Posts Tagged ‘Nomination’

Canada-Québec: Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay quitte la Mauricie

juin 24, 2022
Dans une basilique, un jeune évêque assiste à la cérémonie. Une foule se trouve derrière lui.

Monseigneur Pierre-Olivier est nommé évêque du Diocèse de Hearst-Moosonee dans le nord de l’Ontario Photo: Radio-Canada/Renaud de Repentigny

Il vient d’être nommé évêque du Diocèse de Hearst-Moosonee dans le nord de l’Ontario. C’est le Pape François qui en a fait l’annonce, jeudi matin.

Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay a été pendant plusieurs années évêque auxiliaire du Diocèse de Trois-Rivières, assurant jusqu’en 2020 les fonctions de recteur du Sanctuaire. Il a été titulaire du poste d’administrateur du diocèse pendant un certain temps jusqu’à la nomination de Monseigneur Martin Laliberté comme évêque de Trois-Rivières.

Monseigneur Tremblay dit avoir beaucoup appris ces quatre dernières années, même si la pandémie a rendu ce moment plus pénible. Il exprime sa reconnaissance à l’endroit de Monseigneur Martin Laliberté ainsi qu’à Monseigneur Luc Bouchard qu’il a succédé à l’administration du diocèse de Trois-Rivières.

Dans une une lettre, il salue les frères et sœurs trifluviens, les invitant à demeurer dans la confiance et l’espérance.

Un homme dévoué

Le diocèse de Trois-Rivières présente le nouvel évêque comme un homme passionné et dévoué au service de l’Église et de la communauté en Mauricie.

Il souligne des qualités exceptionnelles de l’homme d’Église, dont son amour des gens et son désir d’une Église actuelle, qui constituent des faits marquants de son passage dans la région.

Le diocèse a tenu à souhaiter à Monseigneur Pierre-Olivier une suite favorable de mission dans son nouveau Diocèse.

Avec Radio-Canada par Anne Merline Eugène

Canada-Québec: Simon Jolin-Barrette pilotera le nouveau ministère de la Langue française

juin 1, 2022
Simon Jolin-Barrette, debout, à l'Assemblée nationale.

Le ministre de la Langue française, Simon Jolin-Barrette. Photo : La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Déjà ministre de la Justice et ministre responsable de la Laïcité et de la réforme parlementaire, Simon Jolin-Barrette accède au nouveau poste de ministre de la Langue française.

Dans un communiqué publié mercredi, le cabinet du premier ministre François Legault explique qu’à la suite de l’adoption de la réforme de la loi 101 – qui prévoit la création du premier ministère de la Langue française au Québec – c’est à Simon Jolin-Barrette qu’il a choisi de confier ce nouveau portefeuille.

Il s’agit d’une formalité dans la mesure où M. Jolin-Barrette assurait déjà, en plus de ses autres tâches, la responsabilité du dossier de la langue au sein du cabinet.

En plus de superviser la mise sur pied de son nouveau ministère qui nécessitera l’embauche d’une centaine de fonctionnaires à l’Office de la langue française (OQLF), Simon Jolin-Barrette aura également pour mission de doter le gouvernement d’une politique linguistique et d’un Commissaire à la langue française.

Avec Simon Jolin-Barrette comme ministre de la Langue française, j’ai confiance que notre gouvernement continuera de poser les gestes qui s’imposent pour protéger notre langue et renverser la tendance lourde des dernières années qui a mené malheureusement au déclin du français au Québec, explique François Legault dans la missive de son cabinet.

Quant à Simon Jolin-Barrette, qui cumule déjà les fonctions de ministre de la Justice, de ministre responsable de la Laïcité et de la Réforme parlementaire, de ministre responsable de la Montérégie en plus d’agir à titre de leader parlementaire du gouvernement en Chambre, il a remercié le premier ministre pour sa confiance.

La protection et la valorisation de la langue française sont des responsabilités historiques du gouvernement du Québec, explique-t-il.

