Posts Tagged ‘Nomination’

En pleine mobilisation, la Russie remplace son général chargé de la logistique

septembre 24, 2022
Colonel général Mikhaïl Mizintsev.

La nomination du colonel général Mikhaïl Mizintsev aux commandes de la logistique a lieu au moment où l’offensive en Ukraine montre des difficultés en matière d’organisation. Photo: AP/Alexander Zemlianichenko

La Russie a annoncé samedi le remplacement de son plus haut gradé chargé de la logistique, à l’aube d’une vaste campagne de mobilisation et alors que l’offensive en Ukraine montre des difficultés en matière d’organisation.

Le général d’armée Dmitri Boulgakov a été relevé de ses fonctions de vice-ministre de la Défense de la Fédération de Russie en raison de son transfert vers un autre poste, a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué, sans donner de précisions.

Il a été remplacé par le colonel général Mikhaïl Mizintsev, qui dirigeait jusque-là le Centre de contrôle de la défense nationale, et sera désormais le vice-ministre de la Défense responsable du ravitaillement matériel et technique des forces armées, selon la même source.

Âgé de 60 ans, Mikhaïl Mizintsev a occupé de nombreux postes à responsabilité au sein de l’état-major au cours de sa longue carrière militaire.

Il est visé par des sanctions occidentales pour son rôle dans le siège de Marioupol, une ville portuaire du sud-est de l’Ukraine conquise en mai par les forces russes au prix d’importantes destructions.

Ce changement au sein de l’état-major intervient alors que le président Vladimir Poutine a annoncé cette semaine la mobilisation de centaines de milliers de Russes pour donner un nouvel élan à son offensive en Ukraine.

Cette mobilisation représente un important défi organisationnel, nécessitant de convoquer des réservistes aux quatre coins d’un territoire immense, les équiper, les acheminer vers des centres d’entraînement, puis au front.

Or l’intervention militaire en Ukraine a mis en lumière d’importantes difficultés en matière de logistique, les analystes mettant en avant ces carences comme l’une des raisons expliquant les difficultés rencontrées par les troupes russes dès le début de l’offensive.

Peines plus lourdes pour refus de combattre

Le président russe, Vladimir Poutine, a signé samedi des amendements prévoyant jusqu’à 10 ans de prison pour les militaires qui se rendent ou refusent de combattre en période de mobilisation, comme c’est le cas actuellement.

Ces amendements au Code pénal, qui avaient été votés par le Parlement cette semaine, ont été publiés sur le portail juridique du gouvernement et sont donc entrés en vigueur.

Ils prévoient notamment des peines allant jusqu’à 10 ans de prison pour les soldats qui désertent, se rendent sans autorisation à l’ennemi, refusent de combattre ou désobéissent aux ordres en période de mobilisation.

Des policiers russes détiennent une manifestante en Russie.

Des policiers russes détiennent une manifestante pendant un rassemblement à Moscou contre la mobilisation des réservistes ordonnée par le président, Vladimir Poutine. Photo : Reuters/ Reuters Photographer

Les actes de pillage sont également passibles de peines allant jusqu’à 15 ans de prison.

Ces changements législatifs interviennent alors que la Russie a décrété cette semaine une mobilisation partielle des réservistes pour combattre en Ukraine, où les forces de Moscou ont essuyé des revers ces dernières semaines.

Cet ordre de mobilisation, qui concerne selon les autorités 300 000 personnes, a suscité l’inquiétude de nombreux Russes, certains choisissant de quitter le pays.

Des soldats russes.

Des membres d’une unité des forces spéciales de l’armée russe. Photo: AP

Faciliter l’accès à la nationalité russe

Au moment où Moscou cherche par tous les moyens à recruter plus d’hommes pour aller au front en Ukraine, M. Poutine a également signé samedi une loi qui facilite l’accès à la nationalité russe pour les étrangers s’engageant dans l’armée.

Selon cette loi, elle aussi publiée sur le portail juridique du gouvernement, les étrangers qui rejoignent l’armée pour une durée d’au moins un an pourront demander la nationalité, sans avoir à justifier des cinq ans de résidence sur le territoire russe normalement requis.

Cette mesure semble s’adresser en premier lieu aux immigrés issus des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, qui occupent dans les grandes agglomérations, comme Moscou, les métiers les plus pénibles.

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a d’ailleurs annoncé mardi l’ouverture prochaine d’un bureau de recrutement au sein même du tentaculaire centre administratif de Sakharovo, lieu de passage obligatoire pour les migrants.

Avant même la signature de la loi par M. Poutine, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan avaient appelé cette semaine leurs ressortissants à ne prendre part à aucun conflit.

Radio-Canada par Agence France-Presse

Le pape François prépare sa succession et crée 20 cardinaux

août 27, 2022

Parmi eux, 16 « électeurs ». Une nomination particulièrement surveillée par les observateurs, à l’affût d’indications sur le futur souverain pontife.

Le pape François prépare sa succession. Il crée ce samedi 20 nouveaux cardinaux proches de sa ligne, des hommes de terrain, de différents continents et sensibles aux « périphéries ». Ce consistoire, le huitième du pontificat de François depuis son élection en 2013, intervient sur fond de spéculations sur l’état de santé du pape de 85 ans, contraint depuis plusieurs mois de se déplacer en fauteuil roulant en raison de douleurs au genou et qui a laissé « ouverte » la possibilité de renoncer un jour à son ministère.

À 16 heures (14 heures GMT) samedi, sous les dorures de la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape créera 20 nouveaux cardinaux, parmi lesquels 16 « électeurs » – ceux qui sont âgés de moins de 80 ans – pourront participer au futur conclave.

La nomination de ces hauts prélats chargés d’assister le pape est scrutée par les observateurs qui y voient une indication sur la possible ligne du futur chef spirituel du 1,3 milliard de catholiques. Sensible aux communautés minoritaires, à la fibre sociale et à l’évangélisation, le jésuite argentin s’est affranchi du choix traditionnel d’archevêques de grandes villes, préférant des profils moins attendus.

Giorgio Marengo, cardinal le plus jeune au monde

À l’issue de ce consistoire, le premier depuis novembre 2020, le pape François aura ainsi choisi 83 cardinaux sur le total actuel de 132 électeurs, soit près des deux tiers, la proportion nécessaire pour élire un nouveau pape, même si ce choix est toujours imprévisible.

Avec 40 % des électeurs, l’Europe reste ainsi le continent le plus représenté, devant l’Amérique du Sud et l’Asie (16 % chacune), l’Afrique (13 %) et l’Amérique du Nord (12 %).

Parmi les personnalités notables figure l’Américain Robert McElroy, évêque de San Diego en Californie, considéré comme progressiste pour ses positions sur les catholiques homosexuels, notamment.

À noter également, le choix inattendu du missionnaire italien Giorgio Marengo, préfet apostolique d’Oulan-Bator (Mongolie), qui deviendra à 48 ans le plus jeune cardinal du monde. « Avec simplicité et humilité, je me mets à l’écoute de personnes beaucoup plus expérimentées que moi », a-t-il déclaré samedi à la presse, confiant avoir été « surpris » et « honoré » par sa nomination. « C’est un signe d’attention pour ces réalités qui sont généralement considérées comme minoritaires (…) on sait à quel point la marginalité est importante dans le cœur du Saint-Père », a-t-il ajouté en référence à son pays de mission.

Gérald Darmanin pour représenter la France

Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille particulièrement engagé dans le dialogue interreligieux, devient quant à lui le sixième Français du collège cardinalice.

Autres hommes de terrain à endosser la robe pourpre, le Nigérian Peter Okpaleke, le Brésilien Leonardo Ulrich Steiner ou encore Virgilio Do Carmo Da Silva, archevêque de Dili (Timor oriental). Trois futurs cardinaux occupent déjà des postes à responsabilité dans la Curie, le « gouvernement » du Vatican : le Britannique Arthur Roche, le Sud-Coréen Lazzaro You Heung-sik et l’Espagnol Fernando Vérgez Alzaga.

Comme de coutume, tous s’agenouilleront devant le pape pour recevoir leur barrette (coiffe carrée) rouge et leur anneau cardinalice. La cérémonie, où la France sera représentée par son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sera suivie de la traditionnelle « visite de courtoisie » au Vatican, qui permet au public de saluer les nouveaux « princes de l’Église ».

Dans la foulée, lundi et mardi, se tiendra une réunion avec 197 cardinaux et responsables religieux du monde entier, que le pape a tenu à réunir pour évoquer la nouvelle « Constitution » du Vatican, entrée en vigueur en juin, et l’avenir de l’Église. Une réunion qui, indirectement, permettra de préparer le prochain conclave.

Ce sera l’occasion « d’apprendre à mieux se connaître, car nous venons des quatre coins du monde », ainsi que d’évoquer la « réorientation de la Curie », a confié Mgr McElroy.

Par Le Point avec AFP

ONU : la Libye s’oppose à la nomination d’Abdoulaye Bathily

août 17, 2022

Le gouvernement libyen s’est opposé à la nomination de l’ancien ministre sénégalais Abdoulaye Bathily au poste d’envoyé spécial de l’ONU.

Abdoulaye Bathily, le 16 décembre 2014 à Paris. © Bruno Levy/JA

Abdoulaye Bathily ne devrait donc pas devenir le premier Africain à occuper le poste très sensible de représentant spécial de l’ONU en Libye. Candidat d’António Guterres, comme Jeune Afrique l’annonçait ce dimanche 14 août, l’ex-ministre sénégalais n’a finalement pas été nommé. La session du Conseil de sécurité des Nations unies qui s’est tenue sur cette question, lundi 15 août à New York, a donné lieu à un véritable tir de barrage de la part du gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli.

Les autorités libyennes ont fait part de leurs « réserves » et de leurs « objections ». Tout en affirmant souhaiter qu’un Africain soit désigné, elles ont affirmé, en substance, que le diplomate sénégalais manquait d’expérience. « Nous pensons que nous méritons un représentant qui soit mieux sélectionné », a notamment déclaré Taher El Sonni, le représentant libyen.

Mission impossible ?

Le revers est sérieux pour le secrétaire général de l’ONU. « Il existe un processus par lequel les personnes sont nommées à la tête des missions de maintien de la paix ou des missions politiques qui sont mandatées par le Conseil de sécurité », a précisé son porte-parole, Stéphane Dujarric. « Nous trouverons un candidat qui soit acceptable pour toutes les parties », a-t-il encore ajouté.

L’exercice semble pour le moins compliqué. Depuis la crise qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, pas moins de sept représentants spéciaux se sont succédé. Le dernier à occuper ce poste a été le Slovaque Jan Kubis, qui a démissionné en novembre dernier. L’Américaine Stephanie Williams assure depuis l’interim, en tant que « conseillère spéciale » du secrétaire général des Nations unies.

Le choix d’un candidat qui recueille l’adhésion de l’ensemble des parties semble relever de la mission impossible. Il faut en effet qu’il convienne aux différents acteurs libyens, mais aussi à l’Union européenne, aux États-Unis, à l’Algérie, à l’Égypte et aux monarchies du Golfe…

Par Jeune Afrique

Canada-Québec: Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay quitte la Mauricie

juin 24, 2022
Dans une basilique, un jeune évêque assiste à la cérémonie. Une foule se trouve derrière lui.

Monseigneur Pierre-Olivier est nommé évêque du Diocèse de Hearst-Moosonee dans le nord de l’Ontario Photo: Radio-Canada/Renaud de Repentigny

Il vient d’être nommé évêque du Diocèse de Hearst-Moosonee dans le nord de l’Ontario. C’est le Pape François qui en a fait l’annonce, jeudi matin.

Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay a été pendant plusieurs années évêque auxiliaire du Diocèse de Trois-Rivières, assurant jusqu’en 2020 les fonctions de recteur du Sanctuaire. Il a été titulaire du poste d’administrateur du diocèse pendant un certain temps jusqu’à la nomination de Monseigneur Martin Laliberté comme évêque de Trois-Rivières.

Monseigneur Tremblay dit avoir beaucoup appris ces quatre dernières années, même si la pandémie a rendu ce moment plus pénible. Il exprime sa reconnaissance à l’endroit de Monseigneur Martin Laliberté ainsi qu’à Monseigneur Luc Bouchard qu’il a succédé à l’administration du diocèse de Trois-Rivières.

Dans une une lettre, il salue les frères et sœurs trifluviens, les invitant à demeurer dans la confiance et l’espérance.

Un homme dévoué

Le diocèse de Trois-Rivières présente le nouvel évêque comme un homme passionné et dévoué au service de l’Église et de la communauté en Mauricie.

Il souligne des qualités exceptionnelles de l’homme d’Église, dont son amour des gens et son désir d’une Église actuelle, qui constituent des faits marquants de son passage dans la région.

