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Tchad : Mahamat Idriss Déby nomme un Parlement de transition

septembre 25, 2021
Mahamat Idriss Déby, à N’Djamena, le 11 juin 2021.

Le chef de la junte militaire, Mahamat Idriss Déby, a « désigné » vendredi 24 septembre par décret 93 membres d’un Parlement temporaire.

« Les personnalités dont les noms suivent sont désignées membres du Conseil national de transition » (CNT), lit-on dans un décret signé par le général Mahamat Idriss Déby. Suivent 93 noms, selon des quotas fixés d’avance : notamment au moins 30% de députés de l’Assemblée nationale sortante, dissoute lors de la prise du pouvoir de la junte, 30% de femmes et 30% de jeunes.

Quand Mahamat Idriss Déby, 37 ans, s’est proclamé chef de l’État à la tête d’un Conseil Militaire de Transition (CMT) le 20 avril dernier, il avait promis des « élections libres et transparentes » avant 18 mois et de nommer rapidement ce CNT, mais ce Parlement de transition s’est longtemps fait attendre.

Dans l’attente d’élections

Des membres de l’ancienne opposition au défunt président Déby Itno en font partie mais aucun de la plateforme Wakit Tamma, des partis et organisations de la société civile qui dénoncent le coup de force de Mahamat Idriss Déby. Le CNT « va faire office d’Assemblée nationale de transition » dans l’attente d’élections, précise un dossier distribué à la presse vendredi.

Le CMT, dirigé par Mahamat Idriss Déby et composée de quatorze autres généraux, détient l’essentiel du pouvoir exécutif mais a nommé, le 11 mai, sous d’intenses pressions internationales, un gouvernement confié à un Premier ministre civil, Albert Pahimi Padacké, le dernier à occuper cette fonction sous feu Idriss Déby Itno, tué en avril en menant une offensive contre une colonne de rebelles dans le Nord.

Par Jeune Afrique avec AFP

Madagascar-Nomination des ministres : ces casseroles qu’ils traînent

septembre 13, 2021

Certes personne n’est saint mais quand on aspire à être ministre il faut, à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que des réseaux sociaux, s’assurer que l’on ne traîne pas des casseroles qui vont desservir. Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit déjà s’attendre à ce que l’on scrute sa vie privée car si déjà sa vie privée est loin d’être exemplaire on en déduit automatiquement ce que cette personne en fera des deniers publics, si sa vie privée est chaotique, au moindre faux pas les collaborateurs insisteront sur les fautes professionnelles. Comment les gens peuvent-ils savoir par exemple la vie privée d’une ministre, ses relations avec son conjoint et son passé sulfureux avec un personnage public devenu mari d’un autre personnage public ? Comment les gens peuvent-ils savoir le passé estudiantin d’un célèbre mari de ministre viré de l’université et d’un institut de formation de professionnel? Madagascar n’est pas si grand que cela et à ce niveau de responsabilité,  à ce niveau de vouloir avoir le pouvoir, les langues se délient et le passé ou le présent ressurgit, les archives vidéos ou sonores sortent.

Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit savoir qu’avant de prétendre à cela il doit être ” clean”. Qu’il ne soit pas un mauvais contribuable qui ne paie pas ses impôts ou fait de fausses déclarations d’impôts,  qu’il n’ait pas escroqué des gens, qu’il n’ait pas été coupable de délit ou de crime.  En effet ce régime quand il procède à l’enquête de moralité se contente de vérifier l’état civil d’une personne ou ses accointances religieuses, il n’y a aucune vérification sérieuse des obligations fiscales de la personne,  aucune vérification sérieuse de l’authenticité des diplômes de la personne,  aucune vérification de la compétence et de l’intégrité de la personne.  On  nomme quelqu’un et on découvre sur les réseaux sociaux les relations adultérines de la personne,  les faux diplômes de la personne,  les fausses déclarations d’impôts de la personne.  Entre l’incompétence des autorités de nomination ou des personnes qui ont proposé les noms et la malhonnêteté de la personne nommée à penser pouvoir cacher ses ” casseroles”, c’est après coup que la vérité éclate.

Quelqu’un qui veut être ministre ou veut occuper de hautes fonctions, essentiellement pour satisfaire son  ego ou pour les avantages matériels, sait qu’il n’est pas celui qui décide des nominations et que celui qui nomme fait comme bon lui semble quitte à se tromper souvent, quitte à faire des erreurs monumentales. Certaines personnes ont du mal à se remettre des abrogations se croyant irremplaçable or dans les hautes sphères de l’Etat personne n’est irremplaçable, c’est la chute qui est difficile pour ceux qui ont pris goût et ils sont nombreux ainsi à se croire tout permis pour une once de pouvoir et à tomber bien bas dès les premiers changements. Ces personnes doivent s’attendre à ce que leurs failles dans leur vie privée deviennent publiques même si elles essaient de se montrer exemplaire,  bon père de famille, chrétien…il en est ainsi par exemple d’un actuel ministre dont on en reparlera.

Dans tous les cas, vouloir occuper un poste important,  accepter la proposition ou même vouloir être nommé exige de prendre le risque aussi que des dossiers sortent…aussi si on n’est pas clean sur le plan vie privée et vie publique il vaut mieux ne pas viser la lune car c’est encore pire que de voir sa vie et ses vices étalés sur la place publique.

Avec La Gazette de la Grande Ile

États-Unis: Des juges plus nombreux et plus représentatifs de la diversité sous Joe Biden

août 2, 2021

WASHINGTON — Le président Joe Biden et le Sénat des États-Unis à majorité démocrate nomment des juges à un rythme jamais vu chez ses prédécesseurs, incluant l’ancien président Donald Trump.

© Fournis par La Presse Canadienne

Huit juges ont déjà été confirmés dans leurs nouvelles fonctions, incluant la candidate potentielle à un siège à la Cour suprême Ketanji Brown Jackson qui vient d’accéder à la Cour d’appel fédérale à Washington.

De plus, au-delà de 30 autres nominations à la magistrature sont en voie d’être confirmées alors qu’on dénombre un total de 100 sièges à combler.

À ce même moment de l’année, il y a quatre ans, le Sénat sous contrôle républicain avait confirmé seulement quatre nominations de Donald Trump à la magistrature, incluant celle de Neil Gorsuch.

Pendant les deux plus récentes présidences démocrates, en 1993 et en 2009, aucun juge n’avait été nommé avant la fin du mois de juillet.

Les deux derniers présidents démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, avaient été lents à nommer des juges, mais les deux avaient la lourde tâche de combler des sièges à la Cour suprême, ce qui avait ralenti le processus.

Des progressistes ont tenté de convaincre le juge Stephen Breyer de se retirer cet été, mais le leader de l’aile libérale, âgé de 82 ans, a montré qu’il avait la ferme intention d’être en poste au retour de la cour en octobre.

Ceux qui souhaitaient le départ du juge Breyer n’ont pas caché leur déception, mais ils se réjouissent tout de même de voir la diversité des nominations annoncées par Joe Biden jusqu’ici. On y voit plus de diversité ethnique, de diversité de genre et même de diversité en matière d’expérience dans le système de justice. Il s’agit d’un important contraste par rapport aux nominations largement dominées par les hommes blancs sous l’administration Trump.

Depuis l’arrivée de l’administration Biden, on voit des avocats du service public, des avocats de droit civique et de mouvements syndicaux accéder à la magistrature aux côtés des nominations plus typiques de procureurs et de juristes de grands cabinets.

La présidente sortante de l’organisation libérale «Alliance for Justice», Nan Aron, ne s’en fait pas trop avec la décision du juge Breyer de demeurer en poste. Elle craint cependant que la faible majorité démocrate au Sénat soit éventuellement compromise et qu’un Sénat républicain bloque une nomination démocrate comme ce fut le cas lors du décès d’Antonin Scalia en 2016.

Malgré tout, Mme Aron dit être «si heureuse avec le rythme et la qualité des nominations de Joe Biden», particulièrement en raison de la diversité des parcours de carrière des nouveaux juges.

Parmi les nouvelles nominations, on souligne celle de Tiffany Cunningham, devenue la première femme noire à accéder au banc de la Cour d’appel de Washington, ainsi que celle de Candace Jackson-Akiwumi, la deuxième femme noire seulement à accéder à la Cour d’appel fédérale de Chicago.

On souligne également la nomination de l’avocate de droit civique Myrna Perez à la magistrature de la Cour d’appel fédérale de New York. Elle doit devenir la première femme originaire d’Amérique latine à y être nommée depuis le départ de Sonia Sotomayor à la Cour suprême.

LA Presse Canadienne avec Mark Sherman et Darlene Superville, The Associated Press

Canada: Une première gouverneure générale autochtone, « un choix historique »

juillet 6, 2021

 Mary Simon se tourne vers le premier ministre Justin Trudeau lors d'une annonce au Musée canadien de l'histoire à Gatineau, au Québec, le mardi 6 juillet 2021. Mme Simon été nommé gouverneur général du Canada, la première personne autochtone à assumer ce rôle.

© Sean Kilpatrick/Radio-Canada Mary Simon se tourne vers le premier ministre Justin Trudeau lors d’une annonce au Musée canadien de l’histoire à Gatineau, au Québec, le mardi 6 juillet 2021. Mme Simon été nommé gouverneur général du Canada, la première personne autochtone à assumer ce rôle.

La nomination de l’Inuk Mary Simon comme 30e gouverneure générale du Canada est accueillie avec fierté dans la sphère politique autochtone. Cependant, la « nature coloniale » de son rôle rend certains internautes perplexes.

Michèle Audette, ancienne commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) et conseillère à la réconciliation à l’Université Laval, a pu rencontrer Mme Simon à quelques reprises, notamment à l’Organisation des Nations unies.

Je pense que [le gouvernement a] fait un choix remarquable et historique, a-t-elle affirmé sur les ondes de RDI. Je suis rassurée de savoir qu’elle pourra continuer de parler de sa vérité et celle des premiers peuples.»

L’Association des Femmes autochtones du Canada (AFAC) a réagi à l’annonce de cette nomination par communiqué.

En tant que femmes autochtones, nous sommes ravies de l’annonce d’aujourd’hui et fières qu’une femme inuk occupe enfin ce poste prestigieux», peut-on y lire.

Nous devons par contre souligner que Mme Simon devra jouer un important rôle dans un système de gouvernance qui demeure colonial», nuance cependant le communiqué.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) Ghislain Picard a quant à lui transmis ses félicitations à Mme Simon sur Twitter.

Au nom des Premières Nations du Québec et du Labrador, je tiens à exprimer mes plus sincères félicitations à la première gouverneure générale autochtone du Canada Madame Mary Simon», a-t-il écrit en anglais.

Mary est une diplomate, une militante et une femme inuk forte. J’ai hâte de travailler avec elle en tant que représentante de la Couronne au Canada», a pour sa part écrit le chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN) Perry Bellegarde, également sur Twitter.

Un symbole du colonialisme

Sur les réseaux sociaux, la nomination de Mary Simon est accueillie avec une certaine réserve. Le poste de gouverneur général en est un de représentation du monarque du Royaume-Uni et constitue un symbole du colonialisme, expliquent certains utilisateurs de Twitter.

Le bureau canadien du gouverneur général est un héritage colonialiste par excellence, un rappel douloureux de la façon dont toute cette terre a été volée aux peuples autochtones», a écrit un internaute.

Avoir un Autochtone comme représentant de la reine d’Angleterre c’est faire 10 pas en arrière. On envoie vraiment un message de soumission», a écrit la militante et chroniqueuse Maïtée Saganash dans une publication sur Twitter par la suite supprimée.

Avec CBC/Radio-Canada 

Kigali approuve la nomination d’Antoine Anfré au poste d’ambassadeur de France au Rwanda

juin 13, 2021
Emmanuel Macron et Paul Kagame, le 27 mai 2021 à Kigali.

Le gouvernement rwandais a approuvé samedi soir la nomination d’Antoine Anfré au poste d’ambassadeur de France au Rwanda, poste inoccupé depuis 2015 en raison des tensions entre les deux pays sur le rôle joué par Paris dans le génocide de 1994.

Le président français Emmanuel Macron avait annoncé le 27 mai le retour d’un ambassadeur français au Rwanda, lors d’une visite dans la capitale Kigali marquant une normalisation des relations entre les deux pays. Il avait alors reconnu les « responsabilités » de la France dans le génocide des Tutsi de 1994, qui a fait au moins 800 000 morts.

Le choix d’Antoine Anfré à ce poste a été approuvé samedi soir lors d’une réunion du cabinet gouvernemental rwandais, dirigée par le président Paul Kagame.

Rapport Duclert

Ancien ambassadeur au Niger (2014-2015), Antoine Anfré est cité à plusieurs reprises dans le rapport d’une commission d’historiens français dirigée par Vincent Duclert remis en mars au président Macron et qui a conclu aux « responsabilités lourdes et accablantes » de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda.

Antoine Anfré, le prochain ambassadeur de France au Rwanda

Alors « rédacteur Rwanda » à la direction des Affaires africaines et malgaches (DAM) du ministères des Affaires étrangères, il avait mis en garde dès 1991 contre les risques de dérives violentes au Rwanda et pointé « un nécessaire changement » de la politique de la France dans la région, selon le rapport Duclert qui affirme que ses notes lui ont valu d’être mis à l’écart de la DAM.

Diplômé de Sciences-Po et de l’ENA, il a notamment occupé les postes de sous-préfet de Limoux (Aude) entre 2000 et 2003, puis de premier conseiller d’ambassade à Nairobi et Ankara de 2006 à 2009. Il a également été conseiller d’ambassade à Londres de 2011 à 2014.

Par Jeune Afrique avec AFP

Centrafrique : Henri-Marie Dondra nommé Premier ministre

juin 12, 2021
Henri-Marie Dondra, le ministre centrafricain des Finances, en novembre 2019 à Bangui.

L’ancien ministre des Finances a été nommé Premier ministre vendredi dans un décret présidentiel lu à la radio nationale.

« Monsieur Henri-Marie Dondra est nommé Premier ministre, chef du gouvernement » dans un décret « qui prend effet à compter de sa date de signature », le 11 juin.

Haut cadre du parti présidentiel, Henri-Marie Dondra était ministre des Finances et du Budget depuis cinq ans. Il remplace Firmin Ngrebada qui occupait le poste depuis février 2019 et qui avait remis sa démission la veille.

Un proche du président

Réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra, Henri-Marie Dondra est reconnu pour ses compétences en matière de finance internationale et sa connaissance des programmes d’aide.

Le chef de l’État a été réélu le 27 décembre 2020 lors d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois a eu la possibilité de se rendre aux urnes en pleine offensive rebelle. Depuis fin décembre, face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) visant à le renverser, l’armée de Faustin-Archange Touadéra a reconquis une grande partie de plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu’alors des groupes armés rebelles, mais seulement grâce à l’engagement de centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou.

Depuis 2018, la Russie concurrence en Centrafrique l’influence de la France en y multipliant ses investissements dans l’extraction des minerais et dans la coopération militaire notamment. La semaine dernière, l’ancien Premier ministre avait effectué un déplacement à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour attirer encore davantage d’investissements russes dans le pays.

Immenses enjeux

Dans le même temps, la France avait confirmé le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec la Centrafrique, jugée « complice » d’une campagne antifrançaise téléguidée par Moscou.

