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Canada: L’Ontario recense 16 714 nouveaux cas de COVID-19

janvier 2, 2022
Des enfants masqués arrivent à l'école.

Le retour en classe en Ontario est repoussé du 3 au 5 janvier 2022. Photo: Radio-Canada/CBC/Evan Mitsui

L’Ontario a recensé 16 714 nouveaux cas d’infections de la COVID-19 dimanche, soit une baisse de 1 700 cas par rapport à la veille, où les infections quotidiennes atteignaient un nouveau sommet.

Toutefois, comme Santé publique Ontario l’a précisé samedi, les cas quotidiens sont désormais largement sous-estimés, compte tenu des changements dans la politique de dépistage de la province.

Jeudi dernier, les autorités sanitaires ont annoncé que les test PCR sont dorénavant réservés aux populations à très haut risque et à certains travailleurs seulement. Les personnes en santé qui ont des symptômes doivent s’isoler durant cinq jours, de même que les personnes membres de leur foyer.

La province a également annoncé vendredi qu’elle cessera de recenser les cas de COVID-19 dans les écoles.

Dans le système de santé, 224 patients sont présentement admis en soins intensifs, selon la ministre de la Santé Christine Elliott, contre 214 samedi. La moyenne sur sept jours est maintenant de 199.

La ministre rapporte par ailleurs 1117 hospitalisations liées à la COVID-19, mais note que tous les hôpitaux ne collectent pas les données durant les fins de semaine.

Aucune mise à jour concernant les décès liés au virus n’est prévue avant mardi.

Avec Radio-Canada

Canada/COVID-19 : l’Ontario atteint un sommet de cas quotidiens depuis le début de la pandémie

décembre 29, 2021
Une personne travaille sur des échantillons dans un laboratoire.

La province dépasse la barre des 10 000 cas de coronavirus. Photo: La Presse Canadienne/Darryl Dyck

L’Ontario recense 10 436 nouvelles infections à la COVID-19. La province enregistre ainsi son plus grand nombre de nouveaux cas de coronavirus en une journée depuis le début de la pandémie.

Elle avait dépassé la barre des 10 000 cas une seule fois auparavant, le jour de Noël. Il s’agit cette fois d’une augmentation de plus de 1500 cas par rapport à la journée précédente.

Le taux de positivité des tests continue d’ailleurs d’augmenter de manière significative et atteint maintenant près de 27 %.

Dans les foyers de soins de longue durée, 93 éclosions sont en cours, et 43 hôpitaux font également face à des éclosions.

Les hospitalisations augmentent

Par ailleurs, les hospitalisations augmentent : 726 personnes ont actuellement la COVID-19 dans les hôpitaux ontariens, ce qui représente une hausse de plus de 200 hospitalisations par rapport à la journée précédente, et 190 personnes sont aux soins intensifs en raison du coronavirus, dont au moins 85 patients non-vaccinés.

Le bilan quotidien fait état de sept décès supplémentaires en date du 27 décembre et de trois décès supplémentaires en date du 28 décembre.

La vaccination progresse

La campagne de vaccination, elle, s’accélère.

Jusqu’à maintenant, plus de 3 000 000 d’Ontariens ont reçu leur troisième dose de vaccin selon le Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

En tout, plus de 176 000 doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées hier.

Avec Radio-Canada

Canada/COVID-19 : l’Ontario recense 9571 nouveaux cas et déplore 6 autres décès

décembre 24, 2021

L’Ontario avait signalé 5790 cas, jeudi.

Une famille passe dans la rue près d'une manifestante antivaccin.

Parents et enfants à Toronto pour le vaccin contre la COVID-19. Photo: La Presse Canadienne/Chris Young

La COVID-19 se propage à la vitesse grand V en Ontario, qui recense 9571 nouveaux cas selon le dernier bilan des autorités sanitaires.

Alors que le Québec a franchi les 9000 nouveaux cas jeudi, l’Ontario rejoint ce palier avec un jour de décalage.

Avant l’arrivée du variant Omicron, le sommet provincial était de 4812 infections (16 avril 2021).

Selon les répartitions géographiques, 2456 nouveaux cas ont été recensés à Toronto mercredi. La région de Peel est passée de 491 cas à 1113. Dans la région de Halton, les nouveaux cas ont presque triplé, passant de 259 jeudi à 745, vendredi. Il y a également 604 nouvelles infections dans la région de York et 349 dans la région de Durham.

Le nombre de tests de dépistage effectués ne cesse d’augmenter (72 439) depuis le début de la semaine, tout comme le pourcentage de tests positifs (18,7 %).

Mercredi, le taux de positivité des tests de dépistage se situait à 16 % (sur 68 191 tests).

Dans la foulée de la publication du bilan, le ministère de la Santé de l’Ontario a exhorté la population à redoubler de prudence à quelques heures de Noël.

« Les jours et les semaines à venir exigeront une vigilance constante. Pendant le temps des Fêtes, veuillez célébrer en toute sécurité, vous faire vacciner et suivre les mesures de santé publique […] »— Une citation de  Alexandra Hilkene, porte-parole du ministère de la Santé

Hospitalisations

Les hôpitaux de la province accueillent 68 nouveaux malades de la COVID-19, tandis que les soins intensifs ont donné leur congé à cinq patients. 508 patients sont présentement traités à l’hôpital à cause de la COVID-19.

