Posts Tagged ‘Obligation’

Canada-Quarantaine obligatoire : un atterrissage en douceur

février 24, 2021

Tout juste revenue de Floride, notre envoyée spéciale Fannie Bussières McNicoll a entamé le processus de quarantaine obligatoire à l’hôtel, dans l’attente du résultat du test de dépistage de COVID-19 subi à l’aéroport. Elle témoigne, étape par étape, du déroulement de la première partie de son périple de retour, de son départ de Miami, jusqu’à son arrivée à la chambre d’hôtel à Montréal où elle sera isolée pour les prochains jours. Si le retour au pays a été parsemé d’embûches, l’accompagnement jusqu’au lieu de quarantaine s’est déroulé rondement.

Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

L’aventure du retour au Canada avait pourtant bien débuté. J’avais obtenu à temps le résultat, heureusement négatif, d’un test de dépistage de la COVID-19 effectué samedi matin. C’est d’ailleurs une obligation, depuis le 14 février, pour tous les voyageurs qui entrent au Canada, de présenter le résultat d’un test effectué moins de 72 heures avant son arrivée au pays.

Puis, comme l’avion approche de Newark, où je dois prendre mon deuxième vol, le pilote nous annonce que nous sommes déroutés vers un autre aéroport en raison d’importantes chutes de neige. Le détour prend plus de quatre heures, ce qui m’empêche d’attraper mon vol vers Montréal. Manquer un vol de correspondance, ça arrive, me suis-je dit pour me consoler. Mais j’étais loin de me douter à quel point un imprévu de ce genre, somme toute commun, compliquerait mon retour au Canada dans le contexte des nouvelles restrictions imposées aux frontières aériennes.

À la recherche d’un autre plan pour revenir au pays, je remarque qu’un vol vers Toronto décolle peu après. Je me rassure en me disant qu’un simple vol Toronto-Montréal me permettra d’arriver à Montréal le soir même. Mais je déchante vite. Un agent d’Air Canada m’avise que si je choisis ce trajet, je devrai effectuer ma quarantaine obligatoire à l’hôtel à Toronto, mon premier arrêt au Canada. Alors que ma chambre d’hôtel de quarantaine, réservée au prix de nombreuses heures de patience, m’attend à Montréal. En effet, les nouvelles règles exigent que les voyageurs fassent cette quarantaine à leur premier point d’entrée au Canada.

J’opte donc pour le vol direct vers Montréal du lendemain. Et je repousse facilement ma réservation d’hôtel de quarantaine en contactant cette fois directement l’hôtel qui m’accueillera.

En sursaut, je réalise, un peu paniquée, que mon test de dépistage, effectué il y a maintenant plus de 72 heures, n’est plus valide. Je fais une recherche rapide et apprends que le test rapide de dépistage est offert au prix de 200 $ à l’aéroport de Newark. Je crois avoir trouvé la solution à mon problème, mais non! Une préposée d’Air Canada m’indique que le gouvernement canadien ne reconnaît pas, contrairement aux États-Unis, le test antigénique. Elle ajoute des notes à mon dossier et me dit qu’une exception sera faite pour les voyageurs dans ma situation, et que mon test devrait être accepté. Je me croise les doigts pour qu’elle ait raison.

Heureusement, il n’y a pas d’anicroche à l’enregistrement, malgré mon test échu. Les passagers du vol sont peu nombreux, une quinzaine peut-être. Certains sont des travailleurs essentiels et sont convaincus qu’ils éviteront la quarantaine obligatoire. Deux passagers ont réussi à réserver une chambre, après avoir passé de nombreuses heures en attente sur la ligne officielle de prise de réservation. Un autre a négligé de réserver sa chambre à temps et est un peu inquiet. Enfin, c’est le décollage vers Montréal. Je me demande quelles autres surprises m’attendent, après cette première partie de voyage mouvementée.

Nous atterrissons à Montréal avec une vingtaine minutes d’avance sur l’horaire initial. Les quelques passagers descendent de l’avion et suivent les directives des nombreux employés de l’aéroport qui guident leur parcours.

Le terminal est presque vide. Aucune attente aux douanes. L’agent des services frontalier demande de présenter le résultat du test de dépistage effectué avant l’entrée au pays, ainsi qu’une preuve de réservation de l’hôtel de quarantaine. J’explique ma mésaventure et mon retour retardé, ce qui ne semble pas poser problème. Il applique un collant vert à l’endos de mon passeport. Cela signifie que je dois faire le test et la quarantaine obligatoire à l’hôtel. Le collant est jaune si le voyageur est exempté de ces mesures.

Le douanier appose un collant vert à l'endos du passeport lorsque le voyageur n'est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Le douanier appose un collant vert à l’endos du passeport lorsque le voyageur n’est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

Un des voyageurs aboutit comme moi avec un collant vert sur son passeport. Et il en est très mécontent. Il explique avoir dû voyager pour son travail, dans un secteur d’activité jugé essentiel. Mais le douanier lui apprend à son grand désarroi qu’il n’est pas exempté des restrictions.

Le voyageur, qui préfère ne pas révéler son nom publiquement, ne reçoit pas d’amende pour ne pas avoir réservé de chambre d’hôtel. Il est toutefois dirigé vers un endroit où il tente de contacter la ligne officielle de réservation. Il ne réussira pas à parler à un préposé, donc un employé du gouvernement présent lui permettra exceptionnellement d’appeler directement l’un des hôtels approuvés et de réserver une chambre. Il est excédé par la situation :

S’il doit changer d’emploi pour éviter une nouvelle mauvaise surprise du genre, ajoute-t-il, il le fera.

Puis, c’est le moment du test de dépistage. Une quinzaine de stations de prélèvement sont installées dans la zone habituellement prévue pour l’arrivée des voyageurs. Encore là, aucune attente. Il y a davantage d’employés que de voyageurs. L’infirmière complète le prélèvement en quelques secondes. On me promet un résultat, transmis par courriel, dans les 72 heures. Et on me donne un petit carton, un passeport de prélèvement, que je dois conserver avec moi et qui prouve que j’ai bien effectué ce test obligatoire à la sortie de l’avion.

De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l'aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l’aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

Avant de quitter l’aire de dépistage, on remet aux voyageurs une petite trousse bleue de prélèvement à domicile qu’il faudra effectuer au jour 10 de la quarantaine. Toutes les directives se trouvent à l’intérieur de la boîte, nous dit-on.

Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l'intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l’intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

Je peux maintenant quitter l’aéroport. On me fait confiance pour me diriger directement vers mon premier lieu de quarantaine, l’hôtel. Certains prennent une navette, d’autres un taxi. Mon trajet en taxi sera remboursé à mon arrivée à mon lieu d’hébergement, m’assure-t-on.

Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l'hôtel sélectionné.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l’hôtel sélectionné.  

J’arrive à l’hôtel presque en même temps que trois nouveaux arrivants, tout droit débarqués de Madagascar, visiblement un peu déstabilisés par le froid.

Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

Nous devons utiliser une entrée réservée aux voyageurs en quarantaine pour entrer dans l’hôtel. Une salle d’accueil et un formulaire nous attendent dans une grande salle. Le gérant de l’établissement me guide jusqu’à l’entrée. Il m’apprend que deux étages de l’hôtel, donc environ 150 chambres, sont réservés pour les voyageurs en quarantaine. Une quinzaine de ce type de clients ont été accueillis lundi et une autre quinzaine est arrivée mardi, me dit-il. Mais le processus de réservation ayant connu des ratées, il me confie que plusieurs personnes ont fait des réservations sans passer par la ligne officielle, parfois en passant par des sites externes.

L'ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada L’ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

L’employé au bureau d’accueil m’aide à compléter mon enregistrement. Il m’explique que je dois rester dans ma chambre en tout temps, qu’il sera possible d’aller se délier les jambes à l’extérieur, une fois le matin et une fois l’après-midi, à condition d’aviser la réception. Les repas seront livrés à la chambre.

Un garde de sécurité doit faire des rondes afin de s’assurer que les voyageurs en quarantaine demeurent dans leur chambre, selon le gérant.

Le parcours entre l’atterrissage et l’arrivée à la chambre d’hôtel n’aura pas pris plus d’une heure. J’appelle quelques personnes qui ont vécu ce processus. L’une d’elle, qui est encore amère de son expérience avec le système de réservation des chambres d’hôtel, a toutefois été ravie par l’accueil à l’aéroport.

La chambre d'hôtel où je devrai demeurer jusqu'à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l'aéroport.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada La chambre d’hôtel où je devrai demeurer jusqu’à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l’aéroport.

Ne reste maintenant qu’à voir si le service dans les hôtels sera à la même hauteur. Et à attendre le résultat du test de dépistage…

Avec Fannie Bussières McNicoll

Saint-Malo, Tours, Bayonne, Lille… Les villes qui imposent le masque en extérieur se multiplient

août 2, 2020

Pour lutter contre la propagation du virus en cette période estivale, près d’une centaine de communes n’hésitent pas à limiter l’accès des centres-villes.

«Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a annoncé Olivier Véran, vendredi 30 juillet, dix jours après l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos.

Dès le lendemain de l’annonce du ministre de la Santé, le préfet du Nord a délimité «un certain nombre de zones» de la métropole européenne de Lille où le port du masque sera obligatoire, en extérieur. Très rapidement, une centaine de communes ont rapidement suivi.

Pourtant déclaré comme «inutile» dans les rues par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le masque en extérieur est devenu «recommandé» par le ministre de la Santé, jeudi dernier lors d’un déplacement dans les Yvelines. «Si vous êtes dans une rue où il y a plusieurs personnes qui vont se balader et vous n’êtes pas sûr de pouvoir garder la distance, je le recommande.»

Craintifs d’une nouvelle vague, les élus locaux ont préféré prévenir que guérir. Territoire en «vulnérabilité élevée», le département de la Mayenne, a rendu le port du masque obligatoire dans 69 de ses villes dès le lundi 3 août, pour limiter la propagation du virus et faire face à la résurgence du nombre de contaminations.

«Au cours des dernières semaines», «plusieurs foyers épidémiques ont été recensés», a alerté le préfet. La vigilance est donc accrue pour les autorités qui craignent une flambée de l’épidémie avec l’arrivée des aoûtiens et «circulation encore active du virus». Jusque-là, seules les villes principales du département étaient concernées mais avec la nouvelle mesure, 30% des communes et 70% de la population mayennaise devront porter un masque en extérieur.

Centres-villes, marchés ou zones touristiques concernés

Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Le Touquet, Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ont elles aussi rendu leurs centres-villes et zones touristiques uniquement praticables par des piétons masqués. Une mesure «nécessaire pour protéger les estivants et les Biarrots», a justifié Maider Arosteguy, maire de Biarritz. «La fréquentation du mois du juillet a été très forte et nous craignons un mois d’août encore plus difficile à gérer face à la crise sanitaire.»

De son côté, le maire de Tours, Emmanuel Denis, pourtant sceptique quelques jours plus tôt, s’est ravisé le 2 août en rendant le masque obligatoire dans «l’hypocentre» de la ville. Décision prise et élargie aux bords de la Loire pour éviter que «la situation n’empire» et «stopper cette progression», d’après la préfète d’Indre-et-Loire, interrogée par la Nouvelle République.

À Nice, seules les rues les plus fréquentées sont soumises à cette restriction. La mairie a par ailleurs mis en place des haut-parleurs pour rappeler aux Niçois et aux touristes l’importance de respecter les distanciations sociales et l’interdiction de consommer de l’alcool aux bords des plages.

