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Merkel officialise sa volonté de négocier avec les sociaux-démocrates

novembre 27, 2017

La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 27 novembre 2017 / © AFP / John MACDOUGALL

Angela Merkel a confirmé lundi la volonté de son camp conservateur de discuter « sérieusement » avec les sociaux-démocrates pour former un gouvernement en Allemagne, arguant notamment des attentes « très fortes » en Europe à l’égard du pays.

« Nous sommes prêts à engager des discussions avec le SPD », a déclaré Mme Merkel après avoir obtenu le feu vert officiel de son parti démocrate-chrétien CDU en vue de proposer des pourparlers au parti social-démocrate (SPD), avec lequel elle a déjà gouverné à deux reprises (2005-2009, puis 2013-2017).

Cette alliance est la seule encore possible pour former une majorité à la chambre des députés issue des élections législatives de septembre, après l’échec d’une tentative de coalition entre conservateurs, libéraux et écologistes.

Mme Merkel a promis des négociations « sérieuses » et « loyales » qui doivent viser le « succès ».

« Il y a maintenant une proposition de pourparlers » sur la table et « nous la prenons au sérieux », a ajouté la chancelière.

Le contexte international et européen doit à ses yeux pousser les partis politiques allemands à agir vite.

« Il y a en Europe de grosses attentes à des questions urgentes », a-t-elle fait valoir.

Les Européens attendent que Berlin « se positionne » et « tire des conclusions » notamment après les propositions du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, et celles du chef de l’Etat français sur la relance du projet européen.

Ce dernier a en particulier proposé des réformes de la zone euro, avec création d’un ministre des Finances et d’un budget, idées très controversées en Allemagne.

L’UE s’inquiète de manière générale d’un blocage de la vie politique allemande à l’heure où elle a déjà fort à faire avec les négociations du Brexit.

« C’est pourquoi, en raison aussi des conflits au Proche-Orient, en raison de la situation en Russie, aux Etats-Unis, il est bon, je crois, que l’Allemagne soit en capacité d’agir », a ajouté Mme Merkel.

Elle doit se réunir jeudi soir une première fois avec le président du parti social-démocrate, Martin Schulz, dans le bureau du chef de l’Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, qui joue le rôle de médiateur. M. Schulz a longtemps refusé toute reconduction de l’alliance de son parti avec les conservateurs au sein du gouvernement sortant, avant de changer d’avis sous la pression.

Selon un sondage publié dimanche par le quotidien Bild, 52% des Allemands sont désormais en faveur de cette formule.

Romandie.comavec(©AFP / 27 novembre 2017 14h57)                

Burkina-Faso/Congo: Sassou négocie l’exil du putschiste Dienderé à Brazzaville

novembre 8, 2017

Gilbert Dienderé


En détention préventive depuis l’échec du coup d’État le plus bête au Monde, le général Burkinabé Gilbert Dienderé serait-il en passe d’être libéré pour un exil doré au Congo? Des tractations en ce sens pilotées par Denis Sassou Nguesso du Congo et Alassane Ouattara de la Côte D’Ivoire sont en cours.

Au soir du jeudi 17 septembre 2015, Gilbert Diendere signait sa descente aux enfers en s’érigeant comme leader d’un putsch contre les autorités de la transition au Burkina Faso. Face aux pressions internationales, mais et surtout à la détermination du peuple Burkinabé et des militaires loyalistes, le rêve de Gilbert Diendéré se poursuivait dans une cellule de la prison de Ouagadougou où il est détenu.

Pendant son court moment de gloire, le général Gilbert Diendere a bénéficié du soutien indéfectible de certains dictateurs Africains à l’instar de Denis Sassou Nguesso qui a mal digéré la chute de son collègue Blaise Compaoré.

Mais face à un peuple déterminé aucune dictature ne peut s’imposer. La victoire de Roch Marc Christian Kabore à la présidentielle a depuis donné l’occasion à Denis Sassou Nguesso de créer un pont entre Brazzaville et Ouagadougou.

Roch Christian Marc Kaboré s’est d’abord rendu à Oyo dans le village de Denis Sassou Nguesso où la situation du général Gilbert Diendéré a été évoquée. Le chef de l’État Congolais a demandé à son interlocuteur d’agir avec dextérité sur le dossier des Putschistes emprisonnés.

