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Un entrepreneur dépense 50 000 $ pour aider les réfugiés afghans au Canada

septembre 12, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — Un promoteur immobilier de Toronto qui a travaillé sans relâche pour aider des centaines de personnes fuyant les talibans à s’installer au Canada – dépensant 50 000 $ pour leur acheter des produits de base – a été salué comme un «excellent exemple de compassion canadienne» par le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino.

Wais Habibzai, qui a fui l’Afghanistan au Canada en 1992 après que sa maison a été détruite par une roquette, a lancé une campagne pour aider à fournir des vêtements et d’autres produits essentiels aux réfugiés qui ont fui Kaboul.

Environ un millier de réfugiés reçoivent de la nourriture et sont logés par le gouvernement alors qu’ils se préparent à refaire leur vie au Canada, a déclaré M. Habibzai. Il a cependant noté que les réfugiés, isolés dans plusieurs hôtels de Toronto, manquaient de nombreux produits essentiels, notamment des sous-vêtements propres, des téléphones et des biberons.

Beaucoup de réfugiés sont arrivés avec seulement leurs vêtements sur leur dos et M. Habibzai leur a acheté de l’habillement dans un magasin à grande surface.

L’homme d’affaires a transformé les salles de conférence des hôtels où sont logés des réfugiés en entrepôts de vêtements et de produits de première nécessité, recrutant des dizaines de bénévoles qui agissent comme traducteurs et de personnes qui contribuent au fonds d’aide.

Il se rend quotidiennement dans les magasins locaux pour acheter des sous-vêtements, des chaussures, des jeans et des chemises, des biberons, du lait maternisé et des produits d’hygiène personnelle. Il a également acheté du chocolat, des bonbons et des jouets pour les enfants, ainsi que des tapis de prière et des hijabs pour certaines femmes plus âgées.

M. Habibzai, qui est âgé de 40 ans, s’est dit ravi de voir de jeunes réfugiés, arrivés en tenue traditionnelle afghane, se promener dans les hôtels de Toronto «comme de vrais Canadiens» en jeans et t-shirts arborant le drapeau canadien.

«Certains sont venus avec (des vêtements traditionnels). Le lendemain, ils portaient les chaussures, les t-shirts et les jeans que je leur avais donnés. Je suis allé chez Walmart et je leur ai acheté des t-shirts avec le drapeau du Canada. Ils ont adoré. Ils se promenaient comme de vrais Canadiens», a-t-il déclaré.

«Les adolescents âgés de 20 à 22 ans – ils veulent être modernes.»

Le ministre Mendicino a affirmé que l’accueil des Afghans «ne serait pas possible sans la générosité de Wais et de tant d’autres comme lui».

«Alors que les réfugiés afghans cherchaient à se mettre à l’abri des persécutions et de la guerre, le Canada est intervenu. Et alors que les réfugiés commencent maintenant une nouvelle vie au Canada, les Canadiens se mobilisent. Peu incarnent cet esprit mieux que Wais Habibzai. Wais est un excellent exemple de la compassion canadienne», a-t-il déclaré.

«Et en tant que réfugié lui-même, il incarne le « cycle intergénérationnel d’immigration » du Canada où chaque génération de nouveaux arrivants accueille la suivante», a ajouté le ministre.

Le ministère de l’Immigration affirme avoir aidé 3700 personnes évacuées, dont des citoyens canadiens et des résidents permanents, à fuir l’Afghanistan, récemment tombé aux mains des talibans. Il a cependant été critiqué pour ne pas en avoir aidé suffisamment à s’échapper et son programme spécial d’immigration a été en proie à des problèmes bureaucratiques et techniques.

M. Habibzai visite chaque jour des hôtels où logent des réfugiés pour s’enquérir de ce dont ils ont besoin. Il a recruté de la famille et des amis afghans pour traduire et a amassé des milliers de dollars pour compléter les 50 000 $ qu’il a lui-même dépensés.

«J’ai dit: « Donnez-moi une liste de ce dont vous avez besoin. Je vais aller l’acheter: des couches, du lait, vous n’avez qu’à le dire. » Un homme a répondu: « Je n’ai qu’une seule paire de sous-vêtements ». Ils demandaient toujours des produits comme celui-ci », a-t-il expliqué.

Il a déclaré que les réfugiés qui avaient laissé leur famille derrière eux voulaient savoir désespérément s’ils étaient en sécurité, mais n’avaient souvent aucun moyen de les joindre.

M. Habibzai leur a acheté des téléphones cellulaires et des cartes SIM, ainsi que des chargeurs adaptés aux prises canadiennes, afin qu’ils puissent rester en contact avec des parents et des amis qui se cachent des talibans.

Il a également proposé de loger plusieurs familles dans ses logements vacants sans leur facturer de loyer pendant un an. Mais il a mentionné que de nombreux nouveaux arrivants ont de l’argent et sont bien éduqués.

