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Canada-Langues officielles : les nominations unilingues font exploser le nombre de plaintes

juin 7, 2022
M. Théberge s'adresse aux médias, assis à une table, devant des drapeaux canadiens.

Le commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge (archives) Photo : Radio-Canada/Angie Bonenfant

Dans son rapport annuel rendu public mardi matin, le commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge, constate « un véritable raz de marée » de plaintes en 2021-2022.

Au total, le Commissariat a reçu 5409 plaintes, cette année, du jamais vu depuis sa création. À titre de comparaison, on en comptait 1870, l’année dernière, et 415, en 2012-2013, soit environ treize fois moins.

La majorité de ces plaintes proviennent du Québec, soit 3047, et de la partie ontarienne de la région de la capitale nationale, avec 1778 plaintes.

Deux affaires sont principalement à l’origine de ce déferlement : la nomination de Mary May Simon au poste de gouverneure générale alors qu’elle ne parle pas le français et le discours en anglais du président-directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), en novembre dernier.

Au total, ces deux causes ont généré 4026 plaintes.

« En 2021-2022, deux événements ont montré à quel point la nomination de personnes unilingues à des postes de haute responsabilité peut causer du tort à l’avancement des langues officielles au Canada. »— Une citation de  Extrait du rapport annuel du commissaire aux langues officielles du Canada

Mais 11 autres plaintes se sont ajoutées, toujours en lien avec des nominations ou des appels à candidatures où le bilinguisme n’était pas considéré comme une obligation, comme pour un poste de directeur général à Parcs Canada, pour celui de lieutenante-gouverneure au Nouveau-Brunswick ou encore à la direction du Musée canadien de l’histoire, nomination pour laquelle le gouvernement fédéral de Justin Trudeau a finalement reculé.

Les nominations de ce genre créent d’abord un fort sentiment d’injustice chez de nombreux francophones, car elles renforcent l’impression que des deux langues officielles du Canada, l’une est assurément plus importante que l’autre. Ces nominations peuvent aussi laisser croire, comme l’illustre la désignation de la nouvelle gouverneure générale, que les exigences en matière de français constituent un obstacle à la valorisation de la diversité et à une véritable réconciliation avec les peuples autochtones, écrit M. Théberge, qui déplore que de telles nominations suggèrent aussi que la maîtrise du français n’est pas considérée comme une compétence essentielle.

Selon lui, les concepts de dualité linguistique et d’inclusion ne devraient jamais être abordés comme s’ils s’opposaient l’un à l’autre, même implicitement. Il en veut pour preuve la nomination récente à la Cour suprême du Canada de Mahmud Jamal.

Un impact pour le public et les fonctionnaires

Des exigences linguistiques inadéquates nuisent à la capacité des fonctionnaires de travailler dans la langue officielle de leur choix et menacent également celle de la population à recevoir des services en français, illustre le commissaire.

M. Théberge rappelle pourtant le fort appui des Canadiens à la dualité linguistique, selon un sondage du Commissariat, qui devrait inciter le gouvernement à en faire une vraie priorité.

Le leadership en matière de langues officielles doit se manifester à tous les échelons, mais surtout à celui de la haute gestion, soutient le commissaire, qui répète aussi son appui au bilinguisme des juges, estimant injustifiées les préoccupations relatives à la rareté relative des juristes bilingues dans le pays et aux exigences de bilinguisme affectant la diversité.

Deux recommandations au gouvernement

À l’issue de son rapport, M. Théberge formule deux recommandations.

Il suggère notamment qu’un des comités parlementaires des langues officielles étudie les obligations linguistiques dans la dotation des postes de la haute gestion dans la fonction publique fédérale, de même que les nominations du gouverneur en conseil afin de déterminer si la connaissance des deux langues officielles doit être un critère d’embauche pour ce type de postes.Un panneau devant un édifice du gouvernement du Canada.

