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Levée du blocus d’Odessa : Macron propose de passer par l’ONU

mai 31, 2022

Moscou bloque tous les navires présents dans le port ukrainien depuis plusieurs semaines. En conséquence, l’Occident redoute une pénurie de céréales.

20 millions de tonnes de cereales sont actuellement bloquees a Odessa.
20 millions de tonnes de céréales sont actuellement bloquées à Odessa.© BENJAMIN FURST / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi 31 mai avoir proposé à Vladimir Poutine le vote d’une résolution à l’ONU pour lever le blocus russe du port d’Odessa, l’objectif étant de permettre l’exportation des céréales ukrainiennes qui y sont bloquées. « J’ai proposé, dans la discussion que nous avons eue avec (le chancelier allemand) Olaf Scholz samedi dernier, au président Poutine que nous prenions l’initiative d’une résolution aux Nations unies pour donner un cadre très clair à cette opération », a-t-il déclaré à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

En effet, depuis plusieurs semaines, la Russie impose dans la mer Noire un blocus aux ports ukrainiens, en particulier à celui d’Odessa. Et ce, alors que l’Ukraine cherche désespérément à exporter les quelque 20 millions de tonnes de céréales stockées dans les silos du pays d’ici aux prochaines récoltes prévues cet été, qui nécessiteront à leur tour d’être entreposées.

« La décision dépend d’un accord de la Russie et des garanties qu’elle apporte : face au déminage (du port d’Odessa) qui est indispensable pour que les vraquiers et bateaux puissent être acheminés et prendre ces céréales, (il faut) des garanties de sécurité apportées aux Ukrainiens pour éviter qu’ils ne soient attaqués », a insisté le président français. Kiev a besoin de « garanties légitimes de sécurité, c’est le cadre des Nations unies qui nous permettra de le faire », a ajouté le chef de l’État, tout en soulignant également « le rôle très important de la Turquie, compte tenu de sa responsabilité dans la mer Noire » et de ses échanges récents avec Moscou.

Des « routes prioritaires » temporairement mises en place

« Il n’est pas question que, sous le couvert d’un corridor maritime pour des raisons humanitaires, il y ait une fragilisation de la situation sécuritaire de l’Ukraine », a renchéri devant la presse Charles Michel, président du Conseil, l’organe de représentation des États membres.

Dans l’immédiat, la Commission européenne a également proposé de mettre sur pied des « routes prioritaires » par route et par chemin de fer, en mobilisant les capacités de fret de l’UE, pour acheminer une partie des stocks de céréales bloqués. « Nous travaillons sur cette proposition de la Commission, et avons discuté lors du sommet sur les différentes possibilités pour trouver des routes alternatives, mais c’est compliqué, pour des raisons logistiques, et c’est plus onéreux », a souligné le président du Conseil européen. Ces voies alternatives par train et par route permettront au mieux de transporter un tiers des stocks de blé, a confié à l’Agence France-Presse un responsable européen.

Par Le Point avec AFP

Russie: Pas d’annonce majeure de Poutine lors de la commémoration de la victoire sur les nazis

mai 9, 2022

À Kiev, le président Volodymyr Zelensky assure que l’Ukraine ne laissera pas la Russie « s’approprier la victoire sur le nazisme » en 1945.

Vladimir Poutine, entouré d'anciens combattants en uniforme.

Le président russe Vladimir Poutine, entouré d’anciens combattants, avant d’aller déposer une gerbe de fleurs sur la Tombe du soldat inconnu, lundi, à Moscou. Photo : La Presse Canadienne/AP/Anton Novoderezhkin

Vladimir Poutine n’a pas profité du jour de commémoration de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie pour annoncer une mobilisation générale ou une quelconque victoire en Ukraine, contrairement à ce qu’avaient avancé des sources ukrainiennes et occidentales.

Dans un discours de 11 minutes prononcé depuis une tribune installée près du mausolée de Lénine, en prélude de la traditionnelle parade du 9 mai, sur la place Rouge, à Moscou, le président russe a plutôt exalté l’héroïsme et le patriotisme russe.

Il n’a fait que de rares allusions à la guerre qu’il a déclenchée en Ukraine le 24 février, en réitérant ce qui l’a poussé à agir de la sorte, y compris des faussetés, comme le fait que le gouvernement du président Volodymyr Zelensky est d’obédience nazie.

