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Arrestation d’un proche de Maduro accusé de corruption par Washington

juin 13, 2020

 

Un homme d’affaires colombien accusé par Washington d’orchestrer un réseau de corruption au profit du président vénézuélien Nicolas Maduro a été arrêté au Cap-Vert, a indiqué samedi à l’AFP son avocate américaine. Visé par une «notice rouge» d’Interpol, Alex Saab, inculpé à Miami pour blanchiment d’argent, a été appréhendé vendredi dans l’archipel de l’océan Atlantique, a confirmé l’avocate Maria Dominguez, sans donner davantage de détails.

«Son arrestation est un coup dur pour le régime et montre (…) qu’il n’y a aucun avenir avec Maduro, pas même pour ceux qui le soutiennent», a réagi l’un des responsables de l’opposition vénézuélienne, Julio Borges. Les Etats-Unis accusent Alex Saab de tirer les ficelles d’un vaste réseau ayant permis au dirigeant socialiste Nicolas Maduro et à son régime de détourner à leur profit de l’aide alimentaire à destination du Venezuela. «Ils utilisent la nourriture comme forme de contrôle social, pour récompenser leurs soutiens politiques et punir les opposants, pendant qu’ils empochent des centaines de millions de dollars grâce à plusieurs montages frauduleux», avait dénoncé en juillet 2019 le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin en annonçant des sanctions économiques à l’encontre de M. Saab.

Washington avait imposé deux mois plus tard de nouvelles sanctions contre une quinzaine de sociétés liées à l’homme d’affaires colombien, placé sur une liste noire américaine en tant que «profiteur». L’administration de Donald Trump, qui a reconnu l’an dernier l’opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, cherche à pousser Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Elle a notamment imposé un embargo pétrolier et visé les plus hautes personnalités du régime de ce pays en crise, sans parvenir toutefois jusqu’ici à obtenir le départ du dirigeant socialiste.

Par Le Figaro avec AFP

Venezuela: un général appelle l’armée à se soulever contre Maduro

mai 13, 2019

 

Un général vénézuélien considéré comme proche du pouvoir a appelé les forces armées de son pays à se soulever contre le gouvernement de Nicolas Maduro dans une vidéo diffusée sur internet. «Le temps est venu de nous soulever, de lutter (…), il est temps que les forces armées nationales prennent conscience» de la situation, a déclaré Ramon Rangel, qui se présente comme général de division de l’armée de l’air vénézuélienne, dans une vidéo postée dimanche sur YouTube.

Une source proche de l’armée a expliqué ce lundi à l’AFP que cet officier «n’était plus actif depuis plusieurs années» et gérait «une entreprise vénézuélienne d’Etat à Cuba». Habillé en costume noir et cravate bleue, le général Rangel, explique lui-même avoir vécu durant «plus de six ans à Cuba», ce qui lui a permis de «palper la réalité du peuple cubain (…) soumis à une dictature castro-communiste depuis plus de soixante ans».

S’exprimant depuis un lieu non identifié, il appelle à l’«union militaire» pour «changer de système politique» au Venezuela et «sortir du joug du castro-communiste», en référence à l’influence supposée du gouvernement cubain à Caracas qu’il dénonce également. Ramon Rangel, considéré jusqu’ici comme un militaire proche du pouvoir chaviste, avait participé le 27 novembre 1992 à une tentative de coup d’Etat au côté d’Hugo Chavez contre le président de l’époque Carlos Andrés Pérez (1989-1993).

La déclaration de Rangel intervient quelques jours après le soulèvement militaire manqué du 30 avril auquel avait appelé Juan Guaido, le chef de l’opposition vénézuélienne reconnu président par intérim par plus d’une cinquantaine de pays. Guaido appelle régulièrement les militaires à tourner le dos à Nicolas Maduro. Rangel, qui ne fait pas référence à Guaido dans on message, est un des militaires de plus haut rang à se prononcer contre le président socialiste.

Le 2 février, le général de division Francisco Yanez, également de l’armée de l’air, avait annoncé qu’il ne reconnaissait plus l’autorité de Nicolas Maduro, devenant le premier militaire de rang élevé à prêter allégeance à Juan Guaido. Selon la spécialiste des questions militaires et présidente de l’ONG Control Ciudadano Rocio San Miguel, la déclaration de Rangel est «très importante», car elle montre que «le chavisme militaire est en rupture avec Maduro», a-t-elle écrit sur Twitter. En réaction, le commandant de l’armée de l’air vénézuélienne, le général Pedro Alberto Juliac a publié sur Twitter une photo en noir et blanc de Rangel barrée de la mention «traître au peuple et à la révolution».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Venezuela : Guaido appelle la population à accentuer sa pression sur l’armée

mai 3, 2019

 

L’opposant vénézuélien Juan Guaido a exhorté vendredi la population à marcher samedi «de manière pacifique» vers les bases militaires du pays pour demander à l’armée de lâcher le président socialiste Nicolas Maduro, trois jours après une tentative ratée de soulèvement.

