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Congo/Célébration : la francophonie fête ses 50 ans le 20 mars prochain

mars 11, 2020

 

A dix jours de la célébration du cinquantenaire de la francophonie, la directrice de l’Institut français du Congo à Brazzaville, le directeur de la francophonie, la comédienne malienne et l’attaché de coopération à l’ambassade de France au Congo ont parlé, au cours d’une conférence de presse, tenue le 10 mars, du programme des activités ainsi que de l’historique de l’OIF.

 

 

Durant tout le mois de mars, le public brazzavillois aura droit aux douze évènements, notamment des spectacles, des concerts, du théâtre, de la comédie, des rencontres littéraires, projections, conférences et ateliers ; des journées portes ouvertes du département cours et certifications, le jeu concours « La chasse au trésor francophone de Brazzaville ».

La conférence sur « Histoire, enjeux et perspectives » sera animée par le vice-doyen de la Faculté des lettres, Arts et Sciences Humaines, Omer Massoumou, avec la participation des ambassadeurs de plusieurs pays francophones et du directeur général de la francophonie, le 24 mars à 10 heures.

A l’ouverture un focus culture sur l’action de l’OIF au Congo, avec les témoignages des lauréats congolais des derniers jeux de la francophonie, la clôture de ces 50 ans se fera avec le festival international des littératures et  arts francophones (Filaf).

La comédienne et bloggeuse malienne, Alima Togola, est en tournée qui lui a été accordée par l’Institut français de Paris, elle animera, le mercredi 11 mars, l’atelier blog, l’artiste livrera aussi un spectacle le jeudi 12 mars à 18 heures sur « Djon Be Sini Don ? » qui signifie en bambara : « qui connait l’avenir ? » Alima Togola parle de la condition féminine, tout en dénonçant les oppressions que subissent les femmes.

A partir de son expérience sur les réseaux sociaux, la bloggeuse anime un atelier sur le thème : « Au-delà des simples selfies, comment faire vivre une page personnelle et créer des vidéos originales avec son smartphone ».

Pour le directeur de la francophonie, correspondant national auprès de l’OIF, Jean Michel a fait l’historique de l’OIF, il a fait savoir que le concept de la francophonie remonte à 1880. C’est un géographe français, Onésime Reclus, qui fut le premier à faire usage de ce concept.

En 1998, l’ACCT a été remplacé par l’Agence inter gouvernementale de la francophonie (AIF). En 2002, on parle de l’OIF. La francophonie est l’ensemble des pays qui font usage de la langue française, elle regroupe 88 Etats parmi lesquels il y a également des pays non colonisés par la France.

 

Avec Adiac-congo.com par Rosalie Bindika

Guinée : à une semaine du scrutin, l’OIF retire son soutien au processus électoral

février 24, 2020

Un électeur dans un bureau de vote de Conakry, en 2015 (archives).

Un électeur dans un bureau de vote de Conakry, en 2015 (archives). © Youssouf Bah/AP/SIPA

 

L’organisation internationale de la Francophonie (OIF) a fait savoir lundi qu’elle ne pouvait plus « soutenir le processus électoral » du 1er mars en l’absence d’un consensus national sur le nombre d’électeurs.

La Francophonie aura attendu le dernier moment pour exprimer ses réserves vis-à-vis du processus électoral. Les Guinéens sont en effet invités à voter à la fin de la semaine, dimanche 1er mars, lors d’un double scrutin :  les législatives et le référendum constitutionnel.

La secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo avait envoyé à Conakry une mission d’assistance du 10 novembre 2019 au 7 février afin de procéder à la révision des listes électorales, sur demande de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). En l’absence de révisions du fichier, l’OIF refuse désormais de soutenir le processus électoral dans son ensemble.

Ce lundi, l’organisation a fait savoir par voie de communiqué ses réserves vis-à-vis du fichier électoral, audité en 2018 par l’OIF, les Nations unies et l’Union européenne. « Il est important de rappeler que le fichier électoral de 2015 comportait 2.490.664 électeurs problématiques qui continuent malgré tout de figurer dans la base de données actuelle », relève l’organisation dans son communiqué. « Au total, il s’avère que 98% de ces 2.490.664 électeurs ne disposent pas de documents permettant leur identification », ajoute le texte.

Communiqué prudent

Prudente, l’organisation indique toutefois que son rôle ne « consistait nullement en une quelconque validation ou invalidation du fichier électoral guinéen ». « Ce n’est pas notre rôle de dire ce que la Guinée doit faire ou ne pas faire », détaille une source de Jeune Afrique au sein de l’organisation. « Nous disons que c’est difficile de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée au vu de la confusion qui l’entoure. C’est problématique qu’on ait encore plus de deux millions d’électeurs pas identifiables ou décédés sur les listes. »

Une position de l’OIF que le vice-président de la Ceni, déjà fragilisée par des divisions internes, refuse de voir comme un désaveu. « L’OIF avait uniquement une mission d’assistance technique. Elle n’a pas à soutenir ou non notre processus électoral », tacle Bakary Mankaré, nommé par la mouvance présidentielle.

Il soutient d’ailleurs que 77% des recommandations de l’audit de 2018 ont été mises en œuvre. « Nous allons tirer les enseignements du rapport de mission de l’OIF », fait-il toutefois savoir, annonçant une « remise officielle » des conclusions de l’OIF le 16 mars prochain, soit deux semaines après le scrutin.

Cela fait pourtant des mois que l’envoyé spécial de Louise Mushikiwabo en Guinée, l’ancien ministre malien des Affaires Étrangères Tieman Coulibaly, effectue de nombreuses visites à Conakry dans le cadre de cette mission.

Nommé par la Secrétaire générale le 28 septembre 2019, il a, à plusieurs reprises, rencontré le président Alpha Condé, mais également Salif Kébé, les représentants de l’UE et de la Cedeao, ainsi que Fodé Oussou Fofana, le vice-président de l’UFDG, de l’opposant Cellou Dalein Diallo. « Nous exhortons toutes les parties à s’entendre sur un consensus », fait savoir l’OIF, à six jours du scrutin.

Avec Jeuneafrique par Marième Soumaré

La Rwandaise Louise Mushikiwabo se retrouve aux commandes de l’OIF

octobre 12, 2018
Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
© LUDOVIC MARIN Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
 

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a nommé par consensus une nouvelle secrétaire générale à sa tête, vendredi. Au terme d’une réunion à huis clos, les États membres réunis à Erevan, en Arménie, ont donné leur aval à la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo.

L’élection de Mme Mushikiwabo met un terme au mandat de Michaëlle Jean, dont la réputation a été ternie par la mise en lumière de dépenses de fonctions jugées extravagantes.

L’ancienne journaliste et politicienne canadienne avait livré la veille un ultime plaidoyer, lors du Sommet de la Francophonie, dénonçant entre les lignes le consensus autour de sa rivale.

Le régime rwandais a tour à tour été pointé du doigt par des organisations comme Amnistie internationale et Human Rights Watch pour la répression exercée contre les opposants politiques et l’important recul encaissé sur la question des droits et libertés.

Mme Jean a malgré tout vu ses chances s’envoler lorsque Québec et Ottawa ont annoncé qu’ils n’appuieraient pas sa candidature.

Celle qui est numéro deux du gouvernement de Kigali a réussi à obtenir le soutien de la France, principal bailleur de fonds de l’OIF, ainsi que l’appui d’une flopée de pays de l’Union africaine.

« L’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo », a ainsi souligné le président français Emmanuel Macron, jeudi, au premier jour du sommet.

Outre la question des droits de l’homme, le Rwanda a aussi été l’objet de critiques en raison de la place qu’occupe le français au pays. L’anglais a pris le dessus en devenant la langue obligatoire à l’école. Par ailleurs, c’est en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre des Affaires étrangères.

Le plurilinguisme n’est toutefois pas contraire à la défense du français, a estimé le président Macron. « Le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme », a-t-il lancé.

La nomination de Louise Mushikiwabo consacre le retour du continent à la tête de l’OIF, qui avait toujours été dirigée par des Africains depuis sa création, en 1970, mis à part une parenthèse canadienne.

L’Organisation internationale de la Francophonie réunit 84 États et gouvernements, dont 26 observateurs et quatre « membres associés ». L’Afrique regroupe 27 des 54 États membres ayant droit de vote.

Selon l’OIF, 85 % des francophones en 2050 vivront sur le continent africain, soit un total de 700 millions, contre 274 millions aujourd’hui.

Radio-canada.ca avec Agence France-Presse

Francophonie: critiquée sur les droits de l’Homme, l’Arabie saoudite retire sa candidature

octobre 11, 2018

Erevan – L’Arabie saoudite a retiré sa demande d’adhésion à la Francophonie après avoir suscité une levée de boucliers, accusée notamment de violations des droits de l’Homme, a annoncé jeudi l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L’OIF devait étudier la candidature saoudienne jeudi après-midi, en pleines interrogations sur la disparition mystérieuse en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi très critique envers le pouvoir saoudien.

Le royaume a fait parvenir un courrier à l’OIF, au premier jour de son sommet à Erevan, demandant « le report » de la demande d’adhésion, a indiqué à l’AFP Bertin Leblanc, porte-parole du secrétariat de cette organisation.

Cette demande d’adhésion, en tant que simple membre observateur, donc sans droit de vote, avait suscité de vives critiques au sein de la Francophonie, visant le rapport lointain qu’entretient le pays avec la langue française mais également ses violations répétées des droits de l’Homme, selon des ONG.

L’OIF réunit 84 Etats et gouvernements « ayant le français en partage » mais qui comptent parfois peu de francophones, comme la Moldavie (2% de francophones), l’Egypte ou la Bulgarie (3% chacune), selon les derniers chiffres de l’OIF. L’Ukraine ou l’Uruguay ne comptent eux que 0,1% de locuteurs français chacun mais ils ne sont que pays « observateurs ». Actuellement, seul un tiers des pays de l’organisation reconnaissent dans leur Constitution le français.

Les Emirats arabes unis sont déjà un observateur de l’OIF, tandis que le Qatar est « membre associé », un stade supérieur qui permet de participer à davantage de réunions mais sans cependant octroyer de droit de vote.

La candidature saoudienne avait déjà été déposée en 2016, mais l’OIF, déjà embarrassée, avait alors décidé de surseoir à sa décision, estimant le dossier incomplet. Une mission avait alors été envoyée sur place, notamment pour constater la situation du français dans le royaume. Son rapport, non diffusé, devait être discuté ce jeudi après-midi par l’OIF.

La candidature était soutenue par le Maroc et le Sénégal notamment, mais combattue par le Canada, deuxième bailleur de fonds de l’OIF, dont l’ambassadeur à Ryad a été expulsé début août après l’envoi d’un tweet du ministère canadien des Affaires étrangères appelant l’Arabie à remettre en liberté des militants des droits de l’Homme récemment arrêtés.

Après le retrait de l’Arabie saoudite, il reste à l’OIF à étudier les autres demandes d’adhésion: l’Irlande et Malte, qui comptent respectivement 12% et 13% de francophones, selon l’OIF, ainsi que la Gambie, petit pays largement anglophone mais entouré de pays francophones, et enfin la Louisiane.

L’Etat américain, qui porte le nom de l’immense colonie française qui s’étendait des Etats-Unis au Canada, compte 200.000 francophones selon un recensement de l’an 2000, sur 4,7 millions d’habitants. Il s’agit majoritairement de « cajuns », ces descendants des Acadiens, colons français de l’est du Canada qui avaient été chassés par les Anglais en 1755 lors du « Grand Dérangement ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h25)                                                        

Francophonie: Ottawa et Québec ne soutiennent plus Michaël Jean (Officiel)

octobre 9, 2018

Montréal – Le Canada et le Québec ont annoncé mardi qu’ils ne soutenaient plus la candidature de Michaëlle Jean à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont elle est la secrétaire générale sortante, lors du prochain sommet de l’organisation.

La Canadienne, née en Haïti, ancienne gouverneure générale et ex-journaliste vedette, sera candidate à sa succession lors du prochain sommet de l’OIF jeudi et vendredi à Erevan. Elle sera opposée à Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, soutenue par la France et l’Union africaine.

La tradition veut que le choix soit fait par consensus, plutôt que par vote formel.

« Le Canada a décidé de se rallier au consensus, comme c’est la tradition, ça a toujours été la manière de faire, on ne va pas la changer », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale. « On a bien vu qu’elle (Michaëlle Jean) n’avait pas les appuis nécessaires, la suite lui appartient, il faut se rendre à l’évidence. »

« Pour ce qui est du poste de Secrétaire général, le Canada est prêt à se rallier au consensus, comme le veut la façon de faire en Francophonie », a confirmé dans un courriel à l’AFP Jérémy Ghio, porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie Mélanie Joly.

De son coté, François Legault, le nouveau Premier ministre élu du Québec, attendu mercredi à Erevan avec le Premier ministre fédéral Justin Trudeau, a lui aussi annoncé qu’il ne soutiendrait pas Mme Jean.

« Nous nous joindrons au consensus africain qui est plein de potentiel », a annoncé M. Legault dans un tweet. « Il est maintenant temps de laisser place à un nouveau style de gestion ».

François Legault, dirigeant du parti nationaliste Coalition Avenir Québec (CAQ), a été élu la semaine dernière à la tête de la province canadienne qui est avec le Canada le deuxième contributeur de l’OIF, derrière Paris.

M. Legault prend ainsi le contrepied de son prédécesseur, le libéral Philippe Couillard, qui avait émis des réserves sur la gestion de Mme Jean avant de finalement appuyer sa candidature.

Les médias québécois ont pointé les dépenses, qualifiées de « somptueuses », de la Francophonie pour Mme Jean et sa famille, comme la rénovation de sa résidence officielle pour 500.000 dollars canadiens (plus de 335.000 euros).

Selon la presse québécoise, Paris aurait proposé à Ottawa de retirer la candidature de Mme Jean, en échange d’appuis aux Nations unies, où le Canada fait campagne pour un siège non permanent au Conseil de Sécurité.

L’information a été démentie par le bureau du Premier ministre.

M. Trudeau a appelé plusieurs dirigeants africains à l’été 2017 pour tenter de les rallier à la candidature de Mme Jean, avant de renoncer in extremis faute de soutiens suffisants.

Le Canada a toutefois tenu à rendre hommage au travail de la secrétaire générale sortante.

« Nous saluons le travail de Mme Jean à la tête de la Francophonie, notamment en ce qui a trait à l’éducation des filles et à l’émancipation des femmes », a souligné le porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 22h15)                                                        

Francophonie: duel feutré à l’ONU entre Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo

septembre 28, 2018

Louise Mushikiwabo (g) et Michaëlle Jean, les deus femmes en lice pour prendre la tête de l’OIF. © Vincent Fournier pour J.A. / Jacques Torregano pour J.A.

En marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui vient de se clore à New York, Michaëlle Jean, soutenue par le Canada, et Louise Mushikiwabo, qui peut notamment compter sur la France et l’UA, ont rivalisé en coulisses à quelques jours du prochain sommet de l’OIF.

C’est à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, que s’est jouée, depuis le 24 septembre, la dernière étape du duel entre la Canadienne Michaëlle Jean et la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Toutes deux présentes, la secrétaire générale sortante de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et sa rivale, ministre rwandaise des Affaires étrangères depuis 2009, ont profité de l’occasion pour évaluer les soutiens dont elles bénéficient auprès des 54 États membres de l’OIF.

Le Gabon apporte son soutien à Mushikiwabo

Louise Mushikiwabo, qui avait multiplié les déplacement depuis le début juillet, y a notamment rencontré ses homologues de Moldavie, d’Albanie, du Vanuatu ou encore de Sainte-Lucie. Le 26, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a organisé un cocktail en soutien de la candidate africaine. Plusieurs ministres des Affaires étrangères et représentants d’États membres de la Francophonie étaient présents.

Le même jour, au Gabon, visitant la scierie de Mevang (groupe Rougier), le président Ali Bongo Ondimba – par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) – a profité d’un échange avec la presse pour assurer la Rwandaise du soutien de son pays.

« S’agissant de l’élection du prochain secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, le Gabon porte son choix sur la candidature rwandaise. Nous avons adopté à l’unanimité cette position commune lors du sommet de l’Union africaine qui s’est tenu en Mauritanie en juillet dernier. Le Gabon, en tant que membre de l’UA, se conforme à cette position et confirme son soutien à la candidature du ministre des Affaires étrangères rwandais,  Mme Louise Mushikiwabo, qui est une candidate exceptionnelle et compétente. Elle a toute notre confiance. »

Un position réitérée deux jours plus tard par son ministre des Affaires étrangères, Régis Immongault, qui avait lui-même accompagné Louise Mushikiwabo en Roumanie et en Arménie fin août. Quinze jours plus tôt, c’est le chef de la diplomatie guinéenne, Mamadi Touré, qui s’était joint à elle au Laos, au Cambodge et au Vietnam.

