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Centrafrique: enquête de l’ONU sur un Casque bleu soupçonné de trafic de munitions

avril 15, 2018

 

Des Casques bleus à Bangui en 2016. © Jerome Delay/AP/SIPA

La mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a ouvert une enquête après l’arrestation vendredi d’un Casque bleu soupçonné de s’être livré à un trafic des munitions, a annoncé samedi la mission de l’ONU.

« Un Casque bleu de la Minusca, en tenue civile, a été appréhendé vendredi à Bangui par la gendarmerie centrafricaine, en possession de munitions », selon un communiqué. Une « enquête préliminaire » menée par la Minusca est en cours.

Selon une source militaire, le soldat est soupçonné de trafic de munitions. La tension règne à Bangui depuis plusieurs jours, notamment avec des affrontements entre forces de sécurité et groupes armés.  « La Minusca condamne ce grave manquement présumé aux directives en vigueur en matière de détention et d’usage d’armes et de munitions », ajoute le communiqué.

Le Casque bleu appartient au contingent gabonais, selon une source militaire. « L’État membre du Casque bleu concerné sera notifié de cet incident en vertu des procédures en cours », selon le texte.

Annonce du retrait de 450 soldats gabonais

Le Gabon avait annoncé le 10 mars le retrait de ses quelque 450 soldats de la mission de l’ONU en Centrafrique, à la suite « des manquements constatés dans ce contingent » car il y aurait eu « des problèmes d’équipement et d’abus sexuels », selon un responsable à New York.

Cette décision du Gabon tombe mal pour l’ONU et sa mission en Centrafrique, qui a été renforcée à l’automne 2017 avec 900 hommes par le Conseil de sécurité de l’ONU pour faire face à une dégradation de la situation sécuritaire. La Minusca, a besoin « de plus de muscle », avait déclaré à l’AFP un responsable au siège de l’ONU.

Opération militaire dans le quartier du PK5 à Bangui

Les Casques bleus ont tiré pour se défendre contre des « assaillants », lors d’affrontements meurtriers mardi 10 avril à Bangui.

La Minusca a voulu « se protéger et protéger la population » en ripostant contre des « assaillants » lors de combats meurtriers mardi, deux jours après le début d’une opération militaire dans le quartier du PK5 à Bangui visant à déloger des groupes armés, a indiqué jeudi son porte-parole, Vladimir Monteiro.

Le 3 avril un Casque bleu rwandais avait été tué dans des affrontements à Bangui qui avaient fait 19 morts et plusieurs blessés.

Jeuneafrique.com

Libye: 29 morts dans l’explosion d’un dépôt d’armes à l’est de Tripoli

juin 21, 2016

Tripoli – Au moins 29 personnes ont été tuées et des dizaines blessées mardi dans l’explosion d’un dépôt d’armes dans une ville à l’est de la capitale libyenne Tripoli à la suite d’affrontements entre habitants armés et miliciens, ont indiqué des responsables.

Ailleurs dans le pays plongé dans la tourmente, 18 membres des forces progouvernementales ont été tués dans des combats avec les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) assiégés depuis une dizaine de jours dans le centre de leur fief de Syrte, selon le commandement militaire.

Dans la ville de Garaboulli, à 70 km à l’est de Tripoli, des hommes armés parmi les habitants de la ville ont pris d’assaut un dépôt d’armes qui appartient à une milice de Misrata (à 200 km à l’est de Tripoli) mais qui est active dans la région.

Une grande explosion s’est ensuite produite. Les causes exactes ne sont pas connues mais il est probable que la milice à laquelle appartient le dépôt l’a piégé avant de partir, a-t-il ajouté sous couvert de l’anonymat.

Au moins 29 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans l’explosion, a de son côté indiqué une source médicale en soulignant que le bilan risquait de s’alourdir en raison de plusieurs corps déchiquetés sur les lieux du drame.

Avant cette explosion, les habitants armés avaient attaqué des barrages de contrôle tenus par les miliciens de Misrata pour les chasser de Garaboulli après que ceux-ci ont pillé un magasin de produits alimentaires. Des affrontements ont alors éclaté entre les deux camps et ont duré toute la journée, selon le responsable de la sécurité.

Les milices qui font la loi en Libye sont en grande majorité formées d’anciens rebelles ayant fait tomber en 2011 le régime du dictateur Mouammar Kadhafi et ayant refusé ensuite de renoncer à leurs armes.

Le pays où l’accès aux armes est facile est plongé dans le chaos et miné par les luttes de pouvoir, malgré l’installation depuis fin mars à Tripoli d’un gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale qui ne parvient néanmoins pas à étendre son autorité à l’ensemble du territoire.

Ce chaos a permis à l’EI de s’implanter dans le pays, où les forces du GNA tentent de le déloger de son bastion de Syrte, à 450 km à l’est de Tripoli.

Ce sont les puissantes milices de Misrata, noyau des forces alliées au GNA, qui ont lancé le 12 mai l’offensive pour reprendre Syrte.

Cette offensive leur a permis de reprendre plusieurs localités et positions occupées par l’EI sur leur chemin depuis Misrata, siège du commandement de l’opération militaire, jusqu’à Syrte où elles ont pu entrer le 9 juin avant d’y encercler les jihadistes dans une zone 5 km carrés.

Les forces pro-GNA ont fait état de combats féroces mardi contre les jihadistes à Syrte, et déploré la mort de 18 combattants. 70 autres ont été blessés.

Les loyalistes ont fait état de dizaines de morts parmi les jihadistes qui sont assiégés dans un secteur restreint de Syrte.

Le commandement militaire de l’offensive a dit préparer une bataille décisive pour en finir avec l’EI à Syrte, mais sans fournir de détails.

Depuis le début de l’offensive, au moins 170 membres des forces du GNA ont été tués et des centaines blessés, selon des sources médicales.

Outre les milices de Misrata, les mieux armées du pays avec des avions MiG et des hélicoptères d’attaque, plusieurs autres milices implantées dans l’Ouest participent à l’offensive, de même que des unités de l’armée et des Gardes des installations pétrolières.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2016 21h33)

Des munitions de l’armée allemande disparues lors d’un vol Air France

juin 11, 2016

BERLIN (awp/afp) – Une caisse contenant 880 munitions de pistolets a disparue fin mai lors d’un voyage de militaires allemands à destination du Mali, sur un avion de ligne Air France, a-t-on appris samedi auprès de l’armée allemande.

« On la recherche toujours », a indiqué un porte-parole du commandement des services logistiques de la Bundeswehr, confirmant une information du journal Welt am Sonntag.

Le 28 mai, des soldats ont quitté Berlin pour Bamako, sur un vol commercial Air France avec une escale à Paris. Leurs armes de service et leurs munitions ont été enregistrées et mises en soute. Mais à l’arrivée au Mali, la caisse en plastique contenant les munitions manquait.

Une plainte a été déposée auprès de la police berlinoise.

Un porte-parole du ministère de la Défense, interrogé par l’AFP, a affirmé que « la responsabilité reposait sur la compagnie aérienne ».

Contacté par l’AFP, Air France n’avait pas réagi samedi après-midi.

L’Allemagne participe à la mission de l’ONU au Mali (Minusma) et a aussi quelque 200 soldats, qui contribuent à la mission européenne de formation des soldats maliens.

Romandie.com avec(AWP / 11.06.2016 15h15)

Les Etats-Unis parachutent des munitions à des rebelles syriens anti-EI

octobre 12, 2015

Washington – Les Etats-Unis ont parachuté dimanche des munitions dans le nord de la Syrie à des rebelles syriens combattant le groupe Etat islamique, a indiqué lundi un porte-parole du commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom).

Ce parachutage réussi, réalisé au nom de la coalition contre l’EI, a procuré des munitions à des groupes arabes syriens dont les responsables ont fait l’objet de vérifications appropriées par les Etats-Unis a déclaré le colonel Patrick Ryder dans un communiqué.

Le parachutage a été mené par des avions cargo C-17 de l’US Air Force, selon le communiqué.

Un responsable de la défense a précisé à l’AFP que les avions avait parachuté au total 50 tonnes de munitions, confirmant une information de CNN.

Le parachutage illustre la nouvelle orientation de l’administration Obama pour lutter contre le groupe Etat islamique en Syrie, après l’échec de son programme d’entraînement de rebelles syriens modérés.

Cette nouvelle approche a été annoncée vendredi à Washington par l’administration américaine.

Au lieu de chercher à constituer l’équivalent d’unités d’infanterie de rebelles, le Pentagone va se concentrer sur la fourniture d’armes à des groupes triés sur le volet, et un appui aérien, pour qu’ils puissent mener des offensives concertées contre le groupe Etat islamique.

Le communiqué ne mentionne pas explicitement les groupes rebelles qui ont reçu les munitions et équipements parachutés.

Mais il met en avant l’efficacité du combat mené par les forces kurdes syriennes et des groupes arabes, pour libérer les zones frontalières avec la Turquie, dans le nord-est du pays.

Les parachutages cherchent à prolonger les succès de ces forces pour chasser le groupe Etat islamique du territoire syrien, souligne le communiqué.

Le changement d’orientation américain a été annoncé une dizaine de jours après l’entrée de la Russie dans le conflit syrien, avec d’importantes opérations de bombardement aérien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2015 18h10)      

L’Arabie a utilisé des munitions à fragmentation américaines au Yémen

mai 3, 2015

Dubaï – La coalition menée par l’Arabie saoudite a utilisé des munitions à fragmentation fournies par les Etats-Unis lors de raids aériens contre des rebelles chiites au Yémen, ce qui est interdit par un traité international, a dénoncé dimanche Human Rights Watch (HRW).

Des photos, une vidéo et d’autres éléments crédibles depuis la mi-avril tendent à indiquer que des munitions en grappe ont été utilisées ces dernières semaines dans des frappes de la coalition sur le gouvernorat de Saada, bastion des rebelles Houthis dans le nord du Yémen, écrit HRW dans un communiqué.

L’organisation de défense des droits de l’Homme, basée à New York, assure avoir établi, à travers une analyse d’images satellitaires, que ces sous-munitions semblent avoir atterri sur un plateau cultivé, à 600 mètres de zones habitées.

Les sous-munitions, qui explosent après coup, posent des dangers à long terme pour les civils et sont interdites par un traité adopté en 2008 par 116 pays, mais pas par l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et le Yémen, rappelle HRW.

Ces armes ne devraient jamais être utilisées, en aucune circonstance, a affirmé Steve Goose, directeur à HRW qui suit les questions d’armements.

L’Arabie saoudite fait l’objet de critiques croissantes pour la campagne aérienne qu’elle mène depuis le 26 mars au Yémen avec huit autres pays arabes, majoritairement sunnites.

L’objectif de l’opération est d’y rétablir le gouvernement légitime et de faire reculer les Houthis, soutenus par l’Iran chiite, qui ont conquis de vastes territoires, dont la capitale Sanaa, depuis septembre 2014.

Mais le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter ces dernières semaines et la situation humanitaire est qualifiée de catastrophique par l’ONU.

Dès le début de la campagne aérienne, l’Arabie saoudite avait démenti toute utilisation d’armes à sous-munitions.

Sur le terrain, les combats se sont poursuivis dimanche à Aden, la grande ville du sud du Yémen.

Les Houthis, qui tentent de prendre le contrôle total de la cité portuaire, ont perdu sept hommes, selon des sources militaires, alors que leurs adversaires, des partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi en exil, ont fait état de cinq morts dans leurs rangs.

Les affrontements les plus violents se sont déroulés autour de l’aéroport international d’Aden, contrôlé par les rebelles. L’aviation de la coalition a prêté main forte aux combattants pro-Hadi en y bombardant des positions des Houthis, selon des habitants.

A Taëz, dans le sud-ouest du Yémen, deux civils, dont un enfant, ont été tués dans la nuit par des tirs de mortier des Houthis, selon des sources médicales, alors que des combats de rue opposaient dans plusieurs quartiers de la ville les rebelles à leurs adversaires.

Dans la nuit également, l’aviation de la coalition a pris pour cible des positions des Houthis dans la province de Mareb, à l’est de Sanaa, tuant 12 insurgés, selon des sources médicales.

D’autres raids ont été signalés à Sanaa dans la nuit, notamment dans le secteur de l’aéroport, et dans d’autres régions du pays, dont Saada, fief des Houthis dans le nord.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2015 11h17)

Kenya: deux policiers tués et trois blessés à la frontière somalienne

septembre 26, 2013

NAIROBI – Deux policiers kényans ont été tués et trois blessés dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’attaque sur la frontière somalienne d’un poste de police à Mandera (nord-est), revendiquée par les islamistes shebab somaliens.

L’assaut s’est produit jeudi vers 03H00 (00H00 GMT) dans la petite ville située dans l’extrême nord-est du Kenya, à quelques kilomètres de la Somalie. La police l’avait dès le début attribuée aux insurgés islamistes somaliens shebab.

Ces derniers l’ont revendiquée jeudi après-midi sur leur compte Twitter.