« Je m’adresse à nos forces armées : vous vous battez pour la patrie, pour son avenir. […] Il n’y a aucune place dans le monde pour les exécuteurs, les punisseurs et les nazis. »— Une citation de  Vladimir Poutine, président de la Russie

Le maître du Kremlin a en outre répété que les autorités ukrainiennes préparaient une attaque contre des séparatistes prorusses dans l’est du pays, voulaient se doter de la bombe atomique et étaient soutenues par l’OTAN. Une menace absolument inacceptable se constituait, directement à nos frontières , a-t-il plaidé.

Le président russe a cependant évoqué le sacrifice ultime des hommes et des femmes en uniforme, morts en Ukraine par centaines, selon une évaluation déjà datée du Kremlin, voire par milliers, selon les services de renseignements ukrainiens et occidentaux.

Chaque mort d’un soldat ou d’un officier est une souffrance pour nous, a-t-il déclaré. L’État fera tout pour prendre soin de ces familles.

Vladimir Poutine n’a fait aucun commentaire sur l’évolution du conflit ni d’indications sur sa durée ou les développements qui pourraient le convaincre d’y mettre un terme.Un blindé roule sur la place Rouge. Des militaires qui y prennent place font un salut militaire.

La traditionnelle parade du jour de la Victoire donne toujours l’occasion au Kremlin d’exhiber son matériel militaire sur la place Rouge. Photo : Getty Images/AFP/Alexander Nemenov

Le président russe a terminé son discours par un cri de ralliement à l’adresse des soldats rassemblés sous la tribune. Pour la Russie, pour la victoire, hourra!, a-t-il lancé, les soldats sur la place rouge lui répondant hourra! à l’unisson.

Après son discours, 11 000 soldats, dont certains revenant du front ukrainien, ainsi que des dizaines de véhicules, dont des lance-missiles stratégiques et des chars, ont défilé devant le public rassemblé sur la place Rouge.

La partie aérienne du spectacle, au cours de laquelle des chasseurs devaient former un « Z » au-dessus de la capitale russe, a toutefois dû être annulée à cause d’une météo défavorable.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, la traditionnelle parade du 9 mai célèbre autant la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie que la puissance russe retrouvée après l’humiliation de la chute de l’URSSUnion des républiques socialistes soviétiques.

Kiev refuse que Moscou « s’approprie » la victoire sur le nazisme

Un peu plus tôt, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que son pays ne laissera pas la Russie s’approprier la victoire sur le nazisme en 1945.

Nous sommes fiers de nos prédécesseurs qui, avec d’autres peuples dans le cadre de la coalition anti-hitlérienne, ont vaincu le nazisme, a-t-il lancé dans un message vidéo, qui le montre marchant sur l’avenue centrale de Kiev, Khrechtchatyk.

« Nous ne laisserons personne annexer cette victoire, se l’approprier. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Notre ennemi rêvait de nous voir renoncer à fêter le 9 mai et la victoire sur les nazis pour que le mot  »dénazification » obtienne une chance, a-t-il observé.Un vieil homme boutonne un veston décoré de plusieurs médailles devant un bâtiment en ruines.

Un ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale, Ivan Lusin, 97 ans, pose avec son veston décoré de plusieurs médailles devant sa maison détruite par une frappe russe à Zolochiv, près de Kharkiv, en Ukraine, le 6 mai 2022. Photo : Reuters/ Ricardo Moraes

Le chef d’État ukrainien a saisi l’occasion pour dresser des parallèles entre la Deuxième Guerre mondiale et le conflit actuel en citant des villes de l’est et du sud de l’Ukraine actuellement occupées par les troupes russes ou des villes de Crimée, annexée par la Russie en 2014.

Des millions d’Ukrainiens ont lutté contre le nazisme […], ont chassé les nazis de Louhansk, ont chassé les nazis de Donetsk, ont libéré des occupants de Kherson, Melitopol, Berdiansk, ont chassé les nazis de Yalta, de Simféropol, de Kertch et de toute la Crimée, ont libéré Marioupol des nazis, a-t-il mentionné.

« Ils ont chassé les nazis de toute l’Ukraine, mais les villes que j’ai citées aujourd’hui nous inspirent particulièrement, cela nous donne la foi dans le fait que nous chasserons les occupants de notre terre. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Le jour de la victoire sur les nazis, nous nous battons pour une autre victoire. La voie vers cette victoire est longue, mais nous n’avons pas de doutes sur notre victoire, a-t-il insisté. Nous avons vaincu à l’époque, nous vaincrons maintenant.

Et très bientôt l’Ukraine fêtera deux jours de Victoire, a-t-il conclu.

Poutine verse dans le totalitarisme, dénonce Londres

À Londres, le ministre britannique de la Défense a estimé lundi que le régime de Vladimir Poutine reflète le fascisme et la tyrannie de la Deuxième Guerre mondiale et estimé que les généraux russes devraient être traduits devant une cour martiale pour leurs actes en Ukraine.

Lors d’un discours au National Army Museum, Ben Wallace a accusé le président russe d’utiliser l’anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945 pour dissimuler ses erreurs en Ukraine, où la réponse aux échecs sur le terrain n’a été qu’un affichage honteux d’autopréservation, doublée d’échec, de colère, de malhonnêteté et de recherche de boucs émissaires.

« À travers leur invasion de l’Ukraine, Poutine, sa garde rapprochée et ses généraux reflètent le fascisme et la tyrannie d’il y a 77 ans, répétant les erreurs des régimes totalitaires du siècle dernier. Ils font preuve du même mépris pour la vie humaine, la souveraineté nationale et le système international fondé sur des règles. »— Une citation de  Ben Wallace, ministre de la Défense du Royaume-Uni

Pour Ben Wallace, les soldats russes sont non seulement engagés dans une invasion illégale et des crimes de guerre, mais leurs gradés ont laissé tomber leurs propres soldats au point qu’ils devraient être traduits devant une cour martiale.

Il appelle ainsi à dénoncer l’absurdité des généraux russes – resplendissants dans leurs uniformes de parade, alourdis par leurs nombreuses médailles – totalement complices du détournement par Poutine de la fière histoire de leurs ancêtres.

Au lieu de cela maintenant, ce sont eux qui infligent des souffrances inutiles au service d’un gangstérisme de bas étage, a dénoncé le ministre britannique, et pour eux, et pour Poutine, il ne peut y avoir de jour de la victoire, seulement le déshonneur et sûrement la défaite en Ukraine.

Dénonçant les histoires à dormir debout que la Russie invoque pour justifier ses craintes face à la perspective d’un élargissement de l’OTAN à l’Est, a également insisté catégoriquement sur le fait que l’OTAN, la Grande-Bretagne, l’Europe de l’Est ne projettent pas d’envahir la Russie et ne l’ont jamais fait.Charles Michel pose ses mains sur les épaules de Denys Chmygal, qui porte une veste pare-balles.

En visite lundi à Odessa, où il a été accueilli par le premier ministre ukrainien Denys Chmygal (à droite), le président du Conseil européen, Charles Michel, a été forcé de s’abriter en raison de frappes de missiles, a rapporté lundi un responsable de l’UE. Photo : Reuters/Service de Presse du Gouvernement Ukrainien

Macron invite à penser à la paix

À Strasbourg, le président français Emmanuel Macron a tenu à rappeler lors d’une conférence de presse au Parlement européen que, pour mettre fin à la guerre menée en Ukraine par l’armée russe, la paix devra se construire sans humilier la Russie.

« Nous aurons demain une paix à bâtir, ne l’oublions jamais. Nous aurons à le faire avec autour de la table l’Ukraine et la Russie […] Mais cela ne se fera ni dans la négation, ni dans l’exclusion de l’un l’autre, ni même dans l’humiliation. »— Une citation de  Emmanuel Macron, président de la France

Le négociateur en chef russe, Vladimir Medinski, a déclaré lundi que les pourparlers de paix avec l’Ukraine n’avaient pas cessé et qu’ils se déroulaient à distance, a rapporté l’agence de presse Interfax. Interrogé sur le moment où des entretiens en personne pourraient avoir lieu avec les négociateurs ukrainiens, il a répondu : Nous avons besoin d’avoir plus d’éléments en main pour pouvoir nous rencontrer en personne. L’Ukraine et la Russie n’ont pas tenu de pourparlers en face à face depuis le 29 mars, bien qu’elles se soient rencontrées par vidéoconférence.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Le rapatriement de Pierre Sarkozy a coûté très cher à l’État

février 1, 2012

POLITIQUE – C’est un Falcon présidentiel qui est allé le chercher après une intoxication alimentaire en Ukraine…

