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Prix littéraire : Alain Mabanckou désigné juge au Booker prize

janvier 13, 2022

Le romancier, poète et professeur, Alain Mabanckou, figure parmi les cinq juges nommés cette année au prestigieux prix britannique.

 

1- Alain Mabanckou/ DR

L’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou intègre le jury du Booker Prize 2022 aux côtés de l’historien de la culture, écrivain et diffuseur de l’art écossais, Neil MacGregor; de l’universitaire et animatrice Shahidha Bari; de l’historienne Helen Castor et du romancier et critique, John Harrison. Il aura pour mission de désigner le meilleur roman de langue anglaise paru entre le 1er octobre 2021 et le 30 septembre 2022.

 Auteur de nombreux romans, essais et recueils de poésie, Alain Mabanckou, double finaliste du Man Booker Prize International en 2015 et 2017, fait la fierté de l’Afrique et de son pays natal, le Congo.  Il a remporté le prix Renaudot en 2006 pour son roman Mémoires de porc-épic (Seuil). Son roman Verre cassé a été classé par le Guardian parmi les dix meilleurs livres du XXIe siècle.

Enseignant aux Etats-Unis et chroniqueur à L’Obs, le Franco-Congolais dirige depuis 2021 la collection « Points Poésie » de la Maison poche.  Il est l’un des romanciers les plus connus de France, ses travaux sont publiés principalement en français.

Outre la littérature, Alain Mabanckou fait aussi du cinéma. Une exclusivité à suivre le 18 janvier à 21h10 sur France 2 (et plus tard sur TV5), le documentaire « Noirs en France » qu’Aurélia Perreau et Alain Mabanckou ont écrit et dont il est également le narrateur. « Il s’agit de ma première expérience d’écriture de documentaire long métrage. Et aussi de la narration », a-t-il dit sur sa page Facebook.

Des félicitations viennent de partout. « Bravo, vous faites la fierté de l’Afrique. C’est un honneur pour le pays. En contrepartie, nous vous témoignons notre soutien indéfectible. C’est l’Afrique et le Congo qui gagnent. Félicitation à notre pèlerin », écrit-on sur différentes pages Facebook

Alain Mabanckou, surnommé « le Beckett africain », a grandi à Pointe-Noire, en République du Congo, et a étudié le droit à Brazzaville et à Paris.

2-Les cinq juges nommés pour le Booker prize /DR

Le Booker Prize récompense chaque année le meilleur roman original écrit en anglais et verse au vainqueur un chèque de 50 000 livres (environ 55 000 euros). En 2021, le prix a récompensé le Sud-Africain Damon Galgut pour son roman « The promise ».

Le prix Booker a été créé en 1968, l’un des plus importants prix littéraires remis annuellement. Seuls les romans de fiction rédigés en anglais sont susceptibles d’être primés  et  doivent avoir été écrits par un auteur vivant.

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

RDC : un ex-conseiller de Tshisekedi au secrétariat exécutif de la Ceni

janvier 10, 2022
Le siège de la Commission électorale nationale indépendante à Kinshasa. © JOHN WESSELS/AFP

La nomination de Mabiku Totokani Thotho, ancien conseiller du chef de l’État au sein du parti présidentiel, est dénoncée par l’opposition.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) va-t-elle avoir droit à une nouvelle polémique ? Le 6 janvier, Denis Kadima, dont l’arrivée à la tête de la Ceni s’est faite à l’issue d’une intense controverse, a annoncé la désignation de Mabiku Totokani Thotho comme secrétaire exécutif. Ce poste consiste principalement à veiller à la mise en œuvre des décisions de la commission et à l’exécution des plans, des programmes et des activités électorales. Il s’agit donc d’une fonction technique qui n’en est pas moins stratégique.

Mabiku Totokani Thotho remplace Ronsard Malonda qui aura joué un rôle crucial dans l’organisation du processus électoral contesté de 2018. Ingénieur polytechnicien spécialiste en informatique, en science des données, en statistique et intelligence artificielle, le nouveau secrétaire exécutif a surtout été l’un des conseillers de Félix Tshisekedi à l’époque où ce dernier présidait l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Mabiku Totokani Thotho évoluait alors au sein de la cellule économie, finances et audit du cabinet de Tshisekedi.

Méfiance amplifiée

Voyant dans cette nomination un nouveau coup porté à l’équité du scrutin prévu à la fin de l’année 2023, l’opposition n’a pas tardé à réagir. Le camp de Martin Fayulu a notamment accusé le pouvoir de vouloir « confisquer le processus électoral et saper davantage sa crédibilité déjà entamée ».

Sans surprise, le discours du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila puise dans le même registre. Cette nomination « vient amplifier la méfiance [à l’égard des] prochaines élections », a réagi Patrick Nkanga, membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, de l’ancien président), qui a ajouté : « Doit-on même penser participer aux élections de 2023 dans cette configuration ? Cela ne semble plus nécessaire. »

Déjà opposée à la nomination de Denis Kadima à la présidence de la Ceni, l’Église catholique, qui réclamait ce poste pour qu’un contrôle « neutre » du processus électoral de 2023 soit assuré, ne s’est pas encore exprimée.

« Compétences avérées »

Du côté de la présidence comme au sein de la Ceni, on tient à mettre en avant les compétences techniques du successeur de Ronsard Malonda. « Il possède une grande maîtrise des systèmes informatiques et des bases de données, a expliqué la commission dans un communiqué. Il a travaillé comme cadre et expert-consultant dans plusieurs entreprises multinationales œuvrant dans le secteur des finances, de la recherche et de la préparation électorale. »

COMME TOUJOURS, L’UDPS NOUS A ROULÉS

La Ceni insiste sur le fait que Mabiku Totokani Thotho est « réputé intègre, rigoureux et discipliné dans son travail ». « Sa longue expérience et ses compétences sont des atouts majeurs pour aider la Ceni à garantir et assurer harmonieusement ses missions d’offrir à la RDC des élections véritablement libres, indépendantes et transparentes », ajoute le texte.

S’il suscite la colère de l’opposition, ce choix pourrait également ne pas faire l’unanimité dans les rangs de la coalition présidentielle. Contacté par Jeune Afrique, un haut cadre du Mouvement de libération du Congo (MLC) répond que le poste aurait dû revenir au parti de Jean-Pierre Bemba. « C’est une promesse qui nous avait été faite dans le cadre des négociations [menées] au sein de l’Union sacrée, assure notre interlocuteur sous le couvert de l’anonymat. Mais, comme toujours, l’UDPS nous a roulés. »

Avec Jeune Afrique Stanis Bujakera Tshiamala et Romain Gras

Congo: Nominations à la CID

décembre 30, 2021

Par décret n° 2021-573 du 29 décembre 2021, le président de la République a nommé des administrateurs délégués de la Centrale d’intelligence et de la documentation.

Il s’agit de :

Délégation départementale de Brazzaville : colonel de police Ondaye Félix Fulbert

Délégation départementale du Kouilou : colonel de police Atipo Etou Elie

Délégation départementale du Niari : colonel de police Ngakosso Jean Claude

Délégation départementale de la Bouenza : colonel de police Ibata Henri Francis

Délégation de la Lékoumou : colonel de police Abeka Doumas Rock Pépin

Délégation départementale du Pool : colonel de police Awandza Hamed Olivier

Délégation départementale des Plateaux : lieutenant-colonel de police Makamba Guy François

Délégation départementale de la Cuvette : lieutenant-colonel Assangotoua Alfred

Délégation départementale de la Cuvette Ouest : lieutenant-colonel Madounga Mouanda Abdon Germain

Délégation de la Sangha : colonel de police Ndinga Cyrille

Délégation de la Likouala : colonel de police Nzengué Georges

Par décret n° 2021-572 du 29 décembre 2021, le président de la République a nommé les administrateurs principaux à la Centrale d’intelligence et de la documentation

Il s’agit de: 

Département de la documentation et de la sécurité intérieure :  lieutenant-colonel de police Ewango Zingoma Wilfrid

Département de la documentation et de la sécurité extérieure : capitaine de vaisseau Ndombi Grégoire

Département des migrations et du contrôle des étrangers : colonel de police Tondo Louis Marie

Département administration, finances et logistique : colonel de police Kouanga Charles

Département technique : lieutenant-colonel Kouala Belespoir Christian Ange

Avec Les Dépêches de Brazzaville

Burkina Faso : le scientifique Lassina Zerbo nommé Premier ministre

décembre 11, 2021
Lassina Zerbo (ici en 2015) a été nommé Premier ministre du Burkina Faso le 10 décembre 2021. © Creative Commons / Wikimedia / Simonis

Ce géophysicien de 58 ans, évoluant à la lisière entre la science et la diplomatie, a été nommé vendredi 10 décembre en remplacement de Christophe Dabiré. Peu connu du grand public, il a de nombreux réseaux politiques.

Quelques minutes après l’allocution du président Roch Marc Christian Kaboré à la télévision publique appelant à célébrer le 61è anniversaire du pays dans la sobriété, le nom du nouveau Premier ministre a été dévoilé, vendredi 10 décembre. Au lendemain de la démission de Christophe Marie Dabiré, c’est Lassina Zerbo qui a été nommé. Un choix surprise : celui d’un fonctionnaire international de 58 ans, spécialisé en sciences mais ni en économie ni dans les questions militaires.

Ce diplômé de géophysique à l’université de Paris XI en France travaillait jusqu’ici à la Commission Préparatoire du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), un poste à la lisière entre sciences et diplomatie. Basé à Vienne, il résidait d’ailleurs depuis plusieurs semaines à Ouagadougou pour y organiser une vaste conférence internationale, finalement reportée sine die.

Bons réseaux politiques

Peu connu par grand public, il l’est en revanche du milieu politique, au sein duquel il n’hésitait pas à dévoiler ses ambitions. Soutenu par Djibrill Bassolé, ministre des affaires étrangères sous Blaise Compaoré, le nouveau Premier ministre possède de bons réseaux qui transcendent les clivages politiques, selon un observateur avisé. Il était reçu par le président burkinabè à chacun de ses séjours à Ouagadougou.

« Nous souhaitions que le Premier ministre ne soit pas un membre de la diaspora, mais il a été difficile de trouver la personnalité adéquate. Il nous fallait un Premier ministre avec de l’envergure pour gérer les égos. Donc le chef de l’État a tranché en faveur de Lassina Zerbo », glisse sous couvert de l’anonymat un cadre du parti présidentiel.

Crise politique et sécuritaire

La tâche du nouveau locataire de la Primature s’annonce ardue. Outre la composition de son équipe, il va devoir faire face à une crise sécuritaire, politique et sociale. Après l’attaque d’Inata lors de laquelle 53 gendarmes ont été tués, dimanche 14 novembre, des manifestations d’ampleur ont eu lieu contre le pouvoir, accusé d’être impuissant face aux terroristes. Des protestations qui ont sans doute précipité la démission de Christophe Dabiré.

Confronté depuis cinq ans à la violence des groupes terroristes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique et à l’État islamique, le Burkina Faso connaît une grave dégradation de sa situation sécuritaire. Alors que le Nord et l’Est du pays étaient déjà fragilisés, un nouveau front s’est ouvert au Sud-ouest, dans la région frontalière de la Côte d’Ivoire. 

Depuis 2015, les exactions causées par les groupes jihadistes ont fait plus de 2 000 morts (dont 400 soldats) et contraint plus d’1,4 million de personnes à fuir de chez elles. « Nos concitoyens se posent des questions. Nous devons les rassurer et leur montrer que nous sommes capables de défendre notre pays », a déclaré le président Kaboré le 10 décembre.

Enfin, le gouvernement Zerbo devra également relancer l’économie. À commencer par convaincre la communauté des investisseurs d’aider au financement du méga-plan de développement 2021-2025.

Ce nouveau référentiel de développement doit être financé à 63 % via la mobilisation de ressources propres, les 37 % restants devant venir de financements extérieurs et/ou innovants. Un quart de ces financements extérieurs (environ 2,1 milliards d’euros) ont déjà fait l’objet d’accords avec les partenaires du développement. Il reste encore 6,4 milliards d’euros à trouver.

