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Covid-19: l’OMS «inquiète» d’une possible aggravation de la pandémie pendant le ramadan

avril 14, 2021

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dite «inquiète» mercredi 14 avril d’une possible aggravation de la pandémie de Covid-19 durant les célébrations du ramadan en Afrique du Nord et au grand Moyen-Orient.

Le nombre de cas a augmenté de 22% et le nombre de décès de 17% «la semaine dernière par rapport à la semaine précédente» dans la région, a dit le Dr Ahmed al-Mandhari, directeur du bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

S’exprimant lors d’une conférence de presse virtuelle au Caire, le Dr al-Mandhari a estimé que la situation dans cette vaste région qui va du Maroc au Pakistan traduit une «tendance inquiétante». «Nous sommes particulièrement inquiets que la situation actuelle puisse s’aggraver durant le ramadan si les gens ne suivent pas» les mesures sanitaires recommandées par l’OMS.

Le jeûne du mois de ramadan, durant lequel les musulmans s’abstiennent de manger, boire et fumer entre le lever et le coucher du soleil, a débuté mardi dans la plupart des pays musulmans. Les mesures, notamment de distanciation et de port du masque, doivent «être maintenues pour aider à contenir la pandémie», a plaidé le Dr al-Mandhari.

«Distanciation physique, ventilation» des mosquées

L’OMS souhaite que «les pays fassent une évaluation des risques afin de prévenir la dissémination de l’infection», a de son côté indiqué le Dr Dalia Samhouri, responsable pour la région de la préparation aux situations d’urgence. Elle a énuméré plusieurs mesures souhaitables selon l’OMS autour des mosquées pendant le mois de ramadan: «distanciation physique, ventilation, désinfection régulière». «Si je suis malade, je reste à la maison», a-t-elle dit avant d’ajouter que «les gens vulnérables (…) ceux atteints de maladies chroniques, doivent rester chez eux».

Parallèlement, Ahmed al-Mandhari a précisé que l’ensemble des pays de la région avaient reçu des vaccins, mais que ceux qui avaient l’accès le plus limité étaient le Yémen et la Syrie. La région comprend 21 pays outre et les Territoires palestiniens occupés, avec une population de près de 679 millions d’habitants. Selon lui, «il reste un déséquilibre choquant dans la distribution des vaccins» dans le monde. «C’est particulièrement vrai dans notre région où les soignants et les gens vivant dans des conditions de vulnérabilité comme en Syrie et au Yémen, ont l’accès le plus limité aux vaccins». Ainsi, au Yémen, où quelque 14 millions de doses ont été promises via le dispositif Covax, seules 360.000 ont été livrées.

Par Le Figaro avec AFP

Covid: l’OMS suit la piste d’un animal intermédiaire, la France au pied du mur

mars 29, 2021
Covid: l'OMS suit la piste d'un animal intermediaire, la France au pied du mur
Covid: l’OMS suit la piste d’un animal intermédiaire, la France au pied du mur© AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Une transmission du virus à l’homme par l’intermédiaire d’un animal infecté par une chauve-souris est l’hypothèse privilégiée par le rapport d’experts internationaux sur les origines du Covid-19, dont les conclusions écartent aussi la thèse d’une fuite d’un laboratoire chinois.

L’AFP a obtenu copie de ce rapport lundi, alors que l’Anglerre entame la deuxième phase de son déconfinement et que l’épidémie inquiète ailleurs en Europe, notamment en France.

S’il ne résoud pas le mystère des origines du SARS-CoV-2, le virus qui provoque le Covid-19, le rapport de l’équipe internationale d’experts chinois et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) juge la transmission du virus à l’être humain par un animal intermédiaire « probable à très probable », et l’hypothèse d’un incident de laboratoire « extrêmement improbable ».

Le rapport privilégie la théorie généralement admise de la transmission naturelle du virus d’un animal réservoir (probablement la chauve-souris) à l’humain, par l’intermédiaire d’un autre animal non encore identifié.

La transmission directe du virus via l’animal réservoir est toutefois jugée « possible à probable » par les experts. Ils n’écartent par ailleurs pas l’hypothèse d’une transmission par de la viande surgelée – piste privilégiée par Pékin -, jugeant ce scénario « possible ».

Le rapport recommande de poursuivre des études sur la base de ces trois hypothèses, mais balaie en revanche la possibilité d’une transmission à l’humain lors d’un accident de laboratoire.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé lundi qu’avec le rapport, « toutes les hypothèses sont sur la table et méritent des études supplémentaires et complètes ».

Espoir en Angleterre

Quinze mois après la détection des premiers cas de Covid-19 fin décembre 2019 à Wuhan (Chine), la pandémie a fait au moins 2,78 millions de morts, selon un bilan établi par l’AFP lundi.

Forte de sa campagne massive de vaccination, l’Angleterre a débuté lundi la deuxième étape de son déconfinement, autorisant rencontres et sports en extérieur uniquement, tout en appelant à la vigilance.

« Nous n’avons pas nagé depuis le 5 janvier, nous sommes donc extrêmement impatients de revenir nous jeter à l’eau », a confié Jessica Walker, enroulée dans une serviette de bain, au bord de la piscine extérieure d’Hillington (est). Elle y nage d’habitude tous les jours.

Ailleurs en Europe, la tendance est à la progression de la pandémie.

En France (près de 95.000 morts), le président Emmanuel Macron, partisan d’un confinement en tout dernier recours, est au pied du mur, alors que le monde médical réclame depuis des semaines un nouveau tour de vis sanitaire face à une flambée des contaminations.

Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a dépassé le pic de la deuxième vague à l’automne, et près de 90 % des lits de réanimation sont actuellement occupés en France, selon le ministère de la Santé.

Dans des tribunes publiées dans la presse, des médecins hospitaliers ont dit craindre que cela les oblige à trier les patients faute de lits pour les accueillir tous.

Le service de réanimation de l’hôpital de Saint-Denis, près de Paris, affichait complet lundi, avec la moitié des patients Covid ayant moins de 43 ans, dont deux femmes enceintes. Du « jamais vu », s’alarment les soignants épuisés, qui voient « de plus en plus de jeunes avec des formes graves, et des évolutions rapides de la maladie ».

Quant aux écoles, où les cas se multiplient, elles « vont finir par fermer d’elles-mêmes car il n’y aura plus du tout assez d’enseignants pour assurer leur bon fonctionnement », selon la patronne du principal syndicat du primaire, Guislaine David.

L’Allemagne aussi est confrontée à une troisième vague, qui suscite des remous politiques.

La chancelière Angela Merkel a sévèrement rappelé à l’ordre dimanche les Etats-régions, les pressant d’appliquer les restrictions alors que plusieurs Länder ont annoncé des assouplissements.

Armin Laschet, chef conservateur de la région la plus peuplée d’Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et principal prétendant à la succession de Mme Merkel dans le parti, s’est fait le porte-parole lundi des Etats régionaux pour défendre leur stratégie contre la pandémie, entrant en rébellion contre la chancelière.

AstraZeneca: méfiance au Canada

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé par la pandémie (au moins 549.335 morts), le président Joe Biden a annoncé lundi une accélération de la campagne de vaccination mais lancé dans le même temps une mise en garde: « La guerre contre le Covid-19 est loin d’être gagnée ». Il a promis que 90 % des adultes américains seraient éligibles au vaccin d’ici le 19 avril.

Une étude américaine publiée lundi a confirmé l’efficacité des vaccins à ARN messager, tels ceux de Pfizer et Moderna, qui ont démontré une efficacité de 90 % contre une infection au coronavirus.

Quant au vaccin d’AstraZeneca, qui fait l’objet de suspicions après des cas graves de formation de caillots sanguins, les autorités sanitaires du Canada recommandent de réserver son administration aux personnes âgées de plus de 55 ans.

Plusieurs pays avaient déjà annoncé la suspension des vaccinations des jeunes avec ce sérum, dont la Suède, la Finlande, l’Islande et la France.

Alléger la dette

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé lundi à la mise en place d' »un nouveau mécanisme » pour soulager la dette des pays les plus pauvres, fragilisés par la pandémie.

Les pays du G20 ont dépensé près de 16.000 milliards de dollars pour relancer leurs économies, mais les pays pauvres ne peuvent pas en faire autant, a-t-il regretté, lançant un « appel à l’action urgente » dans le contexte de la « la pire récession depuis la Grande dépression ».

Illustration de cette situation, le Zimbabwe, où les restrictions sanitaires ont aggravé la faim dans les villes. Au moins 2,4 millions de personnes peinent désormais à satisfaire leurs besoins de base en alimentation, a annoncé lundi l’ONU.

La pandémie a également accentué les inégalités de genres, « brisé la vie de millions de femmes et de filles et détruit un grand nombre » de leurs acquis, a déploré M. Guterres.

Avec (AFP) à Genève

Covid: l’OMS recommande de poursuivre l’utilisation du vaccin AstraZeneca

mars 17, 2021

Face aux incertitudes et aux craintes sur la sécurité du vaccin du suédo-britannique, une quinzaine de pays dont l’Allemagne et la France ont suspendu son usage dans leur campagne de vaccination.

L’OMS a recommandé ce mercredi de continuer à utiliser le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca, dont l’utilisation est suspendue par plusieurs pays en raison de possibles effets secondaires, préconisant aussi celui du laboratoire américain Johnson & Johnson.

«Pour le moment, l’OMS estime que la balance risques/bénéfices penche en faveur du vaccin AstraZeneca et recommande que les vaccinations se poursuivent», indique un communiqué de l’agence onusienne, qui assure poursuivre ses évaluations. Après l’avoir homologué vendredi dernier, l’OMS a aussi préconisé l’administration d’un autre vaccin à vecteur viral, celui du laboratoire américain Johnson & Johnson, même dans les pays où circulent les variants du coronavirus plus contagieux.

Face aux incertitudes et aux craintes sur la sécurité du vaccin du suédo-britannique AstraZeneca, le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a appelé ce mercredi à continuer son déploiement. «Il n’y a pas de preuves que ces vaccins ont causé des caillots», a-t-il écrit dans le tabloïd The Sun, soulignant que ce n’est pas seulement son avis mais celui du régulateur britannique, le MHRA, de l’OMS et de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Les autorités sanitaires espagnoles ont de leur côté annoncé qu’elles enquêtaient sur trois cas de personnes ayant souffert de la formation de caillots sanguins après l’administration du vaccin AstraZeneca, dont l’une est décédée.

Ramener la confiance

Pour tenter de ramener la confiance dans ce produit qui, selon un sondage Elabe, n’est jugé fiable que par 22% des Français, le premier ministre Jean Castex s’est dit, mardi soir, prêt à se le faire injecter «très rapidement» dès qu’il y sera à nouveau autorisé.

Alors qu’elle est en proie à une pénurie de vaccins, l’Europe a menacé mercredi, via la Commission européenne, de durcir les conditions d’exportation hors UE des vaccins anti-Covid afin de garantir la «réciprocité» des échanges avec des pays qui en produisent eux-mêmes, appelant notamment le Royaume-Uni à acheminer des doses vers le continent.

Sept États européens, dont l’Allemagne et la France, ont allongé en début de semaine la liste d’une quinzaine des pays ayant suspendu l’administration du vaccin d’AstraZeneca suite à des problèmes, tels que des difficultés à coaguler ou la formation de caillots.

Par Le Figaro avec AFP

La Chine refuse à l’OMS certaines données sur le COVID-19, selon un enquêteur

février 13, 2021

LA CHINE REFUSE À L'OMS CERTAINES DONNÉES SUR LE COVID-19, SELON UN ENQUÊTEUR

© Reuters/Thomas

SHANGHAI (Reuters) – Les autorités chinoises ont refusé de transmettre des données brutes sur les premiers cas de COVID-19 à l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’enquêter sur les origines de la maladie, a déclaré l’un des membres de cette équipe.

L’équipe de l’OMS avait demandé à pouvoir étudier les données brutes sur 174 cas d’infection par le coronavirus identifiés lors de la toute première phase de l’épidémie, en décembre 2019, à Wuhan, ainsi que sur d’autres cas, mais elle n’a pu obtenir qu’une synthèse de ces données, a dit Dominic Dwyer, un infectiologue australien membre de l’équipe.

Les données brutes dans ce type de dossier, le plus souvent anonyme, incluent des précisions sur les questions posées aux patients, leurs réponses et la manière dont ces réponses ont été analysées, a-t-il expliqué.

« C’est une pratique standard lors des enquêtes sur des épidémies », a-t-il précisé à Reuters lors d’un entretien en vidéo depuis Sydney, où il se trouve en quarantaine.

Il a souligné que l’accès aux données brutes était capital car la moitié seulement des 174 cas concernés avaient été exposés directement au marché de Huanan, où le coronavirus a été détecté pour la première fois.

« C’est la raison pour laquelle nous avons continué de les demander », a-t-il dit. « Pourquoi cela ne s’est pas fait ? Je ne ferai pas de commentaire. Est-ce ou non politique, c’est difficile à dire. »

Il a ajouté que l’impossibilité d’accéder aux données brutes sur les patients serait mentionnée dans le rapport définitif des enquêteurs.

Une synthèse des conclusions de l’enquête pourrait être publiée dès la semaine prochaine, a déclaré l’OMS vendredi.

Les enquêteurs, arrivés en Chine le mois dernier, y ont passé quatre semaines – dont deux en quarantaine à l’hôtel – pour tenter de déterminer l’origine précise de la pandémie mais leurs déplacements ont été encadrés par leurs hôtes chinois et leurs contacts avec la population locale limités pour des raisons sanitaires.

Le Wall Street Journal s’était le premier fait l’écho du refus des autorités chinoises de transmettre des données brutes sur les premiers cas de COVID-19 vendredi.

L’OMS n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters.

Le ministère des Affaires étrangères chinois n’a pas répondu dans l’immédiat à une requête similaire mais Pékin avait auparavant affirmé sa volonté de transparence sur la gestion de l’épidémie et de coopération avec l’OMS.

Avec Reuters par Brenda Goh (Version française Marc Angrand)

Coronavirus: les experts de l’OMS enfin sur le terrain à Wuhan

janvier 29, 2021

Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont enfin entamé vendredi à Wuhan (centre de la Chine) leur enquête de terrain sur l’origine du coronavirus, qui doit les conduire sur des sites sensibles.

Des membres de l'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la Santé sortent de leur hôtel à Wuhan en Chine, le 29 janvier 2021

© Hector RETAMAL Des membres de l’équipe d’experts de l’Organisation mondiale de la Santé sortent de leur hôtel à Wuhan en Chine, le 29 janvier 202

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Sortis jeudi de 14 jours de quarantaine, les membres de l’équipe ont discuté dans la matinée avec des scientifiques chinois avant de se rendre dans un hôpital de cette ville où la pandémie a démarré fin 2019.

« Première visite extrêmement importante », a tweeté Peter Daszak, un des membres de la délégation.

« Nous sommes dans l’hôpital qui a traité certains des premiers cas connus de Covid-19. Nous rencontrons les médecins et le personnel qui ont travaillé là-dessus, avec une discussion franche sur les détails de leur travail. »

L’OMS a confirmé jeudi que la dizaine d’enquêteurs irait bien au désormais célèbre Institut de virologie de Wuhan — équipé de laboratoires P3 et P4 de haute sécurité — qui manipulait notamment des coronavirus.

IMAGES Les experts de l'équipe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Wuhan se rendent à l'hôpital Xinhua, après avoir quitter leur hôtel pour commencer leur enquête sur les origines du coronavirus. L'investigation a été entravée par des retards et dans un contexte de craintes concernant l'accès et la solidité des preuves plus d'un an après l'apparition de l'épidémie dans cette ville du centre de la Chine.

© Leo RAMIREZ IMAGES Les experts de l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Wuhan se rendent à l’hôpital Xinhua, après avoir quitter leur hôtel pour commencer leur enquête sur les origines du coronavirus. L’investigation a été entravée par des retards et dans un contexte de craintes concernant l’accès et la solidité des preuves plus d’un an après l’apparition de l’épidémie dans cette ville du centre de la Chine.

Dès le début de la pandémie, l’établissement a fait l’objet d’hypothèses, reprises par l’administration de l’ex-président américain Donald Trump, selon lesquelles le virus aurait pu s’en échapper avant de contaminer la planète.

Une théorie qui ne s’appuie pour l’instant sur rien de tangible.

Durant leur séjour, qui pourrait durer quelques semaines, les experts se rendront également au marché Huanan, premier foyer de l’épidémie où étaient notamment vendus des animaux sauvages vivants. Il est fermé depuis janvier 2020.

– « Pas une enquête » –

« L’équipe prévoit de visiter des hôpitaux, laboratoires et marchés », a par ailleurs souligné l’OMS sur Twitter. Les experts « s’entretiendront avec les premiers intervenants (contre la maladie) et certains des premiers malades du Covid-19 ».

Des responsables chinois viennent rencontrer à leur hôtel les experts de l'Organisation mondiale de la santé, à Wuhan en Chine le 29 janvier 2021

© Hector RETAMAL Des responsables chinois viennent rencontrer à leur hôtel les experts de l’Organisation mondiale de la santé, à Wuhan en Chine le 29 janvier 2021

L’emploi du temps précis des experts reste toutefois opaque. Leurs tweets et ceux de l’OMS constituent les principales sources d’information, la Chine étant quasi-muette sur cette visite, ultra-sensible politiquement pour elle.

Dominic Dwyer (C) et d'autres membres de l'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé quittent leur hôtel à Wuhan en Chine, le 29 janvier 2021

© Hector RETAMAL Dominic Dwyer (C) et d’autres membres de l’équipe d’experts de l’Organisation mondiale de la santé quittent leur hôtel à Wuhan en Chine, le 29 janvier 2021

Les autorités chinoises, accusées d’avoir tardé à réagir face aux premiers cas de Covid-19, cherchent depuis l’an passé à concentrer l’attention médiatique sur leur réussite dans l’endiguement de l’épidémie en Chine même.

Vendredi encore, Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a refusé que la Chine soit davantage pointée du doigt et minimisé la portée de la mission des spécialistes étrangers.

« Je veux souligner que cette coopération et ces échanges entre experts internationaux de l’OMS et experts chinois sont l’un des volets de la recherche mondiale sur l’origine du coronavirus. Ce n’est pas une enquête », a-t-il déclaré devant la presse.

Cette mission, qui devrait encore durer quelques semaines, se déroule par ailleurs dans un climat de tensions sino-américaines. 

Les Etats-Unis ont réclamé cette semaine une enquête « claire et poussée », soulignant qu’ils allaient évaluer sa « crédibilité » une fois terminée. La Chine a rejeté jeudi toute « ingérence politique » dans cette visite scientifique.

– Appel de Tedros –

Face aux risques réels ou supposés d’une obstruction chinoise, le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué jeudi soir dans un tweet avoir eu une « discussion franche » avec Ma Xiaowei, le ministre chinois de la Santé.

« J’ai demandé à ce que les scientifiques internationaux obtiennent tout le soutien, l’accès et les données nécessaires, et qu’ils aient la chance de coopérer pleinement avec leurs homologues chinois », a-t-il souligné.

L’OMS souligne depuis plusieurs semaines que l’enquête menée à Wuhan n’est pas destinée à trouver un pays ou une autorité « coupable », mais à « comprendre ce qui s’est passé pour éviter que cela ne se répète à l’avenir ».

Un fort doute subsiste toutefois sur l’intérêt des éléments que les enquêteurs seront en mesure de réunir, plus d’un an après le début de la pandémie et face à des autorités chinoises connues pour leur opacité sur les sujets polémiques.

La Chine a fait état de 4.636 morts depuis le début de la pandémie. Seuls deux ont été enregistrés depuis mi-mai. Un chiffre en net contraste avec les plus de 2,1 millions recensés dans le monde.

Avec AFP par bur-ehl/bar/lch

L’Europe isole le Royaume-Uni sur fond d’une nouvelle variante de la COVID-19

décembre 20, 2020

Les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique suspendent les vols provenant du Royaume-Uni. La France, l’Allemagne et l’Autriche y songent également, après les déclarations du premier ministre britannique sur une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus SARS-CoV-2, qui serait « hors de contrôle ».

Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l'isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

© Niklas Halle’n/afp via getty images Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l’isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

Quant à l’Espagne, elle demande une réponse « coordonnée » de l’Union européenne. «L’objectif est de protéger les droits des citoyens européens à travers la coordination et en évitant des mesures unilatérales», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autorités britanniques ont annoncé samedi dans la soirée un reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’est du pays. Cette mesure contraint plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Le reconfinement interdit l’ouverture des commerces non essentiels et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte 4, le plus élevé décrété au pays.Les restaurants et bars y étaient déjà fermés depuis mercredi.

Plus contagieux

Le premier ministre Johnson a indiqué que le Royaume-Uni avait informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation plus rapide de la nouvelle souche, «jusqu’à 70 %», a-t-il précisé.

De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde.

Les observations des experts sur cette souche apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent n’ont rien de rassurant. Le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, a déclaré samedi que cette nouvelle variante, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme «dominante», ayant entraîné «une très forte hausse» des hospitalisations en décembre.

Le nombre de cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter partout sur la planète, mais quelques pays semblent avoir réussi à se mettre à l’abri de la pandémie. La plupart de ceux qui peuvent se vanter de ce haut fait sont des petites nations insulaires isolées dans le Pacifique, pour qui la géographie est devenue un atout incommensurable durant la pandémie. Voici une liste de dix pays qui n’ont pas eu de cas de COVID-19.

Samedi, le premier ministre Johnson expliquait que rien n’indiquait que cette nouvelle souche de virus était plus mortelle, qu’elle cause une forme plus grave de la maladie, ou qu’elle réduit l’efficacité des vaccins.

Des mutations sous observation

Cette mutation du coronavirus a poussé l’OMS à demander à ses membres européens de «renforcer leurs procédures de contrôle et de prévention» de la COVID-19.

Au niveau mondial, l’OMS recommande «à tous les pays d’accroître leurs capacités de séquençage du virus Sars-Cov-2 quand c’est possible et de partager les données au niveau international, notamment si les mêmes mutations problématiques sont identifiées».

Selon l’OMS, outre «des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse», la variante «pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic», là aussi selon «des informations préliminaires». L’organisation affirme qu’il n’y a en revanche «aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie», même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

Hors du territoire britannique, neuf cas causés par cette nouvelle souche ont été rapportés au Danemark, ainsi qu’un aux Pays-Bas et un en Australie, note l’OMS.

Par ailleurs, plusieurs autres pays ont signalé à l’OMS d’autres variantes qui portent certains des changements génétiques de la variante britannique.

L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions et note une évolution du paysage épidémiologique, notamment avec davantage de patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la maladie.

Le pays «mène des recherches supplémentaires pour mieux comprendre le lien», indique l’OMS.

Avec CBC/Radio-Canada

Immunité collective: laisser le Covid-19 circuler librement «n’est pas une option», selon l’OMS

octobre 12, 2020

L’OMS a jugé lundi 12 octobre inenvisageable de laisser le Covid-19 circuler librement dans la société pour que la population accède, comme certains l’ont suggéré, à l’immunité collective.

«Jamais dans l’histoire de la santé publique, l’immunité collective n’a été utilisée comme stratégie pour répondre à une épidémie, et encore moins à une pandémie. C’est scientifiquement et éthiquement problématique», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse. «Laisser libre cours à un virus dangereux, dont nous ne comprenons pas tout, est tout simplement contraire à l’éthique. Ce n’est pas une option», a-t-il insisté.

Un million de morts

La pandémie du coronavirus a fait plus d’un million de morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre. «La grande majorité des personnes dans la plupart des pays sont susceptibles de contracter ce virus. Les enquêtes de séroprévalence suggèrent que dans la plupart des pays, moins de 10% de la population a été infectée», a détaillé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Il a également expliqué que le monde n’en savait pas assez sur l’immunité dont jouissent les personnes ayant contracté le Covid-19, en soulignant que certains individus ont nouvellement été infectés. «La plupart des personnes infectées par le virus développent une réponse immunitaire au cours des premières semaines, mais nous ne savons pas si cette réponse est forte ou durable, ni si elle diffère d’une personne à l’autre», a-t-il expliqué.

Il a souligné que le concept d’immunité collective est utilisé dans les campagnes de vaccination et il a rappelé que pour la variole il faut que 95% de la population soit vaccinée pour que les 5% restant soient protégés. Pour la polio ce taux est de 80%.

Par Le Figaro avec AFP

                                                  

Vaccin : l’OMS impatiente d’analyser les essais cliniques russes

août 12, 2020

C'est à l'intérieur de ce bâtiment que l'on produit le Spoutnik V, le vaccin russe annoncé par Vladimir Poutine.

C’est à l’intérieur de ce bâtiment que l’on produit le Spoutnik V, le vaccin russe annoncé par Vladimir Poutine. ALEXANDER NEMENOV / AFP

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi 12 août attendre avec impatience de pouvoir analyser les résultats des essais cliniques du vaccin contre le nouveau coronavirus dont le président Vladimir Poutine a annoncé la veille la mise au point en Russie.

La phase finale des tests sur ce produit, auxquels plus de 2.000 personnes au total participeront, devait commencer mercredi, avait alors déclaré le président russe. «L’OMS est en contact avec les scientifiques et les autorités russes et attend avec impatience d’étudier les détails des essais» cliniques, peut-on lire dans le communiqué diffusé à Genève, où cette organisation a son siège.

«Accélérer la recherche pour (l’obtention d’) un vaccin devrait être fait en suivant des processus établis à chaque étape de la mise au point, pour s’assurer que tout vaccin qui va finalement être produit est à la fois sûr et efficace», poursuit l’OMS, exhortant à «un accès rapide, juste et équitable dans le monde entier à un tel vaccin».

L’Organisation mondiale de la Santé avait prudemment réagi mardi à l’annonce de Vladimir Poutine, rappelant que la «pré-qualification» et l’homologation d’un vaccin passaient par des procédures «rigoureuses». Jusqu’ici, la Russie n’a pas rendu publiques d’études détaillées des résultats de ses essais permettant d’établir l’efficacité des produits qu’elle dit avoir créés.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: la mission de l’OMS en Chine a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur l’origine du virus

août 3, 2020

 

La mission en Chine de l’Organisation mondiale de la Santé a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi 3 août l’agence de santé des Nations unies.

«L’équipe avancée de l’OMS qui s’est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d’efforts conjoints pour identifier les origines du virus», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse en ligne, en précisant que «des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d’infection des premiers cas».

La grande majorité des chercheurs s’accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 – à l’origine de la pandémie – est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu’il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l’homme. C’est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l’OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: l’OMS prévoit une épidémie « très longue »

août 1, 2020
Emblème de l'Organisation mondiale de la santé au siège de l'OMS à Genève le 24 février 2020

© Fabrice COFFRINI © 2019 AFP Emblème de l’Organisation mondiale de la santé au siège de l’OMS à Genève le 24 février 2020
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), réunie samedi à Genève, a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être « très longue ».Le Comité d’urgence de l’organisation, réuni depuis vendredi pour la 4e fois pour réévaluer la pandémie, « a souligné que sa durée allait être certainement très longue », a indiqué l’OMS dans un communiqué.

L’agence des Nations unies avait indiqué plus tôt cette semaine que les saisons ne semblent pas avoir d’impact sur le développement de la pandémie de coronavirus, mettant en garde contre l’illusion d’être protégé en été.

Par H.G. avec BFM TV