Les voyages de Pierre Sarkozy sont décidément bien mouvementés. Après avoir «miraculeusement» échappé à la mort il y a deux ans au Brésil, le fils du chef de l’Etat a été victime d’une intoxication alimentaire en Ukraine la semaine dernière et a été rapatrié avec un Falcon de l’Etat, révèle ce mercredi Le Canard Enchaîné, cité par Rue 89.   L’Elysée confirme en partie l’information   Pierre Sarkozy, ou plutôt DJ Mosey, était sur le point de mixer dans une soirée privée d’Odessa lorsqu’il a été pris de maux le conduisant à être hospitalisé. Même si, selon Rue 89, le jeune homme de 26 ans ne semblait pas non plus dans un état dramatique, c’est bien un Falcon de l’escadron présidentiel qui est venu le chercher en Ukraine.   L’Elysée a confirmé les faits au Canard Enchaîné, précisant que Nicolas Sarkozy avait «payé par chèque sur ses deniers personnels la somme de 7.632 euros». Sauf que, selon l’hebdomadaire, citant les chiffres officiels du ministère de la Défense, une heure de vol avec un tel avion vaut 5.600 euros, soit un coût total de près de 40.000 euros pour environ sept heures de vol. Par ailleurs, il est normalement interdit à ces avions officiels «de faire concurrence au privé» sauf par «intérêt général», rappelle Le Canard Enchaîné.

20minutes.fr par  C.C

Nouvelle: Viktoria, la belle de jour de Donetsk

novembre 1, 2011

Le souffle de l’automne mêlé au froid arrache les feuilles sur les bras des arbres quand Viktoria, à la beauté de sirène de Donetsk, aux yeux bleus mais aussi au regard paisible d’océan, lit un magazine féminin, les jambes croisées dans le jardin public.

En face d’elle un touriste venu de l’Odessa pour découvrir le Musée des Beaux-Arts l’invite à l’accompagner pour une visite guidée et de rencontre amicale. Elle accepte la proposition pour sortir de sa solitude.

Fille au bois dormant et très calme, à l’allure mystérieuse comme si elle vit au fond de l’eau car les réponses dans la conversation n’ont pas la chaleur attendue de la part d’Ivanovitch qui tente de lui tirer les vers du nez. Hélas! Le mur semble résister. Mais il se fissure peu à peu en cours de route.

Toutefois, elle reste prudente devant un étranger venu d’une autre ville en plus d’un inconnu. Elle prend quand même le plaisir de glisser de l’humour pour détendre l’atmosphère de la communication quand Ivanovitch lui demande les traits de caractère, les goûts et les préférences de son existence. Elle brise à cette occasion la glace pour lui signifier qu’elle aime apprendre quelque chose de nouveau chez un homme. Aussi ajoute-t-elle qu’elle est une fille affable comme elle a bien pu le démontrer au jardin. Un peu amoureuse et compréhensive aimant la lecture, la musique et le sport. Elle adore voyager pour sortir de son paysage habituel et natif afin de découvrir de nouvelles richesses du monde. Elle aime profiter de son temps pour se donner du plaisir en partant cueillir des pommes avec des amis, se promener à la plage en ramassant des coquillages et autres restes de la mer servant à la décoration qui la passionne pour un passe temps agréable.

La visite dans ce haut lieu de la culture, – grand temple du patrimoine – a permis de consolider la rencontre car Ivanovitch en spécialiste de Beaux-Arts déversait son savoir et sa connaissance des œuvres exposées ayant une valeur à la fois symbolique historique et monétaire pour capter et mieux réussir son opération de charme. Il s’efforçait à faire revivre les époques de la création ainsi que leurs créateurs dans la magie de leur inspiration. Les explications savantes qu’il fournissait étaient toujours teintées d’analogies chronologiques ayant poussé à faire naître une idylle de coup de foudre irrésistible auprès de Viktoria qui finit par demander un baiser chaud derrière un tableau d’Alexandre Pouchkine.

La fin de la visite a été riche en souvenirs et en instruction invitant son touriste à poursuivre la soirée chez-elle.

La recherche d’un homme chaque fois au jardin répondant cette fois-ci au profil de ses attentes sentimentales s’est produite comme un beau cadeau tombant du ciel quand on a fini de parcourir les derniers kilomètres du désespoir.

Une bonne entente est désormais née durant le séjour d’Ivanovitch. Et Viktoria qui connaît le directeur du Musée des Beaux-Arts a promis de lui trouver du travail pour qu’il quitte Odessa afin de s’installer à Donetsk. Un bon projet de rapprochement des amants qui a porté ses fruits jusqu’au mariage dans le bonheur commun de l’affermissement de leur rencontre.