Le diocèse a tenu à souhaiter à Monseigneur Pierre-Olivier une suite favorable de mission dans son nouveau Diocèse.

Avec Radio-Canada par Anne Merline Eugène

Canada-Québec: Simon Jolin-Barrette pilotera le nouveau ministère de la Langue française

juin 1, 2022
Simon Jolin-Barrette, debout, à l'Assemblée nationale.

Le ministre de la Langue française, Simon Jolin-Barrette. Photo : La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Déjà ministre de la Justice et ministre responsable de la Laïcité et de la réforme parlementaire, Simon Jolin-Barrette accède au nouveau poste de ministre de la Langue française.

Dans un communiqué publié mercredi, le cabinet du premier ministre François Legault explique qu’à la suite de l’adoption de la réforme de la loi 101 – qui prévoit la création du premier ministère de la Langue française au Québec – c’est à Simon Jolin-Barrette qu’il a choisi de confier ce nouveau portefeuille.

Il s’agit d’une formalité dans la mesure où M. Jolin-Barrette assurait déjà, en plus de ses autres tâches, la responsabilité du dossier de la langue au sein du cabinet.

En plus de superviser la mise sur pied de son nouveau ministère qui nécessitera l’embauche d’une centaine de fonctionnaires à l’Office de la langue française (OQLF), Simon Jolin-Barrette aura également pour mission de doter le gouvernement d’une politique linguistique et d’un Commissaire à la langue française.

Avec Simon Jolin-Barrette comme ministre de la Langue française, j’ai confiance que notre gouvernement continuera de poser les gestes qui s’imposent pour protéger notre langue et renverser la tendance lourde des dernières années qui a mené malheureusement au déclin du français au Québec, explique François Legault dans la missive de son cabinet.

Quant à Simon Jolin-Barrette, qui cumule déjà les fonctions de ministre de la Justice, de ministre responsable de la Laïcité et de la Réforme parlementaire, de ministre responsable de la Montérégie en plus d’agir à titre de leader parlementaire du gouvernement en Chambre, il a remercié le premier ministre pour sa confiance.

La protection et la valorisation de la langue française sont des responsabilités historiques du gouvernement du Québec, explique-t-il.

« L’adoption de la loi 96 représente le premier pas d’une relance linguistique nécessaire. L’avenir du Québec s’écrira en français. »— Une citation de  Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Langue française

Tout juste assermenté, M. Jolin-Barrette a rebondi sur les déclarations de son chef lors du congrès de la CAQ du week-end dernier en expliquant qu’il faut faire en sorte que les immigrants qui s’installent au Québec adoptent le français comme langue de travail. Que le français devienne la langue de la réussite à défaut de quoi le français est condamné à disparaître.

Vous avez pu constater la perte du français en Louisiane. Vous avez pu le constater sur la côte est américaine. Il y a eu 500 000 Québécois qui y sont allés dans l’histoire; ils ont perdu également la maîtrise de la langue française. Comme seul État-nation en Amérique du Nord de langue française, il faut avoir les outils et les balises pour éviter qu’une telle situation se produise, a-t-il déclaré à la suite de son assermentation.

Il y a urgence d’agir, martèle François Legault

Questionné par les journalistes en mêlée de presse mercredi, François Legault a réitéré qu’en dépit de toutes les mesures d’intégration en place, on constate actuellement un déclin du français au Québec.

Critiqué pour avoir comparé la situation du français au Québec à celle de la Louisiane lors du congrès de son parti, le premier ministre a expliqué que les statistiques ne mentent pas et qu’elles indiquent bel et bien un recul de l’usage du français à la maison et comme langue au travail.

Si rien n’est fait dès maintenant, a soutenu le premier ministre, le français est appelé à disparaître au Québec à commencer par l’île de Montréal où la proportion de travailleurs qui utilisent le français comme principale langue de travail est passée de 59,5 % à 56,8 %.

Ça devient une question de temps, a-t-il prévenu.

« C’est ma responsabilité, comme seul premier ministre en Amérique du Nord qui représente une majorité de francophones, de prendre des mesures pour stopper ce déclin. »— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Souvent raillé par ses adversaires qui lui reprochent de ne faire confiance qu’à une poignée de super-ministres pour gouverner, François Legault fait de nouveau appel à Simon Jolin-Barrette qui cumule sans sourciller les dossiers les plus épineux depuis son arrivée au cabinet, il y a quatre ans.

C’est notamment lui qui a hérité de la réforme de la Charte de la langue française, de la loi sur la laïcité de l’État, sans oublier la réforme du droit de la famille, de la loi visant à améliorer l’accès à la justice ou encore de la création de tribunaux spécialisés en matière de violence sexuelle et conjugale, pour ne nommer que ceux-là.

Rappelons que c’est aussi à lui qui a écopé de la réforme de l’Immigration et des 18 000 dossiers d’immigration non traités qui s’empilaient sur les bureaux de son ministère.

Avec Radio-Canada par Stéphane Bordeleau

Médias: Patrick Bofunda Ilingo, nouveau directeur Afrique de TV5 Monde

mai 21, 2022

La chaîne de télévision française a annoncé, le 19 mai, la nomination de Patrick Bofunda Ilingo au poste de directeur Afrique au sein de la direction de la ​​​distribution, du  marketing et de la ​commercialisation.

Patrick Bofunda

La nomination qui vient d’être faite, explique TV5 Monde, parachève l’organisation de son département marketing à la suite du départ à la retraite de Jean-Luc Cronel et à la nomination de Denise Époté au poste de directrice distribution, marketing et commercialisation en janvier 2022.

Titulaire d’une licence en administration publique et d’un master en droit, Patrick Bofunda Ilingo a débuté sa carrière en 2011 en tant que secrétaire particulier de Christian Atoki Ileka, ambassadeur de la République démocratique du Congo en France. En 2018, il a été nommé assistant politique et diplomatique de l’ambassadeur. En parallèle, en 2018, il fonde, à Kinshasa, l’agence 2i Conseil, spécialisée dans la stratégie d’influence en marketing et en communication publique.

Il poursuit sa carrière en 2020 en tant que manager des affaires publiques, de la communication externe et du marketing chez PPC Barnet à Kinshasa. En 2021, Patrick Bofunda Ilingo est nommé expert et membre du groupe de travail sur le développement du G20 pour le compte de la présidence congolaise. Il intègre TV5 Monde en mai 2022 en tant que directeur Afrique.  

Première chaîne généraliste mondiale en langue française, TV5 Monde est le deuxième réseau international de télévision diffusé auprès de 370 millions de foyers dans près de deux cents pays et territoires. L’ensemble de ses programmes, explique-t-on, rassemble une audience cumulée hebdomadaire de soixante millions de téléspectateurs uniques et trente millions en audience numérique mensuelle. Dans le cadre des vingt-cinq ans de la chaîne Afrique en 2017, elle a lancé une offre numérique gratuite, 100% Afrique et 100% mobile et enregistre déjà plus de cinq cent mille téléchargements depuis décembre de la même année.

Avec Adiac-Congo

France : la Franco-Libanaise Rima Abdul-Malak nommée ministre de la Culture

mai 20, 2022

Passée par la mairie de Paris et l’ambassade de France aux États-Unis, la nouvelle ministre connaît bien le Moyen-Orient pour y être née et y avoir travaillé.

Rima Abdul-Malak lorsqu’elle était administratrice de Clowns sans frontières. © Frédéric Dugit/Le Parisien/MaxPPP

Elle est l’une des surprises du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne. Peu connue du grand public, la Franco-Libanaise Rima Abdul-Malak a été nommée ministre de la Culture ce 20 mai. Née en 1979 au Liban, elle prend la succession de Roselyne Bachelot.

Elle quitte le Liban pour la ville de Lyon en pleine guerre civile, à l’âge de 10 ans. Elle intègre le Lycée international de la ville, puis rejoint Sciences-Po, toujours à Lyon. Elle obtient également un DESS en développement et coopération internationale à l’université Panthéon-Sorbonne, en 2000.

Après ses études, elle s’implique dans l’humanitaire, d’abord au sein du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) en Israël et dans les Territoires occupés, avant de prendre la tête de l’ONG Clowns sans frontières en 2001.

Premiers pas en politique

C’est en 2008 qu’elle pose un premier pied dans le monde politique, en rejoignant la Mairie de Paris. Elle y grimpe les échelons, de conseillère spectacle vivant à conseillère culture du maire d’alors, Bertrand Delanoë, en passant par la direction du cabinet de Christophe Girard, adjoint à la culture de l’édile.

