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Congo : Les ONG exigent l’intervention de la communauté internationale pour une évacuation sanitaire du Général Jean-Marie Michel Mokoko

juillet 6, 2020

 

Brazzaville le 06 juillet 2020. Le général Jean Marie Michel MOKOKO, ancien chef d’État major, très souffrant, est admis aux urgences de l’hôpital militaire de Brazzaville depuis le 29 juin dernier suite à une dégradation de son état de santé, débutée à la maison d’arrêt de Brazzaville où il est injustement écroué depuis 4 ans.

Ne pouvons rester silencieuse face à cette situation très inquiétante, la Plateforme des organisations de la société civile congolaise pour le respect des Droits de l’Homme et la Démocratie a résolu de prendre publiquement position ce jour pour exiger la libération immédiate du prisonnier politique Jean Marie Michel Mokoko, seule alternative qui lui permettra de bénéficier des soins appropriés. Car, l’insuffisance de la prise en charge médicale au Congo est évidente.

Au nom du « DROIT A LA VIE » il n’y a pas de raison de refuser au général Jean Marie Michel Mokoko une évacuation sanitaire, sauf à nous confirmer la banalisation de la vie humaine par le régime de Brazzaville et/ou l’exécution d’un plan macabre.

Tous les Congolais ainsi que ceux qui s’intéressent à la situation au Congo Brazzaville savent que le général Jean Marie Michel Mokoko est victime de l’arbitraire du régime au pouvoir au Congo Brazzaville. Ainsi, la situation du prisonnier politique Jean Marie Michel MOKOKO est à mettre sous la responsabilité du Président de la République, Denis Sassou Nguesso.

Devant l’intransigeance du régime de Brazzaville, la Plateforme des organisations de la société civile pour le respect des Droits de l’Homme et la Démocratie demande l’intervention de la communauté internationale notamment, les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union Africaine afin d’obtenir l’évacuation sanitaire du prisonnier politique Jean Marie Michel MOKOKO.

Pour la Plateforme

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

Zimbabwe: des ONG dénoncent les violations des droits humains pendant le confinement

mai 22, 2020

 

Des ONG de défense des droits humains au Zimbabwe ont accusé vendredi les forces de sécurité de près de 250 cas de violences depuis le début du confinement imposé à la population pour enrayer la pandémie de coronavirus.

La responsable de leur coalition, Jestina Mukoko, s’est déclarée devant la presse «horrifiée et scandalisée» et a appelé le ministre de l’Intérieur et le chef de la Police à faire la lumière sur ces abus. Elle-même victime dans le passé de violences de la part des forces de l’ordre, Mme Mukoko a notamment demandé «une enquête criminelle sur l’enlèvement et la torture» de trois membres du principal parti d’opposition. Les trois jeunes femmes avaient été retrouvées la semaine dernière sérieusement blessées en bordure d’une route des faubourgs de la capitale Harare, deux jours après leur disparition lors d’une manifestation.

Le Mouvement pour un changement démocratique (MDC) a, sur la foi de leurs témoignages, accusé la police de les avoir arrêtées, frappées et torturées. Le gouvernement a catégoriquement nié ces allégations. Les forces de sécurité du régime zimbabwéen sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des activités et les violences visant l’opposition. Le président Emmerson Mnangagwa a imposé il y a sept semaines et jusqu’à nouvel ordre un confinement pour ralentir la progression du Covid-19, à l’origine de 51 cas d’infection et 4 morts selon le dernier bilan.

Par Le Figaro avec AFP

Tanzanie: des ONG dénoncent le recul des libertés fondamentales sous Magufuli

octobre 28, 2019

 

Les libertés fondamentales ont nettement reculé en Tanzanie depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du président John Magufuli, dont le gouvernement a multiplié les actions répressives contre les médias et groupes de la société civile, ont dénoncé lundi 28 octobre Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Selon les deux organisations de défense des droits de l’homme, les assauts répétés du pouvoir contre la liberté d’expression sont inédits dans ce pays d’Afrique de l’Est qui a longtemps bénéficié d’une image de stabilité et de tolérance. Le mandat du président Magufuli entre dans sa cinquième année début novembre et pour Roland Ebole, chercheur au sein d’Amnesty International, «la Tanzanie est en train de s’enfoncer à grande vitesse». «Nous n’avons encore jamais vu ce niveau de harcèlement ou d’intimidation, ni la fermeture de médias. C’est nouveau en Tanzanie», a-t-il ajouté.

