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RDC: Eruption du volcan de Nyiragongo : David McLachlan-Karr assure le gouvernement de son soutien

mai 26, 2021

Un numéro vert a été mis en place pour la réunification des personnes séparées lors de leur fuite.

Des laves encore chaudes de la dernière éruption de Nyirangongo/DR

« Depuis le début de l’éruption volcanique de Nyiragongo, le 22 mai à Goma, la communauté humanitaire est à pied d’œuvre pour soutenir le gouvernement congolais à apporter une réponse à cette catastrophe dont l’étendue des conséquences reste encore à déterminer », a affirmé le coordonnateur humanitaire en République démocratique du Congo (RDC), David McLachlan-Karr, dans un communiqué du 25 mai. Et de noter que les acteurs humanitaires présents sur place évaluent l’étendue des besoins causés par l’éruption volcanique et portent assistance aux personnes sinistrées.

Le communiqué du coordonnateur humanitaire en RDC indique également que les besoins répertoriés sont essentiellement en abris, eau-hygiène et assainissement, santé, protection et vivres. Aussi, fait savoir ce document, un numéro vert a-t-il  été mis en place pour la réunification des personnes séparées lors de leur fuite. Il s’agit de +243 970 351 202 et +243 974 551 013.

Ce document note également dans le nombre de priorités, la réparation du tronçon de la route Goma-Ruthsuru, coupé par une coulée de lave, un des axes essentiels à l’acheminement de l’aide humanitaire, ainsi que le rétablissement de l’électricité et des services d’eau. « Je suis attristé par les pertes en vies humaines et les dégâts causés par l’éruption. Je présente mes condoléances à toutes les Congolaises et tous les Congolais qui ont perdu des proches dans cette catastrophe. A ceux qui ont également perdu des biens ou qui se sont retrouvés sans abris, je compatis et leur souhaite de rester forts et résilients. Je réaffirme l’engagement et le soutien de la communauté humanitaire pour venir en aide aux personnes touchées par l’éruption du volcan de Nyiragongo », a indiqué le coordinateur humanitaire dans ce communiqué.

David McLachlan-Karr dit, par ailleurs, remercier le Premier ministre congolais, qui a envoyé huit ministres à Goma pour conduire la réponse humanitaire. Et de rappeler que cette éruption volcanique survient dans un contexte de besoins humanitaires aigus dans la province du Nord-Kivu. « En effet, le Plan de réponse humanitaire pour 2021 atteint à peine les douze pour cent de financement requis. Actuellement, 3,2 millions de personnes sont en situation d’urgence alimentaire dans cette province et 44 pour cent des plus de 5 millions de déplacés du pays se trouvent dans cette partie de la RDC », a souligné le coordonnateur humanitaire.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Est de la RDC : éruption du volcan Nyiragongo, la lave atteint Goma

mai 22, 2021
Est de la RDC : eruption du volcan Nyiragongo, la lave atteint Goma
Est de la RDC : éruption du volcan Nyiragongo, la lave atteint Goma© AFP/Justin KITUMWA

Une coulée de lave a atteint la lisière de la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), après l’éruption soudaine samedi soir du volcan Nyiragongo surplombant la ville, provoquant la fuite en masse et dans la panique des habitants.

« Outre la coulée de lave vers le Nord-Est (Kibumba/Rwanda), une autre coulée descend aussi sur la ville », a constaté dans la nuit un responsable du parc national des Virunga, où est situé le volcan. Cette seconde coulée « a maintenant atteint l’aéroport et, en toute logique, elle va descendre vers le lac » Kivu, selon lui.

L’aéroport est situé en périphérie nord-est de la ville, qui s’étend entre la frontière rwandaise et les rives du lac. L’information n’a pas été confirmée de source officielle, alors que la situation restait confuse en pleine nuit, et que des habitants sur place affirmaient que la coulée s’est arrêtée en lisière de l’aéroport.

La précédente éruption majeure du Nyiragongo remonte au 17 janvier 2002. Elle avait causé la mort de plus de cent personnes, couvrant de lave quasiment toute la partie est de Goma, y compris la moitié de la piste de l’aéroport.

La lave s’était alors lentement écoulée vers la ville, qu’elle avait coupée en deux pour se déverser dans le lac Kivu.

Dans la nuit de samedi à dimanche, d’impressionnantes images diffusées sur les réseaux sociaux, mais non vérifiées de source indépendante, montraient des habitations en feu, lentement avalées puis englouties par la lave rougeoyante en fusion, dans la périphérie nord-est de Goma, notamment dans le quartier de Buhene.

