Posts Tagged ‘négociations’

Soudan: reprise des négociations entre les généraux et la contestation

juillet 3, 2019

 

Des généraux au pouvoir au Soudan et des chefs de la contestation tenaient mercredi soir une réunion de négociations pour discuter de la transition, a constaté un correspondant de l’AFP, première rencontre du genre depuis la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants.

Trois généraux, dont Mohammed Hamdan Daglo dit «Hemeidti», et cinq représentants de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, se sont retrouvés en présence de médiateurs de l’Ethiopie et de l’Union africaine dans un hôtel de Khartoum, selon le journaliste de l’AFP.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Trudeau répond à Trump: « les négociations sont difficiles parce que les canadiens sont très bons négociateurs »

septembre 27, 2018

Ottawa – Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a estimé jeudi que si « les Américains trouvent que les négociations sont difficiles » dans le dossier de la refonte de l’accord de libre-échange Aléna, c’est « parce que les Canadiens sont de très bons négociateurs, comme on devrait l’être ».

Répondant au président Donald Trump, qui a fustigé mercredi l’équipe canadienne renégociant avec Washington depuis plus d’un an ce traité commercial, le dirigeant libéral a toutefois réaffirmé à quelques journalistes qu' »un accord qui est bon, qui est juste, (était) tout à fait possible ».

« Mais on ne signera pas un mauvais +deal+ pour les Canadiens », a souligné M. Trudeau alors que Washington et Mexico, qui sont parvenus à un consensus sur le sujet fin août, menacent désormais d’avancer sans Ottawa.

« Le Mexique a noué un très bon accord. Mais avec le Canada, c’est très difficile », a notamment déclaré mercredi Donald Trump, qui a en outre estimé que si un accord était toujours possible, cela ne serait pas aux conditions canadiennes.

Le traité commercial Aléna, qui lie le Canada, les États-Unis et le Mexique depuis 1994, est constamment décrié par Donald Trump. Ce dernier y voit l’origine de la perte de millions d’emplois américains, notamment dans le secteur automobile.

Les relations entre MM. Trump et Trudeau sont particulièrement tendues depuis le dernier sommet du G7 en juin au Québec. Le président américain avait tenu des propos particulièrement virulents, rendant le dirigeant canadien responsable de l’échec du sommet.

« On n’a pas demandé de réunion (avec Donald Trump) cette fois-ci », a en outre affirmé M. Trudeau en arrivant jeudi au Parlement d’Ottawa, contredisant le président américain qui avait affirmé mercredi avoir éconduit le chef du gouvernement canadien lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où les deux hommes se trouvaient.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 13h58)                                                        

Brexit: Boris Johnson voit l’UE sortir « victorieuse » des négociations

septembre 3, 2018

Londres – L’ancien ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson a critiqué une fois de plus les propositions de Theresa May pour le Brexit, estimant que Bruxelles sortira « victorieuse » des négociations avec Londres.

« Je crains que le résultat inévitable soit une victoire pour l’UE, avec le Royaume-Uni mis au tapis, 12 étoiles tournant symboliquement autour de notre tête à moitié étourdie », écrit l’ancien ministre conservateur dans le quotidien The Telegraph lundi.

Boris Johnson avait claqué la porte du gouvernement dans la foulée du ministre chargé du Brexit David Davis, en désaccord avec le « plan de Chequers » proposé par Theresa May, qui prévoit le maintien d’une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit.

Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d’un Brexit « pur et dur » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l’UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

« Il peut y avoir certains aspects des propositions de Chequers qu’ils prétendent ne pas aimer (…) Mais en réalité, dans cette négociation, l’UE a jusqu’à présent remporté toutes les manches importantes », estime Boris Johnson.

Pour ce fervent « Brexiter », avec les propositions de Chequers, Londres s’est lancé dans la bataille « en agitant un drapeau blanc ».

Tandis que les négociations entre Londres et Bruxelles patinent, en particulier sur la frontière irlandaise, Boris Johnson a accusé le gouvernement de « n’avoir même pas essayé » de régler cette question.

Ses propos font écho à ceux de David Davis qui a estimé dimanche que le « plan de Chequers » était « presque pire que de rester dans l’UE ».

Dans la même veine, 20 députés conservateurs, dont les anciens ministres eurosceptiques Iain Duncan Smith et Priti Patel, ont rejoint « Stand Up 4 Brexit », un mouvement militant pour le « rejet » du plan de Chequers.

Décrivant le projet de Theresa May comme une « humiliation » qui aboutirait à un accord « dicté par Bruxelles », un autre député conservateur, Nick Boles, a publié sur internet une alternative qui verrait notamment le Royaume-Uni annuler dans un premier temps son engagement à payer la facture du divorce, soit plusieurs dizaines de milliards d’euros.

De quoi donner le ton de la rentrée parlementaire, mardi, alors que la Première ministre a promis de maintenir son projet.

Le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a de son côté appelé Londres à détailler en urgence sa proposition sur l’Irlande.

S’il a ouvert la porte à une prolongations des négociations, qui étaient censées aboutir d’ici à un sommet des dirigeants des pays de l’Union européenne le 18 octobre, M. Barnier a prévenu qu’un accord devait être trouvé « d’ici à mi-novembre », pour avoir le temps d’être ratifié par les parlements britannique et européen avant le Brexit, programmé fin mars 2019.

« C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques », a-t-il déclaré dimanche au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

M. Barnier a également répété être en désaccord avec certains points du plan de Chequers, notamment celui prévoyant des « règles communes » pour les biens et le secteur agro-alimentaire.

« Si nous laissons les Britanniques choisir à la carte dans notre ensemble de règles, cela aurait des conséquences graves. Alors n’importe quel autre pays tiers pourrait revendiquer que nous leur proposions les mêmes avantages. Ce serait la fin du marché unique et du projet européen! », a déclaré le négociateur.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 10h00)                                                        

Retour de Bemba prévu mercredi en RDC, ses proches négocient avec le gouvernement

juillet 31, 2018

L’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba en conférence de presse à Bruxelles, le 24 juillet 2018 / © AFP / JOHN THYS

L’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba est attendu mercredi matin à Kinshasa où ses proches et le ministre de l’Intérieur négociaient toujours mardi soir les modalités de son retour en République démocratique du Congo après onze ans d’absence.

Bain de foule pour une démonstration de force de grande ampleur ou traversée rapide de Kinshasa? Quel lieu de résidence? Des partisans de Jean-Pierre Bemba négociaient encore avec le ministre Henri Mova -un proche du président Joseph Kabila- à 21h00 GMT quelques heures avant le départ prévu du jet privé depuis la Belgique.

C’est en tous cas ce qu’indiquent à l’AFP l’entourage du ministre et de l’ex-vice-président congolais récemment acquitté de crime contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) qui le poursuit dans une affaire annexe de subornation de témoins.

« Nous avons l’autorisation d’atterrir, de ce côté-là il n’y a pas de problème », a déclaré à la mi-journée à la presse la député Eve Bazaiba en sortant d’une réunion avec le chef de la police de Kinshasa et le chef de la région militaire de la capitale.

« Mais il y a quand même des points importants où nous n’avons pas trouvé de consensus », avait-elle ajouté.

« Selon les informations dont même les services disposent, il y aura un grand engouement. Nous devons convenir de la manière dont nous allons gérer la masse ensemble », a-t-elle détaillé.

Il y aurait aussi un désaccord sur le lieu de résidence à Kinshasa de Jean-Pierre Bemba, selon un autre parlementaire de son Mouvement de libération du Congo (MLC).

M. Bemba souhaite se rendre dans une résidence familiale qui se trouve dans une avenue huppée de la commune résidentielle de la Gombe, entre les ambassades de Turquie et du Canada.

Les autorités ne souhaitent pas que M. Bemba loge dans cette résidence qui se trouve entre le siège du parti présidentiel PPRD et la propre résidence du chef de l’État Joseph Kabila, selon cette même source.

Jean-Pierre Bemba / © AFP / Alain BOMMENEL, Sabrina BLANCHARD

M. Bemba a annoncé au journal belge Le Soir son intention de déposer dès « jeudi » sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre. Date-limite du dépôt des candidatures: le 8 août.

Un autre opposant en exil de fait, Moïse Katumbi, a fait dire à la presse par ses proches qu’il déposerait son dossier de candidature le 4 août devant la commission électorale à Kinshasa, après avoir annoncé son retour le vendredi 3 à Lubumbashi.