John Magufuli, qui célèbrera ses 60 ans mardi, avait été désigné en 2015 par le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM) pour porter ses couleurs et succéder à la tête du pays au modéré Jakaya Kikwete. En dépit des protestations de l’opposition sur la sincérité du scrutin, il avait été proclamé vainqueur de la présidentielle d’octobre 2015, après s’être présenté aux électeurs comme «l’homme du peuple». Il s’était attaqué à la corruption dès son arrivée au pouvoir. Mais très vite ses détracteurs ont dénoncé son style autoritaire et la multiplication des détentions arbitraires de journalistes ou d’opposants.

Dans deux rapports distincts publiés lundi, HRW et Amnesty International ont documenté la façon dont le régime impose ses vues en recourant à des lois draconiennes. Des journaux ont ainsi été fermés, des retransmissions en direct des travaux parlementaires coupées et des voies critiques emprisonnées. Récemment, le journaliste d’investigation Erick Kabendera a été arrêté et questionné sur sa citoyenneté, avant d’être menacé d’être inculpé pour sédition et d’être finalement poursuivi pour crimes économiques. Un autre journaliste pourfendeur du régime, Azory Gwanda, est porté disparu depuis 2017. En mai, un virulent critique du président Magufuli, Mdude Nyagali, avait été enlevé par des inconnus puis retrouvé grièvement blessé, quelques jours plus tard, à 70 km de son domicile. Ce climat détérioré «ne crée pas les conditions favorables à des élections libres et justes», a mis en garde Oryem Nyeko, chercheur chez HRW, en faisant référence aux élections générales prévues fin 2020. Le président Magufuli devrait être candidat à sa succession pour un nouveau mandat de cinq ans, selon de nombreux observateurs tanzaniens.

Le Fiagaro.fr avec AFP

RDC : une ONG réclame une enquête sur le patrimoine de Joseph Kabila

octobre 3, 2019

L’ex-président congolais Joseph Kabila s’est toujours senti plus à son aise dans cette arche de Noé privée que dans l’anarchique Kinshasa. © Colin Delfosse pour JA

 

L’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a appelé mercredi à l’ouverture d’une enquête visant le patrimoine de l’ancien président et des anciens ministres.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) « a appelé mardi le procureur de la Cour constitutionnelle à enquêter sur les patrimoines de l’ancien président de la République, Joseph Kabila et ses anciens Premiers ministres », écrit son président Georges Kapiamba. La même demande a été adressée au procureur de la Cour de cassation pour qu’il en fasse autant contre les anciens vice-premiers ministres, ministres, vice-ministres et «n’hésite pas à les contraindre par tous les moyens de droit et/ou à les poursuivre en cas d’obstruction, rébellion et autres infractions», ajoute-t-il.

D’après l’ACAJ, «plusieurs d’entre eux ne les ont jamais déclarés à la fin de leur mandat». «Ils ne veulent pas le faire pour dissimuler leur enrichissement illicite et ne pas payer d’impôts conséquents au fisc», ajoute l’ONG.

Déclaration de patrimoine

La loi congolaise impose au chef de l’État et aux membres du gouvernement de déposer au greffe de la Cour constitutionnelle leur déclaration écrite de patrimoine familial au début et à la fin de leurs mandats respectifs. Cette déclaration de patrimoine familial détaille leurs biens meubles et immeubles, actions ou parts sociales, obligations, comptes en banque, terrains non bâtis, forêts, plantations et terres agricoles, mines et tous autres immeubles, avec indication des titres pertinents.

Lundi, le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, investi le 6 septembre, a déposé la déclaration écrite de son patrimoine au greffe de la Cour constitutionnelle. D’après le dernier compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi à Kinshasa, Sylvestre Ilunga Ilunkamba avait rappelé aux membres du gouvernement l’obligation de déclarer leurs avoirs au plus tard le 6 octobre 2019.

Par Jeune Afrique avec AFP

Départ de plusieurs dirigeants d’Amnesty après une enquête révélant une ambiance «toxique»

mai 28, 2019

 

Plusieurs dirigeants de l’ONG de défense des droits de l’homme Amnesty International vont quitter l’organisation ces prochains mois après une enquête externe révélant un environnement de travail «toxique», a indiqué l’ONG à l’AFP, confirmant des informations de presse.

Le secrétaire général de l’ONG, Kumi Naidoo, a annoncé début mai au personnel que cinq des sept membres de la direction générale d’Amnesty quitteraient l’organisation d’ici octobre prochain, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’ONG basée à Londres. Une équipe de transition prendra le relais avant la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante, réduite à quatre membres.

Cette réorganisation fait suite à la publication, fin janvier, d’un rapport indépendant commandé après le suicide de deux employés de l’ONG en trois mois. Roz McGregor, une Britannique de 28 ans qui effectuait un stage rémunéré au bureau d’Amnesty à Genève, s’est suicidée au début de l’été 2018, quelques semaines après Gaëtan Mootoo, 65 ans, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest retrouvé mort le 26 mai 2018 dans les locaux parisiens de l’ONG.

Le rapport du groupe KonTerra, basé sur une enquête menée auprès du personnel, avait révélé que celui-ci était souvent soumis à des niveaux de stress très importants et avait identifié des «failles dans la culture organisationnelle et le management» comme étant les «principales causes» du mal-être du personnel. «L’environnement de travail est souvent décrit comme toxique», soulignait le rapport. «Il est profondément troublant de lire des témoignages évoquant une culture du secret et de la méfiance, où la discrimination, l’intimidation et les abus de pouvoir ont été tolérés», avait réagi fin janvier M. Naidoo, devenu secrétaire général en août 2018, jugeant qu’il était «temps de réagir».

De son côté, la Direction générale avait assumé une «responsabilité collective».

Selon le quotidien The Times, des employés ont exprimé leur colère face aux indemnités de licenciement «généreuses» perçues par les cinq dirigeants partants. Le porte-parole de l’ONG a de son côté affirmé à l’AFP que ces derniers étaient éligibles à des indemnités de licenciement «moins favorables» que celles offertes à d’autres membres du personnel.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Prix Sakharov: le cinéaste Sentsov, le militant marocain Zefzafi et des ONG finalistes

octobre 9, 2018

Photo diffusée par les services pénitentiaires russes du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov examiné à l’hôpital de Labytnangi, le 29 septembre 2018 en Russie / © Russian Federal Penitentiary Service/AFP/Archives / HO

Le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg Sentsov, le militant marocain incarcéré Nasser Zefzafi et un groupe d’ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée sont les trois finalistes du prix Sakharov 2018, a annoncé mardi le Parlement européen.

Ce prix, créé en 1988, est décerné chaque année par le Parlement à des personnes ayant apporté « une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’Homme dans le monde ». Le lauréat sera désigné le 25 octobre par la conférence des présidents de groupe du parlement.

Oleg Sentsov a annoncé vendredi qu’il arrêtait sa grève de la faim, disant vouloir éviter d’être nourri de force après un jeûne de plus de quatre mois qui a suscité une mobilisation internationale pour sa libération.

Arrêté chez lui en mai 2014, le cinéaste a été condamné en août 2015 à 20 ans de prison pour « terrorisme » et « trafic d’armes », à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par l’ONG Amnesty International.

Nasser Zefzafi est le leader du mouvement de contestation sociale « Hirak » qui a agité la région du Rif (nord du Maroc) en 2016-2017 et dont le déclencheur a été la mort d’un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016.

Des manifestants brandissent le portrait de Nasser Zefzafi, leader du mouvement de contestation dans la région du Rif, le 29 mai 2017 à Al-Hoceïma, au Maroc / © AFP/Archives / FADEL SENNA

Il a été condamné en juin à 20 ans de prison, pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat », au terme de neuf mois d’un procès fleuve réunissant un total de 53 accusés. Incarcéré à Casablanca, il a mis fin le 6 septembre à une grève de la faim d’une semaine menée pour protester contre ses conditions de détention.

Un groupe d’ONG qui « protègent les droits de l’homme et sauvent la vie des migrants en Méditerranée » fait également partie de cette liste des finalistes de ce prix doté de 50.000 euros, selon le communiqué du parlement.

Parmi ce groupe de neuf ONG figurent notamment Médecins sans frontières international et Save the Children.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 14h59)

France: la démission de Hulot, symbole d’un « gâchis » pour les ONG

août 28, 2018

Paris – Voici des réactions d’ONG et de défenseurs de l’environnement à la démission de Nicolas Hulot, annoncée mardi.

– Florent Compain, président des Amis de la Terre

(sur Twitter)

« Démission de Nicolas Hulot ! Après un été qui nous a donné un avant goût de ce qui nous attend. Nous sommes d’accord sur le constat. Face au plus grand péril jamais connu pour l’homme, le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe est le problème et pas la solution. »

– Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France

(sur Twitter)

« Quel gâchis! Il aura essayé mais n’a jamais pu s’imposer dans un gouvernement pour lequel l’écologie n’est qu’un vernis. Alors que l’été a montré l’ampleur des dérèglements du climat, le gouvernement n’a pas le choix : avec ou sans Hulot, il doit faire de l’écologie une priorité ».

– Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH, ex-Fondation Nicolas Hulot)

« La lutte contre les conséquences du réchauffement climatique – singulièrement pour les plus démunis-, les combats pour un monde plus respectueux de l’autre et du vivant perdent leur seul défenseur au gouvernement. Triste journée. Sincérité de l’homme. Merci Nicolas Hulot d’avoir essayé ».

– Dominique Bourg, vice-président de la FNH et proche de Nicolas Hulot (sur Twitter)

« Enfin Nicolas Hulot a démissionné après des mois d’avancées en trompe l’oeil ! C’était nécessaire, bravo ! »

– Agir pour l’environnement (sur Twitter)

« Avec la démission de Nicolas Hulot de ce gouvernement productiviste, la communication plus verte que verte d’Emmanuel Macron a fait pschitt et le greenwashing de ce gouvernement apparaît désormais au grand jour. »

– Jean Jouzel, climatologue (sur France Inter)

« Je le regrette, mais je le comprends pour avoir rencontré Nicolas Hulot récemment. J’espérais qu’il pourrait rester au gouvernement, mais je comprends très bien qu’il y a très peu de choses qui se font. (…). Ce n’est pas son départ qui va changer les choses malheureusement.

– Corinne Lepage, ex ministre de l’Environnement

(sur Twitter)

« Nicolas Hulot quitte le gouvernement. Bravo et enfin. Il aura fallu la goutte d’eau des chasseurs pour faire déborder un vase plein depuis des mois qui marque la régression que j’avais soulignée à plusieurs reprises de l’environnement en France. »

– Fondation Brigitte Bardot (sur Twitter)

« Démission de Nicolas Hulot : constat d’échec sur toute la ligne, terrible gâchis qui envoie un signal inquiétant sur la politique défendue par le gouvernement aux bottes des lobbies pro chasse, pro agrochimie et contre toute forme d’évolution positive de la condition animale en France ».

– Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), à l’AFP

« Je ne suis pas surpris (par la démission de Nicolas Hulot), pour tout vous dire on s’était entretenu hier. Ce matin on a le sentiment d’être un peu orphelins. Soit le président entend le message de Nicolas Hulot, soit il persiste, et c’est très inquiétant. Rien n’a changé depuis 40 ans et le livre écrit par Robert Poujade (premier ministre de l’environnement en France) qui s’appelait +Le ministère de l’impossible+. La boucle est bouclée… »

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 08h23)                                                        

GB: démission du président de l’ONG Save The Children

avril 19, 2018

Londres – Le président de l’ONG britannique Save The Children, Alan Parker, a annoncé jeudi sa démission, invoquant un « besoin de changement » pour l’organisation, deux mois après un scandale de comportements sexuels inappropriés qui a largement ébranlé le secteur humanitaire.

Déclenché par des révélations visant l’ONG Oxfam, ce scandale avait également touché l’organisation Save The Children: deux anciens membres, Brendan Cox et l’ex-directeur général Justin Forsyth, avaient fait l’objet d’accusations pour comportements déplacés envers des collègues féminines.

« Étant donnée la combinaison complexe de défis auxquels notre organisation et le secteur font face, je pense qu’un changement est nécessaire », a écrit Alan Parker dans sa lettre de démission publiée par l’ONG.

Le mandat d’Alan Parker, qui a passé dix ans au sein de l’organisation, devait se terminer en décembre prochain. Il a salué le travail effectué par l’ONG, qui, pendant cette période, « a aidé plus d’enfant qu’à n’importe quel autre moment de son histoire ».

Il a également mentionné les « comportements inacceptables » au sein de la branche britannique de l’ONG, citant les cas de Brendan Cox et de Justin Forsyth, « maintenant soumis à un examen approfondi » par la Commission caritative, l’institution britannique qui contrôle les organisations humanitaires.

« Il s’agit d’une enquête importante, et je travaillerai avec eux (les membres de la commission) pour les aider de tout mon possible », a-t-il souligné. « Il existe un besoin urgent de rétablir la confiance » dans le secteur.

Selon un rapport interne de l’ONG rédigé en 2015, la relation « très proche » entre Alan Parker et Justin Forsyth, qui avait quitté l’organisation en 2016, pourrait avoir eu une incidence sur la façon dont l’organisation à répondu aux plaintes.

Le 22 février, Justin Forsyth avait démissionné de son poste de numéro deux de l’Unicef suite aux accusations de comportement inapproprié formulées par trois employées de Save the Children.

Il avait expliqué sa démarche par la volonté de ne pas causer un « préjudice à l’Unicef comme à Save The Children », tout en estimant que les « erreurs commises » avaient été « traitées » plusieurs années auparavant.

Save The Children avait aussi été accusée d’avoir laissé partir sans sanction Brendan Cox – par ailleurs mari de la députée britannique assassinée en 2016 Jo Cox – alors qu’il lui était reproché un comportement sexuel déplacé.

La directrice général de l’ONG, Helle Thorning-Schmidt, a remercié Alan Parker pour son travail « sans relâche », qui a selon elle permis à l’ONG d’être présente dans « plus de 120 pays » et d’agir pour « 50 millions d’enfants chaque année ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 20h20)                                            

Crise humanitaire en RDC: Kinshasa met en garde les ONG qui accepteraient l’aide de la Belgique

avril 13, 2018

Léonard She Okitundu, vice-Premier ministre congolais en charge des Affaires étrangères. © Vincent Fournier/JA

Refusant toujours de participer à la conférence des donateurs pour la RDC, prévue le 13 avril à Genève pour financer les actions humanitaires dans le pays, Léonard She Okitundu, ministre congolais des Affaires étrangères, menace les ONG qui accepteraient cet argent de se voir interdire de travailler dans le pays.

Le gouvernement congolais refuse toujours de participer à la conférence des donateurs sur la RDC, qui doit se tenir le 13 avril à Genève, au motif qu’il n’a pas été associé à son organisation. Il rejette en outre la quote-part d’aide humanitaire de la Belgique, qui a déjà débloqué plus de 11,6 millions de dollars sur les 18 millions promis à ce jour (sur un total de 1,68 milliard de dollars attendu à l’issue de la conférence avec les autres donateurs).

« Les ONG qui recevront cet argent ne seront pas autorisées à travailler dans notre pays », prévient Léonard She Okitundu, le chef de la diplomatie congolaise. « La Belgique a décidé de rompre de manière unilatérale sa coopération bilatérale avec nous, nous devons aller au bout de cette logique », poursuit le vice-Premier ministre. She Okitundu précise toutefois qu’il n’y a « aucune inimitié avec le peuple belge qui pourrait être compatissant envers le peuple congolais ».

Refuser de sacrifier la population congolaise serait la meilleure réponse des donateurs aux dirigeants congolais », espère un membre de l’organisation de la conférence

Principaux destinataires de la contribution belge, plusieurs agences du système onusien sont directement concernées par cette mise en garde du gouvernement congolais. Il s’agit entre autres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La Belgique dans le top 10 des donateurs

À la veille de la conférence internationale des donateurs sur la RDC, 12,6 % du total attendu (1,68 milliard de dollars, soit 1,37 milliard d’euros) est déjà débloqué ou promis. Et la Belgique se retrouve bien, pour l’instant, dans le top 10 des contributeurs.

À l’inverse de Kinshasa qui appelle au boycott de la conférence de Genève – les Émirats arabes unis ont entendu l’appel des autorités congolaises -, les organisateurs de cette réunion de récolte de fonds pour la RDC espèrent que des bailleurs répondront présents et surtout mettront la main à la poche.

« Refuser de sacrifier la population congolaise sur l’autel des combats politiques serait en effet la meilleure réponse des donateurs aux dirigeants congolais », espère un membre de l’organisation de la conférence, contacté par Jeune Afrique.

Russie: une ONG s’alarme de la « criminalisation » de l’utilisation d’internet

février 5, 2018

Une ONG s’alarme de la criminalisation de l’utilisation d’internet en Russie / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Quarante-trois personnes ont été condamnées à des peines de prison en 2017 en Russie pour des contenus postés sur internet, a accusé lundi une ONG de défense des droits de l’Homme qui s’inquiète de la « criminalisation rampante » de l’utilisation d’internet dans ce pays.

« En moyenne, 244 pages ont été bloquées sur l’internet russe chaque jour en 2017. Tous les six jours, un internaute a fait l’objet d’une attaque ou de menaces et tous les huit jours, un internaute a été condamné à une peine réelle de privation de liberté », a noté l’ONG Agora dans un rapport présenté lundi.

« Au cours de l’année passée, comme en 2016, nous avons enregistré une hausse significative des attaques et des cas de poursuites contre les internautes. Le nombre des menaces d’inculpation (411 contre 298 en 2016) et le nombre des condamnations à une privation réelle de liberté (43 contre 32 en 2016) ont considérablement augmenté », expliquent les auteurs du rapport.

Un meurtre et 66 cas de violence ou de menaces contre des blogueurs ou des journalistes, un record depuis qu’Agora publie ce rapport, ont été recensés en 2017 par cette organisation.

Mais « la grande majorité des atteintes à la liberté d’internet (exactement 115.706 en 2017) sont liées au blocage de contenu ou à l’interdiction d’informations pour différentes raisons », poursuit cette ONG qui regroupe des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’Homme.

Le rapport cite le cas d’un blogueur de Perm (Oural) condamné à trois ans et onze mois de colonie pénitentiaire pour un canular téléphonique qu’il a mis en ligne et celui très médiatique de Rouslan Sokolovksi, un vidéo-blogueur condamné pour avoir chassé des Pokémons dans une église d’Ekaterinbourg (Oural) et en avoir tiré une vidéo diffusée sur internet.

Les auteurs du rapport s’inquiètent de la « criminalisation rampante » de l’utilisation d’internet en Russie, assurant qu’il n’y a « aucune raison de penser que cela puisse changer dans les années à venir ». Ils dénoncent aussi « le rôle grandissant du FSB (services secrets), qui devient de fait le régulateur de l’internet russe, à la fois technologiquement et en tant qu’organe de répression ».

Agora, qui surveille depuis dix ans l’internet en Russie, dit avoir observé au cours de cette décennie « 214 cas de violences contre des militants, blogueurs ou journalistes, dont cinq meurtres et plusieurs tentatives de meurtre ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 16h11)