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Embuscade meurtrière au Niger: le Pentagone admet des erreurs

mai 10, 2018

Le chef du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Thomas Waidhauser (G) et le chef d’Etat-major de l’AFRICOM, le général Roger Cloutier, participent à une conférence de presse au Pentagone le 10 mai 2018n / © AFP / JIM WATSON

Manque de préparation, supervision insuffisante: une enquête du Pentagone révélée jeudi a conclu qu’une succession d’erreurs était à l’origine de la mort de soldats américains lors d’une embuscade au Niger en octobre 2017.

Quatre Américains et quatre Nigériens ont été tués lorsqu’une patrouille conjointe de reconnaissance est tombée dans une embuscade à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats ont été attaqués par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Selon le Pentagone, les militaires n’avaient pas suffisamment préparé cette mission qui n’aurait pas dû être approuvée en l’état.

Le rapport de huit pages rendu public est un condensé de l’enquête, restée confidentielle, qui conclut à une combinaison « d’erreurs et faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles qui ont contribué aux évènements tragiques ».

Les militaires étaient arrivés à l’automne au Niger pour former l’armée nigérienne et lui fournir une assistance dans la lutte antiterroriste.

Mais au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité avait eu un entraînement collectif, note le Pentagone.

La mission d’octobre était de « trouver/surveiller et si possible, capturer » un responsable –non identifié– du groupe jihadiste autoproclamé « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS), dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui.

Mais, selon l’enquête, le chef de patrouille a « défini de manière inexacte » la nature de cette mission pour qu’elle soit approuvée au niveau local, alors qu’elle aurait dû recevoir le feu vert au niveau du chef de bataillon, basé au Tchad.

– Intervention française –

De plus, la description de la mission était un copier-coller d’une mission précédente, ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas détecté.

Tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons ».

De plus, l’unité n’a pas fait de répétition ni de simulation de combat avec la patrouille nigérienne avant le départ.

Le général Thomas Waldhauser, patron du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), a affirmé lors d’une conférence de presse que l’armée était désormais « beaucoup plus prudente » lors des missions, pour lesquelles les militaires sont mieux équipés et bénéficient d’un soutien aérien renforcé.

Le Pentagone a aussi rendu publique une reconstitution en images de synthèse des dix premières minutes de l’attaque, alors que le convoi quittait le village où il s’était approvisionné en eau.

Les militaires ne portaient pas de gilet pare-balles et ont dû stopper les véhicules pour les mettre.

Le feu ennemi s’est alors rapidement intensifié alors que les assaillants sortaient d’une zone boisée. L’un des véhicules a été isolé des autres et entouré par les jihadistes.

L’intervention d’avions de chasse de l’armée française, qui ont survolé la zone à basse altitude dans une « démonstration de force », a forcé les assaillants à battre en retraite.

Si les chasseurs n’ont pas engagé le combat car ils n’avaient pas la position des Américains, ces rase-mottes « ont sûrement sauvé la vie des membres survivants » de la patrouille, souligne le Pentagone.

Les avions français « ont éloigné les jihadistes » qui avaient rassemblé les corps de trois des militaires tués, a souligné jeudi le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’AFRICOM, qui a dirigé l’enquête.

Le corps du sergent La David Johnson, qui avait été séparé du groupe pendant l’attaque et qui s’était mis à couvert sous un gros arbre, avait été retrouvé 48 heures plus tard.

Sa mort avait provoqué une polémique à cause de commentaires attribués au président Donald Trump par la veuve du militaire lors d’une conversation téléphonique. « Je l’ai entendu dire +Je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait+ », a-t-elle affirmé.

Les Etats-Unis ont quelque 6.000 militaires déployés en Afrique, des forces spéciales pour la plupart, en parallèle de celles du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso). Portée par la France, cette force régionale lutte contre les groupes jihadistes ayant multiplié les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger depuis 2015.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 21h43)                

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Niger: opérations « en cours » contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad

avril 30, 2018

Des soldats nigériens montent la garde à la frontière avec le Nigeria, le 25 avril 2017 / © AFP/Archives / Florian PLAUCHEUR

Une opération militaire d’envergure est « en cours » dans le bassin du lac Tchad pour débarrasser la zone « des résidus de Boko Haram », a annoncé dimanche soir le ministre nigérien de la Défense.

« Une opération est actuellement en cours. Cette opération est normalement montée pour que nous débarrassions ces zones (du lac Tchad) des résidus de Boko Haram », un groupe jihadiste basé dans le nord-est du Nigeria, a affirmé Kalla Moutari sur la télévision privée Ténéré de Niamey.

Une fois terminée, cette opération permettra également « d’installer nos systèmes de sécurité » et de favoriser le « retour » des milliers de personnes ayant fui depuis 2015 les îles du lac, a déclaré le ministre.

Bien que « totalement affaibli », Boko Haram représente néanmoins « une menace réelle », a estimé le ministre, sans donner de précision sur le début et la fin des opérations, ni sur les contingents qui y participent.

Début avril, le bureau de l’ONU à Niamey avait fait état d' »opérations militaires en cours » dans les îles du lac Tchad par « la Force mixte multinationale » (composée du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria). Cette « offensive militaire » contre Boko Haram devait être menée « d’avril à juin », selon l’ONU.

Les Nations unies redoutent d’ailleurs que ces opérations n’entraînent le déplacement de « plus de 15 000 personnes » vivant encore sur les îles vers la terre ferme. Après un raid très meurtrier contre des positions de l’armée nigérienne, les autorités de Diffa avaient fait évacuer en mars 2015 quelque 25.000 personnes des îles du lac Tchad.

Depuis son commencement en 2009, le conflit provoqué par Boko Haram a conduit au déplacement de 2,4 millions de personnes dans le nord du Nigeria ainsi qu’au Cameroun, au Tchad et au Niger, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU. Fin janvier 2018, le HCR a lancé un appel de fonds de 157 millions de dollars (127 millions d’euros) pour venir en aide aux réfugiés déracinés par les violences de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Sur le plan économique, le conflit avec Boko Haram dans la région de Diffa, proche du nord-est du Nigeria, retarde la construction d’un oléoduc pour exporter vers le Cameroun, via le Tchad, le pétrole brut produit par le Niger. Niamey a récemment annoncé le début des travaux pour fin 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 16h30)                  

Niger: le gouvernement menace de fermer tous les restaurants et cités universitaires

avril 29, 2018

Le pont sur le fleuve Niger à Niamey. © Vincent Fournier/J.A.

Le gouvernement du Niger a menacé dimanche de fermer les cités et restaurants de toutes les universités du pays à partir de lundi 18h00 (heure locale), si la crise en cours depuis des mois à l’université de Niamey se poursuit.

« Les cours reprennent progressivement dans les lycées et collèges » mais « le gouvernement constate avec regret la persistance du boycott des activités académiques » à l’université de Niamey, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Assoumana Malam Issa, lisant un communiqué officiel à la télévision d’État.

« Le gouvernement appelle avec insistance les étudiants à la reprise des activités académiques au plus tard le lundi 30 avril 2018, faute de quoi les cités et restaurants universitaires de toutes les universités (du pays) seront fermés à partir de (lundi) 18h00 », a prévenu M. Malam Issa, également ministre de la Culture.
Ils resteront fermés « jusqu’à la reprise effective des activités académiques » mais les transports et les facultés « resteront ouverts », a-t-il précisé.

Le Niger compte huit universités (une par région) totalisant plus de 37.000 étudiants. Celle de Niamey est la plus importante avec 23.000 étudiants.

« Grève illimitée »

L’Union des scolaires nigériens (USN), qui recrute du primaire jusqu’à l’université, a lancé « une grève illimitée » le 20 avril pour exiger l’annulation de l’exclusion en mars de cinq étudiants, la réouverture du campus de Niamey, fermé depuis le 18 avril, et « l’abrogation » d’une décision du rectorat autorisant les forces de l’ordre à assurer la sécurité de l’université.

Les étudiants exigent également l’apurement de « plusieurs mois d’arriérés de bourses ».

L’université de Niamey avait été paralysée par une grève d’un mois des enseignants qui protestaient contre « l’agression » le 7 février d’un des leurs par des étudiants. Les enseignants avaient mis fin à leur mouvement le 17 mars, après avoir obtenu l’exclusion de cinq responsables syndicaux étudiants et le recours aux forces de l’ordre pour sécuriser le campus.

Évoquant une « altercation mineure » et non une agression, les étudiants avaient jugé ces exclusions « disproportionnées, illégales et arbitraires » et entamé un mouvement de grève.

Le campus de Niamey a été fermé le 18 avril après des heurts violents entre étudiants et forces de l’ordre faisant des blessés des deux côtés. De nombreux étudiants ont été arrêtés, selon l’USN.

Jeuneafrique.com

Un humanitaire allemand enlevé au Niger (officiel nigérien)

avril 11, 2018

Niamey – Un humanitaire allemand a été enlevé mercredi au Niger par des hommes armés près d’Ayorou, dans une région frontalière du Mali en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a appris l’AFP auprès du préfet d’Ayorou.

« Il y a eu enlèvement d’un ressortissant allemand à 30 km d’Ayorou alors qu’il rentrait d’une mission dans la partie nord de la zone », a déclaré le préfet Jando Rhichi Algaher par téléphone.

Ayorou est situé à 200 km nord-ouest de Niamey, dans la région du Tillaberi.

L’humanitaire et ses collaborateurs « se sont présentés ce matin même à la préfecture (d’Ayorou) pour informer de leur intention de faire un aller-retour. C’est au retour que lui et son chauffeur ont été interceptés par des individus armés à bord de quatre motos. Ils les ont passés à tabac, ils ont pris le Blanc et ils ont brûlé le véhicule », a expliqué le préfet, qui dit tenir ce témoignage du chauffeur de l’Allemand enlevé.

Il travaillait pour l’ONG Help.

La région est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

En octobre 2017, douze gendarmes nigériens avaient ainsi été tués lors d’une attaque dans la ville même d’Ayorou. Cette attaque avait traumatisé le pays.

Le 12 mars, trois gendarmes ont été tués lors d’une attaque à Goubé dans la région de Tillaberi, à moins d’une cinquantaine de kilomètres de Niamey.

Le 4 octobre 2O17, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade dans cette même région.

L’Allemagne a construit une base militaire en « appui » à la Mission militaire onusienne (Minusma) qui combat les jihadistes au Mali voisin et soutien le Niger dans sa lutte armée contre les groupes jihadistes avec de l’équipement militaire, de la formation et des aides financières.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 22h20)                                            

Le Pentagone dénonce la « perversion » de la vidéo de l’EI sur l’attaque au Niger

mars 5, 2018

Capture d’écran réalisée le 5 mars 2018 d’une vidéo de propagande montrant l’attaque le 4 octobre 2017 de soldats américains et nigériens au Mali / © Nashir News Agency/AFP / Handout

Le Pentagone s’est insurgé lundi contre la « perversion » du groupe Etat islamique (EI) qui a publié une vidéo choc de l’attaque contre des soldats américains en octobre au Niger, avec notamment des images en gros plan des corps des Américains.

Un groupe affilé à l’EI a publié ce week-end cette compilation d’images tirées des caméras installées sur les casques des soldats américains et de séquences filmées par les jihadistes eux-mêmes.

Quatre Américains avaient été tués lorsqu’une patrouille de reconnaissance composée de 12 soldats américains des forces spéciales et 30 soldats nigériens était tombée dans une embuscade le 4 octobre à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats avaient été attaqués par un groupe d’une cinquantaine de combattants affiliés à l’EI équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Le corps de l’un des Américains, le sergent La David Johnson, n’avait été retrouvé que le lendemain.

Au son de chants islamistes, la vidéo de neuf minutes montre trois soldats américains sous le feu des assaillants. Leur vulnérabilité, alors qu’ils circulent dans des véhicules 4×4 non blindés, est particulièrement apparente.

Les soldats tombent un à un avant que leur corps ensanglanté ne soit filmé par les jihadistes. L’un d’eux est achevé sous l’oeil de la caméra.

Le ministère américain de la Défense « est informé de la publication de photos et d’une vidéo de propagande sur l’attaque terroriste du 4 octobre au Niger », a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

« Cette publication montre la perversion de l’ennemi que nous combattons », a ajouté le ministère américain de la défense.

– Des images choquantes –

Des premières images de cette attaque avaient commencé à circuler en janvier sur Twitter. Elles montraient un soldat en uniforme américain allongé sur le sol et semblaient avoir été prises par la caméra fixée sur le casque d’un autre soldat.

La vidéo publiée ce week-end montre les mêmes images, mais elle est plus complète et insiste longuement sur les Américains couverts de sang. Isolés du reste de la patrouille, trois soldats américains tentent de s’abriter derrière leur voiture et envoient une grenade de fumée rouge pour tenter de se dissimuler de l’assaillant, mais le paysage semi-désertique ne leur offre pas beaucoup de couverture.

Dépassés par le feu ennemi, ils finissent par courir vers des buissons mais l’un des soldats tombe, blessé. La vidéo sur son casque montre son agonie pendant plusieurs minutes avant qu’un assaillant l’achève d’une balle dans la tête.

Ces images sont d’autant plus choquantes qu’aux Etats-Unis, on ne montre que très rarement les cercueils de soldats tombés au combat. Le Pentagone a d’ailleurs demandé aux médias de ne pas les diffuser ni de « leur accorder une attention excessive » car à cause d’elles, les familles des soldats tués sont « doublement victimes ».

En outre, leur accorder de l’importance favorise le recrutement des groupes jihadistes, a plaidé le Pentagone, qui tarde à publier un rapport sur les circonstances précises de l’embuscade ainsi que sur la nature de la mission des soldats des forces spéciales américaines ce jour-là.

« Vous êtes complices de la propagande de l’EI si vous le faites », a même affirmé aux journalistes un porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning, soulignant que le Pentagone ne confirmait pas l’authenticité de ces images.

L’AFP a publié une version fortement expurgée de la vidéo.

Interrogé sur le rapport du Pentagone, qui n’a toujours pas été publié cinq mois après les faits, le porte-parole a indiqué que le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Thomas Waldhauser, l’avait remis au ministre de la Défense Jim Mattis. Ce dernier « est en train de l’étudier », a-t-il précisé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mars 2018 20h44)                

Attaques au Burkina: le président nigérien réaffirme la solidité de l’alliance avec la France

mars 5, 2018

Ouagadougou – Le président du Niger Mahamadou Issoufou a réaffirmé lundi la solidité de l’alliance des pays sahéliens avec la France contre le terrorisme, au cours d’une visite à Ouagadougou, trois jours après les attaques jihadistes qui ont frappé la capitale burkinabè.

« Je voudrais avoir une pensée pour les alliés, qui payent un lourd tribu dans ce combat que nous menons côte-à-côte contre le terrorisme et en particulier, parmi les alliés, la France, dont l’ambassade a été attaquée », a déclaré M. Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, à l’aéroport de Ouagadougou.

Le G5 Sahel est une alliance de cinq pays (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Mali) qui est en train de mettre en place une force militaire régionale pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent dans la zone, avec l’appui de plusieurs pays occidentaux, notamment la France, qui a mis en place sa propre force anti-jihadiste Barkhane.

« Nous savons que les terroristes et leurs complices cherchent à défaire notre alliance. On les entend souvent dire de nos alliés qu’ils sont des forces étrangères. Pour nous ce ne sont pas des forces étrangères, mais des forces alliés qui combattent pour la même cause que nous », a-t-il déclaré.

Le président nigérien et le président togolais Faure Gnassingbé ont effectué une courte visite de moins de trois heures à Ouagadougou. Avec leur homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, ils se sont rendus sur les lieux des attaques de vendredi, l’ambassade de France et l’état-major général des armées burkinabè.

Cette double attaque simultanée, sans précédent au Burkina, a fait sept morts et plus de 80 blessés parmi les forces de l’ordre, particulièrement touchées par l’explosion d’une voiture piégée dans l’enceinte de l’état-major, qui a dévasté les bâtiments.

Aucun Français n’a en été touché dans l’attaque de l’ambassade.

Neuf jihadistes ont été tués dans les attaques revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda, qui dit avoir agi « en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l’armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines ».

Mahamadou Issoufou a aussi réaffirmé la « volonté commune (des pays du G5-Sahel) de continuer sans relâche, sans répit de combattre le terrorisme et le crime organisé ».

Faure Gnassingbé a insisté quant à lui sur l’importance d’une mise en action rapide de la force du G5 Sahel.

« Je reste convaincu qu’avec la détermination des uns et des autres, qu’avec la courageuse initiative du G5 Sahel, une solution définitive passe également par une rapide +opérationnalisation+ du G5 Sahel », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2018 14h37)                                            

Niger: sept soldats tués dans une attaque de Boko Haram (gouvernement)

janvier 19, 2018

Niamey – Sept soldats nigériens ont été tués et dix-sept autres blessés mercredi dans une attaque « terroriste » attribuée à Boko Haram dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, a annoncé le gouvernement du Niger dans un communiqué vendredi.

« Le bilan provisoire de la lâche attaque terroriste survenue dans la nuit de mercredi à jeudi à Toummour est de sept morts, dix-sept blessés et un militaire porté disparu », a précisé un communiqué du conseil des ministres lu à la radio d’Etat.

Le gouvernement n’a pas donné pour le moment des précisions sur cette attaque et souligne qu’une équipe du ministère de la Défense « dépêchée sur lieux donnera d’amples détails sur cet évènement malheureux ».

Plus tôt dans la journée, une source sécuritaire avait affirmé qu' »au moins 5 soldats » ont été tués et un civil blessé au cours de l’attaque.

« Il y a eu des soldats morts et une dizaine de blessés dans cette attaque de Boko Haram à Toummour », une commune de la région de Diffa, avait indiqué à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Cette attaque est intervenue après plusieurs mois d’accalmie dans la région de Diffa théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques de Boko Haram.

Selon cette deuxième source,les assaillants ont pu surprendre les soldats en arrivant avec des véhicules militaires nigériens volés lors de précédentes opérations.

Ce mode opératoire a déjà été utilisé à plusieurs reprises par le groupe islamiste dans la zone.

« Une dizaine de véhicules militaires », ont été emportés par les assaillants qui ont « ensuite fui vers le Nigeria », voisin, a expliqué une autre source, sans autre précision.

Le journal en ligne Aïr-Info avait évoqué « sept soldats nigériens tués » et « 25 autres blessés ».

Les assaillants ont réussi à « tromper la vigilance » des soldats nigériens en plaçant « à la tête » de leur convoi « un véhicule aux couleurs de l’armée du Nigeria », selon ce journal, et sont ainsi parvenus à traverser plusieurs villages jusqu’à Toummour.

Toummour avait déjà été attaquée par des insurgés islamistes nigérians. Le 3 juin 2016, une attaque massive de Boko Haram avait fait 26 tués chez les militaires ainsi qu’un nombre inconnu de victimes civiles dans la ville de Bosso, à une vingtaine de kilomètres de Toummour.

Entre 2015 et 2017, l’ONU a répertorié 582 victimes civiles dans 244 attaques attribuées à Boko Haram dans la région de Diffa. Quelque 141 civils ont été « blessés, tués et enlevés » en 2017, contre 227 en 2016 et 214 en 2015, précise l’ONU sans plus de précisions. L’agence ne fournit pas de bilan des militaires nigériens qui paient un lourd tribut avec des dizaines de morts.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 22h53)                                            

Migrations: l’Italie va déployer 470 militaires au Niger (Gentiloni)

décembre 28, 2017

Rome – Le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, a annoncé jeudi le déploiement de 470 militaires au Niger, à la demande de Niamey, afin de « renforcer le contrôle du territoire » de ce pays par lequel transitent de nombreux migrants.

« Nous allons au Niger à la suite d’une demande du gouvernement local, reçue début décembre, concernant une contribution italienne pour faire ce que nous faisons normalement dans ces pays, comme par exemple en Libye: renforcer les instruments de contrôle du territoire et des frontières et renforcer les forces de police locales », a déclaré M. Gentiloni lors d’une conférence de presse bilan de l’année.

Le Niger représente « le principal pays de transit » pour des dizaines de milliers de migrants qui arrivent en Libye et tentent ensuite de gagner les côtes italiennes et l’Europe, a-t-il rappelé.

« Si nous apportons notre contribution au renforcement de ce pays, nous faisons quelque chose de sacro-saint pour les intérêts nationaux », a ajouté M. Gentiloni, rappelant également la prolifération de groupes jihadistes dans le Sahel.

De surcroît, « le Niger est un pays peut-être plus disposé que les autres à coopérer dans le domaine des migrations car c’est un pays de transit » dont l’économie ne dépend pas de l’argent envoyé par ses citoyens à l’étranger, a précisé M. Gentiloni.

L’envoi des soldats italiens au Niger avait déjà évoqué par la ministre de la Défense, Roberta Pinotti, devant les parlementaires en octobre, et par M. Gentiloni lors du G5 Sahel (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) mi-décembre à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris. La décision doit être entérinée lors d’un conseil des ministres prévu jeudi ou vendredi.

Selon des sources diplomatiques, il s’agira de 470 militaires, essentiellement du personnel retiré d’Irak et du Koweït.

Un premier contingent de moins de 200 personnes doit partir début 2018 pour gérer l’aspect logistique de cette mission, et sera rejoint dans le courant de l’année par les autres militaires et un total de 130 véhicules et deux avions, selon la presse italienne.

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 12h40)                                            

États-Unis; l’appel de Trump a fait « pleurer » la veuve d’un soldat tué au Niger

octobre 23, 2017

Washington – « Cela m’a fait pleurer »: la veuve d’un soldat américain tué au Niger est revenue lundi dans un témoignage chargé d’émotion sur l’appel controversé que lui a passé le président Donald Trump, l’accusant notamment de ne pas s’être souvenu du nom de son mari.

Le sergent, La David T. Johnson, âgé de 25 ans, est tombé, avec trois autres Américains, dans une embuscade d’un groupe jihadiste au Niger le 4 octobre.

« Le président a dit qu’il savait pour quoi il s’était engagé, mais ça fait mal. Cela m’a fait pleurer. J’étais en colère à cause du ton de sa voix et de la manière dont il l’a dit », a déclaré sa veuve, Myeshia Johnson, sur la chaîne ABC News.

« Je l’ai entendu bafouiller en essayant de se souvenir du nom de mon mari et c’est ce qui m’a fait le plus mal, parce que si mon mari est là-bas à se battre pour notre pays, s’il risque sa vie, pourquoi ne pouvez-vous pas vous souvenir de son nom? », a-t-elle ajouté.

« Je n’ai rien dit, j’ai juste écouté. J’étais très fâchée, ça m’a fait pleurer encore plus », a déclaré la jeune femme, enceinte de son troisième enfant avec La David Johnson.

Le président, empêtré depuis une semaine dans cette affaire dans laquelle il a accumulé les approximations en mettant notamment en cause ses prédécesseurs, lui a très rapidement répondu par un tweet, contredisant ses propos.

« J’ai eu une conversation très respectueuse avec la veuve du sergent La David Johnson et j’ai prononcé son nom dès le début, sans aucune hésitation! », a-t-il assuré.

Frederica Wilson, élue démocrate de Floride à la Chambre des représentants, avait accusé le président la semaine dernière d’avoir déclaré « je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait, mais ça reste douloureux » en présentant ses condoléances à Myeshia Johnson,

« L’élue démocrate a complétement inventé ce que j’ai dit à l’épouse d’un soldat mort au combat (et j’ai la preuve). Triste! », lui avait répondu le président sur Twitter, avant de s’en prendre à elle avec virulence dans les jours qui ont suivi.

– Interrogations sur l’embuscade-

Cette opération dans l’ouest du Niger dans laquelle quatre soldats américains et cinq soldats nigériens ont perdu la vie continuaient par ailleurs de susciter de nombreuses interrogations aux Etats-Unis où la présence de soldats américains en Afrique est peu connue.

Lors d’un point de presse, le chef d’état-major américain Joe Dunford a indiqué lundi que les Etats-Unis avaient l' »intention de continuer » leurs opérations sur place en dépit de cette embuscade.

Les effectifs des forces spéciales américaines varient fréquemment car leurs missions sont courtes mais, au moment des faits, 800 d’entre eux étaient déployés au Niger, ce qui en fait la force américaine la plus importante en Afrique, a-t-il souligné.

L’accrochage s’est produit lorsqu’une patrouille de reconnaissance composée de douze soldats américains des forces spéciales et trente soldats nigériens revenait du village de Tongo Tongo, situé à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali, a raconté le général Dunford.

Ils ont été attaqués par un groupe de cinquante combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés de petites armes à feu, de grenades et de véhicules armés.

Les forces spéciales n’ont appelé des renforts qu’après une heure de combat, a précisé le chef d’état-major, laissant entendre que la patrouille américano-nigérienne pensait initialement pouvoir venir à bout de ces combattants.

Romandie.com avec(©AFP / 24 octobre 2017 01h13)                                            

Niger: douze gendarmes tués lors d’une nouvelle attaque

octobre 21, 2017

L’entrée de la gendarmerie nationale nigérienne à Niamey, le 12 juin 2013 / © AFP / BOUREIMA HAMA

Douze gendarmes ont été tués samedi dans une nouvelle attaque dans le sud-ouest du Niger, une région instable, frontalière du Mali, théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes.

« Il y a eu une nouvelle attaque. Douze gendarmes ont été tués », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum, joint par téléphone.

Selon une source sécuritaire, l’attaque a visé la gendarmerie d’Ayorou, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri.

Des assaillants venus « à bord de cinq véhicules » ont attaqué « à l’aube ». Ils ont pris la fuite à l’arrivée des renforts militaires, en emportant deux ou trois véhicules de la gendarmerie. Des villageois les ont vus repartir avec des corps, selon cette source.

« Les opérations de traque ont été lancées », a affirmé le ministre de l’Intérieur. Des « poursuites terrestres et aériennes » sont en cours, a précisé la source sécuritaire.

Située sur les berges du fleuve Niger, Ayorou abrite un important marché rural et a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d’hippopotames.

La région de Tillabéri est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

Le 4 octobre, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade dans cette même région.

La patrouille américano-nigérienne était tombée dans une embuscade tendue par des « éléments terroristes » à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos à une centaine de km de Niamey, selon le ministère nigérien de la Défense.

Mi-mai, des assaillants non identifiés avaient attaqué la même gendarmerie d’Ayorou, sans faire de victimes. Les assaillants avaient emporté des armes et des munitions avant de battre en retraite vers le Mali.

– En attendant la force du G5 Sahel –

Vendredi, le Parlement a validé la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence dans l’ouest du Niger en raison de la « persistance de la menace » des groupes armés. Cette mesure a été imposée en mars 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et Tahoua, une autre région proche du Mali.

Cette semaine, l’ONU a dit avoir répertorié « au moins 46 attaques » de groupes armés au Niger dans la région de Tillabéri depuis février 2016.

En juin, le Niger a mis en place « l’Opération Dongo » (la foudre), composée d’un bataillon de 245 hommes bien équipés, pour combattre les jihadistes venus du Mali voisin. Mais le gouvernement nigérien n’a pas donné de bilan de l’opération depuis.

Début octobre, à la suite de l’embuscade contre les soldats américains et nigériens, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop avait souligné devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York l’urgente nécessité de mettre à pied d’oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel où doivent s’associer les forces de sécurité du Tchad, du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

La force du G5 Sahel doit comprendre 5.000 hommes et aura la possibilité de s’affranchir des frontières lors d’opérations antijihadistes.

Mais son financement est loin d’être bouclé: seulement une centaine de millions d’euros ont été promis, sur plus de 400 millions jugés nécessaires par les pays membres.

Le Mali est devenu un pays particulièrement instable depuis 2012, où des groupes jihadistes s’étaient emparés de tout le nord du pays. Des zones entières continuent d’échapper au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré le lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale toujours en cours.

Tous les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, sont régulièrement frappés par des attaques jihadistes.

Le Niger doit par ailleurs faire face aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est, frontalier du Nigeria. Le retrait des troupes tchadiennes de cette région a contraint Niamey à envoyer ses propres soldats pour les remplacer.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 14h42)