D’autres édiles ont fait le choix de limiter les mesures restrictives à quelques heures de la journée. À l’instar des plages des Sables d’Olonne fermées lors de la marée haute, les pavés à Orléans ne peuvent être foulés que par des promeneurs masqués de 21h à 6h du matin.

Les marchés en extérieur sont aussi dans la ligne de mire des élus. Autorisés à tous rouvrir le 11 mai, beaucoup sont de nouveau soumis à des mesures sanitaires strictes dont le port du masque. À Blanquefort, Caen, Cannes, Carpentras, Lorient, les promeneurs pourront acheter fruits et légumes à condition d’être masqués afin de limiter la propagation de l’épidémie.

Jusqu’à 3750 euros d’amende

Si un piéton ne respecte pas le port du masque obligatoire en extérieur, il doit s’acquitter d’une amende de 135 euros, même montant que s’il ne le portait pas dans un lieu clos ou dans les transports en commun. S’il récidive, l’amende passe à 1 500 euros. La loi se durcit pour les indociles. En cas de triple récidive en moins de trente jours, le promeneur risque six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La France n’est pas le seul pays à imposer le port du masque. Au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Italie, il est obligatoire dans tous les lieux clos. En cas de non-respect, le citoyen risque entre 110 euros pour les Anglais, entre 300 et 4000 euros pour les Italiens, 350 euros pour les Portugais.

Les Belges quant à eux sont contraints de porter un masque en intérieur comme en extérieur si le mètre de distanciation sanitaire ne peut pas être respecté. L’amende a été fixée à 250 euros par le ministère de l’Intérieur. Même régime pour les Espagnols qui risquent généralement une sanction de 100 euros. Toutefois, l’autonomie dont jouissent les régions permet à certaines d’imposer des tarifications plus élevées comme dans l’Estrémadure, au sud-ouest du pays, qui promet une amende allant jusqu’à 6 000 euros !

Circulation soutenue de l’épidémie

Les vacances accompagnées des températures estivales encouragent les Français à diminuer leur prudence mais «la circulation du virus reste soutenue», précise vendredi 31 juillet, la Direction générale de la Santé dans son bilan hebdomadaire.

La veille, l’agence sanitaire Santé publique France relevait également une augmentation des nouveaux cas de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans». Les scientifiques restent donc très vigilants et surveillent de près les chiffres pouvant indiquer une reprise de l’épidémie. Les autorités appellent, quant à elles, les Français à faire preuve de responsabilité en veillant aux gestes barrières, seules capables pour l’instant de faire front au virus.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Australie: masque obligatoire à Melbourne contre le coronavirus

juillet 19, 2020

 

Le port du masque sera obligatoire à compter de jeudi prochain dans les lieux publics à Melbourne, ont annoncé ce dimanche 19 juillet les autorités locales à l’heure où la deuxième ville d’Australie tente de freiner la propagation du virus.

L’Etat de Victoria (sud-est), dont Melbourne est la capitale, compte plus de 3000 cas actifs de Covid-19, dont 363 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures, et ce en dépit du confinement en vigueur depuis 10 jours.

Pour tenter d’endiguer la progression du virus apparu en Chine en décembre avant de se propager dans le reste du monde, le premier ministre de l’Etat Daniel Andrews a annoncé que le port du masque deviendrait obligatoire dans les lieux publics – une première dans le pays.

Cette mesure, qui entrera en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, concernera au total plus de cinq millions de personnes à Melbourne et dans la localité voisine de Mitchell Shire, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

L’absence du port de masque sera passible d’une amende de 200 dollars australiens (122 euros), et les bandanas et écharpes seront autorisés le temps que l’Etat soit en mesure de répondre à la demande de masques, a ajouté Daniel Andrews.

Depuis le début de l’épidémie, près de 12.000 cas de contamination au coronavirus et 122 décès ont été recensés en Australie sur les 25 millions d’habitants de l’île-continent.

Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou «R effectif», basé sur les tests virologiques positifs) est repassé légèrement au-dessus de 1 depuis la première semaine de juillet, et se situe actuellement à environ 1,20, selon Santé publique France. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,2 autre personne, ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus.

Par Le Figaro avec AFP

France: Masque obligatoire dès lundi dans toutes les grandes enseignes alimentaires

juillet 19, 2020

 

L’obligation de porter un masque devait entrer en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée.

Le port du masque sera obligatoire dans l’ensemble des magasins des grandes enseignes alimentaires à partir de ce lundi 20 juillet, conformément aux directives gouvernementales destinées à casser une reprise de l’épidémie de Covid-19, a-t-on appris ce dimanche auprès de la Fédération du secteur (FCD).

Cette décision concerne les magasins des enseignes Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U, précise la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) dans un communiqué.

«Cela concerne les commerces, établissements recevant du public, marchés couverts, banques… Gestes barrières et dépistage restent essentiels pour lutter efficacement contre le virus», a signalé le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet. Le décret rendant obligatoire le port du masque dans tous les établissements clos recevant du public entrera en vigueur «la semaine prochaine», avait indiqué jeudi dernier devant le Sénat le premier ministre Jean Castex.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé le 14 juillet que l’obligation de porter un masque entrerait en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée, face aux critiques des médecins qui alertent sur des «signaux faibles» de reprise de l’épidémie de Covid-19 et le relâchement des mesures barrière.

Par Le Figaro avec AFP

France/Des médecins réclament «le masque obligatoire» dans les lieux publics clos

juillet 11, 2020

 

Quatorze médecins, dont l’urgentiste Philippe Juvin, invitent les Français à se ressaisir avant qu’il soit «trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet».

Quatorze médecins de renom ont réclamé samedi «le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos» pour éviter que l’épidémie de Covid-19 ne reparte, constatant un relâchement dans le respect des gestes barrières. «Il serait vraiment très regrettable de ne pas utiliser ces moyens efficaces et accessibles» pour freiner l’épidémie «que sont: le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos, la distanciation physique autant que possible et le lavage des mains», plaident-ils dans une tribune publiée par Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Dans ce texte, rédigé par Antoine Pelissolo, professeur en psychiatrie, et Jimmy Mohamed, médecin généraliste et chroniqueur sur Europe 1, ils reconnaissent que le masque «reste inconfortable». Mais ils soulignent que «contrairement au début de l’année», on sait maintenant qu’il est «une condition importante pour limiter la diffusion du virus» si «tout le monde le porte» et que «nous avons aujourd’hui les stocks nécessaires».

«Le virus, lui, ne nous oublie pas»

Parmi les co-signataires figurent les infectiologues Eric Caumes, Karine Lacombe et Anne-Claude Crémieux, ainsi que l’urgentiste Philippe Juvin et le néphrologue Gilbert Deray. «Pour nous tous, la tentation est grande et compréhensible de reprendre une vie normale, d’oublier le virus, de profiter de l’été, des plages, des soirées entre amis et de la proximité retrouvée. Malheureusement le virus, lui, ne nous oublie pas», avertissent-ils, alors que les enquêtes menées par Santé publique France auprès des Français montrent un moindre respect des gestes barrières depuis quelques semaines. Aussi invitent-ils les Français à se ressaisir avant qu’il soit «trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet» et disent ne plus vouloir «compter les morts» comme lors de la première vague de l’épidémie.

À la veille des départs en vacances, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont appelé vendredi les Français à la «vigilance au quotidien» et au port du masque pour «prévenir» une «éventuelle deuxième vague de l’épidémie». Et l’agence sanitaire Santé publique France a prévenu vendredi dans son point hebdomadaire qu’on observait une «nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2» en France métropolitaine, même si elle se maintient «à un niveau bas».

Par Le Figaro avec AFP

Le masque devient obligatoire dans plusieurs pays d’Afrique centrale

avril 15, 2020

Dans plusieurs pays d’Afrique centrale, le port du masque est devenu obligatoire dans l’espace public afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, ont annoncé ces derniers jours leurs gouvernements. Au Gabon, le masque est obligatoire depuis mercredi matin, tout comme en Guinée équatoriale, qui demande aussi à ses citoyens de porter des gants lors de leur sortie.

Conscient de la difficulté des Gabonais à se procurer des masques médicaux, Libreville a recommandé à ses citoyens le port «du masque alternatif». De nombreux ateliers de couture au Gabon et ailleurs se sont mis à produire des masques en tissu, moins efficaces mais qui limitent toutefois la propagation du virus.

Lundi, le gouvernement tchadien avait également décrété le port obligatoire du masque sur son territoire avant de revenir sur sa décision le lendemain à cause du manque d’offre sur le marché. Le Cameroun – l’un des pays les plus touchés par le virus en Afrique avec 855 cas déclarés officiellement mercredi – avait déjà adopté cette mesure jeudi dernier.

Dans ces pays d’Afrique centrale, ces dispositions s’ajoutent à celles déjà prises, comme l’instauration de couvre-feux nocturnes, la fermeture des écoles, des frontières et des lieux de culte ainsi que les restrictions sur les rassemblements

Par Le Figaro avec AFP

Maroc: le port du masque devient «obligatoire»

avril 7, 2020

Le port du masque devient obligatoire «à partir de mardi pour l’ensemble des personnes autorisées à se déplacer» pendant le confinement décrété par le Maroc, a annoncé un communiqué officiel publié lundi soir. La décision a été annoncée à l’issue d’une réunion du conseil du gouvernement pour un meilleur contrôle de l’épidémie.

Le Maroc a instauré le 19 mars un «état d’urgence sanitaire», avec un confinement total et obligatoire pour tous, sauf pour ceux disposant d’un permis de circuler dérogatoire pour se rendre à leur travail. Des policiers, des agents de sécurité et des militaires appuyés par des blindés ont été déployées partout dans tout le pays, avec de fréquents barrages de contrôles sur les routes et dans les villes. Mais la consigne est difficilement appliquées dans les quartiers populaires et pauvres, très densément peuplés où les familles s’entassent dans des surfaces réduites.

Le nombre de cas officiellement déclarés au Maroc a doublé en moins d’une semaine, à 1.120 lundi après midi, dont 80 décès et 81 rémissions. Ces chiffres doivent être analysés en tenant compte du faible nombre de tests menés -un peu moins de 4.000 depuis le début de la pandémie. Les autorités ont annoncé la semaine dernière avoir commandé 100.000 tests de «dépistage rapides» pour élargir la détection précoce, conformément aux conseils de l’OMS.

Ceux qui ne portent pas de masques sont soumis aux mêmes sanctions prévues pour les infractions aux mesures exceptionnelles: un à trois mois de prison, amende de 1300 DH (115 euros). Depuis le 19 mars, un total de 8.612 personnes ont été arrêtées et poursuivies pour défaut de permis, transport clandestin de personnes, violation du confinement ou vente de produits frauduleux, selon un récent bilan officiel.

Les masques sanitaires qui sont produits par des industriels locaux qui ont adapté leur production à la crise sanitaire seront vendus 80 cts l’unité (environ 7 cts d’euros), avec des subventions du Fonds spécial d’urgence abondé par l’Etat et par des donations, précise le communiqué. Des supermarchés ont commencé à en vendre dimanche mais les stocks étaient déjà épuisés lundi après-midi dans certains magasins de Rabat.

Le Maroc, qui compte 35 millions d’habitants, dispose d’une capacité d’accueil des malades potentiels de «1.642 lits de réanimation» dans le public et le privé.

Par Le Figaro avec AFP