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L’obésité exacerbe plusieurs causes de décès

octobre 30, 2019
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MONTRÉAL — L’obésité est impliquée dans les deux tiers des décès attribuables à des maladies non transmissibles à travers le monde, et le risque associé à certaines maladies diffère pour les hommes et pour les femmes, prévient une nouvelle étude britannique publiée par le journal médical PLOS Genetics.

L’obésité ne joue donc pas uniquement un rôle dans des problèmes de santé comme le diabète et les troubles cardiovasculaires.

«Ce qui est utile dans cette étude-là, c’est la quantification de la magnitude globale de l’effet de l’obésité sur la globalité des complications cardiovasculaires. Ça confirme un peu ce dont on se doutait déjà», a commenté le docteur André Carpentier, de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

Afin d’identifier les causes de décès exacerbées par l’obésité, les chercheurs de l’Université d’Oxford ont utilisé des données génétiques et trois mesures d’obésité pour examiner les dossiers de quelque 425 000 participants à la gigantesque UK Biobank, à la recherche de liens de causalité.

Les résultats sont stupéfiants.

L’analyse démontre que l’obésité contribue à une longue liste de problèmes de santé, notamment les coronaropathies, le diabète de type 1 et 2, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), la stéatose hépatique non alcoolique, les maladies chroniques du foie, la défaillance rénale… et même le cancer du poumon.

«Cet élément-là nous démontre bien le problème avec ce genre d’études-là, a dit le docteur Carpentier. On peut déterminer un lien de causalité entre un phénomène et un autre, mais on ne peut pas en déterminer le mécanisme. On ne peut pas savoir si le fait d’être obèse modifie le comportement en regard de la cigarette, et que c’est ça le lien causal avec le cancer du poumon.»

En d’autres mots, ajoute-t-il, ce n’est pas parce qu’on sait que l’obésité cause un problème de santé qu’on est pour autant en mesure de déterminer quelle composante de l’obésité est responsable de cette maladie-là.

«Il faut mieux connaître les mécanismes, il faut être capables de les cibler, et ensuite tester si en ciblant ces mécanismes-là on prévient les maladies», a expliqué le docteur Carpentier.

Et si l’obésité cause le diabète de type 2 chez les hommes comme chez les femmes, le risque est plus élevé chez les femmes, tandis que les hommes présentent un risque plus important de MPOC et de maladies chroniques du foie. Les auteurs estiment donc que différentes mesures préventives devraient cibler les hommes et les femmes.

Ultimement, l’étude conclut que l’obésité cause ou contribue à la majorité des principales causes mondiales de décès qui ne sont pas attribuables aux maladies infectieuses.

Jean-Benoit Legault, La Presse canadienne

Obésité: l’OMS préconise des taxes sur les boissons sucrées

octobre 11, 2016

Un renchérissement de 20% du prix des boissons sucrées par des taxes pourrait réduire d’autant la consommation de ces produits. L’OMS a appelé mardi à Genève les Etats à œuvrer en ce sens.

Les boissons sucrées constituent l’un des facteurs qui contribuent à l’obésité et au diabète, rappelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié à l’occasion de la journée mondiale de l’obésité. En taxant les boissons sucrées, les gouvernements peuvent réduire le nombre de cas, dit-elle.

Les coûts de la santé pourraient diminuer et les recettes pour investir dans ce secteur augmenter. Par ailleurs, il semblerait que des subventions pour réduire de 10 à 30% le tarif des fruits frais et des légumes augmentent la consommation de ces denrées.

L’OMS recommande donc une combinaison de deux outils économiques. Les populations vulnérables, notamment celles à bas revenus, seraient les plus touchées positivement par ces mesures.

Taxe sur le contenu nutritionnel
En s’appuyant sur la politique menée en matière de tabac, l’organisation conclut qu’un pourcentage sur la vente au détail serait probablement la méthode la plus efficace. Dans les pays où l’administration fiscale est forte, les taxes calculées sur le contenu nutritionnel peuvent avoir un impact plus important.

L’OMS demande de défendre activement ces politiques pour contrer les arguments de l’industrie du secteur. Elle admet par ailleurs que le manque de standards sur ce qui doit être taxé constitue un défi pour les Etats. Des principes clairs devront être établis.

Selon des données qui datent d’il y a deux ans, plus d’un adulte sur trois est considéré comme obèse dans le monde. Un taux qui a plus que doublé en un peu plus de trois décennies. En 2015, selon des estimations, plus de 40 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses. Près de la moitié d’entre eux vivaient en Asie et un quart en Europe.

Romandie.com avec(ats / 11.10.2016 15h36)

Environ 640 millions de personnes sont en surpoids dans le monde

mars 31, 2016

Près de 640 millions de personnes sont en surpoids ou obèses autour du globe. Le poids moyen de la population mondiale a augmenté de 1,5 kilo par décennie durant les 40 dernières années, selon une étude internationale sur l’indice de masse corporelle.

L’évolution a cependant été plus lente en Suisse, a indiqué jeudi soir l’Université de Zurich qui a participé à l’étude. Les Etats-Unis continuent d’occuper la première place en matière de surpoids.

Parmi les pays avec des revenus élevés, le peuple nippon est celui qui présente l’indice de masse corporelle (IMC) le plus bas. En Europe, les Suissesses et les hommes bosniaques détiennent la palme de la minceur. De manière générale, le nombre de personnes en surpoids est plus important du côté des femmes.

Actuellement, 2,3% des hommes et 5% des femmes de par le monde sont fortement obèses. Cela signifie qu’ils présentent un IMC de plus de 35. L’IMC se calcule au moyen de la taille et du poids et mesure si une personne a un poids insuffisant, normal ou est en surpoids, voire obèse.

Si la tendance se poursuit, le nombre d’obèses pourrait augmenter à 18% chez les hommes et 21% chez les femmes en 2025. Vu ces chiffres, les auteurs de l’étude jugent irréaliste l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vise à stabiliser le taux d’obésité en 2025 au niveau de 2010.

Recul de la maigreur
L’autre extrême de l’échelle montre elle une tendance positive: la maigreur a diminué depuis 1975, autant chez les femmes que chez les hommes, soit respectivement de 15 à 10% et de 14 à 9%. Un individu est considéré comme maigre en dessous d’un IMC de 18,5.

Malgré ce fait réjouissant, l’insuffisance pondérale reste un gros problème, particulièrement au centre et à l’est de l’Afrique. En Inde et au Bangladesh, presque un quart des hommes et des femmes adultes n’ont pas un poids suffisant.

Dans le cadre de cette méta-analyse, les quelque 700 chercheurs internationaux ont examiné 1700 études concernant l’IMC de la population. Pour la première fois, ils ont ainsi retracé l’évolution mondiale depuis 1975 sur une période de 40 ans. L’étude est publiée dans la revue spécialisée « The Lancet ».

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