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Tennis : l’équipementier Lacoste va « faire le point » avec Djokovic

janvier 17, 2022

Lacoste, qui habille le numéro un mondial depuis 2017, compte discuter « dès que possible » de la récente affaire qui l’a privé d’Open d’Australie.

Novak Djokovic a ete contraint de quitter l'Australie avant le tournoi.
Novak Djokovic a été contraint de quitter l’Australie avant le tournoi.© PATRICK HAMILTON / MAXPPP / BELGA/MAXPPP

Lacoste, équipementier textile de Novak Djokovic, va discuter « dès que possible » avec le numéro un mondial pour « faire le point sur les événements qui ont accompagné sa présence sur le territoire australien », a indiqué lundi la marque.

Le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic est arrivé à Belgrade lundi après avoir été expulsé d’Australie, épilogue d’une longue saga autour de son statut vaccinal qui le prive de la possibilité de briguer un 21e trophée majeur, synonyme de record en grand chelem.

« Les autorités australiennes ont annulé le visa de Novak Djokovic. En conséquence, il ne lui sera pas possible de participer à l’Open d’Australie », a rappelé dans un communiqué la marque au crocodile. « Dès que possible, nous échangerons avec Novak Djokovic pour faire le point sur les événements qui ont accompagné sa présence sur le territoire australien », a ajouté Lacoste, qui habille le numéro un mondial depuis 2017.

Par Le Point avec AFP

Novak Djokovic expulsé : la Cour australienne rejette son recours

janvier 16, 2022

La Cour fédérale d’Australie a décidé l’expulsion du numéro un mondial du tennis. Le joueur a réagi à la suite de cette injonction irrévocable.

Le joueur de tennis s'essuie le front sur le court.
Novak Djokovic

La Cour fédérale australienne a rejeté le recours intenté par le numéro un mondial du tennis contre l’annulation de son visa et son expulsion du pays, dimanche 16 janvier. « La Cour ordonne que le recours soit rejeté aux frais du demandeur », affirme la décision approuvée à l’unanimité par les trois juges, à la veille du début de l’Open d’Australie au cours duquel le Serbe, non-vacciné contre le Covid-19, comptait briguer un 21e titre record en grand chelem.

Dans un communiqué de presse, Novak Djokovic s’est déclaré « extrêmement déçu » par la décision de la Cour au sujet de son expulsion, mais dit respecter le verdict et s’apprêter à quitter l’Australie. Le sportif a émis le souhait de prendre le temps pour se reposer et récupérer, et a demandé que l’attention se focalise désormais sur le tournoi de l’Open d’Australie. Le président serbe Aleksandar Vucic s’est emporté, dimanche, contre les autorités australiennes. « Ils pensent qu’avec ces dix jours de mauvais traitements, ils ont humilié Djokovic », a lancé le président serbe à la presse locale. « Ils se sont humiliés eux-mêmes, Djokovic peut revenir dans son pays la tête haute et regarder tout le monde droit dans les yeux. » L’avion retour de Novak Djokovic a décollé quelques minutes avant midi, heure française.

« La politique ferme de protection des frontières de l’Australie nous a maintenus en sécurité pendant la pandémie » de Covid-19, a affirmé le ministre australien de l’Immigration, Alex Hawke, dans un communiqué. « Les Australiens ont fait de grands sacrifices pour en arriver là et le gouvernement Morrison est fermement décidé à protéger cette position », a-t-il ajouté. L’ATP, qui gère le circuit professionnel masculin de tennis, a estimé dimanche que l’expulsion de Novak Djokovic d’Australie « mettait un terme à une série d’événements profondément regrettables » et que « l’absence [de Djokovic] à l’Open d’Australie est une perte pour le tennis ».

« Troubles civils »

À la veille des premiers coups de raquette de l’Open d’Australie, où « Nole » espérait remporter un 21e titre du grand chelem record, l’audience en référé devait décider si le joueur doit être immédiatement renvoyé chez lui et interdit de territoire australien pendant trois ans ou si, au contraire, il peut disputer le tournoi. Dans ses conclusions déposées samedi devant la Cour, le ministre de l’Immigration, Alex Hawke, a soutenu que la présence de Djokovic dans le pays « est susceptible de représenter un risque sanitaire ». Selon lui, elle encourage « le sentiment antivaccination » et pourrait dissuader les Australiens de se faire injecter leurs doses de rappel, alors que le variant Omicron se répand à grande vitesse dans le pays.