«Nous savons que nous devons continuer à protester (…) nous devons continuer de manière pacifique et citoyenne, sans tomber dans le piège» du gouvernement, a déclaré Juan Guaido lors d’une conférence de presse. «Tout notre combat se déroule et va continuer à se dérouler dans le cadre de la Constitution», a fait valoir le député de centre droit de 35 ans, reconnu comme président par intérim du Venezuela par plus d’une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis. «On est unis et plus forts que jamais», a ajouté le président de l’Assemblée, seule institution vénézuélienne contrôlée par l’opposition. Ces déclaration interviennent dans un contexte de vive tension au Venezuela.

Le chef de l’Etat Nicolas Maduro a lancé une chasse aux «traîtres» dès mardi soir, lorsqu’il a affirmé avoir déjoué l’«escarmouche putschiste» entreprise par un groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido.

La tentative de soulèvement de mardi s’est dégonflée au cours de la journée. Quelque 25 militaires rebelles ont demandé l’asile à l’ambassade du Brésil à Caracas. Puis Leopoldo Lopez, une des figures de l’opposition qui était assigné à résidence depuis 2017 et était apparu aux côtés de Juan Guaido et des soldats insurgés, s’est réfugié dans l’ambassade d’Espagne. La tentative de soulèvement a été accompagnée dans tout le Venezuela mardi et mercredi de manifestations monstre des partisans de Juan Guaido, émaillées de violents heurts entre des manifestants et les forces de l’ordre.

Ces affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants, selon l’opposition et les familles. Selon Amnesty International, les troubles ont par ailleurs fait quelque 200 blessés et 205 personnes ont été arrêtées.

Le mécontentement populaire est alimenté par les conséquences de la pire crise de l’histoire récente du pays. L’hyperinflation pourrait atteindre 10.000.000%, selon le FMI, les coupures de courant se multiplient et les hôpitaux ne peuvent plus soigner les malades, faute de médicaments et d’équipement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Venezuela: suicide d’un opposant selon les autorités, assassinat pour l’opposition

octobre 9, 2018

Des Vénézuéliens opposés au président Nicolas Maduro manifestent devant le siège des services de renseignement où, selon les autorités, l’opposant Fernando Alban s’est suicidé, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

L’ONU a réclamé mardi une « enquête transparente » sur les circonstances de la mort de l’opposant vénézuélien emprisonné Fernando Alban, un suicide selon les autorités, un assassinat pour l’opposition.

Fernando Alban, emprisonné dans l’affaire de l’attaque présumée aux drones explosifs contre le président Nicolas Maduro, s’est suicidé lundi au siège des services de renseignement, a affirmé le procureur général Tarek William Saab, qui a annoncé une « enquête complète ».

Le parti de Fernando Alban, Primero Justicia (La justice d’abord), a pour sa part évoqué un « assassinat », indiquant dans un communiqué: « nous tenons pour responsable Maduro et son régime tortionnaire ».

Constatant des «  »informations contradictoires sur ce qui s’est passé », le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé mardi une « enquête transparente pour clarifier les circonstances de sa mort ».

« Fernando Alban était détenu par l’Etat. L’Etat avait l’obligation d’assurer sa sécurité, son intégrité personnelle », a justifié une porte-parole du HCR, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

Lundi soir, des dizaines de personnes avaient participé avec des bougies à une veillée devant le siège des services de renseignement (Sebin), en criant, sous l’oeil des policiers: « ce n’est pas un suicide, c’est un homicide ».

Manifestation devant le siège des services de renseignement au Venezuela après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban,, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

Selon le procureur général, qui s’exprimait par téléphone à la télévision d’Etat VTV, Fernando Alban « a demandé à aller aux toilettes et une fois là-bas, il s’est jeté dans le vide depuis un dixième étage ».

Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Nestor Reverol, a déclaré que Fernando Alban s’était suicidé alors qu’il allait être déféré devant un tribunal et affirmé qu’il était « impliqué dans des actes de déstabilisation dirigés depuis l’étranger ».

– Arrêté vendredi –

Fernando Alban, conseiller municipal d’un arrondissement de Caracas, avait été arrêté vendredi. Il était accusé d’avoir participé à une attaque présumée aux drones explosifs, le 4 août, alors que le chef de l’Etat socialiste prononçait un discours lors d’un défilé militaire.

L’opposition, qui dénonce une mise en scène, conteste cette version de ce que les autorités appellent un « attentat ». Plus d’une vingtaine de personnes, dont des militaires en activité, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Un participant à une manifestation devant le siège des services de sécurité au Venezuela après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

Selon le gouvernement, le fondateur de Primero Justicia, Julio Borges, une figure de l’opposition qui vit en exil en Colombie, est le commanditaire de cette attaque présumée.

La « cruauté de la dictature a mis fin aux jours de Fernando Alban », a réagi Julio Borges sur Twitter, ajoutant: « sa mort ne restera pas impunie ».

L’ex-candidat à l’élection présidentielle Henrique Capriles, également membre de Primero Justicia, a également dénoncé « la pleine responsabilité du régime ».

« Ceux d’entre nous qui connaissaient Fernando savent qu’il n’aurait JAMAIS pu agir contre sa propre vie », a tweeté M. Capriles.

Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, a condamné le décès de l’opposant, incriminant sur Twitter « la responsabilité directe d’un régime tortionnaire et meurtrier ».

Manifestation au Venezuela devant le siège des services de renseignement après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

L’avocat de Fernando Alban, Joel Garcia, a déclaré à la presse qu’il était trop tôt pour confirmer s’il s’agissait d’un suicide ou pas.

En visite à Caracas, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Bob Corker, a jugé perturbant le décès de Fernando Alban. « Le gouvernement a la responsabilité de garantir que tous comprennent ce qui s’est passé », a-t-il tweeté.

Le corps de Fernando Alban a été remis à sa famille lundi soir et transféré au cimetière de l’Est à Caracas.

En septembre 2017, un autre membre de Primero Justicia, Carlos Garica, maire de Guasdualito (ouest), était décédé à l’hôpital où il avait été transféré deux semaines après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral en prison où il était détenu depuis dix mois par les services de renseignement.

L’ONG Foro Penal décompte quelque 236 prisonniers politiques au Venezuela. Le HCR s’est par ailleurs dit mardi « profondément préoccupé par le maintien en détention de 59 ressortissants colombiens qui sont détenus sans charge au Venezuela depuis plus de deux ans », dans des « conditions lamentables ». Lors de leur arrestation, Caracas les accusait d’être des paramilitaires colombiens « mais à ce jour, aucune preuve ni accusation n’ont été portées à leur encontre », rappelle le HCR.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 14h07)

Le président vénézuélien pourrait être renversé « très rapidement » selon Trump

septembre 25, 2018

Le président américain Donald Trump à l’ONU à New York, le 25 septembre 2018 / © AFP / Nicholas Kamm

Le président du Venezuela pourrait être « renversé très rapidement », a affirmé mardi Donald Trump devant l’ONU, au moment où Washington imposait de nouvelles sanctions à l’entourage de Nicolas Maduro, qui a vite dénoncé la lâcheté des Américains.

« Franchement », le régime de Nicolas Maduro « pourrait être renversé très rapidement par l’armée si les militaires décidaient de le faire », a déclaré le président Trump à des journalistes au siège des Nations unies.

« Plus de deux millions de personnes ont fui » le pays en raison du gouvernement socialiste vénézuélien soutenu par Cuba, avait-il déploré peu auparavant à la tribune de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU.

Pourtant, « il n’y a pas si longtemps, le Venezuela était l’un des pays les plus riches sur terre », a-t-il également noté, en référence aux importantes ressources pétrolières dont la mauvaise gestion a plongé le pays dans la récession et la population dans la pauvreté.

Peu auparavant, le ministre américain des Finances Steven Mnuchin avait annoncé de nouvelles sanctions financières contre quatre personnes de l’entourage de Nicolas Maduro dont son épouse Cilia Adela Flores et sa vice-présidente Delcy Rodriguez.

Le dirigeant vénézuélien n’a pas tardé à réagir exhortant de ne pas toucher à son épouse. « Ne touchez pas à la famille ! Ne soyez pas lâches ! (…) Son seul crime : être ma femme. Comme ils ne peuvent pas s’en prendre à Maduro, ils s’en prennent à Cilia », a lancé le chef de l’Etat lors d’une intervention télévisée.

Le président du Venezuela Nicolas Maduro, le 18 septembre 2018 à Caracas / © AFP / Federico PARRA

« Chaque sanction du gouvernement +gringo+, outre qu’elle est illégale et inutile, est une médaille pour nous, les révolutionnaires », at-il martelé.

« Le président Maduro s’appuie sur son entourage pour maintenir sa mainmise sur le pouvoir alors que son régime pille systématiquement ce qui reste de la richesse du Venezuela », a accusé le secrétaire américain au Trésor pour justifier ce nouveau tour de vis contre Caracas.

