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RDC – Nouveau gouvernement : Félix Tshisekedi nomme des femmes à des postes stratégiques

avril 14, 2021
Eve Bazaiba, nommée vice-Premier ministre

Aux Mines, à la Justice, au Portefeuille… Félix Tshisekedi a confié des maroquins importants à des femmes. L’une d’elle – Eve Bazaiba, bras droit de Jean-Pierre Bemba – devient même vice-Première ministre. Portrait de quelques unes de ces personnalités qui devraient peser.

Sama Lukonde Kyenge, le Premier ministre congolais, avait promis de s’entourer de « guerriers ». Après deux mois de discussions et de négociations, force est de constater que son gouvernement, finalement annoncé le 12 avril, est aussi composé de « guerrières ».PUBLICITÉ

Les femmes bien sûr n’y sont pas majoritaires, mais quinze d’entre elles font tout de même leur entrée sur un effectif total de 57 ministres (Premier ministre inclus), alors qu’elles n’étaient que douze (sur 67) dans la précédente équipe. Elles occupent donc 27 % des postes et l’on n’est pas loin de l’objectif de 30 % annoncé par le chef de l’État. Surtout, plusieurs d’entre elles se voient confier des postes stratégiques. Portraits.À LIRE RDC – Nouveau gouvernement : ce qu’il faut retenir des choix de Félix Tshisekedi

• Ève Bazaiba, vice-Premier ministre

Secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba, Ève Bazaiba, 55 ans, est une figure de la scène politique congolaise. Elle est l’un des quatre vice-Premiers ministres nommés ce lundi et se voit confier l’Environnement, devenant au passage la troisième personnalité du gouvernement par ordre protocolaire.

OPPOSANTE FAROUCHE À JOSEPH KABILA, ELLE EST DEPUIS 2014 LE BRAS DROIT DE BEMBA

Bazaiba a fait ses premières armes en politique dans les années 1990, aux côtés d’Étienne Tshisekedi, alors à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Elle a ensuite rejoint le MLC en 2006. Opposante farouche à Joseph Kabila, elle est depuis 2014 le bras droit de Bemba. Elle est l’un des rares cadres du parti à ne pas s’être détourné de lui lorsqu’il était détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.À LIRE [Chronique] RDC : sexisme et clichés au programme de la rentrée politique

Le portefeuille qui lui est confié est vaste, eu égard au potentiel du pays et à sa situation géographique, au cœur du bassin du Congo. Eve Bazaiba va devoir travailler à doter la RDC d’une vraie politique environnementale. Au lendemain de sa nomination, l’ONG Greenpeace Afrique la pressait déjà de faire respecter le moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles, « violé sans scrupules et à plusieurs reprises par son prédécesseur, en complicité avec des entreprises chinoises et congolaises ».

• Adèle Kahinda au Portefeuille

Adèle Kahinda hérite du ministère du Portefeuille

Moins connue qu’Ève Bazaiba, Adèle Kahinda hérite néanmoins d’un maroquin stratégique, celui du Portefeuille. Quand le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) tenait la majorité parlementaire, avant que le rapport de force ne bascule à Kinshasa, c’est le ministère du Portefeuille qui, tenu par le FCC et engagé dans un bras de fer avec Félix Tshisekedi, bloquait les ordonnances de nomination à la tête des grandes entreprises publiques, telles que la Gécamines ou la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

ELLE VA DEVOIR FORMULER DES PROPOSITIONS POUR TRANSFORMER LES ENTREPRISES PUBLIQUES

Adèle Kahinda est un pilier de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), le parti de Modeste Bahati Lukwebo. Auparavant membre du FCC, l’AFDC a fait défection dans le courant de l’année 2020. Officiellement nommé « informateur » le 31 décembre dernier, Modeste Bahati Lukwebo a travaillé à constituer une nouvelle majorité parlementaire autour du chef de l’État avant d’être porté à la présidence du Sénat début mars.

Désormais ministre d’État, Adèle Kahinda va devoir formuler des propositions pour transformer les entreprises publiques congolaises et débarrasser l’État des canards boiteux. « Il est temps que le capital de certaines sociétés d’État soit ouvert à des investisseurs privés, résume un expert du secteur à Jeune Afrique. Il va donc falloir déterminer la valeur de ces entreprises au préalable. Si la nouvelle ministre parvient à faire ce travail, ce sera déjà très bien. »

• Rose Mutombo Kiese à la Justice

Autre ministère stratégique, celui de la Justice. Il échoit à la présidente du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), grande plateforme de défense des droits des femmes en RDC créée en février 2005 à la suite du dialogue inter-congolais de Sun City. Rose Mutombo Kiese, qui a elle aussi rang de ministre d’État, était auparavant avocate générale près le Conseil d’État.