La présence en Australie du champion pourrait même « entraîner une recrudescence des troubles civils », a ajouté le ministre. Même s’il a qualifié le risque que Djokovic contamine lui-même des Australiens de « négligeable », le ministre a estimé que son « mépris » passé des règles sanitaires contre le Covid constitue un mauvais exemple. Dimanche, devant la Cour, les avocats de « Djoko » ont qualifié le placement en rétention de leur client et sa possible expulsion d’« illogique », « irrationnel » et « déraisonnable ». Le gouvernement « ne sait pas quelles sont les opinions de M. Djokovic actuellement », a plaidé l’avocat Nick Wood, affirmant que son client n’a jamais soutenu publiquement le mouvement antivaccination.

L’avocat du gouvernement, Stephen Lloyd, a répondu que le fait que le champion ne soit pas vacciné près de deux ans après le début de la pandémie et qu’il ait ignoré de façon répétée les règles sanitaires, notamment en omettant de s’isoler alors qu’il se savait infecté, constituait des preuves suffisantes de sa position. La décision prise par les trois juges de la Cour fédérale est pratiquement impossible à contester tant par le gouvernement australien que par Djokovic. C’est la deuxième fois que le Serbe est visé par une procédure d’expulsion.

« Incompétence »

Il avait été bloqué à son arrivée en Australie le 5 janvier et placé une première fois en rétention administrative. Le joueur, qui a contracté le Covid-19 en décembre, espérait bénéficier d’une exemption pour entrer dans le pays sans être vacciné, mais les autorités n’ont pas accepté cette explication. Le gouvernement australien a subi un humiliant revers le 10 janvier quand un juge a bloqué l’expulsion de Djokovic, rétabli son visa et ordonné sa libération immédiate.

Le ministre de l’Immigration a toutefois annulé son visa pour la deuxième fois vendredi en vertu de ses pouvoirs discrétionnaires, invoquant « des raisons sanitaires et d’ordre public ». Et Djokovic est retourné samedi au Park Hotel, l’austère centre de rétention pour étrangers en situation irrégulière désormais mondialement célèbre. Dans un communiqué publié mercredi, le tennisman avait admis avoir rempli de manière incorrecte sa déclaration d’entrée en Australie.

Le joueur aux 86 titres ATP, vu en Serbie et en Espagne dans les deux semaines précédant son arrivée, contrairement à ce qu’il a déclaré dans le formulaire d’immigration à son arrivée, a plaidé « l’erreur humaine ». Ce feuilleton à rebondissements se déroule dans un pays dont les habitants ont enduré pendant près de deux ans des restrictions anti-Covid parmi les plus strictes au monde, et où des élections sont prévues d’ici mai.

D’où un contexte politique chargé. La pression s’est intensifiée autour du Premier ministre conservateur, Scott Morrison, accusé d’« incompétence » par l’opposition travailliste. L’affaire Djokovic est aussi suivie assidûment en Serbie, où « Nole » est considéré comme en héros national. Vendredi, le président Aleksandar Vucic a accusé l’Australie de le « maltraiter ».

Par Le Point avec AFP

L’Australie annule encore le visa de Djokovic et compte le renvoyer en détention

janvier 14, 2022
Le joueur de tennis s'essuie le front sur le court.

Novak Djokovic à l’entraînement, le 14 janvier, à Melbourne Photo: Getty Images/Daniel Pockett

L’Australie a relancé vendredi de façon spectaculaire la saga Djokovic en annulant à nouveau vendredi le visa du numéro un mondial de tennis, dont le cas doit être examiné dans la soirée lors d’une audience d’urgence devant un juge. Le pays compte également le renvoyer en détention dès samedi matin.

C’est ce qu’a annoncé vendredi un avocat du gouvernement australien, Stephen Lloyd. Le gouvernement souhaite que le Serbe ne puisse sortir de détention que pour assister, dans les bureaux de ses avocats et sous bonne garde, aux audiences en ligne de la justice concernant son cas, a indiqué Me Lloyd.

Le tennisman de 34 ans, entré en Australie sans être vacciné contre la COVID-19, a continué vendredi à s’entraîner dans l’espoir de conquérir un 10e titre à l’Open d’Australie, qui démarre lundi, et une 21e victoire en Grand Chelem, ce qui serait un record.

Las, en fin de journée, le ministre de l’Immigration a publié un communiqué annonçant l’annulation, pour la deuxième fois, du visa australien du Serbe. Une décision prise sur des bases sanitaires et d’ordre public, a précisé Alex Hawke, qui s’est dit fermement engagé à protéger les frontières australiennes, tout particulièrement dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

« Les Australiens ont fait de nombreux sacrifices pendant cette pandémie, et souhaitent à juste titre que le résultat de ces sacrifices soit protégé. »— Une citation de  Scott Morrison, premier ministre australien

Une audience en référé devait se tenir vendredi soir devant le juge Anthony Kelly, qui avait déjà bloqué une première fois l’expulsion du tennisman en début de semaine.

Djokovic est extrêmement bien armé et dispose d’une équipe compétente autour de lui. Il peut soit rester et se battre, soit partir, a expliqué l’avocat spécialisé dans les questions d’immigration Christopher Levingston, assurant que le joueur pouvait interjeter appel de la décision ministérielle devant le tribunal fédéral.

Nole avait déjà vu son visa annulé à son arrivée à Melbourne le 5 janvier et il avait été placé en centre de rétention. Mais ses avocats avaient obtenu du juge Kelly qu’il rétablisse son visa et ordonne sa libération immédiate le 10 janvier.

Djokovic a admis avoir rempli incorrectement sa déclaration d’entrée en Australie, et n’avoir pas respecté les règles d’isolement après avoir été déclaré positif à la COVID-19 en décembre – une contamination dont il espérait qu’elle lui permettrait de bénéficier d’une exemption pour entrer en Australie sans être vacciné.

Djokovic a plaidé aussi l’erreur humaine pour expliquer comment une mauvaise case dans son formulaire d’entrée en Australie a été cochée.

Le N.1 mondial était toujours sous la menace d’une expulsion au nom du pouvoir discrétionnaire du ministre de l’Immigration, finalement employé vendredi après un suspense de cinq jours.

Les rêves d’un 10e titre à Melbourne s’éloignent, d’autant plus que cette annulation de visa implique que Djokovic sera interdit d’entrée dans le pays pendant trois ans, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles.

L’interdiction de visa de trois ans peut être levée pour répondre aux intérêts des Australiens, selon l’avocat Christopher Levingston.

Une saga qui fait réagir

Cette saga autour du champion de tennis comporte une charge politique très forte en Australie, où les habitants ont enduré pendant près de deux ans des restrictions anti-COVID parmi les plus strictes au monde, et où des élections sont prévues d’ici mai.

Alors que la décision du gouvernement se faisait attendre, la pression s’intensifiait autour du premier ministre Scott Morrison, accusé d’incompétence par la cheffe de l’opposition travailliste Kristina Keneally, faisant remarquer que le Serbe avait obtenu son visa 58 jours plus tôt.

Certains joueurs de tennis ont plaidé pour que Djokovic puisse participer à l’Open, mais d’autres étaient beaucoup plus critiques.

Novak Djokovic a joué selon ses propres règles en choisissant de ne pas se faire vacciner avant l’Open d’Australie et fait passer la majorité des joueurs pour des idiots, a estimé jeudi le Grec Stefanos Tsitsipas, N.4 mondial, dans une entrevue au média indien WION.

Le feuilleton est aussi suivi assidûment en Serbie, où des responsables politiques érigent la star en héros national.

Dans les rues de Belgrade, Stanislav Urosevic, retraité de 69 ans, maugréait après la décision du gouvernement australien : J’ai l’impression que l’on veut l’empêcher à tout prix de remporter un nouveau titre, comme c’est parti ils vont interdire le tennis si nécessaire.

Je pressentais quelque part que les politiciens ne le lâcheraient pas, qu’ils finiraient par prendre cette décision. Tout cela est dégoûtant, réagissait pour sa part Jasmina Ostojic, 47 ans, caissière d’un supermarché.

Le frère du joueur, Djordje Djokovic, a quant à lui déclaré à l’Agence France-Presse AFP que la famille ne s’exprimerait plus jusqu’à la fin de la procédure juridique en cours en Australie.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Novak Djokovic dit être exempté de vaccination après avoir contracté le Covid-19 en décembre

janvier 8, 2022

Sous le coup d’une demande d’expulsion, la star mondiale du tennis a demandé à quitter l’hôtel de Melbourne où il est retenu afin de pouvoir s’entraîner avant l’Open d’Australie.

Des supporteurs de Novak Djokovic devant l’hôtel où le joueur de tennis serbe est retenu, à Melbourne, le 7 janvier 2022.
Des supporteurs de Novak Djokovic devant l’hôtel où le joueur de tennis serbe est retenu, à Melbourne, le 7 janvier 2022. HAMISH BLAIR / AP

Le flou entourant la situation vaccinale de Novak Djokovic commencerait-elle à se dissiper ? Selon un document déposé, samedi 8 janvier, au tribunal par ses avocats, le numéro un mondial du tennis bénéficie d’une exemption de vaccination contre le Covid-19 car il a contracté la maladie en décembre.

« La date du premier test Covid PCR positif a été enregistrée le 16 décembre 2021 », ont-ils déclaré dans un document déposé auprès du tribunal fédéral, qui cherche à faire annuler le rejet de son visa d’entrée en Australie. Djokovic avait atterri à Melbourne, mercredi, dans l’espoir de défendre son titre à l’Open d’Australie (17-30 janvier) et de remporter un 21e titre en Grand Chelem, ce qui constituerait un record. Le Serbe a été placé en rétention au Park Hotel de la capitale de l’Etat de Victoria après l’annulation de son visa, dans la nuit de mercredi à jeudi, car il ne remplissait pas les restrictions d’entrée sur le territoire imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Activités publiques sans masque après son test positif ?

Selon une publication de la Fédération de tennis de Serbie sur sa page Facebook, consultée samedi par l’Agence France-Presse (AFP), Novak Djokovic a toutefois assisté le 17 décembre, sans masque, à une cérémonie en l’honneur de jeunes joueurs serbes à Belgrade. Dans un communiqué, la Fédération annonçait que « le meilleur joueur de tennis sur la planète »« détenteur de 20 titres en Grand Chelem », avait remis coupes et diplômes à de jeunes joueurs.

« Seuls les enfants récompensés ont assisté à la remise des coupes, qui s’est déroulée dans le Novak Tennis Center » de Belgrade « en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie », y lit-on. La publication contient plusieurs photos de « Nole », qui y pose avec des responsables de la fédération et une vingtaine d’adolescents, tous dépourvus de masque. Le joueur a par ailleurs assisté, le jour même où il a été diagnostiqué positif au SARS-CoV-2, à un autre événement public : la présentation d’un timbre à son effigie par la poste serbe. Il a lui-même publié une photo de la cérémonie sur Instagram.

Selon ses avocats, la star mondiale du tennis a demandé à quitter l’hôtel où il est retenu avec d’autres personnes en situation irrégulière afin de pouvoir s’entraîner avant l’Open d’Australie. Il ne sera en tout cas pas expulsé avant lundi, date d’une nouvelle audience devant un juge de Melbourne.

Dans une note envoyée aux joueurs et publiée par plusieurs médias australiens, la Fédération australienne de tennis assurait qu’une personne ayant récemment contracté le Covid-19 pouvait bénéficier d’une exemption à l’obligation d’être entièrement vaccinée. Le gouvernement australien a toutefois précisé que cette disposition n’était valable que pour les résidents australiens, non pour les citoyens étrangers voulant entrer dans le pays. Il a ajouté que le ministère de la santé en avait alerté la fédération dès novembre.

Le patron du tennis australien a vanté un « travail incroyable »

Dans une vidéo interne dévoilée samedi par le quotidien Herald Sun, le patron de la Fédération australienne de tennis, Craig Tiley, a pourtant vanté le « travail incroyable » de son équipe dans le cadre des problèmes de visa rencontrés par Novak Djokovic. La fédération, organisatrice de l’Open d’Australie, a été accusée d’avoir induit les joueurs en erreur lorsqu’elle leur a fait part des obligations en matière de vaccination contre le Covid-19 pour entrer dans le pays.

La veille, jour du Noël orthodoxe, Novak Djokovic s’est exprimé pour la première fois depuis son arrivée en Australie, remerciant ses soutiens « à travers le monde »« Merci à ma famille, à mes proches, à la Serbie, et à tous les gens bons à travers le monde qui m’envoient leur soutien. Merci à Dieu pour la santé », a-t-il écrit sur Instagram dans un message en serbe.

Il a également souhaité un joyeux Noël aux orthodoxes, alors qu’une cinquantaine de personnes étaient réunies sous les fenêtres du centre de rétention où il est supposé se trouver, sa présence n’ayant pas été officiellement confirmée. « Nous venons le soutenir parce que c’est notre Noël et qu’il traverse une période difficile », a commenté Sash Aleksic, dans la foule mêlant militants défendant les droits des migrants, antivax et fans du joueur.

Le président serbe, Aleksandar Vucic, a dénoncé une « cabale politique » et le chef de l’Eglise orthodoxe serbe a assuré à Djokovic dans un message que des millions de fidèles priaient pour lui à travers le monde.

La Tchèque Renata Voracova a dû quitter l’Australie

Deux autres personnes venues participer à l’Open d’Australie font l’objet d’une enquête, a par ailleurs confirmé la ministre de l’intérieur, Karen Andrews. La Tchèque Renata Voracova, qui se trouvait dans le même hôtel que Novak Djokovic, a quitté l’Australie après avoir elle aussi vu son visa annulé, a annoncé samedi le gouvernement.

L’imbroglio australien pose déjà des questions quant à la suite de la saison du numéro un mondial. S’il ne se vaccine pas, il pourrait devoir renoncer à d’autres compétitions, notamment aux Etats-Unis, où le vaccin est également obligatoire pour passer la frontière.

Côté Grand Chelem, le prochain tournoi est Roland-Garros, au printemps. La ministre française des sports, Roxana Maracineanu, a assuré vendredi que « des protocoles sanitaires imposés pour les grands événements par les fédérations » permettent « à quelqu’un comme Novak Djokovic de pouvoir entrer sur le territoire [français] ».

Par Le Monde avec AFP

Tennis : Rafael Nadal renonce à Wimbledon et aux Jeux olympiques

juin 17, 2021

Le champion espagnol de 35 ans explique qu’il veut laisser son corps « récupérer », après sa défaite en demi-finale de Roland-Garros.

Rafael Nadal fait un break. Le champion de tennis a décidé de renoncer à participer au prochain tournoi de Wimbledon (28 juin-11 juillet) et aux Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août). Le Majorquin de 35 ans veut laisser son corps « récupérer ». « L’objectif est de prolonger ma carrière et de continuer à faire ce qui me rend heureux, c’est-à-dire jouer au plus haut niveau », a écrit le joueur de 35 ans sur les réseaux sociaux. Rafael Nadal est champion olympique en simple en 2008 et en double en 2016, vainqueur de 20 titres du grand chelem. Le champion s’est incliné vendredi dernier en demi-finale de Roland-Garros face à Novak Djokovic.

L’Espagnol n’indique pas précisément dans sa communication s’il souffre d’une blessure. Pour justifier son absence au tournoi londonien, il évoque les calendriers rapprochés entre Roland-Garros et Wimbledon, qu’il a remporté à deux reprises (2008 et 2010). « Il vient de s’écouler deux mois de grands efforts, et la décision que je prends porte à moyen et long terme. La prévention de toute forme d’excès dans mon corps est un facteur très important à ce stade de ma carrière afin d’essayer de continuer à me battre pour le plus haut niveau de compétition et de titres », a-t-il détaillé en espagnol sur Instagram.

Les Jeux olympiques, sa « priorité »

Rafael Nadal a souffert ces dernières saisons de blessures aux genoux qui l’ont parfois tenu longtemps éloigné des terrains. L’Espagnol avait déjà dû déclarer forfait pour les Jeux de Londres en 2012, en raison de souci à un genou. Il était le porte-drapeau de la délégation espagnole lors des derniers JO de Rio en 2016. Dans son message, le joueur salue ses fans en Angleterre et au Japon, et rappelle que les Jeux ont toujours été « une priorité » pour lui en tant que sportif, y trouvant « un état d’esprit que chaque sportif au monde espère vivre ».

Par Le Point avec AFP

Roland-Garros: Jo-Wilfried Tsonga veut écrire sa propre histoire

juin 4, 2013
Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié pour les demi-finales de Roland-Garros après avoir battu Roger Federer, ce mardi 4 juin 2013.

Jo-Wilfried Tsonga s’est qualifié pour les demi-finales de Roland-Garros après avoir battu Roger Federer, ce mardi 4 juin 2013.

RFI/Pierre René-Worms
Par Farid Achache

Jo-Wilfried Tsonga a totalement maîtrisé son sujet face à Roger Federer en quart de finale de Roland-Garros, ce mardi 4 juin (7-5, 6-3, 6-3). Le Français accède pour la première fois au dernier carré. Tsonga, qui n’a toujours pas perdu le moindre set depuis le début du tournoi, affrontera l’Espagnol David Ferrer vendredi prochain et tentera de se hisser en finale, comme Yannick Noah il y a trente ans.

 

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

On se souviendra longtemps du soleil qui illuminait le court Central et de ce quart de finale entre Jo-Wilfried Tsonga et Roger Federer. Dans une enceinte toute acquise à sa cause, le Français s’est hissé en demi-finale après avoir été impressionnant et surpuissant.

Le Manceau est le premier Français à battre Roger Federer à Roland-Garros. Il se hisse, pour la cinquième fois de sa carrière, en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem. La toute première sur la terre battue parisienne. Depuis 2008 et Gaël Monfils, aucun Français n’était arrivé à ce stade de la compétition.

Un parcours sans faute pour le moment

Depuis le début de quinzaine, Jo-Wilfried Tsonga réalise un parcours sans faute. En huitième de finale, il a écrasé le Serbe Viktor Troicki (6-3, 6-3, 6-3) et n’a concédé aucun set depuis son entrée dans le tournoi. Mais, il faut tout de même le souligner, Tsonga n’a rencontré aucun cador avant cette confrontation avec le Suisse. Battu par Novak Djokovic à ce stade de la compétition l’an dernier, après avoir eu quatre balles de match, Tsonga a visiblement retenu la leçon : « Je ne peux pas faire la fête car le tournoi continu, mais c’est génial. »

Il reste deux rencontres à Jo-Wilfried Tsonga avant un éventuel sacre. « J’ai plus d’expérience et je me dis que, cette fois, je peux aller au bout en gérant tout ce qui peut entourer ce prochain match. À commencer par la pression », raconte-t-il. Mais il ajoute : « Il ne faut pas se sentir trop serein, car un match de tennis tourne rapidement. Les années passent vite mais j’ai plus d’expérience au jour le jour. »

Trente ans après Yannick Noah, le numéro un français est toujours en course pour faire une nouvelle fois briller le drapeau tricolore à domicile. Une éternité pour certain.

« Federer m’a félicité à la fin du match »

Roger Federer n’a fait illusion qu’en début de partie, en réussissant le premier break, dans le cinquième jeu. Mais le Bâlois allait subir les coups de Tsonga très rapidement. Il lâche son break d’avance, avant d’en concéder un deuxième dans ce premier set (6-5), en faveur de Tsonga. Ensuite, le match bascule définitivement en faveur du numéro 1 français.

« Il m’a félicité à la fin du match et moi, je l’ai remercié de m’avoir laissé gagner cette fois », dit en souriant Jo-Wilfried Tsonga. Il avoue que cette victoire restera un grand moment de sa carrière et une de ses plus belles, même si le tournoi n’est pas fini.

À la question de savoir quel rapport il a avec le dernier vainqueur français de Roland-Garros, Yannick Noah, Wilfried Tsonga répond avec pas mal d’humour. « Quand il chante, je danse ». Plus sérieusement, il précise qu’il n’a « pas de rapport particulier avec lui ». « Je suis attentif à ce qu’il dit, ajoute-t-il, car il y a souvent beaucoup de bon sens. Mais j’ai envie d’écrire ma propre histoire ».

David Ferrer, qui va affronter Jo-Wilfried Tsonga, sait donc à quoi s’en tenir. « Gagner en trois sets contre Federer, ce n’est pas facile », a dit l’Espagnol en conférence de presse. Porté par le public de Roland-Garros, Tsonga va « gérer » ce moment qui sera sans doute exceptionnel pour une possible victoire en finale dimanche. Le printemps est visiblement revenu sur Roland-Garros, et celui du tennis français en particulier.

Rfi.fr

Charlotte Casiraghi tape le ballon pour la bonne cause

mai 22, 2013

La princesse assistait au World Stars Match

Charlotte Casiraghi

Charlotte Casiraghi

Chaque année, le World Stars rassemble sur le Rocher la Star Team de Monaco et des célébrités du sport lors d’un match de foot au profit de la Fondation Princesse Charlene. A quelques jours du Grand Prix de Monaco, la rencontre a attiré Charlotte Casiraghi et son frère Andrea. Remplaçant le couple princier, les enfants de Caroline ont donné le coup d’envoi sur le gazon du Stade Louis II.

A Monaco, l’élégance et le raffinement se transmettent de génération en génération. Alors qu’Albert et Charlene de Monaco étaient retenus en Corse pour fêter Sainte Dévote, patronne de l’Île de Beauté et du Rocher, c’est la jeune génération qui a pris la relève le temps d’un match de foot. Pour célébrer le rendez-vous annuel des World Stars, créé par le souverain actuel, Charlotte et Andrea Casiraghi ont été appelés sur la pelouse du stade Louis II.

C’est la jeune femme qui a donné le coup d’envoi du match qui opposait ce mardi nombre de personnalités. Entre autres le pilote de formule 1 espagnol Fernando Alonso, le tennisman Novak Djokovic, mais aussi des membres de la famille Grimaldi. Le fils cadet de Caroline Pierre avait revêtu une tunique noire pour le distinguer du reste de la formation et jouait aux côtés de son cousin Louis Ducruet et Paul-Noël Ettori, ex-footballeur de haut niveau devenu mannequin et compagnon de Pauline Ducruet, sa cousine.

Pour ses premiers pas de footballeuse, la petite amie de Gad Elmaleh avait choisi une tenue chic et simple. Hissée sur une paire de mules compensées, la jeune femme était sublime en jean, chemisier blanc, et blazer. Non loin des terrains, sa mère, la Princesse Caroline regardait fièrement le match depuis les tribunes. Grand-mère d’un petit Sacha, elle a applaudi son aîné le jeune papa Andrea, au moment où il a remis les trophées aux vainqueurs.

 Gala.fr par Fanny Abouaf

Jo-Wilfried Tsonga : Anniversaire solitaire avec la charmante Tatiana Golovin

avril 18, 2013

 

Jo-Wilfried Tsonga soufflait ses 28 bougies le 17 avril 2013 lors du tournoi de Monte-Carlo avec Tatiana Golovin

 
 Jo-Wilfried Tsonga soufflait ses 28 bougies le 17 avril 2013 lors du tournoi de Monte-CarloJo-Wilfried Tsonga recevait un beau cadeau pour ses 28 bougies le 17 avril 2013 lors du tournoi de Monte-CarloJo-Wilfried Tsonga, ravi de souffler ses 28 bougies le 17 avril 2013 lors du tournoi de Monte-CarloJo-Wilfried Tsonga soufflait ses 28 bougies le 17 avril 2013 lors du tournoi de Monte-Carlo, bien content d'avoir champagne et flûtes à champagne

Ce mercredi 17 avril, Jo-Wilfried Tsonga célébrait son anniversaire. 28 bougies soufflées au lendemain de son entrée en lice victorieuse face à Nikolay Davydenko, avant de remettre le couvert ce jeudi face à l’Allemand Jurgen Melzer, pour une victoire tout aussi convaincante.

Mais la veille donc, le numéro un français fêtait son anniversaire. C’est d’abord dans les locaux du tournoi de Monte-Carlo que Jo a eu le droit à un petit geste. Un gros gâteau d’anniversaire surmonté de quelques bougies, entre crème, chocolat et feuilles d’or, parfait pour le régime sportif de notre adepte du Kinder Bueno.

Tout sourire, Jo-Wilfried Tsonga a donc pris la pose, rejoint par Tatiana Golovin. La blondissime jeune femme, ancienne joueuse adepte aujourd’hui du micro, est venue souhaiter un bon anniversaire au tricolore, avant de retrouver Novak Djokovic pour une interview en live depuis le court, le tout sous les yeux de Jelena Ristic, compagne du Serbe. Jo a bien évidemment reçu un petit cadeau : un coffret de six flûtes à champagne, accompagnées d’une bouteille…

Le soir même, Jo-Wilfried Tsonga était pourtant loin de célébrer comme il se doit ce jour si particulier. « Mon anniversaire hier ? Je l’ai fêté avec un room service, Skype et mon téléphone, seul. Ma mère m’a dit que je faisais enfin mon âge, c’est bon signe ça veut dire que j’ai mûri« , confiait-il amusé après sa victoire ce matin en 57 minutes sur l’Allemand Jurgen Melzer, après un match maîtrisé de bout en bout, conclu sur le score sans appel de 6-3, 6-0. « J’ai passé mon temps sur Skype pour être en contact avec la famille et les copains, a-t-il ajouté. Mes amis m’ont fait un petit cadeau, ils se sont tous réunis à Paris et ont fait un Harlem Shake qu’ils m’ont envoyé par vidéo. C’était juste exceptionnel, je me suis bien marré. »

Un drôle d’anniversaire en somme, que le Manceau ne manquera pas de célébrer dignement une fois le tournoi terminé, le plus tard possible peut-on espérer !

Purepeople.com

Tsonga pour le «Djoker»

août 1, 2012
 

Moins de 24 heures après son match marathon de quatre heures face à Milos Raonic, Jo-Wilfried Tsonga s’est qualifié pour les quarts de finale en s’offrant l’Espagnol Feliciano Lopez en deux manches (7/6 6/4). Au prochain tour, le Manceau sera opposé à un gros morceaux, Novak Djokovic.

Résultats du 3e tour : 
Federer (Sui, 1)  Istomin (Ouz) 7/5 6/3
Almagro (Esp, 11)  Darcis (Esp) 7/5 6/3
Del Potro (Arg, 8)  Simon (Fra, 12) 6/1 4/6 6/3
Djokovic (Ser, 2) Hewitt (Aus) 4/6 7/5 6/1
Tsonga (Fra, 5) Lopez (Esp) 7/6 6/4

(Sport24.com)

Tsonga : «En France, je passe pour arrogant»

juin 25, 2012
 


Crédits photo : Panoramic 
 

Passé proche de l’exploit il y a trois semaines en quarts de finale à Roland-Garros contre Novak Djokovic, Jo-Wilfried Tsonga revient sur les courts londoniens où il battit Roger Federer et atteignit la demi-finale en 2011. Avant d’entrer en lice mardi, le numéro 1 français se confie avec sincérité.

Il y a dix jours au Queen’s, vous avez été victime d’une entorse à l’auriculaire droit. Où en est cette blessure ?
Jo-Wilfried Tsonga :On m’a dit que je pouvais jouer en dépit de la douleur. La blessure ne peut pas s’aggraver. Mon ligament est rompu et, si mon doigt va se dégonfler, il restera ainsi à vie. Ce n’est pas grave. Quand ce sera cicatrisé, cela ne me causera plus de problèmes. Mais, pour l’instant, ça fait mal, même si je peux jouer sous anti-inflammatoires…Affronter d’entrée Lleyton Hewitt, vainqueur à Wimbledon en 2002 et aujourd’hui tombé à la 202e place mondiale, est-ce un match piège ?
Hewitt, c’est un bon gars, un «fighter», je l’aime bien. Ce match dépend de moi. J’ai les armes pour le battre. Mais si mon doigt me gêne trop et que je ne suis pas en forme, ça peut devenir une vraie galère.

Il y a un an, en atteignant la demi-finale de Wimbledon, vous commenciez à récolter les fruits de votre mode de fonctionnement en solo. Douze mois plus tard, êtes-vous là où vous l’espériez ?
Pour tout dire, je ne pensais pas vraiment arriver là. Mon choix n’était pas forcément fait dans un but tennistique au départ, mais plutôt pour m’épanouir en tant que joueur et en tant qu’homme. Avec le recul, je me dis que j’ai pris cette décision parce que j’avais besoin d’espace. Ce n’est que par la suite que j’ai réalisé que j’apprenais plein de trucs. Le fait de me débrouiller tout seul pour tout m’a réappris à écouter, entendre, regarder. Avant, j’étais dans une bulle. Je faisais ce que l’on me disait de faire, mais je n’étais pas attentif à ce qui se passait autour de moi. Ceci dit, mes ambitions sont toujours les mêmes : gagner un tournoi du Grand Chelem…

Selon John McEnroe, vos quatre balles de match non concrétisées contre Djokovic à Roland-Garros vont rester gravées…
Elles sont dans ma tête. Pour l’instant, c’est encore frais, mais il faut que je les oublie. Et le plus vite possible. Je suis certain que, si j’ai des balles de matchs ici, je n’y penserai pas…

Plus globalement, quels enseignements avez-vous retiré de ce Roland-Garros ?
Que j’étais dans le droit chemin. Je pense que je m’entraîne bien, que je réfléchis bien. Souvent, lorsque les gens me voient jouer, ils se disent : «C’est un bourrin, il ne comprend rien, il se contente de frapper…» Mais ce n’est pas le cas. J’ai une vision du jeu. Pour pouvoir frapper, il faut penser.

Gil Reyes, le préparateur physique d’Agassi, vous voit comme un athlète incroyable qui n’a pas conscience de ses capacités. Votre rencontre avec ces deux personnages vous a-t-elle donné plus confiance en vous ?
J’ai toujours cru en mes capacités. Mais, parfois, ça faisait un peu rigoler les gens. Aux États-Unis, cette confiance en soi est décuplée, ce qui me ferait facilement passer pour un Américain en France. En d’autres termes, dans mon pays je suis arrogant, mais là-bas je ne le suis pas assez. Ce n’est pas la même culture. Eux sont complètement positifs et c’est cela que j’ai retenu. Ce qu’ils m’ont dit m’a également conforté dans tous mes choix. Pour ma carrière et dans ma façon de jouer. Quand je tenais ce discours en France, on me répondait : « Non, ce n’est pas comme cela. » Là-bas, c’est : «  C’est exactement cela, mais il faut que tu en rajoutes… »

Le fait d’être parfois perçu comme arrogant en France vous dérange-t-il ?
Non, parce que les gens autour de moi me connaissent et savent que ce n’est pas de l’arrogance. Mais, pour moi, c’est parfois un jeu de forcer le personnage en véhiculant sur le terrain une image qui en impose plus que ce dont j’aurais besoin dans la vie de tous les jours. Et les adversaires savent que je vais être costaud physiquement, que je me battrai à fond jusqu’au bout. Que mentalement je ne suis pas aussi friable que ce que l’on disait des Français à une époque. Mais cela reste un jeu, il faut en être conscient…

Vendredi, Arnaud Clément a été nommé capitaine de Coupe Davis. Qu’est-ce qui a pesé dans ce choix ?
Le fait qu’il soit plus proche que nous que les autres. Son comportement en général, et notamment en Coupe Davis, lui a également fait marquer des points. C’est un battant et j’aime cela. Puis c’est un garçon entier, qui n’aura pas peur de faire des choix contestés et n’ira pas forcément toujours dans le sens du vent.

Le voyez-vous s’inscrire dans la lignée de Forget ou imprimer son propre style  ?
De ce que je connais de lui, je pense qu’il sera un peu plus dur que Guy. Ce sera un peu plus rigoureux. Et c’est très bien comme cela…

Lefigaro.fr avec Cécile Soler(Sport24.com)