Aucun ministre africain au cocktail de l’OIF

Michaëlle Jean, en sa qualité de secrétaire générale de l’OIF, a participé à la rencontre de haut niveau sur la situation au Mali, sous l’égide du président Ibrahim Boubacar Keïta et d’António Guterres. Elle a également participé à une réunion sur le thème de la scolarisation des jeunes filles organisée par le Niger, ainsi qu’à un événement organisé par l’OMS et présidé par Patrice Talon sur la problématique des médicaments de mauvaise qualité distribués en Afrique.

En revanche, l’invitation conjointe adressée par l’OIF, Madagascar et l’Arménie aux ministres des Affaires étrangères de la Francophonie semble avoir eu peu de succès, le 27 septembre. « Aucun ministre africain ni européen n’a répondu à l’invitation », assure un participant.

De son côté, le président Paul Kagame, présent à New York, a eu une séance de travail avec son homologue français Emmanuel Macron. Au menu des discussions, outre la candidature de Louise Mushikiwabo, les « crises dans la région », en particulier en RDC…

Jeuneafrique.com

Francophonie: la ministre rwandaise Louise Mushikiwabo envisage d’être candidate à la tête de l’OIF

mai 9, 2018

 

Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, le 8 septembre 2011. © Vincent Fournier/JA

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, est fortement pressentie pour présenter sa candidature à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en octobre, face à Michaëlle Jean. Un scénario soutenu par l’Elysée.

Selon nos informations, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, envisage très sérieusement de présenter sa candidature en tant que secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lors du XVIIe sommet de l’organisation qui se tiendra les 11 et 12 octobre prochains à Erevan (Arménie). Une information confirmée à JA par plusieurs sources haut placées, à Paris et dans deux pays africains membres de l’OIF.

Initiative française

Élue à ce poste en novembre 2014, après avoir bénéficié de l’incapacité des pays africains de l’OIF à s’accorder sur une candidature commune, la Canadienne Michaëlle Jean est, depuis, loin de faire l’unanimité parmi les États membres.

Alors qu’elle devrait briguer un nouveau mandat de quatre ans lors du sommet d’Erevan, la France se serait donc mise à la recherche d’un possible challenger, susceptible de la détrôner dans cinq mois. Et c’est à l’initiative de Paris que le nom de la ministre rwandaise se serait retrouvé en haut de la liste.

Au vu des relations chaotiques qu’entretiennent Paris et Kigali depuis 24 ans, la stratégie peut surprendre. Mais plusieurs signaux tendent à montrer que depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en mai 2017, un certain réchauffement caractérise la relation bilatérale entre les deux États. Comme le révèle JA dans son dernier numéro, Paul Kagame se rendra prochainement à Paris pour assister à VivaTech, salon international consacré aux start-up (24-26 mai). Le chef de l’État rwandais ne s’est pas déplacé en France depuis 2015.

L’entremise de Rabat

Selon plusieurs sources, la proposition française n’a pas été formulée directement par Paris, mais via la diplomatie marocaine. Après un temps de réflexion, Paul Kagame y aurait donné une suite favorable. Fin avril, à Brazzaville, à l’occasion du Sommet pour la préservation et le développement du bassin du fleuve Congo, ce dernier aurait encore évoqué la question avec le roi Mohammed VI.

À Paris, une source bien informée confirme à JA qu’un accord sur la candidature de Louise Mushikiwabo existe désormais entre Emmanuel Macron et Paul Kagame. Disposant de solides appuis à travers le continent, la diplomatie rwandaise pourrait donc, avec l’aide de Paris, disposer de sérieux atouts face à la secrétaire générale sortante.

A 56 ans, Louise Mushikiwabo apparaît comme la numéro deux du régime rwandais. Issue de la société civile, ministre des Affaires étrangères sans discontinuer depuis 2009, elle présente un profil idéal pour la fonction.

Jeuneafrique.com

Un cadre de la Francophonie suspend après une tribune anti-CFA publiée sur « Le Monde Afrique »

décembre 8, 2017

L’économiste Kako Nubukpo est depuis plusieurs années l’une des figures de la contestation contre la monnaie des quinze pays d’Afrique francophone.

L’économiste togolais Kako Nubukpo. Crédits : CC 2.0

La tribune contre le franc CFA signée par le Togolais Kako Nubukpo le 30 novembre sur Le Monde Afrique en réponse aux propos tenus par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Ouagadougou, le 28 novembre, aura été celle de trop. Le directeur de la francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été officiellement suspendu de ses fonctions mardi 5 décembre par la secrétaire générale de l’institution, Michaëlle Jean. Une éviction qualifiée de « brutale » par M. Nubukpo qui, après avoir refusé de démissionner, s’est vu notifier une « suspension de fonctions à titre conservatoire ». Son salaire a été bloqué, son ordinateur et son adresse mail lui ont été retirés tout comme son badge lui donnant accès à l’immeuble de l’avenue Bosquet, dans le 7arrondissement de Paris où se trouve le siège de l’OIF.

La publication de cette tribune lui a été directement reprochée. L’économiste avait qualifié d’« imprécise, caricaturale et finalement déshonorante pour les dirigeants africains » la parole d’Emmanuel Macron après que celui-ci a déclaré devant les étudiants de l’université de Ouagadougou et le président burkinabé qui l’accompagnait que « le franc CFA est non-sujet pour la France ».

Les prises de position de M. Nubukpo ne sont pourtant pas nouvelles. Il a publié plusieurs ouvrages dont le dernier, Sortir l’Afrique de la servilité volontaire : à qui profite le franc CFA ? (Ed. La Dispute, 2016), a reçu un large écho médiatique. Il était déjà en poste à l’OIF.

« Débat sans tabou » ?

Cet ultime événement n’est cependant pas le seul à avoir provoqué sa chute. Agacé par les interventions répétées de Kako Nubukpo contre le carcan monétaire dont souffriraient les anciennes colonies françaises d’Afrique de l’Ouest et centrale, le président ivoirien Alassane Ouattara avait, en marge des assemblées générales des Nations unies de septembre, à New York, interpellé publiquement Michaëlle Jean sur les diatribes de son économiste. M. Ouattara est parmi les plus fervents défenseurs de la monnaie créée en 1945, aujourd’hui arrimée à l’euro. Dans sa lettre adressée mardi à l’économiste, l’OIF ne dissimule pas « les protestations des chefs d’Etat ».

Mme Jean, dont le mandat s’achève en 2018, aurait-elle interprété les remontrances de M. Ouattara comme un avertissement ? Il n’a également échappé à personne qu’Emmanuel Macron, en défendant l’avenir de la Francophonie à Ouagadougou, a gratifié Leïla Slimani du crédit d’en ouvrir « une nouvelle page », ne citant à aucun moment de son discours ni l’OIF ni Mme Jean. L’écrivaine a été nommée représentante personnelle du chef de l’Etat pour la Francophonie.

Pour justifier sa décision, l’OIF invoque vendredi dans un communiqué un manquement au « devoir de réserve » auquel était tenu M. Nubukpo en tant que fonctionnaire international. Un devoir qu’il n’aurait pas respecté en dépit de multiples avertissements.

Le départ de l’économiste, qui fut aussi ministre de la prospective du Togo et perdit son poste pour les mêmes raisons en 2015, intervient dans un contexte qui a évolué : le débat sur le CFA a gagné en visibilité depuis quelques mois. Des manifestations d’ampleurs variables ont été organisées en France et sur le continent. « Il est surprenant qu’à un moment où le président Macron invite à avoir ce débat sans tabou, l’institution dans laquelle il pourrait légitimement avoir lieu, cherche à l’étouffer », fait remarquer sans autre commentaire M. Nubukpo.

Lemonde.fr par Laurence Caramel

Conversation avec Michaëlle Jean: parcours d’une résistante

août 8, 2017

 

« Le Monde » organise dans le cadre du « Monde Festival » une rencontre avec Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) dimanche 24 septembre 2017 au Théâtre des Bouffes du Nord.

Michaëlle Jean, 27e gouverneure générale du Canada dans son bureau le 29 octobre 2014 à Ottawa. COLE BURSTON / AFP

Conversation avec Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) le dimanche 24 septembre 2017 de 17 h 30 à 18 h 30 au Théâtre des Bouffes du Nord. Une rencontre animée par Annick Cojean.

Elle n’a jamais été légère ni insouciante, comme le sont les enfants. Elle croit même avoir toujours été « adulte », tant ses parents – fervent militants contre la dictature des Duvalier en Haïti – ont élevé leurs deux filles dans une idée de résistance et de combat. Et avec une seule interdiction : l’indifférence. De cette enfance à Port-au-Prince, puis de son exil forcé au Canada où elle fut la première femme noire à présenter le journal télévisé, puis à être nommée gouverneure générale du pays. Cheffe de l’Etat, elle a gardé un esprit rebelle, un attachement viscéral aux droits humains, une sensibilité extrême à la situation des migrants. Des valeurs qu’elle défend aujourd’hui, à la tête de l’Organisation Internationale de la francophonie. Rencontre avec une femme engagée, entrée depuis l’enfance « en résistance ».

Intervenante :

Michaëlle Jean

Michaëlle Jean avait 11 ans lorsqu’elle a fui avec ses parents sa terre natale de Haïti, alors sous le joug de la dictature sanglante des Duvalier, pour se réfugier au Québec. Après 18 ans de journalisme au sein de la télévision publique où elle fut la première femme noire à présenter les nouvelles, elle a été nommée gouverneure générale du Canada, un poste qui la conduira à voyager sur tout le territoire et à mener de nombreuses missions diplomatiques. En 2014, elle a succédé au président sénégalais Abdou Diouf au secrétariat général de la francophonie.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr

Clôture du sommet de l’OIF à Antananarivo : le prochain aura lieu en Arménie

novembre 27, 2016

François Hollande et Hery Rajaonarimampianina, le 26 novembre au sommet de la Francophonie, à Antananarivo. © DR

La Tunisie, candidate à l’organisation du prochain sommet de la Francophonie en 2018, n’a pu l’emporter face à l’Arménie. Elle a toutefois obtenu d’accueillir celui de 2020. Les principaux enseignements du Sommet de Madagascar.

  • La Tunisie organisatrice du Sommet de la Francophonie en 2020

Le dépôt tardif de la candidature tunisienne à l’organisation du sommet ainsi que l’absence des deux têtes de son exécutif à Tana, n’ont pas permis à la Tunisie de remporter l’organisation du Sommet de la Francophonie en 2018 comme elle l’espérait. L’Arménie, qui a effectué une longue campagne et a dépêché son président sur place l’a emporté. Tunis obtient toutefois l’organisation de celui de 2020.

  • Une participation en berne, Hollande et Mohammed VI partent prématurément

Seuls dix-sept chefs d’État et de gouvernement étaient présents à l’ouverture du sommet. Parmi les absences les plus remarquées, celle du roi du Maroc, Mohammed VI, qui était en visite d’État à Madagascar mais a quitté Antananarivo au petit matin, le 26 novembre, avant même le début des travaux.

Le président français, François Hollande, a pour sa part écourté sa visite de plusieurs heures. Il n’a pas fait d’apparition au deuxième jour du sommet – il a privilégié d’autres événements à Antananarivo – et est reparti avant le déjeuner des chefs d’État.

  • L’adhésion saoudienne repoussée

La candidature de l’Arabie saoudite à un statut d’observateur de l’OIF n’a pas été retenue à Antananarivo. Une mission doit se rendre à Ryad d’ici à 2018 pour évaluer sa candidature. D’ici là, plusieurs États membres de l’organisation devraient continuer de l’appuyer, comme ce fut le cas du Sénégal et du Maroc lors de ce sommet.

« L’OIF a décidé d’être une organisation ouverte et donc elle doit jouer le jeu, expliquait le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, en marge de l’événement. L’Arabie saoudite est un pays membre de l’ONU, signataire de sa charte. On veut bien de son argent, de ses investissements, donc il faut être cohérent. Je pense qu’il y avait une majorité en sa faveur, mais nous avons privilégié le consensus. »

  • La réussite de l’organisation et le premier sommet de Michaëlle Jean

L’organisation du sommet d’Antananarivo n’a pas connu de couac majeur ce qui est une victoire pour le président malgache, Hery Rajaonarimampianina. « Madagascar a retrouvé sa place dans le concert des nations », a-t-il déclaré au cours de la conférence de presse finale. Jusqu’aux dernières semaines, la capacité d’organisation faisait l’objet de doutes, jusqu’au sein de l’OIF.

Sa secrétaire générale, Michaëlle Jean, a passé son premier sommet sans encombre. Cependant, il lui faudra encore faire des efforts pour convaincre les chefs d’État africains d’ici au prochain sommet. « Elle communique beaucoup, trop  même, regrette un diplomate africain. En séance, elle monopolise parfois la parole. Si les délégations parcourent des milliers de kilomètres, viennent ici à leurs frais, c’est pour pouvoir s’exprimer et être entendus. » Les plaies issues de son élection, lors du sommet de Dakar, ne sont pas encore refermées.

Jeuneafrique.com par Pierre Boisselet, envoyé spécial