Posts Tagged ‘Nourriture’

Coronavirus : manger chinois, recevoir des colis de Chine… est-ce risqué ?

janvier 30, 2020

Même si le risque zéro n’existe pas, les risques de contamination sont quasiment nuls, estiment les scientifiques.

Un restaurant chinois, à Paris (9ème arrondissement), le 30 janvier 2020.
Un restaurant chinois, à Paris (9ème arrondissement), le 30 janvier 2020. Guillaume Poingt / Le Figaro.

Peut-on attraper le coronavirus nCov 2019 en mangeant chinois ? La question peut prêter à sourire mais certains Français s’interrogent réellement. Comme le révèlent certains articles de presse, le SAMU reçoit même des appels «paniqués» de gens qui ont mangé chinois. Même chose pour les colis qui arrivent de Chine. Certains consommateurs se questionnent.

Apparu début décembre sur un marché de Wuhan, le coronavirus a déjà fait 170 morts en Chine et près de 8.000 contaminés. En France, cinq malades ont été touchés par le virus. Nous faisons le point :

Les colis importés de Chine

Interrogé par Le Figaro, Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’Inserm et co-directeur du laboratoire de virologie VirPath à Lyon, explique tout d’abord que les virus respiratoires – dont fait partie le coronavirus nCov 2019 – se transmettent de deux façons. Premièrement par sécrétions respiratoires (postillons, éternuements). Deuxièmement par contamination de surface (exemple : éternuer dans ses mains puis serrer la main de quelqu’un).

Selon Manuel Rosa-Calatrava, «le risque d’une contamination de surface par des virus respiratoires est réel mais très dépendants des conditions environnementales». En effet, les virus respiratoires sont fragiles et ne restent pas fonctionnels, autrement dit actifs, très longtemps (quelques heures à quelques jours au maximum en fonction de la température et du degrés d’humidité de l’air). «Un colis arrivant de Chine met plusieurs semaines de transport par bateau et plusieurs jours par avion. Un potentiel virus serait dans un environnement qui n’est absolument pas favorable pour rester fonctionnel», estime Manuel Rosa-Calatrava. Même son de cloche du côté du ministère de la Santé. «Compte tenu des temps et conditions de transport avec la Chine, le risque d’être infecté par le nCoV en touchant un objet importé de Chine est considéré comme extrêmement faible», peut-on lire sur son site.

Concrètement, même si un individu contaminé par le coronavirus manipulait un colis en Chine à destination de la France, il est presque impossible que le destinataire ait une chance d’être infecté. Le chercheur précise «qu’une des mesures simples et très efficaces pour éviter la contamination par les virus respiratoires est de se laver les mains plusieurs fois par jour».

La nourriture venue de Chine

Qu’en est-il pour la nourriture ? «Dans la littérature scientifique, il n’y a jamais eu de cas rapportés de virus respiratoires attrapés en ingérant de la nourriture cuite. Quand la nourriture est cuite, les virus respiratoires ne résistent pas et sont complètement inactivés par la chaleur», explique Manuel Rosa-Calatrava. Le ministère de la Santé explique lui aussi dans un communiqué que «les virus sont détruits quand la viande est cuite». Même si les aliments sont non cuits, comme pour les colis, les virus respiratoires sont fragiles et ne restent pas fonctionnels très longtemps à cause de la durée et des conditions de transport.

Toutefois, «la consommation de produits animaux peu ou pas cuits, incluant le lait et la viande, présente un risque important d’infection par une grande variété d’organismes susceptibles de causer des maladies chez l’Homme (NDLR : des organismes pathogènes non respiratoires)», complète le ministère de la Santé. À ce propos, Manuel Rosa-Calatrava conseille de bien laver les aliments et de s’assurer de leur nature saine.

Contactée par Le Figaro, la chaîne française de supermarchés asiatiques «Tang frères» – qui fournit la plupart des restaurants et des épiceries asiatiques en France – indique de son côté qu’il n’y a «aucun risque à consommer des produits alimentaires importés de Chine ou d’Asie». De plus, le secrétaire général de Tang Frères, Christophe Polini, explique que la chaîne «n’importe pas de produits de la région de Wuhan (NDLR : région où le virus est apparu)».

«Il ne faut pas rentrer dans une psychose», estime enfin Manuel Rosa-Calatrava. «Nous sommes en plein pic d’épidémie de grippe dans toutes les régions de France. Entre 5.000 et 15.000 personnes meurent de la grippe chaque année. Il y a bien plus de risques aujourd’hui d’attraper la grippe en prenant le métro ou le RER que d’attraper le coronavirus 2019-nCoV», conclut le chercheur.

Avec Le igaro.fr avec Guillaume Poingt

Chenilles bouillies ou rat sur son lit de bananes vertes : panorama des recettes insolites de l’Afrique

août 8, 2015

En Afrique, comme ailleurs, les régions ont leurs spécialités gastronomiques. Saviez-vous qu’on mangeait de l’écureuil au Gabon ou de la vipère au Cameroun ? D’une culture à l’autre, ces plats peuvent rebuter ou faire le bonheur des gourmets. Jeune Afrique a sélectionné un échantillon de ces pratiques culinaires atypiques.

Les chenilles Sapelli bouillies 

« Faites bouillir les chenilles pendant au moins 30 minutes, faites les frire durant 10 minutes maximum. Tout dépend, si vous souhaitez qu’elles soient croquantes ou non ! » Rodrigue, parisien originaire de la région forestière du sud-ouest de la Centrafrique, avoue avoir la nostalgie de ce plat à base de chenilles Sappelli.

De nombreux pays africains mangent en fait des chenilles mais chacun à leur sauce.  Dans les contrées plus australes, lors des fêtes familiales, les chenilles constituent un plat rare et réservé aux hôtes. « J’en ai déjà mangé en Namibie. Je leur ai trouvé un petit goût acide et la texture m’a dégoûtée », confie pour sa part Julia, italienne expatriée en Namibie.

Le rat palmiste cuisiné dans l’huile ou dans des feuilles de palmier

Une autre recette, à base de rat-palmiste peut rebuter les non-initiés. Ayant une chaire tendre, la cuisson se fait dans son propre jus. En ajoutant un peu d’huile, des herbes ou de la citronnelle, cela permet de relever le goût de la viande.

Chez les Fangs du Gabon, il existe plusieurs manières de préparer ce petit rongeur. La plus courante est « le paquet », selon Gaëlle, parisienne originaire du nord du Gabon. Emballé dans des feuilles de palmier, salé et épicé, on dépose le paquet dans la cendre et on le recouvre de braises brûlantes. « On mange ça avec des bananes vertes ou du riz. »

L’écureuil accompagné de manioc

L’écureuil fait lui aussi partie de la gastronomie gabonaise. Une fois capturé, il faut retirer sa peau et ses intestins. De petite taille, mieux vaut éviter de le faire bouillir. Il suffit de le faire revenir à petit feu dans une casserole en y ajoutant du sel et des épices, la cuisson ne doit pas dépasser 15 minutes. Il est souvent accompagné de manioc cuit à l’eau.

La vipère en sauce

Dans les pays frontaliers du Gabon, plus particulièrement au Cameroun, la chair de reptile est préférée à celle des rongeurs. On appelle ça un « plat d’adultes ». La vipère est l’un des mets les plus atypiques qu’il y est donné de déguster. Servi la plupart du temps en sauce, et souvent fumé, l’animal à chair blanche, que l’on présente aux étrangers comme un compromis de poulet et de poisson, s’accompagne volontiers d’épices ou même de fruits tels que les amandes, les mangues sauvages ou les tomates.