Bien que les unités de soins intensifs de la province restent stables, nous nous attendons à ce que le nombre d’admissions augmente dans les semaines à venir, à mesure qu’Omicron se répand, en particulier chez les personnes non vaccinées, a déclaré le ministère de la Santé de l’Ontario.

En prévision d’une augmentation des hospitalisations, la porte-parole du ministère assure que 600 lits en soins intensifs sont immédiatement disponibles et près de 500 autres lits sont disponibles pour une capacité de pointe si nécessaire.

Vaccination

En date du 24 décembre, au moins 11 379 811 Ontariens ont reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19, soit 82% de la population de la province.

Parmi eux, 2 567 601 personnes ont déjà reçu une troisième dose de rappel.

229 743 nouvelles doses ont été administrées depuis le dernier bilan, en baisse par rapport à la veille (253 258 doses).

Sous-évaluation probable

Selon un expert, ces chiffres sous-évaluent grandement le nombre de nouvelles infections quotidiennes dans la province, car les cliniques de dépistage dans plusieurs régions ne suffisent pas à la tâche.

Selon toute vraisemblance, il faudrait multiplier ces chiffres au moins par trois ou quatre pour avoir une idée plus précise de ce qui se passe réellement, estime le docteur Fahad Razak, membre du comité scientifique qui conseille le gouvernement ontarien sur la COVID-19.

L’interniste à l’hôpital St. Michael’s, à Toronto, croit que même dans le meilleur des cas, les cliniques de dépistage ne décèlent probablement qu’environ la moitié de toutes les nouvelles infections en Ontario.

« Vous devez présumer que toute personne que vous rencontrez est porteuse de l’Omicron. »— Une citation de  Fahad Razak, interniste à l’hôpital St. Michael’s de Toronto

Il s’agit vraiment d’essayer de nous protéger autant que possible pendant la flambée et de protéger le système de santé, souligne-t-il, c’est l’objectif le plus important.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada/COVID-19 : l’Ontario recense 4383 cas de plus

décembre 22, 2021
Un homme se fait vacciner lors d'une clinique de vaccination en auto à Kingston, le 18 décembre.

Tous les Ontariens de 18 ans et plus, qui ont reçu leur 2e dose il y a au moins 3 mois, sont admissibles à une dose de rappel. Photo: La Presse Canadienne/Lars Hagberg

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus bondit en Ontario, qui recense son plus grand nombre d’infections depuis le 23 avril.

Santé publique Ontario confirme 4383 nouveaux cas, soit 142 % de plus que mercredi dernier.

Le sommet provincial depuis le début de la pandémie est de 4812 infections (16 avril).

Il y a 1284 nouveaux cas à Toronto mercredi, 479 dans la région de York, 363 à Ottawa, 335 dans la région de Peel, 238 dans la région de Durham et 223 dans la région de Halton.

Le nombre de nouveaux cas par jour en Ontario au cours de la dernière semaine est de 3520, comparativement à 1514 il y a une semaine.

Il y a 1787 nouvelles guérisons. Le nombre d’Ontariens présentement infectés grimpe à 28 288 (+2586).

La province a devancé l’administration de la troisième dose de vaccin face à résurgence des infections et la propagation rapide du variant Omicron.

Depuis lundi, tous les Ontariens de 18 ans et plus, qui ont eu leur deuxième dose il y a au moins trois mois, sont admissibles à une dose de rappel. Toutefois, il est difficile de trouver un rendez-vous avant janvier, voire février dans plusieurs régions.

La santé publique déplore 10 morts de plus mercredi, y compris 1 décès survenu il y a plus d’un mois qui est ajouté au bilan à la suite du nettoyage de données.

Vaccination

Plus de 230 500 doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées dans la province mardi.

Le gouvernement Ford cherche à vacciner jusqu’à 300 000 personnes par jour face à la propagation d’Omicron.

Dépistage

Près de 55 400 tests de dépistage ont été effectués au cours des dernières 24 heures.

Le gouvernement Ford appelle le fédéral à aider financièrement les commerces touchés par les dernières restrictions, plutôt que de mettre sur pied ses propres programmes d’aide.

Avec Radio-Canada

Canada-Ontario: Des campements de travailleurs pour attirer et retenir la main-d’œuvre en région rurale

décembre 17, 2021

L’entreprise EACOM construit un campement pour accueillir les travailleurs de sa scierie d’Ostrom, près de Gogama dans le Nord de l’Ontario. Une initiative « intéressante », estiment des intervenants, et qui devrait être adoptée par de plus en plus d’employeurs de la région afin de faciliter le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre.

Au cours des 10 dernières années, les travailleurs de la scierie d’EACOM devaient soit trouver un logement dans des communautés environnantes, comme Gogama à environ 50 km.

D’autres habitaient dans les quelques locaux que l’entreprise avait mis à la disposition de ses employés, plus près de la scierie.

Mais ces locaux commencent à battre de l’aile», souligne le directeur des communications d’EACOM, Jean Brodeur, et on avait besoin de trouver un [autre] endroit où ces gens-là peuvent rester.»

[Le logement] est un enjeu à Gogama, dans la communauté la plus proche, il n’y avait pas de disponibilité. C’est vrai dans la plupart des régions où on opère, mais à Gogama, c’était encore plus pressant comme besoin», note-t-il.

Des ouvriers posent les dernières touches sur le nouveau campement des travailleurs de la scierie d'EACOM.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Des ouvriers posent les dernières touches sur le nouveau campement des travailleurs de la scierie d’EACOM.

Mais au lieu de simplement effectuer des rénovations de fond en comble», l’entreprise a choisi de construire un campement modulaire de 44 places.

Il s’agit d’une première pour EACOM, qui a d’autres installations en Ontario, comme à Ear Falls, à Timmins et à Matagami.

Au site du campement lui-même, tout semble bien avancer.

Les chambres sont déjà meublées, des appareils électroménagers comme les machines à laver sont en train d’être installés, quelques coups de marteau résonnent et des ouvriers vissent des détecteurs de monoxyde de carbone dans les murs.

Un ouvrier installe des détecteurs de monoxyde de carbone dans le campement de travailleurs de la scierie d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Un ouvrier installe des détecteurs de monoxyde de carbone dans le campement de travailleurs de la scierie d’EACOM à Gogama.

La construction devrait être terminée le 5 janvier, indique l’entreprise, et le campement pourra ainsi accueillir ses premiers occupants.

Le recrutement étranger en vogue

Parmi les premiers à emménager figureront 12 travailleurs qui arriveront de l’étranger au cours des prochains mois.

En 2019, EACOM a pris la décision d’avoir recours plus agressivement» au recrutement à l’étranger pour combler ses besoins en main-d’œuvre.

Présentement, il y a un enjeu majeur de recrutement partout. De notre côté, on côtoie aussi les mines, qui sont de gros employeurs», explique M. Brodeur.

L'entreprise EACOM emploie déjà 66 travailleurs recrutés à l'étranger; une dizaine d'entre eux à la scierie de Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada L’entreprise EACOM emploie déjà 66 travailleurs recrutés à l’étranger; une dizaine d’entre eux à la scierie de Gogama.

Les industries à Timmins, à Val-d’Or du côté du Québec, ce sont des endroits où il y a du plein emploi, donc c’est de plus en plus difficile de recruter des personnes compétentes dans les communautés.On a besoin d’avoir recours à d’autres régions, à d’autres pays», précise-t-il.

Le logement, une grande préoccupation» pour les recrues

En tout, EACOM a déjà fait venir 66 travailleurs étrangers issus de pays comme le Mexique, le Pérou, l’Ukraine et le Honduras. Ils sont dispersés à travers quatre de ses usines ontariennes et deux québécoises.

À l’usine d’Ostrom, ils sont une dizaine à être déjà à l’œuvre, des employés hautement motivés, très à leurs affaires, ils veulent apprendre», selon M. Brodeur.

Michael Leitch est le chef de l'usine d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Michael Leitch est le chef de l’usine d’EACOM à Gogama.

Ces propos sont corroborés par le chef d’usine, Michael Leitch, qui indique que les recrues étrangères aiment bien leur immersion dans la culture et le [nouveau] milieu de travail.»

Pendant leur intégration, un accent particulier doit être mis sur leur sensibilité à la sécurité, parce que tout le monde vient d’endroits différents où la sécurité est perçue différemment.»

Il y a quelques barrières linguistiques qui se sont manifestées, mais ça a été réglé», affirme M Leitch, qui ajoute que l’accueil des premiers travailleurs permet d’ajuster la formation de ceux qui suivront.

Pour la nourriture au campement — qui comprend un réfectoire —, EACOM a retenu des services de traiteur.

Recruter pour le Nord de l’Ontario

Le recrutement étranger est pris en charge par la firme Groupe IVEY basée à Sudbury.

Le cofondateur et président de la firme, Anthony Lawley, dit souvent trouver des candidats motivés, mais non sans faire du marketing», car normalement, les gens ne savent rien de ce qui se trouve au nord de Toronto.»

L’entreprise tient toujours à leur expliquer la réalité de vivre dans le Nord [de l’Ontario] et pas dans les grosses villes.»

Moi-même, je viens de Timmins, donc le froid, la neige, je sais ce que c’est et les membres de notre équipe aussi […] et même là, il y a une grande motivation pour venir travailler au Canada parce qu’ils veulent développer leurs compétences, contribuer à l’économie canadienne et donner une opportunité à leurs enfants et au Canada de grandir au Canada», raconte-t-il.

L’intégration sociale pour retenir les travailleurs

Les candidats retenus par EACOM détiennent des permis de travail qui les lient directement à l’entreprise pendant deux ou trois ans. Ils ne peuvent donc pas changer d’emploi pendant cette période.

Mais après cela, et surtout après l’obtention de la résidence permanente, ils sont libres d’opter pour un changement d’emploi ou de carrière.

Aux usines d’EACOM, le taux de rétention jusqu’à présent est de 100 %, mais Anthony Lawley, qui travaille avec plusieurs autres entreprises nord-ontariennes, reconnaît que les employeurs ont un rôle ultra-important à jouer» dans la rétention des employés recrutés de l’étranger.

Le président du Groupe IVEY, Anthony Lawley (gauche), et le président de la firme de consultance LIRC, Patrice Dubreuil (à droite), sont impliqués respectivement dans le recrutement des travailleurs étrangers et dans l'aménagement du campement d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Le président du Groupe IVEY, Anthony Lawley (gauche), et le président de la firme de consultance LIRC, Patrice Dubreuil (à droite), sont impliqués respectivement dans le recrutement des travailleurs étrangers et dans l’aménagement du campement d’EACOM à Gogama.

C’est ça qu’on leur dit. C’est de donner de bonnes conditions de travail, de prendre soin d’eux, de donner de la bonne rétroaction, de les aider aussi à s’intégrer [socialement], par exemple de leur montrer quelles sont les activités d’hiver, la raquette, le patinage», affirme-t-il.

Ils ont besoin de quelqu’un pour les soutenir et les exposer à ces choses-là […]. Il y a beaucoup de choix et si les employés ne sont pas contents, ils peuvent aller trouver un travail ailleurs.»

Le travailleur peut avoir un super bon emploi, mais si la famille n’est pas contente, il n’y a pas d’amis, il n’y a rien à faire, ça peut causer un problème», ajoute M. Lawley.

Les 44 chambres du campement sont déjà meublées.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Les 44 chambres du campement sont déjà meublées.

L’entrepreneur Patrice Dubreuil de Sudbury est du même avis. Un tel environnement permet de créer une certaine loyauté […] entre l’employé et l’employeur.»

Sa firme de consultance s’est chargée de trouver les entreprises responsables de la construction du campement de Gogama ainsi que de la restauration.

Au campement, il est par ailleurs prévu des journées thématiques, signale l’entrepreneur, où des mets typiques de leurs pays d’origine seront au menu, pour que les gens sentent qu’ils peuvent partager [leur] culture avec [leurs] collègues.»

Patrice Dubreuil a récemment construit un campement de 700 places dans la région de Dubreuilville pour les travailleurs de la mine d’Argonaut Gold.

Il dit trouver intéressante cette idée de développer des campements dans les régions du Nord de l’Ontario où justement on n’a pas eu de nouvelles infrastructures depuis longtemps.»

C’est un défi d’attirer des gens d’un peu partout, alors là, en ayant des dortoirs, on offre une façon temporaire pour justement les apprivoiser […], c’est une belle opportunité», avance-t-il.

Les appareils électroménagers sont en cours d'installation au campement des travailleurs de la scierie d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Les appareils électroménagers sont en cours d’installation au campement des travailleurs de la scierie d’EACOM à Gogama.

Jean Brodeur indique que des discussions entre EACOM et la communauté de Gogama se poursuivent au sujet du développement d’infrastructures de logement.

Mais il reconnaît qu’il s’agit d’une petite communauté qui n’a pas nécessairement les fonds pour bâtir des immeubles à logements» et que la pression sur le logement à Gogama ne fera que s’accroître en raison d’une nouvelle mine d’or dans la région.

On avait besoin de donner un coup de barre maintenant parce que le problème devenait trop criant, nos problèmes devenaient trop immédiats par rapport au temps que ça aurait pris d’avoir une entente au niveau communautaire.»

Avec Radio-Canada par Bienvenu Senga 

Canada: Des réfugiés afghans logés dans des hôtels se plaignent des conditions

novembre 2, 2021

Dans le stationnement d’un hôtel situé non loin de l’aéroport Pearson de Toronto, plusieurs réfugiés afghans fouillent dans des boîtes et des sacs de vêtements donnés.

Sardar Khan Shinwari vit dans une chambre d'hôtel près de l'aéroport Pearson avec sa femme et ses quatre enfants.

© Eduardo Lima/La Presse canadienne Sardar Khan Shinwari vit dans une chambre d’hôtel près de l’aéroport Pearson avec sa femme et ses quatre enfants.

Ils cherchent des manteaux d’hiver et des chaussures qui pourraient convenir à leurs enfants, ainsi que des vêtements adaptés à la saison pour eux-mêmes. Beaucoup d’entre eux n’ont pas d’argent. De plus, ils n’ont toujours pas reçu de paiements de soutien du gouvernement fédéral.

Une agence a été chargée de s’occuper d’eux en attendant qu’ils soient installés dans un logement plus permanent. Cependant, les réfugiés affirment que nombre de leurs besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits de manière adéquate.

Nous n’avons pas assez de vêtements, pas assez de bottes», déclare Sardar Khan Shinwari, qui vit dans une chambre d’hôtel avec sa femme et ses quatre enfants depuis la mi-octobre.

En ce moment, mes bottes sont des 11, et je porte du 8», explique-t-il.

M. Shinwari fait partie des quelque 770 réfugiés afghans actuellement logés dans deux hôtels près de l’aéroport.

Sa famille a terminé la quarantaine obligatoire en raison de la pandémie, mais ils restent à l’hôtel et dépendent de l’agence. Ils attendent que le gouvernement fédéral traite leurs demandes et délivre leurs cartes de résidence permanente.

Ils n’ont rien»

Les employés du gouvernement leur ont fourni quelques vêtements à l’aéroport, mais ils étaient mal ajustés, dit M. Shinwari.

Le fait de vivre à l’hôtel pendant une longue période signifie également que la famille n’a pas accès à une buanderie ou à sa propre cuisine.

De plus, en raison de la situation géographique de l’hôtel, il n’y a pas d’épicerie à proximité ou de terrains de jeux pour les enfants.

Nous faisons la lessive dans la douche parce qu’il n’y a pas de machine à laver», explique cet homme de 30 ans, ancien interprète des Forces armées canadiennes, qui a réussi à passer les postes de contrôle talibans au Pakistan avant de s’envoler avec sa famille vers Toronto.

Autour de nous, il n’y a que immeubles et stationnements. Où pouvons-nous aller?»

La nourriture fournie n’est pas non plus idéale, en particulier pour ses enfants, selon M. Shinwari. De plus, il affirme que l’agence n’a pas fourni de fournitures adéquates pour son bébé d’un mois.

Yasmin Noori, une résidente de Toronto qui distribue des vêtements qui proviennent de dons des Torontois, affirme que les nouveaux arrivants ont besoin de vêtements d’hiver ainsi que de jouets et de poussettes pour leurs enfants.

Ils n’ont rien», dit-elle. J’ai vu les gens porter des vêtements (d’été) avec des pantoufles, je me sentais si mal parce que le temps était si froid.»

Asadullah Rahimi, un réfugié afghan qui séjourne également dans l’un des hôtels avec sa femme et ses six enfants, affirme que le fait de ne pas savoir quand l’agence leur trouvera un logement exacerbe les problèmes.

Personne ne nou demande : « Où voulez-vous aller? De quoi avez-vous besoin? De quoi vous manque-t-il? À quels problèmes faites-vous face? »», dit-il.

Un porte-parole du ministre fédéral de l’Immigration affirme que le processus de choix d’un lieu d’établissement définitif pour les réfugiés implique généralement des entretiens avant leur arrivée au Canada pour discuter de leurs options, mais cela ne s’est pas produit dans ces cas.

Compte tenu de la nature rapide et volatile de leur fuite d’Afghanistan, cette entrevue avant le départ n’était pas possible», déclare Alexander Cohen.

Le gouvernement cherche à aider les nouveaux arrivants afghans à s’installer dans des zones où ils ont de la famille, des amis ou un soutien communautaire, dit-il.

Des travailleurs sociaux plus expérimentés

M. Cohen ajoute que du personnel du ministère a été envoyé dans les hôtels accueillant des réfugiés afghans, mais que ce sont les travailleurs de l’agence qui traitent directement avec les nouveaux arrivants.

Le directeur général de Polycultural, l’agence chargée de fournir des services aux nouveaux arrivants afghans, affirme que la capacité de son organisation à fournir des services en personne dans les hôtels est limitée en raison de la pandémie, mais il affirme que l’agence donne suite aux préoccupations soulevées.

Nous continuons à prendre en compte toutes les réactions. Les gens appellent ça des plaintes, nous appelons ça des retours d’information, et nous essayons de rendre tout le monde heureux», déclare Marwan Ismail. Nous sommes là pour aider les gens.»

M. Ismail indique que son organisation a récemment signé un accord pour fournir des services de buanderie aux nouveaux arrivants afghans et qu’elle prendra en compte la taille des gens afin de leur fournir des vêtements adéquats.

L’organisation a également changé de fournisseur de services de restauration huit fois au cours des deux derniers mois à la suite de plaintes, dit-il, notant qu’il peut être difficile de fournir des repas qui satisfont des centaines de personnes.

L’organisation a été confrontée à des difficultés avec certains employés, selon M. Ismail. Elle a engagé 35 personnes parlant le pachto et le dari, les deux principales langues parlées en Afghanistan, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas suffisamment d’expérience en matière de travail social, dit-il.

Nous étions pressés parce que tout s’est passé très vite à Kaboul», dit-il, faisant référence à la prise de pouvoir rapide des talibans dans le pays. Des travailleurs sociaux plus expérimentés sont maintenant embauchés pour fournir de meilleurs services, dit-il.

Ottawa s’est engagé à accueillir 40 000 réfugiés afghans. À ce jour, l’accueil de près de 9500 personnes a été approuvé et 3260 sont maintenant au Canada.  

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada: La difficile réalité du transfert des patients atteints de COVID-19

octobre 31, 2021

Ken Roth est l’un des 22 patients de la Saskatchewan transportés jusqu’ici dans un hôpital en Ontario pour y poursuivre des traitements contre la COVID-19. Son histoire rappelle la difficile réalité que peuvent vivre les patients transférés pour soulager la pression que la pandémie exerce sur le système de santé de la province.

Ken Roth s'est entretenu avec CBC de son lit d'hôpital à Ottawa, où il a été transféré vendredi sans avertissement.

© Bonnie Allen/Radio-Canada Ken Roth s’est entretenu avec CBC de son lit d’hôpital à Ottawa, où il a été transféré vendredi sans avertissement.

Ken Roth était traité à l’unité des soins intensifs de l’hôpital St. Paul à Saskatoon jusqu’à son transfert, vendredi matin.

Ce Métis qui est âgé de 66 ans est un chef pompier à la retraite de La Loche, une communauté située à plus de 500 km au nord-ouest de Saskatoon.

Il a contracté la COVID-19 au début du mois de juillet. Il n’était pas vacciné. Il a été intubé le 28 juillet et a été plongé dans le coma pendant des semaines.

Ce qui le bouleverse, ce n’est pas d’avoir été transféré en Ontario pour y recevoir des soins, c’est la façon dont ce transfert a été fait.

À l’hôpital de Saskatoon, raconte-t-il de son lit d’hôpital à Ottawa, il pouvait recevoir la visite de sa femme et de sa fille qui venaient le voir tous les jours.

Tout cela a changé en un clin d’œil. La façon dont ils m’ont traité, à Saskatoon, dit-il entre deux accès de toux. Ils sont juste entrés et m’ont dit : vous partez pour Ottawa.»

Il a tenté de protester, dit-il. Son départ s’est fait trop vite pour lui laisser le temps de prévenir sa femme et lui dire au revoir. Il a pleuré dans l’avion qui l’emmenait à Ottawa.

Il dit que cette expérience lui a rappelé le traumatisme vécu quand on l’a arraché à sa mère, à 6 ans, pour l’envoyer dans un pensionnat pour Autochtones.

Ils ont fait exactement la même chose que lorsque j’étais enfant. La douleur est vive», a-t-il raconté à CBC News.

Interrogé au sujet de ce transfert, vendredi, le président-directeur général de l’Autorité de santé de la Saskatchewan (SHA), Scott Livingstone, a offert ses excuses à Ken Roth.

Nous nous excusons très certainement pour la douleur et la souffrance de ce patient, a-t-il dit. Ça ne respecte pas le processus en place pour envoyer ces patients hors province.»

Les familles et les patients, quand ils sont conscients, sont censés être informés de leur transfert, a ajouté M. Livingstone.

Une fois que les autorités ont déterminé qu’un patient est suffisamment stable pour être transporté et qu’il y a manque de lit, ils procéderont au transfert. Il n’est pas possible de refuser un transfert, indique la province.

Cependant, la santé publique de la Saskatchewan n’est pas certaine qu’il sera nécessaire de transférer d’autres patients après la fin de semaine, étant donné qu’elle constate une réduction du nombre de patients atteints de COVID-19, y compris ceux qui sont aux soins intensifs.

Mais, si la province doit continuer à transférer des patients, Ken Roth espère qu’elle s’y prendra mieux et sera plus sensible aux besoins des gens, y compris les survivants des pensionnats pour Autochtones.

Le Saskatchewanais se dit très satisfait des soins qu’il reçoit à Ottawa. Et s’il souffre de solitude, il indique que sa famille prévoit faire le trajet en voiture pour venir le voir. Tous, cependant, ne pourront pas le visiter à l’hôpital, puisque pour ce faire, il leur faut être pleinement vaccinés, ce qui n’est pas le cas de la plupart d’entre eux.

Par Radio-Canada avec des informations de Alexander Quon et Bonnie Allen

Un entrepreneur dépense 50 000 $ pour aider les réfugiés afghans au Canada

septembre 12, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — Un promoteur immobilier de Toronto qui a travaillé sans relâche pour aider des centaines de personnes fuyant les talibans à s’installer au Canada – dépensant 50 000 $ pour leur acheter des produits de base – a été salué comme un «excellent exemple de compassion canadienne» par le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino.

Wais Habibzai, qui a fui l’Afghanistan au Canada en 1992 après que sa maison a été détruite par une roquette, a lancé une campagne pour aider à fournir des vêtements et d’autres produits essentiels aux réfugiés qui ont fui Kaboul.

Environ un millier de réfugiés reçoivent de la nourriture et sont logés par le gouvernement alors qu’ils se préparent à refaire leur vie au Canada, a déclaré M. Habibzai. Il a cependant noté que les réfugiés, isolés dans plusieurs hôtels de Toronto, manquaient de nombreux produits essentiels, notamment des sous-vêtements propres, des téléphones et des biberons.

Beaucoup de réfugiés sont arrivés avec seulement leurs vêtements sur leur dos et M. Habibzai leur a acheté de l’habillement dans un magasin à grande surface.

L’homme d’affaires a transformé les salles de conférence des hôtels où sont logés des réfugiés en entrepôts de vêtements et de produits de première nécessité, recrutant des dizaines de bénévoles qui agissent comme traducteurs et de personnes qui contribuent au fonds d’aide.

Il se rend quotidiennement dans les magasins locaux pour acheter des sous-vêtements, des chaussures, des jeans et des chemises, des biberons, du lait maternisé et des produits d’hygiène personnelle. Il a également acheté du chocolat, des bonbons et des jouets pour les enfants, ainsi que des tapis de prière et des hijabs pour certaines femmes plus âgées.

M. Habibzai, qui est âgé de 40 ans, s’est dit ravi de voir de jeunes réfugiés, arrivés en tenue traditionnelle afghane, se promener dans les hôtels de Toronto «comme de vrais Canadiens» en jeans et t-shirts arborant le drapeau canadien.

«Certains sont venus avec (des vêtements traditionnels). Le lendemain, ils portaient les chaussures, les t-shirts et les jeans que je leur avais donnés. Je suis allé chez Walmart et je leur ai acheté des t-shirts avec le drapeau du Canada. Ils ont adoré. Ils se promenaient comme de vrais Canadiens», a-t-il déclaré.

«Les adolescents âgés de 20 à 22 ans – ils veulent être modernes.»

Le ministre Mendicino a affirmé que l’accueil des Afghans «ne serait pas possible sans la générosité de Wais et de tant d’autres comme lui».

«Alors que les réfugiés afghans cherchaient à se mettre à l’abri des persécutions et de la guerre, le Canada est intervenu. Et alors que les réfugiés commencent maintenant une nouvelle vie au Canada, les Canadiens se mobilisent. Peu incarnent cet esprit mieux que Wais Habibzai. Wais est un excellent exemple de la compassion canadienne», a-t-il déclaré.

«Et en tant que réfugié lui-même, il incarne le « cycle intergénérationnel d’immigration » du Canada où chaque génération de nouveaux arrivants accueille la suivante», a ajouté le ministre.

Le ministère de l’Immigration affirme avoir aidé 3700 personnes évacuées, dont des citoyens canadiens et des résidents permanents, à fuir l’Afghanistan, récemment tombé aux mains des talibans. Il a cependant été critiqué pour ne pas en avoir aidé suffisamment à s’échapper et son programme spécial d’immigration a été en proie à des problèmes bureaucratiques et techniques.

M. Habibzai visite chaque jour des hôtels où logent des réfugiés pour s’enquérir de ce dont ils ont besoin. Il a recruté de la famille et des amis afghans pour traduire et a amassé des milliers de dollars pour compléter les 50 000 $ qu’il a lui-même dépensés.

«J’ai dit: « Donnez-moi une liste de ce dont vous avez besoin. Je vais aller l’acheter: des couches, du lait, vous n’avez qu’à le dire. » Un homme a répondu: « Je n’ai qu’une seule paire de sous-vêtements ». Ils demandaient toujours des produits comme celui-ci », a-t-il expliqué.

Il a déclaré que les réfugiés qui avaient laissé leur famille derrière eux voulaient savoir désespérément s’ils étaient en sécurité, mais n’avaient souvent aucun moyen de les joindre.

M. Habibzai leur a acheté des téléphones cellulaires et des cartes SIM, ainsi que des chargeurs adaptés aux prises canadiennes, afin qu’ils puissent rester en contact avec des parents et des amis qui se cachent des talibans.

Il a également proposé de loger plusieurs familles dans ses logements vacants sans leur facturer de loyer pendant un an. Mais il a mentionné que de nombreux nouveaux arrivants ont de l’argent et sont bien éduqués.

L’homme d’affaires de Toronto, dont le père était directeur d’une chaîne de télévision nationale afghane et ancien diplomate, a été contraint de fuir l’Afghanistan après que les moudjahidines – des combattants religieux qui ont combattu l’occupation russe, évoluant en talibans – ont détruit sa maison avec un lance-roquettes.

Il est arrivé au Canada en 1992, à l’âge de 14 ans, et a déclaré que son expérience en tant que nouvel immigrant l’avait motivé à aider les Afghans en fuite. Il veut «redonner» au pays qui l’a accueilli, car il se souvient à quel point cela a été «difficile» pour lui d’arriver au Canada «sans rien».

«Mon père a dû quitter son travail, et depuis que notre maison a été détruite par le lance-roquettes, a-t-il raconté, c’était très difficile pour mon père de trouver un appartement (au Canada) parce qu’il n’avait pas de crédit, pas de travail et son anglais n’était pas bon. C’était dur. Mon père était un homme fort. Il voulait travailler, quoi qu’il en coûte, quoi qu’il arrive, même s’il a été diplomate pendant des années.»

Finalement, son père a accepté un poste de gérant d’un dépanneur. M. Habibzai a quant à lui fondé sa propre société immobilière, achetant sa première maison à l’âge de 18 ans et la vendant pour financer ses frais universitaires. Il construit maintenant des maisons à Toronto et dirige une société immobilière ainsi que des entreprises technologiques en Afghanistan.

«Aujourd’hui, je construis des maisons et, grâce au Canada, j’ai fait mes études ici. Mon frère a joué au soccer professionnellement pour Équipe Canada, a-t-il déclaré. Tout est grâce à ce beau pays. Et je veux redonner.»

«Je leur dis: « Écoutez, je ne suis personne. Je ne suis que ce jeune homme d’affaires d’origine afghane. Je suis venu ici, comme vous, avec même pas 20 $ en poche, sans rien. Mais le Canada est le pays des opportunités: vous pouvez être quelqu’un.»

Avec Marie Woolf, La Presse Canadienne

Canada: Un épidémiologiste démissionne de la Table scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario

août 30, 2021

 David Fisman allègue que la modélisation de la Table pour l’automne n'est pas partagée de « manière transparente avec le public ».

© /Ousama Farag/CBC David Fisman allègue que la modélisation de la Table pour l’automne n’est pas partagée de « manière transparente avec le public ».

David Fisman, membre de la Table consultative scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario, a démissionné, alléguant que le groupe a retardé la publication de ses projections pour l’automne en raison d’ingérence politique. Une accusation que la Table a niée.

Le professeur d’épidémiologie à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto a annoncé qu’il se retirerait de la Table sur Twitter lundi matin, publiant une lettre de démission qu’il a envoyée au coprésident du comité scientifique, le Dr Adalsteinn Brown.

David Fisman a déclaré que même s’il avait des émotions mitigées» à propos de sa démission, il s’était opposé publiquement à plusieurs reprises aux directives de la Table», et a ajouté que l’Ontario avait besoin d’un système de santé publique indépendant de la politique».

Je me sens de plus en plus mal à l’aise avec le fait que les considérations politiques semblent influencer les conclusions de la Table, ou du moins à quel point ces conclusions sont partagées de manière transparente avec le public», a écrit David Fisman.

La lettre ne contenait cependant aucun détail sur les prétendues considérations politiques. L’épidémiologiste a déjà été retiré de la liste des membres sur le site web de la Table.

Une modélisation pour l’automne retardée?

Sa démission survient deux jours après qu’il a tweeté que la Table scientifique avait fait un travail de modélisation important qui projette un automne sombre». Il a aussi laissé entendre que sa publication avait été intentionnellement retardée.

Je ne comprends pas pourquoi ils ne publient pas cela. Il est important que les gens comprennent ce qui les attend et quels sont les enjeux», a-t-il écrit.

La Table réfute les propos de David Fisman

La Table a fermement réfuté le fait qu’elle dissimule délibérément des projections pour l’automne. Dans une série de tweets sur son compte officiel, elle clarifie sa position : Il semble y avoir des rumeurs selon lesquelles la Table de consultation scientifique retient une modélisation de COVID-19 pour l’automne. Pour être absolument clair, ce n’est pas vrai.»

La Table a aussi expliqué qu’elle travaillait actuellement à comprendre comment la COVID-19 pourrait affecter l’Ontario dans les mois à venir», ce qui implique l’intégration et l’examen de nombreux modèles réalisés par de nombreuses équipes» jusqu’à ce qu’il y ait un consensus scientifique raisonnable».

De nombreux travaux mathématiques et scientifiques sont nécessaires pour générer un consensus de modélisation sur lequel les Ontariens peuvent compter; nous agissons rapidement, mais pas prématurément», a-t-elle ajouté.

Les dernières données de modélisation de la Table de consultation scientifique sur la COVID-19 ont été rendues publiques le 10 juin. Les projections indiquaient qu’une quatrième vague causée par le variant Delta était peu probable, car les cas positifs de COVID-19 en Ontario ont continué de baisser fortement».

Cependant, les principales conclusions de la modélisation soulignaient que le variant Delta serait probablement la forme dominante du virus au cours de l’été et pourrait être plus dangereux» que les variants qui ont entraîné les vagues précédentes de la pandémie.

David Fisman a été un critique virulent du gouvernement Ford et de bon nombre de ses hauts responsables de la santé publique et a été l’un des premiers défenseurs de l’hypothèse selon laquelle le virus est principalement transmis par les aérosols.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: L’Ontario prolonge l’augmentation salariale des préposés aux soins jusqu’au 31 octobre

août 23, 2021

Pour une troisième fois depuis son investissement initial de l’an dernier, le gouvernement de Doug Ford prolonge l’augmentation de salaire temporaire des préposés aux services de soutien à la personne et des travailleurs de soutien direct.

Plus de 158 000 travailleurs reçoivent actuellement une augmentation salariale temporaire.

© Evan Tsuyoshi Mitsui/Radio-Canada Plus de 158 000 travailleurs reçoivent actuellement une augmentation salariale temporaire.

À l’approche de l’automne, en veillant à ce que les préposés aux services de soutien à la personne de l’Ontario soient soutenus, les patients continueront de recevoir les soins de grande qualité dont ils ont besoin», a affirmé la ministre de la Santé Christine Elliott dans un communiqué gouvernemental.

Le président du Conseil du Trésor, Prabmeet Sarkaria, a tenu quant à lui à souligner le travail vital et les sacrifices importants que les préposés aux services de soutien à la personne et les travailleurs de soutien direct continuent de faire pour garder les Ontariennes et les Ontariens en sécurité et en santé».

Plus de 158 000 travailleurs sont touchés par cette annonce dans les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée, les soins à domicile, le milieu communautaire et les services sociaux». Dans le secteur des soins de longue durée, par exemple, 50 000 travailleurs admissibles perçoivent actuellement une augmentation salariale de 3 $ l’heure.

Le gouvernement dit avoir investi plus d’un milliard de dollars pour les préposés aux services de soutien à la personne et les travailleurs de soutien direct depuis octobre 2020.

La prolongation de l’augmentation salariale annoncée lundi sera en vigueur jusqu’au 31 octobre.

Avec  CBC/Radio-Canada