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Les Nigériens appelés aux urnes pour la présidentielle

décembre 27, 2020
Préparation du matériel électoral à Niamey, le 26 décembre 2020.

Les premiers électeurs nigériens ont commencé à voter dimanche pour la présidentielle qui doit déboucher sur une première transition démocratique entre deux présidents élus.

Au bureau de Dar-es-Salam, un quartier populaire de Niamey, les premiers électeurs ont commencé à voter vers 09H00 (08H00 GMT), soit avec environ une heure de retard sur l’horaire prévu. Les bureaux doivent fermer à 19H00, mais ont comme consigne de prolonger leur ouverture pour assurer 11 heures de vote en cas de retard.

« J’attends du président nigérien en premier la sécurité, la santé, le progrès et la démocratie », a affirmé Aboubakar Saleh, un blanchisseur de 37 ans, sans vouloir dévoiler son vote.

Issaka Soumana, chauffeur routier, 52 ans, veut lui « que ça change. Le Niger ne va pas. Notre pays doit émerger », dit-il, brandissant son pouce taché d’encre, montrant qu’il a déposé son bulletin dans l’urne.

Quelque 7,4 millions d’électeurs sur 23 millions d’habitants de ce pays sahélien à la démographie galopante sont attendus pour cette présidentielle couplée à des législatives. Trente candidats sont en lice pour le scrutin, qui suscite « peu d’engouement » au sein de la population, selon un connaisseur de la politique nigérienne. Cette source souligne l’absence de renouvellement de la classe politique, avec deux anciens présidents (Mahamane Ousmane et Salou Djibo) et deux anciens Premiers ministres (Seini Oumarou et Albadé Abouba) parmi les candidats, pour une moyenne d’âge de plus de 60 ans, dans un pays où la population est très jeune.

Grand favori

« C’est un jour spécial pour le Niger qui va connaitre pour la première fois de son histoire une alternance démocratique », a souligné le président sortant Mahamadou Issoufou après avoir voté à l’hôtel de ville de Niamey.

Mahamadou Issoufou, 68 ans, ne se représente pas à l’issue de ses deux mandats constitutionnels. Ce sera la première fois que deux présidents élus se succèdent dans ce pays à l’histoire jalonnée de coups d’État depuis son indépendance en 1960.

Après dix ans au pouvoir, il espère passer le témoin à son bras droit Mohamed Bazoum, 60 ans, candidat du parti au pouvoir et grand favori du scrutin.

« C’est une grande fierté que cette date du 27 décembre ait été respectée », a déclaré de son côté Mohamed Bazoum après avoir voté.

« Je demande aux militants de sortir encore plus nombreux pour assurer notre victoire, comme (pour les élections municipales et régionales) le 13 décembre », a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur, qui vise un succès dès le premier tour à ce scrutin présidentiel couplé à des législatives.

Bazoum, qui bénéficie de la machine électorale de son parti et de l’État, a promis de mettre l’accent sur la sécurité et l’éducation, notamment pour les jeunes filles alors que le pays détient le record mondial de fécondité (7,6 enfants par femme).

Sur le plan sécuritaire, deux attaques meurtrières se sont produites à l’approche du scrutin, une dans l’Ouest (7 soldats tués le 21 décembre) où sévit régulièrement l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), et une dans l’Est revendiquée par Boko Haram (34 morts le 12 décembre).

Par Jeune Afrique avec AFP

30 militaires nigériens et deux soldats nigérians tués dans des combats avec Boko Haram

juin 4, 2016

Niamey – Au moins 30 militaires nigériens et deux soldats nigérians ont été tués lors d’une attaque massive lancée par le groupe islamiste nigérian Boko Haram à Bosso, une localité du Niger proche de la frontière avec le Nigeria, a annoncé samedi le ministère nigérien de la Défense.

Le vendredi 4 juin 2016 aux environs de 18H50 (17H50 GMT), des centaines d’assaillants du groupe terroriste Boko Haram ont attaqué le poste militaire de reconnaissance de Bosso, selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense transmis à l’AFP.

Le ministère donne un bilan de trente militaires nigériens et deux militaires nigérians tués. 67 militaires nigériens et nigérians blessés.

Du coté de Boko Haram, plusieurs morts et blessés ont été emportés, poursuit le texte sans fournir de chiffres sur les pertes adverses.

La contre-attaque menée tôt ce matin par nos forces de défense et de sécurité a permis de reprendre toutes les positions dans la ville de Bosso. La situation est sous contrôle et le calme est revenu dans cette localité, ajoute le communiqué.

Le ministère nigérien a également annoncé un ratissage en cours mobilisant tous les moyens terrestres et aériens.

Depuis février 2015, le Niger est en proie à d’incessants assauts de Boko Haram dans la région du Lac Tchad, dans le sud-est du pays, proche des bastions des insurgés islamistes dans le nord-est du Nigeria.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juin 2016 14h26)

Niger: environ 150 migrants pour l’Algérie arrêtés vendredi et samedi

novembre 2, 2013

NIAMEY – Quelque 150 migrants ont été arrêtés vendredi et samedi dans le nord du Niger alors qu’ils cherchaient à se rendre en Algérie, a-t-on appris auprès du gouvernement et d’une source sécuritaire.

Samedi, une centaine de Nigériens, en majorité des hommes avec quelques enfants, ont été arrêtés dans le désert et mis en cellule à la gendarmerie d’Arlit, la ville dont partent les clandestins à destination de l’Algérie, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. Quarante-sept migrants en partance pour l’Algérie ont également été interceptés vendredi, a annoncé Niamey vendredi soir.

Ces arrestations font suite au décès de 92 Nigériens, morts de soif dans le désert en octobre alors qu’ils cherchaient à partir à Tamanrasset (sud algérien), dont 87 dépouilles ont été retrouvées mercredi dans le désert.

Niamey a fait connaître vendredi une série de mesures visant à réduire l’émigration clandestine, dont le démantèlement des réseaux et ceux des camps de migrants d’Agadez, le principal pôle de transit du Niger.

Une patrouille militaire nigérienne a stoppé samedi les clandestins, en majorité des hommes et quelques enfants dans le désert et les a ramenés à Arlit, a déclaré la source sécuritaire.

Les migrants sont encore gardés à la gendarmerie mais on ne connaît pas leur sort, a précisé cette source, pour qui ces personnes seront peut-être relâchées puisqu’elles ne sont pas les passeurs.

D’après une ONG d’Arlit la centaine de clandestins voyageait à bord de deux camions et trois 4×4.

Vendredi, une patrouille de la garde nationale avait intercepté deux camions transportant 47 personnes en partance pour Assamaka, selon un communiqué du gouvernement lu à la télévision publique

Assamaka est la dernière localité nigérienne avant Tamanrasset, la grande ville du sud algérien, qui était la destination initiale des 92 migrants nigériens décédés.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2013 13h43)