Posts Tagged ‘Oiseau’

Canada-Québec/Mauricie: Un fou de Bassan rescapé à Louiseville

novembre 23, 2020

Louiseville — Une espèce d’oiseau des mers qui se reproduit en Gaspésie et aux îles de la Madeleine a volé jusqu’à Louiseville, où il a été pris en charge par le centre de réhabilitation de la faune Cécropia après avoir été retrouvé juste à temps par des ambulanciers qui l’ont aperçu dans le stationnement de l’église.

Un oiseau rare a été retrouvé en face de l’église de Louiseville.© FOURNIE Un oiseau rare a été retrouvé en face de l’église de Louiseville.

Ceux-ci ont contacté le refuge qui accueille des animaux de toutes sortes à Saint-Alexis-des-Monts pour leur signaler la présence d’un oiseau inhabituel d’une taille d’environ un pied et demi à deux pieds. «On a tout de suite su que c’était un bébé. Parce qu’il était gris. À l’âge adulte, il garde la même taille, mais il devient blanc avec les pattes bleues», explique Maxime Descôteaux, le fondateur du centre de réhabilitation de la faune Cécropia.

Celui-ci s’est tout de suite porté à son secours. Parce qu’il savait que l’oiseau venait de voler une très longue distance et qu’il ne serait pas capable de s’alimenter dans la région étant donné qu’il se nourrit de bancs de poissons. «Il était dans un état critique. Il était déshydraté et très amaigri», raconte-t-il.

«Nous l’avons stabilisé et quand nous avons vu qu’il avait une chance de survie, nous l’avons transporté à Montréal où nous l’avons remis à Le Nichoir, qui est une sommité dans le domaine des oiseaux blessés ou ayant besoin de soins, poursuit Maxime Descôteaux. Ils l’ont gavé et ils l’ont réhydraté.»

«Aux dernières nouvelles, il mangeait des poissons entiers. Il était dans un bassin avec un enclos, mais en raison de la météo, il va possiblement devoir passer l’hiver à l’intérieur. Parce qu’il n’est pas encore assez fort pour être relâché.»

Maxime Descôteaux, du centre de réhabilitation Cécropia, lors du sauvetage du Fou de Bassan.© FOURNIE Maxime Descôteaux, du centre de réhabilitation Cécropia, lors du sauvetage du Fou de Bassan.

Quand il sera prêt, un bénévole ira le reconduire en Gaspésie pour qu’il puisse retrouver son habitat naturel. Heureusement, l’oiseau semble s’adapter à sa nouvelle réalité. «Souvent, ils refusent de s’alimenter quand ils sont en captivité, mais là ça semble bien se passer, se réjouit Maxime Descôteaux. Il y a un potentiel de réveiller ses instincts.»

Un message de la nature

La présence d’un fou de Bassan a Louiseville est difficilement explicable, souligne Maxime Descôteaux. Son hypothèse c’est qu’un peu comme la baleine qui a remonté le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Montréal, cet été, l’oiseau se serait simplement égaré. Parce qu’il s’agit d’un juvénile.

«Je n’en ai jamais vu ici, continue celui qui a mis sur pied un sanctuaire à la pourvoirie du Lac Blanc. Normalement, ils [les fous de Bassan] volent vers le Sud et lui il est parti vers le Nord. C’est rare, mais ça arrive.»

Il compare cet événement avec les pélicans d’Amérique qui ont été aperçus sur le lac Saint-Pierre, dans la région de Sorel, en juin dernier. Un oiseau dont l’envergure des ailes peut atteindre trois mètres. Cette espèce précaire se retrouve normalement en Ontario avant de migrer au sud des États-Unis.

«Ce que la nature nous envoie comme message, c’est qui y a des changements», continue-t-il, en prenant en exemple l’orignal en cavale qui a été aperçu dans les environs du Carrefour Trois-Rivières-Ouest.

Selon lui, ce n’est pas inhabituel à cette période de l’année. «Selon ce que j’ai pu constater, c’est que c’est un jeune mâle qui est en rut. Dans ce temps-là, ils font de plus longues distances. Parce qu’ils cherchent une femelle pour s’accoupler, fait-il valoir. Comme nos milieux urbains sont en expansion, les zones tampons n’existent plus. Si bien que ça va arriver de plus en plus souvent.»

Par Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

La porte de la femme

août 1, 2016

 

 

Porte droite ouverte

Vaste porte inerte

Œil du salon vers le balcon

A la splendide nudité sans pantalon

Devant elle trône un bel arbre

Majestueux, il est parfois de marbre

L’arbre a des yeux verts prairie

Qui regardent la dame qui sourit

Dans la solitude de son appartement

Au grand plaisir du soleil et du vent

Mais aussi au beau chant du moineau

D’un œil vif admire le relief de sa peau

Une peau qui attend toujours le bel homme

Qui viendra combler la belle douce femme.

 

Bernard NKOUNKOU

L’adieu des feuilles

août 12, 2013

Oiseau regarde mes feuilles qui s’étouffent,
trouées et tatouées par ton bec et tes griffes
sur mes sales plaies qui n’ont plus d’étoffes.

Mes cicatrices ont la sève asséchée,
marques à vie de ma verte peau amochée
jusqu’à l’agonie de l’automne avancé.

Le vent en larmes dans ses chants et prières
portera avec compassion mon deuil à la rivière
dans le tourbillon habit au cri de la poussière.

Bernard NKOUNKOU

Le couche-tard

septembre 30, 2010

Au cœur de la nuit endiablée
Tu es le couche-tard de la saison étoilée
L’effraie des clochers et des minarets
Le dormeur diurne des bruits insolents
Le promeneur agrégé à la jonction de la nuit
Friand de pauvres souris vandales
Dans la peau au pelage vespéral
Le grand ennemi des humains au sommeil
Qui n’a pas de nid au regard du soleil
Oiseau du sort de mauvais augure
Tu as signé ton contrat au temps nocturne
Associant ton destin à la nuit
Refusant de vivre dans le bois
Comme au jour de la création
A l’angle divin de la projection
Ta préférence dans le ciel sans lumière
Est un avantage de ta vision première
Permettant de distinguer ta proie rustique
Comme celle de la randonnée domestique
A l’heure où sonne la liberté animale
Au grand plaisir de sa course finale
Terminant son souffle dans la férocité de tes griffes
Où ton bec courbé sans pitié le prend à vif

Bernard NKOUNKOU