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Les 10 Africains les plus influents du monde selon le magazine « Time »

avril 24, 2014
Les dix Africains distingués par le classement Time 2014. © AFP/Reuters - Montage JA

Les dix Africains distingués par le classement Time 2014. © AFP/Reuters – Montage JA

Comme chaque année, l’hebdomadaire américain « Time » a publié mercredi le classement des 100 personnalités les plus influentes de la planète. Parmi elles, dix Africains dont la ministre des Finances nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala, la religieuse burundaise Rosemary Nyirumbe ou Abdel Fattah al-Sissi, considéré comme le futur président de l’Égypte.

•Les « leaders »

Parmi les personnalités distinguées par le magazine américain Time, la ministre nigériane des Finances occupe une place de choix. Considérée comme la gardienne des fonds publics de son pays, Ngozi Okonjo-Iweala est surnommée « Madame Casse-pieds » ou la « Dame de fer ». Elle a notamment fait de la corruption son ennemi numéro un et du développement de l’agriculture son premier objectif.

Dans ce classement figurent également la cyberactiviste et ex-directrice de la stratégie Afrique de Google, Ory Okolloh, ou encore la médiatrice de la république d’Afrique du Sud, Thuli Madonsela. Enfin, Time a choisi de mettre à l’honneur celui qu’il considère comme le « futur homme fort de l’Égypte » : Abdel Fattah al-Sissi, candidat à la présidentielle égyptienne à venir.

•Le « titan »

Ce n’est pas une surprise. Aliko Dangote figure dans la sélection des personnalités les plus influentes de la planète dans la catégorie « Titan ». « L’homme le plus riche d’Afrique qui fait le bien tout en réussissant », explique à son sujet Bill Gates, qui loue le leadership du milliardaire nigérian. C’est « un leader constamment à la recherche de solutions pour lier le secteur privé des affaires et la santé publique », ajoute encore l’Américain.

•L’artiste

Dans la catégorie des artistes, Time ne pouvait ignorer le Kényan Binyavanga Wainaina. Écrivain célèbre, il a annoncé publiquement son homosexualité, le 18 janvier dernier, contestant ainsi la législation anti-gay des États voisins, notamment l’Ouganda, et se battant pour plus de tolérance. Dans une nouvelle publiée en ligne et intitulée « Je suis homosexuel, maman », l’écrivain a lancé un véritable pied-de-nez à la tendance répressive du continent africain.

•Les « pionniers »

Enfin, Time a choisi d’honorer les personnalités qui, dans des contextes difficiles, en zone de conflit, ont choisi d’œuvrer pour la paix. La religieuse ougandaise Rosemary Nyirumbe est de ceux-là. Depuis plus de trente ans, elle vient en aide aux femmes ayant subi des traumatismes et des violences en Ouganda, à travers des programmes d’alphabétisation et d’éducation. « Les traumatismes qu’elle guérit sont insondables », explique à son sujet l’acteur américain Forest Whitaker, « mais la portée de son amour est sans bornes ».

Derniers Africains de l’édition 2014 du classement Time : l’imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique, l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, et le révérend Nicolas Guérékoyame-Gbangou, chef de l’Église évangélique centrafricaine. « Ces trois hommes travaillent sans relâche pour la paix afin de maintenir l’unité de leur pays », explique à leur sujet Jim Wallis, considéré comme un « conseiller spirituel » du président américain, Barack Obama. « Grâce à leurs efforts, le monde entier ne peut plus ignorer le conflit », écrit-il encore.
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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Nigeria: la femme et la fille d’un haut magistrat enlevées

mai 12, 2013
Nigeria: la femme et la fille d'un haut magistrat enlevées Nigeria: la femme et la fille d’un haut magistrat enlevées © AFP

L’épouse et la fille d’un juge de la Cour suprême nigériane, ainsi que leur chauffeur, ont été enlevés par des hommes armés sur une autoroute du sud du Nigeria, apparemment dans le but d’obtenir une rançon, a annoncé la police dimanche.

« Trois personnes ont été enlevées alors qu’elles étaient dans un véhicule sur l’autoroute Sagamu-Benin vendredi », a déclaré à l’AFP un responsable de la police de l’Etat d’Edo, sous couvert d’anonymat. Il s’agit de « la femme, la fille et le chauffeur du juge Bode Rhodes-Vivour de la Cour suprême ».

L’épouse et la fille du juge étaient en route pour se rendre à un mariage dans la ville de Benin quand le rapt s’est produit, selon le responsable policier qui a précisé que les ravisseurs avaient pris la fuite à bord de la voiture de leurs otages.

« Nous sommes à la recherche des criminels en espérant retrouver les victimes indemnes », a-t-il dit. « Nous pensons qu’ils veulent rançonner la famille, mais ils ne l’ont pas encore contactée ».

Un avocat de Lagos, Me Festus Keyamo, a appelé les ravisseurs à libérer les trois otages « sains et saufs », en faisant valoir que le juge Bode Rhodes-Vivour n’était pas la « cible » indiquée pour ce genre de kidnapping contre rançon. « Etant donné la nature de leur travail, les membres de la Cour suprême, et d’ailleurs tous les juges, mènent une vie spartiate, et ne versent pas dans l’ostentation ni l’acquisition primitive de richesses », a-t-il affirmé.

Les enlèvements contre rançon, fréquents dans la région pétrolifère du Delta du Niger (sud), se sont étendus dans d’autres régions du pays ces derniers mois, visant les responsables nigérians ou leur famille.

En décembre, la mère du ministre des Finances et ancienne directrice générale de la Banque mondiale Ngozi Okonjo-Iweala avait été enlevée à son domicile dans l’Etat du Delta (sud). Elle avait été relâchée quelques jours plus tard, après versement d’une rançon.

Début mai, un ancien ministre nigérian du Pétrole avait été enlevé par des hommes armés à Maiduguri (nord-est), fief du groupe islamiste Boko Haram, puis libéré trois jours plus tard.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : Kaba Nialé, une ministre au mérite

février 19, 2013
Kaba Nialé a démarré sa carrière à l'École nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée (Ensea), à Abidjan. © Abidjan Net

Kaba Nialé a démarré sa carrière à l’École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (Ensea), à Abidjan. © Abidjan Net

Première femme à la tête du stratégique portefeuille des Finances, Kaba Nialé est une habituée des arcanes du pouvoir. Alassane Ouattara considère cette statisticienne comme une « économiste de première classe ». 

C’est avec une grande sérénité et en arborant ce large sourire qui la caractérise que Kaba Nialé, ministre chargée de l’Économie et des Finances auprès du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, a reçu la Française Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), le 7 janvier, à Abidjan. Car il en faut plus pour impressionner cette quinquagénaire originaire de Bouko, dans l’est du pays, première femme nommée à ce poste depuis l’indépendance, en 1960. Sa présence à la tête de ce portefeuille stratégique n’est pas le fruit du hasard. Statisticienne de formation, Kaba Nialé fréquente les arcanes de l’économie ivoirienne depuis deux décennies.

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Cette économiste émérite est même parfois comparée à Ngozi Okonjo-Iweala, ministre nigériane des Finances et ancienne directrice générale de la Banque mondiale. Même si, pour le moment, ce n’est pas le même gabarit en termes de carrière. Après une maîtrise en sciences économiques obtenue à l’université de Cocody en 1989, Kaba Nialé est partie poursuivre ses études à Paris, où elle a décroché successivement un diplôme d’ingénieur au Centre européen de formation des statisticiens économistes des pays en développement (CESD) et un diplôme d’études approfondies en économie internationale et économie du développement à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne.

Kaba Nialé a démarré sa carrière par l’enseignement, en dispensant des cours de macroéconomie à l’École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (Ensea), à Abidjan, avant de travailler à la primature, entre 1991 et 1996, sur les questions fiscales et budgétaires. De 1996 à 2000, elle est chef de cabinet adjointe du chef de gouvernement, qui, à l’époque, n’est autre que… Daniel Kablan Duncan. Déjà.En 2000, elle devient directrice de cabinet adjointe de Mamadou Koulibaly, alors ministre de l’Économie et des Finances. Elle occupe ensuite la fonction de directrice de cabinet de Moussa Dosso, le ministre de l’Artisanat entre 2003 et 2005. Un parcours qui devait logiquement la mener à la tête d’un ministère. Ce sera chose faite le 1er juin 2011,date à laquelle elle intègre le premier gouvernement d’Alassane Ouattara en tant que ministre de la Promotion du logement.

C’est une économiste reconnue, parfois comparée à son homologue nigériane Ngozi Okonjo-Iweala.

Confiance totale

Le chef de l’État lui-même ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur celle qui le « pratique » depuis le début des années 1990, quand il était Premier ministre du président Félix Houphouët-Boigny. « Kaba Nialé est une économiste de première classe, assure-t-il. Elle a travaillé à la Banque mondiale, elle a géré des programmes structurels très importants, elle a participé à la rédaction de mon programme de gouvernement. J’ai une totale confiance en elle. » Des compliments qui n’empêchent pas Kaba Nialé de redoubler d’efforts pour mener à bien sa mission de relance de l’économie ivoirienne.

Ses plus grands chantiers ? D’abord, la poursuite des actions pour améliorer la gouvernance. Sur ce plan-là, elle aura beaucoup à faire pour inverser la tendance : dans l’édition 2012 de l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine, la Côte d’Ivoire se place en effet bon dernier en Afrique de l’Ouest et 46e au niveau africain (sur 52 pays classés). Deuxième défi, et de taille : la structuration de la dette intérieure, dont les stocks à la fin de juin 2012 étaient estimés à quelque 3,5 milliards d’euros. Ce qui représente, selon le FMI, 75 % des stocks de la sous-région.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu