Posts Tagged ‘Naufrage’

Tunisie : les corps de 21 migrants repêchés au large de Sfax

juillet 5, 2021

Une cinquantaine de personnes ont pu être secourues après le naufrage de l’embarcation le 4 juillet, quatrième à subir ce triste sort depuis le 26 juin.

C'est le quatrieme naufrage de ce type depuis le 26 juin (illustration).
C’est le quatrième naufrage de ce type depuis le 26 juin (illustration).© ANIS MILI / AFP

La garde maritime tunisienne a repêché lundi 21 cadavres de migrants originaires d’Afrique subsaharienne et secouru 50 au large de Sfax, dans le centre de la Tunisie, après le naufrage de leur embarcation qui tentait de rallier clandestinement l’Europe. « Vingt et un corps de migrants ont été repêchés après le naufrage de leur embarcation le 4 juillet, et cinquante ont été secourus », a indiqué à l’Agence France-Presse Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la garde nationale (gendarmerie).

Partis depuis Sfax, ces migrants, tous originaires d’Afrique subsaharienne, tentaient de rallier l’Europe, a ajouté Houcem Eddine Jebabli. Au total, quatre embarcations parties de Sfax ont fait naufrage depuis le 26 juin, 78 migrants ont été secourus et 49 cadavres repêchés après ces drames, selon la même source.

43 disparus dans un autre naufrage le 3 juillet

Par ailleurs, le 3 juillet, un bateau parti de Libye avec 127 passagers à bord a coulé au large de Zarzis, dans le sud de la Tunisie. Quatre-vingt-quatre migrants ont été secourus et 43 ont disparu, avait indiqué samedi le Croissant-Rouge tunisien.

Les départs de Tunisie vers les côtes européennes ont atteint en 2020 un pic inédit depuis 2011. La majorité des candidats à l’exil ne sont désormais plus des Tunisiens. Les étrangers, essentiellement des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, constituaient 53 % des migrants arrivés de Tunisie en Italie au premier trimestre 2021, selon l’ONG Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).

Par Le Point avec AFP

La Marine iranienne perd l’un de ses plus gros bâtiments en mer d’Oman

juin 2, 2021

La Marine iranienne a annoncé mercredi le naufrage d’un des ses plus gros bâtiments long de plus de 200 m en mer d’Oman, après des heures de lutte contre un incendie d’origine obscure.

Le navire de ravitaillement de la marine iranienne Kharg 431 à Port Soudan, en mer Rouge, le 31 octobre 2012

© Ashraf SHAZLY Le navire de ravitaillement de la marine iranienne Kharg 431 à Port Soudan, en mer Rouge, le 31 octobre 2012

L’équipage de ce navire auxiliaire, le Kharg, a pu être évacué avant que le bâtiment ne sombre, au large du port de Jask, dans le Sud de l’Iran, indique un communiqué de la Marine.

Les forces navales de la République islamique présentent le Kharg comme un « navire-école de soutien », en service depuis « plus de quatre décennies ».

Mais selon GlobalSecurity.org, site américain spécialisé sur les questions militaires, il s’agit d’un pétrolier « ravitailleur » et « porte-hélicoptères » construit en Grande-Bretagne.

Commandé sous le règne du dernier Chah, le bâtiment, long de 679,5 pieds (207 mètres) a été livré en 1984, soit après la révolution iranienne de 1979 et alors que la jeune République islamique était en guerre contre l’Irak, ajoute le site.

La télévision d’Etat iranienne a diffusé des images apparemment prises du rivage et montrant une épaisse colonne de fumée s’élevant au large au-dessus d’un mer turquoise, indiquant qu’il s’agissait du Kharg en train de brûler.

– 400 personnes à bord –

Selon la Marine iranienne, le feu s’est déclaré mardi dans l' »un des systèmes » du navire. Le communiqué ne donne aucune précision supplémentaire, notamment sur la cause de l’incendie.

Les secours ont lutté « pendant 20 heures » après l’évacuation des marins vers la côte, « mais compte tenu de la propagation de l’incendie, la mission de sauvetage du Kharg a échoué et le navire a coulé près de Jask », écrit la Marine.

Citant un porte-parole régional de la Marine, Behzad Jahanian, l’agence iranienne Tasnim écrit que le feu a pris à bord du bâtiment mardi vers 11h00 (6h30 GMT) et que le bateau a fini par couler vers 8h30 (4h00 GMT) mercredi alors qu’il se trouvait dans les eaux iraniennes, non loin des eaux internationales.

Selon M. Jahanian, le bateau effectuait « une mission d’entraînement avec environ 400 hommes d’équipages et élèves-officiers à bord », mais « heureusement », il n’y a eu « aucune perte », « seulement 20 blessés légers souffrant de brûlures », ajoute Tasnim.

Le communiqué de la Marine indique, lui, que le bâtiment avait appareillé il y a quelques jours pour une « mission d’entraînement » dans les eaux internationales.

Selon Jeremy Binnie, du cabinet spécialisé dans la défense et le renseignement Janes, « les Iraniens décrivent souvent le Khark comme un ‘porte-hélicoptères’ mais [il s’agit] en fait un navire ravitailleur […]  bien utile car [il était] le seul [de la flotte de la Marine iranienne] dédié à cette tâche ».

C’était le plus gros navire de la Marine iranienne jusqu’à ce que soit lancé en janvier le Makran, ancien pétrolier converti en navire de soutien avancé, ajoute M. Binnie. 

– « Représailles » –

En 2020, 19 marins iraniens avaient été tués lors de manœuvres après qu’un bâtiment de guerre a été touché par un tir ami.

En avril, Téhéran avait annoncé qu' »un navire commercial » iranien, le Saviz, avait été endommagé en mer Rouge par une explosion d’origine indéterminée.

Le New York Times avait lui rapporté que le Saviz avait été visé par une attaque de « représailles » israélienne après « des frappes antérieures de l’Iran contre des navires israéliens ».

Le gouvernement iranien a annoncé il y a quelques jours que son projet d’oléoduc à destination de Jask avait été achevé et que du pétrole avait été acheminé via ce pipeline jusqu’à ce port.

Pour l’Iran, le but est d’exporter du pétrole à partir de Jask, ce qui ferait gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le Golfe, et permettrait aux navires-citernes d’éviter le détroit d’Ormuz, au coeur de vives tensions stratégiques entre l’Iran et les Etats-Unis, dont les navires de guerre sont présents en force dans la région.

Compte tenu des sanctions américaines contre l’Iran mises en place sous la présidence de Donald Trump (janvier 2017 – janvier 2021) en vue de tarir les exportations pétrolières de la République islamique, Téhéran est particulièrement discrète sur ses expéditions de brut à destination des quelques rares clients qui osent encore lui en acheter.    

Avec AFP par amh-mj/bfi

Mauritanie : les naufrages de migrants se multiplient

novembre 10, 2020
Des migrants arrivent au port d'Arguineguin, dans les îles Canaries, après avoir été secourus par l'Espagnol Salvamento Maritimo alors qu'ils contournaient l'île à bord de pirogues, le 7 novembre 2020.

Malgré l’épidémie et les risques encourus, pas une semaine ne passe sans que des Subsahariens ne trouvent la mort en tentant de rejoindre les îles Canaries depuis le continent.

Selon le collectif Caminando Fronteras, quelque 92 migrants qui avaient pris place à bord d’une pirogue partie du Sénégal avec 119 passagers sont morts noyés, le 3 novembre, dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie. Quelques jours plus tôt, 36 migrants avaient disparu en face de Nouadhibou.

Aucune semaine ne passe sans de telles macabres informations, comme le confirme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM, de l’ONU). Dans un communiqué daté du 6 novembre, elle estime à « environ 400 » le nombre de migrants « interceptés ou secourus au large des côtes mauritaniennes depuis la mi-octobre ».