Le siège du Commissariat aux langues officielles, à Gatineau Photo: Radio-Canada/Hugo Belanger

Il demande aussi à la ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor de s’assurer que les institutions fédérales sont bien informées de leurs obligations à la lumière du jugement de la Cour d’appel fédérale qui a blâmé Ottawa pour des manquements en Colombie-Britannique, en janvier 2022.

Bilan de mi-mandat

Ce rapport annuel est le cinquième signé par M. Théberge. Nommé en 2017, il a désormais dépassé la moitié de son mandat de sept ans. Avec un peu de recul, il se targue de certaines victoires.

Depuis 2018, nos efforts ont porté fruit à différents égards, estime-t-il, donnant comme exemple le fait d’avoir influencé le projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles, déposé en mars 2022.

Mais la forte augmentation du nombre de plaintes constitue un défi que le commissaire se donne jusqu’à 2025 pour relever en améliorant son programme de traitement des plaintes.

Il espère que l’accroissement de ses pouvoirs, comme prévu dans le projet de modernisation de la Loi, l’aidera à améliorer la situation, surtout avec certaines institutions plus récalcitrantes, citant le cas souvent évoqué d’Air Canada.

Le pouvoir principal dont je dispose demeure celui de faire des recommandations qu’une institution fédérale est ensuite libre de suivre ou de rejeter, dans une relative impunité, souligne-t-il, jugeant donc ce pouvoir insuffisant.

Avec Radio-Canada par Benjamin Vachet

France-Nouveau gouvernement: la surprise Pap Ndiaye et un jeu de chaises musicales

mai 20, 2022
Nouveau gouvernement: la surprise Pap Ndiaye et un jeu de chaises musicales
Nouveau gouvernement: la surprise Pap Ndiaye et un jeu de chaises musicales© AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

L’historien Pap Ndiaye à l’Education et un vaste jeu de chaises musicales: un mois après la réélection d’Emmanuel Macron, et à trois semaines des législatives, la France s’est dotée vendredi d’un nouveau gouvernement qui oscille entre renouvellement et recyclage.

Comprenant 14 hommes et 14 femmes, « c’est un gouvernement paritaire, équilibré entre certains qui étaient déjà ministres ces dernières années et puis des nouvelles figures » avec « des personnalités qui viennent de la gauche, du centre de la droite », a assuré la Première ministre Elisabeth Borne sur le plateau du 20 heures de TF1.

Parmi les surprises égrénées sur le perron de l’Elysée par le secrétaire général Alexis Kohler figurent l’attribution du porte-feuille de ministre des Affaires étrangères à la diplomate Catherine Colonna ou encore l’arrivée à la Culture de Rima Abdul Malak, jusque-là conseillère d’Emmanuel Macron.

Mais le centre d’attraction est l’arrivée au ministère de l’Education de Pap Ndiaye, âgé de 56 ans, qui dirigeait jusqu’à présent le Palais de la Porte Dorée, et donc le musée de l’Histoire de l’immigration. Cet intellectuel reconnu, spécialiste d’histoire sociale des Etats-Unis et des minorités, aura la charge de succéder à Jean-Michel Blanquer à la tête d’un ministère à vif, traversé par des tensions sociales.

L’extrême droite a immédiatement concentré ses critiques sur ce choix. « La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’Education nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir », a dénoncé Marine Le Pen.

Eric Zemmour a assuré que « c’est toute l’histoire de France qui va être revisitée à l’aune de l’indigénisme, de l’idéologie woke et de l’islamogauchisme ». Elisabeth Borne a dénoncé des critiques « parfaitement caricaturales ».

Mme Colonna, elle, est déjà rompue aux rouages de l’Etat, ayant été ministre des Affaires européennes de 2005 à 2007 et porte-parole de l’Elysée sous Jacques Chirac. La nouvelle cheffe de la diplomatie française, qui prend ses fonctions en pleine guerre en Ukraine, était ambassadrice au Royaume-Uni depuis septembre 2019.

Le Maire N.2

A l’image de la nomination lundi à Matignon d’Elisabeth Borne, ancienne ministre du Travail, le premier gouvernement du deuxième quinquennat Macron est aussi marqué par la reconduction de plusieurs figures de l’acte I.

Certains conservent leurs portefeuilles: c’est le cas des poids-lourds Bruno Le Maire (Economie, finances et souveraineté industrielle et numérique), qui obtient le statut de N.2 du gouvernement, Gérald Darmanin (Intérieur) et surtout Eric Dupond-Moretti (Justice), malgré des relations conflictuelles avec les syndicats de magistrats. Clément Beaune reste pour sa part le M. Europe de l’exécutif, et Franck Riester au Commerce extérieur.

L’essentiel du mouvement s’apparente à un jeu de chaises musicales, ce qui fait dire à l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon que « sous les apparences ternes et grises, sans audace, on y retrouve les principales figures de la maltraitance sociale et de l’irresponsabilité écologique du précédent gouvernement ».

« Un gouvernement de droite qui se moque complètement de l’écologie et du social », a abondé Julien Bayou, secrétaire national d’EELV.

C’est ainsi qu’Amélie de Montchalin (ex-Fonction publique) devient ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires et qu’Agnès Pannier-Runacher (ex-Industrie) obtient le porte-feuille de ministre de la Transition énergétique. Les deux femmes formeront avec Elisabeth Borne, directement chargée de la planification écologique et énergétique, le triumvirat « écolo » du gouvernement.

« Une organisation inédite dans ce domaine », a souligné Mme Borne, qui plaide pour « décliner » la transition écologique « dans toutes les politiques publiques ».

Sébastien Lecornu (ex-Outre-mer) décroche pour sa part les Armées en remplacement de Florence Parly. Marc Fesneau (ex-Relations avec le Parlement) ira à l’Agriculture, son prédécesseur Julien Denormandie ayant indiqué vouloir désormais se consacrer à sa famille.

Brigitte Bourguigon (ex-Autonomie) prend du galon en allant à la Santé, tandis que le ministère du Travail échoit à Olivier Dussopt (ex-Budget), avec la réforme des retraites en toile de fond.

Figure de la gestion de la crise Covid, Olivier Véran prend en charge les Relations avec le Parlement, tandis que Gabriel Attal est envoyé aux Comptes publics. Olivia Grégoire lui succède au porte-parolat.

Parmi les entrants politiques, l’arrivée de Damien Abad traduit la poursuite de la fracturation de la droite par Emmanuel Macron. Ancien patron des députés LR, qui a claqué cette semaine la porte de son parti, obtient un ministère des Solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.

Proche d’Edouard Philippe, le maire d’Angers Christophe Béchu est nommé ministre délégué en charge des collectivités territoriales.

Ministres en réserve

Et quelques marcheurs historiques sont récompensés, au premier rang desquels le patron du parti Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la fonction publiques, la présidente de la Commission des Lois de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, promue aux Outre-mers, ou encore Amélie Oudéa-Castera, ancienne DG de la Fédération de tennis (FFT), qui accède aux Sports.

La présidente de l’Université Paris-Saclay Sylvie Retailleau prend la tête de l’Enseignement supérieur et la Recherche, et la magistrate Isabelle Rome sera chargée de l’égalité femmes-hommes.

Ce nouveau gouvernement, qui doit se réunir en Conseil des ministres lundi, mènera la bataille des législatives des 12 et 19 juin, qui pourrait donner lieu à une autre vague de nominations.

Il devra aussi rapidement monter au front sur le sujet du pouvoir d’achat, dans un contexte inflationniste. « On a bien entendu le message des inquiétudes des Français », a assuré Mme Borne, rappelant que le premier projet de loi de son mandat comprendra un paquet de mesures sur la question.

Mais les ministres devront aussi se faire discrets sur leurs champs, la période de réserve débutant… lundi.

Par Le Point avec AFP

[Tribune] L’Amérique est de retour en Afrique

février 28, 2021
Joe Biden à Washington, le 25 février 2021

Désignations de personnalités noires aux postes-clés, discours conciliants, « diplomatie normale »… L’administration Biden veut renouer avec l’Afrique, ignorée par Trump.

Ce n’est sans doute pas une tâche herculéenne : compte tenu de l’indifférence méprisante dont faisait preuve Donald Trump à l’égard du continent — où il ne s’est jamais rendu —, la nouvelle administration dispose d’un a priori favorable en Afrique, d’autant qu’elle a déjà marqué un changement net d’intentions et d’ambitions.

Dans un discours destiné aux délégués du 34e sommet de l’Union africaine et diffusé le 7 février, Joe Biden a indiqué la ligne générale de sa politique étrangère : « L’Amérique est de retour. La diplomatie est de nouveau au centre de notre politique étrangère. [Nous allons nous employer] à renouveler notre rôle dans les institutions internationales et à retrouver notre crédibilité et notre autorité morale. »

« Soutien et respect mutuel »

Il a ensuite centré ses propos sur l’Afrique, en affirmant que les États-Unis se tenaient à ses côtés, « partenaires en solidarité, soutien et respect mutuel. Nous croyons en les nations africaines ». Il a poursuivi en parlant d’une « vision commune pour un avenir meilleur », et en évoquant des sujets ayant trait à l’économie, la sécurité et les droits humains pour les « femmes et les filles, les personnes LGBTQI, les personnes en situation de handicap, les personnes de toute origine ethnique, religion ou culture.

Le président américain a également mentionné des urgences du moment : la pandémie et le réchauffement climatique, avec la perspective de financements adéquats pour des usines à vaccins et le Green Climate Fund. Il a enfin annoncé que les restrictions de visas pour les réfugiés édictées par Trump allaient être abrogées, et que l’égalité raciale et la lutte contre le suprémacisme blanc étaient des priorités de son administration. À l’évidence, Biden visait à insister sur la rupture franche avec l’administration Trump et, par contrecoup, à souligner les continuités avec Barack Obama, dont il était le vice-président.

Des Africains-Américains promus

Pour en savoir un peu plus, il faut nous tourner vers un ensemble de nominations tout à fait significatives auxquelles le nouveau président a procédé. Plusieurs Africains-Américains ont été promus. Enoh Ebong est ainsi devenue directrice par intérim de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA). Cette femme d’origine nigériane a une solide expérience au sein de ladite agence, où elle a travaillé de 2004 à 2019.

Mahmoud Bah, d’origine guinéenne, est également distingué : il devient le responsable par intérim du Millennium Challenge Corporation (MCC). Le MCC, créé par le Congrès des États-Unis en 2004, est un programme de développement dont la vocation est de verser des subventions à des pays qui ont démontré leur engagement dans la promotion des bonnes pratiques de gestion et la réforme économique. Mahmoud Bah a lui aussi une solide expérience d’une dizaine d’années au sein de l’organisme à la tête duquel il a été nommé, y compris en tant que responsable du MCC en Côte d’Ivoire pendant trois ans.

LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN ACTUEL EST DE LOIN LE PLUS DIVERS DE L’HISTOIRE DU PAYS. LA MOITIÉ DE SES MEMBRES NE SONT PAS BLANCS

À ces nominations s’en ajoutent d’autres, du côté africain-américain, et au plus haut niveau. Elles marquent aussi une rupture symbolique et pratique avec l’ère Trump. Même si la vice-présidente n’est pas africaine-américaine (ses parents étaient d’origines caribéenne et indienne), Kamala Harris s’affirme comme une femme noire, en laquelle beaucoup de femmes et d’hommes noirs se reconnaissent. Le nouveau ministre de la Défense, le général quatre étoiles Lloyd Austin, est également entré en fonctions, une première pour un homme noir.

