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Canada: La COVID-19 n’a pas pris de répit pendant le congé de Noël au Québec

décembre 27, 2020

MONTRÉAL — La COVID-19 n’a pas profité du congé de Noël pour prendre un peu de répit.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées dimanche par le ministère de la Santé, 6783 nouveaux cas ont été signalés du 24 au 26 décembre. Au cours de la seule journée de samedi, 2291 cas supplémentaires ont été rapportés.

Le nombre de cas enregistrés dans la province depuis le début de la pandémie s’élève désormais à 192 655.

La Grande Faucheuse n’a pas chômé non plus. Les autorités déplorent 110 nouveaux décès depuis la dernière mise à jour, dont 12 qui ont été signalés le 26 décembre.

La COVID-19 a tué 8023 personnes depuis son apparition au Québec.

«Nous avons demandé aux Québécois de faire une pause durant le temps des fêtes. Une pause des contacts sociaux, des déplacements non essentiels et du travail sur place, a rappelé le ministre de la Santé Christian Dubé sur son compte Twitter. Nous devons tous faire notre part pour que l’on casse une fois pour toute (sic) cette deuxième vague.»

Les autorités ont aussi rapporté 33 hospitalisations au cours de cette période de trois jours. Présentement, on compte 1085 personnes dans les hôpitaux québécois à cause de la COVID-19. Trois personnes de plus sont soignées aux soins intensifs, pour un total de 149.

La campagne de vaccination s’est poursuivie samedi puisqu’on a administré 3126 doses.

Un total de 53 318 prélèvements ont été réalisés les 24 et 25 décembre, dont 21 250 pendant le jour de Noël.

Les autres données fournies habituellement par le ministère ou l’Institut national de la santé publique ne seront pas disponibles avant lundi

Avec La Presse canadienne

Un Noël confiné pour des millions de Québécois

décembre 4, 2020

En deux semaines, le premier ministre François Legault a donné puis ôté à des millions de Québécois l’espoir de tenir des petits rassemblements pendant la période des Fêtes. Face à la flambée des cas de COVID-19, le « contrat moral » est caduc, a-t-il annoncé jeudi.

Les Québécois qui résident en zone rouge ne pourront donc pas participer à un ou deux rassemblements de 10 personnes ou moins les 24, 25, 26 ou 27 décembre avant et après s’être isolés comme il l’avait envisagé le 19 novembre dernier.

Le chef du gouvernement s’était pourtant donné jusqu’au 11 décembre pour décider s’il maintiendrait ou annulerait ses plans pour Noël. « On est obligé de se rendre à l’évidence, ce n’est pas réaliste de penser qu’on va réussir à réduire la progression du virus de façon satisfaisante », a-t-il déclaré jeudi, tout en précisant qu’il s’agissait d’une décision du gouvernement et non de la Santé publique.

M. Legault a justifié celle-ci, notamment par l’accroissement du nombre de personnes atteintes, hospitalisées et mortes de la COVID-19, ainsi que des 6000 professionnels de la santé hors combat. « Il faut protéger notre personnel », a-t-il fait valoir.

Même si elle l’a pris de court, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, s’est rallié à la décision gouvernementale d’annuler les quatre journées de Noël. « Si on veut vraiment épargner notre système de santé, il faut que les cas baissent au maximum », a-t-il mentionné. Selon lui, des « efforts monumentaux » auraient dû être consentis pour redresser a situation épidémiologique à temps pour Noël.

Le ministère de la Santé recensait jeudi 1470 nouvelles personnes déclarées positives à la COVID-19. Pas moins de 737 personnes étaient hospitalisées, dont 99 personnes dans une unité de soins intensifs, indique le dernier compte rendu. « La seule consolation qu’on peut peut-être avoir, c’est quand on regarde ce qui se passe ailleurs », a souligné M. Legault, pointant les États-Unis, puis l’Europe.

La cheffe du département de médecine préventive et santé publique du CHUM, Marie-France Raynault, soupçonne le gouvernement québécois d’être « peut-être un peu paniqué de voir l’état actuel du réseau de la santé » près de neuf mois après le début de l’état d’urgence sanitaire. « Ce n’est pas parce que les chiffres sont effrayants, les courbes sont moins dramatiques que lors la première vague. Mais les infirmières se plaignent d’être fatiguées parce que la pandémie se prolonge. Le gouvernement a choisi d’écouter davantage le réseau de la santé », a-t-elle affirmé dans un échange avec Le Devoir. « Mais, je ne trouve pas que c’est une si bonne idée que ça parce que c’est maintenant qu’elles sont fatiguées, ce n’est pas au mois de janvier qu’elles pourront se reposer. Une mesure qui est dans trois semaines est trop éloignée pour régler le problème qui est actuel », a-t-elle poursuivi.

« Pas parfait »

Le premier ministre s’est dit persuadé que la plupart des Québécois respecteront l’interdiction de rassemblement. Il a rappelé au passage leur « sens des responsabilités ». Les individus qui enfreindront les consignes s’exposeront à des amendes, a-t-il ajouté.

M. Legault a pris soin de spécifier que les personnes vivant seules pourront recevoir « une personne à la fois » durant la période des fêtes si elles respectent les règles de distanciation physique — comme c’est le cas actuellement. « J’encourage, je demande à tous les Québécois d’aller visiter les personnes qui sont seules. C’est dur, la pandémie. C’est encore plus dur dans le temps des fêtes d’être seul », a-t-il souligné.

Le chef du gouvernement a reconnu avoir commis une erreur de bonne foi en laissant planer la possibilité de prendre part à des rassemblements à la fin de l’année. « Je ne suis pas parfait. Puis, je n’ai pas de boule de cristal. Au moment où j’ai proposé ce contrat moral-là, j’étais sincèrement convaincu que c’était possible. On avait mis un “si”. On avait dit : “Si la situation ne se détériore pas…” Malheureusement, la situation s’est détériorée. Bon, c’est sûr que, si c’était à refaire, je ne l’aurais pas fait », a-t-il lâché l’air contrit.

Mesures d’isolement

Les journées d’apprentissage à la maison prévues les 16, 17, 18, 21 et 22 décembre au calendrier des enfants inscrits à l’école primaire sont maintenues dans la mesure où elles peuvent « aider » le Québec à traverser le « pire moment de la pandémie ». « L’idée, c’est d’arriver au mois de janvier dans le meilleur état possible, donc de tout faire pour casser la vague », a expliqué M. Legault, tout en réitérant ses appels à aussi favoriser le télétravail.

Enfin, le premier ministre a invité les Québécois à « essayer de prendre le bon côté des choses » à l’approche d’un Noël « tranquille », suggérant que les personnes plus âgées pourront « faire des petites siestes — des sommes, comme on dit — dans l’après-midi, après le repas, lire des livres — toutes sortes de livres — et faire des Zooms, des Teams, s’appeler au téléphone… »

Le Devoir par Marco Bélair-Cirino avec Pauline Gravel et Mylène Crêt

Au moins 16 morts dans le typhon qui a balayé les Philippines à Noël

décembre 26, 2019

Des dizaines de milliers de Philippins ont été contraints de quitter leurs maisons et de passer le réveillon et le jour de Noël dans des abris.

Des dégâts causés par le typhon Phanfone aux Philippines.
Des dégâts causés par le typhon Phanfone aux Philippines. Photo by Handout / Courtesy of Jung Byung-joon / AFP

Le typhon Phanfone, qui a balayé le jour de Noël des villages reculés et des zones touristiques du centre des Philippines, a fait au moins 16 morts, ont annoncé jeudi 26 décembre les autorités locales. Ce typhon, qui s’accompagnait de rafales de vent atteignant les 195 km/h, a provoqué d’importants dégâts matériels, arrachant les toits des maisons et renversant des poteaux électriques. Dans les zones les plus sinistrées, les réseaux internet et téléphoniques étaient toujours coupés jeudi.

Phanfone a frappé entre autres la petite île de Boracay (centre), celle de Coron (ouest) ainsi que d’autres destinations très prisées des touristes, notamment étrangers, pour leurs plages de sable blanc.

L’aéroport de Kalibo, qui dessert Boracay, a subi d’importants dégâts, selon un touriste coréen qui s’est retrouvé bloqué et a fourni des images à l’AFP. «Les routes demeurent coupées mais des moyens sont mis en oeuvre pour déblayer les dégâts. C’est assez grave», a déclaré Jung Byung Joon sur le réseau social Instagram. «Tout ce qui se trouve dans un rayon de moins de 100 mètres autour de l’aéroport semble endommagé. A l’aéroport, il y a beaucoup de personnes déçues car leurs vols ont été annulés, a-t-il expliqué. Les taxis roulent mais il y a du vent et il pleut toujours donc personne ne veut quitter l’aéroport, notamment moi».

Noël dans des abris

Quoique moins puissant, Phanfone a suivi la même trajectoire que le typhon Haiyan, le plus dévastateur enregistré dans le pays, qui avait fait plus de 7300 morts et disparus en 2013, frappant particulièrement la ville de Tacloban. «C’est comme le petit frère de Haiyan. Il est moins destructeur, mais il a suivi une trajectoire similaire», a expliqué à l’AFP Cindy Ferrer, chargée de la communication au sein du service de gestion des catastrophes de la région des Visayas occidentales.

Dans ce pays à très grande majorité catholique, des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons et de passer le réveillon et le jour de Noël dans des abris. Un grand nombre de Philippins n’ont pas pu réveillonner au sein de leur famille, en raison de l’arrêt des liaisons aériennes et par ferries. Parmi les personnes tuées, figure un policier qui a été électrocuté par la chute d’un poteau électrique au cours d’une patrouille.

Le typhon, en train de s’affaiblir, s’éloignait peu à peu du pays jeudi, se dirigeant vers la mer de Chine méridionale, selon le centre de prévisions météorologiques Weather Philippines. En moyenne, une vingtaine de typhons et tempêtes tropicales balayent chaque année les Philippines, faisant des centaines de morts. Mi-décembre, une violente tempête tropicale dans le nord du pays avait fait 13 morts.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le petit sapin

décembre 22, 2019

 

Un joli petit sapin de Noël

Avait trouvé sa place belle

Au coin de notre chère maison

Avant de célébrer la fête de la saison

 

Quand les luminaires des guirlandes

Gros comme des amandes rondes

Flirtaient avec les étoiles du divin enfant

La joie de notre belle fête éclatait à foison

 

Dans la crèche berceau de notre enfance

Nos yeux croustillants de curiosité immense

Attendaient impatiemment la surprise de la bûche

Jalousement conservée comme le miel de la ruche

 

Bernard NKOUNKOU

 

Pour Noël, la reine Élisabeth II rend hommage aux victimes des attentats

décembre 25, 2017

Londres – La reine Elizabeth II a rendu hommage aux victimes des attentats survenus au Royaume-uni en 2017 et s’est réjouie de voir la famille royale s’agrandir en 2018, dans son traditionnel message de Noël diffusé lundi.

A la fin d’une année marquée par les attentats terroristes, qui ont tué 35 personnes au Royaume-uni, la reine salue la mémoire des victimes dans ce discours enregistré à l’avance à Buckingham palace, où elle apparaît assise à un bureau, vêtue d’une robe ivoire, arborant une broche en diamant en forme d’étoile.

Sa Majesté souligne en particulier le « courage » et la « résilience extraordinaire » des victimes de l’attentat survenu lors du concert d’Ariana Grande en mai à Manchester, qu’elle a eu le « privilège » de rencontrer.

La reine se souvient aussi des victimes des ouragans aux Caraïbes et du terrible incendie de la Tour Grenfell à Londres, qui a tué 71 personnes le 14 juin.

« Nos pensées et nos prières accompagnent tous ceux qui sont morts et ceux qui ont tant perdu et nous sommes redevables aux membres des services de secours qui ont risqué leurs vies cette année pour en sauver d’autres ».

Sur une note plus personnelle, la monarque de 91 ans évoque son couple qui a fêté ses 70 ans de mariage en novembre. Son époux, âgé de 96 ans, a pris sa retraite cet été.

« Le prince Philip a décidé qu’il était temps de ralentir un peu, ayant comme il l’a dit avec euphémisme, ‘fait sa part’. Mais je sais que son soutien et son sens unique de l’humour demeureront aussi forts que jamais ».

La reine et le prince Philip sont « impatients d’accueillir de nouveaux membres dans la famille l’année prochaine », en référence à Meghan Markle, qui épousera leur petit-fils le prince Harry le 19 mai et au troisième enfant du prince William et de son épouse Kate, attendu en avril.

Meghan Markle passe Noël avec la famille royale — une première pour une fiancée — à Sandringham, propriété de la reine dans le Norfolk (est de l’Angleterre).

Lundi matin, elle s’est rendue à la messe de Noël au bras du prince Harry et en compagnie d’autres membres de la famille royale, puis a discuté avec quelques-uns des nombreux admirateurs qui s’étaient rassemblés aux abords de l’église. L’actrice américaine de 36 ans, passionnée d’animaux, risque aussi de devoir se plier à l’habitude royale d’aller chasser le 25 décembre.

Elizabeth II s’adresse au Royaume-Uni et aux 52 nations du Commonwealth chaque 25 décembre depuis son accession au trône en 1952, poursuivant une tradition lancée par son grand-père George V en 1932 à la radio.

Il y a exactement soixante ans, Sa Majesté s’invitait pour la première fois dans les foyers britanniques le jour de Noël via la télévision, un progrès salué à l’époque.

« Six décennies plus tard, la présentatrice de cette émission a quelque peu ‘changé’, tout comme la technologie qu’elle décrivait » alors, commente la souveraine dans son discours. Elle souhaite à ses sujets un « Noël paisible et très heureux ».

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 15h22)                                            

Noël: les tensions sur Jérusalem ternissent les festivités à Bethléem

décembre 24, 2017

L’archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient (C), salue la foule à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 24 décembre 2017 / © AFP / Musa AL SHAER

Des scouts palestiniens ont défilé dimanche à Bethléem au son de la cornemuse et des tambours pour fêter Noël, mais cette année ces célébrations ont été assombries par les tensions suscitées par la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Des centaines de millions de chrétiens dans le monde s’apprêtent eux aussi à célébrer la naissance du Christ à Bethléem, selon la tradition chrétienne.

La décision unilatérale prise le 6 décembre par le président Donald Trump a provoqué des manifestations quasi-quotidiennes dans les Territoires palestiniens, y compris à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où les fidèles devaient participer à la messe de minuit dans l’église de la Nativité.

L’annonce de M. Trump « a créé des tensions autour de Jérusalem et détourné l’attention de Noël », a récemment regretté l’archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient.

Sur la place de la Mangeoire à Bethléem, l’ambiance paraissait plutôt morose, malgré les chants de Noël diffusés par hauts-parleurs.

Quelques centaines de Palestiniens et de touristes ont bravé un vent froid près de l’église de la Nativité construite sur le site où, selon la tradition, Marie donna naissance à Jésus, pour regarder la parade des scouts.

Depuis la montée des tensions liée à la décision américaine, « c’est triste », « les gens sortent peu », a dit à l’AFP Nahil Banoura, Palestinien de confession chrétienne originaire de Beit Sahour.

Depuis le 6 décembre, selon Mgr Pizzaballa, des dizaines de groupes ont annulé leur voyage, et les visiteurs étrangers, habituellement nombreux à Noël lorsque la situation sécuritaire le permet, se sont faits rares à Bethléem.

– Noël de retour à Mossoul –

Afin de faciliter les mouvements et l’accès des touristes et visiteurs, la police israélienne a de son côté indiqué que des unités supplémentaires avaient été déployées à Jérusalem et aux points de passage pour accéder à Bethléem.

Pour les Palestiniens, chrétiens comme musulmans, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington ne préjuge pas seulement du résultat de négociations, dont le statut de la ville devrait faire l’objet.

Elle nie l’identité arabe de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, et mine leur aspiration à établir un jour la capitale de leur futur Etat dans la partie orientale de la ville.

Dans un communiqué, le président palestinien Mahmoud Abbas a de nouveau dénoncé la décision américaine, appelant « les chrétiens du monde à écouter les (…) voix des chrétiens de Terre sainte qui rejettent catégoriquement la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ».

Dans la Syrie voisine ou en Irak, deux pays où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé en 2017 de la très grande majorité des territoires conquis il y a trois ans, des minorités chrétiennes renouent en revanche cette année avec les célébrations de Noël.

C’est le cas notamment à Mossoul, deuxième ville d’Irak reprise en juillet par les forces irakiennes avec l’aide de la coalition internationale.

La prise par les jihadistes de Mossoul à l’été 2014 avait vu la fuite de nombreux chrétiens. Même si une petite partie seulement est revenue, l’église Saint-Paul a de nouveau résonné dimanche de chants de Noël.

Dans l’édifice religieux où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de la guerre, le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako a appelé les dizaines de fidèles à prier pour « la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde ».

En Syrie, dans l’autre ex-bastion de l’EI, Raqa, repris en octobre par une coalition de forces kurdes et arabes, il faudra encore attendre avant de retrouver l’esprit de Noël: même si deux églises historiques ont été déminées, les habitants ne sont pas encore revenus.

A Homs (centre), en revanche, la communauté chrétienne célébrait Noël pour la première fois depuis la reprise totale de la ville par le régime de Bachar al-Assad et la fin des combats, avec des récitals, procession, spectacles pour enfants et décorations parmi les ruines.

– Sécurité renforcée –

Dans la capitale syrienne Damas, les rues des quartiers à majorité chrétienne, comme Bab Touma, sont aussi ornées à l’occasion des fêtes, avec des sapins miniatures décorés de paillettes dorées ou argentées.

La situation des chrétiens d’Orient demeure toutefois précaire, comme en Egypte, où les Coptes sont régulièrement victimes d’agressions d’extrémistes.

Vendredi, une église du sud du Caire a été attaquée par des centaines de personnes qui ont détruit le mobilier et agressé les fidèles avant l’intervention des forces de sécurité, selon l’archevêché d’Atfih.

Les Coptes, qui célèbrent Noël le 6 janvier, ont été visés par de nombreux attentats ces derniers mois, la plupart revendiqués par l’EI.

En Europe, où la menace jihadiste demeure, près de 100.000 effectifs de sécurité sont mobilisés dimanche et lundi en France pour assurer la sécurité des fêtes de Noël, notamment celle de lieux touristiques et de lieux de culte chrétiens, selon une source officielle.

Dimanche soir, le pape François, chef spirituel de 1,2 milliard de catholiques, doit célébrer à Rome la messe de Noël à 20H30 GMT, avant la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » lundi.

Romandie.com avec (©AFP / 24 décembre 2017 16h24)                

Noël sanglant en RDC : 22 civils massacrés au Nord-Kivu

décembre 25, 2016

Goma (RD Congo) – Vingt-deux civils ont été massacrés à l’arme blanche samedi et dimanche, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Le drame s’est produit à Eringeti et dans ses environs, dans le territoire de Beni, zone du nord du Nord-Kivu ensanglantée depuis plus de deux ans par une vague de massacres ayant fait plus de 700 morts, ont indiqué à l’AFP l’administrateur territorial, Amisi Kalonda, un porte-parole militaire et un militant associatif.

M. Kalonda a imputé l’attaque aux Force démocratiques alliées, rébellion ougandaise musulmane installée dans la région depuis plus de vingt ans et accusée par les autorités congolaises d’être responsables des tueries en série dans la région.

Les ADF ont encore endeuillé la population de Beni territoire à Eringeti et dans ses environs. Hier, ils ont tué dix civils à Eringeti, a déclaré à l’AFP M. Kalonda, joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Douze autres corps ont été retrouvés [dimanche] dans des villages environnants par l’armée qui poursuivait les assaillants, a-t-il ajouté.

Selon lui, l’attaque a commencé en début d’après-midi samedi contre la ville d’Eringeti, déjà frappée par plusieurs massacres similaires.

Le mode opératoire, c’est toujours le même, a dit M. Kalonda : les victimes ont été tuées à l’arme blanche et à la machette.

Confirmant l’attaque, un porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) a déclaré que l’armée avait tué quatre rebelles ADF. Le bilan est très lourd pour les civils, a ajouté l’officier sans donner de chiffre des victimes.

Les ADF ont attaqué Eringeti et ses environs, a déclaré pour sa part Teddy Kataliki, président de la Société civile du territoire de Beni, coalition d’associations locales.

Déjà hier, 10 corps ont été retrouvés, et aujourd’hui 12 autres corps de civils, a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait d’un bilan encore provisoire.

Nous ne comprenons pas cette situation qui continue à endeuiller le territoire de Beni, a-t-il dit.

Joint vers 19h45 (17h45 GMT), il a fait état d’une autre attaque en cours contre la ville d’Oicha, plus au sud depuis 16h00 (14h00 GMT). Le capitaine Hazukay a confirmé que l’armée était en opération dans cette zone, et a refusé de donner plus de détails avant que celle-ci ne soit achevée.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2016 20h01)             

Une église irakienne célèbre son premier Noël après deux ans d’occupation djihadiste

décembre 25, 2016

Après avoir envahi Bartella en 2014, l’organisation Etat islamique avait placé les chrétiens de la ville devant un choix : la conversion, le paiement d’une lourde taxe ou la mort. Une majorité d’entre eux avaient décidé de fuir.

De nombreux chrétiens se sont retrouvés dans l’église de Bartella, samedi 24 décembre, pour célébrer Noël.

De nombreux chrétiens se sont retrouvés dans l’église de Bartella, samedi 24 décembre, pour célébrer Noël. Cengiz Yar / Cengiz Yar
Ils n’avaient plus fêté Noël depuis 2014. Des chrétiens d’Irak ont rempli, samedi 24 décembre, les bancs d’une église aux murs noircis par le feu, à Bartella, à quelques kilomètres de Mossoul, au nord du pays. Ils ont pu assister à la première cérémonie religieuse depuis la libération de la ville après deux ans de présence des combattants de l’organisation Etat islamique (EI).

Bartella a été reprise à la faveur de l’offensive lancée le 17 octobre par l’armée irakienne pour déloger le groupe djihadiste de Mossoul. Durant leur occupation, les soldats de l’EI ont détruit les crucifix de l’église Mar Shimoni et mis le feu au bâtiment. Ils avaient également placé les chrétiens de la ville devant un choix : la conversion, le paiement d’une lourde taxe ou la mort.

Dans leur immense majorité, les habitants avaient alors pris la fuite. Pour ce Noël 2016, les fidèles sont ainsi arrivés en autocars d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, où ils sont réfugiés.

« C’est un peu comme revenir à la vie »

Alors pour Nada Yaqoub, une fidèle de l’église Mar Shimoni, cet office de Noël est vécu comme une renaissance. « Je ne saurais décrire notre joie. C’est un peu comme revenir à la vie, a-t-elle expliqué à l’Agence France-Presse. Nous avons toujours senti nos crucifix autour du cour. Personne ne peut nous les arracher. » Le père Yaqoub Saadi veut voir dans cette célébration de Noël le début d’une nouvelle étape : « Notre message est que nous restons dans ce pays où sont nos racines et nos origines. »

Mais les dégâts que les djihadistes ont infligés à la ville sont encore bien visibles autour de l’église. Des éclats de crucifix, noirs de suie, jonchent le sol du bâtiment. A l’entrée, une statue a été décapitée. Et durant le service, les forces de sécurité irakiennes sont déployées autour de l’église à Bartella, où de nombreux bâtiments sont encore éventrés et où les graffitis à la gloire de l’EI pullulent.

De nombreuses villes chrétiennes ont été reprises à l’organisation djihadiste autour de Mossoul, mais les forces de l’ordre doivent encore les déminer. Et pour que les habitants viennent repeupler leurs terres, les autorités irakiennes doivent encore dégager les gravats, ainsi que rétablir l’eau et l’électricité.

Lemonde.fr avec AFP

États-Unis: Dernier message de Noël pour le président Obama

décembre 24, 2016

Barack Obama

Barack Obama

Le président américain Barack Obama et son épouse Michelle ont adressé samedi leur dernier message de Noël à leurs compatriotes. Ils ont souligné au passage les valeurs qui unissent les Américains, quelle que soit leur foi.

« L’idée est que nous devons chacun être le protecteur de notre frère, de notre soeur, que nous devons traiter les autres comme nous voudrions être traités », a insisté Mme Obama. Le président américain a souligné que « ces valeurs ne servent pas seulement à guider sa famille dans la foi chrétienne, mais également les juifs Américains, les Américains musulmans, les non croyants, et les Américains de tous profils et de toutes origines ».

Ces huitièmes et derniers voeux de Noël du couple Obama interviennent à un moment où les Etats-Unis sont particulièrement divisés, après une campagne présidentielle acerbe qui a conduit à l’élection du milliardaire républicain Donald Trump.

Lors de ce dernier message depuis la Maison Blanche, le couple Obama est apparu d’humeur joyeuse, avec en accompagnement des extraits des premiers voeux présidentiels du président démocrate, pour Noël 2009, où il ne pouvait s’empêcher de s’esclaffer.

Bilan
Barack Obama a également utilisé ce dernier message pour souligner ce qu’il avait accompli durant ses deux mandats à la tête des Etats-Unis. Il a assuré que le pays est beaucoup plus fort aujourd’hui qu’il ne l’était lors de sa première élection en novembre 2008.

« Ensemble, nous avons redressé la barre face à la pire récession depuis 80 ans, et nous avons ramené le chômage à son plus bas niveau depuis neuf ans », a-t-il insisté.

« Nous avons fait que les Etats-Unis sont désormais plus respectés à travers le monde, nous avons assuré le leadership dans le combat pour protéger la planète que nous laisserons à nos enfants, et bien plus encore », a plaidé le président américain, qui passera le relais à Donald Trump le 20 janvier.

Comme d’habitude, le président américain et son épouse ont également salué les militaires américains déployés dans le monde, ainsi que leurs familles.

Romandie.com avec(ats / 25.12.2016 02h14)

Philippines/Noël : 13 blessés dans une explosion près d’une église

décembre 24, 2016

Cotabato (Philippines) – Une explosion samedi soir près d’une église catholique dans le sud des Philippines, où des fidèles arrivaient pour la messe de Noël, a fait 13 blessés, a annoncé la police.

L’explosion, qui a eu lieu à une trentaine de mètres de l’entrée de l’église, s’est produite à Midsayap, dans l’île de Mindanao, à environ 900 km au sud de Manille.

Elle a touché des fidèles participant à une série de messes de Noël, a indiqué un prêtre sur place. L’explosion a eu lieu au moment de la communion, provoquant un mouvement de panique, a dit le père Jay Virador aux journalistes.

L’explosion, qui n’a pas été revendiquée, a soufflé une voiture de police parquée à côté de l’église, et une camionnette située non loin de là, selon la police.

Selon un enquêteur, qui a requis l’anonymat, l’explosion visait initialement l’église. Il semble qu’ils voulaient s’approcher plus près mais que, en raison des mesures de sécurité importantes, ils ont choisi de lancer l’explosif sur la voiture de police qui bloquait la rue, a-t-il déclaré à l’AFP.

Les treize blessés, parmi lesquels un policier, ont été traités dans des hôpitaux voisins, a précisé la police.

Mindanao, où vit une importante minorité musulmane, est secouée depuis des décennies par une rébellion armée.

Le principal groupe de guérilla musulman y a cependant signé récemment un cessez-le-feu avec le gouvernement philippin.

Romandie.com avec(©AFP / 24 décembre 2016 18h59)