Posts Tagged ‘Nomination’

Kigali approuve la nomination d’Antoine Anfré au poste d’ambassadeur de France au Rwanda

juin 13, 2021
Emmanuel Macron et Paul Kagame, le 27 mai 2021 à Kigali.

Le gouvernement rwandais a approuvé samedi soir la nomination d’Antoine Anfré au poste d’ambassadeur de France au Rwanda, poste inoccupé depuis 2015 en raison des tensions entre les deux pays sur le rôle joué par Paris dans le génocide de 1994.

Le président français Emmanuel Macron avait annoncé le 27 mai le retour d’un ambassadeur français au Rwanda, lors d’une visite dans la capitale Kigali marquant une normalisation des relations entre les deux pays. Il avait alors reconnu les « responsabilités » de la France dans le génocide des Tutsi de 1994, qui a fait au moins 800 000 morts.

Le choix d’Antoine Anfré à ce poste a été approuvé samedi soir lors d’une réunion du cabinet gouvernemental rwandais, dirigée par le président Paul Kagame.

Rapport Duclert

Ancien ambassadeur au Niger (2014-2015), Antoine Anfré est cité à plusieurs reprises dans le rapport d’une commission d’historiens français dirigée par Vincent Duclert remis en mars au président Macron et qui a conclu aux « responsabilités lourdes et accablantes » de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda.

Antoine Anfré, le prochain ambassadeur de France au Rwanda

Alors « rédacteur Rwanda » à la direction des Affaires africaines et malgaches (DAM) du ministères des Affaires étrangères, il avait mis en garde dès 1991 contre les risques de dérives violentes au Rwanda et pointé « un nécessaire changement » de la politique de la France dans la région, selon le rapport Duclert qui affirme que ses notes lui ont valu d’être mis à l’écart de la DAM.

Diplômé de Sciences-Po et de l’ENA, il a notamment occupé les postes de sous-préfet de Limoux (Aude) entre 2000 et 2003, puis de premier conseiller d’ambassade à Nairobi et Ankara de 2006 à 2009. Il a également été conseiller d’ambassade à Londres de 2011 à 2014.

Par Jeune Afrique avec AFP

Centrafrique : Henri-Marie Dondra nommé Premier ministre

juin 12, 2021
Henri-Marie Dondra, le ministre centrafricain des Finances, en novembre 2019 à Bangui.

L’ancien ministre des Finances a été nommé Premier ministre vendredi dans un décret présidentiel lu à la radio nationale.

« Monsieur Henri-Marie Dondra est nommé Premier ministre, chef du gouvernement » dans un décret « qui prend effet à compter de sa date de signature », le 11 juin.

Haut cadre du parti présidentiel, Henri-Marie Dondra était ministre des Finances et du Budget depuis cinq ans. Il remplace Firmin Ngrebada qui occupait le poste depuis février 2019 et qui avait remis sa démission la veille.

Un proche du président

Réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra, Henri-Marie Dondra est reconnu pour ses compétences en matière de finance internationale et sa connaissance des programmes d’aide.

Le chef de l’État a été réélu le 27 décembre 2020 lors d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois a eu la possibilité de se rendre aux urnes en pleine offensive rebelle. Depuis fin décembre, face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) visant à le renverser, l’armée de Faustin-Archange Touadéra a reconquis une grande partie de plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu’alors des groupes armés rebelles, mais seulement grâce à l’engagement de centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou.

Depuis 2018, la Russie concurrence en Centrafrique l’influence de la France en y multipliant ses investissements dans l’extraction des minerais et dans la coopération militaire notamment. La semaine dernière, l’ancien Premier ministre avait effectué un déplacement à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour attirer encore davantage d’investissements russes dans le pays.

Immenses enjeux

Dans le même temps, la France avait confirmé le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec la Centrafrique, jugée « complice » d’une campagne antifrançaise téléguidée par Moscou.

Aux élections législatives, le parti de Faustin-Archange Touadéra, Mouvement Coeurs Unis (MCU) a obtenu une majorité relative, tout en restant loin de la majorité absolue. Henri-Marie Dondra avait été élu député dès le premier tour dans le premier arrondissement de Bangui, la capitale.