Durant ces années, elle a notamment travaillé à l’ouverture ou à la reconversion de lieux culturels emblématiques de la capitale française, comme Le Centquatre, la Gaîté lyrique ou encore le Louxor.

En 2014, elle devient attachée culturelle de l’ambassade de France à Washington, une affectation réputée « politique » dans le milieu diplomatique.

Elle rejoint l’équipe d’Emmanuel Macron en décembre 2019 et remplace Claudia Ferrazzi au poste de conseillère culture et communication de l’Élysée.

Par Jeune Afrique

France : pourquoi Le Drian et Parly ont été remplacés

mai 20, 2022

Catherine Colonna, ancienne ministre déléguée aux Affaires européennes de Jacques Chirac, et Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer du dernier gouvernement, ont été respectivement nommés ministre des Affaires étrangères et ministre des Armées dans le nouveau gouvernement français.

Catherine Colonna quitte le palais de l’Élysée, le 29 août 2017. © REUTERS/Philippe Wojazer.

C’étaient deux ministères particulièrement scrutés par l’Afrique. Après plusieurs jours d’attente, la composition du nouveau gouvernement, dirigé par Elisabeth Borne, a été dévoilé ce 20 mai à Paris par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée et fidèle bras droit du président Emmanuel Macron. Avec du changement à la tête des Affaires étrangères et des Armées.

Habitué des palais africains

Au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian cède sa place à Catherine Colonna. Une page se tourne donc pour le Breton de 74 ans, figure bien connue sur le continent, habitué des palais présidentiels, et à tu et à toi avec nombre de chefs d’État francophones… D’abord ministre de la Défense de François Hollande de 2012 à 2017, période durant laquelle il a géré l’opération Serval au Mali, il avait ensuite été choisi par Emmanuel Macron pour diriger la diplomatie française. Ce poids lourd de l’ancien gouvernement aurait émis le souhait de rester en poste, mais Emmanuel Macron, après avoir un temps hésité, aura finalement décidé de le remplacer par Catherine Colonna.

Actuelle ambassadrice de France à Londres, cette diplomate de carrière s’est fait connaître comme porte-parole de la présidence sous Jacques Chirac, entre 1995 et 2004. À ce poste, elle avait notamment accompagné l’ancien chef de l’État dans la plupart de ses déplacements sur le continent. Entre 2005 et 2007, elle est promue ministre déléguée aux Affaires européennes, puis enchaine plusieurs postes de représentante permanente (à l’Unesco et à l’OCDE) et d’ambassadrice (en Italie et au Royaume-Uni).

Si elle aura pour dossier prioritaire la guerre en Ukraine, la nouvelle ministre ne manquera pas non plus de travail sur le continent. En particulier en Afrique de l’Ouest, où les vives tensions avec le Mali, les transitions en Guinée et au Burkina Faso, la poussée russe et la montée du sentiment anti-français sont autant de sujets de préoccupation pour Paris.

Contexte instable

Des changements sont aussi annoncés à l’hôtel de Brienne. Florence Parly, en poste depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, n’a pas été reconduite comme ministre des Armées. Nommée pour succéder à Le Drian, elle avait progressivement réussi à s’y faire une place, gardant la confiance du chef de l’État durant tout le premier mandat de celui-ci. Elle a notamment eu à gérer la réadaptation du dispositif militaire français au Sahel et la fin de l’opération Barkhane. Son successeur, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer depuis 2020, héritera de ce dossier sensible, dans un contexte sahélien instable, où l’armée française est de plus en plus critiquée.

Pour travailler sur ces dossiers complexes, les deux nouveaux ministres seront épaulés par la cellule Afrique de l’Élysée. Franck Paris, l’actuel conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, et Marie Audouard, son adjointe, ont tous deux été prolongés jusqu’au 15 juillet.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

France : Pap Ndiaye, la surprise d’Emmanuel Macron à l’Éducation

mai 20, 2022

Ce spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités succède à Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère de l’Éducation nationale, a annoncé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée.

Pap Ndiaye devant le palais de la Porte Dorée, à Paris, en mars 2021 © DMITRY KOSTYUKOV/The New York Times-REDUX-REA

C’est la grosse surprise de ce nouveau gouvernement, dont la composition a finalement été annoncée ce vendredi 20 mai et dont les têtes d’affiche demeurent globalement inchangées : l’historien Pap Ndiaye, 56 ans, succède à Jean-Michel Blanquer à la tête de l’Éducation nationale, l’un des ministères les plus difficiles à gérer. Il se voit également confier le portefeuille de la Jeunesse.

Black studies

Né de père sénégalais et de mère française, Pap Ndiaye est titulaire d’un doctorat obtenu à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et a été maître de conférences, puis professeur à Sciences Po. Il est avant tout un spécialiste reconnu de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités, qu’il a régulièrement chroniquée dans Jeune Afrique. Il a également été l’un des premiers chercheurs français à s’intéresser aux black studiesLa Condition noire : essai sur une minorité française, publiée en 2009 aux éditions Gallimard, en est l’un des ouvrages fondateurs en France.

Personnalité engagée à gauche, il assumait par exemple avoir appelé à voter pour François Hollande en 2012. Il revendique aussi un engagement antiraciste. Il s’était notamment montré critique à l’égard de la suppression en 2018 du mot « race » de la Constitution française, redoutant que cela n’affaiblisse ce combat. « Même s’il est évident que la “race” n’existe pas d’un point de vue biologique, force est de constater qu’elle n’a pas disparu dans les mentalités : elle a survécu en tant que catégorie imaginaire historiquement construite, avec de puissants effets sociaux », s’était-il justifié dans une interview au quotidien Le Monde.

Frère de la romancière, lauréate du prix Goncourt en 2009 pour Trois femmes puissantes, Marie NDiaye, il avait été nommé directeur général du palais de la Porte-Dorée, à Paris en mars 2021, et avait pris la tête du Musée de l’histoire de l’immigration, devenant ainsi la première personne ayant des origines africaines à diriger un grand musée national français.

Le voici donc propulsé à la tête du ministère de l’Éducation nationale, un défi de taille tant la crise du Covid-19 et la réforme du baccalauréat ont alimenté le mécontentement des élèves, des enseignants et des syndicats.

Avec Jeune Afrique

AFRIQUE/CONGO – Nomination de l’évêque de Dolisie

mai 11, 2022

Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Saint-Père François a nommé Évêque du diocèse de Dolisie (République du Congo) le Père Toussaint Ngoma Foumanet, C.S.Sp., jusqu’à présent Supérieur provincial de la Congrégation du Saint-Esprit au Congo et Coordinateur de l’Union des Circonscriptions spiritainnes d’Afrique Centrale (UCSAC).

Son Excellence Mgr Toussaint Ngoma Foumanet, C.S.Sp, est né le 1er novembre 1975 à Sibiti, alors diocèse de Nkayi. En 1988, il rejoint la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritani). De 1999 à 2002, il a étudié la philosophie à Libreville, au Gabon, de 2002 à 2003 il a fait son noviciat à Mbalmayo, au Cameroun, et de 2004 à 2008 il a étudié la théologie à Saint Cyprien à Douala. Il a prononcé ses vœux perpétuels le 14 septembre 2007 à Ngoya, au Cameroun, et a été ordonné prêtre le 26 juillet 2008 à Pointe-Noire, au Congo Brazzaville.

Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Conseiller du Supérieur régional, vicaire paroissial (2008-2009) et curé (2009-2011) du Saint-Esprit à Pissa, diocèse de Mbaïki, République centrafricaine ; doyen de Mbaïki et études de droit à l’Université de Bangui (2009-2011) ; curé de Notre-Dame d’Afrique, dans l’Archidiocèse métropolitain de Bangui, République centrafricaine ; premier assistant provincial et responsable des frères (2011-2016) ; doyen de Notre-Dame d’Afrique (2013-2016). De 2016 à aujourd’hui, il a été provincial de la Congrégation du Saint-Esprit (spiritains) au Congo et coordinateur de l’Union des circoncisions spiritainnes d’Afrique centrale (UCSAC).

Il a également été : président de la Conférence des Supérieurs d’Afrique et de Madagascar (2017-2019) ; curé de Saint Kisito Makélékélé (2018-2019), vicaire de la paroisse Saint Grégoire de Massengo (2019-2020) et vicaire de la paroisse Notre-Dame des Victoires de Ouenzé à Brazzaville (2020-2021).

Avec (SL) (Agence Fides 11/5/2022)