Posts Tagged ‘Obsèques’

RDC-Obsèques du cardinal Monsengwo : le recueillement commence le 13 juillet au chapiteau de GB

juillet 13, 2021

Les funérailles de l’archevêque émérite de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, pourront se dérouler officiellement à partir du 19 juillet. Le rapatriement de sa dépouille mortelle est également prévu le même jour.

Visite du lieu d’inhumation du cardinal Monsengwo dans la cathédrale Notre-Dame

A l’issue d’une réunion préparatoire de ces obsèques tenue le 12 juillet au centre Lindonge et dirigée par le cardinal Fridolin Ambongo, à laquelle ont pris part le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, la famille du défunt cardinal ainsi que certains membres du comité d’organisation des obsèques, il a été convenu que le cardinal Laurent Monsengwo sera inhumé au sein de la cathédrale Notre-Dame de Lingwala, aux côtés de ses prédécesseurs dont les cardinaux Frédéric Etsou Nzabi et Joseph-Albert Malula.

Juste après, cette réunion du centre Lindonge, le gouverneur Ngobila, le cardinal Ambongo et quelques membres du comité organisateur se sont rendus à la cathédrale pour inspecter le lieu prévu pour l’inhumation du cardinal Monsengwo. Il a été indiqué que les travaux de construction du caveau où reposera l’archevêque émérite pour l’éternité vont débuter dès l’approbation du plan.

Alors que l’Hôtel de ville avait mis à la disposition de la famille du cardinal Monsengwo le chapiteau de l’hôtel Pullman à Gombe, pour le recueillement qui devrait commencer le 13 juillet, ladite famille, après une autre concertation avec l’autorité urbaine, a proposé à l’Hôtel de ville de Kinshasa une relocation de ce lieu de recueillement. A cet effet,  le lieu désigné est le chapiteau de GB dans la concession qui abrite le Super marché Shoprite, sur l’Avenue OUA, à côté de Mino-Congo.

Dans un communiqué de la Cellule de communication du gouverneur Ngobila, il a été indiqué que l’Hôtel de ville de Kinshasa avait rappelé que ce chapiteau a été mis à la disposition des membres de famille, amis et connaissances de l’illustre disparu, en vue de « permettre le recueillement à partir de ce mardi 13 juillet 2021 de 8h à 20h jusqu’à l’arrivée à Kinshasa de la dépouille mortelle de l’archevêque émérite, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, et cela dans le strict respect des gestes barrières ».

Avec Adiac-Congo par Blandine Lusimana

Congo-Sénégal: Programme des obsèques de Lotaly Moilet froidement assassinée par un sujet guinéen à Dakar

juin 15, 2021

Photo de BrazzaNews.

Avec Brazzanews

Congo/UDH-Yuki : les obsèques de Guy-Brice Parfait Kolélas reportées à une date ultérieure

juin 10, 2021

Prévues pour le 11 juin en France, les obsèques du président fondateur de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), Guy-Brice Parfait Kolélas, ont été reportées, a annoncé le 9 juin à Brazzaville, le chargé de la communication et des médias de ce parti, Justin Nzoloufoua.

Justin Nzoloufoua

« La date du 11 juin retenue pour les obsèques du président de l’UDH-Yuki Guy-Brice Parfait Kolélas a été reportée pour des raisons diverses mais elle sera fixée bientôt en attendant que les diverses parties prenantes se retrouvent c’est-à-dire, la veuve, les enfants, la famille biologique et naturellement la famille politique. Rien et absolument rien ne coince », a-t-il déclaré.

« Vous savez que dans nos familles, lorsque quelqu’un décède, ce n’est pas une seule personne qui décide. Le moment venu, on n’arrêtera une date qui conviendra à tout le monde et ceci ne va pas tarder », a ajouté Justin Nzoloufoua.

