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Coronavirus : les écoles publiques de New York fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire

avril 11, 2020

 

L’épidémie de coronavirus frappe de plein fouet la première métropole américaine.

Coronavirus Pandemic Causes Climate Of Anxiety And Changing Routines In America

Les écoles publiques new-yorkaises étaient fermées depuis le 16 mars. Michael loccisano / AFP

Le maire de New York Bill de Blasio a annoncé samedi 11 avril que les écoles publiques de la ville resteraient fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire à l’heure où l’épidémie de coronavirus frappe de plein fouet la première métropole américaine.

«Vous dire qu’on ne pourra pas rouvrir nos écoles pour le reste de l’année scolaire est douloureux mais je peux aussi vous dire que c’est la bonne chose à faire», a déclaré l’édile démocrate lors d’une conférence de presse.

Les écoles publiques new-yorkaises étaient fermées depuis le 16 mars et devaient initialement rouvrir «au plus tôt» le 20 avril mais le maire de New York n’avait pas exclu à l’époque le fait qu’elles puissent rester fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

La fermeture concerne 1,1 million d’enfants qui devaient terminer leurs cours fin juin.

Dans la ville américaine de loin la plus touchée, des images choc filmées par drone par un média local ont montré des dizaines de cercueils sommaires en train d’être enterrés dans une fosse commune d’Hart Island. Cette île au nord-est du Bronx, surnommée depuis longtemps «l’île des morts» car utilisée depuis le XIXe siècle comme vaste cimetière pour les indigents, accueille aujourd’hui 24 enterrements par jour, contre 25 en moyenne par semaine avant la pandémie, selon l’administration locale.

Les Etats-Unis sont devenus le premier pays au monde à dépasser les 2000 morts du nouveau coronavirus en une journée, avec 2108 décès supplémentaires enregistrés en 24 heures, selon le comptage de l’université Johns Hopkins à 20h30 locales vendredi. Le nombre total de morts recensés aux Etats-Unis est de 18.586, soit très proche du pays le plus endeuillé, l’Italie, qui déplore 18.849 décès, mais avec une population cinq fois moins importante.

Par Le Figaro avec Reuters et AFP

Coronavirus : pourquoi New York est-elle si durement touchée ?

avril 11, 2020

Le nombre de morts liées au coronavirus ne cesse de monter dans la Grande Pomme qui a déjà atteint les 5820 décès.

L'État de New York fait figure de nouvel épicentre de l'épidémie.
L’État de New York fait figure de nouvel épicentre de l’épidémie. REUTERS / Eduardo Munoz

Après la Chine puis l’Europe, c’est désormais aux États-Unis que la maladie progresse le plus vite. Enregistrant 18.860 décès selon l’université Johns Hopkins, le pays est devenu ce samedi le plus durement touché au monde par le coronavirus. L’État de New York fait, lui, figure de nouvel épicentre de l’épidémie. À lui seul, il a dénombré plus de contaminations que n’importe quel pays du monde. Plus de 170.000 cas y ont été recensés. Le Covid-19 y a fait plus de 8600 morts, dont 5820 victimes pour la seule ville de New York.

Symbole choc de l’épidémie, des cercueils sommaires sont enterrés dans une fosse commune à Hart Island. Cette île au nord-est du Bronx, surnommée depuis longtemps «l’île des morts» car utilisée depuis le 19e siècle comme vaste cimetière pour les indigents, accueillent aujourd’hui 24 enterrements par jour, contre 25 en moyenne par semaine avant la pandémie. Les écoles publiques, elles, ne rouvriront pas avant la fin de l’année scolaire.

Pourquoi cet État de 20 millions d’habitants est-il si durement touché? A-t-il sous-estimé la gravité de la pandémie et trop tardé à prendre des mesures radicales?

  • New York était-elle plus vulnérable?

