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Arrivée à Bissau des 70 premiers soldats de la force ouest-africaine

mai 17, 2012

Quelque 70 soldats du Burkina Faso sont arrivés jeudi à Bissau, premiers éléments de la force ouest-africaine qui doit se déployer à partir de vendredi en Guinée-Bissau, un peu plus d’un mois après le coup d’Etat du 12 avril, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces hommes sont arrivés à bord d’un avion civil de la compagnie Air Burkina et ont été accueillis par des officiers de la police et de l’armée bissau-guinéennes, ainsi que par des représentants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’ONU.

Ils ont embarqué dans des camions qui doivent les transporter à Cumere, à 35 km de Bissau, dans des casernes de l’armée bissau-guinéenne récemment rénovées.

Juste avant leur arrivée, la Cédéao avait annoncé qu’elle allait déployer une mission forte de 629 hommes en Guinée-Bissau « pour relever les militaires angolais (et) soutenir la restauration de l’ordre constitutionnel ».

C’est la présence d’une mission militaire angolaise (Missang) en Guinée-Bissau qui a officiellement motivé le coup d’Etat des militaires, le 12 avril, ces derniers accusant depuis des mois l’Angola de soutenir les autorités renversées et de poursuivre des ambitions colonialistes.

Les quelque 600 soldats angolais devraient avoir quitté la Guinée-Bissau le 30 mai.

L’arrivée des premiers soldats de la Cédéao a eu lieu le jour de l’investiture du nouveau Premier ministre de transition, Rui Duarte Barros, qui a été nommé mercredi par le président de transition, Manuel Serifo Mhamadjo.

M. Mhamadjo, dissident de l’ex-parti au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), est le candidat qui avait été proposé par les putschistes pour présider la transition d’un an, tandis que M. Barros a été ministre des Finances d’un ex-président devenu principal opposant, Kumba Yala, au début des années 2000.

La Cédéao, qui avait condamné le coup d’Etat, a finalement accepté les dirigeants de la transition et exclu tout retour au pouvoir de ceux qui ont été renversés, le président intérimaire Raimundo Pereira et l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, en exil, qui ne reconnaissent pas les nouveaux dirigeants.

Jeuneafrique.com avec AFP

Gouvernement Ayrault : Fabius numéro deux du gouvernement

mai 17, 2012

Le nouveau Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a composé mercredi 16 mai le premier gouvernement du quinquennat de François Hollande. Laurent Fabius aux Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian à la Défense, et Manuel Valls au ministère de l’Intérieur ont notamment été nommés. Surtout, François Hollande a tenu sa promesse en privilégiant la parité et la diversité.

La composition du nouveau gouvernement français a été annoncée mercredi 16 mai en fin de journée sur le perron de l’Élysée, par le secrétaire général Pierre-René Lemas. Une équipe de transition pour le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, un gouvernement très politique, avec pour but principal de mener la bataille des législatives. Le choix a semble-t-il été ardu et les ajustements de dernière minute nombreux. Initialement prévu à 16H, l’annonce a ainsi été repoussée à 19H30.

Laurent Fabius, numéro deux du gouvernement, hérite des Affaires étrangères. Il sera accompagné de deux ministres délégués dont un au Développement, le Vert Pascal Canfin. Jean-Yves Le Drian devient ministre de la Défense, et Manuel Valls prend le portefeuille de l’Intérieur. Arnaud Montebourg, adversaire de François Hollande lors de la primaire socialiste et hérault du concept de « démondialisation », sera de son côté ministre du Redressement productif. Pierre Moscovici est, quant à lui, ministre de l’Économie des Finances et du Commerce extérieur.

Les principaux interlocuteurs de l’Afrique

Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, Pascal Canfin et, à un degré moindre, Manuel Valls, seront les principaux interlocuteurs des pays africains. 

Laurent Fabius, ex-Premier ministre et partisan du non lors du référendum de 2005 sur l’Europe, débarque donc au Quai d’Orsay. Depuis plusieurs mois, ce vieil ami d’Alassane Ouattara – lors de la visite du chef de l’État ivoirien à Paris en février, il avait notamment joué les intermédiaires avec François Hollande – a multiplié les voyages et rencontres avec des dirigeants étrangers. Il s’était ainsi entretenu, en décembre 2011 et février dernier, avec trois présidents africains : le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Togolais Faure Gnassingbé et le Béninois Boni Yayi.

Calquant sa position sur celle de François Hollande, Laurent Fabius a affirmé vouloir « en finir avec la politique des coups, les effets d’annonce sans suite et les méandres de la Françafrique ». Son passage à Libreville, le 14 février, dans le cadre d’une conférence sur la mondialisation et les pays émergents a néanmoins suscité un début de polémique et entrainé de vives réactions de la société civile gabonaise. Au cours de ce voyage, l’ancien Premier ministre de François Mitterrand a rencontré le chef de l’Etat gabonais et évoqué les « excellentes relations entre » les deux pays. « Avoir choisi le Gabon pour effectuer son premier voyage ne témoigne pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une grande volonté d’en finir avec la Françafrique », avait commenté Jean-Christophe Rufin dans Jeune Afrique.