« Cette coulée passe sur le tracé de la coulée de 2002 », a également estimé devant la presse un responsable de l’Observatoire de volcanologie de Goma, Mahinda Kasereka. La poursuite de son avancée dans la ville pourrait dépendre des niveaux de lave et de pression dans le cratère du volcan.

« Le ciel est devenu rouge »

L’éruption a débuté sans prévenir en début de soirée. Des lueurs rougeoyantes ont commencé à s’échapper du cratère et une odeur de soufre s’est répandue dans Goma, située sur le flanc Sud du volcan, sur les rives du lac Kivu.

Cette soudaine activité volcanique a aussitôt provoqué l’inquiétude des populations, familières des colères du volcan, même si aucune coulée de lave n’était immédiatement visible de la ville, ni tremblement de terre ressenti.

« Le ciel est devenu rouge », a raconté à l’AFP une habitante, témoignant « des flammes géantes sortant de la montagne ».

Dans un message aux populations, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le général constant Ndima, a alors « confirmé l’éruption du volcan ». Suivi rapidement par le gouvernement qui, après une réunion de crise à Kinshasa, a ordonné « l’évacuation » de la ville.

Le président congolais Félix Tshisekedi a par ailleurs annoncé avoir « décidé d’interrompre son séjour en Europe pour rentrer dès ce dimanche au pays afin de superviser la coordination des secours aux populations des zones menacées » par l’éruption.

L’électricité a été coupée dans une grande partie de la ville et des milliers d’habitants, souvent en famille, ont pris la direction, dans le désordre et à pied, à moto ou en voiture, de la frontière rwandaise toute proche.

Au fil des heures, et de la confirmation de la gravité de la situation, le flot des gens en fuite n’a cessé de grossir, matelas sur la tête, colis et enfants dans les bras, voitures klaxonnant.

La population prenait la direction du poste-frontière avec le Rwanda, dans la partie sud de la ville, ou la route de l’ouest vers Sake, vers la région congolaise du Masisi. Goma jouxte la frontière et la « grande barrière », le principal poste-frontière entre les deux pays, est situé dans le sud de la ville.

« Il y a beaucoup de monde sur la route, beaucoup de voitures, c’est la fuite », a raconté à l’AFP un habitant ayant embarqué sa famille dans sa voiture pour emprunter cette route du Masisi, vers Sake.

« Ca avance à pas de tortue, sur trois ou quatre voies. Les voitures sont remplies d’effets personnels, des matelas dans les coffres ou sur les toits. », a-t-il témoigné: « Il y a des enfants, des femmes, des vieux qui sont à pied et la pluie s’invite, c’est compliqué ».

Calme côté rwandais

Dans la nuit, des milliers de personnes avaient trouvé refuge au Rwanda, dans la ville frontière de Rubavu (anciennement Gisenyi), a constaté un vidéaste de l’AFP côté rwandais.

Les opérations étaient bien organisées, avec un accueil au stade et dans les écoles. Beaucoup de gens dormaient à même le sol aux abords de la ville. « Les frontières rwandaises sont ouvertes et l’accueil de nos voisins se déroule paisiblement », a commenté sur Twitter l’ambassadeur rwandais en RDC, Vincent Karega.

Capitale régionale du Nord-Kivu, Goma compte près de 600.000 habitants, dans une province troublée où sévissent de nombreux groupes armés.

Lors de l’éruption de 2002, les victimes étaient pour la plupart des malades, des personnes âgées ou impotentes abandonnées à leur sort dans les quartiers nord de la ville. Des pillages avaient également eu lieu.

Goma abrite un important contingent de Casques bleus et de nombreux membres du personnel de la Monusco, la mission onusienne dans le pays. Elle est la base de nombreuses ONG et organisations internationales. Leurs personnels ont pour beaucoup reçu l’ordre de se rassembler dans leurs locaux et les « guest-house », selon une source humanitaire.

Plusieurs avions basés à l’aéroport, appartenant à la Monusco et à des compagnies privées, ont décollé dans la soirée pour évacuer, selon une source aéroportuaire.

Située dans la province du Nord-Kivu, voisine de l’Ouganda, la région de Goma est une zone d’intense activité volcanique, avec six volcans, dont le Nyiragongo et le Nyamuragira qui culminent respectivement à 3.470 et 3.058 mètres.

L’éruption la plus meurtrière du Nyiragongo, en 1977, avait fait plus de 600 morts.

Une des caractéristiques de ces deux volcans sont les « éruptions douces », relativement fréquentes, des flux de lave s’écoulant par les flancs. Ce fut le cas au moment de l’éruption de janvier 2002.

Dans un rapport daté du 10 mai, l’Observatoire volcanologique de Goma appelait à la « vigilance », alors que « l’activité séismo-volcanique au niveau du Nyiragongo » avait « augmenté », méritant « une attention particulière de surveillance ».

Par Le Point avec AFP

Nigeria: 23 personnes décapitées dans le nord-est vendredi, veille des élections

mars 28, 2015

Kano (Nigeria) – Vingt-trois personnes ont été décapitées vendredi soir, quelques heures avant le début des élections présidentielle et parlementaires au Nigeria, lors de l’attaque d’un village du nord-est du pays attribuée à des islamistes de Boko Haram par un député de cette région samedi.

L’attaque, menée par des hommes armés soupçonnés d’être des insurgés, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, dans le village de Buratai, à près de 200 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, a rapporté le député Mohammed Adamu.

Ils ont décapité 23 personnes et incendié des maisons. Près de la moitié du village a été détruit a-t-il déclaré.

Une infirmière de l’hôpital de Biu, la grande bille la plus proche, a dit avoir reçu 32 blessés et elle a également mentionné que de nombreuses personnes avaient été décapitées.

Cette attaque, qui n’avait pas été revendiquée samedi après-midi, est similaire à de nombreux autres raids menés par Boko Haram dans l’Etat de Borno, où des civils ont été massacrés par dizaines à plusieurs reprises.

Le chef de Boko Haram Abubakar Shekau avait juré d’interrompre les élections présidentielle et législatives qui se tiennent ce week-end au Nigeria.

Samedi, sept personnes ont été tuées dans plusieurs autres attaques menées par des hommes armés autour de bureaux de vote dans l’Etat de Gombe, voisin de Borno.

Plusieurs témoins à Gombe ont affirmé que les assaillants cherchaient délibérément à montrer leur opposition au scrutin, des électeurs et un politicien ayant été visés, et du matériel électoral détruit.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2015 18h28)

Nigeria: armée et miliciens ont repris Chibok, la ville des lycéennes enlevées

novembre 16, 2014

Abuja – La ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, tombée aux mains du groupe islamiste Boko Haram plus tôt cette semaine, a été reprise par l’armée et des miliciens locaux, a-t-on appris dimanche auprès de responsables militaires et locaux.

Cette ville de l’Etat de Borno, sous les feux des médias en raison de l’enlèvement mi-avril de 276 adolescentes par Boko Haram, qui avait provoqué une vague d’indignation dans le monde, était tombée aux mains des islamistes jeudi après-midi, au terme de plusieurs heures de combats entre les islamistes et les miliciens locaux.

L’armée a recapturé Chibok à 18h30 hier(samedi) soir, a déclaré à l’AFP le général Olajide Olaleye, porte-parole de l’armée de terre, dans un texto.

Des opérations de nettoyage sont en cours, mais la ville a été sécurisée, a-t-il ajouté.

Pogu Bitrus, le chef des notables de Chibok, a lui aussi annoncé à l’AFP que depuis 17H00 hier (samedi) il n’y a plus aucun combattant de Boko Haram à Chibok.

Selon M. Bitrus, qui est en contact avec les miliciens sur place, la ville a été reprise au terme d’une opération conjointe de la milice locale et de l’armée.

Les miliciens sont entrés dans Chibok et les soldats sont restés à l’extérieur de la ville pour capturer les insurgés qui essayaient de s’enfuir a-t-il précisé.

Malgré leurs faibles moyens logistiques, les Civilian JTF, ces jeunes réunis au sein de milices pour combattre les islamistes, semblent s’être substitués à l’armée dans plusieurs zones du nord-est.

Plusieurs habitants ont affirmé que l’armée avait fui jeudi à l’arrivée des assaillants à Chibok, laissant les miliciens combattre seuls.

Boko Haram, dont l’insurrection a fait plus de 10.000 morts ces cinq dernières années, a pris le contrôle de plus d’une vingtaine de villes et villages dans le nord-est du Nigeria ces derniers mois.

La prise de Chibok est hautement symbolique, les autorités nigérianes ayant été très critiquées, à l’international, pour leur manque de réactivité au moment du rapt des lycéeennes, dont 219 sont toujours aux mains des islamistes plus de six mois plus tard.

Romandie.com avec(©AFP / 16 novembre 2014 11h43)

Enlèvement de trente adolescents dans le nord-est du Nigeria

octobre 26, 2014

Trente adolescents, des garçons et des filles, ont été enlevés par des islamistes présumés dans un village de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, a déclaré dimanche un responsable local.

« Des insurgés (…) ont enlevé des jeunes, garçons et filles, dans notre région. Ils ont pris tous les garçons de treize ans et plus (…) et toutes les filles de onze ans et plus. Selon nos informations, trente jeunes ont été enlevés ces deux derniers jours », a déclaré Alhaji Shettima Maina, le responsable du village de Mafa, à des journalistes.

MM. Maina affirme que 17 personnes ont également péri, ces derniers jours, dans l’attaque du village voisin de Ndongoun, chiffre confirmé par une autre responsable du village.

Il ajoute que Mafa et ses alentours sont la cible d’attaques islamistes quotidiennes, ce qui a poussé de nombreux habitants à fuir en direction de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, à une cinquantaine de kilomètres de là, « de peur d’être tués ou de perdre leurs enfants ».

M. Maina a dit avoir sollicité le gouvernement fédéral nigérian, mais que pour le moment, aucune action n’avait été menée de la part des autorités pour leur venir en aide.

Etat d’urgence
La semaine dernière, environ 60 femmes et jeunes filles ont été enlevées à Wagga et Gwarta, deux villes de l’Etat de Borno proches de Chibok, d’où plus de 200 lycéennes ont été kidnappées en avril dernier par le groupe islamiste armé Boko Haram, que son chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait menacé de marier de force et de traiter en esclaves.

L’armée et la présidence nigérianes ont annoncé à la mi-octobre avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec le groupe islamiste armé Boko Haram. Mais les violences se sont poursuivies sur le terrain.

La vérification des attaques dans le nord-est du Nigeria est extrêmement complexe. En raison de l’état d’urgence instauré dans le nord-est du pays, les liaisons téléphoniques sont difficiles et les déplacements presque impossibles. La police et l’armée nigériane ont quasiment cessé toute communication au sujet de ces violences.

Romandie.com

Mali: les Casques bleus tués sont tchadiens

septembre 2, 2014

Nations unies (Etats-Unis) – Les quatre soldats de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) tués mardi par un engin explosif dans le nord-est du pays sont de nationalité tchadienne, a précisé l’ONU.

Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a aussi indiqué que quinze autres (Casques bleus) avaient été blessés dans cette attaque près de Kidal, dont six grièvement.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné cette attaque et a affirmé, dans un communiqué, que de telles attaques n’affaibliront pas la détermination des Nations unies à soutenir le peuple malien dans sa quête de paix.

L’Etat-major de l’armée malienne basé à Gao, principale ville du Nord du Mali, avait auparavant déclaré qu’un engin explosif avait percuté un véhicule de l’ONU dans le Nord-Est, faisant état de quatre morts et deux blessés seulement et sans donner la nationalité des victimes.

Selon deux habitants de Kidal, chef-lieu de la région où l’incident a eu lieu, un avion de la mission de l’ONU effectuait mardi beaucoup de survols de la zone, après la mort des soldats de l’ONU.

Trois groupes jihadistes, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mujao, ont contrôlé pendant près de dix mois le Nord du Mali, d’où ils ont été en grande partie chassés par une intervention internationale menée par la France en janvier 2013.

Des attaques continuent néanmoins à se produire dans cette région du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2014 22h26)

Nigeria: l’armée rejette la proclamation de califat islamique par Boko Haram

août 24, 2014

Abuja – L’armée nigériane a rejeté dimanche la proclamation d’un califat par le groupe islamiste armé Boko Haram dans une vidéo, affirmant intactes la souveraineté et l’intégrité territoriale du Nigeria.

Cette proclamation est vide de sens. La souveraineté et l’intégrité territoriale de l’État nigérian sont intactes, déclare dans un communiqué le porte-parole des armées Chris Olukolade.

Dans une vidéo obtenue dimanche par l’AFP, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, dit avoir placé sous le règne du califat islamique une ville du Nord-Est du Nigeria, Gwoza, prise par ses combattants.

Ils appellent (ce pays) le Nigeria. Nous sommes dans le califat islamique. Nous n’avons rien à faire avec le Nigeria, déclare aussi Shekau.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2014 20h02)

RDC: un chef rebelle tué dans le Nord-Est pendant une tentative de fuite

avril 14, 2014

Le chef rebelle congolais « Morgan » qui s’était rendu samedi dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo a été tué lundi alors qu’il tentait de s’échapper, a-t-on appris de source militaire.

« Il a voulu s’échapper, il y a eu échange de tirs entre nos élements des FARDC (armée gouvernementale) et sa bande. Morgan a été blessé aux deux jambes et il est décédé des suites de ses blessures », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Jean-Claude Kifwa, porte-parole de l’armée en province Orientale (Nord-Est).

D’après lui, Paul Salada, de son vrai nom, est décédé « dans un hélicoptère de la Monusco », la Mission de l’ONU en RDC, qui devait l’évacuer pour des soins. La Monusco n’a pas pu réagir à l’information dans l’immédiat.

Le porte-parole militaire a expliqué qu’il y avait eu « sept morts côté assaillants, deux blessés FARDC », et que « deux civils » ont été touchés quand « Morgan voulait fuir et tirait dans tous les sens ». En outre, « une trentaine » de miliciens ont été « capturés ».

Il a précisé que les affrontements se sont produits à Molokayi, à une trentaine de kilomètres d’Epulu, un parc classé au patrimoine mondial de l’Unesco et où, en juin 2012, Morgan et ses hommes avaient tué dix gardes du parc et quinze okapis, mélange de zèbre et de girafe que l’on trouve uniquement dans le nord-est congolais.

Morgan s’était rendu dans des circonstances peu claires aux FARDC avec une quarantaine de ses hommes dans le village de Badengaido, dans le district de l’Ituri, en Province-Orientale, limitrophe de l’Ouganda.

Les rebelles avaient pu conserver leurs armes – celles dont ils se sont servis pour attaquer les FARDC.

« Ils avaient des armes. C’était une question de les rassurer parce qu’ils posaient des préalables (. . . ) En fait, c’était un piège, une simulation de sa part », a souligné le porte-parole militaire.

Selon le dernier rapport des experts des Nations unies sur la RDC publié en janvier, Morgan, responsable de nombreuses violations graves des droits de l’homme (viols, enlèvements, esclavage sexuel) s’est spécialisé dernièrement dans « l’attaque de mines d’or » après avoir été longtemps actif dans le braconnage d’éléphants.

Ce bandit de grand chemin qui écume les districts du Haut-Uélé et de l’Ituri, dans l’extrême Nord-Est de la RDC bénéficierait, selon les experts de l’ONU de solides soutiens au sein du haut commandement militaire de la Province-Orientale.

Depuis la victoire des troupes gouvernementales sur la rébellion du M23 en novembre, Kinshasa a appelé toutes les milices présentes en RDC à déposer les armes sous peines d’être désarmées par la force par l’armée avec le soutien de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Jeuneafrique.com

Un séisme de magnitude 7 a frappé le nord-est du Japon

juillet 10, 2011

Un important séisme a touché dimanche 10 juillet le nord-est du Japon qui avait déjà été dévasté par un tremblement de terre et un tsunami, le 11 mars. Selon le Centre américain de veille géologique (USGS), le tremblement de terre survenu à 10 heures locales a atteint sept degrés sur l’échelle de Richter et se situait à une profondeur de 18 km au large des côtes.

Une alerte au tsunami a été lancée aussitôt après le séisme, mais celle-ci a été levée dans les deux heures qui ont suivi. Tout juste une mini-vague de 10 centimètres a-t-elle été enregistrée dans le port d’Ofunato, situé dans la préfecture d’Iwate, et dans le port de Soma, dans la préfecture de Fukushima.

‘Cela a commencé par un petit tremblement latéral, puis cela est devenu de plus en plus fort’, a raconté un responsable d’Iwaki City dans la préfecture de Fukushima. ‘Après avoir vécu le désastre du mois de mars, ce nouveau tremblement de terre me démontre que nous ne pouvons pas baisser la garde face au tsunami’, a-t-il ajouté.

La secousse tellurique n’a provoqué aucun dégât mais par mesure de précaution les employés travaillant à la remise en marche de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima ont été brièvement évacués du site. Tepco, exploitant de la centrale, a précisé que le complexe nucléaire n’a pas subi de dégâts supplémentaires. ‘Nous sommes encore en train de procéder à des vérifications, mais le refroidissement des réacteurs se poursuit’, a précisé une porte-parole.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters