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France/Covid-19 : testé positif, Olivier Véran placé à l’isolement

janvier 13, 2022

Détecté cas contact, le ministre de la Santé a ressenti des symptômes légers ce jeudi midi, avant de confirmer sa contamination par un test antigénique. 

C’est au tour d’Olivier Véran d’être touché par le Covid-19. Le ministre de la Santé a été testé positif, jeudi 13 janvier. Présent la veille dans la matinée au conseil des ministres, Olivier Véran avait été averti dans l’après-midi être cas contact via l’application TousAntiCovid et avait subi un premier test négatif. « Compte tenu de l’apparition de symptômes légers ce midi, il s’est à nouveau testé, positif cette fois. Il a confirmé son autotest par un test antigénique positif également », précise-t-on au sein de son ministère.

Olivier Véran s’est exprimé jeudi matin à la tribune de l’Assemblée nationale, pour l’adoption de la résolution portée par les députés LFI reconnaissant comme affection longue durée (ALD) l’endométriose. Il devait surtout porter le projet de loi instaurant le pass vaccinal, voté dans la nuit de mercredi à jeudi en première lecture au Sénat et actuellement étudié en commission mixte paritaire (CMP) au Palais-Bourbon, afin que députés et sénateurs tentent de s’accorder sur une version commune du texte. « Comme le protocole le veut, étant vacciné trois doses, il respectera un isolement et continuera à travailler depuis les quartiers privés de son ministère, où il réside », ont fait savoir ses services.

Jean Castex contaminé

La flambée des cas en France est due, comme dans le reste de l’Europe, à la propagation du variant Omicron, beaucoup plus contagieux que le Delta. L’équipe gouvernementale n’est pas épargnée par cette multiplication des contaminations. En décembre dernier, le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester avait annoncé avoir été testé positif au Covid-19, dans un message publié sur son compte Twitter. C’était la seconde fois qu’il contractait le virus : il avait déjà été testé positif au nouveau coronavirus lorsqu’il était ministre de la Culture, en mars 2020.

Quelques jours plus tôt, sa collègue chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, avait elle aussi annoncé avoir été testée positive, bien qu’asymptomatique, et s’était isolée. De son côté, Jean Castex avait également été infecté par sa fille de 11 ans. Plusieurs fois cas contact, le Premier ministre a alors été testé positif pour la première fois en novembre et placé à l’isolement.

Par Le Point avec AFP

Olivier Véran annonce plus de 200 000 contaminations au Covid-19 en vingt-quatre heures en France

décembre 29, 2021

« Dix pour cent de la population française est cas contact », a estimé le ministre de la santé, mercredi à l’Assemblée, qualifiant la hausse des contaminations de « raz de marée » préoccupant pour le système hospitalier.

Olivier Véran lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, à Paris, mercredi 29 décembre 2021.
Olivier Véran lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, à Paris, mercredi 29 décembre 2021. THIBAULT CAMUS / AP

Au moins 208 000 cas de Covid-19 ont été détectés en France en vingt-quatre heures, a annoncé le ministre de la santé, Olivier Véran, mercredi 29 décembre, en se basant sur les chiffres de Santé publique France. Mardi soir, l’agence avait annoncé près de 180 000 cas de Covid-19 en vingt-quatre heures, un niveau jamais atteint depuis le début de l’épidémie due au SARS-CoV-2.

« Ça veut dire que vingt-quatre heures sur vingt-quatre, jour et nuit, toutes les secondes dans notre pays, deux Français sont diagnostiqués positifs au coronavirus », a-t-il expliqué. « Nous n’avons jamais connu une telle situation. »

« Nous faisons face à deux ennemis », a détaillé M. Véran : le variant Delta, toujours présent en France, et le variant Omicron, dont la part augmente rapidement chez les malades contaminés sur le territoire. « Vu les chiffres que nous enregistrons depuis quelques jours dans notre pays, j’aurais tendance à parler de raz de marée », a poursuivi le ministre, auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale, mercredi après-midi, à l’occasion de l’ouverture de l’examen du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire.

« 10 % de la population française est cas contact »

« Ce sont des chiffres qui donnent le vertige (…). Il y en a partout, dans tous les territoires, tous les milieux, et le virus circule très vite », a-t-il également déclaré. En raison de cette flambée des contaminations, « probablement plus d’un million de Français sont positifs actuellement au coronavirus » et « 10 % de la population française est cas contact », a estimé le ministre.

S’appuyant sur le cas de la situation en Angleterre, où l’évolution de la vague épidémique est en avance de huit à dix jours sur la France, M. Véran a dit estimer, suite à un échange informel avec d’autres ministres de la santé, qu’« il y aurait une baisse de 50 % à 70 % des hospitalisations avec le variant Omicron ». « Mais si vous avez six ou sept fois plus de cas, l’impact sanitaire, de toute façon, se fait ressentir », a-t-il immédiatement précisé, en constatant que le variant Omicron est, au 29 décembre, encore peu présent chez les malades hospitalisés en France.

Le ministre de la santé a ensuite répété la stratégie du gouvernement, axée sur une vaccination massive, pour freiner la hausse du nombre de contaminations. « Le vaccin est efficace après trois doses : quand on est à jour de son rappel, plus de 90 % de réduction des formes graves, y compris face à Omicron », a déclaré Olivier Véran, rappelant que « dans les hôpitaux parisiens de l’AP-HP, 70 % des patients qui sont en réanimation ne sont pas vaccinés ». Le ministre s’est ensuite adressé aux 5,4 millions de personnes non vaccinées en France – notamment les « indifférents », selon M. Véran, « souvent des jeunes » se disant « j’ai pas le temps, je vis ma vie » – et a averti : « Je le dis aux personnes qui ne sont pas vaccinées, il y a vraiment peu de chance que vous puissiez passer, cette fois-ci, entre les gouttes. »

Multiplication des clusters en prison

Cette flambée épidémique provoque également la multiplication des foyers de contamination dans les prisons françaises, selon des statistiques communiquées mercredi par le ministère de la justice. Au niveau national, 370 contaminations ont été détectées parmi les quelque 70 000 détenus, 448 parmi le personnel (sur environ 40 000), récapitule ce bilan du ministère établi au 27 décembre.

Un important foyer a notamment été identifié dans la prison de Perpignan, où 84 détenus et 15 membres du personnel ont été diagnostiqués positifs au Covid-19. La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, a pour sa part fait état, mercredi sur Franceinfo, d’autres foyers de contamination à « Rennes, à Béziers, à Argentan [et] un autre dans le Lot ».

« Et c’est normal : avez-vous entendu un mot des prisons dans les allocutions du premier ministre ou du ministre de la santé [le 27 décembre] ? Moi non », a commenté Mme Simonnot. « Une mesure spéciale serait salutaire. On condamne quelqu’un à de la prison, pas à attraper le Covid », a-t-elle ajouté.

Plusieurs syndicats de personnels pénitentiaires attendent des mesures renforcées, notamment la distribution de masques FFP2. « Si on n’agit pas très vite, le risque de dysfonctionnement est important. Avec la hausse de la population carcérale, la potentialité de contamination est beaucoup plus importante qu’en 2020 », a estimé Wilfried Fonck, secrétaire national de l’Union française des agents pénitentiaires-Union nationale des syndicats autonomes (UFAP-UNSA) Justice.

Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises s’établit à 69 992 personnes pour 60 775 places opérationnelles, en hausse pour le quatrième mois de suite, selon les données statistiques du ministère consultées le 21 décembre par l’Agence France-Presse. Depuis septembre, on compte 1 520 détenus supplémentaires.

Avec Le Monde

France/Coronavirus: Philippe, Buzyn et Véran visés par une enquête sur la gestion de l’épidémie

juillet 3, 2020

Edouard Philippe et Olivier Véran à Paris le 25 mai 2020. AP Photo/Michel Euler, Pool

Une information judiciaire va être ouverte Cour de justice de la République à la suite de dizaines de plaintes déposées par des particuliers qui accusent l’ex-Premier ministre et les deux anciens ministres de la Santé de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour protéger les Français.

Une première enquête judiciaire avait déjà été ouverte il y a un mois à la suite de plaintes de particuliers. Menée par le parquet de Paris, elle vise les responsables de l’administration sanitaire, comme le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Cette fois, ce sont Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran qui sont concernés, à savoir le Premier ministre et les ministres de la Santé qui étaient en poste au moment de la crise. C’est donc la Cour de justice de la République qui est désormais à la manœuvre.

90 plaintes, neuf jugées recevables

Au total, 90 plaintes ont été reçues à ce jour par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour les actions menées dans l’exercice de leur fonction, et 53 d’entre elles ont été examinées. Elle en a jugé neuf recevables qu’elle a décidé de regrouper. Sa Commission d’instruction va donc désormais enquêter pour « abstention de combattre un sinistre ».

Les plaintes à la CJR avaient commencé à être déposées quelques jours après le début du confinement mi-mars. Elles émanent de particuliers, de médecins, d’associations, ou encore de détenus. Les plaignants dénonçaient, selon les cas, des faits de « mise en danger de la vie d’autrui », « homicide involontaire », « non-assistance à personne en danger » ou abstention de prendre à temps des mesures pour endiguer la pandémie.

Emmanuel Macron pas inquiété

Hasard du calendrier, l’annonce de l’ouverture de cette enquête coincide avec le départ d’Edouard Philippe de Matignon. L’ancien Premier ministre assure néanmoins qu’il apportera toutes les réponses nécessaires aux enquêteurs.

Emmanuel Macron n’est quant à lui pas inquiété. Le chef de l’Etat ne peut en effet pas être poursuivi pénalement pour les actes réalisés durant son mandat.

Par RFI avec AFP