L’homme d’affaires de Toronto, dont le père était directeur d’une chaîne de télévision nationale afghane et ancien diplomate, a été contraint de fuir l’Afghanistan après que les moudjahidines – des combattants religieux qui ont combattu l’occupation russe, évoluant en talibans – ont détruit sa maison avec un lance-roquettes.

Il est arrivé au Canada en 1992, à l’âge de 14 ans, et a déclaré que son expérience en tant que nouvel immigrant l’avait motivé à aider les Afghans en fuite. Il veut «redonner» au pays qui l’a accueilli, car il se souvient à quel point cela a été «difficile» pour lui d’arriver au Canada «sans rien».

«Mon père a dû quitter son travail, et depuis que notre maison a été détruite par le lance-roquettes, a-t-il raconté, c’était très difficile pour mon père de trouver un appartement (au Canada) parce qu’il n’avait pas de crédit, pas de travail et son anglais n’était pas bon. C’était dur. Mon père était un homme fort. Il voulait travailler, quoi qu’il en coûte, quoi qu’il arrive, même s’il a été diplomate pendant des années.»

Finalement, son père a accepté un poste de gérant d’un dépanneur. M. Habibzai a quant à lui fondé sa propre société immobilière, achetant sa première maison à l’âge de 18 ans et la vendant pour financer ses frais universitaires. Il construit maintenant des maisons à Toronto et dirige une société immobilière ainsi que des entreprises technologiques en Afghanistan.

«Aujourd’hui, je construis des maisons et, grâce au Canada, j’ai fait mes études ici. Mon frère a joué au soccer professionnellement pour Équipe Canada, a-t-il déclaré. Tout est grâce à ce beau pays. Et je veux redonner.»

«Je leur dis: « Écoutez, je ne suis personne. Je ne suis que ce jeune homme d’affaires d’origine afghane. Je suis venu ici, comme vous, avec même pas 20 $ en poche, sans rien. Mais le Canada est le pays des opportunités: vous pouvez être quelqu’un.»

Avec Marie Woolf, La Presse Canadienne

Canada: Un épidémiologiste démissionne de la Table scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario

août 30, 2021

 David Fisman allègue que la modélisation de la Table pour l’automne n'est pas partagée de « manière transparente avec le public ».

© /Ousama Farag/CBC David Fisman allègue que la modélisation de la Table pour l’automne n’est pas partagée de « manière transparente avec le public ».

David Fisman, membre de la Table consultative scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario, a démissionné, alléguant que le groupe a retardé la publication de ses projections pour l’automne en raison d’ingérence politique. Une accusation que la Table a niée.

Le professeur d’épidémiologie à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto a annoncé qu’il se retirerait de la Table sur Twitter lundi matin, publiant une lettre de démission qu’il a envoyée au coprésident du comité scientifique, le Dr Adalsteinn Brown.

David Fisman a déclaré que même s’il avait des émotions mitigées» à propos de sa démission, il s’était opposé publiquement à plusieurs reprises aux directives de la Table», et a ajouté que l’Ontario avait besoin d’un système de santé publique indépendant de la politique».

Je me sens de plus en plus mal à l’aise avec le fait que les considérations politiques semblent influencer les conclusions de la Table, ou du moins à quel point ces conclusions sont partagées de manière transparente avec le public», a écrit David Fisman.

La lettre ne contenait cependant aucun détail sur les prétendues considérations politiques. L’épidémiologiste a déjà été retiré de la liste des membres sur le site web de la Table.

Une modélisation pour l’automne retardée?

Sa démission survient deux jours après qu’il a tweeté que la Table scientifique avait fait un travail de modélisation important qui projette un automne sombre». Il a aussi laissé entendre que sa publication avait été intentionnellement retardée.

Je ne comprends pas pourquoi ils ne publient pas cela. Il est important que les gens comprennent ce qui les attend et quels sont les enjeux», a-t-il écrit.

La Table réfute les propos de David Fisman

La Table a fermement réfuté le fait qu’elle dissimule délibérément des projections pour l’automne. Dans une série de tweets sur son compte officiel, elle clarifie sa position : Il semble y avoir des rumeurs selon lesquelles la Table de consultation scientifique retient une modélisation de COVID-19 pour l’automne. Pour être absolument clair, ce n’est pas vrai.»

La Table a aussi expliqué qu’elle travaillait actuellement à comprendre comment la COVID-19 pourrait affecter l’Ontario dans les mois à venir», ce qui implique l’intégration et l’examen de nombreux modèles réalisés par de nombreuses équipes» jusqu’à ce qu’il y ait un consensus scientifique raisonnable».

De nombreux travaux mathématiques et scientifiques sont nécessaires pour générer un consensus de modélisation sur lequel les Ontariens peuvent compter; nous agissons rapidement, mais pas prématurément», a-t-elle ajouté.

Les dernières données de modélisation de la Table de consultation scientifique sur la COVID-19 ont été rendues publiques le 10 juin. Les projections indiquaient qu’une quatrième vague causée par le variant Delta était peu probable, car les cas positifs de COVID-19 en Ontario ont continué de baisser fortement».

