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RDC/Déchéance de Mabunda : le FCC peine à cacher son mal

décembre 12, 2020

La tête du coordonnateur Néhémie Mwilanya réclamée.

Joseph Kabila, l’autorité morale du FCC/DR

Beaucoup de sociétaires du Front commun pour le Congo (FCC), la déchéance de Jeanine Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale ainsi que d’autres déboires que connaît cette plate-forme politique sont imputables à son coordonnateur Néhémie Mwilanya.

L’ancien directeur de cabinet de l’ex-président de la République, Joseph Kabila, est accusé d’avoir manqué des stratégies pour empêcher la déchéance de la présidente de l’Assemblée nationale alors que la majorité parlementaire serait tenue par ce regroupement politique. Ce qui conduit certains membres de cette plate-forme politique à réclamer sa tête, en recommandant sa démission de la coordination de la plate-forme politique alignée derrière Joseph Kabila. « C’est inconcevable que nous ayons une majorité parlementaire tant vantée et que tous nos membres au bureau soient débarqués. En tant que député national et coordonnateur de notre plateforme politique, le FCC, le camarade Néhémie Mwilanya devra tirer toutes les conséquences de cette déconfiture. Et la moindre des choses pour lui à faire, c’est de démissionner », a lâché un haut cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie.

Parmi les griefs portés à charge à l’ex-directeur de cabinet de Joseph Kabila, l’autorité morale du FCC, il y a l’ambition d’être dans ce fauteuil du président de l’Assemblée nationale. Pour ses accusateurs, en d’autres termes Néhémie Mwilanya combattrait Jeanine Mabunda en sourdine. Réagissant à ces accusations, un autre sociétaire de ce regroupement politique mais proche du coordonnateur mis en cause, qui a daigné, sous l’anonymat, se livrer à  cet exercice dangereux avec la presse, justifie la situation générale que traverse le FCC par un défaut de mise à disposition des moyens conséquents. « Comment voulez-vous qu’il entreprenne des actions de grande envergure alors que le FCC n’a pas mis à sa disposition des moyens financiers et logistiques conséquents pour pallier toute éventualité ? » s’est-il demandé. Si, a-t-il poursuivi, Mme Mabunda avait été, comme on l’accuse, asociale vis-à-vis des députés qui lui reprochent d’avoir malmené financièrement les députés, même de sa famille politique, où est la responsabilité de Néhémie Mwilanya là-dedans ?

Mais ce cadre du FCC reconnaît également que le casting, mieux le choix de l’autorité morale de leur plate-forme politique sur le candidat président de l’Assemblée nationale a été une imposition et une surprise pour la majorité des sociétaires qu’ils l’auraient accepté malgré eux. « Ce fut le cas aussi à la présidentielle de décembre 2018 avec le choix d’Emmanuel Ramazani Shadary », a-t-il fait savoir.

Si ce proche de Néhémie Mwilanya estime que le FCC n’a pas encore tout perdu mais, en exhortant au règne de la démocratie au sein de la plateforme politique, cet optimisme est partagé par certains autres hauts cadres du regroupement. C’est le cas de Barnabé Kikaya Bin Karubi, qui dit accepté avec sportivité cette défaite à l’Assemblée nationale. « Nous acceptons notre défaite. Et on réfléchit sur les moyens de rebondir », a-t-il dit à 7/7.cd. Ce qui est arrivé, a-t-il fait savoir, est un fait de la vie. Pour Barnabé Kikaya Bin Karubi et d’autres sociétaires de ce regroupement populaire ainsi que des analystes, le FCC doit considérablement apprendre de ses erreurs.

Ainsi sonnent les glas

En attendant que le FCC cherche à se réveiller de ces coups reçus ces derniers temps dont les nominations des juges à la Cour constitutionnelle ainsi que dans l’armée, les consultations initiées par Félix Tshisekedi dont les conclusions ont conduit à la « fin » de la coalition de gouvernance du pays avec le Cap pour le changement ainsi que la dégringolade de Jeanine Mabunda et des autres membres du bureau de l’Assemblée nationale, l’opinion note que d’autres surprises sont à venir. En plus du basculement de la majorité à la chambre basse du Parlement et la constitution de l’Union sacrée pour la nation, qui lamine le FCC, des sources pointent également le Sénat comme la prochaine étape visée par l’équipe de Félix-Antoine Tshisekedi pour creuser davantage le fossé entre ces deux coalisés d’hier et donner ainsi l’avantage au camp Tshisekedi, qui tend à être le seul maître à bord.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza