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Nouvelle-Calédonie/Nouméa: un enfant a la jambe arrachée par un requin

mai 25, 2019

 

Un garçon âgé d’une dizaine d’années a eu la jambe arrachée ce samedi après-midi par un requin alors qu’il se baignait dans une baie du centre de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, ont rapporté les médias locaux.

L’enfant se baignait au bout d’un bateau avec sa sœur à Port du Sud, une marina de la baie de l’Orphelinat à Nouméa, quand il a été attaqué par un squale, qui lui a arraché une jambe et une partie de l’abdomen, selon des informations de Nouvelle-Calédonie la 1ère et de la radio RRB.

Le père aurait alors sauté à l’eau pour récupérer son enfant tandis que la fillette était parvenue à sortir des flots. Le jeune garçon grièvement blessé a été évacué vers le Centre hospitalier de Koutio. Selon des témoins, il s’agirait d’un requin bouledogue, qui continue de rôder dans cette zone où la baignade a été interdite.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : les loyalistes restent majoritaires au Congrès

mai 12, 2019

FRANCE-NCALEDONIA-OVERSEAS-POLITICS-VOTE

Ces élections, six mois après le « non » au référendum pour l’indépendance, redessinent en profondeur la carte politique, en particulier dans le camp loyaliste.

Les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont manqué leur pari aux élections provinciales qui se sont tenues dimanche 12 mai en Nouvelle-Calédonie. Mais il s’en est fallu de peu. Dynamisés par les 43,3 % recueillis par le « oui » à l’indépendance lors du référendum du 4 novembre 2018, ils espéraient, grâce à un mode de scrutin qui les avantage, faire basculer la majorité au Congrès. Ce dernier reste aux mains des loyalistes, qui conservent 28 sièges sur 54, tandis que les différentes composantes indépendantistes en totalisent 26.

Pour autant, ces élections, six mois après un référendum qui avait suscité surprise et inquiétude, voire peur, chez les partisans de la « Calédonie française », redessinent en profondeur la carte politique, en particulier dans le camp loyaliste. Elles marquent en effet un large succès pour la liste L’Avenir en confiance conduite par Sonia Backès, regroupant trois mouvances proches du parti Les Républicains en métropole : Les Républicains calédoniens, Le Rassemblement-Les Républicains et le Mouvement populaire calédonien. En obtenant 40,6 % dans la province Sud, la plus peuplée et la plus riche, elle décroche 21 sièges sur 40 à l’assemblée provinciale et envoie 16 représentants au Congrès.

Un succès qui s’est construit au détriment de Calédonie ensemble, la formation loyaliste modérée présidée par Philippe Gomès, favorable à une large autonomie, qui détenait jusqu’à présent les principaux postes de décision du territoire : la présidence du gouvernement (Philippe Germain), la présidence de la province Sud (Philippe Michel), les deux sièges de député (Philippe Gomès et Philippe Dunoyer) et un des deux sièges de sénateur (Gérard Poadja). Celle-ci subit un véritable effondrement.

Calédonie ensemble, qui détenait 15 sièges dans le Congrès sortant, n’en occupe plus désormais que 7. Cette élection voit en revanche l’émergence d’une liste présentée par L’Eveil océanien, s’adressant principalement aux communautés wallisiennes et futuniennes, qui, en rassemblant 8,6 % des suffrages dans la province Sud, obtient 2 sièges au Congrès.

51,8 % des sièges pour les loyalistes

Le revers est d’autant plus marqué pour la formation de Philippe Gomès que la liste conduite par Gérard Poadja dans la province Nord, où elle avait trois élus, ne parvient même pas à franchir la barre nécessaire de 5 % des inscrits pour avoir des élus, et disparaît de l’hémicycle de l’assemblée provinciale. C’est une liste conduite par le maire de Kouaoua, Alcide Ponga (non-indépendantiste), qui, en rassemblant 12,2 % des suffrages, récupère trois sièges.

Dans cette province largement acquise aux indépendantistes, que préside depuis vingt ans Paul Néaoutyine, l’homme fort du Palika, la concurrence est toujours aussi serrée entre celui-ci et l’Union calédonienne, présidée par Daniel Goa. Les deux principales composantes du FLNKS sont une nouvelle fois bord à bord : 38,5 % pour la liste de M. Néaoutyine, qui devrait conserver la présidence de la province, et 36 % pour celle de M. Goa.

Enfin, dans la province des îles Loyauté, les formations indépendantistes se répartissent la totalité des sièges. Les loyalistes ne sont pas parvenus à faire leur entrée dans l’assemblée provinciale.

Sous réserve de confirmation, les loyalistes devraient donc détenir 28 sièges sur 54 dans le prochain Congrès territorial, ainsi répartis : 16 pour L’Avenir en confiance, 7 pour Calédonie ensemble, 3 pour L’Eveil océanien et 2 pour Agissons pour le Nord. Les indépendantistes, ayant gagné un siège par rapport à l’assemblée précédente, en totalisent 26.

Matignon se félicite

La chef de file de L’Avenir en confiance, Sonia Backès, qui devient la principale actrice de la scène politique calédonienne, s’est félicitée de cette large victoire qui la met en position de force pour engager les discussions avec les indépendantistes et avec le gouvernement sur la sortie de l’accord de Nouméa, que cette mandature aura à négocier. « Il y avait pour nous deux enjeux : que les loyalistes conservent la majorité au Congrès et que l’on puisse avoir un changement. C’est pour nous la victoire de l’union », a déclaré la présidente des Républicains calédoniens, tout en tendant la main à ses « partenaires de Calédonie ensemble ».

Matignon a suivi avec attention ces élections désignant les responsables qui seront à la tête des institutions calédoniennes. « Je me félicite du déroulement de ces élections, a réagi le premier ministre, Edouard Philippe. Comme nous en avons convenu lors du dernier comité des signataires, en décembre 2018, le gouvernement va se rapprocher des responsables qui seront désignés dans les prochaines semaines pour reprendre le dialogue sur l’avenir du territoire. » Un avenir qui s’annonce toujours aussi incertain

 

Le Monde.fr par Patrick Roger

La Nouvelle-Calédonie choisit la France

novembre 4, 2018

La Nouvelle-Calédonie a fait le choix dimanche de rester dans le giron français, au terme d’un référendum d’autodétermination historique, consacrant selon le président Macron une « marque de confiance dans la République ».

Selon des résultats définitifs sur les 284 bureaux, le non à l’indépendance l’a emporté avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le oui, un score en faveur du maintien nettement moins large que prévu par les sondeurs.

La participation a été massive, avec 80,63 % de votants, a indiqué le Haut-Commissariat.

Peu avant la proclamation définitive des résultats, Emmanuel Macron a exprimé son « immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique », en se félicitant d’une « marque de confiance dans la République française ».

« Je veux aussi dire la fierté pour le chef de l’État que la majorité des Calédoniens ait choisi la France », a ajouté M. Macron dans une allocution télévisée depuis l’Élysée, en estimant qu’il n’y avait désormais « pas d’autre chemin que celui du dialogue ».

Le Premier ministre Édouard Philippe est attendu sur place lundi, en provenance du Vietnam.

Si le non à l’indépendance l’a emporté, le résultat a aussi été salué par les indépendantistes, qui s’estiment confortés par leur score, alors que les sondages tablaient sur une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont aussitôt réaffirmé leur volonté d’aller jusqu’au bout de l’accord de Nouméa (1998) et de demander l’organisation de deux autres référendums dans les quatre ans à venir, comme prévus par l’accord.

– Le oui « à deux doigts de la victoire » –

Pour Louis Mapou, chef du groupe UNI-FLNKS au Congrès, « les indépendantistes sont encore plus motivés qu’avant pour demander le 2e et 3e référendum. Dès demain on va préparer la mariée pour qu’elle soit encore plus belle en 2020 », a-t-il dit à l’AFP.

« Les Kanak ont pris conscience que c’était à eux de montrer leur détermination à être enfin libres. On est à deux doigts de la victoire, et il nous reste deux consultations à venir », a aussi souligné Alosio Sako, président du rassemblement démocratique océanien (FLNKS).

Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie Ensemble, le principal parti non indépendantiste, « continue de penser que c’est mieux si on peut se passer d’un deuxième et d’un troisième référendum » mais qu’il ne s’opposerait pas à l’accord de Nouméa, qui est « constitutionnalisé ».

« Est-ce que la Nouvelle-Calédonie a vraiment quatre ans à perdre ? », a de son côté demandé Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicains au Congrès. Elle plaide pour « trouver une solution et remplacer ce deuxième et troisième référendum » afin de « stabiliser enfin la Nouvelle-Calédonie ».

Selon Pierre-Christophe Pantz, docteur en géopolitique, il est « clair qu’on ne discute pas de la même manière quand on fait 43% plutôt que 30% ». « Cela va forcer les non indépendantistes à revoir leur copie », ajoute l’expert, qui explique ce score élevé par « une forte mobilisation jamais atteinte dans les communes indépendantistes de la Grande Terre ».

Alors que les différents responsables politiques ont salué la large participation et le déroulé du scrutin, plusieurs voitures ont été brûlées et deux « faits de caillassage » ont été signalés, selon le Haut-commissariat.

En amont du scrutin, les autorités craignaient qu’une victoire du non puisse inciter une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, à des débordements, alors que les inégalités entre les différentes communautés restent criantes.

– « L’assurance, la sécurité » –

Les électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d’importantes réserves de nickel, étaient appelés à dire s’ils voulaient ou non « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ».

À la mairie de Nouméa, Chanel Cinédrawa, paysagiste de 43 ans, a voté indépendantiste, car « c’est le combat de nos vieux, il faut honorer leur mémoire », a-t-il dit.

Cette consultation, prévue par l’accord de Nouméa, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d’origine européenne, entamé avec les accords de Matignon de 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980, qui avaient culminé avec la prise d’otages et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988, qui avait fait au total 25 morts.

Les trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien au sein de la France. Ils mettent en avant la protection qu’elle apporte et son 1,3 milliard d’euros d’aides annuelles.

« Mon choix est un choix pour la France, pour les garanties qu’elle apporte. C’est l’assurance, la sécurité », expliquait Patrick Levenchaud, fonctionnaire de 54 ans, dans le bureau de vote de l’école Candide-Koch à Nouméa.

Romandie.com avec(©AFP / (04 novembre 2018 14h33)                                                        

France ou Kanaky, la Nouvelle-Calédonie va faire son choix

novembre 3, 2018

Un enfant porte un drapeau indépendantiste calédonien lors d’un meeting du FLNKS à Nouméa, le 30 octobre 2018 / © AFP/Archives / Theo Rouby

La France ou la « Kanaky »? C’est le choix que font dimanche les électeurs de Nouvelle-Calédonie, petit territoire stratégique de 270.000 habitants dans le Pacifique, lors d’un référendum historique où les sondages prédisent la victoire du non à l’indépendance.

Près de 175.000 électeurs de cet archipel français colonisé en 1853 et disposant d’importantes réserves de nickel devront dire s’ils veulent « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ».

Ce référendum, qui vient ponctuer 30 ans de décolonisation progressive, est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là, et Emmanuel Macron s’exprimera à la télévision à 13H00 dimanche (23H00 heures locales) à l’issue de la proclamation du résultat.

« Je ne prendrai pas parti dans ce référendum », avait déclaré le Président en mai lors de sa visite à Nouméa, soucieux de ne pas s’immiscer dans la campagne, ajoutant toutefois que « la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie ».

Ce référendum, prévu par l’accord de Nouméa signé en 1998, est destiné à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d’origine européenne, entamé avec les accords de Matignon en 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d’otages et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts.

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui arrive sur le Caillou dès le lendemain du scrutin, ce référendum marque « le début de la Nouvelle-Calédonie qui veut construire un avenir ».

Elie Poigoune est une figure historique de la cause kanak. S’il votera oui à l’indépendance, il veut toutefois garder des liens avec la France. Photographié le 1er novembre 2018 lors d’un entretien avec l’AFP. / © AFP / Theo Rouby

A la veille du scrutin, Nouméa et ses alentours, qui concentrent les deux tiers de la population, restaient particulièrement calme.

– « Campagne très calme » –

Si dans les provinces du Nord et des Iles loyauté, à majorité kanak, les partisans de l’indépendance ont pavoisé de leur drapeau routes et arbres, les pro-France affichent peu le fanion bleu-blanc-rouge.

Xavier Moutier, jeune Caldoche de 19 ans venu de Bourail (ouest), a exhibé le sien sur son pick-up. « Ils se gênent pas pour mettre leur drapeau kanak, il faut qu’on montre le nôtre, pour dire qu’on ne se laissera pas marcher dessus », dit-il.

Dans les rues, certains n’avaient toujours pas fait leur choix, comme Sholin, technicien de 21 ans, qui verra « le jour J ». Une autre électrice espère que « Dieu guide (son) choix ».

Nouvelle-Calédonie / © AFP / Selim CHTAYTI

« C’est un événement historique que tout le monde a souhaité, mais paradoxalement, l’enjeu a perdu de son intensité », note Pierre Christophe Pantz, docteur en géopolitique. « La campagne a été très calme, le référendum ne suscite pas d’engouement, les enjeux se sont banalisés », notamment parce que « les Calédoniens pensent que cela ne va pas changer leur quotidien », mais aussi parce que les sondages prédisent une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Pour Paul Fizin, docteur en histoire, « si le taux d’abstention est fort, il mettra en évidence que le projet indépendantiste n’a pas irrigué dans toute la société ».

– Inégalités criantes –

Soumynie Mene, militante indépendantiste de 38 ans, juge « dommage que la population ne se sente pas concernée par un référendum qu’on prépare depuis 30 ans », jugeant qu’il est pourtant « temps de tourner la page de la colonisation ».

En cas de victoire du oui, le FLNKS a souligné qu’il ne souhaitait pas une rupture avec la France, mais une indépendance en partenariat avec la France, qui pourrait prendre la forme d’un Etat associé.

Calédonie: dernier meeting de campagne des indépendantistes / © AFP / Guillaume Bonnet, Farid Addala

Trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France, Calédonie ensemble (droite modérée), le Rassemblement LR et les Républicains calédoniens. Ils mettent en avant la protection de la France et les 1,3 milliard d’euros d’aides annuelles de la France. Ils espèrent que ce premier référendum sera aussi le dernier alors que l’accord de Nouméa prévoit la possibilité de deux autres consultations dans les quatre ans.

Pour Paul Fizin, en dépit de trente années de rééquilibrage économique et social en faveur du peuple premier, les inégalités restent criantes. Echec scolaire, chômage élevé, habitat précaire… « il y a encore des problèmes d’intégration et un sentiment d’injustice prégnant dans la société kanak », dit-il.

Une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, a sombré dans la délinquance. Les deux camps craignent leur réaction si le non l’emporte. Dans cette optique, la vente d’alcool dans les commerces a été interdite ce week-end, les effectifs de gendarmerie ont été renforcés et le camp S, prison de Nouméa, a renforcé sa capacité d’accueil.

Les états-majors politiques ont recommandé la discrétion à leurs militants. Mais rien ne dit que certains pro-français n’iront pas fêter ostensiblement leur victoire annoncée.

Romandie.com avec(©AFP / (03 novembre 2018 14h06)

Nouvelle-Calédonie: le monde économique ne croit pas à l’indépendance

octobre 31, 2018

Les chefs d’entreprises sont plus inquiets de la situation « morose » que d’un risque imminent de rupture avec la France / © AFP/Archives / Fred PAYET

A quatre jours du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, les chefs d’entreprises sont plus inquiets de la situation « morose », de la chute des cours du nickel et des appétits chinois dans la région, que d’un risque imminent de rupture avec la France.

« Je ne pense pas que le oui va passer », pense comme d’autres Benjamin Morlat, 28 ans, dans son atelier de menuiserie où il emploie trois personnes à Ducos. « Le 5 novembre on ira travailler comme d’habitude », assure-t-il, les sondages donnant la victoire du « non » à l’indépendance dimanche.

« L’indépendance n’est pas un sujet de conversation des chefs d’entreprises. Aujourd’hui le sujet majeur c’est de savoir comment on remplit nos cahiers de commandes, comment on garde nos salariés », explique Chérifa Linossier, présidente de la Confédération des PME (CGPME) de Nouvelle-Calédonie.

« La situation est morose », constate-t-elle, évoquant la forte hausse des non-renouvellements de CDD, le manque de stratégie de développement économique du gouvernement calédonien et la récente entrée en vigueur d’une TVA locale à cinq taux qui « sème la pagaille » dans les entreprises.

« On a hâte que cette échéance électorale se passe. Elle a gelé les investissements et les intentions des chefs d’entreprises, qui n’ont plus de visibilité », abonde Daniel Ochida, président du Medef Nouvelle-Calédonie.

Il souligne que « dans certains secteurs d’activité, on craint, en cas d’indépendance, l’arrêt des subventions de la France », qui représentent 13% du PIB (1,3 milliard d’euros). Selon lui, « la plupart des chefs d’entreprises souhaitent qu’on continue avec la France, pour ne pas bouleverser l’économie ».

Après plusieurs années d’euphorie économique, exaltée par la construction de deux usines de nickel, l’économie calédonienne est en berne depuis 2012, en raison notamment de l’effondrement des cours et du ralentissement de la commande publique. Ce repli a mis en lumière l’extrême dépendance de la Nouvelle-Calédonie à son industrie minière, qui représente 20% de ses emplois directs et indirects et 90% de ses exportations.

Les cours du nickel ont été divisés par deux entre 2011 et 2016, piétinant aujourd’hui autour des 12.000 euros la tonne. Si en 2007, le nickel a rapporté 200 millions d’euros aux caisses du territoire, ce chiffre est depuis tombé à zéro.

– « Menace » chinoise –

Pour Catherine Ris, professeur d’économie à l’université de Nouvelle-Calédonie, « on n’est pas sorti de la mono-industrie du nickel. Au contraire on s’est spécialisé davantage dans cette activité ».

La Nouvelle-Calédonie / © AFP /

Elle souligne que comparés aux autres territoires ultramarins, la Nouvelle-Calédonie dispose d’un tissu développé de PME, mais elle pointe du doigt une économie « imprégnée d’une grande dépendance aux subventions publiques ».

Patron d’une entreprise de BTP, un secteur concerné au premier chef, Daniel Ochida affirme que le bâtiment a perdu 2.500 emplois depuis 3-4 ans et que la tendance va se poursuivre. Selon le Medef, le BTP a besoin de 80 à 90 milliards de travaux par an, mais seulement 20 milliards seraient prévus en 2019.

Même s’il ne croit pas à une victoire de l’indépendance dimanche, il redoute les appétits de la Chine, hégémonique dans la région selon les termes employés par Emmanuel Macron lors de sa visite en mai, qui s’implante dans la région et qui a notamment largement investi au Vanunatu voisin.

« Ce n’est pas une menace à prendre à la légère », estime Daniel Ochida. « La Chine a la Nouvelle-Calédonie dans son viseur pour ses réserves de nickel », qui représentent un quart des ressources mondiales d' »or vert ».

Chérifa Linossier partage ses craintes. « C’est une guerre commerciale. Même avec la France et l’Europe je ne pense pas que l’on soit armé face à une Chine qui investit chaque année 3.000 milliards de dollars dans le Pacifique ».

« Il y a un côté pervers dans l’intervention de la Chine qui n’octroie pas des financements ou des subventions comme les bailleurs de fonds habituels (Australie, UE, France), mais les place sous sa coupe avec des prêts généreux », dénonce un haut fonctionnaire spécialiste de la région.

Par ce biais, dit-il, Pékin tente de récupérer les voix des micro-états du Pacifique à l’ONU pour limiter la reconnaissance de Taïwan sur la scène internationale.

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 12h06)

Dans les quartiers de Nouméa, « payer ses factures » préoccupe plus le référendum

octobre 6, 2018

Michèle Wenima, une mélanésienne qui élève ses cinq enfants seule, le 2 octobre 2018 dans la cité de Tindu, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie / © AFP / Theo Rouby

« Pour nous, ce qui compte d’abord, c’est pouvoir payer les factures », tempête Olivia Bodem. Le 4 novembre, la Nouvelle-Calédonie choisit son avenir lors d’un référendum d’autodétermination. Mais dans les quartiers populaires de Nouméa, c’est la vie chère qui préoccupe les habitants.

Responsable de l’antenne du Secours catholique de Tindu, une cité aux immeubles couverts de graffitis tapie au fond d’une zone industrielle, cette mère de famille joviale ne décolère pas contre « ce pays de monopoles où on ne peut rien faire à cause des prix ».

« Je ne voyage jamais, je ne fais jamais de shopping et les loisirs se résument à bavarder sous les arbres. On mange du riz, des sardines et du poulet. Mais attention pas du poulet local inabordable, non on prend des cartons de 10 kilos de poulet congelé, importé du Brésil ou de je ne sais où », poursuit la quadra.

Assise à ses côtés, Michèle Wenima, mélanésienne menue aux boucles poivre et sel, raconte qu’elle ne met jamais les pieds « aux rayons boucherie ou poissonnerie » et que dans son petit appartement où elle vit avec deux de ses filles « il n’y a que des matelas et trois chaises ».

Un sac contenant quelques produits alimentaires, le 2 octobre 2018 en Nouvelle-Calédonie / © AFP / Theo Rouby

Grâce à une aide au logement et une indemnité pour incapacité de travail, elle obtient chaque mois 120.000 CFP (1.000 euros). Mais dans un territoire où, selon une récente étude de l’UFC-Que Choisir, le panier de la ménagère est 2,24 fois plus cher qu’en métropole, elle rogne sur tout.

« Je ne vais en centre-ville que pour aller chez le docteur. Un aller-retour en bus coute 420 francs (3,5 euros) », témoigne cette ancienne femme de ménage, qui a vécu un an dans sa voiture avec ses cinq filles, après que son mari, alcoolique, l’ait « mise dehors ».

– « Hommes politiques bien gras » –

Un client dans un supermarché où le rayon boucherie (au fond) est pratiquement vide, le 2 octobre 2018 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie / © AFP / Theo Rouby

A un mois du référendum sur l’indépendance, ces habitantes des quartiers périphériques de Nouméa pensent que le scrutin intéresse « surtout nos hommes politiques qui eux sont bien gras ».

Le 4 novembre, 174.154 électeurs de Nouvelle-Calédonie décideront du maintien ou pas de l’archipel au sein de la République française.

Mais ce matin, les conversations sont centrées sur le supermarché du coin et ses promotions « de malbouffe ou sans intérêt »: les packs de sodas (4,10 euros pour 6 cannettes), les biscuits (2 euros le paquet) et les croquettes pour chiens.

Des immeubles de la cité de Tindu, le 2 octobre 2018 à Nouméa, en Nouvelle Calédonie / © AFP / Theo Rouby

En revanche, les haricots verts s’affichent à 7 euros le kilo, les quatre yaourts à 4,20 euros, tandis qu’une minuscule tranche de mimolette de 135 grammes est à 3 euros et la plaque de chocolat à 7 euros.

« C’est quand même incroyable qu’ici en Nouvelle-Calédonie, le seul fruit que je donne à mes enfants soit des pommes importées au rabais d’Australie et de Nouvelle-Zélande », s’exaspère Olivia.

Les enquêtes statistiques font état d’un coût de la vie qui est, comparé à la métropole, 35% plus élevé en Nouvelle-Calédonie en raison de la fiscalité protectionniste, la mainmise sur le commerce de quelques grandes familles, les marges élevées, l’étroitesse du marché et les coûts liés à l’insularité.

Une femme regarde la télévision dans son appartement de la cité de Tindu, le 2 octobre 2018 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie / © AFP / Theo Rouby

Le vote d’une loi anti-trust, la toute récente création d’une Autorité de la concurrence et la réforme, depuis le 1er octobre, de la fiscalité indirecte doivent tenter de faire baisser les prix. Mais jusqu’alors les consommateurs n’ont rien vu.

Ces niveaux de prix sont aussi le reflet d’une société calédonienne très inégalitaire où les 10% des ménages les plus aisés disposent d’un revenu 7,9 fois plus élevé que les 10% les plus modestes, contre 3,6 fois en métropole.

De sorte que les acteurs économiques ont tendance à adapter leurs prix à cette clientèle captive de nantis, au détriment des populations à faible revenu.

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 13h09)

« Saint-Louis, une histoire calédonienne »: le visage d’une tribu kanak

mars 11, 2018

Le documentaire sur la tribu kanak de Saint-Louis sera diffusé mercredi 14 mars à 20 h 50 sur France Ô et en avant-première dès dimanche sur le Monde.fr.

De la route qui relie Nouméa à Mont-Dore, distantes d’une vingtaine de kilomètres dans le Grand Sud de la Nouvelle-Calédonie, la seule image que l’on aperçoive de la tribu kanak de Saint-Louis, c’est le clocher de la mission, construite dans les années 1860. La rocade, sur laquelle circulent plus de vingt mille véhicules par jour, traverse de part en part le territoire de la tribu. Les jeunes de Saint-Louis savent qu’ils disposent là d’un moyen de pression stratégique, parce que, comme le raconte Ambrosio Kamodji, qui fut le premier bachelier de la tribu et est aujourd’hui éducateur spécialisé, « quand ils bloquent, ça bloque tout ».

La RP2 est souvent le théâtre de violences. Organisées ou plus ou moins spontanées, collectives et revendicatives ou simplement délictuelles. Fin 2016, à la suite de la mort d’un des leurs, William Decoiré, tué par un gendarme à un barrage routier au volant d’une voiture volée, de violents affrontements entre jeunes et forces de l’ordre s’y déroulèrent pendant plusieurs semaines. Il fallut plusieurs jours pour déblayer les dizaines de carcasses de voitures brûlées. Les gendarmes ont dit avoir agi en « légitime défense ». Le parquet avait classé l’affaire, attisant la violence des jeunes. Une enquête a finalement été ouverte et, tout récemment, l’association William, qui se bat pour « obtenir la vérité », a obtenu qu’une reconstitution soit organisée, ce que les autorités avaient toujours refusé.

Référendum en novembre

Ben Salama et Thomas Marie, les auteurs du documentaire « Saint-Louis, une histoire calédonienne », projeté mercredi 14 mars à 20 h 50 sur France Ô et dont Le Monde est partenaire (il est diffusé en avant-première sur le site du monde.fr entre le 11 et le 14 mars), peuvent à juste titre estimer que leur travail, qui a réclamé près de deux mois de contacts préalables puis de tournage sur place, y aura contribué. Mais, pour les jeunes de la tribu, la mort de William Decoiré reste une blessure, qui parfois peut virer à la « haine ».

Il ne s’agit pas pour les réalisateurs de « réhabiliter » Saint-Louis, cette tribu urbanisée, gagnée par les faubourgs de Nouméa, la pieuvre tentaculaire en constante expansion, mais d’en montrer un visage plus contrasté. De se plonger dans ses contradictions. Saint-Louis a mauvaise réputation. Pour un jeune Kanak à la recherche d’un emploi, c’est une tache sur le CV. Aussi, quand une jeune fille de la tribu obtient une bourse pour aller poursuivre des études supérieures en métropole, c’est un événement partagé par toute la famille, et un véritable déchirement. De même que l’on perçoit bien ses interrogations, alors qu’elle manifeste avec les indépendantistes, sur l’avenir d’une Kanaky indépendante, sur laquelle la population calédonienne va avoir à se prononcer au début du mois de novembre.

