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Cannes: Différents prix remis aux acteurs

mai 22, 2016

Le Britannique Ken Loach Palme d’or à Cannes

Ken Loach a remporté dimanche soir la Palme d’or du 69e Festival de Cannes pour son film « I, Daniel Blake ».

Le prix d’interprétation masculine est revenu à l’Iranien Shahab Hosseini et celui de l’interprétation féminine à la star philippine Jaclyn Jose. Le Britannique Ken Loach avait déjà remporté la Palme d’or du 59e Festival de Cannes en 2006 pour « Le Vent se lève ».

Le jury, présidé par l’Australien George Miller, a également distingué l’Iranien Asghar Farhadi pour « Le Client », qui obtient deux prix. Le Grand prix a été remis à « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan. « Ce monde dans lequel nous vivons se trouve dans une situation dangereuse » car les idées « que nous appelons néo-libérales risquent de nous amener à la catastrophe », a déclaré dimanche soir Ken Loach. « Il faut dire qu’un autre monde est possible et même nécessaire », a encore lancé le metteur en scène, après avoir mis en garde contre le retour de l’extrême droite.
Son film primé à Cannes, « I, Daniel Blake », suit le parcours kafkaïen d’un chômeur contraint de demander l’aide sociale.

Cannes: Prix de la mise en scène ex-æquo au Roumain Cristian Mungiu et au Français Olivier Assayas

Cannes – Le Prix de la mise en scène du 69e Festival de Cannes a été remis dimanche, ex-aequo, au Roumain Cristian Mungiu pour Baccalauréat et au Français Olivier Assayas pour Personal Shopper.

Dans Baccalauréat Cristian Mungiu sonde avec acuité les compromissions et la corruption dans la société roumaine. Il est toujours difficile de prendre une décision juste a souligné Cristian Mungiu, saluant le travail du jury.

Je tiens à remercier ma famille qui m’a orienté dans la vie, a ajouté le cinéaste emblématique du renouveau du cinéma roumain, s’exprimant en anglais et en français. Ce nouveau film du réalisateur de 4 mois, 3 semaines, 2 jours, déjà Palme d’or en 2007, raconte l’histoire de Roméo, un père prêt à tout pour que sa fille puisse entrer dans une université anglaise.

Médecin dans une petite ville de Transylvanie, cet homme rêve de voir sa fille entrer dans une université anglaise. Il voit son projet sur le point de se concrétiser, Eliza n’ayant plus qu’à réussir son Bac avec une bonne moyenne pour y accéder.

Cristian Mungiu est le réalisateur le plus connu du mouvement post-décembre, une expression qui désigne l’après-chute du régime Ceausescu en décembre 1989.

Né en 1968 à Iasi (nord-est de la Roumanie), il étudie la littérature anglaise et américaine à l’université de cette ville, avant de se former à la réalisation cinématographique à l’école du film de Bucarest. Il exerce d’abord comme professeur, puis comme journaliste jusqu’en 1994. Pendant ses études de cinéma, Mungiu avait travaillé comme assistant réalisateur sur des productions étrangères tournées en Roumanie, notamment Capitaine Conan de Bertrand Tavernier et Train de vie de Radu Milhaileanu.

Le Français Olivier Assayas, qui a également reçu le Prix de la mise en scène, a déclaré que Cannes lui avait donné beaucoup de choses. Ce prix de la mise en scène est le plus beau prix, que je partage avec un cinéaste que j’admire.

La mise en scène, c’est quelque chose qui s’invente collectivement, mais j’ai l’impression d’avoir construit un collectif et ce prix lui appartient collectivement a-t-il ajouté. Personal Shopper raconte l’histoire d’une jeune femme, Maureen, qui espère entrer en contact avec son frère jumeau disparu. C’est l’américaine Kristen Stewart qui interprète le rôle de Maureen dans ce long métrage, qui mêle suspense et surnaturel.

C’est la deuxième fois qu’Olivier Assayas, 61 ans, un habitué de Cannes, dirige l’actrice après Sils Maria, en 2014, qui avait valu à l’actrice le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Il est l’auteur d’une quinzaine longs métrages, empruntant à différents genres, qu’il a réalisés en 30 ans.

Cinéaste générationnel, ancré dans la tradition littéraire française mais aussi ouvert sur le monde, notamment asiatique, et la culture pop planétaire, cet ancien chroniqueur des Cahiers du cinéma a toujours accordé une place importante dans son oeuvre à la culture.

Cannes: Prix d’interprétation à l’Iranien Shahab Hosseini et à la Philippine Jaclyn Jose

Cannes – Le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes a été attribué dimanche à l’acteur iranien Shahab Hosseini pour le film Le Client et le prix d’interprétation féminine est allé à la Philippine Jaclyn Jose pour Ma’ Rosa. Je remercie Dieu, a déclaré l’Iranien de 42 ans qui a dédié son prix à son peuple. Fidèle d’Asghar Farhadi, Shahab Hosseini avait déjà joué avec le réalisateur iranien dans Une Séparation et A propos d’Elly.

Je sais que mon père, là où il est, au paradis, est en train de partager cette soirée avec moi. Paix à son âme, et que son âme soit joyeuse, a-t-il ajouté. Ce prix, je le dois à mon peuple donc de tout mon coeur avec tout mon amour, c’est à lui que je le rends, a-t-il poursuivi.

Dans ce long-métrage, un drame domestique et social dans la classe moyenne de Téhéran, Shahab Hosseini, 42 ans, interprète avec Taraneh Alidousti un couple d’acteurs qui se trouve confronté à des événements et des choix bouleversants alors qu’ils jouent Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller.

Son personnage, Emad, professeur et comédien, se trouve contraint de quitter avec sa femme son appartement à Téhéran en raison de travaux menaçant leur immeuble.

Né à Téhéran le 3 février 1974, Shahab Hosseini a abandonné ses études de psychologie dans le but d’émigrer au Canada. Une séparation, son précédent film sous la direction d’Asghar Faradhi, lui avait valu l’Ours d’argent de la meilleure interprétation avec l’ensemble des acteurs du long-métrage au festival de Berlin en 2011. La star philippine Jaclyn Jose a reçu dimanche le prix d’interprétation féminine à Cannes pour son rôle dans Ma’ Rosa, de son compatriote Brillante Mendoza.

Dans ce film, un cri contre la corruption, elle incarne une mère de famille modeste, forcée de réunir une importante somme d’argent pour éviter la prison, ainsi qu’à son mari.

Dans ce film, un cri contre la corruption, l’actrice de 52 ans est Rosa, mère de trois enfants forte et déterminée, appréciée dans son quartier. Elle tient une échoppe et deale de petits sachets de crystal, une drogue du pauvre.

Alors qu’elle est arrêtée, le film raconte ses efforts et ceux de son mari pour sortir du commissariat où ils ont été emmenés, entre dénonciation de leur fournisseur de drogue et course effrénée de leurs enfants pour trouver l’argent réclamé pour leur caution. Je ne sais que dire, je suis si surprise…

Merci, merci à Brillante Mendoza, c’est un réalisateur formidable, un vrai génie, a-t-elle déclaré, très émue, en recevant son prix. Je voudrais saluer tous les Philippins, a-t-elle ajouté, sous les yeux de sa fille Andi Eigenman, qui joue son propre rôle dans le film et était présente dans la salle.

Pour le rôle, Jaclyn Jose est allée s’immerger incognito, de nuit, dans les quartiers que le film décrit, pour faire connaissance avec des personnes du même milieu que Ma’ Rosa, qu’elle allait interpréter.

Son rôle dans Ma’ Rosa tranche singulièrement avec le travail habituel de Jaclyn Jose: le rôle d’une femme riche et gâtée dans La femme du millionnaire, soap philippin très populaire.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2016 20h32)