« L’adoption de la loi 96 représente le premier pas d’une relance linguistique nécessaire. L’avenir du Québec s’écrira en français. »— Une citation de  Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Langue française

Tout juste assermenté, M. Jolin-Barrette a rebondi sur les déclarations de son chef lors du congrès de la CAQ du week-end dernier en expliquant qu’il faut faire en sorte que les immigrants qui s’installent au Québec adoptent le français comme langue de travail. Que le français devienne la langue de la réussite à défaut de quoi le français est condamné à disparaître.

Vous avez pu constater la perte du français en Louisiane. Vous avez pu le constater sur la côte est américaine. Il y a eu 500 000 Québécois qui y sont allés dans l’histoire; ils ont perdu également la maîtrise de la langue française. Comme seul État-nation en Amérique du Nord de langue française, il faut avoir les outils et les balises pour éviter qu’une telle situation se produise, a-t-il déclaré à la suite de son assermentation.

Il y a urgence d’agir, martèle François Legault

Questionné par les journalistes en mêlée de presse mercredi, François Legault a réitéré qu’en dépit de toutes les mesures d’intégration en place, on constate actuellement un déclin du français au Québec.

Critiqué pour avoir comparé la situation du français au Québec à celle de la Louisiane lors du congrès de son parti, le premier ministre a expliqué que les statistiques ne mentent pas et qu’elles indiquent bel et bien un recul de l’usage du français à la maison et comme langue au travail.

Si rien n’est fait dès maintenant, a soutenu le premier ministre, le français est appelé à disparaître au Québec à commencer par l’île de Montréal où la proportion de travailleurs qui utilisent le français comme principale langue de travail est passée de 59,5 % à 56,8 %.

Ça devient une question de temps, a-t-il prévenu.

« C’est ma responsabilité, comme seul premier ministre en Amérique du Nord qui représente une majorité de francophones, de prendre des mesures pour stopper ce déclin. »— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Souvent raillé par ses adversaires qui lui reprochent de ne faire confiance qu’à une poignée de super-ministres pour gouverner, François Legault fait de nouveau appel à Simon Jolin-Barrette qui cumule sans sourciller les dossiers les plus épineux depuis son arrivée au cabinet, il y a quatre ans.

C’est notamment lui qui a hérité de la réforme de la Charte de la langue française, de la loi sur la laïcité de l’État, sans oublier la réforme du droit de la famille, de la loi visant à améliorer l’accès à la justice ou encore de la création de tribunaux spécialisés en matière de violence sexuelle et conjugale, pour ne nommer que ceux-là.

Rappelons que c’est aussi à lui qui a écopé de la réforme de l’Immigration et des 18 000 dossiers d’immigration non traités qui s’empilaient sur les bureaux de son ministère.

Avec Radio-Canada par Stéphane Bordeleau

Médias: Patrick Bofunda Ilingo, nouveau directeur Afrique de TV5 Monde

mai 21, 2022

La chaîne de télévision française a annoncé, le 19 mai, la nomination de Patrick Bofunda Ilingo au poste de directeur Afrique au sein de la direction de la ​​​distribution, du  marketing et de la ​commercialisation.

Patrick Bofunda

La nomination qui vient d’être faite, explique TV5 Monde, parachève l’organisation de son département marketing à la suite du départ à la retraite de Jean-Luc Cronel et à la nomination de Denise Époté au poste de directrice distribution, marketing et commercialisation en janvier 2022.

Titulaire d’une licence en administration publique et d’un master en droit, Patrick Bofunda Ilingo a débuté sa carrière en 2011 en tant que secrétaire particulier de Christian Atoki Ileka, ambassadeur de la République démocratique du Congo en France. En 2018, il a été nommé assistant politique et diplomatique de l’ambassadeur. En parallèle, en 2018, il fonde, à Kinshasa, l’agence 2i Conseil, spécialisée dans la stratégie d’influence en marketing et en communication publique.

Il poursuit sa carrière en 2020 en tant que manager des affaires publiques, de la communication externe et du marketing chez PPC Barnet à Kinshasa. En 2021, Patrick Bofunda Ilingo est nommé expert et membre du groupe de travail sur le développement du G20 pour le compte de la présidence congolaise. Il intègre TV5 Monde en mai 2022 en tant que directeur Afrique.  

Première chaîne généraliste mondiale en langue française, TV5 Monde est le deuxième réseau international de télévision diffusé auprès de 370 millions de foyers dans près de deux cents pays et territoires. L’ensemble de ses programmes, explique-t-on, rassemble une audience cumulée hebdomadaire de soixante millions de téléspectateurs uniques et trente millions en audience numérique mensuelle. Dans le cadre des vingt-cinq ans de la chaîne Afrique en 2017, elle a lancé une offre numérique gratuite, 100% Afrique et 100% mobile et enregistre déjà plus de cinq cent mille téléchargements depuis décembre de la même année.

Avec Adiac-Congo

France : la Franco-Libanaise Rima Abdul-Malak nommée ministre de la Culture

mai 20, 2022

Passée par la mairie de Paris et l’ambassade de France aux États-Unis, la nouvelle ministre connaît bien le Moyen-Orient pour y être née et y avoir travaillé.

Rima Abdul-Malak lorsqu’elle était administratrice de Clowns sans frontières. © Frédéric Dugit/Le Parisien/MaxPPP

Elle est l’une des surprises du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne. Peu connue du grand public, la Franco-Libanaise Rima Abdul-Malak a été nommée ministre de la Culture ce 20 mai. Née en 1979 au Liban, elle prend la succession de Roselyne Bachelot.

Elle quitte le Liban pour la ville de Lyon en pleine guerre civile, à l’âge de 10 ans. Elle intègre le Lycée international de la ville, puis rejoint Sciences-Po, toujours à Lyon. Elle obtient également un DESS en développement et coopération internationale à l’université Panthéon-Sorbonne, en 2000.

Après ses études, elle s’implique dans l’humanitaire, d’abord au sein du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) en Israël et dans les Territoires occupés, avant de prendre la tête de l’ONG Clowns sans frontières en 2001.

Premiers pas en politique

C’est en 2008 qu’elle pose un premier pied dans le monde politique, en rejoignant la Mairie de Paris. Elle y grimpe les échelons, de conseillère spectacle vivant à conseillère culture du maire d’alors, Bertrand Delanoë, en passant par la direction du cabinet de Christophe Girard, adjoint à la culture de l’édile.

Durant ces années, elle a notamment travaillé à l’ouverture ou à la reconversion de lieux culturels emblématiques de la capitale française, comme Le Centquatre, la Gaîté lyrique ou encore le Louxor.

En 2014, elle devient attachée culturelle de l’ambassade de France à Washington, une affectation réputée « politique » dans le milieu diplomatique.

Elle rejoint l’équipe d’Emmanuel Macron en décembre 2019 et remplace Claudia Ferrazzi au poste de conseillère culture et communication de l’Élysée.

Par Jeune Afrique

France : pourquoi Le Drian et Parly ont été remplacés

mai 20, 2022

Catherine Colonna, ancienne ministre déléguée aux Affaires européennes de Jacques Chirac, et Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer du dernier gouvernement, ont été respectivement nommés ministre des Affaires étrangères et ministre des Armées dans le nouveau gouvernement français.

Catherine Colonna quitte le palais de l’Élysée, le 29 août 2017. © REUTERS/Philippe Wojazer.

C’étaient deux ministères particulièrement scrutés par l’Afrique. Après plusieurs jours d’attente, la composition du nouveau gouvernement, dirigé par Elisabeth Borne, a été dévoilé ce 20 mai à Paris par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée et fidèle bras droit du président Emmanuel Macron. Avec du changement à la tête des Affaires étrangères et des Armées.