© Bernard NKOUNKOU

Nouvelle: Tatiana, la belle ukrainienne de l’Odessa

novembre 1, 2011

Tatiana, belle étudiante de la faculté de médecine, cherche une âme sœur à la fin de ses études.

Durant toute sa scolarité, elle n’a pas un homme qui peut valablement échanger les souhaits de ses sentiments amicaux et cordiaux pour fonder un jour un foyer et avoir des enfants. Sa préférence sur un homme sérieux, fidèle et responsable en amour, ne lui procure pas la chance d’en trouver facilement. Ses nombreuses déceptions l’ont conduite à marquer une pause. Mais elle craint d’être une vieille fille diplômée qui risque de ne plus attirée les regards masculins. Elle cultive tous les atouts de son charme pour mieux plaire.

Chaque matin, elle est vêtue d’une belle jupe Burberry de dernière création qui dévoile la peau pêche de ses jambes avant de sortir de son appartement à proximité du supermarché, jouxtant le grand restaurant où de nombreux clients, en majorité des hommes d’affaires de la nouvelle génération, fréquentent à toutes les bonnes heures. Elle s’attend toujours qu’une personne l’interpelle comme au vieux beau temps mais le style d’aborder les femmes a changé. Elle va parfois prendre seule le café dans l’espoir qu’un play-boy va l’accoster pour une brèche sentimentale. Aucun gentleman ne s’intéresse à elle, car de nombreuses personnes, qui l’ont vue à la soutenance de son doctorat, ne veulent pas avoir sous le toit une femme très diplômée.

Elle change donc de stratégie. Un jour pendant qu’elle faisait sa promenade en voiture, après la pluie, de passage devant un passage clouté, elle éclabousse un piéton qui attendait un taxi pour son lieu de rendez-vous. L’homme se fâche en secouant les mains pour crier merde! Elle s’arrête à la vue de ce geste. Elle fait marche-arrière, descend sa vitre et s’excuse. L’homme était beau et fort élégant, il refuse d’accueillir sa civilité lui disant qu’il ne peut pas se présenter à son rendez-vous avec des habits mouillés car il vient de la ville de Potava. Elle le supplie et lui demande de monter à bord de sa voiture, pour lui trouver une solution, et, passe dans un magasin où elle achète un pantalon Jeans, une belle chemise et cravate qu’il porte dans le magasin. Elle paye la facture et place dans un sachet les vêtements mouillés qu’elle promet d’aller laver chez-elle à la machine.

Elle invite l’étranger à prendre un café et l’accompagne à son lieu de rendez-vous chez son employeur. Grande est la surprise, quand ils arrivent audit lieu, elle se rend compte que l’homme de compagnie avait rendez-vous avec son père, chef d’entreprise qui avait besoin d’un employeur hyper qualifié pour la bonne gestion de ses affaires. Tatiana à la rencontre avec son père au secrétariat, la joie éclate sur son visage et tire son père en aparté pour lui dire de pouvoir embaucher ce bon monsieur. Et son père de lui demander, si elle le connaissait, elle répond : « papa c’est une longue histoire ». Je te raconterai, embauche-le d’abord. J’attends au secrétariat car je dois le raccompagner.

A la fin de l’entrevue, son père lui annonce qu’il vient d’embaucher monsieur Dimitri grand ingénieur en NTIC. Il lui demande de commencer le travail le lendemain car le besoin est urgent mais comme il habite dans une autre ville, il prie sa fille Tatiana de le prendre en charge pour nécessité de travail. Tatiana embrasse fortement son père que le tour est bien joué puis invite Dimitri de rentrer à la maison au lieu de repartir chez-lui, car elle a deux chambres et pourrait dormir dans l’autre afin d’être à temps au travail. Après réflexion, elle brise le tabou puis lui propose de passer la nuit ensemble en véritable adulte et de le raccompagner le lendemain à l’entreprise dans l’espoir de venir le chercher à la fin des heures de la fermeture.

C’est ainsi que dans les habitudes de cohabitation, l’amour de Tatiana est né dans les bras de Dimitri dans sa quête sentimentale et affective. Elle a trouvé l’homme de sa vie comme un bateau qui tangue dans les eaux avant le vieillissement de sa coque pour mieux accoster à bon port.

Bernard NKOUNKOU