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France/Tempête: un mort dans le sud-est, alerte à la neige et au verglas dans l’est

janvier 13, 2017

Strasbourg – L’Est de la France a été placée vendredi soir en état d’alerte, en prévision de chutes de neige et d’un risque de verglas au lendemain d’une « forte tempête hivernale » qui a fait un mort dans le sud-est et privait toujours d’électricité environ 110.000 foyers en Normandie et en Picardie.

« Le cyprès lui est tombé dessus alors qu’elle s’apprêtait à emmener ses enfants à l’école. Elle est décédée sur le coup », a indiqué la gendarmerie après le décès de cette femme à Saint-Jeannet, commune des Alpes-Maritimes située entre Nice et Vence.

« Elle est décédée sous les yeux de ses enfants. Le mari a essayé d’intervenir tout de suite en découpant l’arbre, mais c’était trop tard », a ajouté la gendarmerie, évoquant un épisode de vent « violent mais assez bref ».

L’alerte pour vents violents lancée par Météo France au sujet de cette « tempête hivernale extrêmement violente », baptisée Egon, concernait surtout le nord du pays, où il n’y a eu qu’une « petite cinquantaine » de blessés légers, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, mais les Alpes-Maritimes avaient été placées en vigilance jaune.

« C’est le même évènement météo, la même perturbation qui a occasionné du vent dans le nord du pays la nuit dernière et dans le sud-est », a précisé à l’AFP Cyrille Honoré, de Météo-France.

Après avoir levé la vigilance orange sur la quasi-totalité du territoire vendredi matin, Météo France l’a rétablie dans dix départements, pour neige-verglas: Ardennes, Côte-d’Or, Doubs, Jura, Haute-Marne, Meuse, Haute-Saône et Territoire-de-Belfort, Ain, Isère.

Dans les zones montagneuses, comme les Vosges, « les quantités de neige observées et attendues peuvent provoquer des coulées de neige ou avalanches sur les pentes raides », a mis en garde Météo France.

En Haute-Corse, une alerte aux vents violents a entraîné vendredi la fermeture temporaire de trois des quatre aéroports corses, ceux d’Ajaccio, Bastia et Calvi.

Les services de secours ont procédé à 4.452 interventions et un Thalys a été bloqué dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la Somme, a indiqué vendredi matin Bruno Le Roux.

Les 180 passagers de ce train venant de Bruxelles sont « arrivés en TGV à Gare du Nord à 09H46 », selon un porte-parole de la SNCF, soit dix heures après l’heure d’arrivée prévue, à cause de deux incidents provoqués par la tempête, a expliqué à l’AFP Bertrand Camus, directeur des services de Thalys.

« Vers 21H00, on a été arrêtés en pleine voie (…) Au début, il y avait l’électricité, puis ça a été coupé. Nous nous sommes retrouvés dans le noir, sans chauffage, mais il ne faisait pas trop froid vu que nous étions nombreux et que les portes sont restées fermées », raconte Eduardo Soteras, photographe collaborateur de l’AFP, présent à bord du train.

Les vents violents ont nécessité l’évacuation de plus d’un millier de personnes, selon Bruno Le Roux.

– Rosace endommagée à Soissons –

Au plus fort de cette tempête, plus de 330.000 foyers ont été privés d’électricité, a indiqué le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis. A 16H00, l’électricité n’était toujours pas rétablie pour 110.000 d’entre eux, les deux zones les plus affectées étant la Normandie (35.000 clients) et la Picardie (30.000 clients).

Chutes d’arbres, ruptures de câbles et toitures envolées ont entraîné plus de 1.000 interventions des pompiers dans l’Aisne, l’Oise, la Somme et les Ardennes, placés en vigilance rouge jeudi. Dans l’Aisne, la rosace de la célèbre cathédrale de Soissons a été largement endommagée par les vents violents.

Le vent a atteint dans la nuit 146 km/h à Dieppe, 138 km/h à Octeville près du Havre ou encore 134 km/h à Méaulte (BIEN Méaulte) dans la Somme et à Cerisy dans la Manche.

Dans le nord du pays, les cours ont été suspendus vendredi dans les écoles, collèges et lycées de l’Aisne et de la Somme où un accueil est toutefois assuré. Les transports scolaires ont été annulés dans les Ardennes, l’Aisne, la Somme et la Meuse, mais ont repris dans le Pas-de-Calais et le Nord dans la matinée.

Par ailleurs, le trafic à l’aéroport de Beauvais-Tillé, suspendu vendredi soir, « a pu reprendre un trafic normal à 08H30 », selon la préfecture de l’Oise, qui précise que « 127 passagers ont passé la nuit dans l’aérogare, pris en charge par le gestionnaire de l’aéroport et la protection civile ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2017 17h16)             

France: Un héritier découvre 100 kg d’or dans sa nouvelle maison

novembre 22, 2016

Un homme qui venait d’hériter d’une maison en Normandie a eu l’heureuse surprise d’y découvrir 100 kilogrammes d’or, a-t-on appris mardi auprès de l’hôtel des ventes de la ville. Ce trésor, d’une valeur d’environ 3,5 millions de francs, était dissimulé un peu partout.

« Il y avait 5000 pièces d’or, deux barres de 12 kg et 37 lingots de 1 kg », a énuméré Nicolas Fierfort, commissaire-priseur de l’hôtel des ventes d’Évreux, confirmant une information de la presse locale.

Le tout « extrêmement bien caché »: « c’était sous des meubles, sous des piles de linge, dans la salle de bains… », a précisé Me Fierfort. Mais aussi dans l’emballage d’une bouteille de whisky ou une boîte en fer-blanc vissée sous un meuble – sa première découverte.

C’est en déménageant la maison que l’héritier a trouvé au fur et à mesure le trésor.

L’or avait été acheté légalement dans les années 1950 et 1960. Tous les certificats d’authenticité ont été retrouvés.

Le magot a été dispersé par la salle des ventes d’Évreux du 30 octobre au 8 novembre, auprès d’acheteurs français et internationaux.

Plus encore que l’héritier, le service des impôts français pourrait bien être le grand gagnant de l’affaire, avec des droits de succession à 45%.

Romandie.com avec(ats / 22.11.2016 16h02)             

France/Normandie: un médecin suspendu après la mort d’un bébé de 5 mois

octobre 12, 2016

Pour le Conseil de l'Ordre des médecins, il y a eu des "manquements graves aux obligations déontologiques" du praticien. Photo d'illustration.

Pour le Conseil de l’Ordre des médecins, il y a eu des « manquements graves aux obligations déontologiques » du praticien. Photo d’illustration.AFP PHOTO / Francois Lo Presti

Le 30 septembre, un médecin de l’Orne a été suspendu après le décès d’un enfant. En cause: un interrogatoire insuffisant de la mère et une prescription approximative. Le praticien va faire appel.

« L’interrogatoire très insuffisant de la mère par le docteur B. n’a pas été à même de porter un diagnostic pertinent de l’urgence. » Le 30 septembre, dans une décision transmise à L’Express, la chambre de discipline du conseil régional des médecins de Basse-Normandie a décidé de suspendre pour un an -dont six mois avec sursis-, un médecin urgentiste de l’Orne, après la mort d’un enfant. Elle fait suite à une plainte de l’ARS de Normandie (Agence régionale de santé), le 18 janvier dernier. « Une procédure systématique dans ce genre d’affaire », précise l’institution.

Dans la nuit du 4 au 5 mai 2015, le praticien qui travaillait pour le centre d’appel du Samu d’Alençon n’aurait pas pris en charge correctement la mère d’un nourrisson de cinq mois. Ce dernier est décédé quelques semaines plus tard, dans des conditions que l’ARS a refusé de préciser à L’Express. Dans la décision du Conseil de l’Ordre, d’abord relevée par le Point, les professionnels soulignent une « prescription approximative », des « manquements graves aux obligations déontologiques » et « une insuffisance de compétence professionnelle » du médecin.

Des hésitations dans la prescription

En mai 2015, le docteur B. partage son temps entre l’hôpital des Andaines, à la Ferté-Macé, dans l’Orne, où il officie en tant que praticien généraliste et le Samu, où il tient une garde au centre d’appel depuis chez lui. Il est environ 3h30, le 5 mai, quand l’assistant de régulation du Samu lui passe par téléphone une mère de famille. Selon un enregistrement de la conversation transmis à la Chambre Disciplinaire de l’Ordre des Médecins, elle indique que son nourrisson présente « une fièvre à 40°C et une respiration rapide ». Le médecin préconise alors à son interlocutrice une prise de Doliprane et un bain tiède pour son enfant. Il ajoute que si la fièvre persiste, il faut qu’elle se rende aux urgences.

La mère lui demande la dose de paracétamol qu’elle doit donner à son nourrisson de 6 kilos, sachant qu’elle n’a en sa possession que du sirop, sans pipette pour le doser. Là, le praticien hésite. D’abord, il lui indique qu’elle peut se munir d’une cuillère à soupe, puis d’une cuillère à café. Il oscille ensuite entre une cuillère et demi, puis se reprend et en prescrit deux. On ne sait pas quelle dose de médicament a ensuite été administrée au bébé.

« D’autres praticiens sont intervenus dans cette affaire »

« Faute d’interrogatoire suffisant, le docteur B. n’a pu savoir que l’enfant était né prématurément à 35 semaines, qu’un rappel de vaccins avait été fait la veille et qu’un souffle cardiaque avait été diagnostiqué à cette occasion », déplore le Conseil de l’Ordre. Les professionnels regrettent aussi que le médecin ne se soit pas assuré « de la suite de la prise en charge médicale ». Après la prise de Doliprane, l’enfant a été « hospitalisé dans l’après-midi en état comateux ». Il est décédé à la fin du mois de juin 2015.

La famille du bébé a déposé plainte contre le médecin, mais elle a été classée sans suite. En plus de la suspension pour six mois, la chambre disciplinaire du Conseil de l’Ordre a aussi prononcé une « injonction de formation dans le domaine de la régulation médicale » à l’encontre du docteur B. Ce mardi, Me Olivier Langeard, son avocat. a indiqué à L’Express que son client allait interjeter appel de ce jugement. L’affaire devrait alors être examinée par la chambre disciplinaire nationale.

Le médecin, « qui a plus de 20 ans d’expérience », « est très mal », ajoute son défenseur. Il critique une décision « inadaptée et disproportionnée » alors que son « client exerce à la permanence téléphonique du Samu une place que personne ne veut ». L’avocat déplore aussi le fait que l’ARS « n’a sanctionné personne d’autre, alors que d’autres praticiens sont intervenus dans cette affaire ». Selon Me Olivier Langeard, la mère a appelé un autre médecin du Samu, le 5 mai vers midi, avant d’emmener son enfant aux urgences vers 16h. Il regrette également le manque d’informations concernant la mort de l’enfant, « qui est décédé dans des conditions inconnues ».

Lexpress.fr par Iris Péron