Les moujahidines ont attaqué la nuit dernière un poste de police kényan dans la ville de Mandera, dans la région musulmane du nord-est, tuant deux policiers et en blessant trois, ont-ils écrit. Les moujahidines ont brûlé des véhicules de police avant de partir en emportant des armes et des munitions.

Selon des sources policières, les assaillants ont ouvert le feu sans discrimination, tirant également sur des maisons de policiers voisines, avant de mettre le feu à plus d’une dizaine de véhicules.

Ils étaient très violents, ils étaient là pour tuer. (…) Deux policiers ont été tués dans l’incident, et trois autres sont blessés, a expliqué une source policière de la région.

Le chef de la police locale, Charlton Mureithi, a expliqué les agents dormaient dans le poste de police au moment de l’attaque.

Nous sommes à la poursuite (des assaillants), il y a une opération de sécurisation qui est en cours. L’attaque a causé beaucoup de destructions, a déclaré M. Mureithi.

Mercredi soir, une personne avait déjà été tuée non loin de la frontière somalienne, dans la localité chroniquement instable de Wajir, par l’explosion d’une grenade sur un marché.

Ces deux incidents surviennent alors que le ministre de l’Intérieur, Joseph Lenku, avait assuré mercredi que la sécurité avait été renforcée dans tout le Kenya, suite au carnage du centre commercial Westgate à Nairobi, revendiqué par les shebab.

Au moins 61 civils, six membres des forces de sécurité kényanes et cinq islamistes ont péri durant les 80 heures de siège du Westgate.

M. Lenku a insisté sur le fait que peu de cadavres se trouvaient encore sous les décombres du Westgate, même si la Croix-Rouge a recensé 61 personnes disparues.

Romandie.com avec (©AFP / 26 septembre 2013 15h33)

Explosions de Brazzaville: six militaires condamnés, 26 acquittements

septembre 10, 2013

BRAZZAVILLE – Six militaires ont été condamnés et vingt-six autres accusés acquittés par la justice congolaise dans le cadre de l’affaire des explosions d’un dépôt de munitions de l’armée qui ont fait plusieurs centaines de morts en 2012 à Brazzaville.

Le 4 mars 2012, l’explosion dans le quartier résidentiel de Mpila avait fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans abris dont certains continuent de vivre dans des conditions difficiles.

Le principal accusé, le caporal chef Kakom Kouack Blood, reconnu coupable d’avoir mis volontairement le feu au dépôt de munitions au camp des blindés de Mpila, a été condamné lundi soir à quinze ans de travaux forcés par la cour criminelle de Brazzaville.

L’instruction a montré que Kakom était coupable de rien. Il n’a jamais mis le feu au dépôt de munitions. Je suis déçu du jugement rendu. Nous allons nous pourvoir en cassation, a déclaré à l’AFP Me Jean-Philippe Esseau, avocat du principal accusé.

L’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, le colonel Marcel Tsourou, a été condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis pour complicité d’incendie involontaire et détention illégale d’armes de guerre.

Le colonel Germain Ikonga Akindou, ancien directeur général de l’équipement des Forces armées congolaises, a écopé de cinq ans de réclusion ferme et d’une amende de 120 millions de FCFA (182.938 euros) pour détournement de fonds publics destinés à la construction d’une soute à munitions de l’armée.

Trois sous-officiers de l’armée ont écopé chacun de deux ans d’emprisonnement ferme et 200.000 FCFA (304 euros) d’amende pour homicide et blessures involontaires.

Le président de la cour criminelle, Mathurin Bayi, a par ailleurs prononcé l’acquittement pur et simple en faveur de 26 accusés, dont dix-neuf militaires et policiers.

Au départ, le procès concernait trente accusés mais deux autres militaires ont été ajoutés au cours du procès: ils avaient comparu comme témoins et ont finalement été accusés sur la base de leur témoignage. Ils ont donc été écroués et jugés. Ils comptent parmi les acquittés.

Dans son réquisitoire prononcé deux jours avant le verdict, le procureur général, Corneille Moukala-Moukoko, avait requis l’acquittement des colonels Tsourou et Ikonga-Akindou. Il avait également requis les travaux à perpétuité pour le caporal chef Kakom, ainsi que des peines de quatre ans d’emprisonnement ferme pour cinq sous-officiers.

Il avait déclaré: J’assume et j’assumerai mes conclusions. Je n’ai pas besoin de gloire. On ne peut pas condamner des innocents. Ce procès a été grave et douloureux. Il n’y a pas de décisions de justice qui fassent l’unanimité. Certains seront satisfaits, d’autres non.