Avec Jeune Afrique par Nadoun Coulibaly – à Ouagadougou

Congo-Brazzaville : Nouvel évêque à Ouesso

décembre 8, 2021

Le Saint Père a nommé évêque de Ouesso, au Congo-Brazzaville, le Père Gélase Armel Kema

Le Saint Père a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Ouesso, en République du Congo, présentée par Mgr Yves-Marie Monot, C,S,Sp.

Pour le succéder, le Pape François a nommé évêque de Ouesso le Père Gélase Armel Kema, qui était jusqu’ici Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires en République du Congo.

Mgr Gélase Armel Kema est né le 26 octobre 1972 à Ouesso. Après ses études au Petit Séminaire de Makoua, il poursuivi ses études de Philosophie et de Théologie à l’Institut Théologique de Montréal, au Canada.

Il a été ordonné prêtre le 29 août 1999 pour le compte du diocèse de Ouesso.

Après son ordination presbytérale, il a été vicaire paroissial (1999-2000) et curé de la Paroisse Saint Joseph de Mokéko (2000-2002) ; Recteur du Séminaire Propédeutique de Ouesso (2002-2003) ; Vicaire Général de son diocèse (2002-2003) ; Curé de la Paroisse du Sacré Cœur de Jésus à Sembé (2003-2007). Il a ensuite fait la licence et le doctorat en Droit Canonique à l’Université Pontificale Urbanienne, à Rome (2007-2010). De 2010 à 2013, il a exercé le ministère pastoral à Collesalvetti, dans le diocèse de Livorno, en Italie. Depuis 2014, il est Professeur de Droit Canonique au Grand Séminaire de Théologie Cardinal Emile Byayenda, à Brazzaville ; et depuis 2018, Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires en République du Congo.

Situé au nord-ouest de la République du Congo, le diocèse de Ouesso a été érigé en 1983 par le Pape Jean-Paul II.

Avec Vatican News

Agence française de développement : Christian Yoka à la direction du département Afrique

décembre 4, 2021

Passée sous silence, la nomination du Congolais Christian Yoka au poste de directeur du département Afrique de l’Agence française de développement ( AFD) a été annoncée le 6 juillet dernier par Rémy Rioux, directeur général du groupe AFD.

Christian Yoka

Christian Yoka / AFD

En remplacement de Rima Le Coguic, nommée directrice exécutive adjointe d’Expertise France chargé des opérations de la future filière d’expertise technique du groupe AFD, Christian Yoka, vingt ans après avoir intégré cette agence et ancien directeur régional pour l’Afrique de l’est depuis août 2018, dispose d’une longue expérience de terrain sur le continent africain.

Avant d’être à la tête de cette direction régionale comptant une dizaine de pays, il fut directeur régional pour le Cameroun, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale entre 2016 et 2018 et auparavant directeur régional pour l’Éthiopie, le Soudan, le Sud-Soudan, l’Érythrée et la Somalie, de 2013 à 2016. Il fut également directeur de l’AFD en République démocratique du Congo, de 2009 à 2013.

Il a pris les rênes du département Afrique, qui représente à lui seul plus de 40 % des engagements de l’Agence. C’est le premier dirigeant d’origine subsaharienne nommé à ce poste désormais à la tête d’un pôle composé de cinq cents personnes.

À propos du cursus du Congolais, notons qu’il est juriste de formation, diplômé d’un DESS en droit et fiscalité de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne et d’un master en droit bancaire et financier de l’Université de Boston. 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Canada: Trudeau dévoile son gouvernement, un militant écologiste nommé à l’Environnement avant la COP26

octobre 26, 2021
Trudeau devoile son gouvernement, un militant ecologiste nomme a l'Environnement avant la COP26
Trudeau dévoile son gouvernement, un militant écologiste nommé à l’Environnement avant la COP26© AFP/Lars Hagberg

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a dévoilé mardi la composition de son nouveau gouvernement à quelques jours de l’ouverture du sommet de la COP26 sur le climat, a choisi de nommer un militant écologiste à la tête du ministère de l’Environnement.

Cycliste aguerri et ancien responsable de Greenpeace, Steven Guilbeault a dédié une grande partie de sa carrière aux enjeux environnementaux avant d’être élu en 2019 et d’immédiatement se voir nommer ministre du Patrimoine.

Justin Trudeau, réélu le mois dernier pour la troisième fois mais sans parvenir à obtenir de majorité au Parlement canadien, est parfois critiqué pour son bilan environnemental.

Le Canada compte la troisième plus grande réserve de pétrole au monde et l’économie des provinces de l’ouest du pays est largement basée sur les énergies fossiles.

Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, fixés en avril par M. Trudeau entre 40 % à 45 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2005, restent éloignés des cibles américaines et européennes.

Les détracteurs du Premier ministre lui reprochent en outre la nationalisation d’un oléoduc en 2018, durement dénoncée à l’époque par… Steven Guilbeault.

« Figure de proue »

Cofondateur d’Equiterre, la plus grande organisation environnementale du Québec, ce dernier a été directeur régional et responsable de campagne chez Greenpeace ainsi que conseiller stratégique au sein d’un fonds canadien dédié au développement des technologies propres.

Le site du Premier ministre le décrit comme « une figure de proue » de la lutte contre la crise climatique.

« Son engagement en matière d’environnement a commencé dès l’âge de 5 ans alors qu’il a grimpé dans un arbre pour le protéger des promoteurs immobiliers qui s’apprêtaient à (le) raser », selon sa biographie officielle, qui précise que le nouveau ministre de l’Environnement a aussi « escaladé la Tour CN à Toronto pour que le Canada ratifie le protocole de Kyoto ».

« Steven Guilbeault connait le dossier, les acteurs clés et comprend l’importance ultime des enjeux environnementaux », a réagi auprès de l’AFP le responsable de la campagne Energie-Climat chez Greenpeace, Patrick Bonin.

Nouveaux visages

Avec ce militant écologiste, Justin Trudeau a composé un nouveau cabinet comprenant 38 ministres, dont autant de femmes que d’hommes, et plusieurs nouveaux visages.

Parmi les autres nominations marquantes, le Premier ministre libéral — réélu le 20 septembre 2021 à la tête d’un gouvernement minoritaire — a promu Mélanie Joly au poste de ministre des Affaires étrangères en remplacement de l’astronaute Marc Garneau, qui quitte le cabinet. Elle était auparavant à la tête du ministère du Développement économique et des Langues officielles.

L’ancienne ministre de l’Approvisionnement Anita Anand, notamment en charge de la livraison de vaccins contre le Covid-19 au Canada, devient pour sa part ministre de la Défense nationale. Elle est la deuxième femme à occuper ce poste, au moment où des hauts gradés font l’objet d’accusations d’agressions sexuelles.

« Cette équipe diversifiée continuera de trouver des solutions concrètes aux défis auxquels les Canadiens font face, et de mettre en oeuvre un programme progressiste, tout en terminant la lutte contre la COVID-19 », a affirmé le cabinet du Premier ministre dans un communiqué.

Fin septembre, le Premier ministre avait déjà confirmé la nomination de Chrystia Freeland comme ministre des Finances et vice-Première ministre du Canada, un rôle qu’elle occupait avant les dernières élections.

Plus tôt ce mois-ci, Justin Trudeau a fait savoir que les priorités de son gouvernement seraient la lutte contre le Covid-19, contre le réchauffement climatique, de faire avancer la réconciliation avec les autochtones et d’aller vers un réseau national des garderies.

Par Le Point avec AFP

RDC-Processus électoral : Félix Tshisekedi investit les nouveaux animateurs de la Céni

octobre 23, 2021

Par une ordonnance présidentielle lue le 22 octobre sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, a investi les douze membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Le bureau de la Céni est présidé par Denis Kadima, expert électoral désigné par six des huit confessions religieuses. Il remplace à ce poste Corneille Naanga. Il sera assisté par Ilanga Lembo Bienvenu en qualité de premier vice-président tandis que le poste de rapporteur sera assumé par Patricia Nseya Mulela avec pour adjoint Paul Muhindo Mulemberi. Le poste de questeur adjoint a été confié à Sylvie Biremana. L’on attend à ce que les trois postes réservés aux délégués de l’opposition soient rapidement comblés pour que le bureau de la Céni affiche complet.   

Bien avant la publication de l’ordonnance susdite, le président de la République a, au cours d’un court message radiotélévisé diffusé dans la soirée, fait part à l’opinion  nationale de sa décision de signer l’ordonnance désignant les membres du nouveau bureau de la Céni dont les candidatures ont été récemment entérinées par l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat les a exhortés vivement à « œuvrer pour la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes dans les délais constitutionnels ».

Ceci n’est, en somme, que la conséquence de la régularité observée, cette année, dans le processus de désignation des membres de la Centrale électorale. Nonobstant le manque de consensus, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo s’est néanmoins réjoui qu’une majorité claire se soit finalement dégagée au profit d’un candidat à la présidence de l’institution électorale, conformément aux prescrits de la Charte régissant la plate-forme des confessions religieuses. « Non seulement que l’entérinement des membres du bureau de la Céni a été régulièrement inscrit à l’ordre du jour de la plénière de l’Assemblée nationale, mais aussi, douze procès-verbaux sur les quinze attendus ont bien été reçus, examinés, entérinés par la chambre basse », a-t-il fait remarquer, agréant ainsi les conditions de validité de la plénière ayant consacré l’entérinement des nouveaux animateurs de la Céni.

A contrario, le processus de désignation du candidat président de la Céni, en 2020, était entaché de nombreuses irrégularités, a fait savoir le garant de la nation qui a aussitôt égrené les raisons pour lesquelles il s’était opposé, à l’époque, à son investiture. Il s’agissait, entre autres, de la non inscription à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale de l’entérinement des membres de la Céni et la transmission à son autorité d’un seul procès-verbal de désignation de son président sans sous-bassement alors que le bureau de cette institution citoyenne devait compter treize membres.

Outre le fait que le président et le vice-président de la plateforme des confessions religieuses n’aient pas sanctionné ledit procès-verbal de désignation par leurs signatures respectives, deux des représentants de cette structure, supposés avoir soutenu le candidat président désigné en 2021, ont été désavoués par leur hiérarchie. Ce qui, dans l’entendement du chef de l’Etat, aura véritablement biaisé le processus de désignation des animateurs de la Céni.          

En apportant son quitus au processus de désignation des membres de la Céni enclenché cette année, le président Félix Tshisekedi a formulé le vœu de voir les trois délégués de l’opposition, dont les postes sont restés vacants, être bientôt désignés pour rejoindre la nouvelle équipe. Il a assuré que ces derniers ont toute leur place dans le processus électoral qui concerne tous les Congolais et Congolaises. Il a, par ailleurs, invité les organisations nationales ainsi que la communauté internationale, à travers leurs missions d’observation, à les accompagner afin de garantir la tenue des élections crédibles en 2023.

Enfin, un responsable du suivi du bon déroulement du processus électoral auprès du chef de l’Etat sera incessamment désigné, a révélé le premier des Congolais, avant d’appeler à la mobilisation tous azimuts de la population en vue d’assurer la pleine réussite des échéances électorales de 2023.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Tchad : Mahamat Idriss Déby nomme un Parlement de transition

septembre 25, 2021
Mahamat Idriss Déby, à N’Djamena, le 11 juin 2021.

Le chef de la junte militaire, Mahamat Idriss Déby, a « désigné » vendredi 24 septembre par décret 93 membres d’un Parlement temporaire.

« Les personnalités dont les noms suivent sont désignées membres du Conseil national de transition » (CNT), lit-on dans un décret signé par le général Mahamat Idriss Déby. Suivent 93 noms, selon des quotas fixés d’avance : notamment au moins 30% de députés de l’Assemblée nationale sortante, dissoute lors de la prise du pouvoir de la junte, 30% de femmes et 30% de jeunes.

Quand Mahamat Idriss Déby, 37 ans, s’est proclamé chef de l’État à la tête d’un Conseil Militaire de Transition (CMT) le 20 avril dernier, il avait promis des « élections libres et transparentes » avant 18 mois et de nommer rapidement ce CNT, mais ce Parlement de transition s’est longtemps fait attendre.

Dans l’attente d’élections

Des membres de l’ancienne opposition au défunt président Déby Itno en font partie mais aucun de la plateforme Wakit Tamma, des partis et organisations de la société civile qui dénoncent le coup de force de Mahamat Idriss Déby. Le CNT « va faire office d’Assemblée nationale de transition » dans l’attente d’élections, précise un dossier distribué à la presse vendredi.

Le CMT, dirigé par Mahamat Idriss Déby et composée de quatorze autres généraux, détient l’essentiel du pouvoir exécutif mais a nommé, le 11 mai, sous d’intenses pressions internationales, un gouvernement confié à un Premier ministre civil, Albert Pahimi Padacké, le dernier à occuper cette fonction sous feu Idriss Déby Itno, tué en avril en menant une offensive contre une colonne de rebelles dans le Nord.

Par Jeune Afrique avec AFP

Madagascar-Nomination des ministres : ces casseroles qu’ils traînent

septembre 13, 2021

Certes personne n’est saint mais quand on aspire à être ministre il faut, à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que des réseaux sociaux, s’assurer que l’on ne traîne pas des casseroles qui vont desservir. Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit déjà s’attendre à ce que l’on scrute sa vie privée car si déjà sa vie privée est loin d’être exemplaire on en déduit automatiquement ce que cette personne en fera des deniers publics, si sa vie privée est chaotique, au moindre faux pas les collaborateurs insisteront sur les fautes professionnelles. Comment les gens peuvent-ils savoir par exemple la vie privée d’une ministre, ses relations avec son conjoint et son passé sulfureux avec un personnage public devenu mari d’un autre personnage public ? Comment les gens peuvent-ils savoir le passé estudiantin d’un célèbre mari de ministre viré de l’université et d’un institut de formation de professionnel? Madagascar n’est pas si grand que cela et à ce niveau de responsabilité,  à ce niveau de vouloir avoir le pouvoir, les langues se délient et le passé ou le présent ressurgit, les archives vidéos ou sonores sortent.

Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit savoir qu’avant de prétendre à cela il doit être ” clean”. Qu’il ne soit pas un mauvais contribuable qui ne paie pas ses impôts ou fait de fausses déclarations d’impôts,  qu’il n’ait pas escroqué des gens, qu’il n’ait pas été coupable de délit ou de crime.  En effet ce régime quand il procède à l’enquête de moralité se contente de vérifier l’état civil d’une personne ou ses accointances religieuses, il n’y a aucune vérification sérieuse des obligations fiscales de la personne,  aucune vérification sérieuse de l’authenticité des diplômes de la personne,  aucune vérification de la compétence et de l’intégrité de la personne.  On  nomme quelqu’un et on découvre sur les réseaux sociaux les relations adultérines de la personne,  les faux diplômes de la personne,  les fausses déclarations d’impôts de la personne.  Entre l’incompétence des autorités de nomination ou des personnes qui ont proposé les noms et la malhonnêteté de la personne nommée à penser pouvoir cacher ses ” casseroles”, c’est après coup que la vérité éclate.

Quelqu’un qui veut être ministre ou veut occuper de hautes fonctions, essentiellement pour satisfaire son  ego ou pour les avantages matériels, sait qu’il n’est pas celui qui décide des nominations et que celui qui nomme fait comme bon lui semble quitte à se tromper souvent, quitte à faire des erreurs monumentales. Certaines personnes ont du mal à se remettre des abrogations se croyant irremplaçable or dans les hautes sphères de l’Etat personne n’est irremplaçable, c’est la chute qui est difficile pour ceux qui ont pris goût et ils sont nombreux ainsi à se croire tout permis pour une once de pouvoir et à tomber bien bas dès les premiers changements. Ces personnes doivent s’attendre à ce que leurs failles dans leur vie privée deviennent publiques même si elles essaient de se montrer exemplaire,  bon père de famille, chrétien…il en est ainsi par exemple d’un actuel ministre dont on en reparlera.

Dans tous les cas, vouloir occuper un poste important,  accepter la proposition ou même vouloir être nommé exige de prendre le risque aussi que des dossiers sortent…aussi si on n’est pas clean sur le plan vie privée et vie publique il vaut mieux ne pas viser la lune car c’est encore pire que de voir sa vie et ses vices étalés sur la place publique.

Avec La Gazette de la Grande Ile