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Au moins 87 morts lors des violences à Bujumbura

décembre 12, 2015

Le bilan des affrontements de vendredi et samedi au Burundi ne cesse d’augmenter: 79 rebelles et huit soldats ont été tués pendant et après les attaques coordonnées de trois camps militaires par des insurgés. Ce bilan émane samedi de l’armée burundaise.

Les cadavres d’au moins 40 jeunes tués par balles ont été découverts samedi matin dans les rues de Bujumbura, ont indiqué plus tôt des témoins à l’AFP. Dans plusieurs quartiers, les habitants ont accusé les forces de l’ordre d’avoir délibérément exécuté ces jeunes gens.

A Nyakabiga, un quartier contestataire du centre de Bujumbura, des journalistes burundais et des témoins ont rapporté avoir vu 20 cadavres de personnes tuées par balles, dont certaines à bout portant.

Dans le quartier voisin de Rohero II, cinq cadavres de jeunes gisaient sur un de ses principaux axes routiers, selon des habitants contactés par téléphone. A Musaga, un autre quartier contestataire du sud de Bujumbura, « j’ai déjà compté 14 cadavres de jeunes exécutés cette nuit (de vendredi à samedi) par les soldats et les policiers », a assuré un fonctionnaire sous couvert d’anonymat.

« La plupart des personnes tuées sont des domestiques ou des jeunes chefs de famille qui étaient chez eux. C’est un carnage, il n’y a pas d’autre mot », s’est indigné un habitant de Nyakabiga sous couvert d’anonymat.

Tous assurent que la plupart des personnes ont été tuées vendredi en fin d’après-midi et dans la nuit de vendredi à samedi, bien après l’attaque des camps militaires et loin de ces camps.

Cadavres enterrés à la hâte
Certaines victimes avaient les bras liés derrière le dos, d’autres avaient été tués à bout portant, selon des témoins interrogés par l’AFP par téléphone depuis Nairobi.

Le porte-parole de l’armée burundaise, le colonel Gaspard Baratuza, s’est refusé à tout commentaire sur les combats et les circonstances dans lesquelles les victimes avaient trouvé la mort.

Le gouvernement a fait ramasser les corps samedi dans les rues de Bujumbura et, selon certaines sources, ils ont été enterrés à la hâte dans des fosses communes dans l’après-midi « pour empêcher la propagation de maladies ». Mais des habitants ont accusé les autorités burundaises de vouloir faire disparaître les preuves d’un massacre qui aurait été perpétré par les forces de sécurité.

Romandie.com

Burundi: au moins 40 morts par balles dans les rues de Bujumbura

décembre 12, 2015

Nairobi – Les cadavres d’au moins quarante jeunes tués par balles, souvent à bout portant, ont été découverts samedi matin dans les rues de Bujumbura, ont indiqué à l’AFP des témoins interrogés par téléphone.

Dans plusieurs quartiers, les habitants ont accusé les forces de l’ordre d’avoir arrêté vendredi tous les jeunes qu’ils rencontraient et de les avoir exécutés délibérement, plusieurs heures après l’attaque à l’aube par des insurgés de trois camps militaires de la capitale burundaise.

A Nyakabiga, un quartier contestataire du centre de Bujumbura, des journalistes burundais et plusieurs témoins ont rapporté avoir vu 20 cadavres de personnes tués par balles, dont certains à bout portant.

Certains de ces jeunes ont la tête totalement explosée, pour d’autre la balle est entrée par le haut du crâne, (…), c’est une horreur absolue, ceux qui ont commis ça sont des criminels de guerre, s’est insurgé un journaliste burundais sous couvert d’anonymat.

Dans le quartier voisin de Rohero II, cinq cadavres de jeunes gens gisaient sur un de ses principaux axes routiers, selon des habitants contactés par téléphone.

A Musaga, un autre quartier contestataire du sud de Bujumbura, j’ai déjà compté de mes yeux 14 cadavres de jeunes éxecutés cette nuit par les soldats et les policiers, a assuré à l’AFP un fonctionnaire sous couvert d’anonymat, accusant la police de continuer à tirer en l’air pour les empêcher d’approcher d’un endroit où il y aurait beaucoup de cadavres.

La plupart des personnes tuées sont des domestiques ou des jeunes chefs de famille qui étaient chez eux, c’est un carnage, il n’y a pas d’autre mot, s’est indigné un habitant de Nyakabiga sous couvert d’anonymat.

Tous assurent que la plupart des personnes ont été tuées vendredi en fin d’après-midi et dans la nuit de vendredi à samedi, bien après l’attaque des camps militaires et loin de ces camps.

Aucun officiel burundais ne pouvait s’exprimer dans la matinée de samedi. Le porte-parole de l’armée, le colonel Gaspard Bratuza, a expliqué dans un tweet qu’un bilan définitif des opérations d’hier à Bujumbura serait communiqué dans le courant de la journée.

Un porte-parole de l’armée avait annoncé vendredi après-midi un bilan d’au moins 12 assaillants tués et 20 autres capturés, ainsi que cinq soldats blessés, lors de l’attaque simultanée des trois camps militaires.

Romandie.com avec(©AFP / 12 décembre 2015 11h10)

Burundi : au moins quatre morts dans de violents affrontements

novembre 22, 2015

Nairobi – Au moins quatre civils ont été tués à Bujumbura, au cours de violents affrontements qui ont opposé dans la nuit de samedi à dimanche les forces de l’ordre aux insurgés armés qui combattent le pouvoir du président Pierre Nkurunziza, selon la police et des témoins.