Les enjeux économiques et humanitaires dans le pays sont immenses pour le nouveau Premier ministre. L’ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en « situation d’insécurité alimentaire », en raison de l’épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali : la Cedeao entérine la nomination d’Assimi Goïta à la présidence

mai 31, 2021
Assimi Goïta, le 15 septembre à Accra.

Si le Mali est suspendu des instances de la Cedeao, et que les chefs d’État ouest africains ont condamné le second coup d’État mené en moins d’un an par Assimi Goïta, ils sont restés silencieux sur la désignation de ce dernier au poste de président.

Contrairement à ce que les chefs d’État avaient décidé après le coup d’État du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta, les chefs d’État de la Cedeao n’ont, cette fois, pas voulu recourir aux sanctions économiques à l’encontre du Mali. En tout cas, pas dans l’immédiat.

La réunion d’Accra s’est tenue dimanche 30 mai 2021 alors que, vendredi, la Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Assimi Goïta président de la transition, prenant donc acte de la nouvelle donne à Bamako, et parachevant le putsch mené le 24 mai dernier par le chef de la junte qui avait déjà poussé IBK à la démission.

Alassane Ouattara, le président de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari, le président nigérian, ou encore Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, ont participé à ce sommet extraordinaire, auquel le colonel Goïta avait également été convié, mais n’a pas participé aux discussions à huis clos.

Dans leur communiqué final, les chefs d’État « exigent la libération immédiate de l’ancien président et du Premier ministre de la Transition qui sont assignés à résidence » depuis leur arrestation le 24 mai par les hommes d’Assimi Goïta.  Ils « condamnent ce récent coup d’État », qui constitue une « violation » de la charte de la transition ainsi que des engagements pris par les autorités maliennes lors du sommet qui s’était tenu le 15 septembre 2020, au Ghana.

La Cedeao prend acte

Condamnant « toutes les actions qui ont conduit à l’instabilité persistante au Mali et ses conséquences dans la région », la Cedeao a donc décidé de « suspendre le Mali de toutes les institutions rattachées à la Cedeao ».

L’organisation régionale appelle en outre à la nomination immédiate d’un « nouveau Premier ministre civil » et à la formation d’un « nouveau gouvernement inclusif » afin de poursuivre le programme de transition. Elle réclame également le respect de la période de transition fixée à dix-huit mois et, donc l’organisation d’élections au plus tard le 27 février 2022 pour que le pouvoir soit transmis aux civils.

Rappelant l’engagement pris lors du sommet d’Accra sur l’impossibilité pour les personnalités ayant exercé les fonctions de vice-président et de Premier ministre de la transition de « quelles que soient les circonstances, être candidates à l’élection présidentielle à venir ».

La Cedeao enjoint par ailleurs aux organisations internationales (Union africaine, Nations unies et Union européenne), de « continuer de soutenir le Mali » dans la mise en œuvre de la transition.

Si les termes peuvent paraître fermes, l’option choisie par la Cedeao est clairement celle de la reconnaissance de l’état de fait. Les chefs d’État ouest-africains n’ont ainsi, à aucun moment, nommément cité Assimi Goïta dans leur communiqué final. En réclamant la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement, ils prennent acte de la désignation du militaire en tant que président de la transition.

Mise en garde de Macron

Les débats ont été intenses au sein de la Cedeao. Le président ivoirien Alassane Ouattara, particulièrement impliqué dans le dossier, était partisan d’une ligne « dure » à l’encontre d’Assimi Goïta. Mais l’attitude de Bah N’Daw aurait déplu à plusieurs des chefs d’État ouest-africains, qui lui reprochent d’avoir tenu à écarter deux membres de l’ancienne junte du gouvernement – les colonels Sadio Camara (Défense) et Modibo Koné (Sécurité) – malgré l’opposition d’Assimi Goïta et les tentatives de médiations menées, notamment, par le président togolais Faure Gnassingbé.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche ce 30 mai, mis en garde sur un possible retrait des forces militaires françaises engagées dans la lutte contre les jihadistes. « Au président malien Bah N’daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les jihadistes, j’avais dit : “L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie !” Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais », a-t-il assuré. Emmanuel Macron a également affirmé avoir « passé le message » à ses homologues ouest-africains que la France « ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

Par Jeune Afrique

Congo : entrants, sortants, promus … Les clés du gouvernement Sassou IV

mai 16, 2021
Denis Sassou Nguesso, en mai 2015.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a nommé un nouveau gouvernement dans lequel son fils fait son entrée et qui comptera par ailleurs un membre de la principale formation d’opposition, a-t-on appris dans la nuit de samedi à dimanche.

La nouvelle équipe compte 36 membres, dont quatre ministres d’État et huit femmes, selon un décret lu à la télévision publique. Parmi les onze personnalités qui font leur entrée dans ce gouvernement figure Denis Christel Sassou Nguesso, 46 ans, fils du président, qui prend le portefeuille fraîchement créé de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé.

Même si ce dernier ne figure qu’à la 22ème place du gouvernement dans l’ordre protocolaire, son entrée est un marqueur dont l’évolution sera suivie de près par les Congolais.

Honoré Sayi devient quant à lui ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique. Cet enseignant en philosophie était jusque-là président du groupe parlementaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation d’opposition. Au ministère des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, dont la santé était fragile depuis un AVC subi il y a un an, cède la place à Rigobert Roger Andely, un cadre de banque, originaire de la région de la Cuvette (Nord) et qui avait déjà occupé ce poste entre 2002 et 2005.

Sept personnalités remerciées

Sept personnalités ont été remerciées, au nombre desquelles Henri Djombo, ministre sans discontinuer depuis 1997, Gilbert Ondongo, membre du gouvernement depuis 19 ans et considéré jusque-là comme l’intouchable baron de l’économie congolaise, et Yvonne Adélaïde Mougany, ministre depuis 2002.

Certains voient leur portefeuille diminuer en importance, comme Raymond-Zéphirin Mboulou, qui perd l’Administration territoriale mais conserve la Sécurité et l’ordre public, ou Jacqueline Lydia Mikolo, qui quitte la Santé et la Promotion de la femme pour les PME et l’Artisanat.

D’autres enfin voient leurs attributions confortées et leur rang monter de quelques crans, à l’instar d’Ingrid Ebouka-Babackas (Économie, Plan et Intégration régionale), Arlette Soudan-Nonault (Environnement, Développement durable et Bassin du Congo), ou encore le gendre du président Sassou Nguesso, Hugues Ngouélondélé, qui cumule désormais les Sports, la Jeunesse, la Formation qualifiante et l’Emploi.

La nouvelle équipe gouvernementale, la toute première du quatrième mandat de Denis Sassou Nguesso, est dirigée par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, qui a reçu pour consigne de la mettre au travail « sans délai ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Nomination des ministres du Gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso

mai 15, 2021

Ministre d’Eta , de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale : Firmin Ayessa
Ministre d’Etat du Commerce, des Approvisionnements et de la consommation : Alphonse Claude Nsilou
Ministre d’Etat et des industries Minières et de la géologie : Pierre Oba
Ministre d’Etat, des affaires foncières et des domaines publiques : Pierre Mabiala
Ministre de l’Aménagement du territoire des Infrastructures et de l’ entretien Routier : Jean Jacques Bouya
Ministre de la Défense nationale : Charles Richard Mondjo
Ministre Sécurité et l ‘ordre publique : Raymond Zephirin Mboulou
Ministre des Affaires étrangères, Francophonie et des congolais de l’Etranger : Jean Claude Ngakosso
Ministre de l’Agriculture, Elevage et Pêche : Paul Valentin Ngobo
Ministre des Finances, Budget, portefeuille publique : Roger Rigobert Ondeli
Ministre des Hydrocarbures : Bruno Jean Richard Itoua
Ministre de la Communication et Media, porte parole du gouvernement : Thierry Lezin Moungalla
Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique : Emile Ouosso
Ministre du Transport, Aviation Civile et marine marchande : Jean Marc Thystère Tchickaya
Ministre de la justice, des droits humains et de la promotiin des peuples autochtones : Aimé Ange Wilfrid Bininga
Ministre de l’Economie, plan, statistiques et intégration régionale : Ebouka Babakas Ghislaine Ingrid
Ministre de l’Administration du territoire, décentralisation et développement local : Guy Georges Mbaka
Ministre de la Construction, Urbanisme et Habitat : Josué Rodrigue Ngoniba
Ministre de l’Environnement, développement durable et du bassin du Congo : Arlette Soudan Nonault
Ministre de l’Économie Forestière : Rosalie Matondo

Ministre de la Santé et de la population : Gilbert Mokoki
Ministre de la Coopération internationale et du Partenariat Publique-Privé : Denis Christel Sassou Nguesso
Ministre de l’Energie et de l hydraulique : Honoré Nsay
Ministre de la Jeunesse et sport, Education civique, formation qualifiante et de l’emploi: Hugues Ngouelondélé Ministre du Développement industriel et promotion du secteur privé : Nicéphore Antoine Thomas Fylla St Eudes
Ministre des PME, artisanat et secteur informel : Mme Lydia Mikolo
Ministre de l’Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique er de l ‘innovation technologique : Mme Edith Delphine Emmanuelle née Adouki
Ministre de l’Enseignement pré-scolaire , secondaire et alphabétisation: Jean Luc Moutou
Ministre de l’Enseignement technique et professionnel: Ghislain Thietry Mangesa Ebom
Ministre des PTT et économie numérique : Léon Juste Ibombo
Ministre du Tourisme et Loisir : Destinée Hermelas Doukaga
Ministre de la Culture et Arts : Dieudonné Mouyongo
Ministre des Affaires Sociales et actions humanitaires : Mme Irene Mbuku
Ministre de la Promotion de la femme et Intégration de la femme au développement : Mme Ines Nefer Ingani
Ministre Délégué auprès du 1er Ministre chargé de la réforme de l’ Etat : Luc Okio
Ministre Délégué auprès du ministre des finances et du budget chargé du budget : Ludovic Ngatsé

Avec Brazzanew

Congo : qui est Anatole Collinet Makosso, le nouveau Premier ministre de Denis Sassou Nguesso ?

mai 13, 2021
Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef de l’État congolais a nommé mercredi soir un nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement dans le gouvernement sortant. 

« Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre », en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba. Clément Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril de Sassou Nguesso, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Proche de la première dame

Né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire, Anatole Collinet Makosso a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, avant de devenir conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame, dont il a toujours été proche.

Titulaire d’un doctorat en droit de l’université de Paris 2, cet ancien magistrat auteur d’une dizaine d’ouvrages (dont une monographie sur le Parti congolais du travail) fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l’Instruction civique en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, en charge de l’alphabétisation.

Nombreuses promesses

Anatole Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle. Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, et faire face aux problèmes sociaux tel le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en œuvre les nombreuses promesses de campagne de Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Décrit comme convivial et travailleur, très actif sur le terrain, ce Vili de 56 ans succède à un économiste vingt ans plus âgé que lui. Ce qui peut s’interpréter comme un signe de rajeunissement d’une classe politique congolaise en déficit de renouvellement. À noter que l’équilibre géopolitique du pays veut que, le chef de l’Etat étant originaire du Nord, son Premier ministre provienne de la partie Sud – ce qui est le cas.

La composition du nouveau gouvernement devrait être connue « dans des délais raisonnables » a précisé Florent Ntsiba.

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada-Prix littéraires du Gouverneur général : trois Mauriciens en nomination

mai 7, 2021

C’est une année faste pour le monde littéraire de la Mauricie au moins dans la perspective des Prix littéraires du Gouverneur général du Canada. Parmi les finalistes à ces prix pour 2020, on retrouve trois représentants de la région: l’auteur François Blais, de Charette, ainsi que les illustrateurs trifluviens Amélie Dubois et Guillaume Perreault.

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Les trois se retrouvent en nomination dans la portion jeunesse de ces prestigieux prix annuels. François Blais a été retenu par le jury dans la catégorie Littérature jeunesse – texte comme auteur de Lac Adélard, publié à La courte échelle.

Amélie Dubois a été choisie parmi les cinq finalistes de la catégorie Littérature jeunesse – livres illustrés pour son travail d’illustration dans copine et Copine sur lequel elle a travaillé en collaboration avec les autrices Kim Nunès, Marie-Chantal Perron et Tammy Verge. Le livre est publié aux Éditions de l’Homme.

Pour ce qui est de Guillaume Perreault, il a été retenu dans la même catégorie des livres illustrés pour son travail sur Pet et Répète: la véritable histoire dont les textes sont de Katia Canciani. Le bouquin est publié chez Fonfon.

Les gagnants seront dévoilés le 1er juin prochain. En période normale, c’est à l’automne que sont dévoilés les finalistes et les gagnants proclamés mais exceptionnellement cette année, en raison de la pandémie, le processus a été retardé de l’automne dernier jusqu’à ce printemps. Les Prix littéraires du Gouverneur général devraient retrouver leur calendrier habituel dès l’automne prochain avec le dévoilement des finalistes et des gagnants 2021.

Ces récompenses existent depuis 1936 mais depuis 1959, elles sont intégrées au mandat du Conseil des arts du Canada. Ils ont pour but de reconnaître les meilleurs livres publiés au Canada tant en langue française qu’en langue anglaise dans sept catégories différentes: romans et nouvelles, essais, poésie, théâtre, littérature jeunesse- texte, littérature jeunesse – livres illustrés et traduction.

Chaque gagnant recevra une bourse de 25 000 $ alors que 3 000 $ est remis à l’éditeur des lauréats. Chaque finaliste se voit octroyer une bourse de 1000 $. On retrouve cinq finalistes dans chacune des catégories aussi bien en anglais qu’en français.

Avec François Houde – Le Nouvelliste

OMS : le Dr Denis Mukwege nommé membre du Conseil scientifique

avril 28, 2021

Ce conseil, nouvellement créé, a organisé sa première réunion le mardi 27 avril pour décider des premières étapes et d’un programme de travail.

Docteur Denis Mukwege

Le Conseil scientifique de l’OMS a été créé en avril 2021 par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Cette structure, explique l’OMS, fait office de porte-parole des responsables scientifiques et conseille absolument le directeur général de l’OMS sur les questions scientifiques hautement prioritaires et les progrès de la science et de la technologie qui pourraient avoir un impact direct sur la santé mondiale. La division des sciences de l’OMS, fait-on savoir, facilitera l’activité du Conseil en définissant les principales priorités de l’OMS en matière de science, de recherche et d’innovation, indépendamment des spécificités du programme, et en se concentrant sur les domaines où des lacunes existent.

Le Conseil scientifique aura ainsi les fonctions suivantes: évaluer les questions scientifiques urgentes et hautement prioritaires et fournir des contributions et des conseils pour les traduire en impact sur la santé publique dans le cadre de la mission de l’OMS; identifier les problèmes scientifiques et technologiques actuels et nouveaux auxquels l’OMS doit s’attaquer, y compris les menaces pour la santé mondiale et les nouvelles avancées susceptibles d’avoir un impact direct ou indirect sur la santé mondiale; donner une orientation stratégique aux actions de l’OMS dans les domaines de la science, de la recherche et de l’innovation; participer à l’examen rapide et confidentiel des produits normatifs de l’OMS, à la demande du directeur général; et entreprendre d’autres tâches et fonctions conformes au présent mandat, à la demande du directeur général.

Neuf éminents scientifiques

Le Conseil est composé de neuf scientifiques éminents du monde entier. Ils servent à titre personnel et représentent un large éventail de disciplines englobant de nombreux aspects de la science, allant de la recherche fondamentale à la science de la mise en œuvre de la santé publique. Les membres, explique l’OMS, sont recrutés et sélectionnés en tant qu’experts reconnus du monde entier dans les domaines des sciences fondamentales, de la recherche translationnelle et clinique, des sciences sociales, de l’épidémiologie et de la santé publique.

Les neuf membres actuels sont : Prof Harold Varmus, lauréat du prix Nobel de médecine en 1989 et professeur au Weill Cornell Medical College, aux États-Unis (président du Conseil) ; Dr Salim Abdool Karim, directeur du centre pour le programme de recherche sur le sida en Afrique du Sud (CAPRISA) ; Dr Edith Heard, directrice générale du laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL), Royaume-Uni ; prof Adeeba Kamarulzaman, professeur de médecine et de maladies infectieuses, et président, International AIDS Society, Malaisie ; Dr Mary-Claire King, professeur de sciences du génome et directrice associée, scientifique médical, Université de Washington, États-Unis ; prof Abla Mehio Sibai, professeure d’épidémiologie, faculté des sciences de la santé, université américaine de Beyrouth, Liban ; Dr Denis Mukwege, gynécologue et lauréat du prix Nobel de la paix, République démocratique du Congo ; Dr Bill Pape, directeur et fondateur de Gheskio, Haïti et Dr Yongyuth Yuthavong, Spécialiste principal, Centre national de génie génétique et de biotechnologie, NSTDA, Thaïlande

Gynécologue et spécialiste mondial du traitement des survivants de violences sexuelles en temps de guerre

Le Dr Denis Mukwege est un militant mondial contre l’utilisation du viol comme arme de guerre.

Après avoir obtenu son diplôme de médecine à l’université du Burundi en 1983, le Dr Mukwege a travaillé comme pédiatre à l’hôpital rural de Lemera près de Bukavu. Cependant, après avoir vu des patientes qui, en raison de l’absence de soins appropriés, souffraient souvent de douleurs, de lésions génitales et de fistule obstétricale après l’accouchement, il a étudié la gynécologie et l’obstétrique à l’Université d’Angers, en France, obtenant sa maîtrise et complétant sa résidence en médecine en 1989. Le 24 septembre 2015, il a obtenu un doctorat à l’Université libre de Bruxelles pour sa thèse sur les fistules traumatiques dans la région orientale de la République démocratique du Congo.

En 1999, le Dr Mukwege a fondé l’hôpital Panzi. Il est devenu l’un des plus grands spécialistes mondiaux du traitement des survivants de violences sexuelles en temps de guerre. En 2008, il a créé la Fondation Panzi pour fournir une prise en charge holistique aux survivants et pour atteindre ceux qui ne relèvent pas de la juridiction administrative nationale de l’hôpital.

Le Dr Mukwege a reçu de nombreux prix pour son travail, notamment le prix des droits de l’homme des Nations unies (2008), le prix Right Livelihood (2013) et le prix Sakharov du Parlement européen (2014). Le magazine Time l’a classé parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde et la Fondation Carter l’a nommé «citoyen du monde». En 2018, il a reçu le prix Nobel de la paix pour ses efforts mondiaux visant à mettre fin à l’utilisation du viol comme arme de guerre.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Tchad: L’armée choisit un Premier ministre, déjà critiqué dans l’opposition

avril 26, 2021

TCHAD: L'ARMÉE CHOISIT UN PREMIER MINISTRE, DÉJÀ CRITIQUÉ DANS L'OPPOSITION

© Reuters/POOL

N’DJAMENA (Reuters) – Le conseil militaire au pouvoir au Tchad depuis la mort du président Idriss Déby la semaine dernière a nommé lundi l’ancien Premier ministre Albert Pahimi Padacke à la tête d’un gouvernement de transition, une décision aussitôt dénoncée dans l’opposition.

L’armée a pris les rênes du pouvoir après l’annonce de la mort au combat le 19 avril d’Idriss Déby, qui dirigeait le pays depuis 1990 et venait tout juste d’être réélu. Plusieurs dirigeants d’opposition ont dénoncé un coup de force des militaires et l’un d’eux a estimé lundi qu’ils n’avaient pas le droit de nommer un Premier ministre.

Le conseil militaire, présidé par Mahamat Idriss Déby, fils du président défunt, a assuré qu’il rétrocéderait le pouvoir aux civils à l’issue d’élections démocratiques dans 18 mois.

L’évolution de la situation institutionnelle à N’Djamena est suivie de près à l’étranger, le pays étant l’un des principaux soutiens de l’Occident dans les opérations militaires internationales en cours contre les groupes djihadistes au Sahel.

Albert Pahimi Padacke, déjà Premier ministre de 2016 à 2018, était arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle du 11 avril, derrière Idriss Déby mais il était considéré comme un allié de ce dernier.

Yacine Abderahmane, président du Parti réformiste, un mouvement d’opposition, a déclaré à Reuters qu’il n’accepterait pas sa nomination à la tête du gouvernement.

« Il n’appartient pas au conseil militaire de transition de désigner un Premier ministre de cette manière solitaire. Nous voulons qu’il y ait des discussions entre les partis politiques, la société civile et d’autres acteurs afin de parvenir à un consensus », a-t-il dit.

Avec Reuters par Mahamat Ramadane (Version française Myriam Rivet et Marc Angrand)

RDC – Nouveau gouvernement : Félix Tshisekedi nomme des femmes à des postes stratégiques

avril 14, 2021
Eve Bazaiba, nommée vice-Premier ministre

Aux Mines, à la Justice, au Portefeuille… Félix Tshisekedi a confié des maroquins importants à des femmes. L’une d’elle – Eve Bazaiba, bras droit de Jean-Pierre Bemba – devient même vice-Première ministre. Portrait de quelques unes de ces personnalités qui devraient peser.

Sama Lukonde Kyenge, le Premier ministre congolais, avait promis de s’entourer de « guerriers ». Après deux mois de discussions et de négociations, force est de constater que son gouvernement, finalement annoncé le 12 avril, est aussi composé de « guerrières ».PUBLICITÉ

Les femmes bien sûr n’y sont pas majoritaires, mais quinze d’entre elles font tout de même leur entrée sur un effectif total de 57 ministres (Premier ministre inclus), alors qu’elles n’étaient que douze (sur 67) dans la précédente équipe. Elles occupent donc 27 % des postes et l’on n’est pas loin de l’objectif de 30 % annoncé par le chef de l’État. Surtout, plusieurs d’entre elles se voient confier des postes stratégiques. Portraits.À LIRE RDC – Nouveau gouvernement : ce qu’il faut retenir des choix de Félix Tshisekedi

• Ève Bazaiba, vice-Premier ministre

Secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba, Ève Bazaiba, 55 ans, est une figure de la scène politique congolaise. Elle est l’un des quatre vice-Premiers ministres nommés ce lundi et se voit confier l’Environnement, devenant au passage la troisième personnalité du gouvernement par ordre protocolaire.

OPPOSANTE FAROUCHE À JOSEPH KABILA, ELLE EST DEPUIS 2014 LE BRAS DROIT DE BEMBA

Bazaiba a fait ses premières armes en politique dans les années 1990, aux côtés d’Étienne Tshisekedi, alors à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Elle a ensuite rejoint le MLC en 2006. Opposante farouche à Joseph Kabila, elle est depuis 2014 le bras droit de Bemba. Elle est l’un des rares cadres du parti à ne pas s’être détourné de lui lorsqu’il était détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.À LIRE [Chronique] RDC : sexisme et clichés au programme de la rentrée politique

Le portefeuille qui lui est confié est vaste, eu égard au potentiel du pays et à sa situation géographique, au cœur du bassin du Congo. Eve Bazaiba va devoir travailler à doter la RDC d’une vraie politique environnementale. Au lendemain de sa nomination, l’ONG Greenpeace Afrique la pressait déjà de faire respecter le moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles, « violé sans scrupules et à plusieurs reprises par son prédécesseur, en complicité avec des entreprises chinoises et congolaises ».

• Adèle Kahinda au Portefeuille

Adèle Kahinda hérite du ministère du Portefeuille

Moins connue qu’Ève Bazaiba, Adèle Kahinda hérite néanmoins d’un maroquin stratégique, celui du Portefeuille. Quand le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) tenait la majorité parlementaire, avant que le rapport de force ne bascule à Kinshasa, c’est le ministère du Portefeuille qui, tenu par le FCC et engagé dans un bras de fer avec Félix Tshisekedi, bloquait les ordonnances de nomination à la tête des grandes entreprises publiques, telles que la Gécamines ou la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

ELLE VA DEVOIR FORMULER DES PROPOSITIONS POUR TRANSFORMER LES ENTREPRISES PUBLIQUES

Adèle Kahinda est un pilier de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), le parti de Modeste Bahati Lukwebo. Auparavant membre du FCC, l’AFDC a fait défection dans le courant de l’année 2020. Officiellement nommé « informateur » le 31 décembre dernier, Modeste Bahati Lukwebo a travaillé à constituer une nouvelle majorité parlementaire autour du chef de l’État avant d’être porté à la présidence du Sénat début mars.

