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Macron en Mauritanie où l’UA poursuit un sommet assombri par des attaques au Sahel

juillet 2, 2018

Photo de famille des dirigeants africains lors du 31e sommet de l’Union africaine, le 1er juillet à Nouakchott, en Mauritanien / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

Le président français Emmanuel Macron est arrivé lundi à Nouakchott où les dirigeants africains poursuivent leurs réunions au dernier jour du sommet de l’Union africaine (UA) dans une atmosphère assombrie par une multiplication des attaques jihadistes dans des pays du Sahel.

Le président Macron a atterri lundi après-midi dans la capitale mauritanienne. « Nous avons une pensée pour nos amis maliens suite aux attaques lâches et odieuses » à Gao (nord) et Sévaré (centre). « Plusieurs soldats français ont été blessés et sont en cours d’évacuation. Ce sont les civils maliens qui sont les premières victimes », a-t-il déclaré.

En marge du sommet de l’UA, M. Macron doit s’entretenir avec les dirigeants des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Burkina, Tchad, Mali), alors que plusieurs attaques meurtrières ont de nouveau frappé le Mali et le Niger depuis vendredi.

Dix soldats nigériens ont été tués et quatre sont portés disparus dans une attaque attribuée au groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger.

Quelques heures plus tôt, au Mali voisin, des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés par une opération « terroriste » à Gao (nord), qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, selon les autorités maliennes. L’armée française a fait état à Paris de quatre blessés dans ses rangs. Un autre attentat perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force antijihadiste du G5 Sahel avait fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

– « Ne pas baisser les armes  » –

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz (c) et le président du Rwanda (d), Paul Kagame assistent avec des délégués àà une session de travail lors du sommet de l’Union africaine, le 1er juillet 2018 à Nouakchott / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

« Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes », a déclaré dimanche à l’AFP le président du Niger, Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel.

M. Macron doit s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Avant l’ouverture du sommet dimanche, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a appelé à plus d’efficacité dans la lutte antijihadiste. « Il y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ».

Des badauds devant une attaque contre des soldats français revendiquée par des jihadistes, à Gao, dans le nord-ouest du Mali, le 1er juillet 2018.n / © AFP / STRINGER

– « La Zlec, grand pas pour l’Afrique » –

Parallèlement aux questions de sécurité liées aux crises sur le continent, dont celles en République démocratique du Congo, au Sahara occidental, à la guerre civile au Soudan du Sud, les dirigeants africains parlent de la zone de libre-échange continentale (Zlec).

La création d’une Zlec pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes.

44 pays sur 55 avaient en mars à Kigali signé l’accord. « Cinq nouveaux pays ont signé hier » dimanche: l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi.

En plus des quatre pays qui ont déjà ratifié l’accord sur la Zlec (Ghana, Kenya, Rwanda et Niger), deux autres ont déposé leurs instruments de ratification auprès de l’UA, le Tchad et Eswatini (ex-Swaziland). Vingt-deux ratifications sont nécessaires pour l’entrée en vigueur de la Zlec.

Mali / © AFP / AFP

« C’est un grand pas pour l’Afrique, vers l’intégration du continent, le développement économique et social. La Zlec va unifier le marché africain qui est actuellement un marché fragmenté », a souligné dimanche auprès de l’AFP le président du Niger.

– Francophonie-

La Francophonie s’est invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession en octobre.

Avant l’ouverture, le président du Rwanda Paul Kagame avait fait savoir qu’il tenterait de s’assurer du soutien de ses pairs à la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

Paris appuie cette démarche, qui permettrait de ramener la direction de l’OIF en Afrique.

« Nous allons nous aligner sur la position de l’Union africaine », a déclaré à l’AFP un responsable d’une délégation ouest-africaine.

En plus de la lutte contre la corruption, thème principal du sommet, la réforme institutionnelle de l’UA, qui vise notamment à garantir son autonomie financière, est également au menu des chefs d’Etat.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 16h18)

Mohammed VI, Lourenço, Sissi… les grands absents de l’Union africaine

juin 30, 2018

Les chefs d’État africains lors du 30ème sommet de l’Union africaine (UA) les 28 et 29 janvier 2018 à Addis-Abeba. © Mulugeta Ayene/AP/SIPA

Les dirigeants du continent se réunissent ce dimanche à Nouakchott pour un sommet consacré à la lutte contre la corruption.

Alors que s’ouvrira officiellement le 1er juillet le 31e sommet de l’Union africaine (UA) à Nouakchott, les autorités mauritaniennes confient attendre une trentaine de chefs d’État. Le sommet de la Ligue arabe, organisé dans cette même capitale en juillet 2016, n’avait attiré que six présidents sur les vingt-deux attendus…

Plusieurs d’entre eux ne feront pas le déplacement jusqu’au Palais des congrès Al Mourabitoune, flambant neuf, dont les couloirs semblent encore un peu endormis. Parmi les grands absents, Mohammed VI, qui avait pourtant donné son accord de principe. Présent au sommet de janvier 2016, qui marquait le retour du Maroc au sein de l’UA, le roi s’était fait représenter en janvier à Addis-Abeba par le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani.

Cette fois, la délégation marocaine sera conduite par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, dont la réaction sera très attendue après la remise du rapport du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, sur le Sahara occidental. Cette délégation ne croisera donc pas Cyril Ramaphosa, à la tête de l’Afrique du Sud depuis février, qui a rencontré le 6 juin le président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd). Arrivé dans la matinée du 30 juin, il assistera à son tout premier sommet.

João Lourenço au Parlement européen

Nouveau venu parmi les chefs d’État africains, João Lourenço n’assistera pas non plus au sommet. L’Angolais, qui doit se rendre au Parlement européen, à Strasbourg, le 3 juillet, a missionné son ministre des Affaires étrangères, Manuel Domingos Augusto. Tout comme son homologue ivoirien Alassane Dramane Ouattara, qui dépêchera son vice-président Daniel Kablan Duncan, et le Béninois Patrice Talon, qui devrait être représenté par son ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

Enfin, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui s’était exprimé lors de la réunion extraordinaire du Conseil paix et sécurité, en janvier, sera également absent. L’Égyptien devrait pourtant prendre, en janvier, la présidence tournante de l’organisation panafricaine.

Reste que plusieurs de leurs homologues sont déjà arrivés à Nouakchott, où le calme habituel de la fin de semaine commence à être troublé par les sirènes. Arrivé dès le 29 juin, le président en exercice de l’UA, le Rwandais Paul Kagame, a été accueilli à l’aéroport par son hôte mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz.

Denis Sassou Nguesso et Muhammadu Buhari attendus

Le Sénégalais Macky Sall a rejoint Nouakchott le 29 juin, précédant son homologie nigérien Mahamadou Issoufou. Ce dernier est arrivé en Mauritanie dans la matinée du 30 juin, obligeant son ministre des Affaires étrangères, Kalla Ankouraou, en fonction depuis avril, à quitter une réunion sur le Sahel en marge du sommet afin d’aller l’accueillir. Issoufou doit être rejoint par ses pairs membres du G5 Sahel, Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad) et Roch Marc Christian Kaboré (Burkina), puisqu’ils se réuniront avec Emmanuel Macron le 2 juillet, deux jours après l’attaque du QG de cette force conjointe à Sévaré.

Sont par ailleurs attendus le Congolais Denis Sassou Nguesso, qui présentera un rapport sur la Libye dimanche, le Nigérian Muhammadu Buhari, en charge du suivi de la lutte contre la corruption – le thème du sommet cette année -, ainsi que le Togolais Faure Gnassingbé, actuellement à Abidjan. Tous seront reçus par Mohamed Ould Abdelaziz à l’occasion d’un dîner organisé ce samedi au Palais présidentiel.

Jeuneafrique.com  par – Envoyée spéciale à Nouakchott

Mauritanie: huit morts dans une bousculade lors d’une distribution d’aide aux pauvres à Nouakchott

juin 1, 2016

Nouakchott – Huit personnes ont péri et une vingtaine ont été blessées mercredi à Nouakchott lors d’une bousculade survenue durant une distribution d’aumône aux pauvres, a indiqué à l’AFP une source hospitalière dans la capitale mauritanienne.

Les personnes décédées sont toutes des femmes âgées, leurs corps ont été transportés à l’hôpital principal de Nouakchott, où ont également été évacués deux dizaines de blessés, a affirmé cette source ayant requis l’anonymat.

La bousculade est survenue au centre de Nouakchott, dans une cour clôturée appartenant à un particulier, où des centaines de personnes se pressaient pour recevoir la zakat – l’aumône légale en islam – distribuée par un homme d’affaires, selon des témoins. L’identité du mécène n’était pas connue dans l’immédiat.

D’après ces témoins qui ont fait état de plusieurs morts et blessés dans la bousculade, les candidats à l’aide – des enveloppes d’argent – étaient surtout des hommes et femmes nécessiteux venus des zones pauvres de Nouakchott. Des civils chargés de gérer la sécurité durant la distribution ont été surpris par un mouvement de foule, qu’ils n’ont pu contenir, a précisé un des gardes à l’AFP.

Ce garde a indiqué avoir ensuite vu plusieurs personnes être évacuées par des ambulances vers l’hôpital principal.

En Mauritanie, des riches redistribuent directement leur zakat, mais généralement dans certains pays musulmans, des institutions étatiques s’occupent de ce fonds et de sa programmation à travers de petits projets en faveur des pauvres.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2016 18h48

La Mauritanie construit sa première centrale d’énergie éolienne

mai 9, 2013

NOUAKCHOTT – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé jeudi les travaux de construction de la première centrale d’énergie éolienne du pays, d’un coût global de 43 millions d’euros, a constaté un journaliste de l’AFP.

Cette nouvelle centrale, financée conjointement par l’Etat mauritanien et par le Fonds arabe pour le développement économique et social, doit être mise en service dans 12 mois, pour une production attendue de 31,5 mégawatts, a-t-on indiqué officiellement lors de la cérémonie de pose de la première pierre.

Les énergies renouvelables constituent désormais une option forte dans la stratégie nationale de production énergétique en Mauritanie, a déclaré lors de la cérémonie le ministre mauritanien du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Taleb Ould Abdi Vall.

Selon lui, cette stratégie prévoit de porter à 20% d’ici 2020 la participation des énergies renouvelables dans la couverture nationale des besoins en énergie, alors que l’électricité dans le pays est généralement fournie par des centrales thermiques.

En avril, la Mauritanie avait inauguré sa première centrale d’énergie solaire, d’un coût de 32 millions de dollars (plus de 24 millions d’euros), réalisée grâce à un don des Emirats arabes unis.

Cette centrale, connectée depuis au réseau de la capitale, produira 15 mégawatts et contribuera à satisfaire les besoins de Nouakchott en énergie pour plus de 10%, selon le ministre Ould Abdi Vall.

Romandie.com avec (©AFP / 09 mai 2013 21h01)

Alerte Info/Algérie: 41 Occidentaux retenus en otages sur un site gazier

janvier 16, 2013
 

Quarante et un Occidentaux, dont 7 Américains, ont été pris en otage aujourd’hui sur un site gazier de l’est de l’Algérie, a affirmé un porte-parole du groupe islamiste qui les a enlevés, cité par deux sites d’informations mauritaniens, Agence Nouakchott information et Sahara Medias.

Selon ce porte-parole, dont le nom n’est pas cité, « 41 ressortissants occidentaux dont 7 Américains, des Français, des Britanniques et des Japonais » ont été pris en otages. Il a précisé que 5 otages sont retenus dans l’usine alors que les 36 autres » se trouvent sur un « site d’hébergement ».

Lefigaro.fr avec AFP

Aqmi: une guerre dans le nord du Mali sera « l’arrêt de mort des otages français »

octobre 20, 2012
Aqmi: une guerre dans le nord du Mali sera 'l'arrêt de mort des otages français' Aqmi: une guerre dans le nord du Mali sera « l’arrêt de mort des otages français » © AFP

Yahya Abou El Hamame, nouveau chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pour le Sahel et le Sahara, a affirmé à un média mauritanien qu’une intervention militaire dans le nord du Mali, dont le principe est acquis, signera « l’arrêt de mort des otages français » aux mains d’Aqmi.

Dans cet entretien en arabe diffusé samedi par l’Agence Nouakchott Information (ANI, privée), Yahya Abou El Hamame fustige le soutien du président français François Hollande à une force africaine en préparation pour aider les militaires maliens à récupérer le nord du Mali, occupé depuis près de sept mois par divers groupes islamistes armés dont Aqmi.

La branche maghrébine d’Al-Qaïda détient neuf Européens dont six Français.

« Je veux dire aux familles des otages que l’option de guerre, apparemment décidée par M. Hollande, signifiera nécessairement qu’il aura signé l’arrêt de mort des otages français. (. . . ) M. Hollande en supportera tout seul la responsabilité », a déclaré Yahya Abou El Hamame, un Algérien qui a été nommé « émir » d’Aqmi en remplacement de son compatriote Nabil Makhloufi dit Nabil Abou Alqama décédé en septembre dans le nord du Mali.

Cette déclaration est publiée au lendemain d’une réunion à Bamako de hauts représentants de la communauté internationale, qui ont demandé au Mali de redoubler d’efforts pour faciliter l’envoi d’une force armée pour combattre les groupes islamistes armés dans sa partie Nord.

Jeuneafrique.com avec AFP

La Mauritanie a livré à la Libye Abdallah Senoussi, l’ancien chef du renseignement de Kaddafi

septembre 5, 2012
Abdallah Senoussi avait été arrêté le 17 mars à Nouakchott. Abdallah Senoussi avait été arrêté le 17 mars à Nouakchott. © AFP

Abdallah Senoussi, l’ancien chef des services de renseignement du régime de Mouammar Kaddafi, a été remis par la Mauritanie aux autorités libyennes.

Lentement mais sûrement, les nouvelles autorités libyennes sont en train de s’assurer que la plupart des anciens hommes forts du régime de Mouammar Kaddafi soient traduits en justice au pays. Après Baghdadi Mahmoudi, l’ancien Premier ministre extradé par la Tunisie le 24 juin, c’est au tour d’Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement de Kaddafi, d’être remis à Tripoli par la Mauritanie.

Voici une vidéo de son arrivée sur le sol libyen.

 

Les premières rumeurs concernant l’extradition de l’ancien colonel ont commencé à circuler mardi 4 septembre au soir sur les réseaux sociaux libyens. Elles ont été confirmées ce mercredi matin par la télévision d’État, qui précisait dans un bandeau écrit en arabe : « les autorités mauritaniennes remettent l’ex-chef des renseignements libyens Abdallah Senoussi à la Libye. »

Contacté par l’AFP, un officiel mauritanien a indiqué que « toutes les procédures légales concernant cette extradition ont été respectées et les garanties d’usage données par le gouvernement libyen », avant de confirmer qu’Abdallah Senoussi, arrêté le 17 mars à Nouakchott, avait « effectivement quitté la Mauritanie. »

Figure de l’ancien régime

Beau-frère de l’ancien Guide de la révolution libyenne, Abdallah Senoussi faisait partie du premier cercle du pouvoir de l’ancien régime. Sa cavale spectaculaire après la chute de Tripoli avait fait couler beaucoup d’encre.

Recherché par la Libye et la Cours pénale internationale (CPI), accusé d’avoir organisé la répression des manifestations qui ont lancé la révolution libyenne, il a été inculpé en mai à Nouakchott pour être entré dans le pays illégalement et sous une fausse identité. Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, avait récemment indiqué qu’il serait jugé avant toute décision concernant son éventuelle extradition.

Jeuneafrique.com