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Canada: L’ancienne cheffe du NPD Alexa McDonough est décédée

janvier 15, 2022
Alexa McDonough tient des fleurs.

Alexa McDonough a été à la tête du Nouveau Parti démocratique au niveau fédéral de 1997 à 2002. Photo: La Presse Canadienne/Mike Dembeck

L’ancienne cheffe du Nouveau Parti démocratique et députée de la Nouvelle-Écosse Alexa McDonough est décédée à l’âge de 77 ans.

Elle est décédée dans une maison de retraite à Halifax, samedi, après une bataille de plusieurs années contre la maladie d’Alzheimer.

C’est un jour triste pour le Canada, a déclaré l’actuel chef du Nouveau Parti démocratiqueNPD, Jagmeet Singh, sur Twitter samedi matin. Elle a voué sa vie à la justice sociale, a été une défenseure des femmes en politique et n’a jamais reculé devant un défi. Elle nous manquera énormément. Repose en paix, Alexa.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a offert ses condoléances aux proches de la défunte par communiqué, samedi matin.

Alexa McDonough a été une pionnière qui s’inscrit dans la lignée d’Agnes MacPhail et de Gladys Porter, a-t-il dit. Le respect qu’elle avait pour les personnes qu’elle représentait a été la signature de la longue carrière de Mme McDonough. Elle était une fonctionnaire au sens propre du terme.

Une pionnière

Alexa McDonough a été la première femme au pays à être à la tête d’un parti politique fédéral ou provincial grâce à sa victoire en 1980.

Elle a été à la barre du Nouveau Parti démocratique au niveau provincial de  1980 à 1994 et au niveau fédéral de 1997 à 2002.Michaëlle Jean et  Alexa McDonough.

La gouverneure générale Michaëlle Jean remet à Alexa McDonough le titre d’Officier de l’Ordre du Canada lors d’une cérémonie le 3 septembre 2010. Photo : La Presse Canadienne/Fred Chartrand

Alexa McDonough est née en 1944 à Ottawa. Son père Lloyd Shaw et sa mère Jean MacKinnon étaient actifs au sein de la Fédération du Commonwealth coopératif (FCC), un précurseur du Nouveau Parti démocratiqueNPD.

Avant son entrée en politique, Alexa McDonough était une travailleuse sociale. En 1970, elle a aidé à bâtir la plateforme du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse en vue des élections provinciales. En 1974, désillusionnée du gouvernement de Gerald Regan, elle quitte le navire et se joint au rang du Nouveau Parti démocratique NPD.

Réanimer le Nouveau Parti démocratique NPD

Après être devenue cheffe nationale du Nouveau Parti démocratiqueNPD en 1995, Alexa McDonough s’est fait élire une première fois à la Chambre des communes, tout en permettant à son parti d’y reprendre le statut officiel, en 1997.

Elle est ainsi devenue la première cheffe du Nouveau Parti démocratiqueNPD à remporter la majorité des sièges en Nouvelle-Écosse.

Bien qu’elle n’ait pas enregistré de victoire aux urnes, elle est reconnue pour avoir bâti les fondements du parti.Alexa McDonough et Jack Layton.

Le chef du NPD Jack Layton et l’ancienne cheffe du NPD fédéral et néo-écossais Alexa McDonough au congrès national du Nouveau Parti démocratique à Halifax, en N.-É., le vendredi 14 août 2009. Photo: La Presse Canadienne/Tim Krochak

Sa contribution aura permis plus tard l’élection en Nouvelle-Écosse du gouvernement de Darrell Dexter de 2009 à 2013, ainsi que la vague orange de Jack Layton qui a déferlé sur le Canada.

Mme McDonough a dirigé le Nouveau Parti démocratiqueNPD sur la scène fédérale après le départ d’Audrey McLaughlin. Elle est donc la deuxième femme à avoir dirigé le parti national en octobre 1995.

Elle parvient alors à réanimer un parti moribond qui n’avait fait élire que neuf députés aux élections de 1993, l’implantant notamment dans le Canada atlantique.

Alexa McDonough a quitté la direction de la formation politique en 2003 lorsque Jack Layton a été élu nouveau chef du parti.Alexa McDonough.

Alexa McDonough annonçant sa démission comme chef du Nouveau Parti démocratique fédéral le 5 juin 2002 à Ottawa. Photo: La Presse Canadienne/Tom Hanson

Elle a été nommée officier de l’Ordre du Canada et était membre de l’Ordre de la Nouvelle-Écosse.

La politicienne avait également souffert d’un cancer du sein en 2013.

En raison des restrictions sanitaires liées à la COVID-19, une célébration de la vie est prévue à une date ultérieure.

Par Radio-Canada avec Avec des informations de CBC et de la Presse canadienne

Canada: Deux candidats néo-démocrates démissionnent à la suite de commentaires sur Twitter

septembre 15, 2021

Deux candidats du NPD ont démissionné après que des commentaires sur les réseaux sociaux eurent provoqué des réactions négatives.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le parti a confirmé que Dan Osborne, candidat dans la circonscription de Cumberland-Colchester en Nouvelle-Écosse, et Sidney Coles, candidate dans Toronto-St. Paul’s, ont mis fin à leur campagne et «ont accepté de se renseigner davantage sur l’antisémitisme».

«Les néo-démocrates sont unis contre la discrimination de toutes sortes. Nous sommes déterminés à prendre des mesures durables et significatives pour mettre fin aux préjugés et à la haine sous toutes ses formes», a déclaré George Soule, porte-parole du NPD.

Mme Coles, qui a depuis supprimé son compte Twitter, aurait déclaré qu’Israël était lié à la disparation de vaccins contre la COVID-19.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, a condamné ces messages lors d’un arrêt de campagne, mardi, mais n’a pas exigé sa démission.

M. Singh a souligné que la candidate a présenté des excuses et qu’il a été encouragé de voir des excuses claires et un retrait complet des commentaires.

M. Osborne aurait de son côté écrit à Oprah Winfrey sur Twitter, en 2019, pour lui demander si Auschwitz était un endroit réel. Il a répondu au contrecoup de la publication sur Twitter au cours du week-end en disant qu’il l’avait écrite quand il était adolescent.

«Je veux présenter des excuses», a écrit M. Osborne dimanche, ajoutant qu’il ne fallait jamais oublier Auschwitz et l’Holocauste.

«L’antisémitisme doit être combattu et arrêté. Je ne me souviens pas d’avoir posté cela, j’avais alors 16 ans et je peux honnêtement dire que je ne voulais pas faire de mal.»

Lorsqu’on lui a demandé mardi si les candidats devaient démissionner à cause de propos antisémites, M. Singh a déclaré qu’il n’y avait pas de place chez les néo-démocrates pour le racisme ou les préjugés.

Avec La Presse Canadienne

Canada: Le NPD veut alléger le fardeau financier des étudiants

août 28, 2021

Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh a promis de s’attaquer à « la crise de la dette étudiante » et à se battre pour les programmes universitaires francophones hors Québec s’il devenait premier ministre, samedi, lors d’un arrêt de campagne à Sudbury, en Ontario.

Le chef du Nouveau parti démocratique Jagmeet Singh a fait un point de presse devant les locaux de l’Université Laurentienne à Sudbury.

© /Radio-Canada Le chef du Nouveau parti démocratique Jagmeet Singh a fait un point de presse devant les locaux de l’Université Laurentienne à Sudbury.

Prenant la parole devant les locaux de l’Université Laurentienne, Jagmeet Singh a annoncé diverses mesures de son plan pour venir en aide aux étudiants canadiens.

Tout d’abord, il supprimerait les intérêts sur les prêts étudiants fédéraux Ensuite, il allouerait un congé de cinq ans aux nouveaux diplômés avant de commencer à rembourser leur prêt étudiant fédéral après avoir terminé leurs études.

De plus, il annulerait jusqu’à 20 000 $ de dettes d’études. L’admissibilité à cette mesure serait basée en fonction du revenu de l’étudiant. Selon le parti, cette proposition effacerait 20 % de toutes les dettes étudiantes pendant la première année de ce programme et offrirait du soutien à 350 000 finissants.

Par surcroît, il doublerait les subventions canadiennes non remboursables aux étudiants».

Les partis fédéraux doivent donner priorité aux transferts en santé, selon François Legault

« Les jeunes ne devraient pas commencer leur vie sous une montagne de dettes. Au lieu d’aider à réduire les coûts, Justin Trudeau laisse les jeunes crouler sous des dettes étudiantes aussi grosses que des hypothèques. Et la pandémie n’a fait qu’empirer les choses, a déclaré le chef.

Dans son communiqué de presse, le parti indique que les étudiants canadiens ont payé plus de quatre milliards de dollars en intérêts pour leurs prêts sous le gouvernement Trudeau. Il ajoute que plus de la moitié des étudiants ont contracté une dette et que le prêt moyen avoisine les 28 000 $.

De plus, le leader du NPD a dit qu’il viendrait en aide à l’Université Laurentienne, située à Sudbury, qui est bilingue. L’institution a récemment dû annoncer des coupures dans ses programmes francophones. Le chef dit que ça n’aurait pas dû arriver.

Nous sommes déterminés à rebâtir l’Université Laurentienne aux côtés des communautés autochtones et francophones», affirme le NPD.

Du même souffle, M. Singh dit vouloir protéger et investir dans les programmes universitaires francophones à l’extérieur du Québec. Il a reconnu que l’accès à ces services est souvent difficile, que le Canada est un pays bilingue et que que l’on doit remédier à la situation.

Avec Yannick Donahue 

Canada: Jack Layton est mort

août 22, 2011

Jack Layton, leader du NPD de 2003-2011, est décédé tôt le lundi 22 août dans la fraîcheur matinale, chez-lui, à Toronto, à 4h45, à l’âge de 61 ans, entouré de ses proches, du cancer de la prostate.

Layton est né le 18 juillet 1950 à Montréal, une date historique, la même que celle de Nelson Mandela. Il a grandi dans la ville d’Hudson au Québec. Sa famille était très active dans la vie publique. Son arrière-grand-père était aveugle et militant. Accompagné de sa femme, il a mené la campagne sur les pensions d’invalidité à l’intention des aveugles dans les années 1930.

Son grand-père Gilbert Layton était ministre du conseil dans le gouvernement québécois Union nationale de Maurice Duplessis, mais a démissionné de son poste ministériel provincial sur un point de principe. Son père Robert Layton était député conservateur du gouvernement de Brian Mulroney et ses parents ont consacré d’innombrables heures au bénévolat.

Alors qu’il était étudiant à l’Université McGill, la plus prestigieuse du Canada, Jack Layton a réussi à faire construire des coopératives de logements pour étudiants. Ce fut le début d’une passion pour le logement abordable pour tous, passion qui dure toujours. Inspiré par la position courageuse de Tommy Douglas à l’égard des droits de la personne pendant la Crise d’Octobre, Jack adhère à 20 ans au NPD en 1970.

Il poursuit ses études en investissement étranger et en politique publique à l’Université York, obtenant un doctorat en 1984, pour ensuite enseigner dans trois universités. Plus récemment, il a enseigné à titre de professeur adjoint au département de géographie de l’Université de Toronto.

Jack Layton a été élu sept fois au Conseil municipal de Toronto; il compte donc plus de vingt ans d’expérience au sein d’un important appareil gouvernemental.

Sa femme est Olivia Chow, ancienne conseillère municipale de Toronto et député fédérale néo-démocrate de la circonscription de Trinity—Spadina. Layton est membre de l’Eglise unie du Canada.

Homme respectueux, chaleureux, sympathique et surtout charismatique, il a lutté durant des années avec son cancer pour lequel il en parlait toujours avec fierté et opinîatreté. Visible, le coeur en joie, dans un chandail vert et un short noir, faisant du sport dans un gymnase avec des mouvements des pieds et de poids dans les mains pour réguler, impulser et dynamiser la forme physique. S’appuyant élégamment, sans complexe, tantôt avec une canne, tantôt sur des béquilles, parfois à vélo, communiquant et rassemblant, jouant de la guitare et de l’accordéon, l’homme était toujours confiant…le regard, pétales de lys, ouvert sur les valeurs d’espoir et de solidarité. Il laisse son parti le NPD orphelin et de nombreux admirateurs de cette maladie qui est la plus mortelle au Québec et au Canada.

Il avait un talent exceptionnel et une belle aura d’homme politique très attractive suscitant l’estime et l’admiration sur le chemin de la vie avec beaucoup de détermination, de volonté et d’optimisme.

Généreux pour les uns, affectueux pour les autres, on le reconnaît facilement avec sa traditionnelle moustache blanche couvrant et rayonnant la superficie de sa bouche de tribun réaliste.

Jack Layton, incarnation de l’espoir et de l’avenir avec une grande propension dans la réussite, avait promi de revenir à la chambre des députés en septembre. Hélas ! Il ne le fera plus jamais pour la triste et courageuse disparition car la maladie a eu raison sur son combat ainsi son vide sera ressenti et son ombre tutélaire planera à sa place révélant le souvenir de sa personnalité défunte.

Le drapeau du Canada est en berne au sommet de la majestueuse architecture du Parlement à Ottawa pour honorer la mémoire du Chef du parti de l’opposition officielle, un grand canadien, Jack Layton.

Que son âme repose en paix.

Bernard NKOUNKOU