« Saint-Louis, c’est les Etats-Unis de la Kanaky »

Les éléments les plus radicaux, eux, farouchement indépendantistes, assurent qu’ils n’iront pas voter, car ils ne se retrouvent pas dans ceux qui les représentent et expriment même parfois une forme de rejet. Saint-Louis, comme l’explique justement le titre du documentaire, est un concentré de l’histoire calédonienne et de ses contradictions, de la religion, de la politique et de la coutume. « Saint-Louis, c’est les Etats-Unis de la Kanaky », assume fièrement Marie-Luce Wemoadjou, une « ancienne », rappelant la tradition d’accueil de la tribu. Mais c’est aussi là qu’eurent lieu au début des années 2000 de violents affrontements intercommunautaires, chassant les Wallisiens de leur quartier de l’Ave Maria.

Saint-Louis a mauvaise réputation, et elle n’est pas forcément usurpée. Pour la majeure partie de la population, elle rime avec caillassage, violence, délinquance, malgré tous les efforts déployés ces dernières années par la municipalité de Mont-Dore et les services de l’administration territoriale. Et pourtant, le documentaire s’achève sur la « fierté » des jeunes de la tribu d’accueillir, à l’occasion des journées du patrimoine, des « étrangers » pour leur faire découvrir leur territoire et leurs réalisations. De quoi, le temps d’une journée, pouvoir espérer en un « destin commun ».

Lemonde.fr par Patrick Roger

Canada/Nouvelle-Calédonie: Anthony Kavanagh victime d’une embolie pulmonaire

décembre 19, 2017
Anthony Kavanagh victime d'une embolie pulmonaire© Jobboj92/Wikimedia Anthony Kavanagh victime d’une embolie pulmonaire
 

MONTRÉAL – L’humoriste Anthony Kavanagh a été victime d’une embolie pulmonaire à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où il devait se produire, le forçant à reporter plusieurs dates de spectacle au Québec.

Son attachée de presse, Sylvie Savard, a assuré lundi soir qu’il était maintenant hors de danger.

L’humoriste devra toutefois être au repos pendant plusieurs semaines.

Anthony Kavanagh devra donc reporter plusieurs représentations qui devaient avoir lieu au début de l’année au Québec.

Le promoteur Evenko informe les spectateurs de conserver leurs billets, qui seront valides pour les nouvelles dates.

Selon la Chaire de transfert de connaissances, éducation et prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire de l’Université Laval, une embolie pulmonaire survient lorsqu’une partie du flot sanguin menant au poumon est bloquée. La plupart du temps, l’obstruction est causée par un caillot qui s’est formé dans une jambe et qui s’est détaché.

Selon la chaire de recherche, l’immobilisation prolongée, une chirurgie récente, la grossesse, la prise d’hormonothérapie, ainsi que la présence d’autres maladies telles qu’une insuffisance cardiaque ou un cancer, sont des facteurs de risque.

Voici les dates reportées:

— Le spectacle prévu le 4 janvier à Saint-Jean-sur-Richelieu aura lieu le 14 juin 2018

— Le spectacle prévu le 6 janvier à Valleyfield sera présenté le 6 mai 2018

— Le spectacle prévu le 9 janvier à la Salle André-Mathieu à Laval est reporté au 5 mars 2018

— Le spectacle prévu le 10 janvier à la Salle Albert-Rousseau à Québec sera présenté le 20 mars 2018

— Les spectacles prévus les 12 et 13 janvier au Théâtre St-Denis à Montréal auront lieu les 6 et 7 avril 2018

La Presse canadienne

Séisme de magnitude 7,0 au large de la Nouvelle-Calédonie

novembre 19, 2017

Nouméa – Un puissant séisme de magnitude 7,0 s’est produit lundi au large de l’archipel français de Nouvelle-Calédonie, dans l’océan Pacifique, provoquant la frayeur des habitants mais pas de dégâts notables, selon les autorités locales.

Une alerte au tsunami a été lancée concernant les bandes côtières des îles Loyauté, à l’est de la Grande Terre, et de l’île des Pins, au sud, selon la sécurité civile française. Les sirènes se sont déclenchées sur toutes les îles Loyauté et sur l’île des Pins.

« Des mouvements anormaux du niveau de la mer de 30 centimètres à un mètre d’amplitude pourraient être observés », a indiqué dans un communiqué la direction de la sécurité civile.

Le centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique a émis un avertissement, en précisant que des vagues de tsunami pourraient se produire dans une zone de 300 kilomètres incluant la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu.

Toutefois, un résident de Port Vila, capitale du Vanuatu, a déclaré à l’AFP que les autorités locales n’avaient émis aucun avertissement.