Aux élections législatives, le parti de Faustin-Archange Touadéra, Mouvement Coeurs Unis (MCU) a obtenu une majorité relative, tout en restant loin de la majorité absolue. Henri-Marie Dondra avait été élu député dès le premier tour dans le premier arrondissement de Bangui, la capitale.

Les enjeux économiques et humanitaires dans le pays sont immenses pour le nouveau Premier ministre. L’ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en « situation d’insécurité alimentaire », en raison de l’épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali : la Cedeao entérine la nomination d’Assimi Goïta à la présidence

mai 31, 2021
Assimi Goïta, le 15 septembre à Accra.

Si le Mali est suspendu des instances de la Cedeao, et que les chefs d’État ouest africains ont condamné le second coup d’État mené en moins d’un an par Assimi Goïta, ils sont restés silencieux sur la désignation de ce dernier au poste de président.

Contrairement à ce que les chefs d’État avaient décidé après le coup d’État du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta, les chefs d’État de la Cedeao n’ont, cette fois, pas voulu recourir aux sanctions économiques à l’encontre du Mali. En tout cas, pas dans l’immédiat.

La réunion d’Accra s’est tenue dimanche 30 mai 2021 alors que, vendredi, la Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Assimi Goïta président de la transition, prenant donc acte de la nouvelle donne à Bamako, et parachevant le putsch mené le 24 mai dernier par le chef de la junte qui avait déjà poussé IBK à la démission.

Alassane Ouattara, le président de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari, le président nigérian, ou encore Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, ont participé à ce sommet extraordinaire, auquel le colonel Goïta avait également été convié, mais n’a pas participé aux discussions à huis clos.

Dans leur communiqué final, les chefs d’État « exigent la libération immédiate de l’ancien président et du Premier ministre de la Transition qui sont assignés à résidence » depuis leur arrestation le 24 mai par les hommes d’Assimi Goïta.  Ils « condamnent ce récent coup d’État », qui constitue une « violation » de la charte de la transition ainsi que des engagements pris par les autorités maliennes lors du sommet qui s’était tenu le 15 septembre 2020, au Ghana.

La Cedeao prend acte

Condamnant « toutes les actions qui ont conduit à l’instabilité persistante au Mali et ses conséquences dans la région », la Cedeao a donc décidé de « suspendre le Mali de toutes les institutions rattachées à la Cedeao ».

L’organisation régionale appelle en outre à la nomination immédiate d’un « nouveau Premier ministre civil » et à la formation d’un « nouveau gouvernement inclusif » afin de poursuivre le programme de transition. Elle réclame également le respect de la période de transition fixée à dix-huit mois et, donc l’organisation d’élections au plus tard le 27 février 2022 pour que le pouvoir soit transmis aux civils.

Rappelant l’engagement pris lors du sommet d’Accra sur l’impossibilité pour les personnalités ayant exercé les fonctions de vice-président et de Premier ministre de la transition de « quelles que soient les circonstances, être candidates à l’élection présidentielle à venir ».

La Cedeao enjoint par ailleurs aux organisations internationales (Union africaine, Nations unies et Union européenne), de « continuer de soutenir le Mali » dans la mise en œuvre de la transition.

Si les termes peuvent paraître fermes, l’option choisie par la Cedeao est clairement celle de la reconnaissance de l’état de fait. Les chefs d’État ouest-africains n’ont ainsi, à aucun moment, nommément cité Assimi Goïta dans leur communiqué final. En réclamant la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement, ils prennent acte de la désignation du militaire en tant que président de la transition.

Mise en garde de Macron

Les débats ont été intenses au sein de la Cedeao. Le président ivoirien Alassane Ouattara, particulièrement impliqué dans le dossier, était partisan d’une ligne « dure » à l’encontre d’Assimi Goïta. Mais l’attitude de Bah N’Daw aurait déplu à plusieurs des chefs d’État ouest-africains, qui lui reprochent d’avoir tenu à écarter deux membres de l’ancienne junte du gouvernement – les colonels Sadio Camara (Défense) et Modibo Koné (Sécurité) – malgré l’opposition d’Assimi Goïta et les tentatives de médiations menées, notamment, par le président togolais Faure Gnassingbé.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche ce 30 mai, mis en garde sur un possible retrait des forces militaires françaises engagées dans la lutte contre les jihadistes. « Au président malien Bah N’daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les jihadistes, j’avais dit : “L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie !” Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais », a-t-il assuré. Emmanuel Macron a également affirmé avoir « passé le message » à ses homologues ouest-africains que la France « ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

Par Jeune Afrique

Congo : entrants, sortants, promus … Les clés du gouvernement Sassou IV

mai 16, 2021
Denis Sassou Nguesso, en mai 2015.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a nommé un nouveau gouvernement dans lequel son fils fait son entrée et qui comptera par ailleurs un membre de la principale formation d’opposition, a-t-on appris dans la nuit de samedi à dimanche.

La nouvelle équipe compte 36 membres, dont quatre ministres d’État et huit femmes, selon un décret lu à la télévision publique. Parmi les onze personnalités qui font leur entrée dans ce gouvernement figure Denis Christel Sassou Nguesso, 46 ans, fils du président, qui prend le portefeuille fraîchement créé de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé.

Même si ce dernier ne figure qu’à la 22ème place du gouvernement dans l’ordre protocolaire, son entrée est un marqueur dont l’évolution sera suivie de près par les Congolais.

Honoré Sayi devient quant à lui ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique. Cet enseignant en philosophie était jusque-là président du groupe parlementaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation d’opposition. Au ministère des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, dont la santé était fragile depuis un AVC subi il y a un an, cède la place à Rigobert Roger Andely, un cadre de banque, originaire de la région de la Cuvette (Nord) et qui avait déjà occupé ce poste entre 2002 et 2005.

Sept personnalités remerciées

Sept personnalités ont été remerciées, au nombre desquelles Henri Djombo, ministre sans discontinuer depuis 1997, Gilbert Ondongo, membre du gouvernement depuis 19 ans et considéré jusque-là comme l’intouchable baron de l’économie congolaise, et Yvonne Adélaïde Mougany, ministre depuis 2002.

Certains voient leur portefeuille diminuer en importance, comme Raymond-Zéphirin Mboulou, qui perd l’Administration territoriale mais conserve la Sécurité et l’ordre public, ou Jacqueline Lydia Mikolo, qui quitte la Santé et la Promotion de la femme pour les PME et l’Artisanat.

D’autres enfin voient leurs attributions confortées et leur rang monter de quelques crans, à l’instar d’Ingrid Ebouka-Babackas (Économie, Plan et Intégration régionale), Arlette Soudan-Nonault (Environnement, Développement durable et Bassin du Congo), ou encore le gendre du président Sassou Nguesso, Hugues Ngouélondélé, qui cumule désormais les Sports, la Jeunesse, la Formation qualifiante et l’Emploi.

La nouvelle équipe gouvernementale, la toute première du quatrième mandat de Denis Sassou Nguesso, est dirigée par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, qui a reçu pour consigne de la mettre au travail « sans délai ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Nomination des ministres du Gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso

mai 15, 2021

Ministre d’Eta , de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale : Firmin Ayessa
Ministre d’Etat du Commerce, des Approvisionnements et de la consommation : Alphonse Claude Nsilou
Ministre d’Etat et des industries Minières et de la géologie : Pierre Oba
Ministre d’Etat, des affaires foncières et des domaines publiques : Pierre Mabiala
Ministre de l’Aménagement du territoire des Infrastructures et de l’ entretien Routier : Jean Jacques Bouya
Ministre de la Défense nationale : Charles Richard Mondjo
Ministre Sécurité et l ‘ordre publique : Raymond Zephirin Mboulou
Ministre des Affaires étrangères, Francophonie et des congolais de l’Etranger : Jean Claude Ngakosso
Ministre de l’Agriculture, Elevage et Pêche : Paul Valentin Ngobo
Ministre des Finances, Budget, portefeuille publique : Roger Rigobert Ondeli
Ministre des Hydrocarbures : Bruno Jean Richard Itoua
Ministre de la Communication et Media, porte parole du gouvernement : Thierry Lezin Moungalla
Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique : Emile Ouosso
Ministre du Transport, Aviation Civile et marine marchande : Jean Marc Thystère Tchickaya
Ministre de la justice, des droits humains et de la promotiin des peuples autochtones : Aimé Ange Wilfrid Bininga
Ministre de l’Economie, plan, statistiques et intégration régionale : Ebouka Babakas Ghislaine Ingrid
Ministre de l’Administration du territoire, décentralisation et développement local : Guy Georges Mbaka
Ministre de la Construction, Urbanisme et Habitat : Josué Rodrigue Ngoniba
Ministre de l’Environnement, développement durable et du bassin du Congo : Arlette Soudan Nonault
Ministre de l’Économie Forestière : Rosalie Matondo

Ministre de la Santé et de la population : Gilbert Mokoki
Ministre de la Coopération internationale et du Partenariat Publique-Privé : Denis Christel Sassou Nguesso
Ministre de l’Energie et de l hydraulique : Honoré Nsay
Ministre de la Jeunesse et sport, Education civique, formation qualifiante et de l’emploi: Hugues Ngouelondélé Ministre du Développement industriel et promotion du secteur privé : Nicéphore Antoine Thomas Fylla St Eudes
Ministre des PME, artisanat et secteur informel : Mme Lydia Mikolo
Ministre de l’Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique er de l ‘innovation technologique : Mme Edith Delphine Emmanuelle née Adouki
Ministre de l’Enseignement pré-scolaire , secondaire et alphabétisation: Jean Luc Moutou
Ministre de l’Enseignement technique et professionnel: Ghislain Thietry Mangesa Ebom
Ministre des PTT et économie numérique : Léon Juste Ibombo
Ministre du Tourisme et Loisir : Destinée Hermelas Doukaga
Ministre de la Culture et Arts : Dieudonné Mouyongo
Ministre des Affaires Sociales et actions humanitaires : Mme Irene Mbuku
Ministre de la Promotion de la femme et Intégration de la femme au développement : Mme Ines Nefer Ingani
Ministre Délégué auprès du 1er Ministre chargé de la réforme de l’ Etat : Luc Okio
Ministre Délégué auprès du ministre des finances et du budget chargé du budget : Ludovic Ngatsé

Avec Brazzanew

Congo : qui est Anatole Collinet Makosso, le nouveau Premier ministre de Denis Sassou Nguesso ?

mai 13, 2021
Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef de l’État congolais a nommé mercredi soir un nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement dans le gouvernement sortant. 

« Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre », en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba. Clément Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril de Sassou Nguesso, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Proche de la première dame

Né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire, Anatole Collinet Makosso a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, avant de devenir conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame, dont il a toujours été proche.

Titulaire d’un doctorat en droit de l’université de Paris 2, cet ancien magistrat auteur d’une dizaine d’ouvrages (dont une monographie sur le Parti congolais du travail) fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l’Instruction civique en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, en charge de l’alphabétisation.

Nombreuses promesses

Anatole Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle. Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, et faire face aux problèmes sociaux tel le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en œuvre les nombreuses promesses de campagne de Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Décrit comme convivial et travailleur, très actif sur le terrain, ce Vili de 56 ans succède à un économiste vingt ans plus âgé que lui. Ce qui peut s’interpréter comme un signe de rajeunissement d’une classe politique congolaise en déficit de renouvellement. À noter que l’équilibre géopolitique du pays veut que, le chef de l’Etat étant originaire du Nord, son Premier ministre provienne de la partie Sud – ce qui est le cas.

La composition du nouveau gouvernement devrait être connue « dans des délais raisonnables » a précisé Florent Ntsiba.

Par Jeune Afrique avec AFP