Ces effets d’annonce ont fait ricaner une très haute source sécuritaire: « Il a adressé (sa demande d’atterrissage en jet privé) aux médias ».

M. Katumbi risque d’être arrêté s’il revient en RDC.

Ex-proche du président Kabila passé à l’opposition en 2015, il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière.

Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires. Le procès a été renvoyé dans ce dossier au 10 octobre.

« Des farces judiciaires », a déclaré la semaine dernière son avocat parisien Eric Dupond-Moretti: « Rien n’interdit qu’il rentre en RDC (…) S’il y a arrestation, elle sera purement arbitraire ».

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2018 23h39)

Theresa May annonce qu’elle dirigera désormais les négociations sur le Brexit

juillet 24, 2018

Londres – La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi qu’elle prenait désormais la direction des négociations sur la sortie de l’UE, jusqu’ici dévolue au ministre du Brexit, qui l’assistera sur ce dossier.

« Il est essentiel que le gouvernement s’organise de la manière la plus efficace pour permettre au Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne », a expliqué dans une déclaration écrite au Parlement la dirigeante conservatrice,

« À cette fin, j’apporte quelques modifications dans la répartition des fonctions » au sein du gouvernement, a-t-elle ajouté.

Le ministère du Brexit « continuera de diriger tous les préparatifs du gouvernement » sur la sortie de l’UE et « je dirigerai les négociations avec l’Union européenne », a souligné Theresa May.

La Première ministre ne discutera toutefois pas directement avec le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a précisé au cours d’une audition devant le Parlement son conseiller pour l’UE, Olly Robbins.

« Elle est chargée des négociations, je suis son adjoint », a déclaré le ministre du Brexit Dominic Raab pendant la même audition, soulignant qu’il était « important qu’il y ait une équipe, une chaîne de commandement pour aboutir au meilleur accord ».

L’annonce de ce changement intervient deux semaines après les démissions fracassantes du prédécesseur de M. Raab, David Davis, et du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, deux partisans d’un Brexit sans concession en désaccord avec les orientations de Theresa May qui veut maintenir des liens commerciaux étroits avec l’UE à 27.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leurs relations futures. Mais les Européens s’inquiètent de l’état des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de la Première ministre britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 14h33)                                                        

Brexit: les 27 doivent « intensifier » leur préparation à un échec des négociations

juillet 19, 2018

Bruxelles – Les pays de l’UE et les entreprises doivent « intensifier leurs préparatifs » aux répercussions qu’aura le départ du Royaume-Uni de l’Union, notamment en cas d’échec des négociations sur l’accord censé organiser le divorce, a exhorté jeudi la Commission européenne.

L’exécutif européen a diffusé un texte qui « invite les Etats membres et les acteurs privés à intensifier leurs préparatifs » en anticipant tous les scénarios possibles, y compris celui d’une « rupture brutale », au moment où les conservateurs britanniques au pouvoir à Londres n’ont de cesse de se déchirer sur leur stratégie de sortie de l’UE.

« Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer » pour le Royaume-Uni et au Royaume-Uni, a souligné la Commission dans le document qu’elle a rendu public jeudi.

Parmi les domaines dans lesquels il y aura des répercussions à anticiper, l’exécutif européen cite les contrôles aux frontières extérieures de l’Union et « les différentes règles applicables aux transferts de données » entre les deux entités.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à octobre, pour permettre aux Parlements européen et britannique de le ratifier avant la concrétisation du Brexit. Cet accord inclurait notamment une période de transition jusqu’à fin 2020, pour atténuer les nombreux effets du retrait britannique.

Mais les négociations traînent en longueur et butent en particulier sur la question de la frontière qui va séparer l’Irlande, entre le Nord, une province qui appartient au Royaume-uni, et le Sud, un Etat membre de l’UE.

Elles sont en outre rendues encore plus complexes par les fortes dissensions au sein du gouvernement britannique où les eurosceptiques contestent la stratégie de la Première ministre. Theresa May a ainsi dû faire face aux récentes démissions de son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et de celui chargé du Brexit David Davis.

Le successeur de M. Davis, Dominic Raab, est attendu jeudi à Bruxelles pour y rencontrer le négociateur en chef du Brexit pour l’UE, le Français Michel Barnier, à l’issue d’une semaine de négociations.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 11h10)                                                        

Le gouvernement sud-soudanais cherche à écarter Machar des négociations

juin 22, 2018

L’opposant sud-soudanais Riek Machar à Addis Abeba le 21 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

Les pourparlers de paix sud-soudanais ont pris vendredi une mauvaise tournure, le président Salva Kiir s’efforçant de marginaliser le chef rebelle Riek Machar, même s’il a dû se résoudre à une nouvelle rencontre avec lui lundi à Khartoum.

Les différents acteurs d’une guerre civile déclenchée en décembre 2013, deux ans après l’indépendance du pays, et qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique, continuent à souffler le chaud et le froid.

Mercredi soir, la rencontre à Addis Abeba entre Salva Kiir et Riek Machar avait laissé percer l’espoir qu’une solution négociée soit bientôt trouvée. Il s’agissait de la première entrevue en deux ans entre deux personnalités dont la rivalité est à l’origine de la guerre.

Les bureaux du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui préside l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), l’organisation régionale qui œuvre depuis de longs mois à réactiver le processus de paix, avaient publié des photos des trois hommes se donnant l’accolade.

Et jeudi, un sommet avait réuni à Addis Abeba plusieurs chefs d’État des pays membres de l’Igad, le Soudanais Omar el-Béchir, le Kényan Uhuru Kenyatta, le Somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, mais pas l’Ougandais Yoweri Museveni, un acteur-clé, pour accentuer encore la pression.

Vendredi, le gouvernement sud-soudanais a douché l’enthousiasme des plus optimistes en affirmant que Riek Machar, chef du SPLM-IO (Mouvement populaire de libération du Soudan – Opposition), n’avait pas sa place dans le gouvernement d’union nationale.

Le président sud-soudanais Salva Kiir (c) arrive au sommet de l’Igad le 21 juin 2018 aux côtés du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (d) et du président kenyan Uhuru Kenyatta (g) / © AFP / YONAS TADESSE

« Nous en avons assez de Riek Machar, des dommages que Riek Machar a causés aux Sud-Soudanais », a déclaré en conférence de presse à Addis Abeba le ministre de l’Information Michael Makuei, un des durs du régime.

Il a appelé M. Machar, s’il veut être président un jour, « à attendre les élections », montrant, par cette prise de position, à quel point les inimitiés sont solidement enracinées, en dépit des sourires de façade.

La guerre avait éclaté en décembre 2013 à Juba, lorsque M. Kiir, un Dinka, avait accusé M. Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.

Avant cette semaine, les deux hommes ne s’étaient plus parlés en face-à-face depuis juillet 2016, quand avaient éclaté dans la capitale Juba d’intenses combats entre leurs troupes.

– Rencontre lundi à Khartoum –

Des Sud-Soudanaises font la queue pour des vivres dans un centre de protection des civils à Bentiu, au Soudan du Sud, le 13 février 2018 / © AFP / Stefanie GLINSKI

Ces affrontements avaient forcé M. Machar à fuir en Afrique du Sud, et signifié l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015 ayant permis au chef rebelle d’être réinstallé au poste de vice-président.

Malgré sa rhétorique anti-Machar, le gouvernement a cependant cédé à la requête des chefs d’État de l’Igad d’organiser une nouvelle rencontre entre MM. Machar et Kiir lundi à Khartoum, au Soudan.

« C’est une décision des chefs d’État et nous la respecterons », a assuré M. Makuei. Les deux camps négocient depuis des mois sous l’égide de l’Igad, mais cette nouvelle réunion doit permettre doit permettre d’accélérer le processus.

Elle est une des principales décisions adoptées cette semaine. Elle sera suivie d’une autre rencontre à Nairobi et l’accord final devrait être signé à Addis Abeba dans un délai de deux semaines, d’après le gouvernement sud-soudanais.

Dans cet intervalle, M. Machar sera autorisé à rester dans une de ces villes, mais le gouvernement sud-soudanais a affirmé avoir obtenu de l’Igad qu’il ne puisse ensuite demeurer « dans la région ou quelque part près du Soudan du Sud ».

Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 / © AFP / Sophie RAMIS

Parmi les différends à régler figure le poste de vice-président, occupé actuellement par Taban Deng, un ancien allié de M. Machar qui avait fait défection en juillet 2016 avec une partie du SPLM-IO, selon un document transmis à la presse par le gouvernement.

Ce texte indique notamment qu' »aucun compromis sur le partage du pouvoir » au sein du gouvernement n’a été trouvé et qu’un désaccord persiste sur « le calendrier pour l’unification des forces armées ».

Le SPLM-IO a condamné les « propos irresponsables » de M. Makuei, estimant qu’ils étaient destinés à « faire dérailler le processus de paix ». La rébellion avait dès jeudi fait part de ses propres réticences, qualifiant d' »irréaliste » la manière dont sont menés les actuels efforts de paix.

Ce conflit a depuis le début été marqué par des revirements en tout genre, comme en témoigne le dernier cessez-le-feu en date, scellé le 24 décembre à Addis Abeba sous l’égide de l’Igad, et violé dès son entrée en vigueur.

Et malgré la pression internationale, rien ne dit que M. Kiir soit disposé à faire des concessions, ses forces semblant en passe de prendre le dessus militairement face à une rébellion de plus en plus éclatée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 14h26)

Congo-Brazza: vers une levée du mandat d’arrêt contre Pasteur Ntumi

janvier 21, 2018

 

Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, en décembre 2008 dans le Pool. © Vincent Fournier/J.A.

Le gouvernement et les ex-rebelles du Pool au Congo-Brazzaville ont envisagé une levée du mandat d’arrêt contre le chef rebelle Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi, a indiqué samedi leur commission paritaire chargée de mettre en oeuvre un accord de paix du 23 décembre.

« L’implication du Pasteur Ntumi est essentielle à la réussite de cette opération. À cette fin, la commission a proposé qu’il recouvre sa liberté de mouvement », a indiqué la commission dans un communiqué.

Les rebelles « Ninjas » du pasteur Ntumi du Pool, une région fertile au sud de Brazzaville, avaient pris les armes en contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso en avril 2016.

Un accord de paix avait été annoncé le 23 décembre, prévoyant la collecte des armes des rebelles et le retour de l’État dans le département du Pool, mais rien sur le pasteur Ntumi.

Ramassage d’armes

« Nous sommes satisfaits. Nous avons demandé que tous les droits et toute la liberté soient restitués au Pasteur Ntumi », a déclaré à l’AFP son représentant, Jean-Gustave Ntondo.

Un des représentants du gouvernement, le colonel Pierre Mongo, a insisté sur « la mise en oeuvre de l’accord, notamment le ramassage d’armes, le retour des populations dans leur environnement ».

Les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138 000 personnes en situation humanitaire difficile dans le pays. Les violences avaient aussi entraîné l’arrêt en novembre 2016 de l’exploitation du chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe Noire, principal axe du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: négociations entre les représentants du pasteur Ntoumi et ceux du pouvoir

janvier 18, 2018

 

Les autorités de Brazzaville et les représentants du Pasteur Ntumi ont début ce mercredi à Brazzaville des travaux de mise en œuvre de l’accord de paix signé pour mettre fin à la guerre dans le Pool.

Le gouvernement a exhorté les douze acteurs désignés de chaque côté, à travailler pour l’intérêt général.

Il s’agit d’une commission de 24 personnes qui mèneront les discussions pour mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités conclu le 23 décembre dernier.

Sur les douze représentants du Pasteur Ntumi dans cette commission, il y a Jean Gustave Ntondo -qui avait signé l’accord- Franck Euloge Mpassi, l’un de ses porte-parole ou Ané Philippe Bibi, qui est resté en forêt avec le Pasteur Ntumi depuis le début de la crise du Pool en avril 2016.

Le ministre de l’Intérieur, Raymond Zephyrin Mboulou lui-même, a fait démarrer les travaux de mise en œuvre de l’accord. Il a demandé aux 24 acteurs de travailleurs dans la « sérénité et la confiance » en privilégiant « l’intérêt général ».

Pour le ministre Mboulou, « le temps de la paix » est enfin arrivé pour les populations du Pool, martyrisées depuis bientôt deux ans.

« La population du Pool ne mérite pas ce qu’elle subit voilà déjà plus d’une année », a insisté le ministre.

La date de la restitution de ces travaux n’a pas été indiquée.

Les rebelles du Pool, une région fertile au sud de Brazzaville, avaient pris les armes en contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso en avril 2016.

Hors présence médiatique, les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138.000 personnes en situation humanitaire difficile dans ce pays d’Afrique centrale d’à peine cinq millions d’habitants.

Les violences avaient aussi entraîné l’arrêt en novembre 2016 de l’exploitation du chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe Noire, principal axe du pays.

Les douze représentants du gouvernement et ceux en nombre égal du pasteur Ntumi vont discuter pendant trois ou quatre jours, selon le ministère de l’Intérieur.

Ils devraient entre autres débattre du sort réservé au pasteur Ntumi toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt, après avoir élaboré un calendrier pour l’application de l’accord.

La délégation de l’ancien chef rebelle est conduite par Ané Philippe Bibi, un proche resté avec le pasteur Ntumi dans le maquis depuis l’éclatement du conflit en avril 2016, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il est secondé par Jean-Gustave Ntondo qui a signé, le 23 décembre à Kinkala (chef-lieu du Pool), l’accord de cessez-le-feu, avec un représentant du gouvernement.

Selon cet accord, le pasteur s’engageait à « faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants » et à « ne créer aucune entrave » au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le département du Pool.

Le gouvernement s’engageait lui à garantir « le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes ».

Il allait aussi garantir « la réinstallation des populations dans leurs localités d’origine » et la « libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du Pool ».

 

Sacer-infos par Stany Franck

Merkel officialise sa volonté de négocier avec les sociaux-démocrates

novembre 27, 2017

La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 27 novembre 2017 / © AFP / John MACDOUGALL

Angela Merkel a confirmé lundi la volonté de son camp conservateur de discuter « sérieusement » avec les sociaux-démocrates pour former un gouvernement en Allemagne, arguant notamment des attentes « très fortes » en Europe à l’égard du pays.

« Nous sommes prêts à engager des discussions avec le SPD », a déclaré Mme Merkel après avoir obtenu le feu vert officiel de son parti démocrate-chrétien CDU en vue de proposer des pourparlers au parti social-démocrate (SPD), avec lequel elle a déjà gouverné à deux reprises (2005-2009, puis 2013-2017).

Cette alliance est la seule encore possible pour former une majorité à la chambre des députés issue des élections législatives de septembre, après l’échec d’une tentative de coalition entre conservateurs, libéraux et écologistes.

Mme Merkel a promis des négociations « sérieuses » et « loyales » qui doivent viser le « succès ».

« Il y a maintenant une proposition de pourparlers » sur la table et « nous la prenons au sérieux », a ajouté la chancelière.

Le contexte international et européen doit à ses yeux pousser les partis politiques allemands à agir vite.

« Il y a en Europe de grosses attentes à des questions urgentes », a-t-elle fait valoir.

Les Européens attendent que Berlin « se positionne » et « tire des conclusions » notamment après les propositions du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, et celles du chef de l’Etat français sur la relance du projet européen.

Ce dernier a en particulier proposé des réformes de la zone euro, avec création d’un ministre des Finances et d’un budget, idées très controversées en Allemagne.

L’UE s’inquiète de manière générale d’un blocage de la vie politique allemande à l’heure où elle a déjà fort à faire avec les négociations du Brexit.

« C’est pourquoi, en raison aussi des conflits au Proche-Orient, en raison de la situation en Russie, aux Etats-Unis, il est bon, je crois, que l’Allemagne soit en capacité d’agir », a ajouté Mme Merkel.

Elle doit se réunir jeudi soir une première fois avec le président du parti social-démocrate, Martin Schulz, dans le bureau du chef de l’Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, qui joue le rôle de médiateur. M. Schulz a longtemps refusé toute reconduction de l’alliance de son parti avec les conservateurs au sein du gouvernement sortant, avant de changer d’avis sous la pression.

Selon un sondage publié dimanche par le quotidien Bild, 52% des Allemands sont désormais en faveur de cette formule.

Romandie.comavec(©AFP / 27 novembre 2017 14h57)