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Russie: Dans son discours annuel, Poutine met en garde l’Occident

avril 21, 2021
Dans son discours annuel, Poutine met en garde l'Occident
Dans son discours annuel, Poutine met en garde l’Occident© AFP/Alexander NEMENOV

Vladimir Poutine a promis mercredi à ses rivaux étrangers une riposte « dure » s’ils tentaient de s’en prendre à la Russie, sur fond de tensions croissantes avec l’Occident autour de l’Ukraine et du sort de l’opposant incarcéré Alexeï Navalny.

Parallèlement des milliers de personnes ont manifesté en Russie en soutien au détracteur du Kremlin, en grève de la faim depuis trois semaines, mais la mobilisation apparaissait moindre qu’en janvier et février, quand son arrestation avait poussé des dizaines de milliers de Russes dans la rue, des rassemblements durement réprimés.closevolume_off

Le président russe, dans son grand discours annuel, a adressé une mise en garde à ses adversaires étrangers avec lesquels il croise le fer sur de multiples dossiers, notamment l’emprisonnement de M. Navalny.

« Les organisateurs de provocations menaçant notre sécurité le regretteront comme jamais ils n’ont eu à regretter quelque chose », a-t-il prévenu.

« J’espère que personne n’aura l’idée de franchir une ligne rouge », a-t-il encore dit, promettant une riposte « asymétrique, rapide et dure ».

La Russie, du fait du conflit en Ukraine, de la répression de l’opposition, d’accusations de cyberattaques et d’ingérences est sous le coup de multiples sanctions occidentales.

Mais le seul dossier international précis abordé par M. Poutine est celui d’une tentative « de coup d’État et d’assassinat du président du Bélarus », dénoncée le week-end dernier par les services de sécurité des deux pays qui y ont vu la main d’opposants soutenus par les Etats-Unis.

Crise et Covid

M. Poutine a critiqué le silence occidental, à la veille d’une rencontre à Moscou avec son homologue Alexandre Loukachenko, honni en Occident du fait de la répression brutale d’un mouvement de contestation depuis août 2020.

Et il n’a pas répondu aux appels occidentaux à retirer les dizaines de milliers de troupes russes déployées aux frontières de l’Ukraine, nourrissant la crainte d’un conflit d’ampleur.

La crise économique et sanitaire due au Covid-19 a figuré en bonne place du discours, d’autant que des législatives sont prévues en septembre.

Il a promis « d’assurer la croissance des revenus des citoyens » qui sont en berne depuis des années, sous l’effet des sanctions et désormais aussi de la pandémie.

A l’approche des élections, Vladimir Poutine reste populaire, mais son parti, réputé corrompu, ne l’est guère. Chose sur laquelle M. Navalny comptait s’appuyer durant la campagne.

Mobilisation en berne

Sans surprise, M. Poutine n’a pas évoqué l’opposant, qui a cessé de s’alimenter le 31 mars pour protester contre ses conditions de détention.

L’Occident réclame sa libération et la vérité sur son empoisonnement en août 2020 et dans lequel les services spéciaux seraient impliqués.

Des experts de l’ONU ont dit mercredi craindre pour sa vie et réclamé « de lui permettre d’être évacué à l’étranger pour un traitement médical urgent », alors que ses proches veulent une hospitalisation à Moscou, estimant qu’il pourrait mourir d’un jour à l’autre.

Ses partisans ont organisé des manifestations dans une centaine de villes mercredi, mais la mobilisation semblait en berne.

Des milliers de personnes ont néanmoins manifesté de la capitale à l’Extrême-Orient en passant par l’Oural et la Sibérie, scandant des slogans tels que « Poutine tueur », « Libérez-le » ou « Liberté ».

A Moscou quelques milliers de personnes étaient rassemblées en début de soirée aux abords du Kremlin, selon des journalistes de l’AFP.

« Je veux au mieux que Navalny soit libéré, ou au moins qu’il ait accès à des soins », a expliqué une manifestante de 54 ans, Olga Elaguina.

A Saint-Pétersbourg, où un millier de personnes manifestaient selon une journaliste de l’AFP, certains ne cachaient pas leur morosité. « Je ne pense pas que nos sorties puissent changer quoi que ce soit, je ne sais pas quoi faire, mais on ne peut se taire », dit Anna Kossiakova, 57 ans.

La police était déployée en nombre dans ces deux villes mercredi soir. Vers 16H45 GMT, l’ONG OVD-Info avait dénombré au moins 400 interpellations à travers la Russie, bien moins qu’en janvier et février, lorsqu’au total 10.000 personnes avaient été arrêtées.

