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Dès mercredi, l’humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018

juillet 30, 2018

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra « à crédit » pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network / © AFP/Archives / GERARD JULIEN

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra « à crédit » pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

Le 1er août est « la date à laquelle nous aurons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber », explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.

« Il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins », souligne WWF dans un communiqué.

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du « jour du dépassement » au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

L’humanité vit à crédit à partir du 1er août / © AFP / Simon MALFATTO

Le mouvement « s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage », explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. « On met à mal la capacité de la planète à se régénérer », en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. « Nous avons des responsabilités différentes: des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte », souligne Pierre Cannet de WWF. Si l’ensemble de l’humanité vivait comme eux, le « jour du dépassement » interviendrait dès les 9 et 19 février. A l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

« On doit passer du cri d’alarme à l’action », estime Pierre Cannet, qui s’inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation.

Le « jour du dépassement » si tout le monde vivait comme… / © AFP /

Sur le site internet du « jour du dépassement » sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance: revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l’expansion démographique.

Chacun peut calculer son empreinte écologique sur http://www.footprintcalculator.org/.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 14h44)

L’animal de l’année 2017 est le cerf

janvier 3, 2017

Le cerf est l’animal de l’année 2017. Le roi des forêts se déplace beaucoup, or les routes, voies ferrées et agglomérations lui obstruent souvent le chemin. Pro Natura l’a donc choisi pour rappeler l’importance des corridors faunistiques pour les animaux sauvages.

Les deux caractéristiques du cerf (cervus elaphus) « sont ses bois majestueux et son brame impressionnant à la période du rut. On sait moins que les cerfs ont un grand besoin de mobilité », indique mardi Pro Natura dans un communiqué. L’organisation environnementaliste désigne chaque année un animal qui mérite attention et protection.

Le cerf se déplace souvent sur de grandes distances entre son gîte de jour et de nuit et entre ses quartiers d’hiver et d’été. Mais dans un paysage toujours plus fragmenté, il est fréquemment bloqué.

Il est donc urgent de recréer davantage de corridors faunistiques, afin que les animaux sauvages puissent à nouveau évoluer librement, souligne Andreas Boldt, spécialiste de la faune chez Pro Natura, cité dans le communiqué. L’association lance d’ailleurs une nouvelle campagne intitulée « Voie libre pour la faune sauvage! ».

Appel aux skieurs
La plupart des cerfs vivent au sud-est des Alpes helvétiques. Même si quelques-uns évoluent dans le Jura et sur le Plateau, l’animal est freiné dans son expansion naturelle par les obstacles souvent infranchissables que constituent les autoroutes, les voies ferrées et les agglomérations.

Et Pro Natura de lancer aussi un appel aux amateurs de sports d’hiver: les zones de tranquillité balisées doivent absolument être respectées, met en garde l’organisation.

Afin d’économiser de l’énergie en hiver, le cerf peut ralentir son métabolisme pendant quelques heures par jour et tomber dans une sorte de léthargie temporaire. La circulation sanguine se réduit notamment dans les pattes qui refroidissent et se retrouvent immobilisées.

S’il est dérangé durant cette phase, le cerf doit relancer son métabolisme en quelques fractions de seconde, ce qui requiert une grande quantité d’énergie. Il est donc très important que que le mammifère puisse bénéficier de quartiers d’hiver tranquilles, explique Pro Natura.

500 brames par heure
Le cerf est un des plus grands mammifères indigènes. Le mâle peut mesurer jusqu’à 1,30 mètre. Les femelles sont plus petites. Elles sont dépourvues de l’attribut le plus caractéristique des cerfs: les bois. Cette parure tombe chaque année pour repousser, encore plus grande, entre le printemps et l’été.

« Un véritable tour de force: un cerf mâle produit jusqu’à 150 grammes de masse osseuse par jour. De grands bois peuvent peser jusqu’à huit kg », décrit Pro Natura.

À la saison du rut, en automne, les bois permettent aux mâles dominants de tenir leurs rivaux à distance des femelles, très convoitées. Le brame sert à attirer les femelles en chaleur. Un cerf en rut peut bramer de toutes ses forces jusqu’à 500 fois par heure.

Le cerf avait disparu de Suisse au milieu du XIXe siècle. Il a fait son retour depuis l’Autriche dès 1870. Aujourd’hui quelque 35’000 cerfs vivent dans le pays.

Romandie.com avec(ats / 03.01.2017 10h16)  

Graines de cœur jaloux

avril 27, 2012

 

Dans le diable de ton cœur jaloux

poussent des cornes sans genoux

qui foncent dans le silence de la victime

durant le choix de tes visites intimes

 

Ton discours au langage dominateur

marque de ta pédagogie d’éducateur

distille un venin de mensonge sans peur

semant discrètement des graines de malheur

 

Quand ta main jette dans la cognée la pierre

tu souris en fuyant dans le sens de la rivière

pour te cacher à l’estuaire dans l’embouchure

loin de tous soupçons retors de ta sale nature.

 Bernard NKOUNKOU

La feuille détachée à l’automne

octobre 7, 2011

Chaque feuille de l’arbre qui tombe à l’automne
est une perte de l’amour de froid baiser sec se
détachant de la branche corporelle en chute libre

ô toi ma belle de l’automne aux multiples couleurs
dans la nature changeante, piquante et reluisante
tu es une marque éternelle de ma vie solitaire

Reviens et renaîs si tu veux reverdir dans les bras
de mes branches pleines de sève mais aussi d’espoir
et tu porteras les beaux fruits mûrs de l’union.

Bernard NKOUNKOU

Les maïs aux pieds bronzés

juillet 21, 2011

Debout dans de vastes étendues
Comme de jeunes muscles tendus
Exposés et brûlés au feu du soleil
Ils sont la proie de la furie du ciel

Pauvres maïs de verts paturages
Laminés sous le soleil sauvage
Qui fouette sans pitié la terre
Jusqu’aux entrailles du ventre

L’effort humain est vite calciné
Par la nature ivre et déchaînée
Où la pluie est reine des champs
Pour reverdir l’âme du présent.

Bernard NKOUNKOU

La colère du soleil

juillet 21, 2011

Le soleil est monté sur ses ergots
transportant sa bosse d’escargot
brûlant la terre vitale qui suffoque
avec ses pattes de rayons loufoques.

Quand il répand la chaleur condensée
l’éparpillant dans un rythme cadensé
les plantes et les animaux se déciment
les montagnes pleurent sur la cîme.

Des cris des humains aussi fusent
car la nature a perdu sa belle muse
même si l’homme se réfugie dans l’eau
il est temps pour lui de régler ses maux.

Bernard NKOUNKOU

Conte : Le Grillon, la Luciole et l’Escargot

juin 30, 2011

Un Grillon des champs, aux antennes fines et sensibles, aux yeux luisants, à l’allure robuste, cultivait des épinards pour sa subsistance.

Travailleur diurne, assidu et résistant, il avait étalé de longs sillons de légumes que la nature arrosait par des petites pluies douces dans un relais permanent du soleil qui apportait la lumière et la chaleur pour leur bonne croissance.

Une fois les légumes à maturité, les trois sillons qu’il avait préparés donnèrent une bonne production. Il en récolta un pour sa ration personnelle. Il garda les deux autres pour la vente afin d’avoir un peu d’argent.

Quand arriva le jour le plus favorable pour réaliser son profit monétaire, il se rendit aux champs avec sa corbeille d’osier. Il marchait fièrement en chantant pour exprimer sa joie :  « crin, crin, crin ». Cette cueillette devrait lui procurer un bonheur complémentaire.

Jetant au loin son regard sur l’étendue en série de ses sillons; le doute des images gagnait le reflet de la perception. Vint soudain la surprise la plus étonnante, il ne retrouva pas la totalité des épinards car mangés, par segments, lui laissant de simples tiges debout sur les deux sillons comme de vieux soldats effeuillés, sans galons sur les épaulettes.

Il pleura toute la journée devant ses sillons dévastés; la fonte de ses larmes avaient mouillé tous ses habits. Il avait perdu tout espoir. Il maudit celui qui lui avait causé un tel préjudice.

A la tombée de la nuit, il chercha à rentrer chez-lui. A mi-chemin, il fit égarer au point de ne plus reconnaître l’emplacement de son domicile. Il se mit encore à chanter et à pleurer. Soudain, une belle petite Luciole, aux yeux noirs vint lui tourner trois fois émettant sa lumière verte sous ses ailes et lui montra la direction de sa maison sous le bois sacré.

La Luciole lui posa la question :
– Pourquoi, pleures-tu cher Grillon à cette heure-ci ?
– Je pleure parce qu’une partie de mes épinards a été mangée
– Ah, bon ! Ne connais- tu pas l’auteur de ce mauvais acte ?
– Point du tout.

La Luciole l’accompagna chez-lui. Il ne cessait en cours de route de lui expliquer avoir été victime dans son champ d’épinards d’une razzia de sa production vivrière. Après une brève escale dans sa maison, elle lui demanda d’aller lui montrer, en pleine nuit, ses sillons endommagés.

La Luciole le devança pour illuminer le chemin avec ses phares arrière que suivait gentiment le Grillon.

– Tu vois mes sillons qui ont été pris d’assaut maladroitement?
– Bien sûr !

La Luciole dit au Grillon :  « Je vais monter la sentinelle ici ». Il le remercia pour cette bonne proposition consistant à retrouver la piste du voleur. Il ajouta, en outre : « Comme tu as laissé une moitié d’épinards, je suis sûr que le malfaiteur reviendra sur le lieu de sa consommation ».

Le Grillon courut en dansant, sautant, vola et rentra dans sa maison aux multiples galeries.

Pendant ce temps, la Luciole était aux aguets, perchée sur la branche de l’arbuste en bordures des sillons. Elle vit, en pleine nuit, un Escargot marron, à la coquille rondelette, aux nombreux enfants, qui envahissait la portion congrue d’épinards. La Luciole décolla, sillonna les épinards, torcha l’Escargot de sa lumière de laser. Effrayé et ébloui, il se cacha avec tous ses enfants sous les feuilles vertes des épinards. Trop tard, la Luciole les avait déjà vus. Il partit rendre compte chez le Grillon. Celui-ci ne croyait pas un seul instant que l’Escargot pouvait lui causer un quelconque préjudice d’une si haute méchanceté. Je ne m’en reviens pas, dit-il : à peine trois mois, nous étions ensemble au mariage du Crapaud, à l’île Tsoukoula, et que nous étions assis sur la même table.

Eh, ben ! C’est bien ton ami que j’ai vu et surpris entrain de manger tes épinards.

La Luciole promit au Grillon une solution rapide et efficace. EIle repartit aux champs, pondit ses œufs sous les pieds des épinards. A leur éclosion ceux-ci devinrent des larves protectrices des légumes.

Voulant récidiver son acte dévastateur, l’Escargot repartit la nuit, comme à son habitude, pour racler le reste des épinards. Malheureusement, au même moment les larves de la Luciole qui patrouillaient entre les sillons, attrapèrent l’Escargot et toute sa famille; les mangèrent copieusement comme un régal de bon goût. L’information arriva dans les oreilles de la Luciole que le sort de l’Escargot était réglé. Elle partit chez le Grillon pour lui apporter la nouvelle. Celui-ci n’en croyait pas de ses yeux et demanda d’y faire un tour pour vivre la réalité de la mort de l’Escargot et de sa famille. Il l’embrassa, le félicita et lui offrit une coupe de vin pour célébrer ce grand événement de la victoire sur le malfaiteur et sa cohorte.

Après la dégustation du fruit de leur solution, ils se rendirent au champ et le Grillon trouva parsemé, par endroits, de nombreux cadavres d’Escargots, au contenu vide de leur coquille, car ils étaient dévorés par des larves de Luciole. Il était finalement convaincu de ce qui était arrivé. Il a cru au bon service reçu de la part de la Luciole, faisant de lui son meilleur ami pendant la saison de son existence.

La Luciole réitéra sa disponibilité auprès du Grillon, en lui disant : «  A chaque fois que tu seras dans le besoin, tu pourras compter sur moi ». Le souci du Grillon fut soulagé et réglé pour ses épinards. Je ne savais pas que tes larves avaient la particularité de manger des Escargots ce que toi-même ne sait pas faire.

Chacun de nous dans la nature a son rôle et la nature s’est réglée les choses devant le désespoir d’une situation alarmante.

© Bernard NKOUNKOU

La rivière sur le dos de la pierre

octobre 1, 2010

La rivière coule sur le dos de la pierre
Sous l’œil amoureux de la lumière
Rampant comme un serpent du jour
Qui traverse les folles herbes depuis toujours

Vêtue de sa robe dans une expression de virginité
Elle chante depuis l’aube de sa pureté
Le cantique de l’aurore au refrain de l’embouchure
Avant d’aller se jeter au fond de la mer

Dans son cortège aquatique entre la verte fraîcheur
Elle siffle au passage des cris de bonheur
Qui résonnent continuellement dans la nature
Produisant le tendre écho sur la toiture

La rivière coule sur le dos de la pierre
Comme le serpent sur le ventre de la rivière
Qui traverse le lit dormant de la terre
Réveillant pendant la pluie le ver de terre

Bernard NKOUNKOU

Ô ma mère !

septembre 29, 2010

Ma mère dans la nature
Au dernier jour de sa rupture
Portait son vrai nom
Loin de son compagnon
Mon père
Je la regardais sur le ci-gît
Comme au dernier jour de sa fuite
Quand nos larmes tarirent
Dans le regret de son soupir
De mère
Enfants nous étions tous-là
Avides de la présence de la mama
Que nos yeux refusèrent de croire
Dans la fatalité de son mouvoir

Bernard NKOUNKOU

L’oeil en vacances

septembre 26, 2010

Mon œil humain à l’iris noir civilisé
Espace ouvert de ma belle culture
Associé aux vacances scolarisées
Parcourt les sentiers de la nature

Je profite de ce temps de repos
Où chaque enfant de mon âge
Saisit l’heureuse occasion d’îlot
Pour aider les parents à l’abattage

Noyer aux pieds des limbas géants
D’un village en paille et en terre battue
Le véhicule de campagne à l’éléphant
S’arrête lentement devant la cohue

Campement de pygmées, curiosité soudaine
De ma vie d’équato-urbanisé sous les tropiques
Je découvre heureux dans la discrétion lointaine
Des pygmées comme des avant-bras rustiques

Bernard NKOUNKOU