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Les chefs d’État du G5 Sahel en sommet extraordinaire à Niamey après la tuerie d’Inates

décembre 14, 2019

Les chefs d'État du G5 Sahel, lors de la conférence du 6 février 2018 à Niamey

Les chefs d’État du G5 Sahel, lors de la conférence du 6 février 2018 à Niamey © DR/Présidence Niger

 

Les présidents du G5 Sahel vont se réunir dimanche pour un sommet extraordinaire à Niamey, pour se concerter après la tuerie d’Inates.

« Hier notre voisin le Niger enterrait 71 de ses soldats tombés sous les balles de ceux qui veulent installer le chaos. Notre solidarité ne fera pas défaut au Niger, demain avec mes frères du G5 Sahel, nous irons à Niamey et nous allons nous concerter », a déclaré Ibrahim Boubacar Keïta en ouverture d’un forum de dialogue politique à Bamako.

Cette réunion des chefs d’État du G5 Sahel – Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad – , se tiendra dimanche à Niamey « pour discuter des problèmes de sécurité » dans la région, a confirmé samedi la présidence nigérienne.

Le président tchadien Idriss Déby Itno participera à la réunion, a assuré un porte-parole de la présidence tchadienne.

Le Burkina Faso, qui assure la présidence tournante du G5 Sahel, n’a pour l’heure pas communiqué au sujet de cette réunion.

Réagir suite au drame d’Inates

Le président nigérien a décrété un deuil national de trois jours, de vendredi à dimanche, pour rendre hommage à ses 71 soldats tués mardi dans l’attaque du camp militaire d’Inates, dans l’ouest du pays. Cette attaque, la pire de l’histoire de ce pays, a été revendiquée par le groupe État islamique.

L’assaut contre le camp d’Inates a été mené par « plusieurs centaines » de combattants « lourdement armés » selon le ministère de la Défense nigérien, qui a évoqué des combats d’une « rare violence ».

Le Niger a rendu hommage vendredi à ses soldats tués, lors d’une cérémonie solennelle de levée des corps et avec des prières dans les mosquées. « J’ai décidé de venir pour témoigner de la reconnaissance de la patrie inconsolable mais nullement vaincue à ces hommes (…), nos héros, nos martyrs », a déclaré le président Mahamadou Issoufou sur le tarmac de la base aérienne 101 de Niamey, devant les sacs mortuaires recouverts du drapeau du Niger, en présence des familles des victimes.

« Votre mort est glorieuse », a continué le président nigérien. « Vous avez consenti le sacrifice de vos vies pour protéger le Niger de la barbarie de ceux qui tels des vampires n’aspirent qu’à s’abreuver de sang, de ceux qui détruisent non seulement des vies mais notre religion ». « Jamais l’islam n’a connu d’arme de destruction aussi massive et aussi redoutable que le terrorisme. L’islam se détruit de l’intérieur au nom de l’islam », a-t-il poursuivi.

« Renforcer nos alliances »

Alors que les opinions publiques des pays du Sahel contestent depuis plusieurs mois la présence militaire française dans la région, Mahamadou Issoufou a promis « de renforcer encore plus nos alliances et la coordination de nos forces pour lutter ensemble contre les ennemis de la liberté, contre l’ignorance et l’obscurantisme ».

Le chef de l’État a décoré de la Croix de la vaillance chacun des soldats, qui seront enterrés au « Carré des Martyrs », sur la base.

En dépit du renforcement des armées locales, de la constitution d’une force militaire internationale du G5 Sahel, et de la présence de 4 500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane ainsi que de militaires américains, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans tout le Sahel.

Le Mali a ainsi récemment été frappé dernièrement par une série d’assauts sanglants : plus de 140 soldats ont été tués, cet automne provoquant un véritable traumatisme dans ce pays.

Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de Koutougou, également près de la frontière malienne.

Les chefs d’État du G5 Sahel avaient déjà prévu de se concerter avant de se rendre au sommet de Pau, en France, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron, mais qui a depuis reporté à janvier, à la suite de l’attaque d’Inates.

L’exigence de « clarté » d’Emmanuel Macron

Le président français a déclaré vouloir « reclarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région à l’occasion de ce sommet de Pau.