Les autorités russes se montrent déterminées à mettre fin au mouvement pro-Navalny. La semaine prochaine, la justice doit examiner une demande de classer ses organisations comme « extrémistes », ce qui exposerait ses militants à des peines de prison.

Par Le Point avec AFP

Coronavirus : défiance envers les vaccins occidentaux en Afrique

mai 9, 2020

Du personnel médical devant une tente à l'intérieur de laquelle ils procèdent à des dépistages, le 8 avril 2020, à Johannesburg.

Du personnel médical devant une tente à l’intérieur de laquelle ils procèdent à des dépistages, le 8 avril 2020, à Johannesburg. © Themba Hadebe/AP/Sipa 

Alors que les scientifiques sont engagés dans un contre-la-montre pour élaborer des traitements contre le coronavirus, en Afrique la défiance envers les vaccins occidentaux s’affiche sur les réseaux sociaux.

Un logo montrant une seringue dans un cercle rouge barré du slogan « pas de test de vaccin en Afrique », un dessin d’une femme noire brandissant une machette sous la gorge d’un médecin blanc muni d’une seringue, des hashtags #nonauvaccinenafrique, #pasdetestdevaccinenafrique, #lAfriquenestpasunlaboratoire, #jenesuispasuncobaye…

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux africains grouillent de publications mettant en garde contre des vaccins « empoisonnés » qui seraient secrètement testés ou injectés sur le continent.

Début avril, des publications virales en Afrique de l’Ouest affirmaient que sept enfants étaient morts au Sénégal après avoir reçu « le vaccin de Bill Gates ». Cette rumeur avait pour origine… une blague d’un marchand de cosmétiques dans la banlieue de Dakar.

Dans une autre vidéo partagée des dizaines de milliers de fois en Côte d’Ivoire, une femme se présentant comme une infirmière affirmait, elle, que les centres de dépistage allaient servir à vacciner la population à son insu par voie nasale.

Or, il n’existe pas de vaccin contre le coronavirus. Si une centaine de projets sont actuellement menés à travers le monde, dont une dizaine en phase d’essais cliniques, aucun ne devrait aboutir avant plusieurs mois.

« Raciste et condescendant »

Ces fausses affirmations ont connu un écho tout particulier après une discussion entre deux médecins le 1er avril à la télévision française, qui a suscité l’indignation dans de nombreux pays.

Evoquant l’intérêt de tester le vaccin anti-tuberculose BCG contre le coronavirus, l’un d’entre eux demandait notamment si « on ne pourrait pas faire ces tests en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation ».

Après certains pays d’Europe et d’Australie, l’Afrique du Sud a lancé lundi des tests analogues, menés sur 500 soignants.

Le continent africain est pour l’instant un des moins sévèrement touchés par la pandémie, avec 2.007 décès pour 51.569 cas officiellement recensés au 7 mai, selon un comptage réalisé à partir de données officielles.

« Il y a une longue histoire de défiance envers les vaccins en Afrique », explique Keymanthri Moodley, directeur du Centre pour l’éthique et le droit de la médecine à l’université de Stellenbosch (Afrique du Sud), en soulignant « l’impact énorme » de cette séquence télévisée.

« Ces gens font des annonces importantes, comme si nous n’avions pas voix au chapitre. C’est comme si on revenait à l’époque coloniale. Personnellement, je trouve cela raciste et condescendant », a déclaré l’ancienne ministre kényane de la Justice, Martha Karua.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), régulièrement mise en cause dans ces publications où elle est accusée d’être le bras armé des puissances occidentales et de l’industrie pharmaceutique, assure que l’Afrique n’est pas un terrain d’expérimentations hasardeuses.

« Je veux vraiment rassurer les gens que les essais cliniques en cours actuellement sur le continent respectent les standards internationaux et suivent les mêmes protocoles que dans les autres pays développés », a déclaré le responsable du programme d’immunisation et de développement des vaccins pour l’OMS en Afrique, Richard Mihigo.

« Docteur-La-Mort »

Mais ces déclarations ont ravivé le souvenir de scandales médicaux qui ont marqué le continent jusque dans l’histoire récente.

Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, le sinistre « Docteur-La-Mort » Wouter Basson, qui dirigeait dans les années 1980 et au début des années 1990 le programme gouvernemental d’armement chimique et biologique, avait ainsi travaillé sur un projet -qui n’a pas abouti – de stérilisation des femmes noires par des substances qui devaient être injectées par les vaccins.

Au Nigeria, au tournant des années 2000, le géant pharmaceutique Pfizer a, lui, versé 75 millions de dollars en échange de l’arrêt de poursuites judiciaires, après des accusations d’essais d’un médicament contre la méningite menés à l’insu de la population en 1996.

La firme américaine assure avoir obtenu l’accord verbal des familles, ce que nient ces dernières qui affirment que le médicament, le Trovan, serait responsable du décès d’au moins onze enfants et de dommages physiologiques pour 189 autres.

Les révélations de plusieurs cas de médicaments anti-VIH frauduleux un peu partout sur le continent ont également « alimenté un fort ressentiment contre les hommes politiques et certains scientifiques », ajoute Keymanthri Moodley.

Solutions locales

« Plutôt que de balayer ces craintes en les qualifiant de ‘fausses rumeurs’ ou de ‘connaissances erronées’, elles devraient être écoutées et reconnues », estime Sara Cooper, chercheuse au Conseil de recherche médicale sud-africain.

Selon elle, des recherches menées par des scientifiques africains plutôt que des programmes étrangers « pourraient permettre de reconstruire une confiance collective et de réduire l’opposition ».

Les remèdes locaux anti-coronavirus basés sur des plantes de la pharmacopée traditionnelle connaissent un grand succès, même si leur efficacité n’a pas été scientifiquement prouvée, à l’instar de la tisane à base d’artemisia lancée fin avril par le président malgache Andry Rajoelina.

Mais l’histoire a aussi montré l’utilité des vaccins, tempère Richard Mihigo : « Les gens savent que les épidémies arrivent quand il n’y a pas d’immunisation. On l’a vu avec la rougeole. Ils participent massivement aux campagnes de vaccination, ils en connaissent les bénéfices ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Affaire Babtchenko: Kiev tente de rassurer les Occidentaux sur sa mise en scène

juin 1, 2018

/ © AFP / Sergei SUPINSKY

Les autorités ukrainiennes ont reçu vendredi des diplomates occidentaux pour leur fournir des explications concernant la mise en scène du faux assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko, qui a suscité de nombreuses critiques.

Une dizaine de diplomates se sont rendus au parquet général d’Ukraine où cette rencontre à huis clos a duré presque deux heures, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Cette réunion avec des diplomates en poste à Kiev des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) avait été annoncée la veille par le procureur général Iouri Loutsenko, qui avait indiqué à la télévision vouloir « expliquer tout ce qu’on peut expliquer dans le respect du secret de l’enquête ».

Vassyl Grytsak, chef des services de sécurité ukrainiens (SBU) qui ont organisé cette « opération spéciale », y a également participé, a confirmé à l’AFP une source au SBU.

Donné pour mort mardi soir, abattu de trois balles dans le dos, le journaliste Babtchenko, virulent critique du Kremlin exilé en Ukraine est réapparu vivant à lors d’une conférence de presse au siège du SBU le jour suivant.

Le SBU et le parquet général ont alors révélé que l’annonce de sa mort, qui avait suscité une vive émotion au-delà de l’Ukraine et la Russie, était une mise en scène.

Le procédé a été justifié comme nécessaire pour déjouer une tentative d’assassinat bien réelle organisée, selon Kiev, par les services secrets russes, visant M. Babtchenko mais aussi une trentaine d’autres personnes, en remontant de l’exécutant aux commanditaires.

Cette affaire a déclenché beaucoup de critiques, notamment de la part des organisations de journalistes qui se sont interrogées sur la nécessité d’un stratagème aussi extrême et sur les accusations de Kiev mettant en cause la Russie avant la révélation de la supercherie.

Berlin avait appelé à « faire la lumière » sur « un événement qui est pour beaucoup de gens incompréhensible dans le cadre de l’Etat de droit ».

Cette affaire « a définitivement rompu la confiance envers les sources d’informations ukrainiennes, y compris officielles », a dénoncé vendredi un porte-parole de la diplomatie russe Artiom Kojine, lors d’un conférence de presse. « Après ces événements, il devient clair, et pas seulement pour nous, qu’il faut vérifier plusieurs fois toute information venant de Kiev, car il peut s’agir d’un banal +fake+ ».

Romandie.com avec (©AFP / 01 juin 2018 14h41)                  

Yoweri Museveni estime que les Occidentaux ont placé une « marionnette » à la tête de la RDC

mai 5, 2018
Le président ougandais Yoweri Museveni. © Eugene Hoshiko/AP/SIPA

En déplacement au Soudan du Sud pour rencontrer son homologue Salvir Kiir, le président ougandais Yoweri Museveni a déclaré qu’après la mort de Patrice Lumumba, les pays occidentaux avait placé « une marionnette » à la tête de la RDC, critiquant au passage la mission de l’ONU au Congo.

Invité d’honneur d’une réunion du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) du président sud-soudanais Salva Kiir, le président ougandais Yoweri Museveni, médiateur du conflit en cours au Soudan du Sud a profité de son discours pour aborder le sujet de son voisin congolais et s’en prendre à l’ONU.

Le chef de l’État ougandais, au pouvoir depuis 1986, a déclaré que « les pays occidentaux venus et ont tué Lumumba, l’accusant d’être communiste. Ils se sont débarrassés de lui car il n’était pas une marionnette. Ils ont ensuite mis un chef marionnette. Depuis, l’ONU est au Congo ».

Ce n’est pas la première fois que l’ancien chef de guerre de 73 ans critique la mission onusienne en RDC. Trois jours après l’attaque meurtrière de la base de la Monusco de Semuliki, dans le Nord-Kivu, Yoweri Museveni s’était fendu d’une déclaration dans laquelle il accusait la mission de stabilisation de l’ONU de soutenir les rebelles ougandais ADF, soupçonnés d’être derrière l’assaut.

Les Forces démocratiques alliées sont un groupe armé ougandais, actif sur le sol congolais depuis 1995, qui lutte contre le régime du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 32 ans en Ouganda. Créées pour défendre les droits de musulmans s’estimant bafoués par l’homme fort de Kampala, les ADF avaient été progressivement repoussées vers l’Ouest par l’armée ougandaise, jusqu’à s’installer en RDC.

Les Occidentaux frappent le régime en Syrie, Moscou obtient une réunion à l’ONU

avril 14, 2018

Photo provenant du site internet de l’agence de presse officielle syrienne le 14 avril 2018 d’une explosion dans la banlieue de Damas après des frappes aériennes d’Occidentaux / © SYRIAN GOVERNMENT’S CENTRAL MILITARY MEDIA/AFP / Handout / STR

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé tôt samedi des frappes ciblées contre le régime syrien, qu’ils accusent d’une attaque chimique, ouvrant un nouvel épisode de tensions diplomatiques et militaires entre les Occidentaux et la Russie.

Moscou, allié indéfectible du pouvoir de Bachar al-Assad, a dénoncé ces frappes sans prendre dans l’immédiat de mesures de rétorsion, malgré son ton menaçant des derniers jours.

La Russie s’est bornée à demander la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui aura lieu à 15h00 GMT.

Ces raids, qui ont visé trois sites liés au programme d’armement chimique syrien près de Damas et dans le centre du pays, n’ont fait « aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne », d’après l’armée russe, dont les installations sur place ont été soigneusement évitées.

« Mission accomplie! », a lancé sur Twitter le président américain Donald Trump, saluant une frappe « parfaitement exécutée » et remerciant les alliés français et britannique « pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée ».

Il était 04H00 à Damas (01H00 GMT) quand le président américain a annoncé ces frappes depuis la Maison Blanche.

« J’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar al-Assad en matière d’armes chimiques », a-t-il dit.

Au même moment, de lourdes détonations ont résonné dans la capitale syrienne et des colonnes de fumée ont émergé depuis le nord-est de la capitale, selon une journaliste de l’AFP. Les frappes ont duré environ 45 minutes.

Les frappes ont visé un « centre de recherche » à la limite nord-est de Damas, et des « entrepôts » d’armes chimiques, dont du gaz sarin, dans la province centrale de Homs, a détaillé le chef d’état-major américain, le général Joe Dunford.

Selon l’armée russe, la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles de croisière sur 103.

A Damas, le président Assad a affirmé que cette « agression » ne faisait que « renforcer (sa) détermination à continuer de lutter et d’écraser le terrorisme », terme par lequel il désigne les rebelles.

Par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis Anatoli Antonov, Moscou a estimé que ces frappes étaient une « insulte » au président Vladimir Poutine.

En Iran, autre grand allié de M. Assad, le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les dirigeants américain, français et britannique de « criminels ».

Dans ces « circonstances dangereuses » qui font craindre une « escalade militaire totale », le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé à la « retenue ».

– L’enquête pas menacée –

A Damas, les frappes ont galvanisé les partisans du régime. Au lever du soleil, plusieurs dizaines d’entre eux se sont rassemblés sur l’emblématique place des Omeyyades, au son de klaxons et de musiques patriotiques, arborant des drapeaux syriens, chantant et dansant à la gloire de Bachar al-Assad.

Ces raids sont pour eux le signe de la victoire en marche du régime. « L’histoire retiendra que la Syrie a abattu des missiles, mais pas seulement. Elle a abattu l’arrogance américaine », lançait fièrement Nedher Hammoud, 48 ans.

A la mi-journée, les médias d’Etat ont annoncé l’entrée de forces de sécurité du régime à Douma, l’ultime bastion rebelle dans la Ghouta. Les insurgés de Jaich al-Islam avaient accepté dimanche d’évacuer la ville, au lendemain de l’attaque chimique présumée, imputée par les Occidentaux au régime syrien.

Cette attaque, le 7 avril, a fait au moins 40 morts, selon des secouristes sur place.

Le régime et l’allié russe ont toujours nié toute responsabilité, dénonçant des « fabrications » rebelles.

Les autorités syriennes ont accusé samedi les Occidentaux d’entraver avec leurs frappes la mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), dont une équipe doit entamer samedi son enquête sur l’attaque chimique présumée.

L’OIAC a assuré dans un communiqué que son « équipe d’enquêteurs va continuer son déploiement » en Syrie « afin d’établir les faits relatifs aux allégations d’utilisation d’armes chimiques à Douma ».

Avant les frappes, Washington avait assuré avoir « la preuve » de l’utilisation d’armes chimiques par le régime.

– « Réponse proportionnée » –

Le chef d’Etat major américain a précisé qu’aucune autre opération militaire visant la Syrie n’était prévue à ce stade.

« Une bonne partie de l’arsenal chimique (syrien) a été détruite », a estimé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, tout en affirmant qu' »il y aurait une autre intervention » militaire en cas de nouvelle attaque chimique.

« Il est clair que le régime Assad n’avait pas reçu le message l’an dernier », a expliqué le ministre américain de la Défense Jim Mattis, en référence à la frappe américaine d’avril 2017 sur une base militaire près de Homs, après une attaque chimique -imputée par l’ONU et l’OIAC à Damas- ayant fait plus de 80 morts à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

« Nous avons été très précis et la réponse était proportionnée, mais, en même temps, ce fut une frappe lourde », a-t-il ajouté.

Dans sa déclaration, Donald Trump a mis en garde l’Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d’hommes et du matériel en Syrie pour aider M. Assad.

Il a affirmé que la Russie avait « trahi ses promesses » de 2013 sur l’élimination des armes chimiques syriennes.

Ces frappes sont « justes et légales », a insisté la Première ministre britannique Theresa May, cible de critiques de partis d’opposition et d’ONG dans son pays.

Les trois puissances occidentales ont notamment reçu le soutien de l’Arabie saoudite et de l’Allemagne.

Mais pour un haut responsable du groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam, ces frappes ne seront qu’une « farce » tant que M. Assad restera au pouvoir.

A Al-Bab (nord-est), où sont évacués les habitants de Douma, Ahmed ne se fait lui non plus guère d’illusion. « Tout ça n’est qu’une piqure d’anesthésie. On ne vas pas en bénéficier », estime ce mécanicien de 25 ans. « S’ils ne poursuivent pas les frappes, Assad ne va pas tomber et le régime va de nouveau utiliser la force contre nous ».

Romandie.com avec (©AFP / 14 avril 2018 14h56)                

Affaire Skripal: Moscou lance ses représailles contre les Occidentaux

mars 30, 2018

L’ambassadeur britannique Laurie Bristow quitte le ministère des Affaires étrangères russe à Moscou, le 30 mars 2018 / © AFP / Vasily MAXIMOV

La Russie a annoncé vendredi des mesures de rétorsion contre les pays ayant décidé la semaine dernière d’expulser des diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal, dans ce qui est la plus importante vague d’expulsions croisées de diplomates de l’Histoire.

Les ambassadeurs de 23 pays parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et la Pologne ont été convoqués au ministère russe des Affaires étrangères, où ils se sont vus notifier les mesures d’expulsion prises à leur encontre de leurs diplomates.

« Il leur a été remis une note disant qu’en protestation aux accusations déraisonnables et aux expulsions de diplomates russes (…), la Russie déclare personae non gratae le nombre correspondant d’employés diplomatiques », a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Concrètement, Moscou répond à l’identique, en expulsant le même nombre de diplomates que chaque pays a expulsé de diplomates russes. Quatre diplomates de l’Allemagne et de la Pologne devront par exemple quitter la Russie.

Treize diplomates ukrainiens devront également quitter Moscou, un nombre identique au nombre de Russes qui avaient été contraints de quitter Kiev cette semaine.

Seuls quatre pays ayant annoncé des mesures contre la Russie échappent pour l’instant à ces représailles. « Compte tenu du fait que la Belgique, la Hongrie, la Géorgie et le Monténégro ont décidé au dernier moment de rejoindre ce mouvement, la Russie se réserve le droit de prendre des mesures » à l’avenir, a néanmoins déclaré le ministère dans son communiqué.

Moscou a aussi décidé de nouvelles mesures contre la Grande-Bretagne, donnant un mois à Londres pour réduire son personnel diplomatique en Russie et l’amener au même niveau que celui des missions diplomatiques russes au Royaume-Uni.

Le 17 mars, Moscou avait déjà annoncé l’expulsion de 23 diplomates britanniques et ordonné la fermeture du British Council et du consulat britannique de Saint-Pétersbourg.

Vendredi, la Russie s’est défendue d’être responsable de cette « guerre diplomatique » qui s’envenime. « Ce n’est pas la Russie qui a initié un échange de sanctions ou un échange d’expulsion de diplomates », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

– ‘Actes inamicaux’ –

Les Etats-Unis avaient été le premier pays à apprendre, jeudi soir, l’expulsion de 60 de leurs diplomates en réponse aux mesures équivalentes prises par Washington après l’empoisonnement le 4 mars au Royaume-Uni d’un ex-agent double russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Ioulia.

L’hôpital où est soignée Ioulia Skripal a indiqué que son état s’améliore rapidement, tandis que son père reste dans un état critique mais stable.

Londres impute à la Russie cet empoisonnement via un agent neurotoxique, malgré de multiples démentis de Moscou, qui clame son innocence.

Les 60 diplomates américains expulsés « ont été déclarés +personae non gratae+ pour activités incompatibles avec leur statut diplomatique » et ont une semaine pour quitter le pays, selon le ministère russe des Affaires étrangères, qui a également ordonné la fermeture d’ici samedi du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

« Il n’y a aucune justification à la réaction russe », a aussitôt déploré la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert, en assurant que les Etats-Unis se réservaient « le droit d’y répondre » en examinant différentes options.

« Nous ne sommes pas d’accord avec cette appréciation », a réagi M. Peskov: « La Russie a été obligée de prendre des mesures de rétorsion en réponse aux actes inamicaux et illégitimes » de Washington, a-t-il souligné.

Le président russe Vladimir Poutine « reste partisan du développement de bonnes relations avec tous les pays, y compris les Etats-Unis », a assuré M. Peskov.

– Mesures identiques –

Au total, dans le cadre de mesures de rétorsion sans précédent coordonnées entre Occidentaux, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie doivent être expulsés.

« Pour rétablir la vérité », la Russie a également demandé la convocation d’une « session extraordinaire » du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), selon M. Lavrov, qui a appelé jeudi les Occidentaux à avoir « une conversation honnête » avec les Russes sur l’empoisonnement de Skripal et de sa fille.

« La Russie souhaite une enquête objective et impartiale », a expliqué vendredi Dmitri Peskov, en réaffirmant que Moscou « n’est catégoriquement pas d’accord avec les accusations l’impliquant dans cet incident ».

A Saint-Pétersbourg, ancienne capitale impériale russe, l’évacuation des meubles et des cartons était en cours vendredi au consulat général des Etats-Unis, à la veille prévue de sa fermeture, a constaté une journaliste de l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 16h54)                

Skripal: Washington et les Occidentaux expulsent plus de 110 diplomates russes

mars 26, 2018

L’ambassade de Russie à Washington, le 26 mars 2018 / © AFP / JIM WATSON

Les Etats-Unis ont annoncé lundi « la plus importante expulsion » d' »espions » russes de l’Histoire, dans le cadre de représailles coordonnées du camp occidental qui replongent le monde au temps de la Guerre froide, après l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, attribué par Londres à Moscou.

L’Australie s’est jointe mardi au mouvement, en annonçant l’expulsion de deux diplomates russes, portant à au moins 116 le nombre de diplomates russes qui doivent être expulsés dans 23 pays, dont 16 de l’Union européenne.

Moscou, qui nie être à l’origine de l’empoisonnement à l’agent innervant de Sergeï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury (sud de l’Angleterre), a immédiatement dénoncé un « geste provocateur » et promis de riposter à son tour, au risque de relancer la guerre des sanctions. « La Russie n’a jamais eu et n’a rien à voir avec cette affaire », a répété le Kremlin.

Washington mène, et de loin, le mouvement, avec l’expulsion de 60 diplomates russes considérés comme des « agents de renseignement » (48 dans diverses missions aux Etats-Unis, et 12 à la mission russe auprès de l’ONU) et la fermeture du consulat de Russie à Seattle, sur la côte Ouest, en raison de la proximité de la plus grosse base de sous-marins nucléaires américains.

Il s’agit de la manifestation de « solidarité » américaine la plus marquée avec Londres depuis l’empoisonnement attribué par Londres à la Russie, et ce malgré les réticences persistantes du président Donald Trump à critiquer frontalement son homologue russe Vladimir Poutine.

Déplorant un « grave coup à la fois quantitatif et qualitatif » à la présence russe aux Etats-Unis, l’ambassadeur de Russie Anatoli Antonov a estimé sur le site d’information public Sputnik que Washington avait « réduit à néant le peu qu’il restait encore des relations russo-américaines ».

« Les Etats-Unis sont prêts à coopérer pour bâtir une meilleure relation avec la Russie, mais cela ne peut se produire que si le gouvernement russe change d’attitude », a commenté la Maison Blanche.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a, lui, prévenu que « de nouvelles expulsions » n’étaient « pas exclues » après cette opération « concertée ». « Pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale, une arme chimique a été employée en Europe », a souligné le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

La France, l’Allemagne et la Pologne ont demandé chacune à quatre diplomates russes de partir, suivies notamment par les pays baltes, la Hongrie ou encore l’Espagne. L’Ukraine, en guerre avec des séparatistes pro-russes depuis 2014, en a chassé 13, et plusieurs autres pays, membres de l’Otan pour la plupart, en ont déclaré d’autres persona non grata.

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a estimé que cette attaque participait d’un « schéma de comportement dangereux et délibéré de l’Etat russe qui constitue une menace croissante pour la sécurité internationale ».

L’Islande a de son côté annoncé, à l’instar de Londres, un boycott diplomatique de la Coupe du monde de football en Russie en juin-juillet.

– « Réponse extraordinaire » –

Le Royaume-Uni, qui avait déjà expulsé 23 diplomates russes, a salué la « réponse extraordinaire » de ses alliés. Cela « constitue le plus grand mouvement d’expulsion d’agents russes de l’histoire », s’est réjoui le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, tandis que la Première ministre Theresa May a estimé que la Russie était ainsi avertie qu’elle ne peut plus « bafouer le droit international ».

L’empoisonnement de l’ex-agent russe a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et Londres.

Le président américain s’était jusque-là montré moins catégorique. Son appel à Vladimir Poutine pour le féliciter de sa réélection, la semaine dernière, a même été critiqué aux Etats-Unis car Donald Trump avait évité ce sujet délicat, préférant évoquer une possible rencontre pour désamorcer des tensions sans précédent depuis la Guerre froide.

« Bien s’entendre avec la Russie (et d’autres) est une bonne chose, pas une mauvaise chose », avait déclaré M. Trump, dont la promesse de rapprochement avec Moscou s’est heurtée depuis son arrivée à la Maison Blanche début 2017 à l’enquête sur des soupçons de collusion entre son équipe de campagne et le Kremlin avant son élection en 2016.

– « Solidarité effective » –

Mais les élus du Congrès des deux bords, qui réclament un durcissement de ton, semblent avoir eu raison de ses réticences.

« Nous prenons ces mesures pour démontrer notre solidarité indéfectible avec le Royaume-Uni, et pour imposer à la Russie de sérieuses conséquences pour ses violations continuelles des normes internationales », a expliqué le département d’Etat américain.

L’annonce a été « applaudie » par un ex-ambassadeur américain à Moscou sous la présidence du démocrate Barack Obama, Michael McFaul.

Pour Michael Carpenter, du centre de réflexion Atlantic Council, il s’agit d’un « message fort », « décuplé » par la « coordination entre les deux rives de l’Atlantique », mais « symbolique » car la Russie va répliquer du tac au tac.

L’administration Obama avait expulsé 35 agents russes fin 2016 pour punir Moscou de son ingérence présumée dans l’élection présidentielle américaine, démentie par Moscou. Dans un premier temps, le président russe Vladimir Poutine avait choisi de ne pas riposter, laissant sa chance au nouveau président américain. Mais devant l’absence d’embellie dans les relations, la guerre des sanctions avait été relancée à l’été 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 01h44)                

Pas rancunier, Poutine remercie les Occidentaux pour 1945

mai 9, 2015

Snobé par les Occidentaux qui lui reprochent son soutien aux séparatistes prorusses en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a loué la « contribution » des Alliés dans la victoire en 1945. Moscou a célébré ce 70e anniversaire samedi sur la place Rouge.

« Il faut rappeler que c’est l’Armée rouge qui, au terme d’un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l’Allemagne hitlérienne », a déclaré le président russe lors d’un discours devant les quelque 16’000 soldats rassemblés sur la place Rouge, en prélude à une parade militaire monstre.

« L’Union soviétique a pris part aux batailles les plus sanglantes. Ici, les nazis ont concentré leur puissance militaire », a ajouté Vladimir Poutine, en référence aux quelque 25 millions de Soviétiques tués pendant la guerre.

« Je remercie les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire. Je remercie les différents pays antifascistes qui ont pris part aux combats contre les nazis dans les rangs de la résistance et dans la clandestinité », a ajouté Vladimir Poutine. Puis il y a eu une minute de silence en mémoire des victimes de la guerre, une première dans l’histoire des cérémonies du 9 mai en Russie.

Un Poutine apaisant
Le président russe s’est ainsi montré plutôt apaisant, faisant un geste en direction des Occidentaux en les remerciant et en se gardant pour une fois d’évoquer la menace « fasciste » ukrainienne. « Soixante-dix ans plus tard, l’Histoire nous appelle à être à nouveau vigilant », a-t-il simplement précisé, rappelant que les croyances en « une supériorité raciale avaient entraîné une guerre sanglante » et qu’il ne fallait pas commettre les mêmes erreurs.

Malgré le boycott occidental, Vladimir Poutine peut se targuer d’avoir accueilli les dirigeants de puissances émergentes: les présidents chinois Xi Jinping et indien Pranab Mukherjee, son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi ou cubain Raul Castro, ainsi que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. La parade militaire à l’ampleur inédite a fait la part belle aux nouveaux armements russes

Romandie.com

Poutine va quitter le sommet du G20 plus tôt que prévu

novembre 15, 2014

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine entend quitter plus tôt que prévu dimanche le sommet du G20 à Brisbane, a indiqué samedi une source au sein de la délégation russe, alors que l’homme fort du Kremlin doit faire face à une pression accrue des Occidentaux sur fond de crise en Ukraine.

Le programme pour la deuxième journée (pour M. Poutine) a changé. Il a été raccourci, a déclaré à l’AFP une source au sein de la délégation russe sous couvert d’anonymat, à propos de dimanche.

Le président russe participera aux réunions du sommet mais ne sera pas présent lors d’un déjeuner officiel et parlera devant la presse plus tôt que prévu. Ce déjeuner est plus une sorte de divertissement, a ajouté la source.

Cette source a toutefois démenti que M. Poutine quittait le sommet face à la pression que font peser sur lui les Occidentaux sur fond de crise en Ukraine. Il n’y a pas eu de scandale, a-t-elle fait valoir.

Le sommet du G20 se termine demain. Vladimir Poutine devra nécessairement le quitter, mais seulement lorsque l’ensemble du travail aura été fait, a pour sa part nuancé sur la radio russe Kommersant FM le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

M. Peskov a également démenti que la pression des dirigeants occidentaux, qui ont menacé la Russie de nouvelles sanctions si les combats en Ukraine s’intensifient, a forcé l’homme fort du Kremlin à modifier ses plans.

Ce sont des bêtises, a-t-il lancé. Le thème des sanctions est abordé de manière large et active lors de toutes les rencontres bilatérales (du sommet), mais personne ne fait pression, a affirmé M. Peskov.

Les Occidentaux ont accusé cette semaine la Russie d’envoyer des renforts d’armement lourd dans l’est de l’Ukraine, suscitant des craintes d’un retour à une guerre totale.

Les tensions entre la Russie et l’Occident ont ainsi relégué au second plan les autres thématiques de la première journée du sommet du G20 à Brisbane, en Australie.

M. Poutine a notamment rencontré lors du G20 en tête à tête le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2014 14h32)

Un Américain tué à Ryad, l’assaillant arrêté

octobre 14, 2014

Ryad – Un Américain a été tué par balle et un autre blessé mardi dans l’est de Ryad, a annoncé la police de la capitale saoudienne, en affirmant avoir arrêté l’assaillant.

Les deux Américains ont été attaqués dans leur voiture, dans une station-service, par un assaillant non identifié. Alertée, la police a réussi à encercler ce dernier, qui a été arrêté après avoir été blessé dans un échange de tirs.

La police n’a pas précisé les motivations de cette attaque, ajoutant qu’une enquête était en cours.

Ces dernières années, les Occidentaux ont été rarement visés par des attaques en Arabie saoudite.

En janvier dernier, deux diplomates allemands sont sortis indemnes d’une attaque armée dans l’est de l’Arabie saoudite.

De 2003 à 2006, de nombreux Occidentaux avaient été tués lors d’une vague d’attentats du réseau Al-Qaïda qui avaient ensanglanté le royaume saoudien.

Les auteurs présumés de ces attentats sont jugés par des tribunaux spécialisés dans les affaires de terrorisme. Certains ont été condamnés à mort ou à de lourdes peines.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2014 16h20)