D’après ces sources, deux civils et trois policiers ont également été blessés.

Selon le porte-parole adjoint de la police, Moïse Nkurunziza, tout a commencé quand la police est allée arrêter un groupe de jeunes qui tenaient une réunion pour préparer une attaque à la grenade, dans un bar de Ngagara, un quartier contestataire du nord de la capitale burundaise.

Les policiers se sont faits tirer dessus par des criminels armés qui ont également lancé des grenades, puis la violence s’est répandue comme une traînée de poudre de quartier en quartier, a-t-il poursuivi, citant notamment Nyakabiga, Jabe et Bwiza (centre), et les quartiers de Musaga et Kanyosha dans le sud.

Le matin, nous avons trouvé trois cadavres de civils à Ngagara où il y a eu trois blessés -deux civils et un policier- alors qu’un autre civil a été tué dans le quartier de Kanyosha (sud) et deux autres policiers ont été blessés par l’explosion d’une grenade à Musaga (sud), a détaillé le porte-parole adjoint de la police.

Selon plusieurs habitants contactés par téléphone, cette flambée de violence a duré plus de deux heures et a été ponctuée de tirs d’armes automatiques et de mitrailleuses, d’une quinzaine d’explosion de grenades et d’obus de mortier.

Les responsables de cette insécurité sont des bandes armées non identifiées (…), et la police est intervenue pour mettre fin à toute cette violence, a assuré à l’AFP Moïse Nkurunziza.

Depuis plusieurs mois, les affrontements violents entre des insurgés, issus de la contestation du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza, et les forces de l’ordre se sont multipliés à Bujumbura, malgré une campagne de désarmement forcé lancée il y quelques semaines.

Au moins sept personnes ont été tuées dans de tels affrontements dans plusieurs quartiers de Bujumbura dans la nuit de dimanche à lundi. Deux jours plus, deux obus de mortier tirés depuis les collines surplombant Bujumbura ont explosé à quelques centaines de mètres de l’enceinte abritant le palais présidentiel, sans faire de victime, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources diplomatiques, ce qui a été démenti par le porte-parole de la police.

Le pouvoir burundais a récemment indiqué avoir récupéré une vingtaine d’armes lors des opérations de fouille des quartiers contestataires, parlant de succès, alors que selon de nombreux témoignages, les armes y pullulent désormais.

Selon les contestataires, la Constitution et l’accord d’Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006) interdisent à M. Nkurunziza d’effectuer un troisième mandat.

La répression de six semaines de manifestations populaires, l’écrasement d’une tentative de coup d’Etat militaire et la réélection en juillet de M. Nkurunziza n’ont pas empêché l’intensification des violences, désormais armées.

Romandie.com avec(©AFP / 22 novembre 2015 15h49)

Burundi: reprise de manifestations anti-Nkurunziza à Bujumbura, tirs de sommation de la police

mai 15, 2015

Bujumbura (Burundi) – Des manifestations d’opposition à un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza ont repris vendredi à Bujumbura, la police tirant en l’air pour disperser les contestataires, quelques heures à peine après l’échec d’une tentative de coup d’Etat, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le journaliste de l’AFP a vu la police disperser à coup de tirs de sommation des centaines de manifestants dans les rues du quartier périphérique de Musaga (sud de la capitale), rassemblés par groupes de quelques dizaines de personnes autour de barricades.

Selon des témoins, des scènes similaires se déroulaient dans les quartiers de Nyakabiga et Cibitoke, dans le nord de la capitale burundaise.

Les manifestations anti-troisième mandat, déclenchées fin avril dans la foulée de la désignation de Pierre Nkurunziza par le parti au pouvoir Cndd-FDD comme son candidat à la présidentielle du 26 juin, avaient cessé avec la tentative de coup d’Etat lancée mercredi après-midi par le général Godefroid Niyombare.

Mais dès vendredi matin, le chef du collectif de la société civile contre le troisième mandat, Vital Nshimirimana, avait appelé les manifestants à redescendre dans la rue.

Dans ce quartier de Musaga, haut-lieu de la contestation populaire des dernières semaines, des barricades étaient déjà érigées et des pneus en feu, selon le journaliste de l’AFP.

L’ambiance était électrique et les policiers, immédiatement déployés, extrêmement nerveux.

Un officier a notamment lancé aux manifestants: Sachez que ceux qui mettent des barricades seront désormais considérés comme des putschistes.

Avant même la tentative de coup d’Etat, le gouvernement avait interdit les manifestations, qualifiant les protestataires de terroristes.

Depuis leur début le 26 avril, ces manifestations ont été émaillées de heurts parfois violents entre manifestants et policiers ou membres des jeunes du Cndd-FDD (les Imbonerakure, une milice selon l’ONU). Une vingtaine de personnes sont mortes dans ces violences.

Lors que le coup d’Etat a commencé, il y a eu des combats entre les soldats qui soutiennent Nkurunziza et ceux qui soutiennent le général Niyombare. On a eu peur des balles perdues et on avait arrêté les manifestations, a expliqué à l’AFP un des manifestants.

Maintenant que la guerre est finie, nous avons décidé de reprendre les manifestations jusqu’à ce que Nkurunziza quitte le pouvoir, a-t-il ajouté.

Les manifestants jugent un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, anticonstitutionnel et surtout contraire aux accords de réconciliation nationale (Arusha) qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue et meurtrière guerre civile burundaise (1993-2006).

Le camp présidentiel juge la démarche parfaitement légale. La Cour constitutionnelle, jugée inféodée au pouvoir par les manifestants, lui a donné raison.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mai 2015 13h58)