Le séisme a eu lieu lundi à 09h44 heure locale (dimanche 22h44 GMT). Il s’est produit à environ 85 kilomètres à l’est des côtes des îles Loyauté et à 25 kilomètres de profondeur, selon l’institut géologique américain (USGS).

L’USGS, qui avait dans un premier temps évalué la magnitude du séisme à 7,3, l’a ensuite révisée à 7,0. L’institut américain a enregistré une dizaine de secousses dans cette région dans la nuit de dimanche à lundi.
Selon de premières informations, le séisme n’a pas fait de dégâts, même s’il a été fortement ressenti par la population.
« Il y avait déjà eu une secousse hier soir, puis à 2 heures et à 6 heures du matin, et une plus forte dans la matinée. Les véhicules stationnés ont bougé et tout le monde est sorti des locaux », a indiqué à l’AFP un fonctionnaire de l’antenne de la province des îles Loyauté à Maré.
Le tremblement de terre a également été ressenti à Nouméa, principale ville de la Nouvelle-Calédonie, suscitant de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

« J’ai cru que je faisais un malaise, j’ai eu très peur et j’ai quitté l’immeuble sur le champ », a déclaré à l’AFP l’employé d’une société de production dont le siège est au centre-ville.

« Il y a une forte activité depuis trois semaines. Ils ont dû avoir très peur à Maré », qui compte 5.650 habitants, a déclaré à l’AFP Pierre Lebellegard, sismologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
« C’est quelque chose qui revient régulièrement tous les dix ou quinze ans. C’est la plaque australienne sur laquelle on se trouve qui passe sous la plaque Pacifique », a-t-il ajouté.

La région située entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, à 600 kilomètres plus à l’est, fait partie de la Ceinture de feu du Pacifique, l’une des zones d’activité sismique les plus intenses de la planète.

Cette secousse intervient après une série de séismes qui ont touché les îles Loyauté ces dernières semaines, dont un qui a atteint une magnitude de 6,8 fin octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 02h08)                                            

Nouvelle-Calédonie: le haut-commissariat précise les moyens affectés à la sécurité et la justice

novembre 4, 2017

 

Nouvelle-Calédonie : le haut-commissariat précise les moyens affectés à la sécurité et la justice

De nouveaux moyens vont être alloués à la sécurité et à la justice en Nouvelle-Calédonie@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
Création d’une brigade motorisée, d’une antenne de prévention de la délinquance juvénile, renforcement des effectifs de la prison de Nouméa… La Nouvelle-Calédonie va bénéficier de moyens supplémentaires pour renforcer la sécurité et la justice sur l’île.

Le haut-commissariat à Nouméa (préfecture) a précisé samedi l’affectation des moyens supplémentaires pour la sécurité et la justice en Nouvelle-Calédonie, où aura lieu dans un an un référendum sur l’indépendance, dans un communiqué samedi.

Des enjeux sécuritaires.

Alors que la Nouvelle-Calédonie s’émancipe progressivement, elle est confrontée à des problèmes d’insécurité, alimentés notamment par une consommation massive d’alcool dans certaines composantes de la population. Le ministère de l’Intérieur va faire « des efforts » pour renforcer la sécurité en Nouvelle-Calédonie durant l’année 2018, avait annoncé le ministre Gérard Collomb vendredi, à l’issue d’une réunion « sécurité-justice » qui s’est tenue à son ministère en présence notamment des délégations calédoniennes qui ont participé jeudi à Matignon au XVIe comité des signataires de l’accord de Nouméa.

Une sécurité routière renforcée.

Alors que la route tue sur le Caillou quatre fois plus qu’en métropole, la création d’une brigade motorisée de la gendarmerie à Koné (Nord) et l’apport de « l’expertise » de l’État aux collectivités locales pour mettre en œuvre « des mesures plus contraignantes » ont été annoncées.

Création d’une antenne de la brigade de prévention de la délinquance juvénile.

En ce qui concerne la délinquance des mineurs, en constante hausse, une antenne de la brigade de prévention de la délinquance juvénile va également être installée à Koné tandis qu’une « unité canine légère » sera créée au sein de la direction de la sécurité publique. « Afin de mieux anticiper les dérives urbaines et autres phénomènes de bande, le service du renseignement territorial sera renforcé », ont en outre indiqué les trois ministères (Intérieur, Justice, Outremer) concernés par cette réunion.

Renforcement des effectifs de la prison.

Dans le domaine de la justice, les effectifs de l’unique prison de Nouméa vont être renforcés et les conditions de construction d' »une structure éducative contenante » vont être définies dans le cadre des assises de l’Outre-mer. Enfin, le financement d’une enquête sur les violences faites aux femmes, autre sujet de préoccupation selon les dernières statistiques de la délinquance, a a été annoncé.

Europe1.fr