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Le président turkmène tombe de cheval, les médias publics silencieux

mai 1, 2013

MOSCOU – Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov, connu pour sa passion de l’équitation, est tombé de cheval après avoir remporté une course, selon une vidéo diffusée mercredi sur Internet, un incident passé sous silence par les médias de ce pays fermé et très contrôlé.

Réputé bon cavalier, M. Berdymoukhamedov est tombé de son cheval Berkatar (Le Puissant) dimanche, lors d’un festival équestre à Achkhabad, selon cette vidéo disponible sur http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=CMFL8SmVJ30.

L’animal a trébuché après avoir franchi la ligne d’arrivée et le président turkmène, en habit traditionnel, a fait une chute spectaculaire, restant immobile par terre pendant quelques secondes, selon cette vidéo.

Des dizaines d’agents de sécurité en costume noir se sont précipités vers lui et l’ont caché aux regards des spectateurs jusqu’à ce qu’une ambulance l’emporte.

La chute du président Berdymoukhamedov, qui a fait l’objet d’un reportage diffusé mercredi à la télévision publique russe, n’a été évoquée dans aucun média officiel turkmène.

Les médias turkmènes ont rendu compte en détail – à l’exception de cet incident- de la victoire du président Berdymoukhamedov dans cette course d’un kilomètre de long qui lui a rapporté 11 millions de dollars, une somme versée aussitôt par le vainqueur à une fondation s’occupant de chevaux.

Le journal officiel Neutralny Turkmenistan a consacré quatre pages à cette victoire, l’illustrant de six photos géantes du président en costume national.

La course donnait l’impression que les chevaux volaient au-dessus de la terre, comme si leurs sabots ne touchaient même pas le sol, a affirmé Neutralny Turkmenistan.

Le président Berdymoukhamedov a avoué qu’étant à cheval, il éprouvait une grande fierté pour les gens qui ont de la chance aujourd’hui de partager leur amour pour (les chevaux) Akhal-Téké, a écrit le journal.

Lundi et mardi, la télévision publique a montré M. Berdymoukhamedov — apparemment en bonne santé — dans des réunions officielles.

Les services de sécurité turkmènes ont fait tout leur possible pour empêcher la diffusion d’images de cette chute, allant jusqu’à contrôler les portables, tablettes et caméras des passagers quittant le Turkménistan à l’aéroport d’Achkhabad, selon des sites d’information proches de l’opposition turkmène en exil.

Des dizaines de personnes soupçonnées d’avoir tenté de faire passer ces images auraient été arrêtées, selon le site d’opposition Gundogar.

Le tout-puissant président du Turkménistan a lancé en 2011 un concours annuel de beauté des chevaux de race turkmène Akhal-Téké, après avoir fait la même année l’apologie de ces chevaux dans un livre intitulé Envol des chevaux célestes.

En 2008, M. Berdymoukhamedov avait déjà écrit un livre sur ces chevaux, intitulé L’Akhal-Téké, notre fierté et notre gloire, dans lequel il a notamment loué leurs qualités, force, pétulance, beauté et intelligence.

Président, chef du gouvernement et général de l’armée, M. Berdymoukhamedov a depuis son arrivée au pouvoir peu à peu mis en place son propre culte de la personnalité, qui ressemble de plus en plus à celui instauré par son prédécesseur Saparmourat Niazov, mort en décembre 2006, même s’il reste moins excentrique.

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2013 17h21)

Mali: affrontements militaires-islamistes en cours dans le centre

janvier 9, 2013
Mali: affrontements militaires-islamistes en cours dans le centre Mali: affrontements militaires-islamistes en cours dans le centre © AFP

Des militaires maliens déployés à Mopti (centre) échangeaient mercredi soir des tirs avec des islamistes armés occupant depuis plus de neuf mois le nord du Mali, a affirmé à l’AFP un militaire joint à Kona, localité proche de la limite des zones sous contrôle gouvernemental.

« Nous avons déclenché les opérations contre l’ennemi, qui a tenté de faire face. Nous allons les déloger », a dit ce militaire, sans plus de détails. Un habitant de Kona joint par l’AFP a parlé de tirs à l’arme lourde et d’une « guerre » entre l’armée malienne et les islamistes, depuis quelques heures.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Ansar Eddine met en garde la Cedeao contre un embrasement de la région en cas d’intervention

novembre 7, 2012
Des membres du groupe islamiste Ansar Dine, lors d'une réunion à Ouagadougou, le 6 novembre 2012. Des membres du groupe islamiste Ansar Dine, lors d’une réunion à Ouagadougou, le 6 novembre 2012. © Yempabou Ahmed Ouoba/AFP

Selon le groupe islamiste et touareg Ansar Eddine, qui occupe le nord du Mali avec d’autres groupes armés, une intervention africaine dans le pays serait la cause d’un « embrasement » de la sous-région. Le mouvement de Iyad Ag Ghali semble par ailleurs mettre au second plan l’application de la charia, qu’il défendait pourtant avec vigueur jusque là.