ELLE A L’AVANTAGE DE BIEN CONNAÎTRE FÉLIX TSHISEKEDI ET SON ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET, VITAL KAMERHE

Présentée par le Premier ministre comme membre de la société civile, elle a l’avantage de bien connaître Félix Tshisekedi ainsi que son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe (qui a certes été condamné à vingt ans de prison, mais dont le parti conserve quatre ministères dans le nouveau gouvernement).

Rose Kiese Mutombo succède à Célestin Tunda Ya Kasende (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD) qui avait démissionné en juillet dernier et n’avait pas été remplacé. Elle a déjà pour consigne de veiller à ce que des poursuites soient systématiquement engagées dans les affaires de corruption et de lancer des réformes pour protéger la justice des ingérences politiques.

• Antoinette N’Samba Kalambayi aux Mines

Le ministère des Mines, qui était également contrôlé par la coalition de Kabila, est confié à Antoinette N’Samba Kalambayi. Cette personnalité elle aussi issue de la société civile est surtout connue en RDC pour avoir publié en 2016 un ouvrage questionnant l’indépendance de la commission électorale (La Commission électorale nationale indépendante de la RD Congo. Jouit-elle de son indépendance organique et fonctionnelle ?).

Elle s’était ensuite rapprochée de l’UDPS quand celle-ci tentait d’empêcher Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat.

ELLE VA DEVOIR LISTER LES PERMIS DE RECHERCHE QUI NE SONT JAMAIS TRANSFORMÉS EN PERMIS D’EXPLOITATION

Désormais à la tête d’un secteur stratégique en RDC, Antoinette N’samba Kalambayi va devoir relever de très nombreux défis : lister les permis de recherche qui, contournant la législation, ne sont jamais transformés en permis d’exploitation ; s’assurer qu’ils soient au besoin réattribués ; veiller au rapatriement de la partie en devises des exportations, ainsi que le prévoit le code minier révisé ; procéder à la titrisation des gisements afin de rechercher des financements sur les marchés financiers ; pousser les opérateurs miniers à signer un cahier des charges avec les communautés affectées par l’exploitation minière… La tâche est immense.

• Aminata Namasia, vice-ministre de l’Enseignement

C’est la benjamine de ce nouveau gouvernement : Aminata Namasia, 28 ans, devient vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Pour cette députée, ce poste est une forme de récompense puisque, en tant que questeur du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, elle a contribué à faire chuter Jeanine Mabunda (FCC) du perchoir en décembre dernier.

Aminata Namasia va devoir concrétiser l’une des promesses phares du président Tshisekedi, à savoir la gratuité de l’enseignement de base.

Et les dix autres nommées sont…

Sont également nommés à la tête de ministères Anne-Marie Karume Bakaneme (Relations avec le Parlement ), Gisèle Ndaya Luseba (Genre, Famille et Enfants), Antoinette Kipulu (Formation professionnelle), Catherine Katumbu Furaha (Culture) et Ndusi Ntembe (Emploi, Travail et Prévoyance sociale).

Séraphine Kilubu Kutuna est pour sa part nommée vice-ministre de la Défense, Elysée Bokumuana Maposo vice-ministre du Budget, Véronique Kilumba Nkulu vice-ministre de la Santé et Irène Esambo, ministre déléguée aux Affaires sociales et aux actions humanitaires. Enfin, Nana Manuanina Kihumba devient ministre près le président de la République.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

RDC/Nouveau gouvernement : Aminata Namasia, la plus jeune ministre

avril 13, 2021

Aminata Namasia, 28 ans, a été nommée vice-ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique du nouveau gouvernement de la RDC rendu public le 12 avril. Elle est la personnalité la plus jeune de ce gouvernement qui compte cinquante-sept membres, dont quatorze femmes.

Aminata Namasia

«Mes sincères remerciements au chef de l’Etat et garant du bon fonctionnement des institutions ainsi qu’au Premier ministre pour leur confiance. Loin d’être un privilège, c’est une responsabilité et un énorme défi à relever. La jeunesse a encore gagné », a déclaré la nouvelle vice-ministre sur ses réseaux sociaux. Avec sa nomination, Aminata Namasia fait désormais partie du cercle très fermé de jeunes ministres de moins de 30 ans en Afrique, avec Emma Theofelus, 24 ans, vice ministre des Technologies de l’information et de la communication de la Namibie ainsi que Yacine Oualid, 27 ans, ministre délégué aux startups dans le gouvernement algérien.

Avant d’être la plus jeune membre du nouveau gouvernement, Aminata Namasia était déjà la plus jeune députée du pays, élue à l’âge de 25 ans, lors des élections législatives du 30 décembre 2018 dans la circonscription électorale de Bambesa, dans la province du Haut-Uélé (nord-est). Cette circonscription électorale n’avait qu’un seul siège à pourvoir et comptait vingt et un candidats dont seize hommes et cinq femmes.

Membre du Parti congolais pour le développement, son statut de députée la plus jeune de l’actuelle législature lui a notamment permis d’être  deuxième assistante du président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, conformément à la Constitution qui stipule que ce bureau est présidé par le député le plus âgé , secondé par les deux députés les plus jeunes. Aminata Namasia y a exercé la fonction de questeur. Plus récemment, au sein du « bureau d’âge », mis en place après la déchéance de l’ancien bureau de l’Assemblée nationale, que dirigeait Jeanine Mabunda, Aminata Namasia a également occupé le poste de questeur. Aminata Namasia est diplômée en économie monétaire en 2017 de la Faculté d’administration des affaires et sciences économiques  de l’Université protestante au Congo. Elle est la présidente de la Fondation Aminata-Namasia et également ambassadrice avec le Programme alimentaire mondial pour le projet Cantine scolaire à Rutshuru au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Niger : Ouhoumoudou Mahamadou nommé Premier ministre

avril 4, 2021
Ouhoumoudou Mahamadou a été nommé Premier ministre par le nouveau président du Niger, Mohamed Bazoum.

Le nouveau président du Niger, Mohamed Bazoum, a nommé samedi Ouhoumoudou Mahamadou au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision publique.

Ouhoumoudou Mahamadou est l’ex-directeur de cabinet du président sortant Mahamadou Issoufou. « Mohamed Bazoum, président de la République a signé ce jour un décret au terme duquel M. Ouhoumoudou Mahamadou est nommé Premier ministre », a indiqué le secrétariat général du gouvernement dans un communiqué lu à la télévision publique.PUBLICITÉ

Le nouveau gouvernement sera formé « dans les prochains jours », selon une source officielle. Elu député aux législatives de décembre 2020, deux fois ministre (des Mines, de l’Énergie et de l’Industrie de 1991 à 1993, puis des Finances de 2011 à 2012), Ouhoumoudou Mahamadou, sexagénaire, « appartient à un premier cercle des fidèles » de l’ex-président Issoufou et « est très écouté par l’appareil du parti » au pouvoir depuis 2011, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), selon un de ses proches.

Continuité

« Il a tous les dossiers du régime Issoufou en tête. Mohamed Bazoum s’inscrit dans la continuité », estime un militant du PNDS.

Diplômé en économie, en gestion des entreprises et en comptabilité, Ouhoumoudou Mahamadou est un Haoussa de la région de Tahoua (sud-ouest, dont est également originaire Mahamadou Issoufou). En 2012, il avait dû quitter le ministère des Finances après un scandale lié à l’octroi irrégulier de marchés publics de plus de 10 milliards de francs CFA (15 millions d’euros). Il était devenu ensuite le patron de la Banque internationale d’Afrique (BIA-Niger), une des plus importantes du pays, avant de devenir en juin 2015 directeur de cabinet du président Issoufou.

Mohamed Bazoum, 61 ans, a été investi président vendredi. Il a été élu à l’issue du second tour de la présidentielle du 21 février avec plus de 55% des voix face à un ancien président, Mahamane Ousmane, qui n’a pas reconnu sa défaite.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence

mars 29, 2021
Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Pétrole, a été nommé secrétaire général de la présidence ivoirienne ce lundi 29 mars 2021.

Ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, Abdourahmane Cissé a été nommé secrétaire général de la présidence, le poste qu’occupait depuis 2017 Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre après avoir assuré l’intérim d’Hamed Bakayoko.

Sa nomination par décret a été annoncée ce lundi 29 mars, en début d’après-midi. Abdourahmane Cissé, qui occupait le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, devient donc le nouveau secrétaire général de la présidence ivoirienne. À 39 ans, cet ingénieur de formation reprend donc le flambeau laissé par Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre vendredi 26 mars (il y avait été nommé par intérim après le départ pour la France d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre brutalement décédé depuis), à qui Alassane Ouattara a confié la mission de constituer le futur gouvernement dans les jours qui viennent.PUBLICITÉ

Un duo de technocrates

En choisissant Abdourahmane Cissé comme secrétaire général, en tandem avec Patrick Achi à la primature, Alassane Ouattara fait le choix d’un duo de technocrates pour occuper deux postes stratégiques au sommet de l’exécutif. Selon une source proche du Premier ministre, le président l’a informé de son choix lors d’un entretien au palais, ce lundi dans la matinée.

Achi et Cissé seront appelés à travailler ensemble de manière quotidienne : dans le dispositif mis en place par le chef de l’État, le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence préparent en effet les réunions du conseil des ministres lors de rencontres régulières au cours desquelles les principaux dossiers sont abordés.