Ces négociations en coulisse ont permis aujourd’hui la mise en résidence surveillée du général Djibril Bassolé impliqué aussi dans le coup d’État. Gilbert Diendéré quant à lui rejoindra le Congo Brazzaville selon le compromis trouvé entre Alassane Ouattara, Denis Sassou Nguesso et Roch Marc Christian Kaboré.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Dette: le Congo-Brazzaville veut négocier avec ses créanciers

octobre 5, 2017

Brazzaville – Le Congo-Brazaville a annoncé jeudi qu’il voulait négocier avec ses créanciers pour « reprofiler ou refinancer » sa dette estimée à 110% du PIB par le Fonds monétaire international (FMI) qui vient de boucler une mission dans ce pays pétrolier d’Afrique centrale.

« Le contexte actuel commande que des mesures immédiates soient prises pour améliorer la situation de la dette », indique le gouvernement congolais dans un communiqué à l’issue de la mission du FMI conduite du 26 septembre au 4 octobre.

« La République du Congo souhaite accélérer les négociations pour parvenir à un programme soutenu par le FMI, tout en préservant les acquis sociaux », indique encore le communiqué alors qu’un tel programme a déjà été conclu avec d’autres pays d’Afrique centrale frappés par la chute des prix du pétrole.

Dans son propre communiqué, le FMI a évalué la dette du Congo « à environ 110 pour cent » du Produit Intérieur Brut (PIB), soit « 5.329 milliards de francs CFA (à peu près 9,14 milliards de dollars américains) », sans « les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014 ».

Le FMI avait confirmé début août que le Congo avait caché une partie de sa dette, que Brazzaville évaluait en mars à 77% de son PIB.

« L’activité économique continue de se contracter, tandis que les dépôts du gouvernement diminuent », s’inquiète la mission du FMI, qui évoque « un éventuel programme soutenu par le FMI pour rétablir la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance soutenue et inclusive ».

Ces discussions avec le FMI ont été initiées avec les autres pays d’Afrique centrale (Gabon, Guinée-Equatoriale, Cameroun, Tchad, Centrafrique) à l’issue d’un sommet à Yaoundé fin décembre en présence de la directrice générale Christrine Lagarde.

Une dévaluation du franc CFA avait été écartée moyennant l’intervention du FMI dans ces pays frappés par la crise du pétrole.

Le FMI a ainsi accordé en juin un prêt de 642 millions de dollars au Gabon.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2017 16h30)                                            

Mozambique: reprise des négociations de paix sans les médiateurs internationaux (président)

février 3, 2017

Maputo – Le président mozambicain Filipe Nyusi a annoncé vendredi le début d’une nouvelle phase des négociations visant à mettre fin au conflit entre son gouvernement et l’opposition armée, sans la supervision des médiateurs internationaux.

« J’ai adressé des lettres à tous les médiateurs internationaux qui ont participé au processus de paix. Le peuple mozambicain est véritablement reconnaissant et apprécie leurs efforts, qui ont permis de rapprocher les positions du gouvernement et de la Renamo », a indiqué M. Nyusi devant la presse.

« Cette phase peut être considérée comme terminée. Une nouvelle étape du processus du paix va être initiée », a-t-il poursuivi en marge des commémorations du Jour des héros mozambicains.

Dans son discours, le président a expliqué s’être directement mis d’accord avec Afonso Dhlakama, le chef du principal parti d’opposition, la Renamo, sur la création de deux groupes de travail pour poursuivre les discussions.

L’un portera sur les questions militaires, l’autre la décentralisation.

« J’aurai le plaisir d’annoncer dans les prochains jours les prochaines étapes », a précisé M. Nyusi.

« A partir de lundi, nous allons créer deux nouveaux groupes de travail qui reprendront le dialogue à Maputo », a confirmé M. Dhlakama vendredi à la radio nationale, Radio Mocambique.

« Le travail des médiateurs est terminé, maintenant c’est le temps des spécialistes. Mais à n’importe quel moment si nous avons besoin d’eux, ils seront prêts à nous aider », a-t-il ajouté.