Flux important

Ces chiffres confirment la reprise d’un flux important de migrations subsahariennes en direction des îles Canaries (Espagne), situées à la hauteur du Sahara occidental, d’où les Subsahariens espèrent pouvoir gagner l’Europe.

Ils sont très jeunes, ces candidats à un voyage risqué parce qu’entrepris sur des embarcations de fortune surchargées et dotées de moteurs au fonctionnement aléatoire. Ils viennent du Mali, de Gambie, de Guinée, du Sénégal ou de Mauritanie, où ils estiment n’avoir aucun avenir.

ILS ONT PAYÉ LES PASSEURS MOINS CHER QU’AVANT L’ÉPIDÉMIE

Ils ont payé les passeurs moins cher (700 euros) qu’avant l’épidémie (1 500 euros), car celle-ci a réduit provisoirement la demande. Partis des plages de Mbour (Sénégal), de Nouakchott ou de Nouadhibou, ils ont affronté un océan aux courants puissants. À la moindre panne, ils se sont retrouvés dans la situation des naufragés du radeau de La Méduse, qui ont connu le même sort dans les parages, au XIXe siècle.

Dénutris et déshydratés

Depuis fin septembre, 200 bateaux ont débarqué 5 000 migrants aux Canaries, soit dix fois plus que durant la même période en 2019. 

Dénutris et déshydratés après des jours de dérive, ils peuvent s’estimer chanceux de se retrouver dans un hôpital de Nouadhibou après avoir été récupérés par les gardes-côtes mauritaniens et pris en charge par l’OIM et le Croissant rouge.

PLUS DE 400 MORTS LORS DE LA TRAVERSÉE VERS L’ARCHIPEL ESPAGNOL

Selon l’OIM, 14 bateaux transportant 663 migrants ont quitté le seul Sénégal pour les Canaries au mois de septembre. Un quart d’entre eux ne sont pas arrivés à bon port parce qu’ils ont coulé ou sont tombés en panne.

Depuis le début de l’année, on déplore plus de 400 personnes mortes dans la traversée vers l’archipel espagnol.

Cette poussée migratoire (11 000 arrivées aux Canaries en dix mois) dépasse le niveau de l’an dernier (2 557 arrivées), mais elle est encore loin des chiffres de 2006 (32 000 arrivées). Elle inquiète pourtant les autorités espagnoles et européennes, car elle s’aggrave : depuis fin septembre, 200 bateaux ont débarqué 5 000 migrants aux Canaries, soit dix fois plus que durant la même période en 2019. 

La Guardia Civile à Nouakchott

Un avion C-235 de la Guardia Civile espagnole équipé de radars et de caméras est désormais positionné à l’aéroport de Nouakchott. En collaboration avec l’armée de l’air et la marine mauritaniennes, il patrouille chaque jour au-dessus de l’océan pour détecter les migrations illégales. Il a déjà permis d’arraisonner un bateau parti de Nouakchott qui naviguait plein nord avec 50 personnes à son bord.

DES CENTAINES DE CLANDESTINS RENVOYÉS

Car le voyage vers l’eldorado européen se conclut souvent par un retour à la case départ. Le ministère de l’Intérieur espagnol s’apprête ainsi à renvoyer des centaines de clandestins vers la Mauritanie, avec laquelle il a noué un partenariat dans la lutte contre l’immigration illégale en 2003.

De son côté, la Mauritanie a expulsé le 7 novembre, vers le Sénégal et le Mali, 210 migrants arrêtés la semaine dernière en mer ou sur une plage de Nouadhibou.

Avec Jeune Afrique par Alain Faujas

Naufrage en Grèce: sept migrants turcs morts, dont cinq enfants

septembre 27, 2019

 

Sept Turcs – un bébé, quatre enfants et deux femmes – sont morts vendredi 27 septembre dans le naufrage d’un bateau de migrants en mer Egée, ont annoncé les gardes-côtes grecs, les sauveteurs recherchant quatre personnes disparues.

Ces ressortissants turcs, accusés d’être gülénistes par le régime d’Erdogan, voulaient demander l’asile politique en Grèce, selon les gardes-côtes grecs. Le naufrage s’est produit près de l’îlot d’Inousses, situé entre l’île de Chios et la côte turque. Douze personnes, dont quatre enfants, cinq hommes et trois femmes, ont pu être sauvées. Leur nationalité n’était pas connue dans l’immédiat. Deux autres enfants feraient partie des disparus qui comptent également un homme et une femme, ont précisé les gardes-côtes.

Des centaines de migrants et réfugiés sont morts ces dernières années en tentant de traverser la mer Egée dans de petits bateaux surchargés. Plus de 50 personnes se sont ainsi noyées depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La Grèce accueille quelque 70.000 réfugiés et migrants, principalement des Syriens qui ont fui leur pays depuis 2015 en traversant la Turquie voisine.

En vertu d’un accord conclu en 2016 entre la Turquie et l’Union européenne, la Turquie a mis un frein aux flux des départs de migrants vers les cinq îles grecques les plus proches de son rivage, en échange d’une aide de 6 milliards de dollars. Mais le nombre des arrivées a grimpé régulièrement ces derniers mois.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré cette semaine qu’environ 3000 personnes étaient arrivées depuis la Turquie ces jours derniers, ce qui ajoute à la pression sur des installations d’accueil déjà surpeuplées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : au moins 30 morts dans un naufrage sur le lac Mai-Ndombe, dans l’ouest du pays

mai 27, 2019

Le lac Mai-Ndombe en RDC © Creative Commons/Wikimedia/J. Claeys Boùùaert

 

Au moins 30 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres sont portées disparues dans le naufrage, samedi, d’une embarcation sur le lac Mai-Ndombe, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.

« Jusqu’ici nous avons retrouvé 30 corps sans vie, douze femmes, onze enfants et sept hommes », a déclaré Simon Mbo Wemba, le maire d’Inongo, une localité sur le lac Mai-Ndombe, dans la province du même nom qui se trouve au nord de Kinshasa. « Le bilan est encore provisoire », a-t-il ajouté après le naufrage de l’embarcation samedi. « Il y a 183 rescapés. D’après eux, le bateau avait embarqué plus de 350 passagers », a-t-il ajouté, précisant que les recherches allaient se poursuivre sur le lac.

Le nombre exact de passagers est difficile à établir, en raison de la présence de clandestins sur ce bateau de type « baleinière », à savoir une embarcation en bois à fond plat, de 15 à 30 mètres de long sur 2 à 6 mètres de large. Le maire a pointé « l’état de vétusté de la baleinière ».

Drames récurrents

La RDC est souvent endeuillée par ce genre de tragédie. Mi-avril, au moins quinze personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres portées disparues dans le naufrage d’une embarcation entre Goma et le territoire de Kalehe sur le lac Kivu (est).

Au chevet des victimes, le nouveau président de la RDC Félix Tshisekedi avait annoncé le port obligatoire de gilets de sauvetage par les passagers voyageant sur le lac Kivu. Les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l’absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

Jeuneafrique.com avec AFP

Naufrage en Tanzanie: le bilan atteint 218 morts, un survivant extrait de l’épave

septembre 22, 2018

La coque renversée du ferry MV Nyerere naufragé dans le lac Victoria, 21 septembre 2018. / © AFP / Stringer

Deux cent dix-huit morts. Le bilan du naufrage du ferry MV Nyerere dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, ne cessait de s’alourdir samedi au troisième jour des opérations de recherches, même si, à la surprise générale, un survivant a été extrait de l’épave.

Les plongeurs des équipes de recherches continuaient samedi soir leur travail autour de la coque qui affleurait encore à quelques dizaines de mètres à peine de l’île d’Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d’habitants, a rapporté un journaliste de l’AFP.

« Nous déplorons au moment où nous parlons 218 morts et les opérations se poursuivent », a déclaré samedi soir John Mongella, le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), à la télévision publique TBC One.

Le gouverneur a par ailleurs assuré qu’un « dispositif » permettant de « retourner » l’épave ayant chaviré, et donc d’accélérer les recherches, était en chemin pour Ukara. « Nous attendons d’un moment à l’autre les spécialistes et le dispositif pour retourner le ferry. Ils ont promis de se mettre à l’oeuvre dès leur arrivée ».

Sur le rivage de l’île, des dizaines de cercueils en bois ont été alignés, attendant d’être récupérés par les proches des victimes, a rapporté un journaliste de l’AFP.

« Demain matin (dimanche), nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », a souligné M. Mongella.

Des secouristes repêchent les victimes du naufrage du ferry MV Nyerere dans le lac Victoria, en Tanzanie, 21 septembre 2018.n / © STARTV/AFP / –

– Peu savent nager –

Le MV Nyerere a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres à peine d’Ukara, le bilan élevé étant attribué au fait que peu de gens savent nager dans cette région du monde.

Les témoins et les survivants ont donné deux versions de la catastrophe, mais la surcharge du navire semble d’ores et déjà en cause: le nombre de morts – 218 – additionné au nombre de rescapés – 41 – surpasse largement la capacité du bateau, établie à 101 personnes. Le nombre exact de personnes se trouvant à bord du bateau au moment du drame reste pour l’heure inconnu.

Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire à l’approche du débarcadère, un mouvement qui pourrait avoir déséquilibré le bateau. Selon d’autres, la personne se trouvant à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d’approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

– Capitaine absent, un subordonné inexpérimenté à bord –

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

Le président tanzanien John Magufuli avait par ailleurs indiqué vendredi soir que les premiers éléments de l’enquête indiquaient que le capitaine du bateau ne se trouvait pas à bord, mais avait délégué ses fonctions à un subordonné sans expérience.

La navigation peut être difficile sur le plus grand lac d’Afrique, où elle se fait souvent sur des navires vétustes et trop chargés, les autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles au large de Mwanza.

L’espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasiment nul, même si, contre toute attente, l’ingénieur du ferry a été extrait vivant de l’épave à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d’air, a indiqué un député local.

Evoquant une « négligence », le président tanzanien a ordonné vendredi soir que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées. « Les responsables seront absolument punis », a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie ».

Romandie.com avec(©AFP / (22 septembre 2018 21h24)

Tanzanie: au moins 126 morts dans le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria

septembre 21, 2018

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

Au moins 126 personnes ont péri dans le naufrage jeudi d’un ferry dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, un bilan qui n’a cessé de s’alourdir vendredi, au fur et à mesure du pénible et macabre travail des équipes de recherches sur place.

« Pour le moment, nous déplorons 126 morts (…) Les opérations se poursuivent », a déclaré le ministre tanzanien des Transports Isack Kamwele sur la chaîne de télévision publique TBC One. Un précédent bilan faisait état d’une centaine de victimes et de 40 rescapés.

On ignorait toujours vendredi après-midi combien de personnes se trouvaient à bord du MV Nyerere lorsque celui-ci a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres du débarcadère de l’île d’Ukara, sa destination finale.

Des témoins ont rapporté à la télévision publique qu’environ 200 passagers se trouvaient à bord du ferry, d’une capacité de 100 personnes, mais le gouverneur de la région de Mwanza, John Mongella, a indiqué à l’AFP ne pas être en mesure de confirmer ce nombre. Les registres des passagers sont le plus souvent lacunaires sur les navires sillonnant le plus grand lac d’Afrique.

« C’est un coup très dur. C’est une terrible nouvelle pour nous tous et pour la nation entière », a déclaré le gouverneur Mongella.

Dans un communiqué, le pape François a « exprimé sa solidarité la plus sincère envers ceux qui ont été endeuillés par la perte de leurs proches et ceux qui craignent pour la vie des personnes encore disparues ».

Les causes de l’accident n’étaient pas établies vendredi mais de précédentes tragédies dans cette région des Grands Lacs ont le plus souvent été imputées à des embarcations surchargées et au fait que la plupart des passagers ne savent pas nager.

De fait, plusieurs témoins interrogés par l’AFP au téléphone ont rapporté qu’à l’approche de l’île d’Ukara, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire pour se préparer à débarquer. Ce mouvement aurait déséquilibré le bateau, qui s’est alors retourné.

Outre ses passagers, le MV Nyerere, exploité par l’Agence tanzanienne des services électriques et mécaniques, transportait également des marchandises lorsqu’il a chaviré.

– Aucun espoir –

Vendredi, les équipes de secours ont travaillé toute la journée, sous le regard de centaines de personnes massées sur le littoral.

Sur place, d’après des témoins interrogés par l’AFP, la coque du navire affleurait à la surface de l’eau, à quelques dizaines de mètres de la côte.

« Mon fils se trouve parmi les corps repêchés sans vie. Il était parti avec sa femme mais son corps à elle n’a pas encore été retrouvé. Mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter ça? », a déclaré à l’AFP Dativa Ngenda, une dame âgée, en pleurs, jointe au téléphone à Ukara.

« Je n’ai pas encore de nouvelles de mon père et de mon petit frère qui étaient dans le ferry. Ils s’étaient rendus au marché à Bugolora pour acheter l’uniforme scolaire et d’autres fournitures scolaires pour mon frère car l’école reprend lundi prochain », a pour sa part témoigné Domina Maua, jointe par l’AFP au téléphone à Arusha (nord), où elle travaille.

« Je vais prendre le bus pour m’y rendre mais je sais qu’il n’y a aucun espoir de les retrouver vivants. Nous prions Dieu pour que leurs corps puissent être retrouvés afin que nous puissions leur dire adieu », a-t-elle ajouté.

Le ferry assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Le chef de l’opposition tanzanienne Freeman Mbowe a appelé vendredi le président John Magufuli à décréter « un deuil national » et à prendre des sanctions: « Nous avons déjà eu plusieurs accidents meurtriers, non seulement sur le lac Victoria, mais aussi dans l’océan Indien, sans qu’un seul responsable rende des comptes ».

La navigation peut être difficile sur le lac et elle se fait avec des navires vétustes ou mal entretenus. Les autorités sont par ailleurs souvent peu regardantes sur la sécurité.

En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles marins au large de Mwanza.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 16h01)

Soudan: 22 écoliers morts dans le naufrage d’une embarcation sur le Nil

août 15, 2018

Une photo prise le 15 août 2016 dans la capitale soudanaise Khartoum montre les rives du Nil dont le niveau de l’eau a augmenté après deux semaines de pluies diluviennes qui ont fait des victimes et provoqué des dégâts / © AFP/Archives / Ebrahim Hamid

Au moins 22 enfants soudanais se rendant à l’école sont morts noyés mercredi dans le naufrage de leur embarcation sur le Nil à quelque 750 km au nord de la capitale Khartoum, ont indiqué les médias officiels.

Les équipes de la Défense civile ont été dépêchés sur place et ont commencé à repêcher les corps, selon un communiqué et un témoin sur place.

Plus de 40 enfants de la région de Kneissa se trouvaient à bord de l’embarcation au moment du drame, a indiqué l’agence de presse soudanaise Suna, qui a fait état également de la mort d’une femme travaillant dans un hôpital, 23e victime du sinistre.

« Ce matin, 22 écoliers et une femme sont morts quand leur embarcation a coulé à Bouhayra alors qu’ils se rendaient à l’école depuis Kneissa », dans la région d’Abou Hamad dans l’Etat du Nil, a rapporté Suna, sans préciser le sort des autres enfants.

Mais selon le témoin, Ibrahim Hassan, neuf enfants ont survécu et les écoliers à bord de l’embarcation étaient âgés de 7 à 15 ans.

Les habitants des villages de la région se déplacent dans des embarcations en bois, souvent vétustes, pour passer d’un côté à l’autre du fleuve, et les écoliers parcourent plusieurs kilomètres à leur bord pour se rendre à l’école.

« L’accident a été provoqué par l’arrêt du moteur de l’embarcation à mi-chemin en raison d’un fort courant », a précisé Suna.

Joint par téléphone, un autre témoin a indiqué à l’AFP que « le bateau traversait le Nil du nord au sud, c’est-à-dire à contre-courant ». « Tout les familles de Kneissa sont en deuil », a dit ce témoins qui a requis l’anonymat.

Long de près de 6.700 km, le Nil est issu de la rencontre du Nil Blanc, qui prend sa source au lac Victoria, et du Nil Bleu, dont l’origine est le lac Tana, en Ethiopie. Les deux fleuves se rejoignent à Khartoum, puis le Nil traverse toute l’Egypte pour se jeter en Méditerranée.

– Ecoles fermées –

Soudan / © AFP / Vincent LEFAI

Les naufrages de ce genre sont rares au Soudan.

En août 2000, 50 élèves sont morts noyés dans l’accident le plus meurtrier du genre au Soudan, quand la barge en bois qui devait les conduire sur l’autre rive du Nil s’est retournée, à 350 km au sud-est de Khartoum.

L’agence Suna avait alors précisé que la petite embarcation était trop chargée, transportant en plus des écoliers une trentaine de sacs de patates douces et dix sacs de sorgho.

Et en septembre 2014, treize Soudanais avaient trouvé la mort dans le naufrage de leur embarcation au nord de Khartoum.

Le niveau des eaux du Nil Bleu est en hausse comme tous les ans pendant la saison des pluies en Ethiopie et des organismes d’aide de l’ONU mettent souvent en garde contre des risques de crue au Soudan entre juillet et novembre.

Mercredi, de fortes pluies se sont abattues sur Khartoum pendant plusieurs heures, inondant les rues et provoquant des coupures d’électricité dans la plupart des quartiers.

Les autorités de la capitale ont annoncé la suspension des cours jusqu’à la fin de l’Aïd al-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice, le 25 août.

En août 2013, des inondations avaient fait 50 morts, la plupart à Khartoum. Des centaines de milliers de personnes avaient été affectées par ces inondations, les plus graves à toucher la capitale soudanaise en 25 ans selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / (15 août 2018 17h43)

Canada/Québec: le bateau de Philippe Couillard coule dans le lac Saint-Jean

juillet 30, 2018

Le dessus d'un bateau dépasse de sous l'eau alors qu'une embarcation de la Sûreté du Québec est amarrée derrière.

Le bateau de Philippe Couillard a coulé à la marina de Saint-Prime. Photo : Radio-Canada/Brigitte Marcoux

Thaïlande: une vingtaine de disparus dans un naufrage au large de Phuket

juillet 5, 2018

Bangkok – Une vingtaine de personnes sont portées disparues après qu’un bateau de plongée avec 90 personnes à bord a chaviré au large de l’île touristique de Phuket en Thaïlande, ont annoncé jeudi les services de secours.

Le bateau a chaviré dans une mer agitée et « l’opération de sauvetage se poursuit », a annoncé un responsable des services de secours, basés à Bangkok.

Le bateau allait de Koh Racha à Phuket, dans le sud de la Thaïlande.

On ignorait dans un premier temps si les victimes étaient des touristes, mais Phuket attire de nombreux visiteurs étrangers.

Dans un autre accident, un yacht, appelé le Senerita, transportant 39 personnes a chaviré jeudi dans la même région, a annoncé le responsable.

Selon de premières informations, tous les passagers sont sains et saufs, mais le responsable n’a pu donner plus d’informations.

La Thaïlande est l’objet de l’attention des médias internationaux pour le sauvetage spectaculaire de douze enfants et de leur entraîneur de football piégés depuis 12 jours dans une grotte inondée dans le nord.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 14h22)