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, l’a souvent répété: New York, qui compte officiellement 8,6 millions d’habitants, est une mégapole particulièrement dense: plus de 10.000 habitants au km2. Un terrain propice à la propagation de maladies infectieuses. Des millions de personnes utilisent chaque jour le métro et autres transports en commun.

C’est aussi une des premières destinations touristiques mondiales: plus de 60 millions de touristes par an. Un virus apparu à l’étranger a donc de fortes chances de s’y propager. Selon des généticiens américains, il a commencé à se répandre à New York en février, depuis l’Europe. Une étude publiée mi-mars par le blog éducatif Clever classait New York comme la ville «la plus vulnérable» à l’épidémie aux États-Unis devant San Francisco, Washington, Detroit et Miami.

New York, qui compte officiellement 8,6 millions d'habitants, est une mégapole particulièrement dense: plus de 10.000 habitants au km2.

New York, qui compte officiellement 8,6 millions d’habitants, est une mégapole particulièrement dense: plus de 10.000 habitants au km2. Johannes Eisele / AFP

La métropole se caractérise aussi par de fortes inégalités socio-économiques, des situations de surpopulation dans certains quartiers populaires, comme le Queens ou le Bronx. Beaucoup de gens y souffrent déjà de problèmes de santé, sans accès aux soins. Ces quartiers sont aujourd’hui les plus touchés, avec par exemple un taux d’infection dans le Bronx deux fois supérieur à celui de Manhattan.

  • Les responsables new-yorkais ont-ils sous-estimé le risque?

Le 2 mars, au lendemain du premier cas confirmé à New York et alors qu’un autre cas était détecté dans la banlieue nord de New Rochelle, chez un avocat se rendant quotidiennement à Manhattan, le gouverneur Cuomo vantait que la ville avait «le meilleur système de santé de la planète». Après bien des hésitations, le maire de New York Bill de Blasio a annoncé la fermeture des écoles publiques, bars et restaurants à compter du 16 mars.

Le maire et le gouverneur étaient soumis à des pressions contraires

Irwin Redlener, professeur de santé publique de l’université Columbia

Le gouverneur a décrété le confinement et la fermeture des activités non essentielles une semaine plus tard, le 22 mars. «Le maire et le gouverneur étaient soumis à des pressions contraires», commente Irwin Redlener, professeur de santé publique de l’université Columbia interrogé par l’AFP. «Certains poussaient pour fermer rapidement les écoles», «d’autres soulignaient les conséquences économiques et sociales». «Les messages étaient confus.»

  • D’autres États ont-ils mieux réagi?

La Californie, État le plus peuplé des États-Unis, est souvent citée en exemple pour la rapidité de sa réaction à l’épidémie. Le nombre de cas était vendredi de quelque 20.200, pour 50 morts.

«Ce qui est notable, c’est que six comtés de la région de San Francisco se sont mis ensemble, dès le 16 mars, pour décréter un ordre de confinement», suivi le 19 mars par un confinement de l’ensemble de l’État, souligne à l’AFP Meghan McGinty, experte en prévention des catastrophes à l’université Johns-Hopkins. «Il y a eu une vraie cohérence» alors que, dans la région new-yorkaise, chaque comté prenait ses décisions sans concertation, dit-elle.

Plus de 170.000 cas ont été recensés dans l'État de New York et le Covid-19 y a fait près de 8000 morts.

Plus de 170.000 cas ont été recensés dans l’État de New York et le Covid-19 y a fait près de 8000 morts. AFP / Bryan R. Smith

Six jours se sont écoulés entre la fermeture des écoles et l’ordre de confinement à New York, rappelle-t-elle. «En termes d’épidémie, six jours, ce sont des années-lumière (…) et on peut peut-être dire, a posteriori, que New York a attendu trop longtemps».

  • À qui la faute?

Le maire et le gouverneur de New York déplorent depuis des semaines le retard pris initialement par le gouvernement de Donald Trump dans la fourniture de tests aux États, aujourd’hui encore insuffisants pour prendre la pleine mesure de l’épidémie.

