Posts Tagged ‘Nomination’

RDC : Félix Tshisekedi nomme Mgr Gérard Mulumba, son oncle, chef de la maison civile

mai 22, 2019

Félix Tshisekedi, le 29 avril à Kinshasa. © DR / présidence RDC

 

Le président congolais a nommé Mgr Gérard Mulumba, l’un de ses oncles, à l’intendance des services de la présidence. Il a par ailleurs confirmé dans ses fonctions de chef d’état-major le général Célestin Mbala Munsense, nommé par son prédécesseur Joseph Kabila, de même que le général major Jean-Claude Yav, qui a été nommé chef de la maison militaire.

Félix Tshisekedi a nommé Mgr Gérard Mulumba, « chef de la maison civile » du chef de l’État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d’État congolaise. Évêque émérite du diocèse de Mweka dans la province du Kasaï, Gérard Mulumba est le frère de feu Étienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l’annonce du rapatriement du corps et des funérailles d’Étienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime du président Kabila.

Placée sous l’autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l’État est chargée de la gestion du service de l’intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l’État et du service médical présidentiel.

Le chef d’état-major et le chef de la maison militaire de Kabila reconduits

Le président congolais a également reconduit le général Célestin Mbala Munsense au poste du chef d’état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de « général d’armée ». Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l’ancien président Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi a par ailleurs nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Ce dernier occupait déjà le même poste sous la présidence de Joseph Kabila.

Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l’État.

Jeuneafrique.com avec

RDC: Voici la biographie du nouveau Premier ministre Ilunga Ilunkamba

mai 20, 2019

PM

Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été nommé ce lundi 20 mai Premier ministre par le président de la République Félix Tshisekedi.

Le nouveau chef du gouvernement, du haut de 73 ans, a une longue expérience de la chose publique pour avoir été plusieurs fois membres de plusieurs gouvernements sous le président Mobutu.

Avant sa nomination, ce professeur d’économie à l’Université de Kinshasa était directeur général de la société nationale de chemin de fer (SNCC).

Voici les grandes étapes de sa carrière :

  1. Professeur à l’Université de Kinshasa/Sc. Eco/Entreprises publiques et Multinationales (1979- à ce jour ) ;
  2. Directeur de cabinet du Ministre du Plan (1979-1980) ;
  3. Directeur de la Coopération et des Relations Internationales au Rectorat de l’UNAZA (Université Nationale du Zaïre (1980-1981) ;
  4. Vice-ministre à l’Economie, Industrie et Commerce Extérieur (1981-1983) ;
  5. Vice-Ministre au Plan (1983-1984) ;
  6. Vice-Ministre au Portefeuille (1984-1986) ;
  7. Conseiller Principal à la Présidence de la République en matière économique et financière (1986-1987) ;
  8. Vice-Ministre au Plan (1987-1990) ;
  9. Ministre du Plan (1990) ;
  10. Ministre des Finances (1990-1991) ;
  11. Associé-gérant de la Société RETIMEX (spécialisée dans le montage des financements avec Equator Bank et dans l’Import et Export pour l’industrie des métaux non ferreux de la RDC), Cape Town, RSA (1993-2003) ;
  12. Secrétaire Exécutif du Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat (COPIREP) : 2003-2014 ;
  13. Directeur Général de la SNCC en mars (2014-2019).

Publié par 7sur7.cd

RDC: Le Prof Sylvestre Ilunga Ilunkamba nommé Premier Ministre de la RDC

mai 20, 2019

 

Publiée le 20 mai 2019 par Congo Live TV

RDC : Fridolin Ambongo, un nouvel archevêque pour Kinshasa

novembre 1, 2018

Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l’ONU avec Mgr Fridolin Ambongo, à Kinshasa le 27 octobre 2017 © John Bompengo/AP/SIPA

 

Le pape François a accepté, le 1er novembre, la démission du cardinal Laurent Monsengwo, 79 ans, de ses fonctions d’archevêque de Kinshasa. Son successeur, Mgr Fridolin Ambongo, s’annonce tout aussi intransigeant face au pouvoir congolais.

Cela fait plus de quatre ans que le cardinal Laurent Monsengwo a atteint l’âge de 75 ans, celui auquel, traditionnellement, les archevêques présentent leur démission à Rome. Et trois ans, selon l’AFP, que ce dernier proposait sa renonciation. Mais cette fois, c’est décidé : le pape François a accepté que l’homme fort de l’Église de Kinshasa se retire, laissant la place à Mgr Fridolin Ambongo, que le pape François a nommé en février dernier archevêque coadjuteur de Kinshasa.

Un choix très politique, et dans lequel Laurent Monsengwo, le seul Africain du « C9 » – le comité des neuf cardinaux que le pape consulte tous les trois mois pour gouverner l’Église catholique –, aurait pesé. « Au sein de la Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo], c’est le plus proche de l’opposition », nous avait-on confié au moment de sa nomination.

Église et politique

Fils d’un saigneur d’arbre à caoutchouc, le nouvel archevêque de Kinshasa a étudié la philosophie avant d’être ordonné prêtre à Kinshasa en août 1988. Mais il est aussi militant politique, contre Mobutu d’abord, puis, après la répression meurtrière contre les manifestations anti-Kabila de 2015, il laisse entrevoir son indignation contre le gouvernement de Joseph Kabila.

En 2008, celui qui est évêque depuis quatre ans à peine prend la présidence de la Commission justice et paix, l’organe politique de la Cenco. En décembre 2016, il est au cœur des négociations politiques qui aboutissent à l’accord de la Saint-Sylvestre.

Quant à Laurent Monsengwo Pasinya, nommé évêque à 40 ans, il n’a jamais rechigné à s’opposer publiquement au pouvoir de Kinshasa. Président de la Cenco en 1992, il l’est encore en 1994, quand la Conférence nationale devient un Parlement de transition. Il quittera finalement la présidence du Parlement en 1996 pour retourner prêcher à Kisangani. Il revient en politique en 2011, après la deuxième élection de Joseph Kabila, sans majorité absolue. Une position qui s’est durcie en 2016, avec le maintien du président à son poste malgré l’expiration de son mandat.

France: François de Rugy succède à Nicolas Hulot à l’Écologie

septembre 4, 2018

Paris – Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a été nommé mardi ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de Nicolas Hulot, qui a démissionné la semaine dernière, a annoncé l’Elysée.

L’ancienne nageuse Roxana Maracineanu est nommée ministre des Sports à la place de Laura Flessel, qui a annoncé son départ dans la matinée, a précisé la présidence.

Aucun autre changement au sein du gouvernement n’est annoncé avec ce remaniement, qui intervient une semaine après la démission surprise de Nicolas Hulot de son poste de N.3 de l’équipe dirigée par Edouard Philippe.

Âgé de 44 ans, M. de Rugy obtient pour la première fois un portefeuille ministériel. Ancien adjoint du maire de Nantes, il avait rompu en août 2015 avec EELV avant de soutenir Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. Il préside l’Assemblée nationale depuis le début de la mandature.

Née le 7 mai 1975 en Roumanie, la nageuse Roxana Maracineanu est une ancienne championne du monde du 200 mètres dos. Elle s’était vu confier une mission pour réduire le nombre de noyades en juillet par le Premier ministre Edouard Philippe.

Romandie.com avec(©AFP / 04 septembre 2018 11h22)                                                        

Australie: Morisson investi Premier ministre après un nouveau « putsch »

août 24, 2018

Scott Morrison (debout) prête serment comme nouveau Premier ministre de l’Australie, le 24 août 2018 / © AFP / SAEED KHAN

L’Australie s’est choisie vendredi un nouveau Premier ministre, le septième en 11 ans, en la personne du ministre des Finances Scott Morrison qui a été désigné pour succéder à Malcolm Turnbull au terme d’un « putsch » interne à leur parti.

La position de M. Turnbull, qui avait lui même renversé son prédécesseur Tony Abbott en septembre 2015, était devenue ces derniers jours de plus en plus précaire en raison d’une fronde menée par l’aile droite de son Parti libéral (centre-droit), qui est distancé dans les sondages par les travaillistes.

Mais le choix de M. Morrison -un de ses alliés- pour lui succéder apparaît comme un cinglant revers pour l’ex-ministre de l’Intérieur Peter Dutton, qui avait mené en coulisse la rébellion. Scott Morrison a remporté le vote interne au Parti libéral par 45 voix contre 40 pour M. Dutton.

Le nouveau Premier ministre a été formellement investi dans la capitale.

Chrétien évangélique fervent âgé de 50 ans, celui qui est surnommé « ScoMo » était depuis septembre 2015 à la tête du Trésor, une position souvent considérée comme un marchepied vers le poste de Premier ministre, et que M. Turnbull occupait aussi avant de renverser M. Abbott.

Mais M. Morrison, qui est classé comme plus à droite que son prédécesseur modéré, est surtout connu pour son action à la tête du ministère de l’Immigration, en 2013-2014, quand il avait lancé l' »Opération Frontières souveraines » pour décourager les réfugiés d’arriver par la mer en Australie.

Les Premiers ministres australiens / © AFP / Gal ROMA

– « Assurer l’unité du pays » –

L’Australie mène une politique extrêmement dure contre les migrants, sa marine interceptant systématiquement les bateaux de clandestins et les renvoyant vers leur point de transit, le plus souvent l’Indonésie.

Et les réfugiés qui parviennent à gagner les rives australiennes sont, eux, placés indéfiniment dans des camps de rétention offshore en Papouasie-Nouvelle Guinée ou à Nauru, qui sont régulièrement condamnés par les organisations de défense des droits de l’Homme.

Cette nouvelle manifestation de l’instabilité qui plombe la politique australienne depuis 10 ans a été très mal accueillie dans la population fatiguée des batailles d’egos.

« Notre tâche est (refaire) l’unité de notre parti, qui a été meurtri et malmené cette semaine, mais aussi l’unité au sein du Parlement pour que nous puissions continuer à travailler afin d’assurer l’unité du pays », a dit le nouveau Premier ministre. L’urgence, a-t-il dit, sera d’aider les agriculteurs de Nouvelle-Galles du Sud (est) confrontés à leur pire sécheresse en un demi-siècle.

Peter Dutton / © AFP / John SAEKI

La décision de M. Turnbull de se retirer de la politique implique l’organisation d’une élection partielle dans sa circonscription de Sydney. Un événement loin d’être anodin pour une coalition au pouvoir dont la majorité ne tient qu’à un siège.

L’ancien Premier ministre Tony Abbott, largement considéré comme l’instigateur du « putsch », a estimé qu’il importait désormais de « sauver le gouvernement », à moins d’un an des élections nationales.

– « Australie, tu mérites mieux » –

La zizanie était apparue au grand jour lundi lorsque le Premier ministre, considéré comme un modéré au sein du Parti libéral, avait été contraint, faute de soutien dans son camp, de renoncer à son projet d’inscrire dans la loi l’objectif de l’Australie en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Il a finalement été évincé jeudi de la tête du parti par un vote interne, qui a désigné M. Morrison.

Australie: Morrison investi Premier ministre après un « putsch » / © ABC Australia/AFP /

Depuis l’arrivée du travailliste Kevin Rudd en 2007 à la tête du gouvernement, après une décennie de « règne » du libéral John Howard, l’Australie a connu une valse des Premiers ministres.

Kevin Rudd a été renversé par la travailliste Julia Gillard en 2010 avant de reprendre le pouvoir en 2013, et de le céder à nouveau quelques mois plus tard lors des législatives à Tony Abbott, lui-même renversé par M. Turnbull.

Une instabilité qui suscite le ras-le-bol d’une partie de la population, au point qu’un ministre ait jugé vendredi nécessaire de présenter ses excuses.

« Australie, nous te devons des excuses », a déclaré sur Twitter Darren Chester, dont le Parti national est membre de la coalition au pouvoir. « Tu mérites mieux que beaucoup des choses qui ont été faites ces 10 dernières années par notre Parlement fédéral. »

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 15h06)

ONU: l’ex-présidente du Chili nommée cheffe des droits de l’homme

août 10, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – L’Assemblée générale des Nations unies a confirmé vendredi par un vote la nomination de l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

Michelle Bachelet, 66 ans, doit remplacer le 1er septembre à ce poste le Jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, critique acerbe du président américain Donald Trump.

La décision a été prise par consensus par l’Assemblée générale, qui est composée des 193 Etats membres de l’ONU.

Des applaudissements ont retenti quand le résultat a été officialisé par le président de l’Assemblée générale Miroslav Lajcák.

« Elle prend ce poste à une période ayant de graves conséquences sur les droits humains », a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à la presse quelques minutes après la confirmation de cette nomination, qui avait été annoncée mercredi.

En qualifiant le président américain de « dangereux », ou le Premier ministre hongrois Viktor Orban de « raciste », Zeid Ra’ad Al Hussein a souvent provoqué la controverse, perdant ainsi le soutien de plusieurs pays influents.

Mme Bachelet, fille d’un général opposé au régime d’Augusto Pinochet, a été la première directrice d’ONU Femmes, l’agence des Nations unies promouvant l’égalité entre femmes et hommes, à sa création, en 2010.

La socialiste, pédiatre de formation, a été la première femme présidente du Chili, entre 2006 et 2010 et à nouveau de 2014 à 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2018 15h15)                               

RDC: vague de nominations au sein de l’armée

juillet 16, 2018

 

Joseph Kabila, président de la RDC, © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le président congolais Joseph Kabila a remplacé ce weekend le numéro un de l’armée dans le cadre d’une vague de nominations à l’approche d’échéances électorales, incluant des promotions pour des officiers visés par des sanctions américaines en raison d’entraves à la démocratie.

Le lieutenant-général Célestin Mbala remplacera à l’état-major général des Forces armées de la RDC (Fardc) le général Didier Etumba, admis en retraite et nommé conseiller militaire du chef de l’État, d’après des ordonnances d’avancement en grade signées samedi et lues dimanche à la télévision publique.

Le général-major Gabriel Amisi, jusque-là commandant des forces armées pour la première zone de défense (qui inclut Kinshasa) est promu chef d’état-major adjoint chargé des opérations et du renseignement pour ainsi devenir le numéro 2 de l’armée.

Le président Kabila a aussi nommé le général John Numbi, ancien chef de la police nationale, au poste d’inspecteur général des Fardc.

Liste noire américaine

En septembre 2016, Amisi et Numbi avaient été placés sur une liste noire américaine, les deux officiers étant soupçonnés par Washington de s’être « engagés dans des actions qui ont sapé le processus démocratique en RDC et réprimé les libertés et droits politiques du peuple congolais ».

Ancien rebelle pendant la 2e guerre du Congo (1998-2003), le général Amisi avait été suspendu de ses fonctions de chef d’État-major de l’armée de terre en 2012, accusé par des experts de l’ONU d’être à la tête d’un trafic d’armes à destination de groupes rebelles dans l’Est.

Il a été blanchi de ces accusations en 2014 par le Conseil supérieur de la défense et nommé peu après à la tête de la 1ère zone de défense congolaise.

Ex-chef de la police congolaise, John Numbi est considéré par des défenseurs des droits de l’homme comme le suspect numéro un dans l’assassinat en 2010 d’un militant, Floribert Chebeya, après un rendez-vous au siège de la police.

Suspendu de ses fonctions peu après l’assassinat, le général Numbi a nié avoir fixé ce rendez-vous et a été élevé à un titre honorifique par le président Kabila en 2017.

La présidentielle du 23 décembre prochain est censée élire le successeur de Joseph Kabila, dont le mandat à la tête de l’État s’est achevé fin 2016. La Constitution lui interdit de se représenter, mais ses détracteurs l’accusent de vouloir tout faire pour s’accrocher au pouvoir.

Jeunefrique.com avec AFP

Gambie: le président nomme deux ministres de l’ère Yahya Jammeh

juin 30, 2018

 

Adama Barrow à Dakar le 21 janvier 2017. © AP/SIPA

 

Deux ministres qui avaient exercé sous le régime de l’ancien homme fort de Gambie Yahya Jammeh ont été nommés dans le cadre d’un remaniement ministériel par le président gambien Adama Barrow, a annoncé samedi la présidence.

Deux anciens ministres des Finances et des Affaires étrangères sous Jammeh, Mam Bury Njie et Momodou Tangara ont été respectivement nommés aux mêmes fonctions.

La présidence n’a fourni aucune explication, se contentant de préciser uniquement dans un tweet que celles-ci entraient « immédiatement en vigueur ».

En outre, la vice-présidente de la Gambie, petit pays d’Afrique de l’ouest, Fatoumata Jallow Tambajang, a été remplacée par l’ancien chef de la diplomatie, Ousainou Darboe, qui est également le dirigeant du Parti démocratique uni (UDP), la plus grande formation politique du pays.

Peu après son arrivée au pouvoir, le président Barrow avait essuyé des critiques après avoir nommé Mme Tambajang, 68 ans, au poste de vice-présidente.

La Constitution prévoit une limite d’âge fixée à 65 ans pour tout candidat à l’élection présidentielle et au poste de vice-président.

Huit ministres ont été remplacés dans ce premier remaniement ministériel d’importance depuis que le président Adama Barrow a pris ses fonctions en janvier 2017.

Ancien militaire, Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994 dans cette ex-colonie britannique enclavée dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière.

Il s’était ensuite fait largement élire et réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

Après six semaines d’une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il a finalement quitté le pays le 21 janvier 2017 à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

Jeuneafrique.com avec AFP

Cambodge: un fils du Premier ministre promu à des postes militaires importants

juin 30, 2018

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen (G) et son fils aîné Hun Manet qu’il vient de promouvoir à des fonctions militaires importantes / © AFP / TANG CHHIN SOTHY

Un fils du Premier ministre cambodgien, Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, a été promu samedi à deux fonctions militaires importantes, à l’approche d’élections législatives le mois prochain que son père a toutes les chances de remporter.

Hun Manet, le fils aîné de Hun Sen, qui a le grade de lieutenant-général, a été promu chef de l’état-major par intérim et commandant du quartier général de l’armée, a précisé le porte-parole du ministère de la Défense, Chhum Socheat.

L’officier supérieur, âgé de 40 ans, formé à West Point, conservera ses fonctions à la tête de l’unité anti-terroriste du ministère de la Défense et de commandant adjoint de l’unité personnelle des gardes du corps de son père.

Il sera promu prochainement au grade de général quatre étoiles, nécessaire pour ses nouvelles fonctions.

Hun Sen est largement accusé de vouloir mettre en place une dynastie politique en installant ses trois fils à des fonctions importantes. Il est grand favori pour l’élection où il n’a quasiment pas d’adversaire, le principal parti d’opposition ayant été dissous par la justice l’an dernier.

De nombreux opposants, menacés, ont dû fuir le pays et appellent au boycott du scrutin, que les pays occidentaux ont d’ores et déjà estimé faussé.

Le porte-parole du ministère de la Défense a soutenu que la promotion de Hun Manet s’était faite au mérite. « Il n’y a là rien d’étrange. Ses promotions se fondent sur ses qualifications et son expérience dans l’armée », a-t-il assuré à l’AFP.

Le deuxième fils de Hun Sen, Hun Manit, dirige une influente unité de renseignement militaire, et son fils cadet, Hun Many, est un parlementaire qui contrôle le mouvement de jeunesse du parti au pouvoir.

Hun Sen est l’un des plus anciens dirigeants au pouvoir dans le monde. Agé de 65 ans, il ne fait pas mystère de son intention de rester au pouvoir une décennie supplémentaire.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 12h22)