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Canada: Le gouvernement du N.-B. veut faire annuler la poursuite du Dr Ngola

juillet 8, 2022
Montage de deux photos du docteur Ngola et du premier ministre Higgs.

Le Dr Jean-Robert Ngola, médecin (à gauche) et Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick (à droite). Photo: Mia Sheldon (CBC) et Andrew Vaughan (La Presse Canadienne)

Le gouvernement provincial demande l’annulation, ou du moins en partie, de la poursuite intentée par le Dr Jean-Robert Ngola.

La province estime que le Dr Jean-Robert Ngola et ses avocats n’ont pas fourni de motif raisonnable pour cette poursuite.

La motion déposée par les avocats de la province le 28 juin stipule un usage abusif des tribunaux et des plaidoiries scandaleuses, sans fondement et vexantes.

Le Dr Ngola prépare sa réponse

Le Dr Ngola est représenté par les avocats Christian Michaud de Moncton et Joël Étienne de Toronto.

On répondra en temps et lieux devant la Cour par la bouche de notre plume , a fait savoir ce dernier par messagerie-texte.

Joël Étienne

L’avocat Joël Étienne représente le Dr Ngola, avec l’avocat Christian Michaud. Photo: Radio-Canada

Me Étienne assure que cette réponse s’intéressera, entre autres, à deux questions : Est-ce que la province se défend par rapport aux faits? Est-ce que le premier ministre a présenté des preuves sous serment? 

Il dit avoir préparé des ébauches et que le tout pourrait être prêt dans les prochaines semaines.

Poursuite intentée plus tôt cette année

Plus tôt cette année, le Dr Jean-Robert Ngola avait intenté une poursuite contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick, la GRC et la société Meta, qui possède Facebook.

Selon la poursuite, le médecin aurait été victime de racisme systémique, d’abus de pouvoir, de négligence, de diffamation, de poursuite malveillante et d’une violation de ses droits.

La poursuite survenait un peu moins de deux ans après avoir été montré du doigt comme étant la source d’une éclosion de COVID-19 dans le Restigouche.

En conférence de presse sur la COVID-19 au printemps 2020, le premier ministre Blaine Higgs avait affirmé qu’un professionnel de la santé ne s’était pas isolé selon les règles en vigueur.

Le Dr Ngola n’a pas été nommé par le premier ministre, mais son nom a circulé dans les réseaux sociaux et il a été la cible de commentaires disgracieux, notamment sur Facebook.

Il a plus tard été accusé d’avoir enfreint l’état d’urgence, mais cette accusation a été retirée en juin 2021.

Le Dr Ngola a alors réclamé des excuses au premier ministre, qui a catégoriquement refusé de le faire.

Avec Radio-Canada par Frédéric Cammarano

Canada: Un enfant de 6 ans disparu au Nouveau-Brunswick

janvier 25, 2022
Kenton Murphy.

Kenton Murphy a une silhouette élancée, pèse de 18 à 22 kg (45 à 50 lb). Il a les yeux bleus et les cheveux blonds. Photo: Gracieuseté/GRC

Les services policiers du Nouveau-Brunswick recherchent un garçon de 6 ans.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick dit avoir lancé l’alerte Amber au nom du Service de police de Miramichi afin de retrouver Kenton Murphy, qui a été vu pour la dernière fois tôt lundi matin, vers 2 h 30, dans une maison de la région de Douglastown, à Miramichi.

Le garçon, selon la Gendarmerie royale du CanadaGRC, aurait été enlevé de la maison par sa mère, Ashley Rose Munn, 33 ans, entre 2 h 30 et 6 h.

Ashley Munn n’a pas la garde de Kenton Murphy, précise la Gendarmerie royale du CanadaGRC, qui dit s’inquiéter pour le bien-être de l’enfant.Ashley Rose Munn.

Ashley Rose Munn, 33 ans Photo: Gracieuseté/GRC

Ashley Munn mesure environ 168 centimètres (5 pieds 6 pouces) et pèse environ 76 kilogrammes (168 livres). Elle a les cheveux bruns et les yeux bleus. Elle a été vue pour la dernière fois au volant d’un véhicule utilitaire sport Nissan Xterra 2008 noir, immatriculé JET 685 au Nouveau-Brunswick.

Kenton Murphy a une carrure mince, il pèse de 18 à 22 kilogrammes (45 à 50 livres). Le garçon a les yeux bleus et les cheveux blond foncé. Il a été vu pour la dernière fois portant un pyjama bleu à motif camouflage.

Les policiers demandent aux gens qui les apercevraient de ne pas s’approcher d’eux. Si vous voyez Ashley Munn ou Kenton Murphy, appelez le 911 immédiatement, recommande la Gendarmerie royale du Canada GRC.

Avec Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick se confine de nouveau

janvier 13, 2022
Blaine Higgs.

Le premier ministre Blaine Higgs annoncera que la province passe en phase trois d’ici la fin de semaine. Photo: CBC/ED Hunter

Alors que le nombre d’hospitalisations continue de monter au Nouveau-Brunswick, le gouvernement passera à la phase 3 de son plan hivernal d’ici la fin de semaine. Ces mesures incluent une interdiction des rassemblements, la fermeture des commerces non essentiels et le report de la rentrée scolaire en présentiel jusqu’au 31 janvier minimalement.

Selon des sources de Radio-Canada, le premier ministre Blaine Higgs en fera l’annonce lors d’une conférence de presse à 14 h 30. Il sera accompagné de la médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, mais pas de sa ministre de la Santé, Dorothy Shephard.

Ces nouvelles mesures entreraient en vigueur vendredi à 23 h 59.

Le 3 décembre dernier, la province a présenté un nouveau plan de gestion de la pandémie en trois phases. La phase trois est la plus restrictive et prévoit les mesures suivantes :

Phase 3, selon le plan hivernal du Nouveau-Brunswick

  • Bulle d’un seul ménage
  • Rassemblements publics interdits
  • Fermeture des salles à manger des restaurants
  • Seuls les commerces essentiels peuvent ouvrir
  • Gyms, spas et salons sont fermés
  • Centres de divertissements fermés
  • Services religieux seulement permis en plein air ou de façon virtuelle
  • Les sports, loisirs et activités organisées ne sont pas permis
  • L’école se poursuit en mode virtuel

Les garderies seraient ouvertes selon nos informations.

En ce qui a trait aux déplacements, la phase trois telle que décrite dans le plan hivernal les permet encore, pourvu que les voyageurs qui viennent au Nouveau-Brunswick s’enregistrent, comme c’est le cas actuellement.

Selon la santé publique, les facteurs qui dictent le passage à une phase plus sévère comprennent :

  • l’augmentation de la moyenne sur 7 jours du nombre de nouveaux cas;
  • un taux de positivité de 15 % dans la province ou dans une seule zone;
  • 100 hospitalisations actives ou 50 hospitalisations actives aux soins intensifs;
  • une augmentation de la moyenne sur 7 jours du nombre de nouvelles admissions;
  • l’incapacité pour les ressources de santé publique de maintenir et de gérer la recherche des contacts.

Un système de santé surchargé

La province a présenté mardi ses projections quant à la propagation du virus. Selon les estimations des experts, il pourrait y avoir jusqu’à 5500 nouveaux cas de la maladie et jusqu’à 220 hospitalisations d’ici la fin du mois de janvier si le niveau de contacts de la population reste le même.

Mercredi, le Nouveau-Brunswick a annoncé que 94 personnes atteintes de la COVID-19 se trouvaient à l’hôpital.Début du widget . Passer le widget?https://datawrapper.dwcdn.net/iYSZk/1/Fin du widget . Retour au début du widget?

De ce nombre, 34 personnes avaient été admises pour d’autres raisons que la COVID-19. Dix personnes étaient aux soins intensifs et on a signalé un décès.

Il y avait 369 travailleurs de la santé en isolement.

Accompagner la phase 3 d’autres mesures

La député du Parti vert Megan Mitton apprécie que le gouvernement agisse pour contenir la propagation du variant Omicron, mais espère que le passage à la phase 3 sera accompagné d’autres mesures.

Il ne faut pas seulement passer à la phase 3. Il faut améliorer [la distribution] des vaccins, il faut aller plus vite, pense-t-elle.Megan Mitton interviewée.

La députée de Memramcook-Tantramar du Parti Vert, Megan Mitton, espère que des mesures seront prises pour accélérer la campagne de vaccination. (archives) Photo: Radio-Canada

Elle se dit d’accord avec l’opinion de certains experts qui recommandent de raccourcir l’intervalle entre les doses du vaccin pour les enfants de 5 à 11 ans.

Elle pense aussi que dans le contexte où l’école se fera de façon virtuelle pour encore un moment, il serait préférable de revoir le concept de bulle familiale pour permettre aux parents et aux personnes vulnérables de pouvoir compter sur un réseau de soutien. 

Le propriétaire du restaurant Chez Ange Bistro à Shediac, Ange Ogieda-Diaz, est très inquiet de devoir fermer encore une fois son établissement.

J’ai ouvert en juillet 2020 et depuis juillet 2020 j’essaie de survivre, se désole-t-il.

Il espère que cette nouvelle étape sera accompagnée d’un soutien pour les petites entreprises touchées comme la sienne.

J’ai trois salariés et je ne sais pas ce qu’ils vont devenir […] financièrement je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps, parce que j’ai quand même un loyer à payer, s’inquiète le propriétaire.

La province devrait préciser à 14 h 30 si une aide sera offerte aux entreprises. En Nouvelle-Écosse a annoncé en décembre un programme d’aide aux entreprises qui sont touchées par les mesures sanitaires et permet à celles-ci d’obtenir une subvention entre 2500 et 7500 $.

Par Radio-Canada avec les informations de Nicolas Steinbach, Pascal Raiche-Nogue et Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Écoles fermées au Nouveau-Brunswick : une mère dénonce les inégalités et l’impact sur l’apprentissage

octobre 18, 2021

Une mère de trois enfants, Lamia Chami, s’inquiète de l’impact des fermetures à répétition dans certaines écoles du Nouveau-Brunswick. Elle croit que le système d’éducation évolue « à deux vitesses » : pendant que certains élèves sont en isolement et se contentent de faire les classes virtuellement, d’autres poursuivent leur apprentissage sur les bancs d’école.

Depuis le retour en classe cet automne et l’arrivée de la quatrième vague au Nouveau-Brunswick, certaines écoles ont été épargnées, tandis que d’autres ont été particulièrement touchées par des éclosions.

© Imgorthand/Getty Images Depuis le retour en classe cet automne et l’arrivée de la quatrième vague au Nouveau-Brunswick, certaines écoles ont été épargnées, tandis que d’autres ont été particulièrement touchées par des éclosions.

Elle demande au ministre de l’Éducation de se pencher sur des solutions rapides pour arriver à un système scolaire équitable dans le contexte de la crise sanitaire, en particulier dans les écoles primaires où les enfants ne sont pas vaccinés.

Lamia Chami, mère de trois enfants et titulaire d'un doctorat en sciences de l'éducation, estime que les élèves du Nouveau-Brunswick ne reçoivent pas tous la même éducation.

© /Radio-Canada Lamia Chami, mère de trois enfants et titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation, estime que les élèves du Nouveau-Brunswick ne reçoivent pas tous la même éducation.

Également titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation, Lamia Chami estime que pour une bonne partie de la pandémie, tous les élèves de la province étaient dans le même bateau ».

Mais depuis le retour en classe cet automne et l’arrivée de la quatrième vague dans la province, certaines écoles ont été épargnées, tandis que d’autres ont été particulièrement touchées par des éclosions.

À son avis, les enseignants doivent également faire du rattrapage avec plusieurs élèves lorsqu’ils peuvent retourner en classe. Les enfants qui sont plus jeunes ont tendance à oublier des choses », explique-t-elle.

Iniquité entre les élèves de la province

Selon la mère de famille, ce ne sont pas tous les ménages au Nouveau-Brunswick qui sont outillés pour l’enseignement à la maison. Dans son cas, il fallait un ordinateur pour chacun de ses enfants, ce qu’elle n’avait pas en sa possession.

Un de mes enfants est à la maison depuis plusieurs semaines et il recevra un ordinateur seulement lundi », se désole-t-elle.

Les enseignants et les écoles vivent beaucoup de stress et de pression, ce que je comprends. Mais le gouvernement devrait pouvoir aider les écoles qui sont aux prises avec plusieurs cas de COVID-19 », juge la mère de famille.

Difficile pour les parents

Mère célibataire avec un emploi, Lamia Chami a de la difficulté à conjuguer l’éducation à distance de ses enfants et son propre travail.

Ce ne sont pas tous les parents qui sont capables ou qui ont le temps d’enseigner aux enfants », déplore-t-elle.

Elle juge également que les communications des écoles pour informer les parents des cas de COVID-19 et des procédures d’enseignement virtuel, le cas échant, arrivent toujours tard le soir, laissant peu de temps aux parents pour s’y préparer.

Le ministre de l’Éducation reconnait les problèmes

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, se dit en faveur de la vaccination obligatoire pour les élèves de la province (archives).

© /Radio-Canada Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, se dit en faveur de la vaccination obligatoire pour les élèves de la province (archives).

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, est d’accord avec Lamia Chami et croit que la hausse de cas dans la province crée des inégalités dans l’enseignement des jeunes Néo-Brunswickois.

Il dit travailler avec les enseignants de la province pour trouver des solutions pour le rattrapage, mais rappelle que cela risque de prendre encore du temps.

S’il estime que l’arrivée des tests rapides dans les écoles contribuera à conserver un plus grand nombre d’écoles ouvertes, Dominic Cardy continue de rappeler l’importance de la vaccination dans l’entourage des élèves qui n’ont pas encore reçu leurs deux doses.

Le ministre espère également voir la vaccination des jeunes de 5 à 11 ans être approuvée et mise en place dès que possible.

Il n’écarte pas la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour tous les élèves de la province pour pouvoir fréquenter les établissements scolaires du Nouveau-Brunswick. Il appelle les élus de la province à se mettre d’accord sur la question.

Depuis le 7 septembre, une centaine d’écoles ont été touchées par des cas de COVID-19.

Avec Radio-Canada par Sarah Déry 

Canada/Mystérieuse maladie au N.-B.: 2 expertes disent qu’on ne doit pas céder à la panique

mars 20, 2021

 

De nombreuses questions demeurent sans réponse au sujet de la présence d’un syndrome neurologique dégénératif au Nouveau-Brunswick.

© Fournis par La Presse Canadienne

Deux expertes de l’Université de l’Alberta, Valerie Sim et Debbie McKenzie, étudient les maladies à prions qui sont causées par une protéine anormalement repliée dans le cerveau. Ces maladies provoquent un dépérissement du cerveau et les organes atteints sont souvent criblés de trous, explique la Pre Sim.

Parmi elles, on retrouve la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie rare et mortelle chez l’humain, la maladie de la vache folle chez les bovins et la maladie débilitante chronique, qui affecte le cerf, le wapiti, l’orignal et le renne.

«En ce moment, je dirais que c’est une bonne chose que les autorités du Nouveau-Brunswick regardent cela plus en détail, dit la Pre Sim. Cela ne signifie pas avec certitude qu’il existe un syndrome neurologique progressif. Cela signifie simplement qu’il existe un schéma intéressant et que nous avons besoin de plus d’informations.»

Une mention du syndrome inconnu est apparue pour la première fois dans une circulaire du 5 mars de la médecin hygiéniste en chef adjointe, la Dre Cristin Muecke, aux diverses associations professionnelles médicales de la province. Elle demande à tous ceux qui soupçonnent avoir rencontré un patient atteint de la maladie de les orienter vers une clinique spécialisée.

Les symptômes sont similaires à ceux de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, un trouble cérébral dégénératif et mortel, a déclaré jeudi la médecin-hygiéniste en chef, la médecin hygiéniste en chef de la province, Jennifer Russell.

Il y a 43 cas faisant l’objet d’une enquête dans la province, avec 35 cas confirmés et huit cas suspectés, a indiqué Mme Russell. Les cas ont été en grande partie détectés par des médecins de la région de Moncton et du nord-est de la province, a-t-elle mentionné. Le premier remonte en 2015.

Selon les deux scientifiques, il est peu probable qu’il s’agisse d’une maladie à prions encore inconnue, même si cela est déjà arrivé par le passé. En 1996, une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob a été découverte au Royaume-Uni, signale la Pre McKenzie.

Ces maladies sont facilement identifiables par une autopsie en raison des lésions cérébrales qu’elles causent.

L’hypothèse que la maladie est causée par une sorte de toxine est sensée, souligne la Pre McKenzie. Elle mentionne que les autorités ont affirmé que les cas sont concentrés dans des zones précises.

«Ce serait en fait plus étrange, dans un sens, si la maladie était répandue dans tout le Nouveau-Brunswick ou dans tout le Canada atlantique, souligne-t-elle. Nous devons parler de quelque chose de très, très différent.»

Elle craint que d’en retracer les origines soit difficile. Premièrement, le premier patient a contacté la maladie il y a un certain temps déjà. Secundo, la perte de mémoire est l’un des symptômes de la maladie.

«Je suggérerais de ne pas trop s’inquiéter, dit la Pre McKenzie. On a besoin de beaucoup plus d’informations sur la source ou la cause sous-jacente de ces problèmes.»

Elle espère les gens consulteront un médecin s’ils présentaient l’un des symptômes associés à la maladie.

La Pre Sim dit qu’il reste encore de nombreuses questions auxquelles il faut répondre avant de conclure que les cas résultent tous d’une seule cause, en particulier une cause inconnue. Les symptômes révélés jusqu’à présent — une démence à progression rapide ainsi que des spasmes musculaires, une atrophie, des hallucinations et une foule d’autres complications — impliquent une grande partie du cerveau et pourraient survenir pour de nombreuses raisons différentes, a-t-elle déclaré.

«Des syndromes neurologiques progressifs et inexpliqués se produisent dans toutes les régions du pays et du monde, simplement parce que nous ne savons pas tout, souligne la Pre Sim. Nous n’avons pas découvert toutes les choses possibles qui peuvent arriver au cerveau.»

Avec Sarah Smellie, La Presse Canadienne

Canada: Jusqu’à 30 cm de neige attendus au Québec et au Nouveau-Brunswick

décembre 5, 2020

Le sud-est de l’Estrie, la Beauce, le Bas-Saint-Laurent et une partie de la Gaspésie peuvent s’attendre à recevoir de 20 à 30 centimètres de neige cette fin de semaine, selon Environnement Canada.

Jusqu'à 30 centimètres de neige sont attendus dans certaines régions du Québec.

© William Bastille-Denis/Radio-Canada Jusqu’à 30 centimètres de neige sont attendus dans certaines régions du Québec.

Cette première bordée importante de la saison pour ces régions est attribuable à une dépression qui remonte le long de la côte-est américaine pour traverser le golfe du Maine lors de la journée de samedi et le Nouveau-Brunswick durant la journée de dimanche.

«Tous les secteurs qui sont en bordure, donc tout juste au nord de la trajectoire de cette dépression, en subiront les effets principalement sous forme de neige abondante et de vents», a expliqué le météorologue Alexandre Parent, d’Environnement Canada. La tempête pourrait aussi apporter de la pluie verglaçante dans l’est de la péninsule gaspésienne.

«Ça pourrait même dépasser les 30 centimètres de neige dans les secteurs de Kamouraska, du Témiscouata, de Rimouski et de la vallée de la Matapédia», a estimé M. Parent lors d’une entrevue avec La Presse canadienne.

La neige devrait débuter en fin de journée samedi ou dans la nuit de samedi à dimanche. Les vents se mettront également de la partie, principalement dimanche matin.

M. Parent prédit que ces conditions pourraient être difficiles en première moitié de journée dans l’est du Québec et que la visibilité sera probablement nulle par endroits.

Il suggère «fortement» d’effectuer les déplacements samedi plutôt que dimanche.

La région de Québec pourrait quant à elle recevoir de 5 à 10 centimètres et jusqu’à 25 centimètres en Beauce.

«L’accumulation rapide de neige pourrait rendre les déplacements difficiles dans certains endroits. La visibilité peut être soudainement réduite par moments dans la neige forte», prévient Environnement Canada.

Le Grand Montréal ne devrait rien recevoir de cette dépression.

Neige et pluie au Nouveau-Brunswick

Les intempéries vont aussi frapper le Nouveau-Brunswick. Des vents forts et des accumulations de neige pouvant atteindre 30 centimètres par endroit sont attendus dans le nord de la province.

Au sud, de la pluie parfois forte va débuter en fin de journée samedi et se poursuivre dimanche. Jusqu’à 60 millimètres pourraient tomber par endroit.

Par  CBC/Radio-Canada avec les informations de La presse canadienne