Les médiateurs internationaux – six organisations internationales dont l’Union européenne (UE) – encadraient les pourparlers dans la capitale mozambicaine depuis juillet 2016.

Mi-décembre, ils avaient quitté le pays sans parvenir à arracher un accord de cessation des hostilités.

Au lendemain de Noël, M. Dhlakama avait néanmoins annoncé une trêve militaire unilatérale jusqu’au 4 mars.

Si la trêve a globalement été observée dans tout le pays, le chef de la Renamo a toutefois accusé les troupes gouvernementales de violations, la semaine dernière dans un entretien à l’AFP.

C’est la première fois depuis le début des négociations que la Renamo accepte l’absence des médiateurs dans les pourparlers.

Interrogé sur la perspective de prolonger le cessez-le-feu, Afonso Dhlakama est resté évasif.

« Tout va dépendre de mon frère le président Nyusi et de l’avancée des choses. Je ne peux pas promettre que nous allons prolonger la trêve mais je souhaite que nous terminions tout ça au plus vite », a-t-il indiqué.

L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), a repris les armes en 2013 pour contester la mainmise du Frelimo, parti au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1975.

Romandie.com avec(©AFP / 03 février 2017 13h30)

Côte d’Ivoire : négociations en cours après un mouvement d’humeur de gendarmes à Abidjan

janvier 18, 2017

Défilé de gendarmes ivoiriens à Abidjan. © Capture Youtube / RTI

Un nouveau mouvement d’humeur de membres des forces de l’ordre a débuté ce mercredi matin en Côte d’Ivoire. Cette fois, ce sont des gendarmes chargés de la sécurité du port d’Abidjan qui réclament primes et augmentations de salaire. La situation s’est apaisée en début d’après-midi et des négociations sont en cours entre le gouvernement et les mutins.

Les gendarmes commandos chargés de la sécurisation du port d’Abidjan, poumon économique du pays, ont entamé un mouvement d’humeur ce mercredi 18 janvier au matin, en procédant à de nombreux tirs en l’air, selon plusieurs témoins et opérateurs de la plateforme portuaire.

Les militaires ont ensuite fermé tous les accès menant au port. Les tirs s’étaient calmés à la mi-journée, et la direction du port a fait savoir dans un communiqué que des dispositions avaient été prises pour en « assurer le fonctionnement normal ».

Négociations en cours 

Le gouvernement a également annoncé au terme du conseil des ministres mercredi midi que des négociations avaient été entamées avec les mutins.

Par ailleurs, des tirs en l’air ont également été signalés au sein de la troisième garnison de gendarmerie d’Abidjan, dénommée camp commando de Koumassi. Mais aucune revendication claire n’a pour l’heure été faite de ce côté.

« La situation est alarmante mais que les Ivoiriens nous fassent confiance. Le gouvernement trouvera des solutions, mais pas dans le chaos. Il y a un processus de contamination des autres corps en cours. La Côte d’Ivoire vit les conséquences de la guerre et de la crise postélectorale », a expliqué Hamed Bakayoko, le ministre de la Sécurité, qui a lancé un appel à la presse pour aider le gouvernement à relayer son message.

« On demande une augmentation de salaire »

« Nos conditions de travail sont difficiles. C’est l’État qui doit payer nos tenues », témoigne un gendarme impliqué dans la protestation au port. « On demande une augmentation de salaire. Avant, on avait une prime de mission de 8 400 francs CFA par jour qui n’est plus payée depuis 2011. La prime alimentaire de 50 000 francs CFA par mois sur le salaire a été supprimée. Nous exigeons la réintégration de cette prime et un paiement de ses arriérées. Nous sommes sous la tutelle du ministère de la Défense comme les militaires ».

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Crise politique en RDC: les négociations suspendues, reprise le 21 décembre

décembre 17, 2016

Kinshasa – Les négociations entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique en République démocratique du Congo sont suspendues et reprendront le 21 décembre, a annoncé samedi le président de la conférence des évêques catholiques, qui assure la médiation.

Les discussions reprendront au lendemain de l’échéance officielle du mandat du président Joseph Kabila, le 20 décembre. Une partie de l’opposition et de la population réclament son départ à cette date alors que le chef de l’Etat entend, lui, rester au pouvoir, après le report sine die de l’élection présidentielle prévue cette année.