Habitué des palais africains

Au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian cède sa place à Catherine Colonna. Une page se tourne donc pour le Breton de 74 ans, figure bien connue sur le continent, habitué des palais présidentiels, et à tu et à toi avec nombre de chefs d’État francophones… D’abord ministre de la Défense de François Hollande de 2012 à 2017, période durant laquelle il a géré l’opération Serval au Mali, il avait ensuite été choisi par Emmanuel Macron pour diriger la diplomatie française. Ce poids lourd de l’ancien gouvernement aurait émis le souhait de rester en poste, mais Emmanuel Macron, après avoir un temps hésité, aura finalement décidé de le remplacer par Catherine Colonna.

Actuelle ambassadrice de France à Londres, cette diplomate de carrière s’est fait connaître comme porte-parole de la présidence sous Jacques Chirac, entre 1995 et 2004. À ce poste, elle avait notamment accompagné l’ancien chef de l’État dans la plupart de ses déplacements sur le continent. Entre 2005 et 2007, elle est promue ministre déléguée aux Affaires européennes, puis enchaine plusieurs postes de représentante permanente (à l’Unesco et à l’OCDE) et d’ambassadrice (en Italie et au Royaume-Uni).

Si elle aura pour dossier prioritaire la guerre en Ukraine, la nouvelle ministre ne manquera pas non plus de travail sur le continent. En particulier en Afrique de l’Ouest, où les vives tensions avec le Mali, les transitions en Guinée et au Burkina Faso, la poussée russe et la montée du sentiment anti-français sont autant de sujets de préoccupation pour Paris.

Contexte instable

Des changements sont aussi annoncés à l’hôtel de Brienne. Florence Parly, en poste depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, n’a pas été reconduite comme ministre des Armées. Nommée pour succéder à Le Drian, elle avait progressivement réussi à s’y faire une place, gardant la confiance du chef de l’État durant tout le premier mandat de celui-ci. Elle a notamment eu à gérer la réadaptation du dispositif militaire français au Sahel et la fin de l’opération Barkhane. Son successeur, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer depuis 2020, héritera de ce dossier sensible, dans un contexte sahélien instable, où l’armée française est de plus en plus critiquée.

Pour travailler sur ces dossiers complexes, les deux nouveaux ministres seront épaulés par la cellule Afrique de l’Élysée. Franck Paris, l’actuel conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, et Marie Audouard, son adjointe, ont tous deux été prolongés jusqu’au 15 juillet.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

France : Pap Ndiaye, la surprise d’Emmanuel Macron à l’Éducation

mai 20, 2022

Ce spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités succède à Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère de l’Éducation nationale, a annoncé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée.

Pap Ndiaye devant le palais de la Porte Dorée, à Paris, en mars 2021 © DMITRY KOSTYUKOV/The New York Times-REDUX-REA

C’est la grosse surprise de ce nouveau gouvernement, dont la composition a finalement été annoncée ce vendredi 20 mai et dont les têtes d’affiche demeurent globalement inchangées : l’historien Pap Ndiaye, 56 ans, succède à Jean-Michel Blanquer à la tête de l’Éducation nationale, l’un des ministères les plus difficiles à gérer. Il se voit également confier le portefeuille de la Jeunesse.

Black studies

Né de père sénégalais et de mère française, Pap Ndiaye est titulaire d’un doctorat obtenu à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et a été maître de conférences, puis professeur à Sciences Po. Il est avant tout un spécialiste reconnu de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités, qu’il a régulièrement chroniquée dans Jeune Afrique. Il a également été l’un des premiers chercheurs français à s’intéresser aux black studiesLa Condition noire : essai sur une minorité française, publiée en 2009 aux éditions Gallimard, en est l’un des ouvrages fondateurs en France.

Personnalité engagée à gauche, il assumait par exemple avoir appelé à voter pour François Hollande en 2012. Il revendique aussi un engagement antiraciste. Il s’était notamment montré critique à l’égard de la suppression en 2018 du mot « race » de la Constitution française, redoutant que cela n’affaiblisse ce combat. « Même s’il est évident que la “race” n’existe pas d’un point de vue biologique, force est de constater qu’elle n’a pas disparu dans les mentalités : elle a survécu en tant que catégorie imaginaire historiquement construite, avec de puissants effets sociaux », s’était-il justifié dans une interview au quotidien Le Monde.

Frère de la romancière, lauréate du prix Goncourt en 2009 pour Trois femmes puissantes, Marie NDiaye, il avait été nommé directeur général du palais de la Porte-Dorée, à Paris en mars 2021, et avait pris la tête du Musée de l’histoire de l’immigration, devenant ainsi la première personne ayant des origines africaines à diriger un grand musée national français.

Le voici donc propulsé à la tête du ministère de l’Éducation nationale, un défi de taille tant la crise du Covid-19 et la réforme du baccalauréat ont alimenté le mécontentement des élèves, des enseignants et des syndicats.

Avec Jeune Afrique

AFRIQUE/CONGO – Nomination de l’évêque de Dolisie

mai 11, 2022

Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Saint-Père François a nommé Évêque du diocèse de Dolisie (République du Congo) le Père Toussaint Ngoma Foumanet, C.S.Sp., jusqu’à présent Supérieur provincial de la Congrégation du Saint-Esprit au Congo et Coordinateur de l’Union des Circonscriptions spiritainnes d’Afrique Centrale (UCSAC).

Son Excellence Mgr Toussaint Ngoma Foumanet, C.S.Sp, est né le 1er novembre 1975 à Sibiti, alors diocèse de Nkayi. En 1988, il rejoint la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritani). De 1999 à 2002, il a étudié la philosophie à Libreville, au Gabon, de 2002 à 2003 il a fait son noviciat à Mbalmayo, au Cameroun, et de 2004 à 2008 il a étudié la théologie à Saint Cyprien à Douala. Il a prononcé ses vœux perpétuels le 14 septembre 2007 à Ngoya, au Cameroun, et a été ordonné prêtre le 26 juillet 2008 à Pointe-Noire, au Congo Brazzaville.

Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Conseiller du Supérieur régional, vicaire paroissial (2008-2009) et curé (2009-2011) du Saint-Esprit à Pissa, diocèse de Mbaïki, République centrafricaine ; doyen de Mbaïki et études de droit à l’Université de Bangui (2009-2011) ; curé de Notre-Dame d’Afrique, dans l’Archidiocèse métropolitain de Bangui, République centrafricaine ; premier assistant provincial et responsable des frères (2011-2016) ; doyen de Notre-Dame d’Afrique (2013-2016). De 2016 à aujourd’hui, il a été provincial de la Congrégation du Saint-Esprit (spiritains) au Congo et coordinateur de l’Union des circoncisions spiritainnes d’Afrique centrale (UCSAC).

Il a également été : président de la Conférence des Supérieurs d’Afrique et de Madagascar (2017-2019) ; curé de Saint Kisito Makélékélé (2018-2019), vicaire de la paroisse Saint Grégoire de Massengo (2019-2020) et vicaire de la paroisse Notre-Dame des Victoires de Ouenzé à Brazzaville (2020-2021).

Avec (SL) (Agence Fides 11/5/2022)

Côte d’Ivoire : Patrick Achi reconduit à la primature, Tiémoko Meyliet Koné nommé vice-président

avril 19, 2022

Devant le Congrès réuni ce mardi à Yamoussoukro, Alassane Ouattara a annoncé la reconduction de Patrick Achi à la tête du gouvernement ivoirien et proposé la nomination de Tiémoko Meyliet Koné à la vice-présidence.

Alassane Ouattara et Patrick Achi, au palais présidentiel, le 7 avril 2021. © LEGNAN KOULA/EPA/MaxPPP

La dernière fois que le chef de l’État s’était exprimé devant le Congrès, c’était il y a deux ans. Devant les parlementaires, il avait alors annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2020 et s’était engagé à transférer le pouvoir à une nouvelle génération. C’est dire si son discours sur l’état de la nation de ce mardi 19 avril était attendu.

L’adresse a duré environ une demi-heure et elle n’a pas déçu. Moins d’une semaine après avoir accepté la démission de Patrick Achi, Alassane Ouattara a d’abord annoncé qu’il le reconduisait dans ses fonctions de Premier ministre. L’homme sera chargé de conduire une équipe resserrée, d’une trentaine de membres – contre 41 dans le précédent gouvernement – et il n’aura pas le droit à l’erreur. Alassane Ouattara le lui a répété ce mardi devant le Congrès : « Monsieur le Premier ministre, vous avez reçu mes instructions en ce sens. »

Un technocrate fidèle à la vice-présidence

Ce ne sera donc pas la vice-présidence pour Achi, comme certaines rumeurs le disaient ces derniers temps à Yamoussoukro. Un autre fidèle d’Alassane Ouattara lui a été préféré à ce poste : Tiémoko Meyliet Koné. « Un technocrate hors pair, un brillant économiste et un homme compétent », a décrit le chef de l’État. Né en 1949 et originaire de Tafiré, ce Sénoufo a fait une grande partie de sa carrière au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), où il a connu Alassane Ouattara. Depuis 2011, il en était le gouverneur.

Ancien directeur de cabinet de Guillaume Soro, alors Premier ministre, le gouverneur Koné a aussi un passé politique. Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, il devient brièvement, de décembre 2010 à mai 2011, le conseiller spécial du président ivoirien, chargé des questions économiques et financières, avant de prendre les commandes de l’institution monétaire ouest-africaine.

Avec Jeune Afrique

Joe Biden va nommer la juge Ketanji Brown Jackson à la Cour suprême des États-Unis

février 25, 2022
Portrait de Ketanji Brown Jackson.

Le nom de la juge de la Cour d’appel fédérale de Washington Ketanji Brown Jackson circulait depuis un moment parmi les candidats potentiels à la Cour suprême. Photo: AP/Tom Williams

Le président Joe Biden a confirmé vendredi sa décision de nommer la juge Ketanji Brown Jackson, 51 ans, à la Cour suprême des États-Unis, première magistrate noire appelée à siéger à la plus haute institution judiciaire du pays.

M. Biden présentera formellement la magistrate lors d’une cérémonie à la Maison Blanche vendredi après-midi.

Mme Jackson devra être confirmée par le Sénat pour rejoindre l’instance, actuellement à majorité conservatrice, qui tranche les importants débats de société aux États-Unis.

Il s’agit pour le président américain de sa première nomination à la haute cour, qui ne changera pas le rapport de force au sein de l’instance à majorité actuellement conservatrice.

Remplaçant le magistrat progressiste Stephen Breyer, qui prendra sa retraite fin juin, Ketanji Brown Jackson rejoindra le prestigieux collège de neuf magistrats qui veillent à la constitutionnalité des lois américaines.

« Elle est l’un de esprits juridiques les plus brillants de notre nation. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis, sur Twitter

Ketanji Brown Jackson faisait partie de trois finalistes, à l’issue d’un processus de désignation auquel est apporté le plus grand soin, pour éviter toute mauvaise surprise lors de la phase de confirmation au Sénat, un moment intense durant lequel les démocrates peuvent s’attendre à voir la magistrate mise sur le grill par les républicains.

Étant donné l’enjeu, Joe Biden s’est lui-même impliqué dans cette sélection, faisant passer un entretien aux magistrates en concurrence finale.

Mme Jackson siège à la cour d’appel fédérale de Washington, une instance réputée pour l’importance des dossiers qui y passent et donc considérée comme un tremplin.

Une première femme noire à la Cour suprême

La juge Ketanji Brown Jackson prenant la parole.