Désormais ministre d’État, Adèle Kahinda va devoir formuler des propositions pour transformer les entreprises publiques congolaises et débarrasser l’État des canards boiteux. « Il est temps que le capital de certaines sociétés d’État soit ouvert à des investisseurs privés, résume un expert du secteur à Jeune Afrique. Il va donc falloir déterminer la valeur de ces entreprises au préalable. Si la nouvelle ministre parvient à faire ce travail, ce sera déjà très bien. »

• Rose Mutombo Kiese à la Justice

Autre ministère stratégique, celui de la Justice. Il échoit à la présidente du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), grande plateforme de défense des droits des femmes en RDC créée en février 2005 à la suite du dialogue inter-congolais de Sun City. Rose Mutombo Kiese, qui a elle aussi rang de ministre d’État, était auparavant avocate générale près le Conseil d’État.

ELLE A L’AVANTAGE DE BIEN CONNAÎTRE FÉLIX TSHISEKEDI ET SON ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET, VITAL KAMERHE

Présentée par le Premier ministre comme membre de la société civile, elle a l’avantage de bien connaître Félix Tshisekedi ainsi que son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe (qui a certes été condamné à vingt ans de prison, mais dont le parti conserve quatre ministères dans le nouveau gouvernement).

Rose Kiese Mutombo succède à Célestin Tunda Ya Kasende (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD) qui avait démissionné en juillet dernier et n’avait pas été remplacé. Elle a déjà pour consigne de veiller à ce que des poursuites soient systématiquement engagées dans les affaires de corruption et de lancer des réformes pour protéger la justice des ingérences politiques.

• Antoinette N’Samba Kalambayi aux Mines

Le ministère des Mines, qui était également contrôlé par la coalition de Kabila, est confié à Antoinette N’Samba Kalambayi. Cette personnalité elle aussi issue de la société civile est surtout connue en RDC pour avoir publié en 2016 un ouvrage questionnant l’indépendance de la commission électorale (La Commission électorale nationale indépendante de la RD Congo. Jouit-elle de son indépendance organique et fonctionnelle ?).

Elle s’était ensuite rapprochée de l’UDPS quand celle-ci tentait d’empêcher Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat.

ELLE VA DEVOIR LISTER LES PERMIS DE RECHERCHE QUI NE SONT JAMAIS TRANSFORMÉS EN PERMIS D’EXPLOITATION

Désormais à la tête d’un secteur stratégique en RDC, Antoinette N’samba Kalambayi va devoir relever de très nombreux défis : lister les permis de recherche qui, contournant la législation, ne sont jamais transformés en permis d’exploitation ; s’assurer qu’ils soient au besoin réattribués ; veiller au rapatriement de la partie en devises des exportations, ainsi que le prévoit le code minier révisé ; procéder à la titrisation des gisements afin de rechercher des financements sur les marchés financiers ; pousser les opérateurs miniers à signer un cahier des charges avec les communautés affectées par l’exploitation minière… La tâche est immense.

• Aminata Namasia, vice-ministre de l’Enseignement

C’est la benjamine de ce nouveau gouvernement : Aminata Namasia, 28 ans, devient vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Pour cette députée, ce poste est une forme de récompense puisque, en tant que questeur du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, elle a contribué à faire chuter Jeanine Mabunda (FCC) du perchoir en décembre dernier.

Aminata Namasia va devoir concrétiser l’une des promesses phares du président Tshisekedi, à savoir la gratuité de l’enseignement de base.

Et les dix autres nommées sont…

Sont également nommés à la tête de ministères Anne-Marie Karume Bakaneme (Relations avec le Parlement ), Gisèle Ndaya Luseba (Genre, Famille et Enfants), Antoinette Kipulu (Formation professionnelle), Catherine Katumbu Furaha (Culture) et Ndusi Ntembe (Emploi, Travail et Prévoyance sociale).

Séraphine Kilubu Kutuna est pour sa part nommée vice-ministre de la Défense, Elysée Bokumuana Maposo vice-ministre du Budget, Véronique Kilumba Nkulu vice-ministre de la Santé et Irène Esambo, ministre déléguée aux Affaires sociales et aux actions humanitaires. Enfin, Nana Manuanina Kihumba devient ministre près le président de la République.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala