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Congo-diaspora: Les Obsèques de Maître Aloïse Moudileno-Massengo à Nancy vendredi 10 janvier 2020

janvier 11, 2020

 

Les Congolais, les amis, les parents, les enfants et la famille de Maître Aloïse Moudileno-Massengo sont venus nombreux rendre hommage à leur aîné, ami, confident, conseiller ou tuteur politique qui nous a quittés brusquement le lundi 6 janvier comme s’il avait attendu le début de la nouvelle année 2020 pour mourir.

Publiée le 11 janv. 2020 par Pr Loubelo Eugène-Fernand

Congo-Diaspora: Hommage à Maitre Aloïse MOUDILENO MASSENGO par Marc MAPINGOU

janvier 7, 2020

Aloïse MOUDILENO MASSENGO, un géant oublié: Nani gigantum humeris insidentes. «Des nains sur les épaules de géants».

C’est parce que maître Aloise Moudileno Massengo s’était imprégné de la culture gréco- latine qu’en apprenant la nouvelle de sa mort que j’ai pensé à Bernard de Chartres, cet humaniste français qui recommandait à tout homme qui voulait apprendre, de se considérer comme un Nain qui profiterait du savoir des anciens considérés comme des géants pour mieux voir l’horizon.

Pour ma génération, maître Aloise Moudileno Massengo fut un géant. Dans les années 1971, jeune avocat, le premier congolais à avoir obtenu le CAPA en France, démontra lors du procès Ando Ibara, un sujet congolais, accusé d’espionnage par le Zaïre, son talent d’orateur et beaucoup de jeunes étudiants choisirent des études de droit pour ressembler à maître Modileno Massengo.

Il a su, lui fils du Sud Congo, s’associer à son ami Ekondi Akala, fils du Nord Congo pour lutter contre un système politique, qui sous l’influence de la tribu et du clan menaçait l’unité nationale.

Son livre intitulé Escroquerie idéologique était un cri d’alarme; une alerte contre les dérives sectaires de la gestion du Congo par un ramassis de pseudo révolutionnaires.

Dans les années 80 à Paris nous assistions à des conférences à Châtelet les halles où Maître Moudileno Massengo et Ekondi Akala évoquaient l’unité nationale et le rêve de voir un Congo prospère et démocratique.

Je l’ai revu dans les années 90 à la conférence nationale souveraine, visage interrogateur, et pensif me livrant ses inquiétudes quant à l’issue de la conférence nationale qu’il considérait un moment comme un lieu où le brouhaha paralysait toute réflexion constructive.

Après la conférence nationale souveraine, il fut nommé directeur représentant du gouvernement congolais à Elf Aquitaine. À cette époque nous avions tous les deux nos habitudes à L’hôtel Méridien de Brazzaville où il descendait tout le temps qu’il venait de Pointe-Noire.

Ayant appris que j’étais comme lui un ancien du petit séminaire, il m’invitait de le rejoindre à sa table pour déjeuner au restaurant de l’hôtel méridien.

Nous partagions nos souvenirs d’adolescence et sa culture gréco-latine m’impressionnait dans un pays où la classe politique est composée la plupart du temps par les philistins et les médiocres.

Il y a 4 mois, en compagnie de maître Massengo Tiasse, j’ai discuté avec lui et je lui avais promis de faire le voyage de Nancy pour poursuivre notre discussion sur le Congo notre pays.

Il avait des choses à me transmettre, certainement son amour pour le Congo qu’il ne reverrait peut être plus. Aléa jacta est, ce rendez-vous manqué me marquera sans doute longtemps.

Paul Kaya a choisi de mourir en automne tout en contemplant les couleurs d’une saison qui lui ouvrait les portes du paradis.

Aloise Modileno Massengo, meurt en hiver, c’est malgré le vent glacial, la saison où l’esprit est à la fête de Noël et de la Saint sylvestre.

J’imagine que maître Aloise Moudileno Massengo a dû embrasser ses petits enfants devant un sapin éclairé de vert, jaune et rouge, un peu comme pour leur dire : » N’oubliez pas d’où vous venez « . Je suis aussi convaincu que le 31 décembre, il a dit à ceux qui étaient autour de lui, malgré la douleur de sa maladie :  » Soyeux Heureux mes Frères.  »

Je regrette énormément de ne l’avoir pas revu avant sa mort. J’avais pour lui beaucoup de fraternité, de respect et d’admiration.

Il a beaucoup souffert d’injustice, lui qui fut ministre de la justice. Le régime de Brazzaville ne lui a pas accordé ses droits de haut fonctionnaire de l’état, ils ont laissé mourir celui qui avait écrit  » j’ai l’âme trop fière et trop juridique « .

Ils ont laissé mourir un homme d’honneur.

Maître Modileno Massengo nous quitte dans la dignité en citant Pablo Neruda : « J’avoue que j’ai vécu ». Cet humaniste nous quitte avec le sentiment de n’avoir pas achevé ce combat pour l’unité nationale, il voulait que le ciel lui accorde encore une éternité pour montrer le chemin aux nouvelles générations.

Puisqu’il fait partie désormais de notre panthéon, retenons la leçon des nains que nous sommes et profitons des épaules gigantesques de Maître Moudileno Massengo pour mieux voir l’horizon .

Dans quelques jours beaucoup assisteront à ses obsèques , ils l’accompagneront certainement avec le Requiem de Mozart, un frère, ou avec celui de Verdi.

Autour de cet homme qui a su porter sa pierre à l’édifice, je reste convaincu que vous vous poserez la question des romains devant le cercueil de l’un des leurs autrefois :
MES FRÈRES, QUELLE PASSION a t’il eu de son vivant?

À cette question, je répondrai : Maitre Aloise Moudileno Massengo eut pour seule passion, L’AMOUR du Congo.

Avec Brazzanews.fr

 

Photo de BrazzaNews.
Aloise Moudileno Massengo

Congo-Diaspora: décès de maître Aloise Moudileno Massengo

janvier 6, 2020

L’ancien premier ministre et ministre de la justice, maître Aloise Moudileno Massengo est mort loin de sa terre natale, à Nancy ,en France, à l’âge de 86 ans.

La triste nouvelle de sa disparition a été annoncée ce lundi 06 janvier 2020.

Homme d’État et grand serviteur du Congo, que son âme repose en paix.

Condoléances à la famille éplorée !

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

France: une baguette de pain à base de farine… d’insectes

mai 30, 2018

 

 

Une partie de la farine du pain provient de vers torréfiés et écrasés. (Illustration/CCO)

Devrons-nous bientôt tous manger des insectes pour préserver la planète et ses ressources ? L’idée n’est pas nouvelle, mais elle fait son chemin. La preuve, des étudiants de Nancy ont récemment proposé des baguettes de pain réalisées à partir de farine de vers d’élevage.

On ne sait pas trop quoi en penser, mais il semble que le résultat soit plutôt convaincant. C’est ce qu’affirment les personnes ayant déjà goûté à la baguette à la farine d’insectes créé par des étudiants de l’école de commerce de Nancy, l’ICN Business school, et présentée à la Foire de Nancy. Oui vous avez bien lu, une baguette à la farine d’insectes ! Le « pourquoi ? » de leur création, Lucile, Victor et Ludovic l’expliquent à l’Est Républicain. « Ça donne un pain riche en protéines, en vitamines en oméga 3. Il y a un réel apport énergétique. Nous avons travaillé en collaboration avec une nutritionniste pour mettre au point cette baguette aux insectes », affirment-ils.

S’ils ont choisi de travailler des vers d’élevage grillés et réduits en poudre, ça n’est pas pour rien. La consommation d’insectes pourrait, selon des médecins et nutritionnistes, et même la FAO, l’agence des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture, devenir essentielle dans un avenir pas si lointain.  D’ici 2050, les projections de populations indiquent qu’il devrait il y avoir entre 9 et 10 milliards d’humains sur Terre, sans que les ressources pour produire suffisamment de viande « classique », source de protéines, ne puisse suivre.

La multiplication des élevages géants, trop grands consommateurs d’eau ou encore de terrains, est donc impensable. À l’inverse, les élevages d’insectes s’avèrent être d’une sobriété remarquable. Selon les chiffres de la FAO, un élevage de grillons comestibles demande six fois moins de nourriture, et donc autant d’eau et de surface agricole, que son équivalent en bovins, ou encore quatre fois fois qu’un élevage de moutons. Élever des insectes est aussi beaucoup moins polluant.

Si nous ne sommes pas encore accoutumés à en manger, la visibilité de ces nouveaux produits augmente. D’ailleurs, pour réaliser leur baguette innovante, nos étudiants nancéens ont utilisé de la farine d’insectes en provenance d’un élevage de Clermont-Ferrand. Il existe également désormais de nombreux produits disponibles dans le commerce, allant des gâteaux apéritifs aux pâtes, réalisés à bas d’insectes. À vos fourneaux !

Par Akhillé Aercke avec TWC France

Nadine Morano insultée: l’humoriste Guy Bedos relaxé

septembre 14, 2015

Guy Bedos (d) et la députée européenne Nadine Morano, au tribunal de Nancy, avant le procès de l'humoriste pour insulte, le 7 septembre 2015.afp.com/Jean-Christophe Verhaegen

Guy Bedos (d) et la députée européenne Nadine Morano, au tribunal de Nancy, avant le procès de l’humoriste pour insulte, le 7 septembre 2015.afp.com/Jean-Christophe Verhaegen

Le tribunal correctionnel de Nancy a relaxé ce lundi l’humoriste, qui était visé par une plainte pour avoir traité Nadine Morano de « connasse ». Pas plus tard que samedi soir, Guy Bedos avait réitéré ses insultes.

Auprès du Figaro, Nadine Morano avait estimé qu’il y avait des « limites à l’humour ». Le tribunal correctionnel de Nancy n’a pas eu la même analyse dans le litige qui oppose la députée européenne Les Républicains à Guy Bedos. L’humoriste a bénéficié ce lundi d’une relaxe alors qu’il était poursuivi pour « injure envers un dépositaire de l’autorité publique ». Des faits passibles d’une amende de 12 000 euros.

Le tribunal a estimé qu’il était resté dans « la loi du genre » en tant qu’humoriste, et qu’il n’avait « pas dépassé ses outrances habituelles » lorsqu’il avait copieusement insulté l’élue lors d’un spectacle à Toul (Meurthe-et-Moselle) en 2013. A l’époque, Nadine Morano est élue dans cette ville de Meurthe-et-Moselle.

Des insultes réitérées samedi soir

Sur scène, Guy Bedos aurait lancé: « Nadine Morano a été élue ici à Toul? Vous l’avez échappé belle! On m’avait promis qu’elle serait là… Quelle conne! ». Des propos qui n’ont jamais pu être vérifiés étant donné qu’il n’existe aucun enregistrement sonore. La députée européenne assure qu’il l’a également traitée de « salope ». Et avait jugé à l’époque que l’humoriste, à la retraite depuis, avait « une fin de carrière pathétique ».

Samedi soir sur le plateau d’On n’est pas couché, Guy Bedos avait réitéré ses insultes, traitant Nadine Morano de « connasse ». « Je ne dirai pas un mot ni pour ni contre Nadine Morano », commence par rétorquer Guy Bedos à Laurent Ruquier. « Elle est trop chère. J’aurai le résultat du verdict lundi prochain. D’ici là, je me tais ». Mais, devant l’insistance du présentateur, l’humoriste ne se fait pas prier longtemps. « 15 000 euros, quand même! 15 000 euros. Ça ne va pas, non? Connasse! » lance-t-il, sous les rires du public.

Lexpress.fr

Ma corneille du soir

avril 6, 2012

 

Détends-toi sur la branche sans plumes

Avec les feuilles de ton costume noir

Sous le regard moribond de la glace fondante

 

Descends vite ma chère corneille du soir

Et prends de ton bec le petit caillou noir

De ton jabot puis bois-en une belle gorgée

Pour étancher ta soif avant ta remontée

 

Si tu vois le chat persan qui t’approche à pas feutrés

Fais attention car il a une fourrure peu sympathique

Cachant la méchanceté friande de ta chair à plumes

 

Si tu viens crier à ma fenêtre après midi

Pendant que je dors avec ma belle Nancy

Tu as peu de chance d’avoir ta ration de grain

 

Sache que ton dérangement peu courtois

Peut te jouer aussi des sales petits tours

Pour recevoir l’attente et l’entente de ton bec.

Bernard NKOUNKOU