Cependant, les principales conclusions de la modélisation soulignaient que le variant Delta serait probablement la forme dominante du virus au cours de l’été et pourrait être plus dangereux» que les variants qui ont entraîné les vagues précédentes de la pandémie.

David Fisman a été un critique virulent du gouvernement Ford et de bon nombre de ses hauts responsables de la santé publique et a été l’un des premiers défenseurs de l’hypothèse selon laquelle le virus est principalement transmis par les aérosols.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: L’Ontario prolonge l’augmentation salariale des préposés aux soins jusqu’au 31 octobre

août 23, 2021

Pour une troisième fois depuis son investissement initial de l’an dernier, le gouvernement de Doug Ford prolonge l’augmentation de salaire temporaire des préposés aux services de soutien à la personne et des travailleurs de soutien direct.

Plus de 158 000 travailleurs reçoivent actuellement une augmentation salariale temporaire.

© Evan Tsuyoshi Mitsui/Radio-Canada Plus de 158 000 travailleurs reçoivent actuellement une augmentation salariale temporaire.

À l’approche de l’automne, en veillant à ce que les préposés aux services de soutien à la personne de l’Ontario soient soutenus, les patients continueront de recevoir les soins de grande qualité dont ils ont besoin», a affirmé la ministre de la Santé Christine Elliott dans un communiqué gouvernemental.

Le président du Conseil du Trésor, Prabmeet Sarkaria, a tenu quant à lui à souligner le travail vital et les sacrifices importants que les préposés aux services de soutien à la personne et les travailleurs de soutien direct continuent de faire pour garder les Ontariennes et les Ontariens en sécurité et en santé».

Plus de 158 000 travailleurs sont touchés par cette annonce dans les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée, les soins à domicile, le milieu communautaire et les services sociaux». Dans le secteur des soins de longue durée, par exemple, 50 000 travailleurs admissibles perçoivent actuellement une augmentation salariale de 3 $ l’heure.

Le gouvernement dit avoir investi plus d’un milliard de dollars pour les préposés aux services de soutien à la personne et les travailleurs de soutien direct depuis octobre 2020.

La prolongation de l’augmentation salariale annoncée lundi sera en vigueur jusqu’au 31 octobre.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Canada: Des feux de forêt causent du smog dans plusieurs régions du Québec

juillet 26, 2021

Des alertes de smog sont en vigueur lundi dans plusieurs régions du Québec à cause de la fumée des feux de forêt qui ont cours dans le nord-ouest de l’Ontario et au Manitoba.

À Montréal, une odeur de fumée flottait dans l’air lundi.

© Guillaume Levasseur Le Devoir À Montréal, une odeur de fumée flottait dans l’air lundi.

Des incendies sont encore actifs à l’ouest du Québec et les panaches de fumée peuvent voyager sur plusieurs milliers de kilomètres. À Montréal, une odeur de fumée flottait dans l’air dans la journée de lundi.

En plus de la région montréalaise, Environnement Canada a également émis des alertes pour plusieurs secteurs, dont Québec, l’Estrie, la Beauce, les Laurentides, Gatineau et l’Abitibi.

La mauvaise qualité de l’air affecte les enfants asthmatiques et les personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiaques. Il leur est recommandé d’éviter les activités physiques intenses à l’extérieur.

Environnement Canada s’attend à ce que les conditions s’améliorent graduellement mardi dans la plupart des régions.

Dans le nord de l’Ontario, le nombre et l’ampleur des incendies de forêt cette année sont beaucoup plus importants que la moyenne. Il y a eu jusqu’ici 902 incendies de forêt cette année, alors que la moyenne sur 10 ans est de 520. Plus de 520 000 hectares ont été brûlés cette année ; la moyenne est de plus de 153 000 hectares.

Par  Anne-Marie Provost avec La Presse canadienne

Canada: Les feux de forêt de l’Ontario tapissent La Tuque d’un smog

juillet 19, 2021

Environnement Canada a émis une alerte de mauvaise qualité de l’air pour la Haute-Mauricie, notamment les secteurs de Parent et du réservoir Gouin. La Tuque est frappée d’un avis de smog.

La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l'Ontario se déplace vers le Québec.

© Fournis par Radio-Canada.ca La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l’Ontario se déplace vers le Québec.

De la fumée provenant des feux du nord-ouest de l’Ontario est à l’origine de la mauvaise qualité de l’air et la visibilité réduite. Ces conditions devraient se maintenir jusqu’à mardi matin.

On voyait au cours de la fin de semaine plus d’une centaine de feux qui étaient en activité du côté du nord-ouest de l’Ontario, et c’est pour cette raison que nous avons de la fumée au Québec depuis la semaine dernière», explique Josée Poitras, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Elle précise que la fumée a d’abord atteint l’ouest et le nord-ouest du Québec et qu’elle franchit maintenant la Haute-Mauricie.

Elle indique que quatre pompiers forestiers de La Tuque sont allés prêter main-forte pour combattre les feux qui touchent aussi la Colombie-Britannique.