Le chien

Dans certaines zones, consommer du chien constitue une épreuve de bravoure. Selon certains témoignages,  dans les provinces du Kasaï oriental et occidental, la viande de chien ne se mange qu’à l’occasion de certains rituels Lubas (peuple de l’Afrique centrale établi en RDC) et uniquement par des initiés.

Au Togo, manger du chien rendrait plus fort. Les Kabyè, un peuple du nord (région de Kara) se nourrissent de chien lors des épreuves de lutte traditionnelle, nommées Evala et servant de rites de passage des jeunes garçons vers l’âge adulte.

Au Ghana, la viande de chien est désormais un met recherché dans de nombreuses régions. Selon la presse ghanéenne, dans les marchés de Bukom, Chorkor et Nungua, banlieues d’Accra (la capitale), la viande de chien est moins chère que le bœuf, le poulet et le mouton. De plus en plus de vendeurs se reconvertissent d’ailleurs dans ce commerce devenu plus rentable.

Des gorilles et sangliers grillés

Vecteur potentiel du redoutable virus Ebola, la viande de brousse a été interdite dans les pays touchés par l’épidémie. Mais dans les zones les moins concernées par le virus hémorragique, la viande de brousse continue d’être consommée.

Dans le nord du Gabon, le gros gibier, chassé à petite échelle, est destiné à la consommation familiale. Des gorilles ou des sangliers, capturés dans la forêt équatoriale, finissent grillés ou cuisinés en sauce.

Et bon appétit, bien sûr !

Jeuneafrique.com par

La nourriture pimentée serait associée à une plus grande longévité

août 4, 2015

La consommation très régulière de nourriture pimentée serait « associée » à une plus grande longévité, selon une étude chinoise publiée mardi. Elle induirait également un risque moindre de cancers, maladies coronariennes et respiratoires.

En pratique, sur un échantillon de près d’un demi-million de Chinois suivis sur plusieurs années, l’étude montre que « ceux qui consomment une nourriture épicée presque tous les jours ont 14% de chance en moins de décéder comparé à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine », soulignent les chercheurs dans un article publié par la revue britannique BMJ.

Cette association vaut aussi bien pour les hommes que pour les femmes et s’avère plus forte pour ceux qui mangent épicé et qui ne boivent pas d’alcool. Par ailleurs, la consommation fréquente de nourriture épicée est spécifiquement associée à un risque moindre de décès par cancer, maladie coronarienne et maladie respiratoire.

« Ces résultats vont dans le sens de précédents travaux montrant de potentiels effets protecteurs sur la santé humaine des aliments épicés », indique l’équipe internationale dirigée par des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences médicales, qui signe l’article.

Le principal composant du piment – de très loin l’épice la plus consommée en Chine – est la capsaïcine. D’après les chercheurs, celle-ci pourrait avoir des effets anti-obésité, anti-inflammatoire, antioxydant et anti-cancer.

Nombreuses incertitudes
Mais cette étude ne relève que de « l’observation » et « il n’est pas possible de tirer une conclusion d’ordre causale » sur ce lien, reconnaissent les chercheurs. D’autant que malgré la taille importante de l’échantillon étudié, ce travail présente des points faibles, en particulier le manque d’informations détaillées sur la composition des repas ingérés par les participants.

« On ne sait pas si les corrélations observées sont le résultat direct de la consommation de piment ou bien découlent simplement d’autres éléments positifs dans l’alimentation qui n’ont pas été mesurés », commente Dr Nita Forouhi, spécialiste de nutrition et d’épidémiologie à l’Université de Cambridge.

Cette experte, sans lien avec l’étude chinoise, s’interroge en outre, dans un commentaire publié par BMJ, sur une possible corrélation avec les boissons telles que l’eau et le thé, consommés en plus grande quantité par ceux qui mangent plus de piment.

« De nouvelles études sont nécessaires pour établir si la consommation d’aliments épicés peut améliorer la santé et réduire directement la mortalité ou bien si c’est la marque d’autres habitudes alimentaires et styles de vie » positifs pour la santé, explique-t-elle.

Romandie.com