Marcia Fudge, représentante de l’Ohio au Congrès, est désormais ministre de l’Habitat et du Développement urbain, tandis que Susan Rice, ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU, devient directrice du Conseil de politique intérieure (Domestic Policy Council). De son côté, Linda Thomas-Greenfield, une diplomate chevronnée qui fut notamment chargée des affaires africaines entre 2013 et 2017, avant d’être démise de ses fonctions par Trump, représente désormais son pays à l’ONU.

Si l’on ajoute à ces personnalités celles issues du monde hispanique, et même amérindien, le gouvernement américain actuel est de loin le plus divers de l’histoire du pays (la moitié de ses membres ne sont pas blancs). Voilà qui est significatif, et qui a été salué par les associations antiracistes du pays : la représentation, l’incarnation d’un poste, cela compte en politique !

Environnement et santé

Reste, bien entendu, à mesurer les effets de ces nominations sur les politiques mises en œuvre. Du côté de l’Afrique, la tendance générale est celle d’un retour à une diplomatie normale, marquée par des relations respectueuses entre les États-Unis et le continent.

L’inflexion principale par rapport à l’administration Obama semble devoir se situer du côté d’une accentuation de l’investissement environnemental, sur lequel Biden a tant insisté pendant sa campagne, et de la priorité médicale, puisque l’Afrique n’est pas épargnée par le Covid-19, même si la pandémie n’a pas eu des conséquences comparables à celles que l’Europe ou les États-Unis connaissent.

Sur les autres sujets, Washington combinera, de manière finalement assez classique, ses intérêts propres, en particulier économiques, à des préoccupations stratégiques (en laissant le premier rôle militaire à la France dans le Sahel, tout en assurant un soutien logistique) et humanitaires. Mais les historiens savent bien que ce qui semble prévisible sera déjoué par les événements eux-mêmes, et la capacité des responsables africains et américains à y répondre !

Par  Pap Ndiaye

Historien, professeur à Sciences Po Paris, nouveau directeur général du Palais de la Porte Dorée

États-Unis: Une équipe 100% féminine pour la communication de la Maison Blanche

novembre 29, 2020

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche 30 novembre la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l’Histoire du pays. Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d’attachée de presse de la Maison Blanche. Mme Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes supérieurs, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l’administration Obama.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l’accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu’à présent, avant de prêter serment le 20 janvier. «Je suis fier de présenter aujourd’hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes», a indiqué Joe Biden dans un communiqué. «Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays.»

En plus de Jen Psaki, six autres femmes ont été nommées. Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de Joe Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Kate Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu’il était vice-président. Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente. Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe. Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Par Le Figaro avec AFP

Congo/Administration du territoire: nomination des administrateurs-maires d’arrondissement

juillet 9, 2020

 

Par décret n ° 2020-197 du 9 juillet 2020, le président de la République a procédé à la nomination des administrateurs-maires d’arrondissement des communes de Brazzaville, de Dolisie, de Mossendjo, de Nkayi, de Ouesso et de Pointe-Noire.

Brazzaville

Arrondissement 1 Makelekelé : Edgard Bassoukissa

Arrondissement 2 Bacongo : Simone Loubienga

Arrondissement 3 Poto-Poto: Jacques Elion

Arrondissement 4 Moungali: Bernard Batantou

Arrondissement 5 Ouenzé : Marcel Nganongo

Arrondissement 6 Talangaï : Privat Ndéket

Arrondissement 7 Mfilou : Sylvie Ngakabi

Arrondissement 8 Madibou : Alain Milandou

Arrondissement 9 Djri : Victorine Ida Ngampolo

Dolisie

Arrondissement 1 : Clotaire Welo Louangou

-Arrondissement 2 : Modeste Ibrahim Kikoungat-Ngot

Mossendjo

-Arrondissement 1 : Pierre Makelé

-Arrondissement 2 : Jean Robert Ngouma Mboungou

Nkayi

-Arrondissement 1 : Jean Claude Bamenguina

-Arrondissement 2 : Eugène Nzou

Ouesso

-Arrondissement 1 : Irène Andziou

-Arrondissement 2 : Nicaise Bodzola

Pointe-Noire

-Lumumba : Joachim Ngomakica

-Mvouvou : Mme Mberi née Bigny Lauréate Liliane

-Tsié-Tsié : Romuald Tchikambou

-Loandjili : Zéphirin Nguié

-Mongo Mpoukou : Apolinaire Molebé

-Ngoyo :  Genest Wilfrid Bantou Paka

 

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

RTI/Aka Sayé Lazare efface les traces de Brou Aka Pascal

août 19, 2011

Aka Sayé Lazare voudrait effacer les traces de son prédécesseur Brou Aka Pascal qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

En effet, le tout nouveau directeur général de la RTI a entrepris depuis le mercredi dernier une série de nominations visant à assurer sa mainmise sur l’appareil. Au moins quatre responsables récemment nommés par Brou Aka Pascal viennent d’être démis de leurs fonctions.

Lansiné Fofana, anciennement sous-directeur de l’information a été remplacé par Victorien Angoa. Mathurin Kadjé, qui assumait les charges de directeur technique a été remplacé Habib Ben Amian. Désormais, c’est Justine Djiké qui est le chef des éditions du journal télévisé. Elle remplace Maxime Zobo Toh. Enfin, Didier Bléou qui avait été nommé chef du département promotion à la radio Côte d’Ivoire a été remplacé par Touré Mamadou.

A la maison de la télévision, il se raconte qu’avec ce mouvement, Aka Sayé Lazare place définitivement la RTI sous la tutelle du parti au pouvoir, à savoir le RDR. Après avoir intégré 34 agents de la télé de propagande de M. Ouattara qu’était TCI, il fallait corriger ce qui était considéré par le camp Ouattara comme les erreurs de casting de Brou Aka Pascal. C’est d’ailleurs l’une des raisons de son limogeage retentissant. Il était, en effet, reproché à Brou Aka Pascal d’être retissant à l’intégration des agents de TCI et également d’avoir confié des responsabilités à des agents dont l’attachement au nouveau pouvoir est sujet à caution.

Avec ces nouvelles qui apparaissent plutôt comme le partage du gâteau entre anciens pensionnaires du golf et leurs proches, on peut dire adieu au rêve d’une RTI dépolitisée impartiale et ouverte à tous.

Notre Voie par Augustin Kouyo

Importantes nominations: Francis Wodié, nouveau président du Conseil constitutionnel

juillet 25, 2011

Le Secrétaire général de la présidence de la République, M. Amadou Gon Coulibaly a donné lecture d`importants décrets signés par le chef de l`Etat et portant sur les nominations suivantes:

1/ Conseil Constitutionnel:

– Président: Francis Vangah Romain Wodié

Sont nommés Conseillers au Conseil constitutionnel pour une durée de six ans:

– Francois Guéi

– Hyacinthe Kabogo Sarassoro

– Emmanuel Kouadio Tanoh

Sont nommés Conseillers au Conseil constitutionnel pour une durée de trois ans:

– Mme Hortense Angora Kouassi épouse Sess

– Mme Suzanne Joseph Tohé épouse Ebah

– Boniface Ogou Ouraga

2/ Cour suprême

Sont nommés Vice-présidents:

– Président de la Chambre judiciaire : Mme Chantal Nanaba Camara

– Président de la Chambre administrative : Pierre Claver Kobo

– Président de la Chambre des comptes : Moussa Koné

Médiateur de la République

– Grand médiateur: N`Golo Fatogoma Coulibaly

Par Abidjan.net