IL A COMMENCÉ SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE BANQUIER AU SEIN DE GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Né en 1981 dans la commune populaire de Treichville, à Abidjan, d’une mère au foyer et d’un père entrepreneur en bâtiment, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, Abdourahmane Cissé a suivi de brillantes études. Au sein de l’école publique ivoirienne d’abord, puis en France, où il a intégré l’École polytechnique et l’Institut français du pétrole avant de s’envoler pour les États-Unis, où il a poursuivi son cursus à l’université d’Oklahoma.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que trader à Goldman Sachs International, à Londres. En 2011, il quitte la prestigieuse banque d’affaires et rentre en Côte d’Ivoire, dans le sillage de l’élection d’Alassane Ouattara.

Ascension fulgurante

Il pénètre dans le sérail par le biais de Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère du chef de l’État, qu’il a rencontré à Londres. L’ascension est fulgurante. En 2012, il est nommé conseiller chargé des Finances publiques auprès d’Alassane Ouattara, avant de devenir le chef de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Nialé Kaba. En 2013, le voilà nommé à son premier poste au sein du gouvernement : il devient ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

En 2017, il quitte le gouvernement et devient ministre conseiller spécial auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, avant de faire un retour remarqué en prenant la tête du ministère du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, le 10 décembre 2018. Un poste où il succède à Thierry Tanoh, qui était alors le dernier ministre issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) encore présent au sein de l’exécutif.

Aux dernières législatives, lors desquelles Alassane Ouattara avait encouragé ses ministres à se présenter, tout en prévenant que ceux qui ne seraient pas élus risquaient de ne pas être reconduits, Abdourahmane Cissé avait fait le choix de ne pas se briguer la députation dans la circonscription de Port-Bouët, bastion du PDCI situé dans le sud d’Abidjan.

Avec jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko absent, Patrick Achi est nommé Premier ministre par intérim

mars 8, 2021
Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence, à Abidjan.

En l’absence d’Hamed Bakayoko, dont l’état de santé s’est brusquement dégradé, le chef de l’État a choisi Patrick Achi, secrétaire général à la présidence, pour le remplacer à la primature. Téné Birahima Ouattara, frère cadet d’Alassane Ouattara, est lui nommé ministre de la Défense par intérim.

Confronté à l’absence d’Hamed Bakayoko, transféré en Allemagne et dont l’état de santé est jugé préoccupant, Alassane Ouattara a remanié son gouvernement. Selon un communiqué publié à la mi-journée, le chef de l’État a signé ce lundi 8 mars deux décrets « portant intérim » du Premier ministre et ministre de la Défense, « absent pour raisons médicales ».

Patrick Achi, ministre d’État et secrétaire général de la présidence, est nommé Premier ministre à titre intérimaire. De son côté, Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président et ministre des Affaires présidentielles, se voit confier le portefeuille de la Défense, toujours à titre intérimaire.

Selon des résultats provisoires, Patrick Achi a été élu député le 6 mars à Adzopé sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ces derniers mois, il s’est imposé comme l’un des éléments essentiels du régime d’Alassane Ouattara. Secrétaire général de la présidence depuis 2017, cet ancien cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait été promu ministre d’État après la nomination d’Hamed Bakayoko comme Premier ministre, en juillet 2020. Il est l’un des plus intimes collaborateurs du président et il travaillait étroitement avec Bakoyoko avant ses problèmes de santé.

Tené Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie » en raison de sa ressemblance physique et de sa proximité avec Alassane Ouattara, récupère lui le sensible portefeuille de ministre de la Défense, occupé par Hamed Bakayoko depuis 2017 et une vague de mutineries qui avait secoué le pays. En tant que ministre des Affaires présidentielles, il a notamment autorité sur le Groupement de sécurité du président de la République (GSPR) et la Garde républicaine (GR). Fort de la confiance de son frère, il supervise également de nombreux dossiers sécuritaires et militaires.

Hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko, 56 ans, a été transféré en Allemagne dans la matinée du 6 mars. Son état de santé, qui s’est brusquement dégradé ces derniers jours, est au centre de toutes les attentions à Abidjan

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Vatican: une Française nommée sous-secrétaire du Synode, première femme à ce poste

février 6, 2021

Une religieuse, Sœur Nathalie Becquart, devient la première femme à obtenir le droit de vote au Synode.

Le pape François a nommé samedi 6 février la Française Nathalie Becquart sous-secrétaire du Synode des Évêques, première femme à ce poste, a annoncé le Vatican. Religieuse de la congrégation des Xavières, Nathalie Becquart était depuis 2019 consultante du synode, l’assemblée des évêques chargée d’étudier les grandes questions doctrinales de l’Église catholique.