Presque dans tout le Québec, aucun feu en activité. Trois feux sont en observation du côté de la Baie James, dans le secteur de Radisson, et ils ne présentent aucune difficulté de combat. C’est pour cette raison qu’on a été capables de prêter des ressources, parce que le Québec connaît un répit concernant les incendies», relate-t-elle.

Mais le Québec n’est pas à l’abri d’une augmentation des incendies de forêt. La saison de protection du Québec contre les feux n’est pas terminée au Québec, alors il pourrait y avoir un revirement de situation parce que rappelons-nous que le mois dernier, c’était la Colombie-Britannique qui débarquait au Québec pour venir nous aider dans le combat de nos incendies», avertit la porte-parole.

Environnement Canada rappelle qu’en raison de la fumée, la population pourrait être affectée par des symptômes comme une toux inhabituelle, une irritation de la gorge, des maux de tête et de l’essoufflement.

Avec Radio-Canada par  Marc-Antoine Bélanger 

Canada: L’Ontario renoue avec des bilans de nouveaux cas affichés à la mi-mars

mai 25, 2021

TORONTO — L’Ontario signalait 1039 nouveaux cas de COVID-19 mardi et 1446 lundi, jour de la fête de la Reine. On n’avait pas vu ces chiffres depuis la mi-mars.

© Fournis par La Presse Canadienne

La province a enregistré huit décès dus au virus dimanche et 33 décès lundi.

Des 1039 nouveaux cas recensés mardi, 325 étaient signalés à Toronto, 231 dans sa banlieue de Peel et 77 dans celle de York. Le ministère de la Santé indique que 1025 personnes sont hospitalisées à cause de la COVID-19, mais le gouvernement rappelle que plus de 10 % des hôpitaux n’ont pas soumis de données en fin de semaine.

Du millier de personnes hospitalisées à cause de la maladie infectieuse, 692 sont aux soins intensifs, dont 498 sous respirateur. Près de 20 200 tests ont été effectués dimanche et environ 16 900 autres lundi. Le gouvernement affirme que 86 927 doses d’un des vaccins avaient été administrées avant 20 h lundi, pour un bilan total jusqu’ici de 8,2 millions doses.

Écouler l’AstraZeneca

Par ailleurs, les Ontariens qui avaient reçu à la mi-mars une première dose du vaccin d’Oxford-AstraZeneca auront la possibilité de prendre rendez-vous cette semaine pour recevoir leur seconde injection.

Les autorités ontariennes cherchent à écouler un stock de 45 000 doses de ce vaccin avant sa date de péremption, dans environ une semaine.

Les personnes visées en premier par cette deuxième ronde d’inoculation sont celles qui avaient reçu l’AstraZeneca entre les 10 et 19 mars dans des pharmacies et des bureaux de médecins, dans le cadre d’un projet pilote.

Même si l’intervalle recommandé entre les deux injections est d’au moins 12 semaines, la seconde dose est offerte à ces personnes 10 semaines après la première. Le médecin-hygiéniste en chef de l’Ontario, David Williams, assure qu’un intervalle réduit de 10 semaines est sans danger et qu’il offre une solide protection contre la COVID-19.

Une dizaine de milliers d’autres doses d’AstraZeneca expireront dans environ un mois. Au total, l’Ontario possède en ce moment environ 300 000 doses de ce vaccin. Les Ontariens qui avaient reçu leur première dose d’AstraZeneca après le 19 mars pourront prendre rendez-vous bientôt pour la deuxième, mais aucun détail n’a encore été dévoilé.

Le vaccin d’Oxford-AstraZeneca a été lié à des cas, rares, de thromboses, pouvant parfois être fatales, ce qui a incité plusieurs provinces à en restreindre l’utilisation.

Avec La Presse Canadienne

Canada/Étudiants étrangers : aucune demande officielle pour interdire leur arrivée en Ontario

mai 9, 2021
Une main agite un petit drapeau du Canada alors qu'un homme portant un masque marche dans l'aéroport.

Les étudiants étrangers représentent une part importante des financements des universités canadiennes. (Archives)

PHOTO : REUTERS / CARLOS OSORIO

Pour le moment, le gouvernement ontarien n’a formulé « aucune demande officielle pour interdire les étudiants internationaux » à Ottawa.

Le bureau du premier ministre de Doug Ford a offert cette précision après l’annonce du premier ministre Justin Trudeau, vendredi. Lors de la rencontre entre les premiers ministres des provinces et territoires et le premier ministre du Canada, la question d’interdire l’arrivée de ces étudiants en Ontario en raison de la propagation des variants avait été soulevée par M. Ford.

Le premier ministre Ford a demandé à ce que nous suspendions l’arrivée des étudiants internationaux. Parce qu’à l’heure actuelle, l’Ontario est la seule province à en faire la demande, nous sommes heureux de travailler plus étroitement avec eux. Nous contacterons les fonctionnaires [vendredi] pour officialiser cette demande, avait dit Justin Trudeau en point de presse.

Plus tard, le bureau de M. Ford a toutefois précisé qu’aucune demande officielle n’avait été envoyée à Ottawa : Nous attendons avec impatience que le gouvernement fédéral fournisse des solutions pour réduire l’introduction des variants au Canada.

Il est ajouté dans la déclaration que les restrictions de voyages actuelles, notamment le système de quarantaine, ne fonctionnent pas.

Le cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales du Canada, Dominic LeBlanc, répond lundi par courriel que les provinces ont le pouvoir de déterminer qui peut entrer sur leur territoire, comme nous l’avons vu au Canada atlantique. Nous avons des contrôles parmi les plus rigoureux au monde à notre frontière internationale. Notre gouvernement reste là pour aider de toutes les façons possibles et nous continuerons à travailler en collaboration avec les provinces et les territoires pour lutter contre la COVID-19.

À l’heure actuelle, les étudiants internationaux sont exemptés des règles de voyage du Canada relatives au COVID-19. Ils peuvent entrer au Canada s’ils ont un permis d’études valide ou une lettre d’introduction qui montre qu’ils ont été approuvés pour un permis d’études et qu’ils fréquentent un établissement d’enseignement désigné avec un plan de préparation à la COVID-19 approuvé par sa province ou son territoire.

C’est le ministère de l’Immigration qui accepte les candidatures des étudiants après leur admission à l’université. Lors du passage à la frontière, ce sont les agents frontaliers qui valident leur entrée sur le territoire canadien.

Les universités se disent préparées

Le système actuellement en place repose sur une collaboration entre le gouvernement fédéral et ceux des provinces et territoires. C’est à ces derniers de fournir aux services frontaliers une liste d’institutions postsecondaires qui ont établi des mesures sanitaires adéquates.

Pour interdire l’arrivée de ces étudiants, il faudrait donc que certains établissements d’enseignement supérieur spécifient qu’ils n’acceptent plus de tels étudiants.

Le président et président-directeur général du Conseil des universités de l’Ontario, Steve Orsini, a fait savoir dans un communiqué que les universités de la province ont mis en place des politiques et des procédures solides pour garantir que les étudiants de l’extérieur du Canada peuvent arriver en toute sécurité et répondent aux exigences fédérales d’auto-isolement.

Selon M. Orsini, les universités ont investi massivement dans la prévention et le contrôle des infections et des procédures permettent de soutenir les étudiants lors de leur arrivée au pays, y compris des procédures de surveillance.

Il est également demandé aux gouvernements fédéral et provincial de tenir compte des conséquences que cela aurait sur les étudiants et les universités, si une telle mesure était mise en place.

Un apport financier important

Environ 50 % des étudiants internationaux du pays viennent étudier en Ontario, selon les dernières données de Statistique Canada (2018).

Ces étudiants ont contribué de 22,3 milliards de dollars à l’économie canadienne en 2018, soit 19,7 milliards de dollars au PIB du pays. La plus importante contribution à ce PIB, soit 55,3 %, est venue de l’Ontario, suivie de la Colombie-Britannique (19,8 %) et du Québec (11,9 %).

Depuis 2010, le pourcentage d’étudiants étrangers dans les universités a presque doublé. Du côté des collèges, ce pourcentage a presque triplé. Les institutions comptent aussi de plus en plus sur les revenus tirés de leurs droits de scolarité.

Des inquiétudes parmi les étudiants

Sur Twitter, les messages d’inquiétude se sont multipliés depuis la prise de parole du premier ministre Trudeau.

Cher M. Trudeau, nous vous demandons d’autoriser l’entrée [des étudiants étrangers], car c’est un énorme investissement pour tout le monde. Il s’agit d’une demande de millions d’étudiants, car notre avenir dépend entièrement du gouvernement canadien. Veuillez ne pas nous interdire de voyager.

Nous ne somme autorisés [à voyager] qu’après avoir effectué un test PCR négatif dans les 72 heures précédant le départ, nous sommes testés à l’aéroport, restons trois nuits en hôtel de quarantaine, sommes à nous testés et passons une quarantaine. Comment pouvez-vous nous blâmer pour la propagation [du virus]?, questionne dans son message sur Twitter Mandeep Kaur.

Joint sur Twitter, l’étudiant vit à Punjab Mam, en Inde. Il est inscrit au Collège Canadore, à North Bay. Depuis janvier, il suit les cours en ligne, mais a obtenu son visa pour venir au pays à la fin du mois de février. Il devait arriver le 25 avril, mais en raison de l’interdiction des vols en provenance de l’Inde et du Pakistan, il a dû annuler son voyage.

Il s’inquiète que cette interdiction soit prolongée.

C’est vraiment difficile à cause du décalage horaire de rester éveillés pour travailler la nuit. On a aussi des problèmes de réseau Internet. Malgré tout, on poursuit [nos études], car c’est notre avenir qui est en jeu, dit-il.

M. Kaur raconte aussi que les étudiants comme lui s’inquiètent du message envoyé par les gouvernements lorsqu’ils considèrent interdire l’arrivée des étudiants internationaux. Pourquoi tout le monde nous blâme pour la COVID-19? Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour assurer la sécurité, conclut-il.

