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Kenya: sept lycéennes tuées dans l’incendie de leur dortoir

septembre 2, 2017

Un élève d’un lycée du comté de Kisii, au Kenya, tente de récupérer des effets personnels après un incendie dans l’établissement le 26 juin 2016. © AFP

Sept lycéennes ont péri et 10 autres ont été blessées samedi dans l’incendie de leur dortoir, dans la capitale kényane Nairobi, a annoncé le ministre de l’Éducation.

« Nous avons perdu sept élèves dans ce malheureux incident », a déclaré à la presse le ministre Fred Matiangi lors d’une visite samedi matin sur le lieu du drame. « Dix autres ont été emmenées à l’hôpital en raison de leurs blessures »

 

M. Matiangi, qui est également le ministre de l’Intérieur, a annoncé avoir ouvert une enquête approfondie pour établir les causes du sinistre dans un des dortoirs du lycée Moi, un établissement renommé qui accueille environ 1.000 adolescentes âgées pour la plupart de 14 à 18 ans, dans le quartier de Kibera à Nairobi.

« Nous devons faire toute la lumière sur cet incident (…) La police et d’autres équipes d’enquêteurs ont déjà débuté l’enquête et je peux vous assurer que des mesures strictes en découleront », a déclaré le ministre.

Le lycée a été fermé pour les deux prochaines semaines et les élèves, choquées pour nombre d’entre elles, ont été renvoyées dans leurs familles.

Lors du premier semestre 2016, le Kenya avait été confronté à une vague sans précédent d’incendies volontaires d’écoles publiques: entre juin et juillet 2016, 113 écoles secondaires réparties aux quatre coins du pays avaient ainsi été partiellement détruites par le feu.

Quelque 150 élèves avaient alors été arrêtés et inculpés d’incendie criminel, tout comme dix enseignants.

Les causes de cette épidémie d’incendies avaient été difficiles à cerner par les autorités et la presse kényane s’était alors fait l’écho d’un éventail de possibles raisons: représailles d’un « cartel » associé au juteux trafic de sujets d’examens, grogne face à la modification du calendrier scolaire et fronde contre les méthodes perçues comme autoritaires de M. Matiangi.

Jeuneafrique.com avec AFP

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Kenya: violents affrontements entre groupes Kikuyu et luo à Nairobi

août 13, 2017

De violents affrontements ont opposé dans le bidonville de Mathare à Nairobi des membres de l’ethnie kikuyu du président Uhuru Kenyatta et des partisans luo de l’opposant Raila Odinga, le 13 août 2017 / © AFP / MARCO LONGARI

De violents affrontements ont opposé dimanche dans le bidonville de Mathare à Nairobi des membres de l’ethnie kikuyu du président Uhuru Kenyatta et des partisans luo de l’opposant Raila Odinga, a constaté un photographe de l’AFP.

Les violences ont éclaté quand des Luo ont brûlé des échoppes situées dans le quartier kikuyu du bidonville, entraînant une bataille rangée entre les deux groupes, comprenant plusieurs centaines de personnes, à coups de pierres, de bâtons et de flèches.

Un homme, vraisemblablement kikuyu, a été très sévèrement frappé à coups de bâtons et de pierres, et son corps gisait inerte, le visage ensanglanté, sur la chaussée, selon ce photographe qui a observé la scène.

Des personnels de la Croix-Rouge présents à proximité n’ont pas réussi à accéder immédiatement au corps, les deux groupes continuant à se faire face et la situation restant extrêmement tendue.

La décision des Luo d’incendier les commerces kikuyu aurait été déclenchée par des rumeurs sur la mort de deux membres de leur communauté.

Un autre photographe de l’AFP a vu l’un de ces deux hommes, gisant sur le dos, recouvert de sang mais respirant encore. Il n’a cependant pas pu confirmer la présence d’un autre corps.

Cet incident a fait suite à la visite à Mathare de M. Odinga, venu voir la famille d’une fille de neuf ans tuée par balle samedi matin dans le bidonville, alors qu’elle se trouvait sur un balcon au quatrième étage d’un immeuble.

M. Odinga s’était auparavant rendu dans le bidonville de Kibera, où devant des milliers de partisans enthousiastes, il avait affirmé qu’il n’accepterait pas les résultats de l’élection présidentielle, « volée » selon lui par M. Kenyatta, le chef de l’État sortant.