Pas facile de négocier avec Ansar Eddine, l’unique groupe jihadiste occupant le Nord-Mali à être jugé « récupérable » par le médiateur burkinabè et la diplomatie algérienne. Après avoir indiqué, mercredi 6 novembre, qu’il « rejetait le terrorisme » et appelait au dialogue, le mouvement de Iyad Ag Ghali a tenu des propos beaucoup moins rassurant ce jeudi.

« Une intervention étrangère, ce n’est pas seulement le Mali qui va en pâtir, c’est toute la sous-région qui va s’embraser. Tout le monde doit s’y mettre pour qu’il y ait la paix », a affirmé Mohamed Ag Aharid, porte-parole de la délégation de Ansar Eddine présente au Burkina Faso.

« Nous condamnons le règlement du problème par la force, mais si on est obligés d’aller à la guerre, on fera la guerre, (…) on se battra jusqu’au dernier sacrifice », a-t-il poursuivi, prétendant que son groupe représentait l’ensemble de la population touarègue. Car, selon lui, en cas de recours à la force, « l’histoire retiendra que c’est une coalition internationale contre le peuple touareg ».

Le Mali, terre de jihad international

C’est le genre d’informations à prendre avec précaution, tant elles sont susceptibles de manipulations diverses de la part des services de renseignement. Mais selon une source sécuritaire malienne, citée par l’AFP, « quelques dizaines de jeunes Européens dont des Français ou jeunes Africains vivant en Europe sont de plus en plus tentés par le jihad dans le Nord du Mali. Certains sont déjà dans le Nord, d’autres veulent partir, ont été arrêtés ou refoulés. »

« Outre trois ressortissants français qui sont actuellement au sein d’Aqmi dans le nord du Mali, il y a désormais un ressortissant britannique à Tombouctou qui a épousé la cause des jihadistes », a poursuivi cette source, dont les informations sont appuyées par d’autres responsables sécuritaires de la région. « Nous refoulons de notre frontière terrestre de nombreux Africains qui cherchent à regagner le nord du Mali par le Niger, mais des Européens également. Récemment, nous avons refoulé le titulaire d’un passeport français. Nous avons bien sûr alerté les autorités françaises », a notamment affirmé une source nigérienne.

Fin octobre, des témoins et des sources sécuritaires avaient affirmé que des centaines de jihadistes venus du Soudan et du Sahara occidental, étaient arrivés dans le nord du Mali pour se battre dans la perspective de l’envoi dans la région d’une force armée étrangère.

Frères ennemis

De fait Ansar Eddine est un mouvement surtout composé de Touaregs maliens, comme son chef Iyad Ag Ghali. Mais c’est avec l’aide d’autres jihadistes comme ceux d’Al-Qaïda qu’il a réussi à mettre sur la touche ses frères ennemis – touaregs eux aussi – du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), évincé de la plupart des villes du Nord-Mali.

Par ailleurs, s’il a pris ses distances verbalement avec la nébuleuse d’Al-Qaïda – qu’il n’a pas évoquée mercredi – Ansar Eddine n’a pas explicité les conséquences de sa position, énoncée après une rencontre avec le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré. Et si l’intervention en cours de préparation pourrait ne pas cibler le mouvement, celui-ci semble vouloir ménager la chèvre et le chou.

« Aqmi est partout »

« Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est partout. Sa force c’est la mobilité, on ne peut pas dire qu’on va s’attaquer à lui dans telle ou telle zone, il est dans tout le territoire malien, voire saharien », a fait valoir Mohamed Ag Aharid, qui élude la question de la charia, pourtant une revendication centrale d’Ansar Eddine jusqu’à présent.

« Nous n’avons pas évoqué [dans la déclaration publiée mardi, NDLR] le problème de la charia parce que ce sont des détails qui ne doivent pas nous bloquer », a-t-il déclaré. « Ce n’est pas ici qu’il faut évoquer la charia, c’est peut-être plus tard quand on aura trouvé des compromis pour nous permettre de travailler ensemble, de ramener la paix dans le pays ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Hamed Bakayoko révèle : «Blé Goudé m’appelle»

septembre 10, 2012
 
Décrispation:
© Ministères par DR
Décrispation: le ministre Hamed Bakayoko répond à l`invitation d`une coalition de jeunes patriotes
Samedi 8 septembre 2012. Abidjan, commune de Yopougon. Le ministre d`Etat, ministre de l`Intérieur Hamed Bakayoko répond à l`invitation de la Coalition de la jeunesse patriotique pour la paix et la réconciliation

Contre du boulot ou des financements pour leur formation, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a proposé à d’anciens compagnons de Charles Blé Goudé de s’engager sur la voie de la paix.

Le combat contre la déstabilisation du pays doit aussi se mener en amont, en occupant sainement les désœuvrés, candidats aux actions subversives. C’est le sens de la démarche entreprise par le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko.

Samedi, au Baron-bar de Yopougon, il a rencontré un groupe de ‘’jeunes patriotes’’ proches de Charles Blé Goudé pour les encourager à se détourner de la voie de la belligérance, sans issue, selon M. Bakayoko. Et, pour démontrer la nécessité de revenir sur le bon chemin avant qu’il ne soit trop tard, Hamed Bakayoko a évoqué le cas de Charles Blé Goudé qui l’appellerait régulièrement. «Je ne cherche pas à ce que vous changiez de leader mais, je suis venu voir comment vous aider. Ce que vous devez savoir, c’est que le temps des coups d’Etat est passé. Et, plutôt que de rêver à des choses compliquées, engageons en même temps le dialogue pour trouver des solutions aux problèmes des jeunes car, je vous fais une révélation. Blé Goudé m’appelle et on se parle au téléphone», a soutenu le patron de la sécurité, face à ces pro-Gbagbo regroupés au sein de la Coalition de la jeunesse patriotique pour la paix et la réconciliation (Cjppr).

Le ministre de l’Intérieur s’est toutefois refusé à en dire davantage sur le contenu de ces échanges. «S’il y a des jeunes qui sont devenus miliciens, c’est parce qu’ils n’ont pas d’autres choix et, en plus, on a bourré leur tête. Je suis donc venu vous tendre la main, prolonger la main-tendue du président de la République. On ne peut pas être en conflit tout le temps. Il faut qu’on sorte de ça. On perd le temps à se mesurer», ajoutant, à l’égard de ses interlocuteurs que : «Si on ne vous approche pas, on risque de vous laisser à la merci de gens qui font des jeunes en difficultés, un fonds de commerce. Je ne veux plus qu’on prenne la jeunesse en otage». Tout en précisant que la réconciliation doit venir des hommes politiques, le ministre de l’Intérieur a encouragé les membres du Cjppr à sensibiliser leurs camarades. «Je compte sur vous pour désarmer leurs cœurs», a-t-il exhorté avant de dévoiler ses ambitions pour les jeunes de Yopougon. «Je vous demande donc de vous organiser et, essayons de vivre en paix, dans un environnement dans lequel chacun s’en sort. Faisons en sorte de rassembler tous les jeunes qui ont milité dans les organisations dites patriotiques et qui sont aujourd’hui sur le carreau. Ensemble, on va vous donner un avenir», a-t-il assuré.

Pour sa part, Zadi Djédjé, le président de la Cjppr, a invité ses camarades à s’engager résolument dans le processus de paix. «Un pays ne peut pas aller de guerre en guerre, c’est pourquoi je veux dialoguer avec le ministre Hamed Bakayoko. La jeunesse veut aller à la paix», a soutenu l’ancien bras droit de Blé Goudé, tout en réaffirmant leur attachement à Laurent Gbagbo.

Pour démontrer la portée du deal qu’il veut passer avec les jeunes disciples de l’ancien dirigeant, Hamed Bakayoko a promis trouver un emploi à Zadi Djédjé. Et, comme lui, dix autres ‘’jeunes patriotes’’ devraient se voir embaucher à la mairie de Yopougon.

Nord-Sud par Marc Dossa

Une existence sur le trottoir

octobre 9, 2010

L’occupant du trottoir, avec sa barbe,
de quantité capillaire
faisait l’aumône quotidienne
à chaque passant du jour.

Il était blême comme un poisson d’hiver,
il était rouge comme une rose d’été,
il était rarement dans la beauté du printemps,
dans cette jeunesse de renaissance,
il était vieux comme le trottoir,
et avait des cheveux hirsutes
comme des feuilles de fin d’automne.

Son problème majeur de l’existence
sur le trottoir
recevoir un centime pour manger
compléter d’autres sous pour se faire
un repas.

Le trottoir était son bureau,
sa table de réception,
son lieu de rendez-vous,
le point de départ de sa
journée.

Bernard NKOUNKOU