Sa nomination reflète la volonté du pape de promouvoir «une plus grande participation des femmes dans les processus de discernement et de décision ecclésiaux», a expliqué le secrétaire général du synode, le cardinal Mario Grech, dans un entretien à des médias du Saint-Siège. Nathalie Becquart devient donc aussi la première femme à obtenir le droit de vote au synode.

«Lors des derniers synodes, le nombre de femmes ayant participé en tant qu’expertes ou auditrices a augmenté. Avec la nomination de sœur Nathalie Becquart et sa possibilité de participer avec droit de vote, une porte a été ouverte», a ajouté le cardinal Grech.

Née à Fontainebleau en 1969, Nathalie Becquart est diplômée d’HEC, a étudié la philosophie et la théologie au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris, ainsi que la sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Elle s’est récemment spécialisée en ecclésiologie à la Boston College School of Theology and Ministry, aux États-Unis, selon le site Vatican News . Elle a dirigé en France le Service national pour l’évangélisation des jeunes et des vocations de la Conférence des évêques de France de 2012 à 2018.

Nathalie Becquart a publié plusieurs essais dont «Religieuse, pourquoi? Cette vie en vaut la peine» et «C’est maintenant le temps favorable – Cinq regards de femmes sur la crise». Le pape a également nommé sous-secrétaire l’Espagnol Luis Marín de San Martin, membre de l’Ordre de saint Augustin.

Par Le Figaro avec AFP

Michaëlle Jean nommée à la tête de la Fédération haïtienne de football

janvier 27, 2021
Michaëlle Jean va diriger la Fédération haïtienne de football jusqu’au 30 novembre 2022 au plus tard, sans possibilité de voir son mandat reconduit.

La Fifa a annoncé la nomination de l’ex-secrétaire générale de la Francophonie à la présidence de la Fédération haïtienne de football. Des fonctions qu’elle assumera jusqu’en 2022.

C’est à la suite d’un scandale que l’ancienne gouverneure générale du Canada s’est retrouvée à la tête de la Fédération haïtienne de football : son prédécesseur, le médecin Yves Jean-Bart, a été suspendu à vie pour agressions sexuelles sur mineures. La nomination – temporaire – de Michaëlle Jean a été annoncée le vendredi 22 janvier par la Fédération internationale de football association (Fifa).

Michaëlle Jean restera en fonction jusqu’au 30 novembre 2022 au plus tard, sans possibilité de voir son mandat reconduit. Elle devra notamment organiser des élections pour relancer l’institution avant l’année prochaine. La fédération était sous la tutelle de la Fifa depuis que Yves Jean-Bart avait été accusé d’agressions sexuelles répétées sur une dizaine de jeunes footballeuses.

Secrétaire générale de l’OIF

Née à Haïti en 1957, Michaëlle Jean avait fui la dictature de son pays d’origine pour rejoindre le Canada à l’âge de 11 ans. Son père, directeur d’un collège de Port-au-Prince, avait été arrêté et torturé par les Tontons macoutes du régime Duvalier.

Ancienne présentatrice phare de Radio-Canada, elle fut gouverneure générale de son pays entre 2005 et 2010, avant d’être nommée envoyée spéciale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en Haïti.

Un poste auquel elle avait renoncé en 2014 après avoir été choisie pour succéder au Sénégalais Abdou Diouf au poste de secrétaire générale de la Francophonie. Elle fut la première femme, non africaine de surcroît, à diriger l’institution en dépit d’une règle tacite qui réservait jusque-là le siège à un personnalité du continent.

Mandat critiqué

Sa candidature, soutenue notamment par le président français François Hollande, avait fini par faire l’objet d’un consensus après de longues négociations. Mais son mandat avait rapidement été terni par des critiques en interne : pas assez africaine, pas assez proche de certains chefs d’État du continent, Michaëlle Jean avait été poussée vers la sortie en 2018, ses pairs lui préférant Louise Mushikiwabo. L’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères avait alors pris ses quartiers au sein de l’institution en janvier 2019.

Le mandat de Michaëlle Jean avait également été entaché par des scandales financiers : la Canadienne avait été accusée d’avoir effectué des dépenses de plus de 350 000 euros pour rénover sa résidence de fonction à Paris, et d’avoir acquis un piano à queue pour plus de 13 000 euros.

Après avoir quitté le siège de l’avenue Bosquet, à Paris, Michaëlle Jean était revenue au Canada, où elle avait repris son travail auprès de la fondation créée avec son mari en 2010, qui soutient les jeunes à travers les arts.

Avec Jeune Afrique par Marième Soumaré

États-Unis: Première femme autochtone secrétaire à l’Intérieur nommée par Joe Biden

décembre 17, 2020

Selon plusieurs médias américains, le président élu Joe Biden a choisi la représentante du Nouveau-Mexique, Deb Haaland, au poste de secrétaire à l’Intérieur, responsable notamment de la gestion des terres publiques. Ce choix historique ferait d’elle la première Autochtone à diriger l’agence fédérale qui exerce une grande influence sur les nations autochtones aux États-Unis

Deb Haaland dans son bureau

© Tiré de la page Facebook de Deb Haaland Deb Haaland dans son bureau

Cette membre de la nation Laguna Pueblo a déjà fait l’histoire en devenant il y a deux ans l’une des deux premières femmes autochtones à entrer au Congrès américain. Elle a été réélue en novembre.

Depuis, des militants autochtones, des démocrates -dont une autre élue autochtone, Sharice Davids- et des célébrités comme l’actrice Jane Fonda ont fait pression sur Joe Biden pour qu’il choisisse Deb Haaland à ce poste. 

Selon plusieurs médias américains, cette députée démocrate de 60 ans et, comme elle aime le dire, résidente de 35e génération du Nouveau-Mexique, sera donc à la tête d’une agence qui a non seulement une influence considérable sur les quelque 600 communautés reconnues au niveau fédéral, mais aussi sur une grande partie des vastes terres publiques, des voies navigables, de la faune, des parcs nationaux et des richesses minérales du pays.

Elle jouerait ainsi un rôle central dans la mise en œuvre de l’ambitieux programme environnemental et climatique de Joe Biden en restaurant, par exemple, les protections fédérales sur de vastes étendues de terres et d’eau que l’administration Trump a ouvertes aux exploitations minières et forestières, ainsi qu’à la construction. 

Deb Haaland, qui vient d’un État producteur de pétrole et de gaz, s’est d’ailleurs déjà engagée à transformer ce département en un promoteur des énergies renouvelables et des politiques d’atténuation du changement climatique. 

De plus, elle superviserait le Bureau of Indian Education et le Bureau of Trust Funds Administration, qui gère les actifs financiers des Amérindiens détenus en fiducie.

Un tournant

Si cette nomination est confirmée par le Sénat, cela marquerait donc un tournant pour une institution de 171 ans qui a souvent eu des relations tendues avec les communautés autochtones en délogeant plusieurs nations par exemple, et qui a toujours été dirigée par des non-Autochtones, pour la plupart des hommes. 

Selon le professeur de droit à l’Université du Colorado à Boulder, Charles Wilkinson, cité par le Washington Post, cette décision «est symbolique. Elle touche simplement le cœur de la culture autochtone. Le département de l’Intérieur a un pouvoir presque illimité sur les tribus. En fait, le pouvoir de faire le bien ou le mal». 

Jim Enote, membre de la nation Zuni et directeur général de la Colorado Plateau Foundation, dirigée par des Autochtones, a déclaré dans une entrevue au Washington Post, que cette décision montre à quel point les choses ont changé au cours du dernier demi-siècle. 

Avant Deb Haaland, un autre Autochtone Charles Curtis a été vice-président de Herbert Hoover entre 1929 et 1933.

Deb Haaland, issue de la tribu Laguna Pueblo, photographiée le 5 juin 2018 à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

© Juan Labreche/The Associated Press Deb Haaland, issue de la tribu Laguna Pueblo, photographiée le 5 juin 2018 à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

«Avec la nomination de Deb Haaland, les peuples autochtones vont, pour la première fois de leur vie, voir un membre des Premières Nations à la table où les plus importantes décisions sont prises – et tout le monde le verra», a lancé OJ Semans, un activiste sioux de Rosebud qui a aidé à faire sortir le vote des Autochtones lors des derniers scrutins.

«Cela rappelle que les Autochtones existent encore», a-t-il poursuivi. 

En effet, le vote autochtone a été crucial selon plusieurs. Le président de la Nation Navajo, Jonathan Nez, a expliqué aux médias que la victoire de Joe Biden n’aurait peut-être pas été possible sans une forte sensibilisation autochtone.

En Arizona, la participation des Autochtones au scrutin a augmenté par rapport à l’élection présidentielle de 2016, et leur vote fait partie des facteurs de différence qui ont permis aux démocrates de remporter la course en Arizona. 

Un record de six Autochtones ont d’ailleurs été élus comme représentants au Congrès américain en novembre. Parmi eux, trois sont des femmes dont Deb Haaland, un autre exploit, puisque jamais autant de femmes autochtones n’ont remporté d’élections dans l’histoire des États-Unis.

Un exemple

Deb Haaland a été choisie en partie, selon une source de CNN, parce qu’elle a «passé sa carrière à se battre pour tous les Américains, y compris les nations autochtones, les communautés rurales et les communautés de couleur». 

Née en Arizona d’une mère membre d’une Première Nation qui a servi dans la marine et d’un père soldat d’origine norvégienne, Deb Haaland dit avoir fréquenté pas moins de 13 écoles, au gré des multiples emplois et déménagements de ses parents. 

Elle a déjà raconté à l’AFP ses souvenirs des étés passés avec ses grands-parents pueblos dans une maison sans eau courante à s’occuper des champs ou à faire du pain. Elle a aussi rappelé les nombreuses discriminations que sa nation subissait. 

Mère célibataire, elle a vaincu l’alcoolisme, survécu grâce à des bons d’alimentation et des prêts mais s’est toujours battue avec beaucoup d’énergie pour rebondir.

 Deb Haaland et sa fille partant pour son assermentation

© Tiré de la page Facebook de Deb Haaland Deb Haaland et sa fille partant pour son assermentation

Deb Haaland a obtenu un diplôme de droit à l’Université du Nouveau-Mexique. Elle aime d’ailleurs rappeler qu’elle continue de payer son prêt, tout en élevant sa fille. Pour cela, elle a aussi créé une entreprise de fabrication de sauce piquante. 

Elle s’est engagée en 2004 en politique comme bénévole lors de la campagne du démocrate John Kerry pour l’élection présidentielle. En 2012, elle a travaillé pour la campagne de réélection du président Barack Obama. 

En 2016, elle s’est rendue au Dakota du Nord pour prendre part aux manifestations de Standing Rock contre les projets de construction d’un pipeline . 

Elle monte au créneau dès que possible pour soutenir les droits des peuples autochtones et n’hésite pas à porter fièrement les tenues de son peuple lors de manifestations publiques et dans les instances gouvernementales. 

Elle s’est ainsi présentée en tenue traditionnelle lors de son investiture et a porté ses mocassins au Capitole à l’occasion d’une campagne mondiale visant à promouvoir la fierté culturelle. L’événement s’appelle Rock Your Mocs (Arbore tes mocassins).

Deb Haaland porte fièrement ses mocassins au Capitole

© Tiré de la page Facebook de Deb Haaland Deb Haaland porte fièrement ses mocassins au Capitole

Selon la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, Deb Haaland est l’un des meilleurs et des plus respectés membres du Congrès avec qui elle a servi. Elle dit avoir clairement donné sa bénédiction à Joe Biden pour nommer Deb Haaland, estimant qu’elle serait «un excellent choix». 

Avec Marie-Laure Josselin par l’AFP, du Washington Post, du New York Times, de CNN et d’Associated Press

Côte d’Ivoire : KKB, un dissident du PDCI en charge de la Réconciliation nationale

décembre 16, 2020
Kouadio Konan Bertin a été nommé ministre de la Réconciliation nationale, le 15 décembre 2020.

Seul adversaire d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre, Kouadio Konan Bertin (KKB) avait été crédité de 1,99 % des suffrages.

À 52 ans, le « soldat perdu » du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a finalement trouvé son chemin. Kouadio Konan Bertin (KKB) a été nommé, mardi 15 décembre, ministre de la Réconciliation nationale. La création de ce nouveau ministère avait été annoncée la veille par Alassane Ouattara lors de son investiture pour un troisième mandat à la tête du pays.

KKB avait été reçu dans la matinée par le chef de l’État. Selon Ouattara, l’objectif de ce nouveau maroquin est « le renforcement de la cohésion nationale et la réconciliation des fils et des filles de Côte d’Ivoire ». Sa feuille de route précise reste encore à préciser. Sera-t-il associé à la relance des négociations avec l’opposition dont la direction a été confiée au Premier ministre, Hamed Bakayoko ?

Les discussions piétinent

Après un scrutin contesté et marqué par de nombreuses violences, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara se sont rencontré le 11 novembre, à Abidjan. Mais les discussions entre les deux anciens alliés, qui maintiennent néanmoins le contact téléphonique, piétinent.

Le 9 décembre, Bédié a de nouveau contesté publiquement la légalité du troisième mandat du chef de l’État. Il a proposé la mise en place d’un dialogue national afin de plancher sur l’organisation d’élections – notamment présidentielles – « transparentes, crédibles et inclusives » et demandé la libération de tous les membres de l’opposition emprisonnés.

« J’ai instruit le Premier ministre, Hamed Bakayoko, de reprendre les discussions avec les partis politiques pour mettre en œuvre les recommandations de la Cedeao relatives à la Commission électorale indépendante (CEI) dans la perspective de la tenue des élections législatives dans le courant du premier trimestre 2021 », lui a répondu Alassane Ouattara, lundi.