« Nous n’avons pas encore perdu. Nous n’abandonnerons pas. Attendez que j’annonce la marche à suivre après-demain (mardi) », avait-il ajouté, demandant à ses supporteurs de ne pas aller travailler lundi en raison de la présence massive des forces sécurité.

M. Kenyatta a été réélu vendredi soir pour un second mandat de cinq ans avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga, selon les résultats officiels. Mais l’opposition conteste ces résultats et dénonce une « mascarade » électorale.

Des scènes de violence et de pillage circonscrites à quelques bastions de l’opposition, dans l’ouest du pays et les bidonvilles de Nairobi, ont éclaté dès la proclamation de la victoire de M. Kenyatta.

Ces violences ont fait au moins 16 morts entre vendredi soir et samedi soir – neuf dans les bidonvilles de Nairobi, dont la fillette, et sept dans l’ouest du pays – selon un bilan établi par l’AFP de sources policières et hospitalières.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 18h46)

Kenya: les bidonvilles de Nairobi écoutent Dieu mais obéiront à Odinga

août 13, 2017

Des fidèles dans une église du bidonville de Kawangware à Nairobi le 13 août 2017 / © AFP / TONY KARUMBA

Les églises ont prêché la paix dimanche dans les principaux bidonvilles de Nairobi, théâtres d’affrontements violents et sporadiques entre manifestants et policiers ces derniers jours, mais ce sont les paroles de Raila Odinga, défait à la présidentielle de mardi, qui ont électrisé leurs habitants.

Muré dans le silence depuis l’annonce vendredi soir de la victoire du sortant Uhuru Kenyatta, M. Odinga s’est offert dimanche un bain de foule dans les bidonvilles de Kibera et Mathare, des bastions de l’opposition, pour réitérer ses accusations de fraude électorale et informer ses partisans survoltés, réunis par milliers, que la marche à suivre serait annoncée mardi.

En attendant, leur a-t-il dit, « parce que Jubilee (le parti au pouvoir) a ses policiers et soldats partout, ne quittez pas vos maisons demain, n’allez pas travailler ».

Et c’est exactement ce que comptent faire ses supporteurs, qui attendaient un signe de leur champion alors que les scènes de violence et de pillage circonscrites à plusieurs bastions de l’opposition, dans des bidonvilles de Nairobi et des villes de l’ouest du pays, ont laissé place au calme.

« Nous étions préoccupés car nous ne connaissions pas la marche à suivre », admet Duncan Nyamo, casquette anthracite et chemise bordeaux, après la harangue de M. Odinga à Kibera. « Maintenant, nous sommes prêts, quoi qu’il arrive. Nous sommes prêts à mourir. »

Après avoir hurlé « pas de Raila, pas de paix », cri de ralliement de l’opposition, quelques centaines d’habitants de Kibera ont entrepris dans le calme une marche dans le bidonville.

– Stigmates –

A Kibera comme à Mathare, les stigmates des émeutes auxquelles les forces de l’ordre ont répondu par des gaz lacrymogènes et des tirs d’arme automatique étaient encore visibles dimanche.

Mais les commerçants rouvraient toutefois timidement leurs échoppes, et de nombreux habitants vaquaient à leurs occupations, louvoyant entre les cendres des pneus brûlés par les protestataires et les lourdes pierres lancées vers les forces de l’ordre.

« Ca a vraiment été violent ces derniers jours, mais aujourd’hui, c’est beaucoup plus calme », notait Susan Atieno, 19 ans, vendant des beignets sur le bord d’une route jonchée de déchets à Mathare.

Le bilan compilé par l’AFP pour l’ensemble du pays entre vendredi soir et samedi soir s’élève à 16 morts, dont neuf personnes tuées dans les bidonvilles de Mathare, Kibera et Kawangware, à Nairobi.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est la frustration qu’il y a ici », explique à Mathare le pasteur Julius Tai, à l’extérieur de sa minuscule église en tôle ondulée, forte d’une trentaine de chaises en plastique.

Uhuru Kenyatta, membre de l’élite économique kikuyu, a été élu avec plus de 54% des voix face à Raila Odinga, un Luo dont la communauté a le sentiment d’avoir été discriminée et laissée pour compte depuis l’indépendance de 1963.

Désormais quatre fois candidat malheureux à la présidentielle, M. Odinga, se présente depuis longtemps comme le garant d’une croissance mieux partagée, un argument qui fait mouche dans les bidonvilles.

– Frères kényans –

« Depuis l’indépendance, seules deux tribus ont dirigé le pays, mais les autres veulent aussi leur part du gâteau », ajoute le pasteur, rappelant que les Kikuyu ont fourni au Kenya trois de ses quatre présidents, pour un président kalenjin.

Dix ans après les pires violences électorales de l’histoire du Kenya indépendant (1.100 morts), le pasteur appelle cependant à la paix. « Je crois fermement à l’état de droit, et nous devons nous tourner vers la justice si nous voulons contester le résultat ». « La violence ne sert à rien. Après tout, nous sommes tous des frères kényans, et on ne tue pas son frère ».

Non loin de là, le révérend John Gitonga sermonne ses fidèles: « Il est important de respecter la paix, nous ne sommes pas différents de nos voisins ».

La parole de Dieu est importante pour les manifestants, explique l’un d’eux, Patrick. Mais le jeune homme de 25 ans assure que celle de Raila Odinga est au moins aussi sacrée.

« Aujourd’hui, c’est le jour du seigneur, et le bidonville est calme, mais nous attendons surtout les instructions de Raila Odinga, et nous ferons exactement ce qu’il nous dit ».

Susan, la vendeuse de beignets, se montre plus nuancée. « J’écouterai Raila pour connaître la marche à suivre, mais les violences ne sont pas bonnes pour les affaires, je dois payer mon loyer et manger ».

Et si son favori appelle à la violence? « J’écouterai Dieu avant tout! »

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 16h37)

Kenya: sortie vivante des décombres 6 jours après un effondrement

mai 5, 2016

Une femme a été sortie vivante jeudi des décombres d’un immeuble qui s’est effondré il y a 6 jours à Nairobi, causant la mort d’au moins 33 personnes, a constaté un journaliste de l’AFP. La survivante était consciente et en mesure de parler lorsqu’elle a été secourue.

Elle avait été retrouvée jeudi matin par les équipes de secours, qui ont mis plusieurs heures à la dégager des ruines de l’immeuble, situé dans un quartier pauvre de l’est de la capitale kényane. La miraculée a été immédiatement transférée vers l’hôpital Kenyatta de Nairobi.

Le bâtiment effondré, livré il y a deux ans, avait été construit près d’une rivière et avait été frappé d’un arrêté de démolition. Mais cette décision n’avait été ni respectée, ni mise en application par les autorités.

Romandie.com

Nairobi: bébé retrouvé vivant quatre jours après un effondrement

mai 3, 2016

Un bébé a encore été extrait vivant mardi des décombres d’un immeuble à Nairobi. D’après la police kényane et la Croix-Rouge, l’effondrement du bâtiment vendredi dernier a causé la mort de 23 personnes.

« Bonne nouvelle! Un enfant d’environ un an et demi a été secouru vivant vers 04h00 et envoyé au Kenyatta National Hospital », a indiqué la Croix-Rouge.

Après avoir passé près de 80 heures dans « une bassine, enveloppée dans une couverture », la petite fille était déshydratée, mais apparemment pas blessée.

Le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome, a parlé de « miracle ». Il a souligné que les secouristes « poursuivaient leurs efforts » pour essayer de trouver d’autres survivants.

Bilan alourdi
Selon la police, le bilan du drame est désormais de 23 morts. Deux nouveaux corps ont été découverts mardi.

Vendredi soir, l’immeuble de six étages s’est affaissé sur lui-même dans le quartier populaire d’Huruma, dans le nord-est de la capitale kényane, Nairobi. Des pluies torrentielles et la mauvaise qualité de la construction sont à l’origine de l’accident.

Livré il y a deux ans, le bâtiment effondré avait été construit près d’une rivière et avait été frappé d’un arrêté de démolition. Cette décision n’avait pourtant été ni respectée, ni mise en application par les autorités.

Promoteurs peu scrupuleux
Plusieurs autres bâtiments se sont effondrés ces dernières années à Nairobi et dans d’autres villes du Kenya. Dans ce pays en pleine vague d’euphorie immobilière, la qualité des matériaux ou la vitesse excessive de construction sont régulièrement mises en cause, ainsi que la capacité de promoteurs peu scrupuleux à contourner la réglementation moyennant des pots-de-vin.

Au total, au moins 30 personnes ont péri à Nairobi depuis vendredi à cause des averses torrentielles, les plus violentes depuis le début de la saison des pluies.

Romandie.com

Le Kenya détruit la plus grande quantité d’ivoire de l’Histoire

avril 30, 2016

Le président kényan a procédé samedi à la destruction de 105 tonnes d’ivoire dans le parc de Nairobi, soit la plus grande quantité d' »or blanc » jamais incinérée. Un geste symbolique fort pour la lutte contre le braconnage des éléphants, décimés pour leurs défenses.

Face aux caméras du monde entier, le président Kenyatta et son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, dont le pays abrite plus de la moitié des éléphants de forêt en Afrique, ont inséré chacun une torche dans une des pyramides constituées de défenses d’éléphant empilées verticalement, sur plus de trois mètres de haut.

Au total, dix pyramides d’ivoire et une pile de cornes de rhinocéros ont ainsi été mises à feu par des invités de marque. Environ 5% du stock mondial d’ivoire devaient ainsi partir en fumée.

Patrimoine en jeu
Avant de procéder à l’incinération, le chef de l’Etat a répondu aux critiques déplorant la perte pour le Kenya d’un tel trésor, estimé à 150 millions de dollars environ sur le marché noir. « Pour nous, l’ivoire ne vaut rien sauf lorsqu’il est sur nos éléphants », a déclaré Uhuru Kenyatta.

S’adressant aux braconniers, le président Bongo a de son côté fait part de sa détermination à les combattre: « Nous allons mettre un terme à votre commerce et la meilleure chose que vous puissiez faire, c’est de prendre votre retraite ».

Interdire le commerce
Les 16’000 défenses incinérées samedi représentent la quasi-totalité du stock d’ivoire kényan constitué depuis 1989 et l’interdiction du commerce international de « l’or blanc ».

M. Kenyatta a appelé à l’interdiction totale du commerce de l’ivoire afin d’empêcher l’extinction de cette espèce à l’état sauvage. C’est en effet la survie des 450’000 à 500’000 éléphants d’Afrique qui est en jeu, d’ici une à deux générations à peine.

Présente à la cérémonie, la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal a défendu la nécessité de « tuer la demande ». Elle a annoncé l’interdiction prochaine de tout commerce d’ivoire en France.

30’000 morts par an
Environ 30’000 éléphants sont massacrés chaque année pour leurs défenses par des braconniers de mieux en mieux équipés. La conséquence est dramatique: additionnées, les morts naturelles et celles imputées aux braconniers surpassent le taux de reproduction de l’espèce.

La situation des rhinocéros est encore plus précaire. Il y en a moins de 30’000 en Afrique et une espèce, le rhinocéros blanc du Nord, est au bord de l’extinction. Et le prix des cornes de rhinocéros continue à augmenter.

« Une satanée bonne opération »
Lors de la cérémonie, le célèbre paléoanthropologue Richard Leakey, qui dirige le Service kényan de la faune (KWS), a défendu l’initiative kényane: « C’est une satanée bonne opération de communication. Si je veux atteindre six milliards d’individus, j’ai besoin de ce genre d’événement », a-t-il expliqué.

Il a qualifié de « honteuses » les nations qui continuent de garder leurs stocks, en référence notamment à plusieurs pays d’Afrique australe: « Ce sont des spéculateurs d’une marchandise illégale et diabolique ».

Assécher la demande asiatique
Le trafic d’ivoire est porté par la demande asiatique, essentiellement en Chine, où le kilo se négocie environ 1000 euros.

La Chine a récemment durci sa législation sur les importations d’ivoire, mais elle permet la revente de « l’or blanc » acheté avant 1989. Selon les défenseurs des éléphants, ce commerce légal peut servir de paravent pour des importations clandestines.

Interdire le trafic
Des organisations de protection de la faune et de la nature considèrent que l’interdiction définitive du commerce de l’ivoire serait le moyen le plus efficace. Vera Weber, présidente de la Fondation Franz Weber citée dans un communiqué, pense qu’une telle mesure devrait intervenir « avant qu’il ne soit trop tard ».

Selon Daniela Freyer, de l’organisation allemande Pro Wildlife, toutes les expériences ayant jusqu’à présent autorisé le commerce sous contrôle ont échoué. Elle est d’avis que les marchés légaux devraient être fermés. La prochaine réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), en septembre à Johannesburg, donnera cette possibilité.

Romandie.com

Kenya/Un immeuble s’effondre à Nairobi: au moins dix-neuf morts

avril 30, 2016

Au moins 12 personnes ont péri dans l’effondrement d’un immeuble à Nairobi. Des averses torrentielles et des plus violentes y ont fait 19 victimes au total depuis vendredi matin.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a visité le site samedi pour encourager les équipes de secours, toujours à la recherche d’éventuels rescapés dans l’immeuble de six étages qui s’est affaissé sur lui-même.

« Jusqu’à présent, la mort de 12 personnes a été confirmée dans la tragédie », a annoncé samedi le gouvernement kényan dans un communiqué.

Un peu plus tôt, le ministre de l’Intérieur Joseph Nkaissery avait fait état de 10 victimes, ajoutant que plus de 120 rescapés avaient été hospitalisés depuis vendredi soir. Quelque 80 d’entre eux ont pu regagner leur domicile depuis.

Arrêt de démolition
L’immeuble de six étages s’est écroulé vendredi vers 21h30 (20h30 en Suisse) dans le quartier populaire de Huruma, dans le nord-est de la capitale kényane, frappée par les averses extrêmement violentes.

Le bâtiment, livré il y a deux ans, avait été construit près d’une rivière et avait été frappé d’un arrêté de démolition, précise le gouvernement. Mais cette décision n’avait été ni respectée, ni mise en application par le comté de Nairobi.

Le président Kenyatta a ordonné à la police « d’agir immédiatement pour identifier et arrêter les propriétaires de l’immeuble qui n’ont pas tenu compte des directives de l’Autorité nationale de la construction », a rapporté la présidence dans un communiqué.

« Le propriétaire de l’immeuble, l’architecte et les ingénieurs impliqués dans la construction devront être arrêtés et inculpés. Ils doivent être jugés pour cela », a renchéri le ministre de l’Intérieur.

Cent cinquante foyers touchés
Plusieurs dizaines de survivants ont été extraits des décombres jusqu’au petit matin. Un rescapé a ainsi été retrouvé samedi à l’aube, plus de dix heures après la catastrophe.

D’après la Croix-Rouge kényane, 150 foyers ont été touchés par cet effondrement. Deux immeubles du voisinage ont été déclarés « dangereux » samedi et leurs occupants évacués.

Les pluies torrentielles vendredi ont provoqué des inondations dans de nombreux quartiers de la capitale et causé la mort de sept autres personnes.

Deux sont mortes noyées quand leur véhicule a été emporté par les eaux dans la zone industrielle de la capitale, une autre a péri dans les inondations et quatre ont été tuées par la chute d’un mur qui délimitait une propriété, a précisé le chef de la police Japheth Koome.

Romandie.com

Kenya: le pape François est arrivé à Nairobi pour sa première tournée en Afrique

novembre 25, 2015

Nairobi – Le pape François est arrivé mercredi à Nairobi, la capitale du Kenya, où il débute la première tournée de son pontificat en Afrique et où il a été accueilli par un choeur de chant et des danseurs, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le pape se rendra ensuite en Ouganda (27-29 novembre) et en République centrafricaine (29-30). Tout au long de cette tournée, il devrait plaider pour la justice sociale, la protection de l’environnement, la paix et le dialogue interreligieux.

Les autorités ont déployé quelque 10.000 hommes pour assurer la sécurité à Nairobi et les routes empruntées par le convoi du souverain pontife ont été fermées, alors que des inquiétudes pèsent sur la sécurité entourant ce voyage.

Le Kenya et l’Ouganda, qui fournissent un contingent militaire à la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), sont des cibles privilégiées des islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda.

Mais à un journaliste qui lui demandait dans l’avion s’il était nerveux, le pape argentin, qui n’avait encore jamais mis le pied de sa vie en Afrique, a répondu en souriant: A vrai dire j’ai davantage peur des moustiques!.

A Nairobi, le pape sera reçu par le président Uhuru Kenyatta, en présence de toute la classe dirigeante. Ce sera pour François l’occasion d’un premier discours, en anglais, dans lequel il devrait dénoncer la corruption et l’écart entre riches et pauvres, maux endémiques du Kenya, pays dont un tiers de la population est catholique.

Jeudi, décrété journée nationale fériée de prière et de réflexion au Kenya, il présidera une rencontre oecuménique et interreligieuse, dans un pays comptant également de nombreux musulmans et protestants, avant de se rendre au siège de l’agence de l’ONU pour l’environnement pour évoquer les enjeux de la conférence de Paris sur le climat (COP21), qui s’ouvre lundi.

Il se rendra vendredi dans le bidonville de Kangemi, en périphérie de Nairobi, où il s’adressera aux mouvements populaires, chrétiens et non chrétiens, pour leur recommander d’organiser ensemble la défense pacifique des pauvres contre toutes les formes d’exploitation.

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2015 15h00)

Centrafrique: la présidence dénonce l’accord de Nairobi entre factions armées

janvier 31, 2015

Centrafrique: la présidence dénonce l'accord de Nairobi entre factions armées
Centrafrique: la présidence dénonce l’accord de Nairobi entre factions armées © AFP

La présidence centrafricaine a dénoncé samedi l’accord signé à Nairobi par des factions armées comme une tentative de « préparer le terrain à une amnistie générale » de ceux « susceptibles de poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité ».

D’ex-rebelles centrafricains de la Séléka et miliciens anti-balaka ont appelé vendredi la communauté internationale à reconnaître leur accord de cessez-le-feu signé à Nairobi, à l’issue de pourparlers en l’absence des autorités centrafricaines.

« Ce qu’il est convenu d’appeler accord de Nairobi renferme pour l’essentiel, des dispositions qui constituent clairement une tentative de reformatage de l’architecture actuelle de la transition en République centrafricaine afin de préparer le terrain à une amnistie générale de tous ceux qui au cours de cette crise sont susceptibles de poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité », indique un communiqué de la présidence de transition.

Une faction des ex-rebelles de la Séléka et une autre des miliciens anti-balaka qui s’affrontent en Centrafrique ont négocié pendant deux mois dans la capitale kényane.

A ces discrètes négociations ont aussi participé l’ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l’Etat avant d’être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d’autodéfense anti-balaka, qui s’en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

Le 24 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur une liste « interminable » d’atrocités commises par des milices armées en Centrafrique.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo – Centrafrique : entre Sassou Nguesso et Samba-Panza, le torchon brûle

janvier 28, 2015

Catherine Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso. © AFP/Montage J.A.

Les relations entre la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza et le président congolais Denis Sassou Nguesso (DSN), médiateur officiel pour la Centrafrique, sont aujourd’hui glaciales. État des lieux.

Que se passe-t-il donc entre Bangui et Brazzaville pour qu’un communiqué du ministère congolais des Affaires étrangères en date du 17 janvier se félicitant des « avancées enregistrées lors des discussions de Nairobi » sur la crise centrafricaine soit suivi, trois jours plus tard, d’un autre signé cette fois du ministre centrafricain de la Sécurité, qualifiant ces mêmes discussions de « plan machiavélique de déstabilisation de la transition » ?

Une chose est sûre : fraîches depuis le début, les relations entre Catherine Samba-Panza (CSP), la présidente de la transition, et Denis Sassou Nguesso (DSN), le chef de l’État congolais (par ailleurs médiateur officiel pour la Centrafrique), sont aujourd’hui glaciales. Fin décembre 2014, ce dernier a pris sur lui de solliciter Uhuru Kenyatta, son homologue kényan, pour que se tiennent à Nairobi des négociations informelles entre les leaders des groupes armés centrafricains, ainsi qu’une rencontre entre l’ancien président François Bozizé et son tombeur, Michel Djotodia – laquelle a effectivement eu lieu.

Soupçons de trahison

Ces pourparlers toujours en cours se déroulent sous la double houlette d’un facilitateur kényan, l’ancien président du Parlement Kenneth Marende, et d’un jeune conseiller spécial de Sassou Nguesso, le Sud-Soudanais Albino Abouge, proche des présidences sud-africaine et nigériane.

Appuyés par la Commission de l’Union africaine, ils ont pour objectif de préparer le Forum de réconciliation de Bangui, qui devrait avoir lieu en mars, en prélude à l’élection présidentielle, annoncée pour le mois d’août. Problème : les autorités de Bangui, Samba-Panza en tête, jurent avoir été tenues complètement à l’écart des négociations de Nairobi, au point qu’elles soupçonnent les organisateurs de chercher à les renverser pour mettre en place une nouvelle transition !

Le projet d’accord de Nairobi sur la cessation des hostilités, dont J.A. s’est procuré copie, n’est guère de nature à les rassurer puisqu’il prévoit une « révision de la charte de transition » en vue d’une « reconstitution du gouvernement national de transition ». Alors que la présidence congolaise, qui a dépêché deux émissaires auprès de CSP pour l’informer du contenu des pourparlers, assure qu’elle ne fait que « rapprocher les anciens présidents centrafricains afin de s’assurer de leur adhésion au processus de paix », son équivalente centrafricaine y voit « un énième complot » et appelle la France, les États-Unis et l’ONU à l’aide. Qui jouera les pompiers ?
Jeuneafrique.com avec AFP