Alors que le bilan de la maladie à New York dépasse largement celui des attentats du 11 septembre 2001, le gouverneur démocrate Phil Murphy du New Jersey, État voisin de New York également très touché, a demandé qu’une commission soit mise en place, après l’épidémie, sur le modèle de celle créée après le 11-Septembre pour chercher les erreurs commises.

«Il y avait des signaux d’alerte, qu’est-ce qui s’est passé?» a lancé vendredi Andrew Cuomo. «Sans réponse, comment peut-on s’assurer que ça ne se reproduira pas?»

Par Le Figaro avec AFP

Fin du bouclage à Wuhan en Chine, explosion de contamination à Ryad et dans l’État de New York

avril 7, 2020
Des centaines de passagers s'apprêtent à quitter Wuhan
Des centaines de passagers s’apprêtent à quitter Wuhan NICOLAS ASFOURI / AFP

Des centaines de passagers s’apprêtaient à quitter Wuhan en train, a constaté l’AFP dans la nuit de mardi à mercredi, au moment où les autorités levaient le bouclage imposé depuis deux mois à la ville chinoise berceau de l’épidémie de Covid-19.

A minuit, heure locale (17 heures en France), les autorités ont levé les restrictions qui empêchaient de quitter Wuhan, signe d’un pas vers une fin de crise sanitaire en Chine. Depuis le 23 janvier, les personnes présentes dans cette municipalité de 11 millions d’habitants du centre du pays ne pouvaient pas sortir des frontières de la commune

Covid-19: Riyad prévoit jusqu’à 200.000 cas dans quelques semaines

L’Arabie saoudite prévoit jusqu’à 200.000 cas de contamination par le nouveau coronavirus dans quelques semaines. «Les études prévoient que dans les quelques semaines à venir le nombre de cas va se situer entre un minimum de 10.000 à un maximum de 200.000», a déclaré mardi 7 avril le ministre saoudien de la Santé, Tawfiq al-Rabia, cité par l’agence officielle SPA.

L’Etat de New York enregistre 731 morts en 24 heures, nouveau record

L’Etat de New York a enregistré 731 morts du nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, nouveau record depuis le début de l’épidémie dans cet Etat, a indiqué ce mardi le gouverneur Andrew Cuomo, tout en soulignant une possible stabilisation des hospitalisations.

Le précédent record datait de samedi, avec 630 morts en 24 heures. L’Etat de New York, épicentre de l’épidémie aux Etats-Unis, a désormais recensé 5.489 morts depuis le début de l’épidémie, selon Andrew Cuomo

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Trump évoque un placement de l’Etat de New York en quarantaine

mars 28, 2020

 

Donald Trump répond aux questions des journalistes en quittant la Maison Blanche, le 28 mars 2020© ALEX EDELMAN Donald Trump répond aux questions des journalistes en quittant la Maison Blanche, le 28 mars 2020 

Le président américain Donald Trump a évoqué samedi un possible placement en quarantaine de l’Etat New York, durement touché par le coronavirus, tout en restant évasif sur la portée exacte de cette mesure.

« Certains aimeraient que New York soit placé en quarantaine parce que c’est un point chaud », a-t-il déclaré au moment de quitter la Maison Blanche.

« New York, New Jersey, peut-être un ou deux autres endroits, certaines parties du Connecticut, j’y réfléchis », a-t-il ajouté, alors que nombre de juristes s’interrogeaient sur la possibilité même pour le président américain d’imposer une telle mesure.

L’objectif? « Limiter les déplacements », a-t-il a répondu. « Ils ont des problèmes en Floride, beaucoup de New-Yorkais se déplacent vers le sud. Nous ne voulons pas cela ».

« Une décision sera prise rapidement, dans un sens ou dans l’autre », a-t-il ajouté peu après dans un tweet.

« Cela serait pour une courte période », a-t-il encore dit, assurant qu’il entretenait un « très bon dialogue » avec le gouverneur de l’Etat de New York Andrew Cuomo.

Interrogé quelques minutes plus tard sur ce thème, ce dernier s’est pourtant montré très surpris, affirmant que la question n’avait à aucun moment été évoquée lors de son échange téléphonique matinal avec le président américain.

« Je ne sais même pas ce que cela veut dire », a-t-il affirmé, ne cachant pas sa perplexité.

« Je ne sais même pas comment cela pourrait être appliqué d’un point de vue légal », a-t-il ajouté.

L’Etat de New York est de loin le plus touché par le coronavirus aux États-Unis, avec 52 318 cas et 728 décès.

Le locataire de la Maison Blanche s’est rendu samedi sur la base militaire de Norfolk, en Virginie, pour assister au départ pour New York du navire-hôpital de la marine américaine USNS Comfort, d’une capacité de 1000 lits.

Ce navire-hôpital géant vise à soulager les hôpitaux sur la terre ferme face à la propagation rapide de la pandémie.

« Je l’accueillerai à bras ouverts », a affirmé Andrew Cuomo à propos de l’USNS Comfort, attendu lundi à New York.

Son navire jumeau, l’USNS Mercy, est arrivé vendredi à Los Angeles, en Californie.

Avec AFP

États-Unis: Le gouverneur de New York demande à Donald Trump d’écouter la science et d’aider son État

mars 27, 2020

 

Andrew Cuomo reproche au président Trump de se fier à ses opinions personnelles plutôt qu'aux faits scientifique.
© Jeenah Moon/Reuters Andrew Cuomo reproche au président Trump de se fier à ses opinions personnelles plutôt qu’aux faits scientifique.
Le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, continue désespérément de chercher des moyens de fournir des services de santé adéquats à près de 45 000 Américains atteints de COVID-19. «Une tâche rendue plus difficile par le manque de ressources que l’administration Trump lui accorde», dénonce le gouverneur.
En fonction du plan de relance ratifié par le président vendredi, l’État de New York pourrait recevoir jusqu’à cinq milliards de dollars américains en aide financière, soit quatre fois plus que les États les moins affectés. Certains de ces États ont toutefois cent ou mille fois moins de cas confirmés. Le gouverneur Cuomo estime que son État, où vivent près de la moitié des Américains atteints de la COVID-19, aura au bas mot besoin d’une aide de dix à quinze milliards.

Environ un policier new-yorkais sur cent a contracté la COVID-19. Une statistique qui a fait bondir l'absentéisme à 11,4 % parmi les employés en uniforme du service de police de la Ville vendredi.

© Stefan Jeremiah/Reuters Environ un policier new-yorkais sur cent a contracté la COVID-19. Une statistique qui a fait bondir l’absentéisme à 11,4 % parmi les employés en uniforme du service de police de la Ville vendredi.
Il ne décolère pas, non plus, depuis que le président Donald Trump a balayé du revers de la main jeudi sa requête pour que soient livrés 30 000 à 40 000 respirateurs artificiels aux hôpitaux de New York. Une requête absurde, selon le président, parce que parfois, même les grands hôpitaux n’ont que deux respirateurs.La pandémie de COVID-19 crée toutefois un besoin immensément accru et Andrew Cuomo fait valoir que, contrairement à l’avis du président, sa requête repose sur la science. Je n’ai pas de boule de cristal. Tout le monde a droit à son opinion, mais je ne me fie pas à des opinions. Je me base sur les faits, sur les données, sur les chiffres et sur les projections.

Tout comme le gouverneur, le maire de New York, Bill de Blasio, accuse le président de ne pas se soucier des faits concernant le développement astronomique de cette crise quand il dit que l’État new-yorkais n’a pas besoin d’autant de respirateurs.

Des lits pour les malades

Pendant que les politiciens peinent à s’entendre, les besoins explosent. En deux jours, le nombre de résidents de l’État de New York qui sont officiellement atteints de COVID-19 a augmenté de 50 %. Plus de 6000 personnes ont dû être hospitalisées, dont près de 1600 qui ont été placés en soins intensifs.

Les projections scientifiques sur lesquelles se basent le gouverneur Cuomo et le maire de Blasio suggèrent que le nombre de cas augmentera plus rapidement que jamais au cours des deux à trois prochaines semaines. Le maire de Blasio a identifié la date du 5 avril comme un moment décisif. «Nous devons nous assurer que nous pouvons arriver à ce jour en étant prêts à affronter la semaine suivante, et la semaine d’après également. En ce moment, nous ne le sommes pas», a-t-il expliqué.

Au moment où la pandémie s’est déclarée, il y avait 53 000 lits d’hôpital dans l’État de New York. L'État veut presque tripler ce nombre au cours des semaines et des mois à venir.

© Jeenah Moon/Reuters Au moment où la pandémie s’est déclarée, il y avait 53 000 lits d’hôpital dans l’État de New York. L’État veut presque tripler ce nombre au cours des semaines et des mois à venir.
Les deux hommes veulent rapidement créer quatre nouveaux hôpitaux temporaires avec une capacité de 4000 lits, mais ils estiment que New York aura besoin de 140 000 lits pour accueillir tous ses malades d’ici la fin de la crise. Faute d’espace, les quatre nouveaux hôpitaux seraient installés dans un hippodrome, un campus universitaire, un centre d’exposition et un terminal pour bateaux de croisière. L’administration Trump doit toutefois approuver ces projets.Andrew Cuomo et Bill de Blasio se sont aussi entendus pour que toutes les constructions non essentielles soient suspendues afin que les ressources soient redirigées vers les infrastructures routières et les hôpitaux.

À l’échelle nationale, plus de 100 000 Américains ont désormais eu la confirmation qu’ils souffrent de la COVID-19 et près de 1600 en sont morts. 16 131 nouveaux cas et 288 décès ont été confirmés vendredi seulement, alors que 603 malades s’étaient rétablis depuis la veille. Avec ses 44 876 cas confirmés, New York reste de loin l’État le plus touché. L’État voisin du New Jersey en rapporte 8825 et la Californie en compte 4657. Les autres États et territoires rapportent entre 19 et 3634 cas.

Malgré les doutes exprimés quelques heures plus tôt à propos du nombre de respirateurs artificiels requis dans l’État de New York, le président Trump a signé une loi obligeant General Motors à en fabriquer. On avait un accord pour 40 000 respirateurs. Soudainement, ils en faisaient seulement 6000. En plus, ils auraient augmenté leurs prix. «Je n’ai pas aimé ça, alors j’ai décidé d’utiliser la loi», a-t-il expliqué avant d’ajouter que peut-être qu’on n’en aura pas besoin.

Avec CBC/Radio-Canada

La stratégie du confinement à New York et au Danemark

mars 23, 2020

Le maire de New York appelle à un confinement national

Le maire de New York, épicentre de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis, a appelé lundi à généraliser à l’ensemble du pays les mesures de confinement coercitives adoptées dans les États les plus touchés, et réclamé à nouveau une aide d’urgence du gouvernement fédéral.

«Il faut que ces mesures de confinement (fermant les activités non essentielles et obligeant les gens à rester chez eux, ndlr), qu’ont prises New York et la Californie, soient partout», a déclaré le maire Bill de Blasio sur CNN.

«Ce ne sera pas pour toujours, mais on a deux-trois mois difficiles devant nous», a-t-il ajouté, alors que des millions d’Américain vivent désormais sous régime de confinement plus ou moins coercitif, mais que Donald Trump a refusé d’imposer une telle mesure à l’ensemble des États-Unis.

Le Danemark prolonge le confinement jusqu’au 13 avril

Le Danemark a annoncé lundi la prolongation jusqu’au 13 avril des mesures de confinement imposées le 11 mars dernier sur le tout le territoire afin de lutter contre la diffusion du coronavirus.

Tous les restaurants, cafés, salles de sport, universités et écoles du pays sont fermés, les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : sous pression, le maire de New York annonce la fermeture des écoles publiques

mars 15, 2020

 

Pressé de toutes parts, le maire de New York a annoncé dimanche qu’il fermait à partir de lundi toutes les écoles publiques de la première ville américaine, fréquentées par quelque 1,1 million d’élèves, pour limiter la propagation du coronavirus.

«J’ai le regret d’annoncer qu’à compter de demain nos écoles publiques seront fermées», a déclaré Bill de Blasio lors d’un point presse. Les écoles rouvriront «au plus tôt le 20 avril», a-t-il ajouté, en n’excluant pas qu’elles puissent rester fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le maire démocrate avait encore répété plus tôt dans la journée qu’il ferait tout pour éviter de fermer les quelque 1.800 écoles publiques, pour éviter de perturber plus encore la capitale financière américaine et de mettre en difficultés tous les parents qui doivent continuer à travailler et de perturber les services de santé qui les emploient.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: L’école new-yorkaise de mode FIT s’excuse pour un défilé jugé raciste

février 19, 2020

 

Le Fashion Institute of Technology, école de mode new-yorkaise, a présenté ses excuses au sujet d’un défilé jugé raciste par plusieurs observateurs et lors duquel des mannequins ont défilé avec d’immenses fausses lèvres rouges et de grandes oreilles noires. Lors de la Fashion Week de New York, le FIT avait organisé son premier défilé destiné à montrer la production de ses étudiants de master, le 7 février.

Durant cet événement, plusieurs des mannequins portaient de fausses lèvres rouges géantes, de faux sourcils touffus et de fausses oreilles imposantes. L’un des modèles qui devait défiler avec ces accessoires, Amy Lefevre, a révélé qu’elle avait refusé de les porter, se disant «très mal à l’aise», et avait attiré l’attention sur le fait qu’ils étaient «clairement racistes».

Selon le New York Post, les organisateurs lui auraient alors expliqué que «ce n’était pas un problème de se sentir mal à l’aise pendant 45 secondes», le temps du passage sur le podium. Plusieurs observateurs ont vu dans l’aspect des mannequins une ressemblance avec le personnage imaginaire Sambo, petit garçon noir souvent représenté aux Etats-Unis avec des traits caricaturaux, notamment des lèvres très rouges et de très grande taille.

Devant l’émoi qu’a provoqué l’affaire, la présidente du FIT, Joyce Brown, a présenté officiellement ses excuses «à ceux qui ont participé au défilé, aux étudiants et à tous ceux qui ont été choqués par ce qu’ils ont vu», selon une lettre transmise mercredi à l’AFP. La responsable a indiqué que le FIT mettrait en place des «garde-fous» pour éviter qu’une telle situation se reproduise, sans plus de précisions.

Début février, la maison de luxe italienne Prada s’est engagée auprès de la ville de New York à prendre des mesures pour lutter contre le racisme, un peu plus d’un an après une controverse liée à des figurines qu’elle avait mises dans la vitrine de son magasin de Soho. Plusieurs personnes avaient aussi vu dans ces figurines une ressemblance avec Sambo et la maison avait retiré les objets de la vente.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Un touriste français poignardé à la gorge en pleine rue à New York

février 16, 2020

 

Le jeune homme de 27 ans sortait d’un restaurant avec sa petite amie. Après une intervention chirurgicale d’urgence et une trachéotomie, ses jours ne sont pas en danger.

Un jeune touriste français a été poignardé à la gorge par un inconnu, vendredi à New York, alors qu’il sortait d’un restaurant avec sa petite amie. Le Réunionnais a subi une intervention chirurgicale d’urgence et une trachéotomie. Selon sa compagne, ses jours ne sont pas en danger.