Et effectivement, la décision de la cour divise. Les avocats de la défense estiment que certains de leurs clients ont été condamnés pour rien, tandis que les parents de victimes sont d’avis que la justice n’a pas dit le droit – jugeant que parce que le principal accusé ne peut en aucun cas être le vrai auteur de ce drame.

Le jugement rendu par le président de la cour criminelle tire notre pays vers le bas; discrédite notre justice. Il n’a pas du tout suivi le réquisitoire du procureur. C’est un faux jugement, a estimé Jules Kouami, 52 ans, parent d’un accusé.

On n’a pas connu la vérité dans cette affaire. Il y a eu plus d’acquittés que d’accusés. Ça signifie qu’à Mpila les armes ont explosé toutes seules. C’est une drôle de justice, a pour sa part indiqué un parent de victime qui a requis l’anonymat.

Romandie.com avec (©AFP / 10 septembre 2013 14h25)

Congo: ouverture du procès des explosions meurtrières de mars 2012

août 6, 2013

BRAZZAVILLE – La première audience du procès d’une vingtaine de militaires inculpés et incarcérés dans l’affaire des explosions d’un dépôt de munitions de Brazzaville ayant fait près de 300 morts en mars 2012 s’est clôturée mardi en fin d’après-midi devant la cour criminelle, a constaté un journaliste de l’AFP.

La prochaine audience est prévue mercredi.

Les 23 militaires dans le box des accusés présents mardi matin sont inculpés d’incendie volontaire et atteinte à la sûreté d’État.

La salle était pleine et une foule importante a dû rester à l’extérieur, tandis que, dans le périmètre du tribunal, un dispositif de policiers du commandement des unités spécialisées avait été mis en place.

L’explosion survenue le 4 mars 2012 dans le dépôt de munitions du camp des blindés à Mpila, un quartier est de Brazzaville, avait fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans-abri dont certains continuent de vivre dans des conditions difficiles.

Le principal accusé, selon l’acte d’accusation du tribunal, est le caporal chef Kakom Kouack Blood. Il aurait mis volontairement le feu au dépôt de munitions.

Le colonel Marcel Tsourou, ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, est quant à lui inculpé d’atteinte a la sûreté de l’État, complicité d’incendie volontaire et détention illégale d’armes de guerre.

Son épouse, Charlotte Tsourou, a estimé que l’inculpation de l’officier est politique et guidée d’en haut, sans toutefois préciser ses affirmations.

Nous avons un bon dossier. Nous allons à ce procès très confiants. Si la justice peut être rendue au nom du peuple congolais, ça serait une bonne chose, a déclaré à l’AFP un avocat de la défense, Me Amédée Nganga.

Selon la cour criminelle, dix jurés qui doivent mener les débats aux côtés des juges professionnels ont prêté serment vendredi.

Je suis doublement concerné par ce procès parce que suis à la fois parent d’une victime et d’un accusé. (…) Quand on arrive au procès le souhait de tout un chacun est que la vraie justice soit rendue. C’est ce à quoi s’attendent toutes les parties concernées, a déclaré à l’AFP Haubert Gambi, 50 ans, un éducateur.

J’ai un supérieur hiérarchique, un officier de l’armée, dans le box des accusés (…) Nous voulons un vrai jugement sans une dose de politique, a pour sa part expliqué à l’AFP Louis Gandzoua-Maba, un militaire.

Jeudi dernier une manifestation de plusieurs dizaines de sinistrés a été dispersée à coups de gaz lacrymogène par la police, qui a procédé à des arrestations. Ils demandaient au gouvernement un toit car les tentes qui les abritent sont trouées et la saison des pluies approche.

Romandie.com avec (©AFP / 06 août 2013 19h35)

RDCongo: 130 morts dans les combats près de Goma

juillet 15, 2013

KINSHASA – Les combats en cours depuis dimanche près de Goma (Est de la République démocratique du Congo) ont fait 130 morts, a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement, assurant que 120 rebelles et 10 soldats avaient été tués.

Nos forces ont infligé de très lourdes pertes aux assaillants du M23: 120 assaillants ont été tués et 12 capturés, a assuré le porte-parole de Kinshasa, Laurent Mendé, au cours d’une conférence de presse, ajoutant que 10 soldats des forces armées de RDC avaient trouvé la mort.

Selon le porte-parole, les rebelles du Mouvement du 23 mars, soutenus par des troupes régulières rwandaises, ont attaqué les positions des FARDC. Depuis plusieurs semaines, les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais renforçaient leurs positions a-t-il dit.

Ces affrontements avaient débuté dimanche après-midi à Mutaho, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, et se sont poursuivis lundi matin. Des tirs de mortiers étaient audibles depuis les faubourgs de Goma, selon des sources locales.

Les forces des Nations unies présente en nombre à Goma n’ont pas été impliqués dans ces combats, a précisé le porte-parole.

Le bilan de ces affrontements n’est pas encore définitif, mais jusque-là, les FARDC ont répondu avec bravoure et efficacité à cette agression, a dit M. Mendé. Selon lui, les forces loyalistes ont également reconquis quelques positions de l’ennemi qui a fui vers Kilimanyoka, à proximité de Kibati.

Le M23 est constitué d’ancien militaires congolais, essentiellement rwandophones (parlant le Kinyarwanda), qui se sont mutinés et ont trouvé, selon la RDC et les Nations unies, un appui en hommes et en munitions des gouvernements ougandais et rwandais. Ces deux pays nient toute assistance au M23.

Le mouvement rebelle, qui avait occupé Goma, la capitale du Nord-Kivu, pendant une dizaine de jours en novembre 2012. Il avait quitté la ville sous la pression des pays de la région, en échange de négociations avec le gouvernement. Mais depuis, ces discussions achoppent sur l’évolution du M23 et l’intégration de ses hommes au sein des forces armées (FARDC).

M. Mendé a accusé les forces négatives du M23 et leurs sponsors dans la région d’avoir relancé les hostilités en tirant à l’arme lourde sur les FARDC.

Le porte-parole du gouvernement a refusé de préciser l’importance des troupes engagées dans cet affrontements. Selon des sources locales, trois bataillons des FARDC – soit environ 2.000 hommes – seraient engagés.

Romandie.com avec (©AFP / 15 juillet 2013 17h03)

RDC : affrontements entre l’armée et rebelles du M23 près de Goma

juillet 14, 2013

Des combats ont éclaté dimanche en début d’après-midi entre l’armée gouvernementale congolaise et le mouvement rebelle M23 près de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Des combats ont éclaté dimanche en début d’après-midi entre l’armée gouvernementale congolaise et le mouvement rebelle M23 près de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Ces affrontements se déroulent à Mutaho, à 12 kilomètres au nord ouest de Goma (Est), selon les belligérants. Selon un major des FARDC (armée), qui a souhaité garder l’anonymat, le M23 a débuté les hostilités.

« Ils ne peuvent que nous attaquer » en raison de l’impasse où ils se trouvent dans les négociations de paix en cours à Kampala, a affirmé cet officier, joint au téléphone par l’AFP.
Selon des sources militaires sur place, trois bataillons des FARDC, soit près de 2.000 hommes, seraient engagés dans ces combats.

Le M23 a confirmé les affrontements en cours, affirmant pour sa part que l’armée loyaliste avait lancé l’attaque. « Nous avons le droit de nous défendre », a déclaré un responsable militaire du mouvement rebelle.

Interrogés par l’AFP, des habitants ont confirmé la chute d’obus de mortier à proximité de la bourgade de Mutaho. Aucun bilan n’était encore disponible vers 14H00 locales (11H00 GMT).

Le M23, qui avait occupé Goma pendant une dizaine de jours en novembre dernier, avait quitté la ville sous la pression des pays de la région en échange de négociations avec le gouvernement. Depuis, ces discussions achoppent sur l’évolution du mouvement rebelle et l’intégration de ses hommes au sein des FARDC.

Le M23 reste positionné à quelques kilomètres au nord de Goma. Il est constitué d’ancien militaires congolais, essentiellement rwandophones, qui se sont mutinés et ont trouvé, selon la RDC et les Nations unies, un appui en hommes et en munitions des gouvernements ougandais et rwandais. Ces deux pays nient toute assistance au M23.

En février, un accord-cadre avait été signé par les pays de la région qui se sont engagés à n’aider aucun mouvement rebelle. En mars, les Nations Unies ont décidé mettre en place une brigade d’intervention qui sera chargée de neutraliser tous les groupes armés opérant dans l’Est de la RDC. Elle devrait être opérationnelle fin août.

Les négociations entre le M23 et le gouvernement se sont depuis poursuivies à Kampala, mais sans résultat jusqu’à présent.

Jeuneafrique.com avec AFP