Posts Tagged ‘nouveau gouvernement’

Djibouti : un nouveau Premier ministre prend ses fonctions

avril 1, 2013

DJIBOUTI – Le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, a nommé un nouveau Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, qui a pris lundi ses fonctions en remplacement de Dileita Mohamed Dileita.

Cette nomination, annoncée dimanche, intervient dans la foulée d’élections législatives officiellement remportées par le parti au pouvoir mais dont les résultats sont contestés par la coalition d’opposition Union pour le salut national (USN).

La nomination s’inscrit aussi dans le cadre d’un remaniement ministériel aux allures de jeu de chaises musicales. Un manque de renouvellement qui a immédiatement été critiqué par l’opposition.

L’USN considère cette reconduction gouvernementale comme un mépris de plus à l’égard du peuple djiboutien qui s’est prononcé massivement pour un changement radical sur le plan politique, économique et social, a-t-elle dénoncé dans un communiqué intitulé Formation d’un nouveau gouvernement : un non-événement, rien de plus.

Dileita Mohamed Dileita, qui reste député, occupait le poste de Premier ministre depuis 2001.

Abdoulkader Kamil Mohamed, né en 1951 dans la région d’Obock (nord de Djibouti), était ministre de la Défense depuis 2011. Titulaire d’une maîtrise en sciences techniques de l’université française de Limoges (Sud-Ouest), il était entré au gouvernement en 2005, comme ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Mer.

Les élections législatives, organisées le 22 février, étaient les plus disputées depuis une décennie dans ce petit pays au rôle stratégique.

Selon les résultats publiés au journal officiel, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) a décroché 49,40% des suffrages, arrivant en tête dans les six circonscriptions du pays, face à l’opposition qui se présentait unie pour la première fois depuis dix ans au sein de l’USN.

L’opposition, créditée de 47,61% des voix, a dénoncé des fraudes massives et l’annonce des résultats a donné lieu à des manifestations et des heurts.

Pays de quelque 800.000 habitants, Djibouti occupe une position hautement stratégique à l’entrée de la mer Rouge et abrite la plus importante base militaire française d’Afrique (environ 2.000 hommes) et la seule base militaire américaine du continent.

Le pays jouit depuis son indépendance en 1977 d’une stabilité politique sans beaucoup d’équivalents en Afrique mais au prix d’une restriction des libertés publiques, selon l’opposition et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme.

Ismaël Omar Guelleh, qui malgré la présence d’un Premier ministre est également chef du gouvernement, est seulement le deuxième président de l’histoire du pays indépendant. Il est lui-même au pouvoir depuis 1999.

Romandie.com avec (©AFP / 01 avril 2013 14h39)

Centrafrique: nouveau gouvernement d’union nationale

mars 31, 2013

BANGUI – Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d’union nationale composé de membres de la rébellion, d’anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.

Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l’ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques.

Parmi les personnalités du Séléka, se retrouvent aux postes clé: Gontran Djono au Pétrole, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP) à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux Eaux et forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la Communication.

Le président Djotodia assumera également la charge de ministre de la Défense.

Le poste de Ministre de l’Equipement et porte parole du gouvernement revient à un membre de l’ancienne opposition démocratique, Crépin Mboli Gonda.

Le Premier ministre sortant, lui même issu de l’opposition, a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, l’ex-rebelle Michel Djotodia. Il avait promis que toutes les tendances de la vie politique seraient représentées dans son nouveau gouvernement, comme le prévoyaient l’accord signé en janvier à Libreville entre pouvoir, opposition et rébellion.

Mais, bien que des dirigeants de l’ancien régime de François Bozizé, tombé le 24 mars, s’étaient dits prêts à coopérer, un seul a été retenu.

La plupart, sinon toutes les provinces du pays sont représentées dans le nouveau gouvernement.

Après la prise de contrôle de la majeure partie du pays en décembre par le Séléka qui s’était retrouvé aux portes de Bangui et l’accord de Libreville en janvier, la rébellion avait accusé le pouvoir de ne pas respecter celui-ci, avant de prendre la capitale dans le week-end des 23 er 24 mars.

Le président Bozizé déchu s’est réfugié au Cameroun et a demandé l’asile au Bénin.

Romandie. com avec (©AFP / 31 mars 2013 21h48)

Slovénie: un conseiller du FMI pressenti pour diriger la Banque centrale

mars 28, 2013

LJUBLJANA – Un conseiller du Fonds monétaire international (FMI), Bostjan Jazbec, est pressenti par les autorités slovènes pour prendre la tête de la Banque centrale, alors que le secteur bancaire est au bord de l’implosion faisant ainsi de la Slovénie un pays candidat à une aide d’urgence de l’Union européenne.

Le mandat du Gouverneur de la Banque centrale, Marko Kranjec, expire à la mi-juillet et il a annoncé renoncer à une reconduction.

La candidature de Bostjan Jazbec, conseiller du FMI pour le Kosovo et professeur associé d’économie à l’Université de Ljubljana, est proposée par le chef de l’Etat, le social-démocrate Borut Pahor. Elle a reçu le soutien de la majorité des partis parlementaires, à commencer par le parti de centre-gauche Slovénie positive, dont est issu le nouveau Premier ministre, Alenka Bratusek.

La commission des investitures du Parlement examinera jeudi cette candidature et les parlementaires devraient passer au vote la semaine prochaine.

Si Alenka Bratusek a encore souligné mercredi que la Slovénie n’avait pas besoin d’une aide internationale après Chypre, Ljubljana doit cependant rapidement trouver des solutions pour sortir le système bancaire d’une crise sans précédent.

Parmi les anciens pays communistes, la Slovénie, ex-élève modèle de l’Union européenne et de la zone euro qu’elle a intégrée en 2007, est tombée en récession en 2012 et devrait y rester en 2013. Son système bancaire est confronté à une montagne de créances pourries (7 milliards d’euros, selon un rapport du FMI).

Le nouveau gouvernement de centre-gauche, investi par les députés slovènes le 20 mars, a annoncé la poursuite des mesures du précédent cabinet de centre-droit dirigé par le conservateur Janez Jansa, mais renversé par le Parlement, pour restructurer le système bancaire.

La loi créant une bad bank, structure de défaisance devant rassembler les actifs toxiques du secteur bancaire, et celle sur la gestion des entreprises publiques, seront amendées selon des recommandations d’experts, notamment pour renforcer le rôle de la Banque centrale.

Le FMI avait estimé le 18 mars à environ un milliard d’euros les besoins de recapitalisation des trois principales banques slovènes en 2013, un chiffre qui pourrait augmenter si les conditions économiques venaient à se détériorer.

Les taux d’intérêt des emprunts slovènes à dix ans ont continué à augmenter mercredi, face aux craintes d’une demande d’aide européenne du pays. Ils ont frôlé la barre symbolique de 7%, jugée intenable à long terme pour un pays, contre un peu plus de 6% mardi et seulement 5% la semaine dernière.

Romandie avec (©AFP / 28 mars 2013 00h36)

L’opposition syrienne élit Ghassan Hitto comme premier ministre

mars 18, 2013

 

La Coalition nationale syrienne (CNS), principale structure de l’opposition, a élu lundi soir à Istanbul Ghassan Hitto premier ministre intérimaire des territoires syriens aux mains de la rébellion. Au même moment, l’aviation syrienne bombardait pour la première fois le Liban.

« Ghassan Hitto a gagné avec 35 voix sur 49 », a annoncé Hicham Marwa, membre de la CNS. Le vote est intervenu après 14 heures de consultations entre les quelque 70 membres de la coalition, qui pour certains ont décrit M. Hitto comme un « candidat de consensus » satisfaisant à la fois les courants islamistes et libéraux de l’opposition.