Interrogé sur l’avenir du parti, il a laissé entendre que l’UDH-Yuki n’est pas en vacances, elle n’est pas non plus morte. Le parti est dans l’introspection profonde pour que chaque militant puisse intérioriser cette lourde perte.

« Il y a des réunions qui se tiennent. En ce moment toutes les instances travaillent pour pérenniser d’abord la mémoire du président fondateur. Après les obsèques, le parti mettra le cap sur les prochaines échéances électorales. Nous sommes un parti qui a déjà pris part à deux élections présidentielles et il n’y a pas de raison qu’il ne puisse pas continuer sa marche vers sa croissance », a souligné Justin Nzoloufoua.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo-Diaspora: Report des obsèques de PAKO. Par téléphone, Lydie KOLELAS

juin 2, 2021

Avec Ziana TV

Tchad: Moment de recueillement des Chefs d’État aux obsèques d’Idris Déby

avril 23, 2021

Avec AlghadTV

Côte d’Ivoire: Programme de l’arrivée de la dépouille mortelle et de l’inhumation de Hamed Bakayako

mars 13, 2021

Avec RTI Officiel du 13 mars 2021 par Abdoulaye Koné

Congo-Diaspora/Programme des obsèques de Gabriel Sounga-Boukono : mercredi 10 mars 2021 en France

mars 8, 2021

La grande famille de la diaspora congolaise de France est de nouveau en deuil.

Notre frère bien aimé Gabriel Sounga-Boukono dit Komité, Président de l’Association Cardinal Emile Biayenda France, nous a quittés aux aurores de ce dimanche 28 février 2021 en France.

Dieu donne et reprend, tel est sa volonté que nous acceptons, malgré notre douleur immense.

Cher Tâ Boukono, nous ne doutons pas que tu reposes en paix aux côtés de ton Seigneur Jésus Christ et du Cardinal Emile BIANYENDA pour lequel nous continuons ton combat, celui de la béatification du Saint et haut dignitaire de l’église catholique congolaise.

En ce jour dominical, nous présentons nos condoléances à toute la famille de notre frère Tâ Boukono…

Cardinal Emile BIAYENDA, Santu subito…tel était ton crédo Tâ Boukono, repose en paix, et sache que ton combat te survivra !

Avec Congo-Liberty par Mingwa BIANGO

Congo: Homélie de la messe des obsèques du Général Jacques Joachim Yhomby-Opango.

novembre 6, 2020

 

Excellence Mr le Président de la République et Madame

Excellence Mgr Victor Abagna Mossa Archevêque D’Owando

Chers Frères et Sœurs, en vos rangs, grades et fonctions

Le Général Jacques Joachim Yhomby Opango dans le silence de la mort reste miséricordieux et intercède pour nous comme Jésus dans l’évangile que nous venons d’entendre. 

Les premières paroles de Jésus sur la croix furent : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Dans ces premières paroles, Jésus intercède en faveur de ceux qui l’ont crucifié et ouvre grand les portes au voleur repentant. « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Un simple acte de confiance en Jésus, un simple regret profond de ses actes mauvais, et ce malfaiteur obtient l’assurance de la vie éternelle. En somme, Jésus sur la croix a changé la plus grande douleur, injustement infligée à l’unique homme vraiment innocent de toute l’histoire, dans le grand amour. 

« Ils ne savent pas ce qu’ils font » Voilà qui rejoint tous nos péchés, notre aveuglément quand nous pensons qu’un mal pourra nous faire du bien.

Quand nous n’avons pas toujours conscience de toutes les conséquences désastreuses de nos agissements

« Ils ne savent pas ce qu’ils font », quand du fond de nos cœurs, nous nous réjouissons en disant : « Nous avons traqué le juste, car sa vie condamnait nos œuvres »

Parce qu’il n’est pas de notre obédience, de notre ethnie. Nous préférons les bricoleurs, les théoriciens et les affinités autrement dit le « moro oboso » à la place des gens compétents et pragmatiques.