Avec Radio-Canada par Camille Feireisen

Canada/Fête des Mères : des Ontariens rendent hommage à leur maman

mai 9, 2021
Nadège Civil et sa mère Danise Maurice devant des bouquets de fleurs.

Nadège Civil et sa mère Danise Maurice.

PHOTO : PHOTO FOURNIE PAR NADÈGE CIVIL

Chaque fois que la Sudburoise Nadège Civil pense à sa mère Danise Maurice qui vit en Haïti, elle se souvient de 2 mots qui la décrivent le mieux: « Ce qui m’a marqué chez ma mère, c’est sa force et sa résilience. C’est un ange ma mère », dit-elle.

Même si c’est depuis son enfance que madame Civil a décelé le côté résilient de sa mère, elle affirme que c’est surtout lors de la naissance de son premier enfant qu’elle a réalisé que sa maman était exceptionnelle.

Depuis que je suis née, je n’ai jamais vu ma mère fatiguée.Une citation de :Nadège Civil

Nadège évoque aussi la disponibilité de sa mère à l’assister quand elle a besoin d’elle. L’année dernière j’étais encore malade, j’ai appelé ma mère, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas prendre soin des enfants et que j’étais très fatiguée. Elle a acheté le billet et a passé 6 mois avec nous. Elle s’est occupée de mon mari et de mes enfants, raconte-t-elle.

À l’occasion de la fête des Mères, Nadège Civil remercie sa maman alors qu’elle attend son troisième enfant.

Oh, maman! Comme je t’ai toujours dit tu es un ange pour moi parce que je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi. Je t’aime de tout mon cœur. Et quand je pense à toi, je pleure parce que j’ai peur de perdre. Je ne pourrai jamais, jamais finir de te remercier.Une citation de :Nadège Civil

La persévérance de ma mère m’a influencée à devenir ce que je suis

Trois générations de la mère famille posent, tout sourire.

Sarah Rice, son fils et sa mère Bonita McGregor.

PHOTO : PHOTO FOURNIE PAR SARAH RICE

D’après la Sudburoise Sarah Rice, sa mère Bonita McGregor est une femme formidable  et persévérante . Elle explique que sa mère a décidé de retourner à l’école malgré, notamment, l’environnement difficile auquel les autochtones faisaient face à l’époque. Sarah Rice est de la Première Nation Anishinaabe. Ma mère avait 20 ans quand elle m’a mis au monde et elle a décidé de retourner à l’école pour faire des études postsecondaires. Elle devait conduire chaque jour une heure, parfois un peu plus pour se rendre à l’école, raconte-t-elle. Ce qui a surtout marqué Sarah Rice, c’est le combat que sa mère a mené contre le racisme à l’école.

Ma mère a fait face à une quantité incroyable d’actes de racisme dans ses études postsecondaires au point que cela l’a presque empêchée d’atteindre ses objectifs.Une citation de :Sarah Rice

Stephen Lecce lors d'un point de presse devant les bureaux du conseil scolaire Kinoomaadziwin.

Le ministre de l’Éducation de l’Ontario, Stephen Lecce, a déclaré en 2019 que le gouvernement prend des mesures pour permettre un cheminement scolaire plus fluide pour les élèves des Premières Nations.

PHOTO : RADIO-CANADA / JEAN-LOUP DOUDARD

À cause du racisme, il était même difficile à la mère se Sarah Rice de poursuivre son cheminement dans le programme d’étude qu’elle avait choisi. Elle n’était pas la seule, les autres étudiants autochtones qui étaient dans son programme ont découvert plus tard qu’ils avaient tous échoué à la suite du racisme, dit-elle.

Madame Rice explique qu’après avoir changé de programme, sa mère a obtenu son diplôme et un emploi. Elle était dans une carrière différente pour laquelle elle était très bien adaptée, et cela m’a toujours rendu très fier de ma mère. Elle a eu par la suite un grave accident qui a changé sa vie, mais elle a été résiliente, car elle aurait pu tout abandonner, ajoute-t-elle.

Selon Sarah Rice, c’est de sa mère qu’elle a eu la détermination à aller plus loin dans ses études. Sa persévérance et sa résilience m’ont influencé pour être la personne que je suis. Mme Rice est la conseillère aux affaires autochtones au Service de santé publique de Sudbury et du district.

Ma mère se sacrifiait pour me trouver quelque chose à manger

Montage photo de Richard Makitu dans un bureau et d'une autre photo de sa mère Madeleine Mwanga.

Le Windsorois Richard Makitu et sa mère Madeleine Mwanga.

PHOTO : PHOTO FOURNIE PAR RICHARD MAKITU

En septembre 1991, plusieurs villes de la République démocratique du Congo, y compris la capitale Kinshasa, connaissent des émeutes et des pillages. La même année, Richard Makitu a fini ses études secondaires et se préparait à entamer ses études universitaires. Mais les conséquences des pillages vont assombrir son projet. Mon père avait perdu son emploi parce que son entreprise a été complètement pillée. Pour aller à l’université c’était un problème puisqu’on a connu des difficultés financières parce mon père ne travaillait plus. Il n’y avait pas d’argent pour payer les frais de scolarité, se souvient Richard Makitu

Son père lui a alors suggéré d’oublier pour un moment son projet de faire des études de droit, mais Madeleine Mwanga sa mère lui a proposé autre chose : ma mère m’a dit que je préfère que tu puisses continuer à aller à l’université. Et on va voir ce qu’on peut faire. Mon père a accepté malgré lui. C’est un homme réfléchi et rationnel il se dit, je n’ai pas de travail, je n’ai pas de moyen, tu restes à la maison. Mais ma mère a utilisé son cœur et a dit vas-y d’abord on va voir ce qu’on peut faire.

Les encouragements de sa mère l’ont motivé à fréquenter l’université. Ma mère me soutenait par des conseils. Elle a commencé à se débrouiller à gauche et à droite pour me soutenir, elle qui était une femme ménagère. Moi-même, aussi, je commençais à me débrouiller, dit M. Makitu. Le plus dur pour lui n’était pas que de payer les frais scolaires.

Je logeais à la résidence des étudiants à l’université et je rentrais de temps en autre à la maison pour manger. Mais de fois je ne trouvais pas de nourriture, car le moment était difficile, mais ma mère se sacrifiait pour trouver quelque chose à manger pour que j’aie la force de retourner à l’université.Une citation de :Richard Makitu

Ces sacrifices, Madeleine Mwanga les a consentis pendant toute l’année scolaire. Ses sacrifices et ses conseils ont payé puisque j’ai terminé les études universitaires, je suis devenu avocat au Congo et au Canada, je travaille aussi, déclare Richard Makitu avec sourire. Pour le Windsorois, sa maman est une personne merveilleuse et une personne à qui il doit tout.

Ma mère a arrêté de travailler pour s’occuper de nous 

Christophe Navas et sa mère Marie-Paule Navas assis sur une colline.

Christophe Navas et sa mère Marie-Paule Navas

PHOTO : PHOTO FOURNIE PAR CHRISTOPHE NAVAS.

À cause de la COVID-19, deux ans se sont passés depuis que le Torontois Christophe Navas a rencontré physiquement sa mère Marie-Paule Navas qui habite en France.

On se parle [uniquement] par Skype. J’espère qu’on va se revoir très bientôt, dit-il. Une des choses qui manquent à Christophe c’est la cuisine de sa mère. Elle est très bonne cuisinière, déclare Christophe Navas qui n’oublie pas tous les efforts accomplis par sa mère pour l’élever ainsi que son frère. Ma mère a arrêté de travailler après ma naissance pour s’occuper de moi et de mon frère et même aujourd’hui si on a besoin de quelque chose on peut compter sur elle, car on sait qu’elle est là, conclut-il.

Avec Radio-Canada par Freddy Mata

Canada: Doug Ford, en larmes, présente ses excuses aux Ontariens

avril 22, 2021

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a présenté ses excuses aux Ontariens pour ses décisions impopulaires des derniers jours. Il a tenu jeudi une première conférence de presse depuis la levée de boucliers qui a suivi l’introduction des dernières restrictions contre la COVID-19.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford (archives)

© Nathan Denette/La Presse canadienne Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford (archives)

Certaines de ces restrictions n’étaient pas recommandées par les experts de la santé et ont ensuite été annulées.

«Nous sommes allés trop vite. J’admets que certaines des mesures que nous avons annoncées sont allées trop loin. Nous nous sommes trompés. Nous avons fait une erreur. Ces décisions ont laissé beaucoup de gens inquiets, en colère et bouleversés. Je suis désolé, je m’excuse sincèrement», a dit le premier ministre de l’Ontario, au bord des larmes.

Il faisait notamment référence à la fermeture annoncée des structures de jeux pour enfants et des pouvoirs spéciaux accordés à la police, deux mesures qui ont soulevé la grogne des Ontariens et sur lesquelles le gouvernement a reculé en moins de 24 h.

M. Ford s’est adressé aux Ontariens de la cour arrière de la maison de sa défunte mère à Etobicoke. Il est actuellement en isolement préventif après qu’un membre de son personnel eut reçu un résultat positif après avoir subi un test de dépistage de la COVID-19. «Je réalise pleinement le privilège que j’ai de pouvoir m’isoler de manière sécuritaire.»

Le premier ministre s’est défendu, toutefois, d’être responsable de la situation sanitaire désastreuse dans laquelle se trouve l’Ontario. «Ce n’est pas moi qui ai gardé les frontières ouvertes ou qui n’ai pas obtenu assez de vaccins.»

Quant aux appels à sa démission, lancés par le chef libéral Steven Del Duca et plusieurs commentateurs politiques ontariens, Doug Ford n’a pas l’intention d’y donner suite. «Les chroniqueurs et les médias ont le droit de dire ce qu’ils veulent, a-t-il affirmé. Je vais nous sortir de cette pandémie. Je ne vais pas reculer. »

Le député libéral d’Ottawa-Sud John Fraser est quant à lui revenu à la charge en demandant à nouveau la démission du premier ministre ontarien jeudi. «Je sympathise avec lui. C’est clair qu’il travaille fort, mais il travaille mal», a-t-il mentionné en conférence de presse. «Il doit faire la bonne chose et démissionner.»

M. Fraser considère que Doug Ford agit trop lentement et écoute les mauvaises personnes en ne privilégiant pas la science dans sa gestion de la crise sanitaire en Ontario.

Des congés de maladie payés

Le premier ministre Ford a aussi confirmé l’engagement de son gouvernement, annoncé plus tôt cette semaine par ses ministres, de légiférer pour garantir des congés de maladie payés aux travailleurs essentiels. Jusqu’ici, Doug Ford rejetait pourtant l’idée avec véhémence en disant que le programme fédéral était suffisant.

Mais aucun échéancier n’a été présenté jeudi pour la mise en place de ce programme réclamé depuis des mois par les partis d’opposition et les intervenants du milieu de la santé. Pour le moment, Doug Ford se contente d’affirmer qu’il s’agira «du meilleur programme en Amérique du Nord».

Plus tôt cette semaine, le Groupe pour le consensus en matière de modélisation et de conseils scientifiques de l’Ontario, qui conseille le gouvernement ontarien sur les questions liées à la pandémie, réclamait de nouvelles mesures visant l’accélération de la vaccination des travailleurs essentiels et l’offre de congés de maladie payés.

Des excuses vides

La chef de l’opposition officielle de l’Ontario, la néo-démocrate Andrea Horwath, est restée sur sa faim après le mea-culpa public de Doug Ford jeudi matin. «Ce dont nous avions besoin aujourd’hui de la part de notre premier ministre et de son gouvernement était des actions pour sauver des vies», a-t-elle déclaré en conférence de presse. «Et nous n’avons rien eu de cela.»

Selon elle, la province aurait dû annoncer des mesures concrètes concernant entre autres les congés de maladie payés, la fermeture des entreprises non essentielles et la vaccination des milieux jugés à haut risque de transmission de la COVID-19. «Ce gouvernement n’a jamais compris l’urgence d’agir pour aider l’Ontario à traverser cette pandémie mondiale», a indiqué Mme Horwath.

La chef néo-démocrate se dit particulièrement troublée par l’état de la crise actuellement et accuse le premier ministre Ford de ne prendre «aucune responsabilité quant à la gravité de la situation dans laquelle il a plongé [la province].»

Selon le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner, la résistance et l’inaction du premier ministre Ford dans le dossier des congés de maladie payés ont déjà coûté la vie de nombreux Ontariens.

«Le fait qu’il ait fallu des milliers de décès et une crise qui fait rage en Ontario pour que le premier ministre s’en rende compte est consternant», fait-il valoir.

Le chef des verts demande au gouvernement Ford de légiférer immédiatement sur des congés de maladie payés «accessibles», «permanents» et «uniformes», ainsi que sur des congés payés pour permettre aux travailleurs de se faire vacciner.

D’après un récent sondage du syndicat Unifor, la grande majorité des Ontariens souhaite l’adoption d’une loi pour garantir des congés de maladie payés par l’employeur.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Canada: L’Ontario fracasse son record de vaccination

avril 21, 2021

Plus de 136 000 Ontariens ont été vaccinés au cours des dernières 24 heures – un nouveau sommet provincial, mais le nombre de nouveaux cas de coronavirus remonte au-dessus de la barre des 4000.

Un Torontois du quartier à risque Jane et Finch reçoit sa première dose du vaccin de Moderna, le 20 avril.

© /CBC/Evan Mitsui Un Torontois du quartier à risque Jane et Finch reçoit sa première dose du vaccin de Moderna, le 20 avril.

Santé publique Ontario confirme 4212 nouvelles infections et 32 décès de plus mercredi.

Toronto recense 1249 nouveaux cas, suivi des régions de Peel (771), York (386), Hamilton (276) et Durham (214).

Vaccination

Après avoir ouvert la vaccination aux 40 ans et plus qui pouvaient recevoir à partir de mardi le vaccin d’AstraZeneca en pharmacie et dans certains cabinets de médecin, la province a fracassé son record d’immunisation.

Au total, 136 695 doses des vaccins d’AstraZeneca, Pfizer et Moderna ont été administrées au cours des dernières 24 heures.

C’est plus de 20 000 doses de plus que le dernier sommet qui avait été atteint en Ontario.

Hospitalisations

Le nombre d’hospitalisations baisse légèrement, se chiffrant à 2335 (-25).

En revanche, il y a 17 patients de plus aux soins intensifs (total : 790).

Il y a 4204 nouvelles guérisons. Le nombre de cas actifs diminue de 24, pour un total de 42 917.

De son côté, le premier ministre Doug Ford s’est placé en isolement préventif, parce qu’un membre de son équipe avec qui il a été en contact étroit a contracté la COVID-19.

Près de 51 900 tests de dépistage ont été effectués au cours des dernières 24 heures.

Avec CBC/Radio-Canada