Les négociations directes sont suspendues. (…) Les échanges entre les parties se poursuivront mercredi, a annoncé Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale national du Congo (Cenco).

Les négociations, entamées le 8 décembre et qui devaient initialement s’achever vendredi, avaient été prolongées samedi dans l’espoir d’arracher un accord entre représentants et soutiens de la majorité au pouvoir et de l’opposition avant le 20 décembre.

Les parties ont une nouvelle fois constaté leur désaccord samedi, avant que les évêques de la Cenco ne s’envolent dans la soirée pour un voyage au Vatican prévu de longue date, avec un retour en RDC mardi soir.

Il n’y a aucun accord. La majorité (présidentielle) campe sur ses positions, ne faisant aucune concession sur des matières qui exigent une réponse politique, a déclaré le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de l’opposant historique Etienne Tshisekedi.

Le peuple est invité à prendre ses responsabilités par rapport à la date du 19 décembre 2016 qui consacre la fin du mandat de M. Kabila, a-t-il poursuivi.

Les négociations visent à trouver un compromis sur la mise en place d’une période de transition politique devant mener à la tenue d’une présidentielle pour désigner un successeur à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter.

Les détracteurs du président l’accusent d’avoir orchestré le report de l’élection et d’envisager de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

La Cenco, comme la communauté internationale, avaient fait part de leurs craintes d’une flambée de violences en l’absence de solution politique avant la fin du mandat de M. Kabila.

Les 19 et 20 septembre, après l’officialisation du report de la présidentielle, une cinquantaine de personnes avaient trouvé la mort à Kinshasa – mégapole de 10 millions d’habitants – lors d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre en marge d’une manifestation d’avertissement au chef de l’État.

De nombreuses forces de l’ordre sont déployées dans la capitale Kinshasa depuis vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2016 17h04)

Burkina : les négociations entre les médias publics et le gouvernement interrompues

octobre 27, 2016

Plateau de la télévision nationale burkinabè, à Ouagadougou. © Renaud Van Der Meeren pour les Éditions du Jaguar

Depuis jeudi, plusieurs médias burkinabè sont à nouveau en grève. Un accord avec le gouvernement se dessinait pourtant en début de semaine. Les journalistes continuent de dénoncer l’ingérence des autorités dans le traitement de l’information, et réclament de meilleures conditions de travail. Entretien avec Sidiki Dramé, du syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (Synatic).

Début octobre déjà, les professionnels des médias publics avaient abandonné leur plumes, micros et cameras durant trois jours, pour les mêmes motifs. Le mouvement social, répondant à l’appel lancé par le Synatic, avait alors particulièrement perturbé le fonctionnement de la chaîne et du quotidien Sidwaya, qui n’était pas paru.

Trois semaines plus tard, et alors que le syndicat et le gouvernement, réunis autour de la table des pourparlers, étaient sur le point de conclure un accord, de nouveaux blocages ont surgi. Sidiki Dramé est le secrétaire général du Synatic. Il répond aux questions de Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Les médias publics observent mercredi un mouvement de protestation de 96 heures. Quel bilan faites vous du suivi de cette grève?

Sidiki Dramé : Par rapport à la précédente grève que nous avons observée du 3 au 5 octobre dernier, la mobilisation est intacte. Je dirais que le mouvement est suivi à près de 100 % aussi bien à Ouagadougou (Sidwaya, RTB, directions des presses ministerielles et Service d’information du gouvernement) que dans les antennes régionales de Dedougou, Bobo-Dioulasso, Fada-N’Gourma. Cela nous encourage d’ailleurs à croire en la justesse de notre plate forme revendicative.

Celle-ci concerne la finalisation des plans de carrières et le reclassement des agents bloqués depuis 2004 dans trois catégories administratives (B1, A2 et A3). Le Synatic réclame également le rétablissement des rémunérations supprimées par la circulaire 2012 du Premier ministre, réglementant la gestion des deniers publics et la recrutement des pigistes comme agents publics. Enfin, le Synatic exige de relever le montant des indemnités du code vestimentaire actuellement de 9000 à 11 000 francs CFA à 200 000 francs CFA, ainsi que de la prime de risque à 150 000 francs CFA.

Les négociations avec le gouvernement étaient pourtant sur la bonne voie. Que s’est-il passé pour que le syndicat batte le rappel de ses troupes?

Effectivement, les pourparlers sous la houlette du Premier ministre avaient suscité beaucoup d’espoir chez les professionnels des médias publics, qui espéraient une sortie de crise. Il y a eu certes des avancés notables. La question de la reconstitution des carrières des agents bloqués dans les catégories administratives a  connu une légère avancée à la RTB. Plusieurs dossiers connaissent un début de résolution pour les contractuels des établissements publics de l’État. En revanche à Sidwaya, un retard subsiste. Et pour les agents bloqués dans les catégories administratives, c’est le statu quo.

Par ailleurs, les conseils d’administration du quotidien public et de la RTB ont donné leur accord pour le rétablissement des frais de production. Mais le Synatic doit apporter ses amendements au texte final. Enfin, sur le montant des indemnités de code vestimentaire, l’accord avec le gouvernement propose 22 000 francs CFA avec une extension aux techniciens et aux agents du service d’information du gouvernement.

Vous étiez donc sur le point d’aboutir à un accord global?

Oui. Malheureusement, les débats ont achoppé sur la pierre angulaire de nos revendications : le passage de Sidwaya et de RTB en sociétés d’État. Cette réforme permettrait à ces organes de service public d’acquérir une indépendance économique et éditoriale.  Après s’est montré dans un premier temps réticent, le gouvernement s’était décidé puisque le Premier ministre avait conditionné la prise du texte de loi à la production d’une étude assortie d’un chronogramme. Un comité de pilotage incluant le Synatic devait voir le jour à cet effet, et le syndicat était favorable à cette option.

Mais il a demandé la mise en place d’une phase de transition permettant d’améliorer les rémunérations salariales et indemnitaires. Le gouvernement n’a pas accédé à cette requête, estimant qu’elle créerait une vague de revendications chez les autres catégories de fonctionnaires. C’est de là que vient le blocage ; nous n’avons pas compris cette position et nous avons suspendu notre participation aux discussions le mardi 25 octobre. Les travailleurs ont décidé de durcir le ton.

Qu’attendez-vous de la part du gouvernement?

Qu’il lâche du lest en accédant à cette requête transitoire. Ce n’est pas de gaieté de cœur que les professionnels des médias battent le pavé. Si le gouvernement nous tend la main, nous suspendrons le mouvement pour donner encore une chance au dialogue. Cela dit, l’impressionnant dispositif de police déployé autour des médias nous a choqué et ressemble fort à une tentative de bafouer le droit de grève des travailleurs du secteur public.

Jeuneafrique.com par Nadoun Coulibaly

Savtchenko prête à négocier avec les rebelles prorusses

mai 27, 2016

La pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko a affirmé vendredi être prête à négocier avec les séparatistes prorusses de l’Est du pays afin de libérer les Ukrainiens encore détenus. Elle a été libérée mercredi après environ deux ans de détention en Russie.

« Je suis prête à parler avec le diable lui-même pour récupérer chacun des nôtres », a t-elle déclaré lors de sa première conférence de presse depuis sa libération.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine a affirmé jeudi que 174 Ukrainiens étaient incarcérés en Russie, en Crimée ou bien capturés par les rebelles dans l’Est.

« Je ne suis pas d’accord lorsqu’on dit qu’il ne faut pas avoir de contacts politiques avec les séparatistes. J’aurai des contacts avec tous », a renchéri la jeune femme de 35 ans, qui a commencé et achevé sa conférence de presse en entonnant l’hymne ukrainien.

Faire ce qu’il faut
« Que dire à (Vladimir) Poutine? Éloigne-toi de l’Ukraine! Éloigne-toi de tous les pays auxquels tu t’accroches! », a lancé Nadia Savtchenko.

Elle a affirmé être prête à se battre pour l’Ukraine, mais aussi à faire la paix. « Si là-bas, ils (les séparatistes, ndlr) sont aussi prêts à cela, alors nous trouverons un terrain entente », a-t-elle dit.

Interrogée sur son avenir, la jeune femme, élue députée alors qu’elle était en prison, est restée vague.

« Ukrainiens, si vous voulez que je devienne présidente, alors parfait je serai présidente », a-t-elle lancé. « Honnêtement, je ne dis pas que je le veux. J’aime voler. Mais je ferai tout ce qu’il faut », a ajouté la pilote d’hélicoptère.

Symbole du conflit
Mme Savtchenko a été échangée mercredi contre deux Russes, accusés par Kiev d’être des agents des services secrets militaires russes (GRU). A son retour à Kiev, elle a été accueillie en héroïne.

Cette femme aux cheveux courts, connue pour son insoumission, était devenue pour les Ukrainiens un symbole du conflit, qui a fait près de 9300 morts dans l’Est du pays, avec les séparatistes prorusses soutenus, selon Kiev et les Occidentaux, par l’armée russe.

La jeune femme purgeait en Russie une peine de 22 ans de prison pour avoir, selon des accusations qu’elle rejette, fourni à l’armée ukrainienne la position de deux journalistes de la télévision publique russe tués par un tir de mortier dans l’est du pays en juin 2014. Elle a toujours affirmé avoir été capturée avant leur mort par des rebelles en Ukraine, puis livrée en juillet à Moscou.

Interrogée sur les conditions de sa libération, Mme Savtchenko a affirmé n’en avoir rien su, jusqu’au dernier moment. « On est venu me chercher la nuit et on m’a dit ‘Prépare tes affaires!’. On ne m’a pas dit où on allait. Je ne savais pas si j’allais en Sibérie, à Magadan (dans l’Extrême-Orient russe, ndlr) (…) ou en Ukraine », a-t-elle déclaré.

Romandie.com

Congo: Le Conseiller politique de Ntumi enlevé et relâché

mai 24, 2016

 

Gustave NTONDO, le conseiller politique du Pasteur Ntumi mandaté pour préparer les bases de discussions entre NTUMI et le pouvoir de monsieur 8% a été enlevé à son hôtel à 3h00 du matin par les éléments de la police politique et relâché à 5h30.

Ses téléphones et son ordinateur ont été fouillés et tripotés…

Voilà une preuve supplémentaire qu’on ne peut pas dialoguer avec ce pouvoir. Sassou ne veut pas dialoguer. Il n’y a que la répression qui l’intéresse.

Toute négociation devra se faire sous l’arbitrage de la communauté internationale en présence de l’opposition Pasteur NTUMI-IDC-FROCAD-MOKOKO. En dehors de ce cadre, il est inutile de parler de négociations et les congolais responsables devront tous prendre le maquis.

‪#‎Sassoufit‬

Photo de BrazzaNews.
Brazzanews.fr

Négociations avec Alassane Ouattara aujourd’hui: Gbagbo donne des consignes au FPI

septembre 29, 2011

M. Alassane Dramane Ouattara reçoit, aujourd’hui, en fin de matinée au Palais présidentiel, les responsables de l’opposition ivoirienne, notamment ceux du Front populaire ivoirien (Fpi) et du Congrès national pour la Résistance et la Démocratie (Cnrd). Avant cette rencontre, l’ex-ministre Justin Koné Katina, porte-parole du Président Laurent Gbagbo, a accepté de livrer, en exclusivité à Notre Voie, les consignes du Président ivoirien renversé aux responsables de son parti. Entretien.

Notre Voie : Monsieur le ministre, le Fpi sera reçu aujourd’hui en audience par M. Alassane Dramane Ouattara. Quel regard le Président Gbagbo porte-t-il sur cette rencontre ?

Justin Koné Katina : Son excellence Monsieur le Président Laurent Gbagbo se félicite de ce que M. Alassane Dramane Ouattara ait enfin accepté d’ouvrir les négociations avec le Fpi, son parti. Le Président rappelle que les premières paroles qu’il a prononcées après le 11 avril, date du coup d’Etat de l’armée française contre lui, c’était de demander que les armes se taisent pour que l’aspect civil de la crise prenne le pas sur la guerre et ses milliers de victimes…

N.V. : Pense-t-il que c’est son appel qui a été enfin entendue ?

J.K.K : Oh, vous savez, le Président Gbagbo a toujours eu une longueur d’avance sur les évènements. Il a toujours répété à tous ceux qu’il a reçus dans son lieu de détention à Korhogo que tôt ou tard, ces négociations s’ouvriraient. Pour lui, c’est un passage obligé et nous voyons, une fois encore, qu’il n’a pas tort. Le Président Gbagbo rappelle d’ailleurs que son parti, le Fpi, l’avait déjà suivi en déposant très tôt une demande d’ouverture des négociations avec les nouvelles autorités. Il félicite d’ailleurs ses camarades de la direction du parti pour la patience dont ils ont fait preuve pour voir s’ouvrir, aujourd’hui, le chemin de ces négociations.

N.V. : De quoi le Fpi et Alassane Dramane Ouattara devraient-ils discuter aujourd’hui, de l’avis du Président Gbagbo ?

J.K.K. : En homme averti des rencontres de ce genre, le Président Gbagbo dit que cette première rencontre pourrait permettre de se pencher d’abord sur les grands principes de la discussion, de vider les préalables.

N.V. : Le président Gbagbo parle de grands principes et de préalables alors que des informations en notre possession soutiennent que M. Ouattara veut troquer la libération de certains leaders de La Majorité présidentielle (Lmp) incarcérés contre la participation du Fpi aux législatives fixées par lui pour décembre prochain…

J.K.K. : Le Président Gbagbo dit qu’il ne s’opposera jamais à la libération de ses militants et partisans arbitrairement détenus. Il ne cesse de rappeler qu’il a gagné l’élection présidentielle et que c’est la France qui a décidé de le renverser. Il a déjà réclamé et réclame toujours la libération de tous les prisonniers politiques et militaires. Dans une précédente déclaration, il a soutenu qu’élu par le peuple ivoirien, il lui appartient, à lui seul, d’assumer la responsabilité des actes qu’il a posés en tant que chef de l’Etat, président de la République, jusqu’à la date de son renversement. Il affirme donc que cette libération ne peut pas faire l’objet de marchandage. Ce qui est en jeu, ce sont les grands principes.

N.V. : Quels sont ces grands principes ?

J.K.K. : Le Président Laurent Gbagbo a dit à ses camarades de la direction du Fpi que la priorité aujourd’hui, c’est l’état dans lequel le pays se trouve : l’insécurité généralisée, la chasse à l’homme contre ses partisans, les assassinats et les nombreuses arrestations ainsi que les détentions politiques arbitraires. Cette chasse à l’homme fait que de nombreux cadres proches de lui, potentiels candidats aux compétitions électorales, vivent en exil. Cette situation désastreuse, pour le Président Gbagbo, découle du contentieux électoral qui n’est toujours pas vidé. On ne pourra donc raisonnablement parler de législatives que lorsqu’un débat politique franc aura été ouvert sur le contentieux né de l’élection présidentielle et cela, après la libération de tous les prisonniers, à commencer par lui-même !

N.V. : La libération des prisonniers et le règlement du contentieux de la présidentielle constituent donc un préalable ?

J.K.K. : Oui, pour le Président Gbagbo, cette question est essentielle et conditionne tout le reste. Ce contentieux de l’élection présidentielle, la chasse à l’homme et les détentions arbitraires font que les Ivoiriens restent profondément divisés. Il faut courageusement les aborder.

N.V. : Mais les nouvelles autorités pourraient dire que le Président soutient cela pour ne pas que le Fpi aille aux législatives, convaincu qu’il sera battu…

J.K.K. : Le Président Gbagbo n’ose pas croire que M. Alassane Dramane Ouattara parlera d’élections législatives sans que ne soit vidé le contentieux de l’élection présidentielle qui continue de causer tant de tort au peuple de Côte d’Ivoire.

N.V. : Et si M. Ouattara ne prête pas une oreille à ces préoccupations ?

J.K.K : Le président Gbagbo compte sur toutes les parties aux négociations pour travailler au bien-être du peuple ivoirien. Il compte sur ses camarades de la direction du Fpi pour continuer à travailler pour le peuple de Côte d’Ivoire, son peuple.

Notre Voie, Entretien réalisé par César Etou