Il a affirmé par ailleurs vouloir davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens au sujet de la présence française, qui suscite une contestation grandissante parmi les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Niger : au moins 58 morts dans l’explosion d’un camion-citerne à Niamey

mai 6, 2019

Une rue dans le centre de Niamey, en septembre 2011 (photo d’illustration). © Tagaza Djibo/AP/SIPA

 

Au moins 58 personnes sont mortes après l’explosion d’un camion-citerne à quelques centaines de mètres de l’aéroport international de Niamey. Un « riverain » qui aurait « laissé sa moto en marche » près du véhicule serait à l’origine de l’exposition, selon le ministre de l’Intérieur nigérien, Mohamed Bazoum.

Le bilan est lourd après l’explosion d’un camion-citerne à Niamey, intervenue dans la nuit de dimanche à lundi aux environs de 1 heure. Cinquante-cinq personnes ont été tuées par l’explosion de ce véhicule transportant de l’essence, à quelques centaines de mètres de l’aéroport international de Niamey. Trois autres personnes ont succombé des suites de leurs blessures à l’Hôpital national de Niamey (HNN), selon le porte-parole du gouvernement, Abdourahamane Zakaria.

Joint par Jeune Afrique, le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum a confirmé ce bilan provisoire, faisant également état de « 37 personnes brûlées évacuées vers les centres médicaux » et de « 5 véhicules et 25 motos calcinés » durant l’explosion.

D’après le ministre de l’Intérieur, qui s’est rendu sur place ce lundi matin aux côtés du Premier ministre, Brigi Rafini, un « riverain serait à l’origine de l’explosion ». L’homme en question, « un motard venu pour siphonner l’essence avec un bidon », aurait « laissé sa moto en marche », a précisé Mohamed Bazoum, citant des témoignages.

Selon des témoins interrogés par un journaliste de l’AFP, le camion s’est renversé sur les voies de chemin de fer à la sortie de la ville. Des badauds tentaient de récupérer l’essence qui fuyait lorsque l’explosion s’est produite.

Mahamadou Issoufou sur place

Le président Mahamadou Issoufou s’est rendu lundi à l’Hôpital national de Niamey, où 31 blessés ont été transférés, 3 victimes étant soignés à l’Hôpital de référence de Niamey, 2 autres à l’Hôpital national de Lamordé et une victime au Centre hospitalier régional (CHR) de Poudrière.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Ramadan au Niger : une trentaine de bouchers clandestins arrêtés

juin 18, 2017

Un apprenti boucher aide à pousser des carcasses sur une moto le 22 avril 2010 à Maradi au Niger. © AFP/BOUREIMA HAMA

Une trentaine de personnes ont été arrêtées lors d’une vaste opération contre les abattages clandestins à Niamey, visant à prévenir les risques de consommation de viande avariée en cette période de ramadan, ont annoncé dimanche les autorités.

« Lors des opérations contre les abattages clandestins, une trentaine de personnes ont été arrêtées et doivent comparaître prochainement devant le procureur de la République », a expliqué sur une télévision locale Sani Gambo, directeur régional de l’Élevage à Niamey au sein du ministère de l?Élevage et de l’Agriculture.

Les personnes interpellées encourent des peines de prison et des amendes, a-t-il précisé.

Ces opérations ont été menées vendredi et samedi par les forces de l’ordre et des vétérinaires, jusque dans des domiciles privés de la capitale nigérienne. Elles ont permis de saisir « une cinquantaine de carcasses de moutons et de chèvres », a précisé M. Gambo.

Le responsable a « appelé la population à être vigilante » et « à dénoncer » les auteurs de ces pratiques néfastes pour la santé publique.

« Toute viande issue d’un abattage clandestin n’est pas inspectée par nos services et donc les consommateurs peuvent contracter des maladies graves, dont la tuberculose », a-t-il prévenu.

Ces arrestations interviennent en plein mois de ramadan au Niger, pays majoritairement musulman où les fidèles rompent le jeûne en consommant un repas principalement constitué de viande.

« Des bouchers véreux » profitent actuellement du ramadan, période de forte demande, pour « inonder les marchés avec de la viande avariée », a ainsi témoigné auprès l’AFP Fatouma, une habitante de Niamey.

Le Niger, État sahélien, compte quelque 40 millions de têtes de bétail.

Jeuneafrique.com avec AFP

Niger : la police démantèle deux réseaux de faussaires et saisit 2,7 millions de faux dollars

mars 15, 2017

Les faux billets saisis par la police nigérienne le 15 mars. © DR

La police nigérienne a annoncé ce mercredi avoir démantelé deux réseaux de faussaires à Niamey et Dosso. Les enquêteurs de la brigade de recherche et d’investigation ont saisi une somme d’environ 2,7 millions de dollars.

C’est sur un joli pactole que sont donc tombés les enquêteurs de la police judiciaire nigérienne, presque entièrement en coupures de billets de cent, agrémentées de petites sommes en euros et en francs CFA.

« Il s’agit en réalité de deux réseaux distincts qui ont été démantelés », a expliqué Adili Toro, porte-parole de la police, joint par Jeune Afrique mercredi 15 mars.

Le premier d’entre eux, au sein duquel deux personnes ont été interpellées, ne représente qu’une partie très faible de la saisie. Il a pu être confondu suite à une enquête débutée par le commissariat de quartier de Niamey 2000, transmise ensuite à la direction de la police judiciaire (PJ).

Les investigations se poursuivent

Quant au second réseau, qui détenait la quasi-totalité des 27 500 coupures découvertes, il doit sa chute à l’action des monnayeurs du quartier du grand marché de la capitale nigérienne. Ceux-ci avaient déposé plainte à la PJ en découvrant l’existence de faux billets dans leurs caisses. Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de ce second réseau.

« La totalité des enquêtes ne nous a pas pris plus de deux semaines », se félicite Adili Toro. Les investigations ne sont toutefois pas terminées. La direction de la police judiciaire cherche désormais à dénicher les éventuelles complicités et à mettre au jour l’intégralité de ces réseaux de fausse monnaie.

Jeuneafrique.com par

Arrivée de l’opposant Hama Amadou au Niger dans une atmosphère tendue

novembre 14, 2015

Niamey – L’opposant et candidat à la présidentielle de 2016 Hama Amadou a atterri samedi après-midi à Niamey, dans une atmosphère tendue, après un an d’exil en raison d’accusations de trafic de bébés qui devraient conduire à son arrestation, a appris l’AFP de sources concordantes.

L’avion d’Air France s’est posé à Niamey et Hama Amadou était dedans, a affirmé une de ces sources, un député de son parti Chégou Abdourahamane.

L’ancien président du Parlement fait face à un mandat d’arrêt et les autorités ont prévenu qu’elles l’arrêteraient à son arrivée.

La route de l’aéroport a été bloquée par les forces de l’ordre qui interdisent l’accès à la zone. Des échauffourées ont eu lieu à quelques centaines de mètres de l’aéroport entre des militants du parti de Hama Amadou, le Modem, et les forces de sécurité, a constaté un journaliste de l’AFP.

Par ailleurs, le siège du parti à Niamey a été encadré par les forces de l’ordre alors que Hama Amadou a prévu d’y faire un discours après une parade en ville.

Jeudi, après un an d’exil, il avait annoncé: J’ai décidé de rentrer samedi à Niamey (…) J’ai des devoirs envers mon pays que je compte assumer a travers ma candidature à la présidentielle, a-t-il déclaré.

Si un dossier a été monté contre moi par mes adversaires, c’est le moment pour moi de me présenter devant les juges pour qu’ils disent où se trouve la vérité, avait-t-il poursuivi.

A la mi-septembre, le ministre nigérien de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou avait averti : Toutes les unités de police et de gendarmerie ont reçu l’ordre d’arrêter M. Hama Amadou dès qu’il mettra pied sur le territoire national.

Opposant au président Mahamadou Issoufou, Hama Amadou avait quitté le pays fin août 2014 après l’autorisation par les députés de son audition par la justice dans une affaire présumée de trafic international de bébés.

M. Amadou a toujours dénoncé un dossier politique. Le gouvernement parle lui d’un dossier de droit commun.

En juillet 2015, la Cour d’appel de Niamey a rejeté la levée du mandat d’arrêt.

Outre Hama Amadou, deux autres personnalités se sont officiellement déclarées candidates : l’actuel président Mahamadou Issoufou et l’ancien ministre du Plan, Amadou Boubacar Cissé.

L’ONU a appelé à la tenue d’élections apaisées et crédibles pour garantir la stabilité du pays qui fait notamment face à des attaques des islamistes de Boko Haram dans le sud et à la menace des groupes jihadistes à ses frontières malienne et libyenne.

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2015 18h39)

Niger : des milliers de manifestants contre le régime à Niamey

juin 6, 2015

Manifestants le 6 juin à Niamey.
Manifestants le 6 juin à Niamey. © AFP

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Niamey contre le régime qu’ils accusent d’étouffer les libertés et de mal gérer le pays, à moins d’un an de la présidentielle, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les protestataires, majoritairement des jeunes, qui répondaient à l’appel de 38 associations locales, ont marché de 9H00 à 11H00 (8H00 à 10H00 GMT) jusqu’au siège du Parlement aux cris de « A bas le gouvernement », « A bas Bolloré », « A bas Areva », ou « La patrie ou la mort, nous vaincrons ».

De nombreux protestataires avaient noué un ruban rouge autour de leur cou. Certains brandissaient des pancartes très critiques disant : « Le pays va mal », « Non aux coupures intempestives et interminables de l’électricité » ou encore « La concession des magasins sous douanes va affamer les Nigériens ».

Depuis des semaines, les syndicats des commerçants nigériens demandent l’annulation d’une convention signée en 2014, accordant au groupe français Bolloré le monopole de la manutention des deux plus importants entrepôts de douane à Niamey, monopole qui a engendré une hausse significative des taxes.

La capitale et les grandes villes du pays ont également été récemment plongées dans l’obscurité pendant plusieurs jours, en raison de fortes perturbations dans la fourniture d’électricité par le Nigeria voisin. Les délestages électriques –décidés de manière volontaire pour éviter de saturer le réseau– sont par ailleurs fréquents en cette saison.

« C’est un ras-le-bol général et les maux que nous dénonçons sont nombreux », a pesté Moussa Tchangari, l’un des organisateurs de la marche, citant « le bradage des ressources naturelles », « la présence des bases militaires françaises et américaines », sur fond de « paupérisation des populations ».

Accusé d' »atteinte à la défense nationale », Moussa Tchangari, une figure de la société civile, a été arrêté mi-mai puis remis en liberté après avoir critiqué la situation humanitaire dans le sud-est du Niger, où l’armée combat les islamistes de Boko Haram.

« Les libertés nous paraissent étouffées », a lancé Djibril Abarchi, le président de l’Association nigérienne pour la défense des droits de l’Homme (ANDDH), un autre initiateur de la marche.

Les protestataires ont également décrié une décision du gouvernement d’augmenter le nombre des députés de 113 à 171 en 2016. « Il s’agit de faire encore supporter aux Nigériens des charges inutiles », s’est insurgé M. Abarchi.

Des élections législatives et présidentielle seront organisées au cours du premier semestre 2016 au Niger. Le chef de l’État Mahamadou Issoufou est candidat à sa propre succession.

Jeuneafrique.com

Niger: 85 morts dans une épidémie de méningite, les écoles de Niamey fermées

avril 22, 2015

Niger: 85 morts dans une épidémie de méningite, les écoles de Niamey fermées
Niger: 85 morts dans une épidémie de méningite, les écoles de Niamey fermées © AFP

Une épidémie de méningite, qui sévit depuis janvier au Niger, a fait 85 morts, poussant les autorités à fermer les écoles de la capitale Niamey de mercredi à lundi prochain, a annoncé le Premier ministre Brigi Rafini.

« A Niamey, compte tenu de l’acuité de cette maladie, nous avons décidé de fermer tous les établissements d’enseignement à compter de mercredi jusqu’à lundi », a déclaré M. Rafini mercredi sur la télévision d’Etat.

Cette mesure ne concerne pas les universités, a toutefois précisé à l’AFP Abdou Asmane, le ministre de l’Enseignement supérieur.

Au 19 avril, « 908 cas de méningite ont été recensés dans le pays avec 85 de décès soit une létalité de 9,36% », selon un dernier bilan communiqué mardi soir par le ministère de la Santé. Quelque 70% des personnes infectées sont âgées de 2 à 15 ans, de même source.

Le précédent bilan officiel, qui datait du 13 avril, faisait état de 75 décès pour 697 cas. Plus de la moitié des morts s’étaient alors produites dans la capitale.

La suspension des cours est « une mesure de précaution » pour permettre aux élèves de « rester dans leurs familles » en attendant de « bénéficier d’une vaccination », sachant qu’il existe « un problème de disponibilité de vaccins », a commenté le Premier ministre.

« Nous avons un besoin immédiat de près d’1,2 million de doses de vaccins. Nous pourrons disposer d’ici jeudi de 50% (de ce total) mais pour les autres 50%, nous lançons un appel à tous nos partenaires », a-t-il dit.

L’actuelle épidémie est provoquée par des souches « plus virulentes » de la méningite que celles qui ont été à l’origine des précédentes vagues au Niger, selon un expert.

M. Rafini a appelé la population à la « vigilance », notamment en « signalant tous les cas suspects ».

Le Niger, Etat sahélien aride et l’un des pays les plus pauvres au monde, est régulièrement frappé par des épidémies de méningite en raison de sa position au sein de « la ceinture de la méningite », qui s’étend du Sénégal à l’ouest jusqu’à l’Éthiopie à l’est, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Très contagieuse, la maladie se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.

Jeuneafrique.com

Manifs anti-Charlie au Niger: au moins 7 églises incendiées à Niamey

janvier 17, 2015

Niamey – Au moins sept églises ont été incendiées samedi à Niamey par des manifestants hostiles à la caricature de Mahomet publiée dans l’hebdomadaire français Charlie Hebdo, les violences continuant à se propager dans la capitale du Niger, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les sept lieux de culte, pour la plupart des églises évangéliques, dont certaines siégeaient dans de petites villas sans aucun signe religieux distinctif, ont été brûlés sur la rive gauche de Niamey, selon le journaliste de l’AFP, qui a vu les manifestants se diriger vers la rive droite de la capitale, où il y a aussi de nombreuses églises.

Des nombreux bars, hôtels, débits de boisson ou commerces divers appartenant à des non-musulmans ou tenant enseigne pour des entreprises françaises, ont également été détruits.

Certains d’entre nous sont restés barricadés à la maison. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie, a déclaré à l’AFP un mécanicien chrétien ouest-africain, retranché dans son atelier avec ses ouvriers, tout en regardant à travers les orifices d’une fenêtre fermée des manifestants saccager un kiosque en face de son commerce.

Nous, ici, au travail, nous sommes obligés de nous cloîtrer dans notre atelier. Vraiment nous avons peur. Il faut que l’Etat mette fin à tout ça. Ca ne sent pas bon pour nous, a-t-il soupiré.

Dès que les manifestations ont commencé vers la grande mosquée, nous avons senti cela venir. J’ai dit à tous les employés de rentrer chez eux, a expliqué Kiéma Soumaïla, gérant du Toulousain, un bar connu de Niamey.

Les protestataires ont fracturé la porte de l’établissement, qu’ils ont détruit. Ils ont tout brûlé après avoir cassé tout ce qui est en verre sur la chaussée, a-t-il regretté.

D’après une source sécuritaire, six groupes de 200 à 300 protestataires ont été dénombrés, qui sèment le chaos dans Niamey.

Des manifestations spontanées – pneus incendiés à des carrefours – se tiennent également à Maradi, une ville située entre Niamey et Zinder, la deuxième ville du Niger, où des manifestations anti-Charlie Hebdo vendredi ont dégénéré en émeutes, faisant 4 morts et 45 blessés.

A Agadez, grande ville du nord nigérien, le calme est revenu après des manifestations violentes vendredi, durant lesquelles le siège du parti au pouvoir avait été brûlé.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2015 17h01)

Sahel: l’ex-otage français Serge Lazarevic se dit en forme

décembre 10, 2014

Niamey – L’ex-otage français Serge Lazarevic s’est dit en forme mardi soir à Niamey, quelques heures après sa libération à l’issue de plus de trois ans de captivité dans le Sahel.

J’ai perdu une vingtaine de kilos mais ça va, je suis en forme, a déclaré M. Lazarevic, 51 ans, après un entretien avec le chef de l’État nigérien Mahamadou Issoufou au palais présidentiel.

En chemise noire et pantalon beige, l’ex-otage, le bouc taillé, s’est montré souriant lors d’une poignée de mains avec le président Issoufou, sur des images diffusées par la télévision publique nigérienne.

Je voudrais remercier le président du Niger ainsi que le peuple du Niger, qui a collaboré avec la France pour me faire libérer, a-t-il ajouté dans une brève déclaration à quelques journalistes.

Serge Lazarevic était le dernier otage français dans le monde.

Ce Franco-Serbe avait été enlevé par un groupe d’hommes armés dans un hôtel à Hombori, au Mali, le 24 novembre 2011 avec un autre Français, Philippe Verdon, qu’il accompagnait pour ce qui a été présenté comme un voyage d’affaires.

Philippe Verdon a été retrouvé mort d’une balle dans la tête en juillet 2013.

Le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui avait revendiqué leur enlèvement, avait présenté les deux otages comme des agents du renseignement français.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2014 22h06)

Guerre au Mali : le Tchad et le Niger veulent couper toute retraite aux jihadistes

janvier 25, 2013

 

Les Tchadiens et Nigériens totalisent plus de 2 500 hommes.. Les Tchadiens et Nigériens totalisent plus de 2 500 hommes.. © Issouf Sanogo/AFP

Couper la retraite aux jihadistes et les empêcher d’atteindre les montagnes du nord du Mali, où les combats risquent d’êtres compliqués. Tel est l’objectif assigné aux forces tchadiennes et nigériennes qui entrent au Mali par le nord-est.

« Vous allez avoir à faire à un ennemi qui ne cherchera pas à sauver sa vie. Pour lui, l’essentiel sera de mourir pour aller au paradis. Vous devez être vigilants et déterminés ». Conseil d’Idriss Déby Itno, qui a revêtu sa tenue de général quatre étoile ce 24 janvier à Niamey, où il s’est rendu pour galvaniser ses troupes, juste avant que celles-ci ne partent, jeudi soir, en direction de la frontière du Niger vers le Mali. Le chef de l’État tchadien sait le rôle important que les forces tchadiennes et nigériennes vont jouer dans la guerre de reconquête du Nord-Mali.

Selon des sources militaires tchadiennes, la mission confiée aux deux pays est d’attaquer Gao puis de se positionner à Kidal, avec une couverture aérienne pour couper toute retraite aux islamistes. Dans le jargon militaire, ce travail est celui d’une équipe de recueil. « L’objectif, c’est d’éviter des combats dans la zone montagneuse près de la frontière algérienne », ajoute la source.

Pour cela, 2 000 hommes, des blindés, des MI24 et six Shukhoi. Contrairement à ce qu’on annonce, le gros des troupes est déjà « sur place » affirme, catégorique, une éminente source militaire. Deux gros porteurs de l’armée française et un autre prêté par la République populaire du Congo (RDC) ont aidé à accélérer le déploiement qui avait pris un certain retard à l’allumage.

Autour de Gao le 27 janvier

Le contingent tchadien aura comme chef le général Oumar Bikimo, qui dirigeait, il y a quelques mois, les forces de la CEEAC basées en Centrafrique, assure la coordination depuis Bamako. Il aura pour adjoint deux jeunes généraux, Abdérahmane Youssouf Meïry, commandant de l’unité antiterroriste depuis 2007, dont les hommes composent le quart des hommes, et le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du chef de l’État et commandant de la direction générale des services de sécurités des institutions de l’État (DGSSIE), la garde présidentielle qui constitue le reste des troupes.

Si le Général Bikimo fera l’interface entre le commandement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et le Tchad depuis Bamako, le cabinet militaire du chef de l’État, lui, assure un suivi quotidien avec l’armée française depuis N’Djaména. C’est de la base aérienne de la capitale tchadienne que décollent les avions et les ravitailleurs qui interviennent au Mali. C’est aussi grâce à ce suivi qu’il a été décidé d’accélérer le déploiement de l’armée tchadienne avec pour objectif affiché d’être à Gao autour du 27 janvier…

Jeuneafrique.com par Madjiasra Nako, à N’Djaména