L’autre interlocuteur principal des pays africains, Pascal Canfin, ancien journaliste (Alternatives économiques), spécialiste des affaires financières – notamment au Parlement européen où il est député depuis 2009 – et de de la taxe sur les transactions financières, n’a pas d’attaches particulières avec le continent. Ce membre d’Europe Ecologie Les Verts a pourtant été nommé ministre délégué au Développement. Le choix d’un spécialiste de la finance à ce poste est une grande première et pourrait témoigner de la différence notable d’approche que souhaitent insuffler les socialistes dans les relations avec l’Afrique.

Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne et spécialiste de ces questions au PS, chapeautera de son côté le ministère de la Défense. Ce proche du président français devrait appliquer à la lettre la nouvelle politique de défense que François Hollande souhaite mettre en place et qu’il lui avait demandé de préparer depuis plusieurs mois.

À l’Intérieur enfin, Manuel Valls, maire d’Évry, était en balance avec François Rebsamen, Monsieur Sécurité au PS. Toujours classé à droite du parti, Manuel Valls estime que le « modèle d’intégration français a subi de sérieux revers » et milite pour la mise en place d’une politique qui prend en compte « les droits des migrants(…) mais aussi les capacités d’accueil » de la France. Lors des primaires socialistes, il s’était dit favorable à la mise en place de quotas migratoires déterminants le nombre d’entrées annuelles par type de qualifications et de métiers. Persuadé que « l’immigration reste un atout pour la France », Manuel Vals s’est en revanche prononcée, comme l’ensemble du PS, en faveur la suppression de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers.

Origines algériennes et marocaines

Autre constat et non des moindres, François Hollande n’est pas revenu sur ses promesses de parité et de diversité avec un gouvernement qui compte 17 hommes et 17 femmes. C’est une grande première. Deux ministres d’origine algérienne (Yamina Benguigui et Kader Arif) et une d’origine marocaine (Najat Vallaud-Belkacem).

Yamina Benguigui entre ainsi au gouvernement en tant que ministre déléguée à la Francophonie et aux Français de l’étranger. La réalisatrice franco-algérienne était depuis 2008 adjointe au maire de Paris chargée des droits de l’homme et de la lutte contre les discriminations. Elle s’était auparavant distinguée par des films consacrés à la mémoire et à l’immigration.

Kader Arif devient ministre délégué aux Anciens combattants. Député européen, né en 1959 à Alger, il a fait ses armes au sein de la fédération socialiste de Haute-Garonne dont il a été le Premier secrétaire. Spécialiste des questions communautaires, il était responsable du pôle « Coopération » lors de la campagne présidentielle de François Hollande.

Enfin, porte-parole remarquée de François Hollande pendant la campagne (après avoir été celle de Ségolène Royal en 2007), Najat Vallaud-Belkacem (34 ans) est nommée ministre du Droit des femmes, porte-parole du gouvernement. Conseillère générale de Montchat, elle est candidate aux élections législatives dans la 4e circonscription de Lyon, une ville où le Front national est arrivé au second tour lors des élections régionales de 2010.

Deux ministres issus de l’Outre-mer

Deux ministres issus des outre-mers, le Guadeloupéen Victorin Lurel et la Guyanaise Christiane Taubira, font leur entrée au gouvernement. La guyanaise Christiane Taubira a été nommée Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Une fonction de renom. « Être ministre ne serait pas le summum de ma vie. Je ne dis pas non, mais j’embrasse le monde depuis très longtemps », avait récemment déclaré cet électron libre, ancienne vice-présdidente du Parti radical. Affirmant être très proche de l’Afrique, elle a rédigé de nombreuses notes dans le but de faire évoluer la politique de la France envers le continent.

Victorin Lurel – et c’est logique puisqu’il est l’un des socialistes les plus importants en-dehors de la métropole – se voit attribuer le portefeuille délégué à l’Outre-Mer. Président du conseil régional de la Guadeloupe depuis 2004 et député de la 4e circonscription de la Guadeloupe depuis 2002, il est passionné par l’économie, le droit et la philosophie et s’intéresse à la politique américaine, en particulier à Barack Obama  puisqu’il a représenté le Parti socialiste français à la Convention démocrate d’investiture de l’actuel président américain, en 2008, à Denver.

Martine Aubry absente

Martine Aubry ne fera, quant à elle, pas partie du gouvernement. La première secrétaire du Parti socialiste l’a affirmé en début de matinée : après la nomination de Jean-Marc Ayrault, pas question pour elle de briguer un poste de « simple » ministre. « Nous avons discuté de cela lundi avec François Hollande. Il m’a dit qu’il avait fait le choix de Jean-Marc Ayrault. Nous sommes convenus que, dans cette configuration, ma présence au gouvernement n’aurait pas de sens », a-t-elle commenté au quotidien Le Monde.

Il semble tout de même que la bataille des primaires – Martine Aubry avait notamment accusé François Hollande d’incarner « la gauche molle »- ait également pesé. Signe de la tension entre les deux personnalités, le secrétariat national du PS, qui se réunissait mercredi matin pour évoquer les prochaines législatives, a mis à l’écart deux « Hollandais » (dont Faouzi Lamdaoui, chef de cabinet de François Hollande pendant la campagne) pour leur préférer deux proches de Martine Aubry dans deux circonscriptions.

Jeuneafrique.com

Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition

avril 17, 2012

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

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Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Jeuneafrique.com par Malika Groga-Brada