L’administration Trump entend mettre fin à l’emprise de Maduro sur l’armée et le gouvernement « pendant que le peuple vénézuélien souffre », a-t-il poursuivi.

– « Affamés et malades » –

Il a en outre prévenu que les Etats-Unis allaient continuer à sanctionner financièrement les « responsables du déclin tragique du Venezuela » ainsi que les réseaux et les « hommes de paille utilisés pour masquer leur richesse illicite ».

Le Venezuela sous Nicolas Maduro / © AFP / Anella RETA

Le président Maduro lui-même était déjà sur la liste des sanctions financières américaines depuis l’été 2017.

Outre son épouse et la vice-présidente, deux autres responsables sont mis à l’index. Il s’agit de Jorge Rodriguez, ministre « de la Puissance populaire pour la communication et l’information », auparavant maire de Caracas. Vladimir Padrino Lopez, ministre de la Défense, est également sanctionné.

Concrètement, leurs avoirs sur le territoire américain sont gelés et il est interdit à tout ressortissant américain de faire des affaires avec eux.

Le Venezuela va sombrer davantage dans la récession cette année affichant une hyperinflation historique de 1.000.000% d’ici fin décembre, avait prévenu fin juillet le Fonds monétaire international (FMI).

Le Produit intérieur brut (PIB) vénézuélien devrait ainsi se contracter de 18% en 2018, avait précisé l’institution de Washington s’inquiétant des répercussions sur les pays voisins, en particulier la Colombie, qui voient affluer en masse les Vénézuéliens fuyant le pays.

Trump: Maduro pourrait être « renversé rapidement » par l’armée / © Colombia Presidency/AFP / –

Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole brut. Or sa production de pétrole a chuté d’au moins la moitié en un an et demi faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers.

« Quand on pense au Venezuela, nous devons commencer à penser réellement à l’impact sur la Colombie et potentiellement sur le Brésil », a réagi de son côté mardi la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

Les migrants, « en plus d’être pauvres et affamés, sont –pour nombre d’entre eux– malades, présentant des pathologies que l’on pensait éradiquées », a-t-elle également déploré lors d’une intervention devant le Council on Foreign Affairs, à New York, en marge de l’Assemblée des Nations Unies.

Le chef de la diplomatie canadienne, qui a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas « seulement d’un problème local », a défendu les sanctions contre le Venezuela « pour montrer aux dirigeants vénézuéliens que leurs actes ont des conséquences ».

« Nous devons tous continuer à faire savoir au peuple vénézuélien qu’il a notre soutien », a-t-elle enfin insisté.

Romandie.com avec(©AFP / (25 septembre 2018 20h56)

Venezuela: après l’attentat », Maduro prépare sa contre-offensive

août 5, 2018

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (G) le 4 août 2018 à Caracas lors d’une cérémonie militaire au cours de laquelle il est sorti indemne d’un attentat aux drones / © AFP / Juan BARRETO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro se préparait dimanche à répondre avec fermeté à la tentative d’attentat dont il dit avoir été la cible la veille, accusant son homologue colombien Juan Manuel Santos d’être responsable et faisant craindre une vague de répression contre ses adversaires.

Selon les autorités vénézuéliennes, l’attentat a été commis avec des drones chargés d’explosifs, samedi à Caracas durant une parade militaire.

« Je n’ai pas de doute que le nom de Juan Manuel Santos est derrière cet attentat », a-t-il assuré, évoquant des « financiers » non identifiés aux Etats-Unis. A Bogota, le gouvernement colombien a catégoriquement rejeté cette accusation, la qualifiant d' »absurde ».

« Je peux dire catégoriquement qu’il n’y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton sur la chaîne Fox. Il s’est dit prêt à examiner d’éventuelles « informations » de Caracas.

« Aujourd’hui on a essayé de m’assassiner », a déclaré M. Maduro lors d’une intervention radio-télévisée, ajoutant : « un objet volant a explosé devant moi, une grande explosion ». Selon lui, « une seconde explosion » a ensuite eu lieu.

Capture d’image d’une vidéo de la télévision vénézuélienne montrant le président Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores (g), lors d’une cérémonie militaire, le 4 août 2018 à Caracas, au cours de laquelle le président est sorti indemne d’un attentat aux drones / © / HO

Dans le même discours, M. Maduro a promis une « punition maximale » à l’encontre des auteurs de l’attaque. « Il n’y aura pas de pardon », a assuré ce président très impopulaire et dont l’économie est à bout de souffle.

Un mystérieux groupe rebelle qui serait composé de civils et de militaires a revendiqué l’action, dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

« Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n’aient pas de médicaments, que la monnaie n’ait plus de valeur, que le système éducatif n’enseigne plus rien et ne fasse qu’endoctriner avec le communisme », assure ce texte. Celui-ci est signé du « Mouvement national des soldats en chemise », jusque-là inconnu.

Sept militaires ont été blessés et hospitalisés à la suite de l’attaque, a déclaré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez.

Des membres des forces de sécurité inspectent un immeuble après une tentative d’attentat contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 5 août 2018 à Caracas / © AFP / Juan BARRETO

– « Abrite-toi ! »

Les Vénézuéliens ont pu voir M. Maduro, en direct à la télévision gouvernementale, interrompre son discours.

En pleine allocution, après une détonation, M. Maduro, son épouse Cilia Flores et les hauts gradés qui les entouraient sur une estrade ont regardé vers le ciel, l’air surpris et inquiet.

« Abrite-toi, abrite-toi! », lance alors un membre de l’escorte présidentielle à M. Maduro, qui répond: « Allons à droite ! ».

Maduro visé par des attaques / © AFP / Gustavo IZUS, Anella RETA

Après quoi la caméra a montré plusieurs centaines de soldats en train de rompre soudainement les rangs et de se mettre à courir sur l’avenue où se déroulait l’événement, dans une certaine confusion. La télévision d’Etat a ensuite coupé la retransmission.

Des photos diffusés ultérieurement sur internet montrent des soldats escortant le président en le protégeant à l’aide boucliers, et un militaire la tête ensanglantée.

Selon le ministre de la Communication, « une charge explosive (…) a détoné à proximité de l’estrade présidentielle » et d’autres charges ont explosé en plusieurs endroits de la parade militaire.

M. Maduro « en est sorti complètement indemne et se trouve en ce moment en train d’effectuer son travail habituel », a déclaré le ministre.

Le Venezuela sous Nicolas Maduro / © AFP / Anella RETA

Lors de son intervention postérieure, M. Maduro a fait état de plusieurs arrestations.

Outre le président colombien Santos, il a accusé des personnes vivant selon lui aux Etats-Unis. « Les premières investigations nous indiquent que plusieurs des financiers (de l’attentat) vivent aux Etats-Unis, dans l’Etat de Floride », a encore déclaré M. Maduro.

« J’espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes », a-t-il ajouté. Mais, a insisté M. Maduro, l’attaque « a été ordonné de Bogota ».

– Sept blessés –

Venezuela: Maduro dit avoir échappé à un attentat / © VTV/AFP / -, Farid Addala

Le gouvernement a aussi accusé « l’extrême droite », expression par laquelle il désigne l’opposition vénézuélienne, d’être impliquée dans cet « attentat ».

Quelques minutes après les événements, les forces de sécurité étaient en train d’inspecter un immeuble qui se trouvait à proximité et dont la façade était noircie, a constaté l’AFP.

L’incident est survenu dans un contexte social et politique particulièrement tendu. Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge vif depuis des années. L’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, selon le Fonds monétaire international (FMI), alors que le PIB devrait s’effondrer de 18%.

Aliments, médicaments ou biens de consommation courante: la pénurie est généralisée dans ce pays où les services publics, des soins à l’électricité, en passant par l’eau ou les transports, se sont fortement dégradés.

L’incident intervient en outre le jour du premier anniversaire de la très contestée Assemblée constituante vénézuélienne qui a permis au gouvernement d’asseoir son pouvoir et de neutraliser l’opposition.

Allié de M. Maduro, Cuba a été un des premiers pays à réagir, exprimant son « entière solidarité » au président vénézuélien face à cette « tentative d’attentat ». La Russie, l’Iran et la Turquie, également proches de Caracas, ont fermement condamné cette « tentative d’assassinat », selon Moscou. Madrid, qui parle de « faits violents », a réprouvé « tout type de violence à des fins politiques ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 16h43)

Venezuela: Maduro indemne après un « attentat » aux drones accuse le président colombien

août 4, 2018

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (G) le 4 août 2018 à Caracas lors d’une cérémonie militaire au cours de laquelle il est sorti indemne d’un attentat aux drones / © AFP / Juan BARRETO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est sorti indemne d’un « attentat » commis contre lui samedi à Caracas avec plusieurs drones chargés d’explosif, a annoncé le gouvernement, qui a accusé l’opposition d’être responsable de cette action.

« Aujourd’hui, on a essayé de m’assassiner », a ensuite déclaré M. Maduro dans un discours télévisé. Il a accusé le président colombien Juan Manuel Santos d’être impliqué dans « l’attentat » contre lui.Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé samedi soir qu’on avait tenté de l' »assassiner », accusant le président colombien Juan Manuel Santos d’être derrière cet « attentat » commis avec des drones chargés d’explosifs lors d’une cérémonie militaire.

Le chef de l’Etat a également affirmé que les « financiers » de l’attaque commise à Caracas se trouvaient aux Etats-Unis, et il a demandé au président américain Donald Trump d’agir.

« Les premiers éléments de l’enquête indiquent que plusieurs financiers vivent aux Etats-Unis, en Floride. J’espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes », a-t-il ajouté.

« Une partie des auteurs matériels de l’attentat ont été arrêtés et sont en train d’être jugés (…) Je ne vais pas m’avancer davantage mais l’enquête a déjà bien progressé », a annoncé Nicolas Maduro.

Sept militaires ont été blessés et hospitalisés dans l’attaque, a indiqué le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez.

« Il s’agit d’un attentat contre la personne du président Nicolas Maduro », a déclaré le ministre après l’incident où l’on a vu M. Maduro, en direct à la télévision gouvernementale, interrompre le discours qu’il prononçait lors d’une cérémonie militaire dans le centre de Caracas.

En pleine allocution, après une détonation, M. Maduro, son épouse Cilia Flores et les hauts gradés qui les entouraient sur une estrade ont regardé vers le ciel, l’air surpris et inquiet.

Après quoi la caméra a montré plusieurs centaines de soldats en train de rompre soudainement les rangs et de se mettre à courir sur l’avenue où se déroulait l’évènement, dans une certaine confusion. La télévision d’Etat a ensuite coupé la retransmission.

Selon le ministre, « une charge explosive (…) a détoné à proximité de l’estrade présidentielle » et d’autres charges ont explosé en plusieurs endroits de la parade.

La Garde nationale vénézuélienne le 4 août 2018 à Caracas, lors de la cérémonie de son 81ème anniversaire, pendant laquelle le président Nicolas Maduro a été la cible d’une « attaque » au drone explosif / © AFP / Juan BARRETO

M. Maduro « en est sorti complètement indemne et se trouve en ce moment en train d’effectuer son travail habituel », a déclaré le ministre de la Communication.

Le président, a-t-il toutefois indiqué, « est en réunion permanente avec le haut commandement politique, avec les ministres et avec le haut commandement militaire ».

– Sept blessés –

Les explosions ont « causé des blessures à sept membres » de la Garde nationale bolivarienne qui étaient déployés sur le lieu de la cérémonie militaire, et ces effectifs « reçoivent actuellement des soins » dans des hôpitaux, a indiqué M. Rodriguez.

Le gouvernement a accusé « l’extrême droite », expression par laquelle il désigne l’opposition, d’être derrière cet « attentat ».

Quelques minutes après, les forces de l’ordre étaient en train d’inspecter un immeuble qui se trouvait à proximité et dont la façade était noircie, a constaté l’AFP.

Images du moment de l’attentat au drone au Venezuela / © VTV/AFP / –

Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge vif depuis des années. L’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, selon le Fonds monétaire international, alors que le PIB devait s’effondrer de 18%.

Aliments, médicaments ou biens de consommation courante: la pénurie est généralisée dans ce pays où les services publics, des soins à l’électricité, en passant par l’eau ou les transports, se sont fortement dégradés.

Cet incident intervient le jour du premier anniversaire de la très contestée Assemblée constituante vénézuélienne qui a permis au gouvernement d’asseoir son pouvoir et de neutraliser l’opposition.

Profitant des divisions du camp anti-Maduro, cette instance, uniquement composée de partisans du chef de l’Etat et qui dispose de prérogatives élargies, s’est attribuée la plupart des compétences du Parlement, seule institution du pays contrôlée par l’opposition.

La Constituante a avancé l’élection présidentielle, qui a vu, le 20 mai, la réélection de Maduro jusqu’en 2025, en l’absence de l’opposition. Une victoire non reconnue par une grande partie de la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 03h33)

Venezuela: 16.900 militaires pour leur « loyauté » à Maduro

juillet 2, 2018

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez (D), lors d’une cérémonie à Caracas, le 15 mai 2018 / © AFP/Archives / Luis ROBAYO

Le gouvernement vénézuélien a promu lundi 16.900 militaires en reconnaissance pour leur « loyauté » au président socialiste Nicolas Maduro, qui a dénoncé plusieurs complots contre lui au sein de l’armée, son traditionnel soutien.

« Nous avons évalué la loyauté que chaque homme et chaque femme a mise dans ses mains, ses pensées, sa façon d’agir, dans chaque tâche réalisée à son grade », a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, lors d’une cérémonie.

Le président Maduro a multiplié ces derniers mois les appels à l’armée à « serrer les rangs contre la trahison », dénonçant des plans pour diviser les militaires et provoquer sa chute alors que le pays pétrolier est plongé dans une grave crise politique et économique.

Le 24 mai dernier, quatre jours après sa réélection, contestée par une grande partie de la communauté internationale, le chef d’État avait annoncé l’arrestation d’un groupe de militaires accusés de conspirer contre le scrutin.

Selon Alfonso Medina, l’un des avocats de la défense dans cette affaire, huit militaires – dont deux généraux – et un civil ont été inculpés par un tribunal militaire pour trahison envers la patrie, appel à la rébellion et mutinerie.

L’ONG Foro Penal, qui défend des opposants accusés de délits politiques, a annoncé également le 20 juin que cinq militaires et trois civils avaient été condamnés à des peine de trois à six ans de prison, pour avoir participé à un complot putschiste dénoncé par le président Maduro en 2015.

Le général Padrino a précisé qu’au moment de choisir les militaires méritant d’être promus, il a été tenu compte de leur « rôle » dans la « stabilité institutionnelle du pays et la préservation de la démocratie et de la paix » lors de la vague de manifestations exigeant le départ du chef de l’État, qui ont fait 125 morts en 2017.

Autre critère des promotions attribuées: le « respect des droits de l’homme », a assuré le ministre de la Défense, alors que la violence de la répression a été dénoncée par plusieurs organismes internationaux.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h08)

Maduro réplique à Trump et expulse ses représentants au Venuzuela

mai 22, 2018

El presidente de Venezuela, Nicolás Maduro, fue proclamado este martes oficialmente reelecto para gobernar hasta 2025 / © AFP / Federico PARRA

De nouvelles représailles de Washington étaient attendues après la décision du président vénézuélien Nicolas Maduro, réélu dimanche lors d’un scrutin très critiqué par la communauté internationale, d’expulser ses deux plus hauts représentants diplomatiques à Caracas, en réplique aux nouvelles sanctions des Etats-Unis.

« J’ai déclaré persona non grata le chargé d’affaires des Etats-Unis (Todd Robinson, ndlr) et j’annonce son départ dans les 48 heures », a déclaré le président socialiste, accusant M. Robinson de fomenter un complot militaire, économique et politique contre lui.

Nicolas Maduro a également ordonné l’expulsion du numéro deux de la mission diplomatique (les deux pays n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010), Brian Naranjo, qu’il a accusé d’être le représentant local de la CIA.

Il réplique ainsi au décret signé lundi par son homologue américain Donald Trump, visant à réduire la capacité du Venezuela à vendre ses actifs.

Washington pourrait d’ailleurs ne pas en rester là, un responsable du département d’Etat ayant dit mardi que les Etats-Unis pourraient prendre des « mesures réciproques appropriées » une fois reçue la « notification de la part du gouvernement vénézuélien à travers les canaux diplomatiques » de l’expulsion de leurs deux diplomates.

Ces nouvelles sanctions américaines s’inscrivent dans le concert de critiques internationales après la victoire de M. Maduro, 55 ans, avec 68% des voix contre 21,2% à son principal adversaire, Henri Falcon, 56 ans, dans le contexte d’une abstention record de 54% et d’un boycott par l’opposition qui dénonçait une « supercherie ».

– « Irrégularités » selon l’UE –

Les résultats annoncés, qualifiés de « farce » par les Américains, ont été aussi rejetés par le Groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes qui comprend l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie et le Mexique. Ils ont rappelé dès lundi leurs ambassadeurs au Venezuela.

Mardi, Bruxelles a également haussé le ton: « L’Union européenne envisage des sanctions », a fait savoir la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, dénonçant de « nombreuses irrégularités signalées le jour du scrutin, y compris l’achat de votes ».

Face à ces critiques, Caracas reste inflexible et crie au complot.

« Nous n’avons jamais vu une attaque internationale aussi impitoyable que celle menée contre ce processus » électoral, a dénoncé mardi la présidente du Conseil national électoral (CNE), la chaviste Tibisay Lucena, à l’occasion de la cérémonie de proclamation officielle de l’élection de M. Maduro.

Le ministère des Affaires étrangères a quant à lui fustigé « le lynchage politique et financier » du Venezuela par les Etats-Unis, où gouverne un « régime suprématiste, raciste et interventionniste (…) inspiré par les postulats néfastes du Ku Klux Klan ».

– Militaires arrêtés –

Mardi, la justice militaire vénézuélienne a emprisonné mardi onze officiers des forces armées vénézuéliennes, accusés d’avoir comploté des actions déstabilisatrices contre le président Maduro.

