses qui se passent ici», lance-t-il d’emblée en entrevue.

Le manque de logements sociaux dans le district Marie-de-l’Incarnation doit être pris au sérieux, estime Robert Martin. «Plusieurs immeubles ont été rénovés, ce qui a augmenté beaucoup le prix des loyers. Ça n’a pas de bon sens pour un quartier comme ici», affirme-t-il.

«Il s’en fait encore des logements sociaux, mais il faut travailler là-dessus. Un quartier comme ici, le développement social est très important. Mais le quartier a aussi beaucoup changé. L’avenue des Draveurs à Trois-Rivières sur Saint-Laurent n’existait pas il y a quatre ans.»

Au cours des prochains mois, Robert Martin ira à la rencontre des électeurs dans les limites prévues par la Santé publique. Celui qui est reconnu par plusieurs pour son entregent s’attend à connaître une campagne électorale en pandémie plutôt différente que ce à quoi nous sommes habitués.

«On ne peut pas encore faire d’assemblées de cuisine, mais lorsqu’on pourra, ça serait quelque chose d’intéressant», note-t-il.

Journaliste pour la section des sports durant presque toute sa carrière, Robert Martin a été affecté à la couverture du GP3R durant de nombreuses années. Après sa retraite comme journaliste, il a été introduit en 2016 au temple de la renommée de cet événement.

Ces dernières années, le financement de cet événement soulève l’opposition d’élus trifluviens, dont l’actuel conseiller de Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy. Ces élus estiment que le GP3R va à l’encontre de la déclaration d’urgence climatique adoptée par le conseil municipal.

« Je suis proévénement. Tout ce qui est bon pour la Ville de Trois-Rivières sur le plan économique je suis favorable», affirme-t-il.

«Le grand prix évidemment, ça cause des gaz à effet de serre. Mais on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Le visage du GP3R va changer avec la plus grande présence des véhicules électriques sur les routes et les circuits de courses. On va diminuer beaucoup l’impact.»

Avec  Gabriel Delisle – Le Nouvelliste 

Canada: Valérie Renaud-Martin annonce son intention de briguer la mairie de Trois-Rivières

avril 8, 2021

La conseillère municipale de Trois-Rivières Valérie Renaud-Martin annonce sa candidature à la mairie de Trois-Rivières aux prochaines élections municipales prévues en novembre .

La conseillère municipale Valérie Renaud-Martin

© Facebook/Valérie Renaud-Martin La conseillère municipale Valérie Renaud-Martin

La jeune mère de famille a été élue dans le district des Carrefours en 2017, faisant ainsi son entrée sur la scène politique trifluvienne.

En 2019, elle avait pris une brève pause de la scène municipale pour se présenter aux élections fédérales sous les couleurs libérales de Justin Trudeau dans la circonscription de Trois-Rivières. Elle avait terminé deuxième, tout juste derrière la bloquiste Louise Charbonneau, qui a remporté les élections, et devant l’ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui se présentait sous la bannière conservatrice.

D’ailleurs, lors du départ d’Yves Lévesque de la mairie de Trois-Rivières, la conseillère municipale avait été pressentie pour le remplacer, ce à quoi elle avait finalement fermé la porte.

Une candidate à la mairie indépendante

Au micro de l’émission Toujours le matin, lors de sa première entrevue accordée depuis son annonce, elle a précisé qu’elle se lance comme candidate indépendante. «Ce n’est pas le véhicule [s’associer à un parti], que j’ai choisi», dit-elle, même si elle a déjà collaboré avec Stéphane Guay et Jean-Claude Ayotte, les fondateurs du nouveau parti municipal Action civique de Trois-Rivières.

Elle affirme que des gens de partout sur le territoire l’appellent pour lui faire part des problèmes qu’elle rencontre et elle souhaite pouvoir les aider. «Quand on implique les gens et qu’on les informe, on a de meilleurs résultats», croit-elle.

En entrevue à Toujours le matin, elle a déclaré qu’elle croit en l’importance d’avoir une autre piscine à Trois-Rivières.

Par rapport au Grand Prix de Trois-Rivières, elle souligne que c’est un événement majeur pour la Ville. Elle rappelle que l’organisation a un plan pour réduire son empreinte écologique.

Valérie Renaud-Martin pense qu’il est important d’assurer la sécurité routière aux abords des écoles et là où les automobiles circulent rapidement, par exemple.

Ce dont elle se dit la plus fière depuis son entrée en poste au conseil municipal est d’avoir contribué à améliorer la vision qu’on a de la politique municipale à Trois-Rivières auprès des citoyens. Elle ajoute avoir trouvé des solutions et porté la voix des citoyens. Elle donne l’exemple des quartiers illuminés, une idée dont une résidente lui a fait part et qu’elle a aidé à concrétiser.

La nouvelle de sa candidature à la mairie n’est pas une grande surprise. Elle admet que «ça fait longtemps» qu’elle y songe.

Avec CBC/Radio-Canada 

Brésil : percée de candidats transsexuels aux municipales

novembre 16, 2020

Des candidats transsexuels ont obtenu des scores historiques dimanche lors des élections municipales dans des grandes villes du Brésil, où ils ont été autorisés pour la première fois à se présenter sous leur nom d’usage.

À Sao Paulo, la plus grande métropole du pays, deux transsexuels font partie du top 10 des candidats les mieux élus au conseil municipal. Érika Hilton, du parti de gauche PSOL, est arrivée en sixième position avec 50.477 voix, devenant ainsi la première transsexuelle noire élue au conseil municipal de la capitale économique du Brésil. «Nous avons gagné! C’est une première historique!», a-t-elle célébré sur Twitter.

Thammy Miranda, fils de Gretchen, une chanteuse célèbre, a obtenu le neuvième score (43.297 voix). Né femme, ce membre du Parti Libéral (droite) avait défrayé chronique au Brésil en faisant une campagne de publicité pour la fête des pères pour une marque de cosmétiques.

À Belo Horizonte, la sixième ville la plus peuplée du pays, Duda Salabert est devenue la première transsexuelle à se faire élire au conseil municipal, arrivant en tête de ce scrutin local, avec 37.613 voix. Membre du parti de centre gauche PDT, cette enseignante avait brigué en vain un siège au Sénat en 2018, mais avait obtenu un score historique de 351.874 voix.

Aracaju, capitale de l’Etat de Sergipe (nord-est), a également élu pour la première fois une conseillère municipale transsexuelle, Linda Brasil, du PSOL. «Pour moi, c’est historique, mais c’est aussi une grande responsabilité, parce que je représente une communauté qui a toujours été exclue», a-t-elle déclaré après son élection, selon le site d’informations G1.

124 meurtres de transsexuels en 2019

Traditionnellement machiste et homophobe, le Brésil est un des pays où l’on recense le plus de meurtres de transsexuels au monde, 124 en 2019. Pour la première fois cette année, les candidats trans ont pu se présenter sous leur nom d’usage, et non celui qui avait été inscrit sur les registres d’état civil à leur naissance.

À Rio de Janeiro, aucun candidat trans n’a été élu, mais Monica Benicio, veuve de Marielle Franco, conseillère municipale noire et lesbienne brutalement assassinée en mars 2018, a obtenu un siège. Carlos Bolsonaro, fils du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, s’est fait réélire une 6e fois au conseil municipal de Rio avec le deuxième meilleur score, mais avec 35.000 voix de moins que lors du scrutin précédent, en 2016 (71.000 au lieu de 106.000).

Par Le Figaro avec AFP

France/Municipales: le second tour aura lieu en juin ou en janvier 2021, aurait dit Philippe aux partis

mai 20, 2020

Le second tour des élections municipales, qui avait été reporté à cause de la crise sanitaire, aura lieu soit en juin soit en janvier 2021, a affirmé Edouard Philippe mercredi soir lors d’une réunion avec les chefs des partis politiques, selon plusieurs participants.

«Le Premier ministre a écarté septembre très clairement, et l’automne aussi, en disant c’est juin ou janvier», a rapporté l’un des participants à l’AFP. Selon plusieurs responsables de partis, le chef du gouvernement a expliqué qu’il fallait un mois et demi pour faire campagne et que ce serait compliqué avec la rentrée scolaire, tandis qu’en octobre, ce serait impossible d’interrompre la session des débats sur le budget au parlement.

Par Le Figaro avec AFP

France/Municipales à Paris : Agnès Buzyn remplace Griveaux pour LREM

février 16, 2020

La ministre de la Santé succède à l’ex-candidat à la mairie de Paris, qui s’est retiré après la diffusion d’images privées intimes. Elle s’apprête à quitter le gouvernement.

La ministre de la Santé et des solidarités annonce être candidate à la mairie de Paris pour LREM.
La ministre de la Santé et des solidarités annonce être candidate à la mairie de Paris pour LREM. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

L’urgence a eu raison de ses hésitations. La ministre de la Santé Agnès Buzyn remplace finalement Benjamin Griveaux dans la campagne municipale à Paris «pour devenir la candidate du rassemblement», a-t-elle annoncé dimanche à l’Agence France-Presse (AFP). A un mois des élections municipales, elle succède au candidat La République en marche (LREM) qui s’est retiré vendredi de la course, après la diffusion sur le web d’images intimes et privées.

«J’y vais pour gagner», «j’en ai envie», a déclaré à l’AFP la ministre. «J’aime Paris, je la connais, j’y suis née, j’y habite depuis toujours, et je pense avoir beaucoup à apporter à toutes celles et tous ceux qui, comme moi, y vivent au quotidien», écrit-elle dans une lettre d’intention, transmise à l’AFP.

Première candidature

Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn avait décliné la proposition de mener la campagne municipale dans le 15e arrondissement de la capitale. Encore vendredi, interrogée sur un remplacement de Benjamin Griveaux, elle avait invoqué un agenda chargé, entre la crise au sein des hôpitaux et l’épidémie du coronavirus. En succédant au candidat, cette médecin de formation projetée en politique à son arrivée au gouvernement, en 2017, se lance à 57 ans dans sa première campagne électorale.

Le profil de cette pièce-maîtresse de l’exécutif satisfait les responsables de LREM qui, depuis le retrait de leur chef de file à Paris, plaidaient pour la candidature d’un «poids lourd». D’autres noms avaient aussi été cités : les députés Mounir Mahjoubi, Julien Bargeton et Sylvain Maillard, ou encore Delphine Bürkli, la maire sortante du 9e arrondissement (ex-LR), proche du premier ministre.

Vers un départ du gouvernement

Une fois cette candidature entérinée par LREM, la ministre quittera ses «fonctions ministérielles tant le surcroît d’activité intense, notamment liée à la gestion du coronavirus, demande une implication totale», écrit-elle dans sa lettre d’intention. «La continuité de l’action du ministère pourra compter sur la solidité et l’implication totale des équipes opérationnelles», assure-t-elle.

Selon des sources du parti présidentiel, elle devrait démissionner et être remplacée dans les prochaines heures au ministère de la Santé. Jusqu’au scrutin des 15 et 22 mars, elle bataillera notamment avec la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, l’ancienne ministre Rachida Dati, candidate des Républicains, et le dissident LREM Cédric Villani.

Avec Le Figaro

France/Affaire Benjamin Griveaux : l’abaissement de la démocratie

février 15, 2020

 

Benjamin Griveaux, au siège de l’AFP, à Paris, le 14 février 2020. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Editorial. La renonciation du candidat LRM à la Mairie de Paris après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel a brisé les principes qui régissent l’exercice de la vie publique. Elle oblige aussi à mener une réflexion sur l’usage des réseaux sociaux.

Editorial du « Monde ». Ce qu’on espérait ne jamais voir se produire en France est devenu bien réel, vendredi 14 février, lorsque Benjamin Griveaux, candidat LRM à la Mairie de Paris, a annoncé qu’il renonçait dans le but de protéger ses proches, après la diffusion sur les réseaux numériques d’une vidéo à caractère sexuel. Quelles que soient les faiblesses du candidat durant la campagne, l’histoire retiendra qu’une attaque au-dessous de la ceinture est venue à bout de ses ambitions. Un site, récemment créé, avait diffusé mercredi soir une vidéo intime et des messages connotés adressés à une femme, affirmant qu’ils émanaient de l’ancien porte-parole du gouvernement. Les réseaux sociaux les ont ensuite propagés.

Montée pour nuire au candidat, l’opération implique notamment l’artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, réfugié en France depuis 2017 et poursuivi pour des actes de violence. Elle a réussi au-delà de toute limite. Les quelques principes qui semblaient encore régir l’exercice de la vie publique en France ont volé en éclats. Exit la stricte étanchéité entre vie publique et vie privée. Pulvérisé le refus de confondre combat politique et ordre moral. Oublié le droit reconnu aux adultes d’entretenir une relation sexuelle librement consentie, tant qu’elle ne viole aucune loi.

Résister à ces dérives

D’aucuns évoqueront l’inéluctable américanisation de la vie politique française dans une allusion au puritanisme anglo-saxon, qui est venu à bout de nombre de carrières outre-Atlantique. D’autres souligneront l’irrépressible influence des réseaux sociaux sur l’exercice de la démocratie : à partir du moment où la technologie permet de monter puis d’orchestrer en un temps record, et dans une dimension planétaire, des campagnes ordurières, les candidats n’ont qu’à bien se tenir, surveiller leurs propos, faire taire leur portable. Ceinture et bretelles. Ce n’est pas acceptable. Il faut résister à ces dérives au nom du respect de la démocratie et des droits qu’elle garantit.

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Le voyeurisme a toujours existé. Il a donné prise dans le passé à des campagnes peu ragoûtantes comme l’affaire Markovic, entièrement fabriquée au début des années 1970, pour nuire au couple Pompidou. Les réseaux sociaux ont démultiplié le risque sans pour autant que les citoyens aient été laissés sans protection.

La « vengeance [ou le complot] pornographique », dont a été victime Benjamin Griveaux, et qui consiste à diffuser des images intimes sans l’accord des personnes concernées, est un délit sévèrement puni par la loi. Depuis l’adoption, en 2016, de la loi « pour une République numérique », son ou ses auteurs sont passibles de deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende. Ce texte doit permettre de rendre la justice dans cette sordide affaire.

Au-delà, une réflexion citoyenne s’impose, pour que se développe un usage raisonné des réseaux sociaux, car ce qui est inacceptable pour les politiques l’est aussi pour n’importe quel citoyen. Personne ne peut tolérer qu’un voisin ou un tiers utilise la force des réseaux pour se venger, en faisant de l’espace numérique public le juge de paix de ce qui ne peut relever que de la sphère privée.

Heureusement, les réactions dans le monde politique ont été globalement saines. A un mois du premier tour des élections municipales, partisans, adversaires ou concurrents de Benjamin Griveaux ont, à une quasi-unanimité condamné l’attaque dont il a été victime. A l’instar de Cédric Villani, ils y voient « une attaque grave » contre la démocratie. Dans la foulée, ils ont appelé à résister à ce que Jean-Luc Mélenchon appelle le « naufrage voyeuriste » de la vie publique française. Ce sursaut est d’autant plus urgent que les jeunes talents sont de moins en moins tentés de mener le combat politique, découragés par la montée de la violence et le dévoiement des pratiques. A terme, la menace la plus grave est bien celle-là : un dramatique assèchement des vocations politiques, qui provoquerait un funeste affaissement de la vie démocratique.

 

Avec Le Monde

Municipales au Venezuela: Madura dégage la voie avant la présidentielle

décembre 10, 2017

Photo de la présidence vénézuélienne montrant le président Nicolas Maduro votant lors d’un scrutin municipal à Caracas, le 10 décembre 2017 / © Venezuelan Presidency/AFP / HO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé dimanche que les principaux partis d’opposition seraient exclus de l’élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal organisé ce jour.

« Tout parti qui n’a pas participé aujourd’hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer », a déclaré le dirigeant socialiste lors d’une conférence de presse, affirmant qu’il s’agissait là d’un « critère de l’Assemblée nationale constituante », intégralement composée de partisans du chef de l’Etat.

Le président s’exprimait à l’issue d’une journée électorale marquée par une participation apparemment faible, avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, alors que la victoire de son camp semble presque assurée en l’absence des trois principaux partis d’opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup.

Le vote, qui devait se terminer à 16H00 locales (20H00 GMT), n’était toujours pas clos vers 23H00 GMT, ce qui pourrait retarder les résultats, initialement attendus entre 02H00 et 04h00 GMT lundi.

« Nous devons nous préparer dès maintenant pour l’élection présidentielle », a déclaré le chef de l’Etat. Ce scrutin est programmé pour décembre 2018 mais sera sans doute avancé au premier trimestre selon nombre d’analystes.

Le vice-président Tareck El Aissami a déjà annoncé que M. Maduro, élu en 2013, briguerait un second mandat l’an prochain, malgré sa faible popularité, dans un contexte de grave crise économique et de réprobation de sa gestion de la crise politique par la communauté internationale.

Ces élections municipales lui servent de dernier test grandeur nature avant le rendez-vous de 2018.

« Le message est très clair, c’est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays », géant pétrolier ruiné notamment par la chute des cours du brut, a lancé M. Maduro.

La participation était faible dans la capitale Caracas et d’autres villes comme San Cristobal, frontalière avec la Colombie, ont observé des journalistes de l’AFP. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s’étaient déplacés.

Le politologue Luis Salamanca entrevoit ainsi une « victoire quasi-certaine du gouvernement, accompagnée d’une forte abstention ».

« Pour la participation, nous sommes en bonne voie », a cependant assuré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, également directeur de campagne du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

– L’opposition a déçu –

Près de 20 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes pour élire les maires de 335 villes pour quatre ans. Actuellement le PSUV en gouverne 242 et l’opposition 76 seulement, le reste étant aux mains d’indépendants.

Après la colère au printemps, avec trois mois de manifestations exigeant le départ du président Maduro et qui ont fait 125 morts, l’heure semble être au découragement dans le pays, face à une crise économique qui provoque de graves pénuries d’aliments et de médicaments, ainsi qu’une inflation galopante, attendue à plus de 2.300% en 2018 par le FMI.

Victor Torres, chauffeur à Macaraibo (nord-est), soupire: « je suis allé acheter l’autre jour une banane: elle coûtait le matin 1.900 bolivars, et 3.000 l’après-midi. On ne peut vivre ainsi. Les politiques me déçoivent ».

Car c’est aussi l’opposition qui a déçu: deux ans après sa victoire historique aux élections législatives, où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement, elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d’une ligne plus dure.

Et si les trois principaux partis de la Table de l’unité démocratique (MUD) ont renoncé à présenter des candidats aux municipales, certaines formations y participent de façon indépendante.

La coalition peine à se remettre de sa gifle électorale aux régionales d’octobre, largement remportées par le camp présidentiel malgré les nombreuses accusations de fraudes.

Les opinions négatives à son égard ont grimpé de 46,1 à 65,7%, selon un sondage Venebarometro réalisé entre octobre et novembre, pendant que la popularité du président Maduro remontait de 24,4 à 31,1%.

La MUD se rend compte aussi qu’aucune stratégie – confrontation dans la rue ou négociation – ne semble ébranler le chavisme (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013), qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions.

Emblème de cette hégémonie: l’Assemblée constituante, aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l’opposition.

Les maires élus dimanche devront d’ailleurs, pour pouvoir exercer leur mandat, prêter allégeance devant cette institution rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 01h09)