Plusieurs membres de la coalition ont refusé de participer au vote, illustrant la persistance de divisions au sein de l’opposition syrienne, deux ans après le début du soulèvement contre le président Bachar al-Assad.

Cadre supérieur au Texas

Né en 1964, M. Hitto était jusqu’à l’an dernier cadre supérieur dans une compagnie de télécommunications au Texas. Il a rejoint en novembre 2012 les rangs de l’opposition et s’est impliqué dans l’assistance humanitaire à la population syrienne.

« Un grand merci aux héros et révolutionnaires du peuple syrien. Nous sommes avec vous », a déclaré Ghassam Hitto aux membres de la coalition après sa nomination. « Nous allons annoncer bientôt le programme de ce nouveau gouvernement », a-t-il ajouté.

« C’est un vote transparent, un vote démocratique », a de son côté commenté le président de la CNS, Ahmed Moaz al-Khatib. M. Hitto était opposé à onze autres candidats.

Liban bombardé

« Le premier ministre va se rendre en Syrie et avoir une série de rencontres avec les chefs de groupes rebelles qui combattent le régime d’Assad », a affirmé avant l’élection Samir Nashar, membre de la coalition.

Cette élection, prélude à la création d’un gouvernement intérimaire chargé de gérer les territoires du nord et de l’est du pays conquis par les insurgés, intervient alors que l’aviation du régime de Damas a bombardé pour la première fois lundi le Liban.

Une porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland, a parlé « d’escalade significative dans les violations de la souveraineté territoriale libanaise dont la Syrie se rend coupable ».
Romandie.com

Tunisie: l’homme qui s’est immolé mardi à Tunis est mort

mars 13, 2013
Tunisie: l'homme qui s'est immolé mardi à Tunis est mort Tunisie: l’homme qui s’est immolé mardi à Tunis est mort © AFP

Le jeune vendeur à la sauvette de 27 ans, Adel Khadri, qui s’est immolé par le feu mardi matin à Tunis est mort à l’aube mercredi, a indiqué à l’AFP Imed Touibi, le directeur du Centre des grands brûlés Ben Arous.

« Il est mort aujourd’hui à 05H30 du matin (04H30 GMT) des suites de ses graves brûlures », a déclaré M. Touibi, qui dirige le centre où ce vendeur de cigarettes ambulant était hospitalisé.

Adel Khadri s’est immolé par le feu mardi matin sur l’avenue Habib Bourguiba, en plein centre de Tunis, en hurlant « voilà la jeunesse qui vend des cigarettes, voilà le chômage ».

Ce geste est hautement symbolique, la révolution de janvier 2011, la première du printemps arabe, ayant été déclenchée par l’immolation d’un marchand ambulant, excédé par la misère et les brimades de policiers, à Sidi Bouzid (centre).

La pauvreté et le chômage étaient au coeur des causes du soulèvement qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali, or deux ans après l’économie tunisienne est toujours anémique tandis que le pays est paralysé par une crise politique.

Un nouveau gouvernement, dirigé par l’islamiste Ali Larayedh doit obtenir mercredi la confiance des députés.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: le Séléka critique le gouvernement d’union nationale

mars 1, 2013
Centrafrique: le Séléka critique le gouvernement d'union nationale Centrafrique: le Séléka critique le gouvernement d’union nationale © AFP

La coalition rebelle centrafricaine du Séléka a affirmé vendredi ne pas se « retrouver » dans le nouveau gouvernement d’union nationale auquel elle participe, qualifiant de « faible » le nouveau Premier ministre d’opposition Nicolas Tiangaye.

Le « Séléka (. . . ) ne se retrouve pas dans ce nouveau gouvernement national de transition », déclare ce communiqué, qui réclame le respect des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier.

Le Séléka accuse notamment le président François Bozizé d’avoir mis en place un « shadow cabinet » (cabinet de l’ombre), dans lequel les ministres issus de l’opposition et de la rébellion sont flanqués de ministres délégués proches du pouvoir.

La Premier ministre n’est pas non plus épargné par le communiqué qui le qualifie de « chef de gouvernement faible et malléable ».

« Le Président Bozizé a imposé (le gouvernement) au Premier Ministre Tiangaye, pourtant assuré du fort soutien de Séléka, qui n?a pas pu lui résister ou s’imposer », affirme le Séléka, pour qui « le peuple a besoin d’un leadership fort ».

Par ailleurs, les rebelles continuent d’exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines.

Mi-décembre, le Séléka avait pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, il a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

Le premier ministre Tiangaye, dont la nomination a été soutenue par le Séléka, est chargé de conduire la transition vers la paix et la tenue d’élections législatives d’ici un an.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie: plusieurs centaines de manifestants d’opposition défilent à Tunis

février 23, 2013
Tunisie: plusieurs centaines de manifestants d'opposition défilent à Tunis Tunisie: plusieurs centaines de manifestants d’opposition défilent à Tunis © AFP

Plusieurs centaines de manifestants défilaient samedi avenue Habib Bourguiba, au centre de Tunis, contre le parti islamiste au pouvoir Ennahda, et pour réclamer que l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd soit élucidé.

La manifestation, largement organisée sur les réseaux sociaux et soutenue par plusieurs partis de l’opposition laïque, intervient au lendemain de la désignation du ministre de l’Intérieur sortant Ali Larayedh pour former un nouveau gouvernement à même de sortir le pays d’une profonde crise politique.

Les protestataires scandaient « le peuple veut la chute du régime », « ni peur ni terreur, le pouvoir au peuple » ou encore le chef d’Ennahda Rached « Ghannouchi assassin ».

Les proches de l’opposant Chokri Belaïd accusent Ennahda d’être responsable de son assassinat le 6 février, un crime qui a profondément déstabilisé la Tunisie.

Le Premier ministre Hamadi Jebali, un islamiste, a été contraint de démissionner, son initiative de former un gouvernement de technocrates, annoncée le jour du meurtre, ayant échoué face l’opposition de son propre parti Ennahda.

M. Larayedh, qui a jusqu’au 8 mars pour former un cabinet de coalition, a annoncé jeudi l’arrestation de suspects de l’assassinat sans donner la moindre précision supplémentaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : le Premier ministre Hamadi Jebali démissionne

février 19, 2013
 
Hamadi Jebali a confirmé sa démission, mardi 19 février. Hamadi Jebali a confirmé sa démission, mardi 19 février. © AFP

Le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a officiellement démissionné, mardi 19 février en début de soirée. Cette annonce fait suite à l’échec des négociations autour de sa proposition de former un nouveau gouvernement de technocrates sans appartenances politiques. Il a déclaré ne pas vouloir participer à un autre gouvernement si une date n’était pas fixée pour les futures élections.

Jeuneafrique.com

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali prêt à démissionner s’il échoue à former un cabinet

février 9, 2013
Le premier ministre tunisien à Bruxelles en octobre. Le premier ministre tunisien à Bruxelles en octobre. © AFP

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali, en conflit avec son parti islamiste, a déclaré aux médias tunisiens être prêt à démissionner s’il échouait à former un gouvernement de technocrates avant le milieu de la semaine prochaine.

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali, en conflit avec son parti islamiste, a déclaré aux médias tunisiens être prêt à démissionner s’il échouait à former un gouvernement de technocrates avant le milieu de la semaine prochaine.

« Je présenterai l’équipe au plus tard au milieu de la semaine prochaine. Si elle est acceptée (…) je continuerai à assumer mes fonctions de chef du gouvernement, à défaut, je demanderai au président de la république de chercher un autre candidat pour composer un nouveau gouvernement », a-t-il dit à l’antenne de Shems-FM et à l’agence officielle TAP.

C’est le première fois que M. Jebali, numéro 2 du parti islamiste au pouvoir Ennahda, évoque sa démission. Il est entré ainsi en conflit ouvert avec la direction de son mouvement en annonçant vouloir former un gouvernement apolitique.

Hamadi Jebali, figure modérée dans son parti, a souligné à nouveau qu’il cherchait l’approbation des partis tunisiens mais qu’il excluait de soumettre une équipe remaniée au vote des députés de l’Assemblée nationale constituante (ANC) où Ennahda dispose de 89 des 217 sièges.

S’il est en conflit avec ses troupes, sa proposition a en revanche été bien accueillie par l’opposition et la société civile. M. Jebali a d’ores et déjà promis que ni lui ni les membres d’un éventuel gouvernement apolitique ne seront candidats aux futures élections.

La Tunisie est dirigée depuis l’élection de la Constituante en octobre 2011 par une coalition entre Ennahda et deux petits partis de centre-gauche, dont celui du président Moncef Marzouki.

Les trois alliés entretiennent des rapports très difficiles et ne sont pas parvenu, après des mois de concertations, à un compromis sur une nouvelle équipe gouvernementale ni sur le contenu de la Constitution dont la rédaction est dans l’impasse.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Django Sissoko nommé Premier ministre

décembre 11, 2012
Django Sissoko a occupé plusieurs fois le poste de secrétaire général de la présidence. Django Sissoko a occupé plusieurs fois le poste de secrétaire général de la présidence. © Koulouba

Mardi 11 décembre au soir, le président Dioncounda Traoré a pris un décret nommant le secrétaire général de la présidence, Django Sissoko, au poste de Premier ministre, en remplacement de Cheick Modibo Diarra, débarqué manu militari par l’ex-junte.

Moins de 24 heures après la démission forcée de Cheick Modibo Diarra, le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a nommé son successeur en la personne de Django Sissoko, selon un décret lu par la télévision publique malienne ORTM. Depuis mai 2011, celui-ci était médiateur de la République. Âgé de 62 ans, il a notamment été secrétaire général à la présidence de la République sous Moussa Traoré, renversé en 1991 après plus de 22 ans de pouvoir. Docteur d’État en droit, il avait occupé les mêmes fonctions de 2008 à 2011 sous la présidence d’Amadou Toumani Touré lui-même renversé par des militaires putschistes en mars dernier.

Problème de coordination ? Peu avant la publication du décret de la nomination de Sissoko, le président Dioncounda Traoré avait annoncé qu’il avait accepté la démission de Diarra et nommerait son remplaçant « dans les 24 heures », indiquant que le nouveau gouvernement serait connu « d’ici à la fin de la semaine ». Le porte-parole de l’ancienne junte, Bakary Mariko, avait auparavant démenti tout « coup d’État » et reproché à M. Diarra de ne pas avoir agi en « homme de devoir » face à la crise au Mali, mais en fonction d’« un agenda personnel ».

Condamnations internationales

La démission forcée de M. Diarra a été vivement condamnée à l’international, notamment par le Conseil de sécurité des Nations unies, la France et les Etats-Unis. L’ONU a renouvelé ses menaces de « sanctions ciblées » contre les ex-putschistes. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est déclaré lui « troublé » par le coup de force au Mali, dont le Nord est aux mains d’islamistes armés, et a « appelé une nouvelle fois à la fin de l’ingérence des militaires dans la politique ».

Des voix se sont élevées également au Mali, où le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR) a dénoncé une démission qui « rompt avec les règles du bon fonctionnement d’un État ». Le FDR est une coalition d’une quarantaine de partis opposés au coup d’État du 22 mars au Mali et favorables à une intervention militaire africaine dans le pays.

Ce nouveau coup de force des ex-putschistes est intervenu au lendemain de la décision de l’UE d’envoyer dans le pays 400 militaires début 2013 pour constituer l’armée malienne en vue de la reconquête du nord du pays, occupé depuis huit mois par des islamistes armés.

Jeuneafrique.com avec AFP