«Un coup gratuit»

«Je suis sous le choc», a déclaré Gabriel Bascou, 27 ans, après son agression rapportée par les médias locaux et repérée par Ouest France.

«Je ne l’ai pas vu venir», a-t-il poursuivi. «L’homme m’a donné un coup très violent au visage. Au début, j’ai pensé que ce n’était qu’un coup de poing et puis j’ai senti le sang», a-t-il ajouté. «Un coup gratuit de violence absolue», dénonce le Français sur son compte Instagram.

Sa petite amie, qui a été témoin de toute la scène, est encore traumatisée : «J’ai toujours peur… j’appréhende de quitter l’hôpital», a-t-elle confié au New York Post. Elle se dit toutefois soulagée de voir que l’état de santé de son ami est stable : «Il est en voie de guérison. Il a eu beaucoup de chance.»

L’agresseur a pu être identifié sur des images de caméras de surveillance. il est recherché par la police new-yorkaise.

Avec Le Figaro

États-Unis/ New York: interpellation d’un garçon de 14 ans soupçonné du meurtre d’une étudiante

février 15, 2020

Un adolescent de 14 ans a été interpellé par la police de New York, qui le soupçonne d’avoir poignardé à mort une étudiante de 18 ans, début décembre, dans un parc du quartier de Harlem, meurtre qui avait suscité un vif émoi. Le garçon était recherché depuis plusieurs semaines par la police, qui l’a arrêté vendredi soir, sans incident, a indiqué ce samedi 15 février le chef du NYPD, la police de New York, Dermot Shea, lors d’une conférence.

Etudiante en première année à la prestigieuse université de Barnard, Tessa Majors aurait été attaquée dans le parc Morningside par trois adolescents qui voulaient la voler. Dans ce parc qui sépare le quartier des universités du reste de Harlem, l’incident aurait dégénéré, l’un des assaillants la poignardant avant de s’enfuir. La jeune femme est décédée de ses blessures à l’hôpital peu après.

Rapidement identifié comme principal suspect, l’adolescent devait se présenter aux autorités mi-décembre, mais serait descendu brusquement du taxi qui l’emmenait au commissariat pour être entendu. «Nous sommes confiants dans le fait que la personne se trouvant actuellement en détention est celle qui a poignardé» Tessa Majors, a déclaré Dermot Shea.

L’adolescent a été inculpé ce samedi d’homicide volontaire et de vol, puis placé en détention à la demande du procureur Cyrus Vance, qui a mis en avant le risque de fuite. Il sera présenté mercredi à un juge, a indiqué le procureur Vance. Dans cette procédure, l’adolescent ne sera pas considéré comme mineur sur le plan pénal, comme le permet la loi de l’Etat de New York.

Une affaire particulièrement sensible

Cyrus Vance a indiqué que l’enquête avait permis de réunir une série d’éléments mettant en cause le suspect, dont un enregistrement vidéo, des témoignages et des analyses ADN. Il a également laissé entendre que le suspect s’était lui-même incriminé lors de son audition. Un complice présumé, âgé de 13 ans, a été inculpé mais sera lui jugé devant un tribunal pour enfants.

L’affaire est particulièrement sensible car elle implique une victime blanche et un suspect noir mineur. Elle fait écho au célèbre scandale des «Central Park Five», qui avait vu cinq adolescents issus de minorité condamnés à tort pour le viol à Central Park, en 1989, d’une joggeuse blanche, laissée pour morte dans le parc.

Le procureur Vance a laissé entendre que ce contexte explosif expliquait, en partie, pourquoi l’inculpation du suspect avait pris si longtemps. «Nous avons affaire à un garçon de 14 ans et nous accorderons une grande vigilance à préserver ses droits», a assuré Cyrus Vance. «Je veux que les New-Yorkais sachent que nous prenons un engagement d’équité dans ce dossier.»

Par Le Figaro avec AFP