Ils ont été accusés de « mutinerie, d’incitation à la mutinerie, de crimes contre la discipline militaire et de trahison de la patrie », a déclaré à l’AFP l’avocate de l’ONG de défense des droits de l’homme Foro Penal, Maria Torres.

Selon l’ONG Justicia Venezolana, 92 militaires ont été arrêtés depuis 2003 pour conspiration, dont 34 en 2018.

Par ailleurs, une « procédure de sanction administrative » a été prise mardi à l’encontre du site web du prestigieux quotidien vénézuélien El Nacional, son directeur évoquant des « représailles politiques ».

La Commission nationale des télécommunications (Conatel) a ordonné au site web de « s’abstenir de publier des nouvelles et des messages qui pourraient menacer la tranquillité d’esprit des citoyens ».

Le Syndicat national des travailleurs de la presse dénonce l’escalade des « attaques » du gouvernement contre les médias, dans une « politique systématique d’accaparement et d’étouffement des espaces de liberté d’expression, de critique et de dissidence ».

Selon l’ONG Espacio Público, 51 médias ont cessé d’opérer au Venezuela l’année dernière –46 stations de radio, trois stations de télévision et deux journaux– en raison de sanctions, de problèmes économiques et du manque de fournitures comme le papier journal, monopole de l’État

– Débâcle économique –

Au plan économique, le Venezuela est dans la débâche: autrefois le pays le plus riche d’Amérique latine grâce à ses immenses réserves pétrolières, il n’est plus que l’ombre de lui-même, se débattant entre hyperinflation et graves pénuries d’aliments et de médicaments.

La crise a déjà fait fuir à l’étranger des centaines de milliers de Vénézuéliens, mais M. Maduro assure que la faute en revient à la « guerre économique de la droite », soutenue par Washington. Il promet une « révolution économique » porteuse de prospérité pendant son second mandat.

« Ce qui se profile à l’horizon, c’est un plus grand isolement diplomatique et commercial et plus de difficultés pour accéder au crédit et au financement », estime l’analyste Diego Moya-Ocampos, du cabinet britannique IHS Markit.

Les Etats-Unis agitent déjà la menace d’un embargo pétrolier, dont les conséquences seraient redoutables pour le Venezuela, qui leur vend un tiers de son brut et est classé en défaut de paiement partiel par les agences de notation.

« Le Venezuela commence déjà à subir un boycott économique de la part des Etats-Unis et de leurs alliés et cela va être fatal au maintien du régime », assure à l’AFP l’expert en relations internationales Carlos Romero.

Mardi soir, une des principales compagnies aériennes du pays, Aserca, a annoncé la cessation de ses activités, trois semaines après celle de la compagnie Santa Barbara, et suivant une longue liste de compagnies internationales qui ont cessé d’opérer au Venezuela.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2018 04h36)                

Les 14 pays du groupe de Lima rappellent leurs ambassadeurs

mai 21, 2018

Brasilia – Les 14 pays du Groupe de Lima ont annoncé lundi le rappel de leurs ambassadeurs du Venezuela où Nicolas Maduro a été réélu dimanche président, lors d’un scrutin dont « ils ne reconnaissent pas la légitimité ».

Le regroupement de pays — qui comprend l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie et le Mexique — a annoncé dans un communiqué « l’abaissement du niveau de leurs relations diplomatiques avec le Venezuela (…) pour protester » contre ce scrutin « non conforme aux normes internationales d’un processus électoral (…) transparent et démocratique ».

Critiqué par la communauté internationale et considéré comme une « supercherie » par l’opposition, le scrutin de dimanche a permis au président Maduro, 55 ans, de se faire réélire jusqu’en 2025 avec 68% des voix.

Le Groupe de Lima a « réitéré son inquiétude face à l’approfondissent de la crise politique, économique, sociale et humanitaire qui a détérioré la vie au Venezuela et se reflète dans la migration en masse de Vénézuéliens vers nos pays ».

Les pays signataires ont prévu de convoquer dès la première quinzaine de juin une réunion au Pérou avec des autorités responsables de la migration « pour échanger les expériences et apporter une réponse » à ce problème.

Ils doivent également « coordonner des actions pour que les organismes financiers internationaux et régionaux n’octroient plus de prêts au gouvernement du Venezuela », considérant qu’il est « inconstitutionnel » que le pays « s’endette sans l’aval de son Assemblée nationale », à moins que les prêts ne servent à financer l’aide humanitaire.

Touché par l’effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, souffre d’un manque de devises qui l’a plongé dans une crise aiguë.

En cinq ans le PIB a fondu de 45% selon le FMI, qui anticipe une contraction de 15% en 2018 et une inflation de 13.800%.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2018 13h15)