« L’élection présidentielle a donné lieu à des violences intolérables », avait regretté le président ivoirien lors de son discours, les condamnant « avec la plus grande fermeté ». « Ces actes graves ne doivent pas rester impunis, il faut mettre fin à l’impunité dans notre pays, c’est une exigence pour le respect des droits humains, nul n’est au-dessus de la loi. Je veux que cela soit clair. »

Seul opposant à faire campagne

Lors de cette élection, Kouadio Konan Bertin aura été le seul à mener campagne face au président sortant, refusant l’appel au boycott du scrutin et à la désobéissance civile lancé par Bédié (PDCI) et Pascal Affi N’Guessan (Front populaire ivoirien, FPI). Une position qui avait provoqué l’ire de l’opposition et avait valu à l’ancien député de Port-Bouët (de 2011 à 2016)  d’être exclu temporairement du PDCI, son parti d’origine.

Outre la nomination de KKB, Alassane Ouattara a décidé de confirmer le général Diomandé Vagondo au poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. En charge de la Sécurité et de la Protection civile depuis septembre 2019, il assurait l’intérim de Sidiki Diakité, décédé le 23 octobre.

Militaire chevronné, diplômé de l’École normale supérieure et de l’École des forces armées, Diomandé Vagondo, 60 ans, est un fidèle d’Alassane Ouattara, dont il fut l’aide de camp du 16 février 1991 jusqu’à la mort de Félix Houphouët-Boigny, en décembre 1993.

C’est un maillon essentiel de son dispositif sécuritaire. D’abord nommé commandant du Groupement de sécurité du président de la République (GSPR), unité chargée d’assurer la sécurité du chef de l’État, en 2011, Vagondo sera le chef d’état-major particulier d’ADO de 2013 à 2019.

Avec Jeune Afrique par Vincent Duhem

Canada/Christian Blanchette officiellement nommé: un nouveau recteur attendu à l’UQTR

novembre 26, 2020

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Trois-Rivières — Christian Blanchette a été nommé recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières, par le conseil des ministres, mercredi soir. Il entrera en fonction à compter du 1er décembre prochain pour succéder à Daniel McMahon.

Sa nomination était très attendue, alors qu’un sondage révélait que 71% des professeurs de l’UQTR étaient favorables à sa nomination, en septembre dernier. Un exercice qui avait été mené quelques semaines après qu’il eut exposé sa vision avec la communauté universitaire de Trois-Rivières.Christian Blanchette était le doyen de la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal depuis 2011.© Fournie Christian Blanchette était le doyen de la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal depuis 2011.

Joint par Le Nouvelliste, en soirée, le président du syndicat des professeurs, Gilles Bronchti, semblait très enthousiaste à la nomination de celui qui exerçait les fonctions de doyen de la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal depuis 2011. «Les échos que nous avons, c’est que les gens de là-bas vont le regretter. Alors que nous allons y gagner.»Gilles Bronchti, président du syndicat des professeurs© Archives Gilles Bronchti, président du syndicat des professeurs

Il ajoute que Christian Blanchette avait fait très bonne impression lors de sa rencontre avec la communauté universitaire. «Il semble très ouvert à la discussion, a-t-il commenté. Les professeurs ont également été rassurés par son intérêt pour la vie académique et la mission de recherche et d’enseignement, alors que son prédécesseur avait une vision purement comptable.»

Il semble très ouvert à la discussion. Les professeurs ont également été rassurés par son intérêt pour la vie académique et la mission de recherche et d’enseignement, alors que son prédécesseur avait une vision purement comptableGilles Bronchti, président du syndicat des professeurs

Le président du syndicat des professeurs estime tout de même que la mission du prochain recteur sera énorme. «Il faudra d’abord qu’il prenne en main son équipe et qu’il exerce son leadership pour les convaincre de le suivre et d’orienter l’université vers sa mission académique, soutient-il. Il faudra aussi qu’il rencontre tout le monde pour retisser les liens. Parce que même dans les autres cadres d’emplois, il y a beaucoup de réticences.»

Celui qui entrera en poste dans quelques jours avait d’ailleurs insisté sur le lien de confiance entre l’administration et les professeurs qui est, disait-il, «le plus grand levier du développement de l’Université. Un lien qui avait été fortement ébranlé par le lock-out qui avait éclaté en mai 2018. Il avait aussi soulevé l’importance du dialogue et de la collégialité.Publicitéx

Christian Blanchette avait également fait part de son intention de faire passer l’expérience étudiante «d’excellente à exceptionnelle». Ce qui est plus facilement réalisable, selon lui, dans des universités de plus petite taille comme l’UQTR.

Avec Le Nouvelliste par Sébastien Lacroix