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Trump évoque une sortie des Etats-Unis de l’OMC

juillet 24, 2016

Washington – Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a évoqué dans une interview diffusée dimanche une possible sortie des Etats-Unis de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), s’il était élu président.

Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC, a-t-il assuré, en réponse au journaliste de NBC qui suggérait que ses propositions de négociations commerciales avec le Mexique ne passeraient pas au sein de l’institution.

Ces accords commerciaux sont un désastre. L’Organisation mondiale du commerce est un désastre, a-t-il ensuite asséné.

Le milliardaire s’exprimait sur un de ses sujets de prédilection, le retour des emplois aux Etats-Unis. Il détaillait notamment le fait que les entreprises basées en Amérique et qui délocalisent leurs emplois vers le Mexique pour rentabiliser leurs coûts de production devront, s’il devient président, payer une taxe pour vendre leurs produits sur le sol américain.

Elle pourrait être de l’ordre de 25%, 30%, 15%. Je n’ai pas décidé. Elle pourrait être différente selon les entreprises, a-t-il ajouté.

Donald Trump a plusieurs fois dénoncé le commerce international qui introduit une concurrence déloyale avec certains pays, surfant sur une défiance mondiale contre les traités commerciaux comme le TTIP ou les organisations comme l’OMC.

Nous ne pouvons pas continuer de permettre que la Chine viole notre pays, avait-il par exemple dénoncé il y a quelques mois.

Le magnat de l’immobilier a également suggéré dimanche que l’Europe s’est construite pour battre les Etats-Unis en ce qui concerne le commerce.

Désormais on parle de l’Europe comme si (ses pays) étaient merveilleux, poursuit-il. J’adore l’Europe. Je dis juste que la raison pour laquelle elle s’est rassemblée était une sorte d’alliance pour pouvoir rivaliser avec les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2016 17h32)

L’OMC donne raison à la Chine dans un contentieux l’opposant à l’UE

janvier 18, 2016

Genève (awp/afp) – L’OMC a donné raison lundi dans la Chine, opposée depuis 2009 à l’Union européenne dans un long contentieux concernant certaines taxes antidumping appliquées à des fixations en acier et en fer chinoises.

L’OMC a en effet publié lundi la décision en appel de l’Organe des règlements, qui statuait sur la conformité des mesures de Bruxelles avec les règles du commerce international.

Selon cette décision, les mesures de Bruxelles ne sont toujours pas conformes avec les règles du commerce international.

« Il s’agit de la dernière étape de la procédure +judiciaire+ du règlement des conflits commerciaux à l’OMC », a-t-on indiqué de source proche de l’organisation internationale à Genève.

Si Pékin le souhaite, la Chine peut demander des mesures de compensation à l’UE pour la dédommager. Dans ce cas, la Chine doit déposer une demande spécifique à l’OMC et chiffrer le montant de son préjudice causé par les mesures européennes.

L’affaire a commencé en 2009 avec le dépôt d’une plainte de la Chine contre l’UE devant l’OMC.

En décembre 2010, l’OMC a donné raison à la Chine en première instance et en juillet 2011 en deuxième instance.

Puis en 2013, la Chine, estimant que l’UE n’avait pas suffisamment modifié sa politique, a repris le combat devant l’OMC et demandé la mise en place d’un panel (groupe d’experts) devant se prononcer sur les mesures prises par l’UE.

Ce panel a donné raison à la Chine en août 2015. L’UE a fait appel, qui a été rejeté lundi.

L’affaire concerne une décision européenne de janvier 2009 d’imposer des taxes antidumping allant de 26,5% à 85% sur certains éléments de fixation importés de Chine, en fer ou en acier.

Les experts de l’OMC ont estimé que Bruxelles avait eu tort d’imposer des taxes antidumping à l’ensemble de la Chine. Selon l’OMC, l’UE doit appliquer des mesures antidumping différentes pour chaque entreprises chinoise concernée.

Romandie.com avec (AWP / 18.01.2016 18h21)

Appellation d’origine: Canada et Mexique autorisés à sanctionner les Etats-Unis

décembre 7, 2015

Washington – Le Canada et le Mexique sont autorisés à prendre des sanctions commerciales d’environ un milliard de dollars par an contre les Etats-Unis pour compenser les pertes causées par les règles américaines d’étiquetage de la viande, a décidé l’OMC lundi.

Nous sommes déçus par la décision et par son impact potentiel sur le commerce crucial avec nos partenaires d’Amérique du Nord, a réagi Tim Reif, un des responsables de la Représentation américaine au Commerce extérieur (USTR).

Le différend, soumis à l’Organisation mondiale du commerce depuis fin 2008, porte sur une loi américaine qui oblige notamment les producteurs à informer les consommateurs de l’origine géographique des viandes de porc et de boeuf vendues aux Etats-Unis.

Le Canada et le Mexique faisaient valoir que cette disposition s’était traduite par des pertes pour leurs producteurs de viande causées par une baisse des exportations vers les Etats-Unis.

L’OMC leur a donné gain de cause en les autorisant à imposer des sanctions douanières contre les Etats-Unis pour réparer leur préjudice annuel, évalué à 780,3 millions de dollars (BIEN: 780,3) pour le Canada et à 227,7 millions pour le Mexique. Ottawa et Mexico réclamaient toutefois trois fois plus.

Les autorités américaines ont exhorté les deux pays à ne pas mettre à exécution ces sanctions et à attendre de prochaines consultations avec le Congrès américain en vue d’une modification de la loi incriminée, baptisée COOL (Country of Origin Labeling).

En juin dernier, la Chambre des représentants américaine a déjà abrogé les dispositions relatives au poulet, au boeuf et au porc mais le changement ne sera effectif qu’en cas d’approbation du Sénat.

Nous savons depuis longtemps que notre loi sur les appellations d’origine contrôlée viole nos obligations internationales, a réagi dans un communiqué le président républicain du Comité de l’Agriculture à la Chambre, Michael Conaway.

Si le Canada et le Mexique prennent des mesures pour augmenter les droits de douanes sur les exportations américaines, cela ne fera que porter atteinte aux économies des trois partenaires commerciaux, a affirmé M. Reif, de l’USTR.

Le Canada, qui vient de se doter d’un nouveau gouvernement, a aussitôt indiqué que sa patience ne serait pas sans limite.

Si le Sénat américain ne prend pas des mesures immédiates pour abroger la loi COOL pour le boeuf et le porc, le Canada prendra rapidement des mesures de rétorsion, ont indiqué dans un communiqué commun les ministres canadiens Chrystia Freeland (Commerce international) et Lawrence MacAulay (Agriculture).

A l’inverse, l’ONG Public Citizen s’est inquiétée de la possible disparition d’une disposition légale qui permet aux consommateurs de faire un choix informé sur leur alimentation.

Cette décision démontre clairement que les accords commerciaux peuvent menacer, et menacent déjà, les mesures de protection des consommateurs les plus populaires, a assuré l’organisation, qui est opposé aux traités de libre-échange conclu avec l’Asie-Pacifique (TPP) et actuellement en négociation avec les Européens (TTIP).

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2015 19h57)