Si elle est confirmée par le Sénat dans ses fonctions, la juge de 51 ans deviendra la première magistrate afro américaine au sein du plus haut tribunal du pays. Photo: AP/Tom Williams

La juge Ketanji Brown Jackson admet avoir une expérience de la vie un peu différente de ses collègues, et pas uniquement parce qu’elle est noire.

Si elle est confirmée par le Sénat, cette brillante juriste de 51 ans deviendra la première magistrate afro américaine au sein de la haute institution, où n’ont siégé jusqu’ici que deux hommes noirs.

Mais elle sera aussi l’une des rares à avoir une expérience professionnelle et intime du système pénal.

Alors que la plupart des juges de ce niveau se sont distingués comme procureurs, Ketanji Brown Jackson a travaillé du côté des accusés : pendant deux ans, elle a été avocate dans les services de l’aide juridictionnelle à Washington, où elle a défendu des prévenus sans ressources.

Elle a ensuite raconté avoir été frappée par leur méconnaissance du droit et avoir, une fois devenue juge, prisgrand soin d’expliquer ses décisions aux condamnés.

Plus personnel encore : un de ses oncles a écopé en 1989 d’une peine de prison à vie dans le cadre d’une loitrès répressive qui imposait automatiquement la réclusion à perpétuité après trois infractions aux lois sur les stupéfiants.

Même si elle n’était pas proche de lui, cette expérience familiale l’a sensibilisée à l’impact de la loi sur la vie des gens, a raconté au Washington Post un ami, sous couvert d’anonymat.

Ketanji Brown Jackson a, elle, eu une enfance très stable dans une famille d’enseignants installée en Floride. Son père avait ensuite repris des études de droit et est devenu juriste dans un conseil d’école, tandis que sa mère se hissait au rang de directrice.

Championne de concours d’éloquence dès le secondaire, elle brille et rejoint la prestigieuse université Harvard, dont elle sort diplômée avec mention.

Dans les années qui suivent, elle alterne les expériences dans le privé et le public.

Elle travaille notamment comme assistante du juge progressiste de la Cour suprême Stephen Breyer, qu’elle est désormais appelée à remplacer.

Elle exerce dans des cabinets d’avocats, mais aussi à la Commission des peines, une agence indépendante chargée d’harmoniser la politique pénale aux États-Unis.

En 2013, le président démocrate Barack Obama la nomme juge fédérale à Washington.

Mariée à un chirurgien, avec qui elle a deux filles, Mme Brown Jackson a un lien familial par alliance avec le président républicain de la Chambre des représentants de l’époque, Paul Ryan, qui la présente avec des louanges sur son intelligence, sa personnalité et son intégrité.

Elle est confirmée sans difficulté.

Au cours des huit ans qui suivent, elle rend des dizaines de décisions. Elle désavoue notamment Donald Trump, qui essaie d’empêcher le Congrès de convoquer un de ses conseillers, en écrivant : le principal enseignement des 250 ans d’Histoire américaine, c’est que les présidents ne sont pas des rois.

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden la nomme au sein de l’influente Cour d’appel fédérale de Washington, considérée comme un tremplin pour la Cour suprême.

Malgré les profondes divisions politiques au Sénat, elle est confirmée avec le soutien de tous les démocrates et de trois républicains.

Interrogée par un élu lors du processus de confirmation, elle jure de mettre à l’écart ses opinions personnelles et toute autre considération inappropriée, dont sa couleur de peau, dans son examen des dossiers.

Mais j’ai peut-être une expérience de la vie différente de celle de mes collègues, reconnaît-elle sobrement. Et j’espère que cela peut avoir un intérêt.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

Centrafrique : la Rwandaise Valentine Rugwabiza nommée à la tête de la Minusca

février 24, 2022
Valentine Rugwabiza était en poste à New York depuis 2016 en tant qu’ambassadrice du Rwanda auprès de l’ONU Valentine Rugwabiza, Permanent Representative of the Republic of Rwanda to the UN, addresses an interactive discussion on “Public Policies for Happiness”, marking the International Day of Happiness (20 March). The event was co-organized by the Permanent Missions of Australia, Bhutan, Denmark, Ecuador, Rwanda, Slovenia, Thailand and the United Arab Emirates, in collaboration with the Department for Public Information (DPI) and the United Nations Sustainable Development Solutions Network (UN-SDSN). © Manuel Elías / United Nations Photo

L’ancienne ambassadrice du Rwanda auprès de l’ONU remplace le Sénégalais Mankeur Ndiaye. Cette diplomate expérimentée prend la tête d’une mission dont le président Paul Kagame avait récemment critiqué l’efficacité.

La nomination de Valentine Rugwabiza à la tête de la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a été officialisée par un communiqué, le 23 février. À 58 ans, cette diplomate chevronnée succède donc au Sénégalais Mankeur Ndiaye, en poste depuis février 2019. Selon nos informations, le mandat de ce dernier ayant été étendu d’un mois, Valentine Rugwabiza ne devrait officiellement entrer en fonction qu’en avril.

De Genève à New York

En poste à New York depuis 2016 en tant qu’ambassadrice du Rwanda auprès de l’ONU, Valentine Rugwabiza est l’une des diplomates rwandaises les plus expérimentées. C’est auprès des Nations unies, à Genève, que cette diplômée en économie obtient son premier poste de représentation, en 2002. Elle devient alors aussi coordinatrice du groupe des ambassadeurs africains à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Trois ans plus tard, elle est nommée directrice adjointe de l’OMC, où elle restera huit ans en poste et laissera une bonne impression – Pascal Lamy, l’ancien patron de l’organisation, parlait d’elle comme de « l’un de ses meilleurs recrutements ».

Elle retourne ensuite à Kigali pour prendre la tête du très stratégique Rwanda Development Board. Cette agence gouvernementale créée en 2008 est l’un des piliers de la stratégie du Rwanda pour attirer des investisseurs. Avant de revenir dans l’appareil onusien, elle servira deux ans, entre 2014 et 2016, en tant que ministre des Affaires étrangères chargée de l’East African Community (EAC). Valentine Rugwabiza a également été l’une des premières collaboratrices de la Première dame, Jeanette Kagame, au sein de l’Imbuto Foundation, par laquelle de nombreux membres du cabinet présidentiel sont aussi passés.

ENGAGÉ DEPUIS 2014 AU SEIN DE LA MINUSCA, LE RWANDA EST AUJOURD’HUI SON PRINCIPAL CONTRIBUTEUR

Axe Kigali-Bangui

La nomination d’une diplomate rwandaise en Centrafrique est loin d’être anodine. Voilà plusieurs années que Kigali développe une coopération accrue avec Bangui sur le plan sécuritaire. Engagé depuis 2014 au sein de la mission de maintien de la paix déployée en Centrafrique, le Rwanda est aujourd’hui son principal contributeur : en novembre 2021, 1696 militaires et 505 policiers rwandais étaient déployés dans le cadre de la Minusca. À cet engagement au sein de l’ONU est venu s’ajouter une coopération sécuritaire d’État à État, puisque Kigali envoie aussi des troupes à titre bilatéral, sur un terrain où sont déjà présents les mercenaires de la société Wagner.

Interrogé par JA sur ce double engagement en 2021, le président Kagame avait justifié ce choix tout en se montrant critique sur l’efficacité de la mission onusienne. « Il y a une force sur place qui est censée maintenir la paix, mais elle est pieds et poings liés, comme en 1994 au Rwanda […]. Par moment, les rebelles sont parfaitement libres de circuler ou de tirer sur les troupes de l’ONU », avait-il fustigé. Depuis la visite de Paul Kagame à Bangui, en octobre 2019, la coopération s’est aussi étendue au domaine économique, avec la signature de plusieurs accords, notamment dans le secteur minier, et avec l’implantation prochaine du puissant fonds d’investissement Crystal Ventures.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras