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Canada: Apprendre à enseigner en nature à l’Université du Québec à Trois-Rivières

octobre 19, 2021

Des étudiants au baccalauréat en éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières participent à un type d’enseignement peu commun. Cette session, ils expérimentent plusieurs séances de leur cours Gestion de classe non pas en classe, mais plutôt dehors, beau temps mauvais temps.

L'Université du Québec à Trois-Rivières a mis en place une structure pour offrir des cours à l'extérieur.

© Marie-Ève Trudel/Radio-Canada L’Université du Québec à Trois-Rivières a mis en place une structure pour offrir des cours à l’extérieur.

Des chercheurs de l’UQTR, qui valorisent l’éducation par la nature, documentent cette expérience dans le contexte d’une recherche scientifique.

On va leur faire vivre différentes situations qui vont créer des déséquilibres… un peu d’instabilité, explique Geneviève Bergeron, professeure au département des sciences de l’éducation à l’UQTR. On veut amener les étudiants à mobiliser leur capacité adaptative. On veut créer quelque chose qui va ressembler à leur contexte réel d’enseignement.»

Geneviève Bergeron a décidé de donner des cours à l'extérieur.

© Martin Chabot/Radio-Canada Geneviève Bergeron a décidé de donner des cours à l’extérieur.

Les projets d’éducation par la nature en milieu universitaire sont encore rares au Québec. Les chercheurs évaluent donc le potentiel de cette approche pédagogique, qui facilite, selon eux, des apprentissages orientés vers la collaboration et l’interactivité.

Geneviève Bergeron a commencé à donner des cours à l'extérieur malgré la température pluvieuse.

© Marie-Ève Trudel/Radio-Canada Geneviève Bergeron a commencé à donner des cours à l’extérieur malgré la température pluvieuse.

Dans ces cours, nul besoin d’apporter ni papier ni crayon. Au passage de Radio-Canada, les formateurs proposent plutôt aux étudiants de compléter un exercice avec un œuf en essayant de ne pas le casser.

On n’est pas dans une logique de démontrer, précise Sébastien Rojo, chargé de cours au département de psychoéducation à l’UQTR. En étant dans un contexte authentique, je peux par exemple ressentir et comprendre.»

Sébastien Rojo est un des enseignants de l'Université du Québec à Trois-Rivières qui enseigne à l'extérieur.

© Martin Chabot/Radio-Canada Sébastien Rojo est un des enseignants de l’Université du Québec à Trois-Rivières qui enseigne à l’extérieur.

On a fait émerger beaucoup d’émotions, raconte l’étudiante Myriam Tschanz. Il faut briser la mentalité qu’on enseigne dans une classe et que c’est juste comme ça.»

Les étudiants sont sensibilisés aux enjeux de comparaison sociale et de compétition en milieu scolaire. Les chercheurs espèrent qu’ils conserveront cette sensibilité lorsqu’ils auront à intervenir dans une salle de classe ou en centre jeunesse.

Justine Boisvert se sent, pour sa part, mieux préparée à enseigner à différentes clientèles : On va travailler avec des jeunes en trouble de comportement qui ne peuvent pas être assis sur une chaise pendant huit heures de temps. L’enseignement, c’est tellement plus large qu’entre quatre murs. On peut apprendre dans des contextes différents.»

Plusieurs autres étudiants de différents programmes vont suivre une formation similaire au cours de l’année scolaire 2021-2022.

Avec  CBC/Radio-Canada d’après le reportage de Marie-Ève Trudel

Anthologie Bilingue sur la Nature – Bilingual Anthology on the Nature (Foragora Yikadio International–FYI)

septembre 13, 2021

BILINGUAL ANTHOLOGY ON THE NATURE

(English and French)

GREEN WORLD :

L’humain et la Planète Terre

FORAGORA YIKADIO INTERNATIONAL – FYI

Argument

The life of every man often depends on his environment: family, human and ecological. And each imprint of life leaves a mark in the daily life of this man.

Today the ecological struggle is great and endless. Many voices rise and agree that Planet Earth is sick. She needs the care of all humans to green up and breathe without blockage.

How are humans going to give the planet back its health, its beauty, its purity, its green flamboyance? How can humans preserve the forests of the Amazon, the Congo Basin, and the rest of the world? How can humans work together for tangible, beneficial and lasting results for all?

Open to the eyes of the worlds, the planet sighs, sweats, and moans to see its mistreated ozone layer, its rivers, springs, rivers, and oceans soiled by waste of all kinds such as oil spills, plastic waste, wrecks shipwrecks … How then to defuse the fires that keep burning it, the droughts that keep burning it, the earthquakes that keep moving and tearing it apart, the floods that keep drowning it, the factories which do not cease polluting it, the abusive cuts which ceaselessly strip it and the weapons of massive destruction which ceaselessly plunder and disturb its tranquility?

Planet Earth is in pain and the world is surprised at global warming which is disrupting the habits of human life and slowly killing beautiful nature. How to remedy the poaching of its fauna, protect its rarest species? The field of questions remains.

Planet Earth is the most beautiful book that man can browse at his own pace and at his ease, but if we continually desecrate it how will it return all its benefits to us? How do we read this divinely gifted book now? Today, what do our eyes say when contemplating this nature, in times of war, rain, storm or thunderstorm? How do we understand this beautiful nature that man begins to devastate in a systematic way?

However, it is not too late to do well, which is why, like bees, let’s put our intelligence and talents together to try to find a solution to the thousand evils that plague Planet Earth.

Painters can offer us paintings according to their inspiration.

With tales, short stories, reflections, poems, let’s express our “Green Heart” in the number of pages we want: 5-15 pages, but MAECB suggests 20 pages maximum.

A biographical note of fifteen lines will be necessary to accompany your texts.

We would be grateful if you could share the information around you. A text reading committee will be set up for a qualitative reading of the manuscripts.

Launched in August 2021, the opening of said pitch to a green world will end on December 31, 2021.

Written texts can be sent to the emails mentioned below :

FYI: foragorayikadio@gmail.com

CEO : sambalaug@yahoo.fr

General Secretary :  tsibinda@hotmail.com

Toronto on Aug 05, 2021

Marie Léontine Tsibinda Bilombo,

General secretary

FYI / Head Office

ANTHOLOGIE BILINGUE SUR LA NATURE

(Anglais et Français)

GREEN WORLD :

L’humain et la Planète Terre

FORAGORA YIKADIO INTERNATIONAL – FYI

Argumentaire

         La vie de tout homme dépend bien souvent de son environnement : familial, humain et écologique. Et chaque empreinte de vie laisse une trace dans le quotidien de cet homme.

Aujourd’hui le combat écologique est grand et infini. De nombreuses voix s’élèvent et s’accordent pour dire que la Planète Terre est malade. Elle a besoin des soins de tous les humains pour reverdir et respirer sans blocage.

         Comment les humains vont-ils rendre à la planète sa santé, sa beauté, sa pureté, sa verte flamboyance? Comment les humains peuvent-ils préserver les forêts de l’Amazone, du Bassin du Congo et du reste du monde? Comment des humains peuvent-ils travailler globalement pour des résultats palpables, bénéfiques et durables pour tous ?

         Ouverte aux regards des mondes, la planète soupire, transpire et gémit de voir sa couche d’ozone maltraitée, ses rivières, sources, fleuves et océans souillés, par des déchets de toutes sortes comme les marées noires, les déchets en plastique, les épaves des naufrages… Comment alors désamorcer les feux qui ne cessent de la brûler, les sècheresses qui ne cessent de la calciner, les tremblements de terre qui ne cessent de la remuer et déchirer, les inondations qui ne cessent de la noyer, les usines qui ne cessent de la polluer, les coupes abusives qui ne cessent de la dénuder et les armes de destructions massives qui ne cessent de piller et troubler sa quiétude ?

         La Planète Terre a mal et le monde s’étonne du réchauffement climatique qui perturbe les habitudes de la vie humaine et tue à petit feu la belle nature. Comment remédier au braconnage de sa faune, protéger ses espèces les plus rares ? Le champ des questions demeure.

         La Planète Terre est le livre le plus beau que l’homme peut parcourir à son rythme et à son aise, mais si nous le profanons sans cesse comment nous rendra-t-il tous ses bienfaits?  À l’heure actuelle comment lisons-nous ce livre à nous divinement offert?  Aujourd’hui, que disent nos yeux en contemplant cette nature, en temps de guerre, pluie, tempête ou orage? Comment comprenons-nous cette nature si belle et que l’homme se met à saccager de manière systématique ?

         Cependant, il n’est pas trop tard pour bien faire, c’est pourquoi, comme des abeilles, mettons ensemble nos intelligences et nos talents pour essayer de trouver une solution aux mille maux qui minent la Planète Terre.

Des peintres peuvent nous proposer des tableaux selon leur inspiration. Avec des contes, des nouvelles, des réflexions, des poèmes, exprimons notre « Cœur-Vert » dans le nombre de pages que nous désirons : 5-15 pages, mais MAECB suggère 20 pages maximum.

Une notice biographique de quinze lignes sera nécessaire pour accompagner vos textes. Nous vous serons reconnaissants de bien vouloir partager l’information autour de vous. Un comité de lecture de textes sera constitué pour une lecture qualitative des manuscrits.

Lancée en août 2021, l’ouverture dudit argumentaire sur un monde vert prendra fin le 31 décembre 2021.

Les textes rédigés peuvent être adressés aux courriels ci-dessous mentionnés :

foragorayikadio@gmail.com, l’Organisation

sambalaug@yahoo.fr;  le Président

tsibinda@hotmail.com; la Secrétaire générale

Toronto le 05 août 2021

Marie Léontine Tsibinda Bilombo,

Secrétaire générale

FYI/Siège social

Environnement : ouverture du congrès mondial de la nature à Marseille

septembre 3, 2021

Le président français, en visite à Marseille, participera à l’inauguration du congrès. Plus de 5 000 participants sont inscrits à cette édition hybride.

Ce vendredi 3 septembre s’ouvre à Marseille la plus grande rencontre pour la protection de la nature : le congrès mondial de l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN). Objectif ? Donner un coup de fouet à la défense de la planète, mise à mal par l’Homme. En effet, selon les experts de l’ONU, la biodiversité s’effondre, avec jusqu’à un million d’espèces animales et végétales menacées de disparition. La nature « décline plus vite que jamais dans l’histoire humaine », avertissaient-ils déjà en 2019.

Un déclin, souvent qualifié de « sixième extinction de masse », qui met en péril les conditions mêmes de l’existence humaine sur terre, comme l’ont montré récemment les catastrophes climatiques à répétition. « Nous faisons face à des défis immenses », a alerté le secrétaire général de l’UICN Bruno Oberle, lors d’un sommet en ligne des peuples indigènes, quelques heures avant l’ouverture officielle du Congrès dans la cité phocéenne. « Nous voyons le climat changer avec de graves conséquences pour nos sociétés. Nous voyons disparaître la biodiversité et la pandémie frapper nos économies, nos familles, notre santé. Et nous savons que tous ces défis sont liés à notre comportement humain. » 

« Vivre en harmonie avec la nature »

Ainsi, le président français Emmanuel Macron participera à l’inauguration du congrès, qui durera jusqu’au 11 septembre prochain, sous un format « hybride » – en présence et en ligne –, Covid-19 oblige. Plus de 5 000 participants sont inscrits, dont 3 600 à Marseille, contre 15 000 espérés. « Notre objectif commun est d’inscrire la nature au sommet des priorités internationales – car nos destins sont intrinsèquement liés : planète, climat, nature et communautés humaines », a rappelé le chef de l’État.

Ce dernier effectuait quelques heures plus tôt, une sortie en mer dans le célèbre parc naturel des Calanques, annonçant la tenue en France d’un « One ocean summit » fin 2021 début 2022. L’état des océans, affectés par le réchauffement climatique comme par la pollution, notamment plastique, est un des sujets importants du congrès. Ils sont en effet un des principaux puits de carbone naturels de la planète.

En dépit de cette urgence environnementale, les États n’ont pas tenu leurs engagements afin d’inverser la tendance en matière de biodiversité sur la décennie 2010-2020. Le congrès de l’UICN jouera ainsi un rôle important dans le nouveau processus à mettre en place pour 2020-2030 : en réunissant une large palette d’acteurs – gouvernements, ONG, société civile, entreprises – et en définissant des priorités.

L’UICN doit voter une série de motions 

Dès samedi 4 septembre, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN permettra d’ailleurs de prendre la mesure de la poursuite de la destruction de notre environnement si l’inaction perdure. L’UICN doit voter une série de motions lors du congrès, notamment une déclaration finale, qui devrait porter sur « la place de la nature dans les plans de relance économique post-Covid », « une nouvelle stratégie mondiale de la biodiversité ambitieuse » s’accompagnant d’un « plan d’action mondial pour les espèces », et « la contribution de la nature à la lutte contre le changement climatique », a indiqué Sébastien Moncorps, directeur de l’UICN France.

De plus, alors que l’hypothèse d’une transmission du virus Covid-19 de la faune sauvage à l’homme est centrale pour expliquer l’origine de la pandémie, la question de la santé dans le rapport de l’homme à la nature sera également un point essentiel. 

Autre nouveauté, le congrès, qui se tient pour la première fois en France depuis la création de l’UICN en 1948, comprendra une partie dédiée au grand public. Car si les politiques publiques peinent à évoluer, « la sensibilisation du public est bien plus grande » que lors du dernier congrès en 2016, tout comme celle du monde économique, se réjouit Gavin Edwards de WWF International.

Deux fois reporté à cause de la pandémie, le congrès s’inscrit donc dans un important cycle de négociations devant conduire à la COP15 biodiversité qui se tiendra en Chine en avril 2022. Lors de cette conférence, la communauté internationale doit notamment adopter un texte visant à « vivre en harmonie avec la nature » à l’horizon 2050, avec des objectifs intermédiaires pour 2030

Par Le Point avec AFP

Dès mercredi, l’humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018

juillet 30, 2018

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra « à crédit » pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network / © AFP/Archives / GERARD JULIEN

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra « à crédit » pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

Le 1er août est « la date à laquelle nous aurons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber », explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.

« Il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins », souligne WWF dans un communiqué.

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du « jour du dépassement » au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

L’humanité vit à crédit à partir du 1er août / © AFP / Simon MALFATTO

Le mouvement « s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage », explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. « On met à mal la capacité de la planète à se régénérer », en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. « Nous avons des responsabilités différentes: des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte », souligne Pierre Cannet de WWF. Si l’ensemble de l’humanité vivait comme eux, le « jour du dépassement » interviendrait dès les 9 et 19 février. A l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

« On doit passer du cri d’alarme à l’action », estime Pierre Cannet, qui s’inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation.

Le « jour du dépassement » si tout le monde vivait comme… / © AFP /

Sur le site internet du « jour du dépassement » sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance: revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l’expansion démographique.

Chacun peut calculer son empreinte écologique sur http://www.footprintcalculator.org/.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 14h44)

L’animal de l’année 2017 est le cerf

janvier 3, 2017

Le cerf est l’animal de l’année 2017. Le roi des forêts se déplace beaucoup, or les routes, voies ferrées et agglomérations lui obstruent souvent le chemin. Pro Natura l’a donc choisi pour rappeler l’importance des corridors faunistiques pour les animaux sauvages.

Les deux caractéristiques du cerf (cervus elaphus) « sont ses bois majestueux et son brame impressionnant à la période du rut. On sait moins que les cerfs ont un grand besoin de mobilité », indique mardi Pro Natura dans un communiqué. L’organisation environnementaliste désigne chaque année un animal qui mérite attention et protection.

Le cerf se déplace souvent sur de grandes distances entre son gîte de jour et de nuit et entre ses quartiers d’hiver et d’été. Mais dans un paysage toujours plus fragmenté, il est fréquemment bloqué.

Il est donc urgent de recréer davantage de corridors faunistiques, afin que les animaux sauvages puissent à nouveau évoluer librement, souligne Andreas Boldt, spécialiste de la faune chez Pro Natura, cité dans le communiqué. L’association lance d’ailleurs une nouvelle campagne intitulée « Voie libre pour la faune sauvage! ».

Appel aux skieurs
La plupart des cerfs vivent au sud-est des Alpes helvétiques. Même si quelques-uns évoluent dans le Jura et sur le Plateau, l’animal est freiné dans son expansion naturelle par les obstacles souvent infranchissables que constituent les autoroutes, les voies ferrées et les agglomérations.

Et Pro Natura de lancer aussi un appel aux amateurs de sports d’hiver: les zones de tranquillité balisées doivent absolument être respectées, met en garde l’organisation.

Afin d’économiser de l’énergie en hiver, le cerf peut ralentir son métabolisme pendant quelques heures par jour et tomber dans une sorte de léthargie temporaire. La circulation sanguine se réduit notamment dans les pattes qui refroidissent et se retrouvent immobilisées.

S’il est dérangé durant cette phase, le cerf doit relancer son métabolisme en quelques fractions de seconde, ce qui requiert une grande quantité d’énergie. Il est donc très important que que le mammifère puisse bénéficier de quartiers d’hiver tranquilles, explique Pro Natura.

500 brames par heure
Le cerf est un des plus grands mammifères indigènes. Le mâle peut mesurer jusqu’à 1,30 mètre. Les femelles sont plus petites. Elles sont dépourvues de l’attribut le plus caractéristique des cerfs: les bois. Cette parure tombe chaque année pour repousser, encore plus grande, entre le printemps et l’été.

« Un véritable tour de force: un cerf mâle produit jusqu’à 150 grammes de masse osseuse par jour. De grands bois peuvent peser jusqu’à huit kg », décrit Pro Natura.

À la saison du rut, en automne, les bois permettent aux mâles dominants de tenir leurs rivaux à distance des femelles, très convoitées. Le brame sert à attirer les femelles en chaleur. Un cerf en rut peut bramer de toutes ses forces jusqu’à 500 fois par heure.

Le cerf avait disparu de Suisse au milieu du XIXe siècle. Il a fait son retour depuis l’Autriche dès 1870. Aujourd’hui quelque 35’000 cerfs vivent dans le pays.

Romandie.com avec(ats / 03.01.2017 10h16)  

Graines de cœur jaloux

avril 27, 2012

 

Dans le diable de ton cœur jaloux

poussent des cornes sans genoux

qui foncent dans le silence de la victime

durant le choix de tes visites intimes

 

Ton discours au langage dominateur

marque de ta pédagogie d’éducateur

distille un venin de mensonge sans peur

semant discrètement des graines de malheur

 

Quand ta main jette dans la cognée la pierre

tu souris en fuyant dans le sens de la rivière

pour te cacher à l’estuaire dans l’embouchure

loin de tous soupçons retors de ta sale nature.

 Bernard NKOUNKOU

La feuille détachée à l’automne

octobre 7, 2011

Chaque feuille de l’arbre qui tombe à l’automne
est une perte de l’amour de froid baiser sec se
détachant de la branche corporelle en chute libre

ô toi ma belle de l’automne aux multiples couleurs
dans la nature changeante, piquante et reluisante
tu es une marque éternelle de ma vie solitaire

Reviens et renaîs si tu veux reverdir dans les bras
de mes branches pleines de sève mais aussi d’espoir
et tu porteras les beaux fruits mûrs de l’union.

Bernard NKOUNKOU

Les maïs aux pieds bronzés

juillet 21, 2011

Debout dans de vastes étendues
Comme de jeunes muscles tendus
Exposés et brûlés au feu du soleil
Ils sont la proie de la furie du ciel

Pauvres maïs de verts paturages
Laminés sous le soleil sauvage
Qui fouette sans pitié la terre
Jusqu’aux entrailles du ventre

L’effort humain est vite calciné
Par la nature ivre et déchaînée
Où la pluie est reine des champs
Pour reverdir l’âme du présent.

Bernard NKOUNKOU

La colère du soleil

juillet 21, 2011

Le soleil est monté sur ses ergots
transportant sa bosse d’escargot
brûlant la terre vitale qui suffoque
avec ses pattes de rayons loufoques.

Quand il répand la chaleur condensée
l’éparpillant dans un rythme cadensé
les plantes et les animaux se déciment
les montagnes pleurent sur la cîme.

Des cris des humains aussi fusent
car la nature a perdu sa belle muse
même si l’homme se réfugie dans l’eau
il est temps pour lui de régler ses maux.

Bernard NKOUNKOU

Conte : Le Grillon, la Luciole et l’Escargot

juin 30, 2011

Un Grillon des champs, aux antennes fines et sensibles, aux yeux luisants, à l’allure robuste, cultivait des épinards pour sa subsistance.

Travailleur diurne, assidu et résistant, il avait étalé de longs sillons de légumes que la nature arrosait par des petites pluies douces dans un relais permanent du soleil qui apportait la lumière et la chaleur pour leur bonne croissance.

Une fois les légumes à maturité, les trois sillons qu’il avait préparés donnèrent une bonne production. Il en récolta un pour sa ration personnelle. Il garda les deux autres pour la vente afin d’avoir un peu d’argent.

Quand arriva le jour le plus favorable pour réaliser son profit monétaire, il se rendit aux champs avec sa corbeille d’osier. Il marchait fièrement en chantant pour exprimer sa joie :  « crin, crin, crin ». Cette cueillette devrait lui procurer un bonheur complémentaire.

Jetant au loin son regard sur l’étendue en série de ses sillons; le doute des images gagnait le reflet de la perception. Vint soudain la surprise la plus étonnante, il ne retrouva pas la totalité des épinards car mangés, par segments, lui laissant de simples tiges debout sur les deux sillons comme de vieux soldats effeuillés, sans galons sur les épaulettes.

Il pleura toute la journée devant ses sillons dévastés; la fonte de ses larmes avaient mouillé tous ses habits. Il avait perdu tout espoir. Il maudit celui qui lui avait causé un tel préjudice.

A la tombée de la nuit, il chercha à rentrer chez-lui. A mi-chemin, il fit égarer au point de ne plus reconnaître l’emplacement de son domicile. Il se mit encore à chanter et à pleurer. Soudain, une belle petite Luciole, aux yeux noirs vint lui tourner trois fois émettant sa lumière verte sous ses ailes et lui montra la direction de sa maison sous le bois sacré.

La Luciole lui posa la question :
– Pourquoi, pleures-tu cher Grillon à cette heure-ci ?
– Je pleure parce qu’une partie de mes épinards a été mangée
– Ah, bon ! Ne connais- tu pas l’auteur de ce mauvais acte ?
– Point du tout.

La Luciole l’accompagna chez-lui. Il ne cessait en cours de route de lui expliquer avoir été victime dans son champ d’épinards d’une razzia de sa production vivrière. Après une brève escale dans sa maison, elle lui demanda d’aller lui montrer, en pleine nuit, ses sillons endommagés.

La Luciole le devança pour illuminer le chemin avec ses phares arrière que suivait gentiment le Grillon.

– Tu vois mes sillons qui ont été pris d’assaut maladroitement?
– Bien sûr !

La Luciole dit au Grillon :  « Je vais monter la sentinelle ici ». Il le remercia pour cette bonne proposition consistant à retrouver la piste du voleur. Il ajouta, en outre : « Comme tu as laissé une moitié d’épinards, je suis sûr que le malfaiteur reviendra sur le lieu de sa consommation ».

Le Grillon courut en dansant, sautant, vola et rentra dans sa maison aux multiples galeries.

Pendant ce temps, la Luciole était aux aguets, perchée sur la branche de l’arbuste en bordures des sillons. Elle vit, en pleine nuit, un Escargot marron, à la coquille rondelette, aux nombreux enfants, qui envahissait la portion congrue d’épinards. La Luciole décolla, sillonna les épinards, torcha l’Escargot de sa lumière de laser. Effrayé et ébloui, il se cacha avec tous ses enfants sous les feuilles vertes des épinards. Trop tard, la Luciole les avait déjà vus. Il partit rendre compte chez le Grillon. Celui-ci ne croyait pas un seul instant que l’Escargot pouvait lui causer un quelconque préjudice d’une si haute méchanceté. Je ne m’en reviens pas, dit-il : à peine trois mois, nous étions ensemble au mariage du Crapaud, à l’île Tsoukoula, et que nous étions assis sur la même table.

Eh, ben ! C’est bien ton ami que j’ai vu et surpris entrain de manger tes épinards.

La Luciole promit au Grillon une solution rapide et efficace. EIle repartit aux champs, pondit ses œufs sous les pieds des épinards. A leur éclosion ceux-ci devinrent des larves protectrices des légumes.

Voulant récidiver son acte dévastateur, l’Escargot repartit la nuit, comme à son habitude, pour racler le reste des épinards. Malheureusement, au même moment les larves de la Luciole qui patrouillaient entre les sillons, attrapèrent l’Escargot et toute sa famille; les mangèrent copieusement comme un régal de bon goût. L’information arriva dans les oreilles de la Luciole que le sort de l’Escargot était réglé. Elle partit chez le Grillon pour lui apporter la nouvelle. Celui-ci n’en croyait pas de ses yeux et demanda d’y faire un tour pour vivre la réalité de la mort de l’Escargot et de sa famille. Il l’embrassa, le félicita et lui offrit une coupe de vin pour célébrer ce grand événement de la victoire sur le malfaiteur et sa cohorte.

Après la dégustation du fruit de leur solution, ils se rendirent au champ et le Grillon trouva parsemé, par endroits, de nombreux cadavres d’Escargots, au contenu vide de leur coquille, car ils étaient dévorés par des larves de Luciole. Il était finalement convaincu de ce qui était arrivé. Il a cru au bon service reçu de la part de la Luciole, faisant de lui son meilleur ami pendant la saison de son existence.

La Luciole réitéra sa disponibilité auprès du Grillon, en lui disant : «  A chaque fois que tu seras dans le besoin, tu pourras compter sur moi ». Le souci du Grillon fut soulagé et réglé pour ses épinards. Je ne savais pas que tes larves avaient la particularité de manger des Escargots ce que toi-même ne sait pas faire.

Chacun de nous dans la nature a son rôle et la nature s’est réglée les choses devant le désespoir d’une situation alarmante.

© Bernard NKOUNKOU