« Ils ne savent pas ce qu’ils font » Quand la voix du peuple s’est portée sur le criminel Barrabas plutôt que sur le Messie. Cette voix illustre également notre attrait malsain à l’hypocrisie, notre tendance aux changements d’avis au gré de nos intérêts du moment, et notre propension plus ou moins consciente à suivre celui qui semble le plus fort.

« Ils ne savent pas ce qu’ils font » condamner le juste ou les gens capables de faire avancer les choses et laisser les délinquants jouir de leur liberté et continuer à commettre de plus bel des actes de vandalismes, de barbaries et de vols ne leur pose aucun problème de conscience et ne touche en rien leur sommeil. Mais, « il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent ». disait Voltaire

Oui, sur la croix le témoignage de Jésus est celui de l’innocent qui répond à la violence par la douceur, à la haine par la bonté, à l’agression par le pardon.

Sur la croix, Jésus a subi la trahison du disciple qui l’a vendu et du disciple qui l’a renié. (adouhi ilengui).Il a été trahi par les gens qui l’acclamaient et qui ensuite ont crié « Qu’il soit crucifié ! » Leboma wa ! Mt 27,22

Il a été trahi par l’institution religieuse qui l’a condamné injustement et par l’institution politique qui s’est lavé les mains.

« La chose la plus douloureuse c’est d’être trahi par celui qui a promis de vous être loyal et proche » Pape François 

Dans l’épaisseur du silence de la croix, le bruit des armes cesse. C’est le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de l’amour qui triomphe du mal, de la paix qui est parlé. C’est l’amour qui ouvre la voie de l’unité en écartant toute forme de discorde. 

[…] 

Pierre qui a renié Jésus, nous renvoie à notre manque de courage quand il s’agit de témoigner.

Pilate à notre lâcheté quand nos intérêts passent avant la justice et la vérité.

Hérode et Pilate, un couple qui symbolise notre complicité dans le mal et très souvent pour condamner les innocents. Pour faire le mal, Hérode et Pilate devinrent amis et complices. Alors qu’auparavant il y avait l’hostilité entre eux

 Joseph d’Arimathie est l’icône des courageux de l’histoire, des incompris de la vie, de ceux qui sortent de l’ordinaire quand il faut oser prendre le risque. Le risque de faire du bien lorsque personne d’autre n’ose le faire ou lever le petit doigt à cause de la peur de César. Joseph d’Arimathie un homme courageux qui alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la vérité devant César ». Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants ou en complicités avec César dans le mal, alors que cela signifie désobéir à Dieu.

[…] 

Le chemin de la réconciliation ne nous demande pas d’oublier le passé ni d’ignorer, la souffrance et le mal fait, car pardonner ce n’est pas oublié, mais ouvrir à soi-même et à l’autre une possibilité d’aimer, de vivre, de faire un bout de chemin ensemble. 

Le caractère particulier du chemin de la réconciliation est qu’il rapproche et rassemble ce qui était divisé. Il réunit ce qui était séparé. Il remet en lien ce qui était désuni. Il est indispensable à la mise en chantier de toute construction physique, psychique ou spirituelle.

L’effort à entreprendre vers le chemin de la réconciliation ou du pardon consiste à ne plus s’habituer à entretenir pendant longtemps l’appétit de vengeance, la rancune, « EKIBA », car c’est une bombe à retardement. C’est un sentiment qui nous détruit et ne nous grandit pas.

Il est impérieux d’ouvrir nos cœurs sans hypocrisie à « Otweré » dans son sens noble et non pas comme il est galvaudé aujourd’hui, vidé de son humanité, son « Omoro » ou 

« Okani-à-ndzoro » la dignité. En dépit de ce qu’actuellement le monde entier est perturbé à cause de l’argent, pour en avoir plein les poches, un vrai « tweré » ne devrait pas pour autant vendre son âme au diable à cause de la mendicité, « Otema » et de la lâcheté « Obolo ou Oguendze »..

« Otweré » invite à la sagesse, à la tolérance, à savoir se taire quand c’est utile, parler pour ne pas être complice du mal, convaincre et rassurer à coup d’argument et non par l’argument de la force. Les kouyou disent : « Ondzanga Ali’Ikabi »

Tous, nous devons envisager le processus de réconciliation ; car il est très mal de voir comment, les filles et fils du même pays donnent de la place à diverses formes de haine, de division et de vengeance. 

Le processus de réconciliation ou du pardon, « n’est pas un oubli du passé, il est risque d’un avenir autre que celui imposé par le passé ou la mémoire » disait en substance le Père Jean Mombourquette.

[…]

Bien-chers Frères et Sœurs,

Le testament spirituel que l’illustre disparu laisse à sa famille et à son pays, le Congo, est essentiellement basé sur l’unité et la réconciliation.

Dans mes dernières conversations avec lui, sachant que son heure était proche bien que rien ne présageait encore le pire, il insistait sur l’unité dans sa famille et dans le pays.

À l’endroit de sa famille, il me confia, comme une prière, le vœu qu’il chérissait après son départ de ce monde : « Que chacun de mes enfants, disait-il, évite de poser des actes susceptibles de briser l’unité de la famille. Qu’ils évitent toute discorde et que l’amour, l’entente et l’unité règnent entre eux ».

Car la division est un piège pour détruire le tissu familial et une aubaine pour convoquer les forces du mal.

« Tout royaume, toute ville, ou toute famille qui a des conflits en son sein s’auto détruira, elle ne peut subsister » Mt 12,25

Aussi, conscient de ce que l’unité des filles et fils du Congo se révèle davantage profondément affectée, il n’a pas manqué à plusieurs reprises de souligner l’urgente nécessité de la réconciliation. Avec beaucoup de regret et un brin d’espoir il souhaitait « que s’ouvrent les voix du dialogue sincère entre les ennemis, que les adversaires se tendent la main, que s’exprime et se renforce tant de sollicitude envers le patrimoine commun que nous avons, le Congo ; Que ceux qui s’opposaient, acceptent de faire ensemble une partie du chemin » 

Seul le Seigneur peut évaluer les fruits de la vie du général sur terre. Mais pour le peu que notre illustre disparu a eu la possibilité de faire, avec toutes ses limites humaines ceux qui l’ont connu et apprécié s’accordent à reconnaitre en lui une icône de l’excellence, de l’unité, de la rigueur au travail, de l’ordre et de la discipline. Un homme humble, simple, généreux et accueillant dans son intimité. Il y ‘avait chez lui, cet homme chaleureux, caressant le gout du luxe et du bien-vivre, une propension objectivement diversement appréciée.

[…]

Oui, mon Général, « tout est accompli », Désormais comme pour paraphraser Mario : vous n’aurez plus le temps pour des réunions sans fin où l’on discute de lois, des règles, des procédures et des règlements, en sachant que cela n’aboutira à rien.

Vous n’aurez plus le temps pour supporter l’indécence, les humiliations, la mauvaise foi et de vous baigner dans la médiocrité ambiante.

Vous ne serez plus présent dans des réunions où défilent des egos agrandis, les manipulateurs et les opportunistes, qui ne discutent pas du contenu, seulement les titres.

Vous n’aurez plus à souffrir de la ruse des jaloux qui cherchent à nuire aux plus compétents, d’usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations.

Vous allez maintenant retrouver des gens, qui ne se gonflaient pas de leurs triomphes, qui ne se sentaient pas élus avant l’heure ;

Des gens qui ont rêvé une nation congolaise unie, travailleuse et prospère.

Votre objectif est d’être enfin satisfait de reposer dans la paix du Seigneur avec vos proches et votre conscience dans un monde où il n’y a ni haine, ni division, ni calomnie, ni diffamation, ni vengeance, ni  jalousie, ni désir de s’imposer aux autres à n’importe quel prix

Un monde sans douleur, sans souffrance, sans injustice et sans méchanceté.

          Que le Seigneur vous accueille dans les noces éternelles.

                            Père Urbain Braginel lkonga

Côte d’Ivoire: programme des obsèques d’Amadou Gon Coulibaly

juillet 10, 2020

Amadou Gon Coulibaly, ancien Premier ministre ivoirien
 

Décédé le 8 juillet dernier, Amadou Gon Coulibaly aura droit à des funérailles nationales. Un deuil national de huit jours a été décrété par le Président Alassane Ouattara, en attendant l’inhumation du défunt Premier ministre ivoirien.

Amadou Gon Coulibaly sera inhumé le vendredi 17 juillet à Korhogo

Rentré au pays le 2 juillet 2020, après un séjour médical de deux mois en France, Amadou Gon Coulibaly avait hâte de reprendre le travail. C’est ainsi que le lundi 6 juillet, le Premier ministre s’est rendu à la Primature où l’attendaient ses collaborateurs, enthousiastes de retrouver le patron.

Dès le lendemain, le Chef du Gouvernement a d’ailleurs présidé un Conseil de gouvernement en prélude au Conseil des ministres du mercredi. C’est cependant lors de cette réunion gouvernementale présidée par le Président Alassane Ouattara qu’Amadou Gon Coulibaly sera pris d’un malaise, qui lui sera fatal, quelques heures plus tard.

Consternation, émotions et tristesse mêlée de larmes se sont donc emparées des Ivoiriens qui venaient ainsi de perdre leur Premier ministre, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2020 pour le compte du RHDP, parti présidentiel. Suivant un décret signé par Alassane Ouattara, « il est déclaré huit jours de deuil national, du vendredi 10 au vendredi 17 juillet 2020 ». Le drapeau national sera à cet effet mis en berne sur toute l’étendue du territoire ivoirien, et dans les ambassades de Côte d’Ivoire à l’étranger.

Le programme des obsèques d’Amadou Gon Coulibaly s’établit par ailleurs comme suit :

▪️Mardi 14 juillet à 9h : Hommage de la nation au palais de la présidence

▪️Mercredi 15 juillet de 8h à 12 h : Hommage du RHDP au palais des sports

– 13h : Prière mortuaire à la mosquée de la rivièra golf

– Départ sur Korhogo à 14h

▪️Vendredi 17 juillet : Inhumation

 

Avec Afrique -7 par Dreyfus Polichinelle

Le Burundi se recueille pour les obsèques de Pierre Nkurunziza

juin 27, 2020

Le véhicule militaire transportant le cercueil de Pierre Nkurunziza lors d'un hommage national à Gitega, le 26 juin 2020.

Le véhicule militaire transportant le cercueil de Pierre Nkurunziza lors d’un hommage national à Gitega, le 26 juin 2020. © Berthier Mugiraneza/AP/Sipa 

Les funérailles de l’ex-président du Burundi Pierre Nkurunziza ont eu lieu vendredi. Décédé subitement le 8 juin, il a officiellement succombé à un arrêt cardiaque.

Un hommage national a été rendu à l’ex-chef de l’État, mort à l’âge de 55 ans après 15 années au pouvoir, dans le stade Ingoma de Gitega.

Recouvert du drapeau national, le cercueil de Pierre Nkurunziza, était transporté sur une jeep précédée d’une fanfare et accompagnée par un détachement de généraux marchant au pas.

Les invités, répartis sur tout le pourtour du stade en fonction de leur province d’origine, étaient habillés en blanc, avec pour les hommes une photo de Pierre Nkurunziza imprimée sur les chemises et les tee-shirts, comme l’avaient demandé les autorités.

Dans la tribune d’honneur, l’ancienne première dame, Denise Bucumi, était entourée du nouveau chef de l’État burundais, Évariste Ndayishimiye, et de l’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete.

Au passage du cercueil devant eux, les spectateurs étaient invités à se lever, sans applaudir, et à s’incliner. À son arrivée dans le stade, des cris, pleurs et gémissements avaient été entendus. Plusieurs personnes se sont ensuite évanouies, sous le coup de l’émotion ou de la forte chaleur.

« Il n’est pas facile de trouver les mots justes dans une situation comme celle-ci, où la famille de feu son Excellence Pierre Nkurunziza, ses amis et tout le pays ont perdu un père, un ami, un sauveur et un chef de l’État sans avoir eu le temps de l’accompagner », a déclaré Évariste Ndayishimiye, au bord des sanglots.

Convoi sous forte protection

« Dans la Bible, il est écrit qu’il faut remercier Dieu en toutes choses », a observé Denise Bucumi, au contraire imperturbable. « Dieu m’a donné la force d’accepter le décès de Nkurunziza et de le remercier. »

L’ancien président, comme son épouse, une pasteur évangéliste, était un chrétien très croyant, qui considérait bénéficier de l’onction divine.

Les mesures de distanciation sociale pour lutter contre le Covid-19 n’étaient pas respectées et, à l’exception de quelques officiels, personne ne portait de masque dans le stade.

La journée, déclaré fériée, avait débuté à l’hôpital du Cinquantenaire de Karusi (centre), où Pierre Nkurunziza est décédé, par « un hommage rendu au défunt dans la plus stricte intimité familiale par son épouse (…), ses enfants et des proches », a expliqué à l’AFP un cadre de la présidence, sous couvert d’anonymat.

Puis le convoi funéraire, sous forte protection policière, a quitté l’hôpital pour se diriger vers Gitega, la capitale administrative du pays, 60 km au sud-ouest, des milliers de personnes se massant au bord de la route pour rendre hommage à l’ex-président.

Il devait ensuite être enterré dans un monument récemment construit à Gitega, sur le site d’un autre édifice censé être dédié aux victimes des différentes crises que le pays a traversées mais qui n’avait pas fait l’unanimité et n’avait jamais été inauguré.

Le décès inattendu de Pierre Nkurunziza a choqué le pays. S’il est mort officiellement d’un arrêt cardiaque, les Burundais se demandent aujourd’hui si l’ex-président, qui selon une source médicale contactée par l’AFP était en « détresse respiratoire » au moment de sa mort, n’a pas succombé au nouveau coronavirus.

Des signes de continuité

L’ancien chef de l’État laisse derrière lui un pays divisé, isolé et appauvri. Sa candidature très controversée à un troisième mandat en avril 2015 avait débouché sur une crise politique qui a fait plus de 1 200 morts et conduit 400 000 Burundais à l’exil.

Ces cinq dernières années ont été caractérisées par des exactions à l’encontre des opposants, militants des droits de l’Homme et journalistes indépendants, commises notamment par les Imbonerakure, la ligue de jeunesse du parti au pouvoir, le CNDD-FDD.

Elu en mai et investi deux mois plus tôt que prévu après le décès de son mentor, le nouveau président, Évariste Ndayishimiye, s’est immédiatement placé dans ses pas lors de son premier discours public.

Lors de son investiture le 18 juin dans le même stade Ingoma, Évariste Ndayishimiye, 52 ans, a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur et promis de « continuer sur la voie » qu’il a tracée.

Les principaux bailleurs de fonds du Burundi (UE, Belgique, Allemagne…), qui depuis 2015 lui imposent des sanctions, espéraient une inflexion avec le nouveau président, réputé plus ouvert que Pierre Nkurunziza.

Mais son premier discours, puis la nomination comme Premier ministre d’Alain-Guillaume Bunyoni, l’un des durs du régime, sous le coup de sanctions des États-Unis depuis 2015 pour son rôle dans la répression, sont des signes forts que la continuité paraît plutôt à l’ordre du jour.

Par Jeune Afrique avec AFP