Posts Tagged ‘Ontario’

Canada: L’Ontario recommande au public de se masquer de nouveau dès lundi, selon des sources

novembre 12, 2022
Un homme portant un masque marche dans la rue à Toronto.

Le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario avait prévenu qu’il recommanderait le masquage si les hôpitaux devaient annuler des chirurgies pour faire face à un afflux de patients. Photo : La Presse Canadienne/Evan Buhler

Selon deux sources gouvernementales, le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario recommande au public de commencer à se masquer à nouveau dès lundi, afin d’aider les hôpitaux pour enfants qui sont submergés.

Les sources, qui ont parlé à La Presse canadienne sous le couvert de l’anonymat car elles ne sont pas autorisées à discuter publiquement du processus, affirment cependant que le port du masque ne sera pas obligatoire.

Le médecin hygiéniste en chef, le Dr Kieran Moore, avait prévenu qu’il y aurait une recrudescence de maladies respiratoires cet automne et cet hiver, et qu’il recommanderait le masquage dans certains environnements intérieurs si les hôpitaux devaient annuler des chirurgies pour faire face à un afflux de patients.

L’hôpital pour enfants SickKids de Toronto et l’Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario à Ottawa ont annoncé qu’ils annulaient des opérations chirurgicales pour redéployer les travailleurs de la santé vers les soins intensifs et les services d’urgence.

L’Association des hôpitaux de l’Ontario demande aux gens de porter des masques à l’intérieur et d’être à jour de leur vaccination contre la COVID-19 et contre la grippe.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada-Ontario: Une fillette de 4 ans retrouvée saine et sauve sur une voie ferrée au milieu de la nuit

août 11, 2022
Un métro stationné à proximité d'un garage.

Le conducteur d’une rame de métro hors service a repéré l’enfant qui marchait sur un tronçon extérieur de voie ferrée. Photo : Radio-Canada/Paul Smith

Des employées de la Commission des transports de Toronto ont retrouvé cette nuit une fillette qui marchait sur des rails à proximité de la station Warden, à Scarborough.

La fillette de 4 ans est saine et sauve grâce à la vigilance d’opérateurs de transport en commun qui l’ont aperçue vers 1 h 30, errant à proximité d’une voie ferrée électrifiée de 600 volts.

C’est le conducteur d’un métro hors service qui se dirigeait vers une gare de triage de l’avenue Greenwood, dans l’est de la ville, qui a repéré l’enfant sur un tronçon extérieur situé entre la station Warden et la station Victoria Park, a déclaré Stuart Green, porte-parole de la Commission des transports de Toronto (CTT).

Les employés ont réagi promptement en arrêtant la rame de métro pour couper l’alimentation électrique du rail et faire monter la fillette à bord, en toute sécurité, a ajouté M. Green.

Un peu plus tôt, la police de Toronto avait reçu un appel signalant la disparition d’une fillette. La police soutient que l’enfant en question s’était déjà égarée par le passé, ce qui avait incité les parents à ajouter des barrières pour qu’un tel incident ne se reproduise pas.

Une fois sur place, la police de Toronto a reçu un autre appel les informant que la jeune fille avait été retrouvée sur la voie ferrée. La police a confirmé avoir réuni les parents et la fillette à la station de métro voisine. L’incident n’avait rien de criminel et l’enfant n’a pas subi de blessure, selon la police.

La Commission des transports de Toronto dit avoir inspecté les clôtures qui protègent les rails dans le secteur et visionné les caméras de sécurité sans déceler de brèche apparente. La CTT soutient ne pas savoir pour le moment comment la fillette a pu accéder à la voie ferrée.

La CTT pourrait ouvrir une enquête, affirme le porte-parole Mike Detoma.

L’incident survient seulement quelques jours après la mort d’un autre enfant de 4 ans, tué alors qu’il se trouvait sur les rails du train GO à Mississauga.

Avec Radio-Canada

Canada-Santé en Ontario : « Le système est sur le point de s’effondrer »

juillet 25, 2022
Une équipe des urgences transporte un patient sur une civière.

Des urgences de l’Ontario sont forcées de fermer leurs portes, dernièrement. Celle de l’Hôpital Western, au centre-ville de Toronto, a passé près de devoir fermer en fin de semaine dernière. (Archives) Photo : Istock

Samedi, l’urgence de l’Hôpital Western, au centre-ville de Toronto, a passé bien près de devoir fermer ses portes. Dans la province, des salles d’urgence ferment temporairement en raison d’un manque de personnel dans plusieurs régions et depuis quelques semaines déjà. La situation est critique, selon bien des intervenants.

Pour moi, [la situation à l’hôpital Western] est une indication que le système est sur le point de s’effondrer, selon la députée du Nouveau Parti démocratique provincial Marit Stiles.

Ça va prendre des morts pour réveiller le gouvernement, affirme Cathryn Hoy, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO).

Nous travaillons avec une fraction du personnel que nous avions auparavant, ajoute le Dr Kashif Pirzada, urgentologue à Toronto.

On ferme des départements, on ferme des secteurs dans des départements, on perd nos travailleurs, renchérit le Dr Michael Howlett, président de l’Association canadienne des médecins d’urgence (ACMU).

Selon eux, les solutions à ces problèmes sont évidentes, mais le gouvernement n’est pas à l’écoute.

Un système à risque

Mme Hoy explique comment la direction de l’Hôpital Western a contourné le problème de manque de personnel afin de garder l’urgence ouverte : Ce sont des médecins, des médecins résidents et des étudiants [en soins infirmiers] de 3e ou 4e année qui ont fait le travail d’infirmières autorisées.

Celle-ci offre un exemple de ce qui est actuellement en jeu : Pouvez-vous imaginer s’il y avait eu un carambolage majeur sur la 401 [en fin de semaine] et qu’un nombre élevé de patients était envoyé à des urgences sans infirmières?

Un portrait du Dr Kashif Pirzada.

Le Dr Kashif Pirzada est urgentologue à Toronto. Photo : Radio-Canada

Le Dr Pirzada rappelle que le système subit une grande pression. Il y a une énorme charge sur le système hospitalier, en particulier au cours des deux dernières semaines. Les gens attendent 6 à 8 heures, parfois plus, pour voir un médecin aux urgences.

Le problème des conditions de travail

Le Dr Howlett affirme que le problème n’est pas nouveau, que les solutions sont évidentes et que, malgré tout, rien n’est fait. On doit travailler à améliorer de beaucoup les environnements de travail afin de travailler sur la rétention [du personnel].

Selon le Dr Pirzada, les effectifs sont beaucoup plus bas qu’avant. Nous avons eu beaucoup de gens – des infirmières et des médecins – qui quittent le terrain et trouvent un travail plus facile ailleurs.

Mme Hoy est d’accord. Les infirmières démissionnent, elles prennent leur retraite, elles vont ailleurs pour un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail. Il faut que ça s’arrête. Je ne sais pas quoi dire de plus. La preuve est là. Ils ferment les urgences!

Un portrait de Cathryn Hoy.

Cathryn Hoy est la présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO). Photo : Radio-Canada

Le gouvernement doit arrêter de s’attendre à ce que les infirmières paient les pots cassés chaque fois.

Le réseau d’hôpitaux University Health Network (UHN), qui gère l’Hôpital Western entre autres, abonde dans le même sens dans un communiqué publié samedi. Les professionnels de la santé continuent de relever le défi, mais cela a été une tâche très longue et difficile et les employés sont fatigués.

« [Les infirmières] sont épuisées, elles sont fatiguées, certaines d’entre elles n’ont pas pris de vacances depuis trois ans, leur santé mentale est terrible. »— Une citation de  Cathryn Hoy, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO)

Des solutions évidentes

Le Dr Howlett affirme que la liste de solutions est simple et établie depuis longtemps. Nous sommes conscients de cette situation depuis plusieurs années maintenant. Notre association en parle depuis plus d’une décennie.

En plus des problèmes liés aux conditions de travail, le Dr Howlett ajoute à la liste : On doit ouvrir la porte à plus de diplômés étrangers et s’assurer qu’ils puissent intégrer le système rapidement. […] On doit retirer les barrières interprovinciales pour les infirmières, les médecins, tous les travailleurs [de la santé], pour qu’ils puissent se déplacer là où les besoins sont les plus criants.

À lire aussi :

Le Dr Pirzada s’explique mal comment on a pu en arriver à ce point. Nous n’avons vu aucun leadership pour corriger ces problèmes structurels. Nous n’entendons rien de neuf des hauts dirigeants [des hôpitaux] ou des dirigeants politiques.

Pour Mme Stiles, c’est une question de pénurie de main-d’œuvre. Il s’agit d’un gouvernement qui n’a pas pris la situation au sérieux ou aussi rapidement qu’il le fallait. J’aimerais voir la nouvelle ministre [de la Santé, Sylvia Jones] proposer des solutions.

Marit Stiles

Marit Stiles est la députée du NPD provincial dans Davenport. Photo: Radio-Canada

Le Dr Pirzada affirme que le travail des infirmières doit être récompensé. Donnez-leur une prime de danger. Donnez-leur plus d’argent pour faire les travaux difficiles. C’est là que nous en avons besoin en ce moment.

Il y a deux semaines, les ministres de la Santé des différentes provinces ont demandé plus d’argent au gouvernement fédéral.

Les salaires de tous les employés du secteur public ontarien, ce qui comprend les infirmières, sont plafonnés à une augmentation de 1 % par année par le gouvernement de Doug Ford.

Le ministère de la Santé de l’Ontario n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

Radio-Canada par avec des informations de Yanick Lepage

Canada-Québec: Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay quitte la Mauricie

juin 24, 2022
Dans une basilique, un jeune évêque assiste à la cérémonie. Une foule se trouve derrière lui.

Monseigneur Pierre-Olivier est nommé évêque du Diocèse de Hearst-Moosonee dans le nord de l’Ontario Photo: Radio-Canada/Renaud de Repentigny

Il vient d’être nommé évêque du Diocèse de Hearst-Moosonee dans le nord de l’Ontario. C’est le Pape François qui en a fait l’annonce, jeudi matin.

Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay a été pendant plusieurs années évêque auxiliaire du Diocèse de Trois-Rivières, assurant jusqu’en 2020 les fonctions de recteur du Sanctuaire. Il a été titulaire du poste d’administrateur du diocèse pendant un certain temps jusqu’à la nomination de Monseigneur Martin Laliberté comme évêque de Trois-Rivières.

Monseigneur Tremblay dit avoir beaucoup appris ces quatre dernières années, même si la pandémie a rendu ce moment plus pénible. Il exprime sa reconnaissance à l’endroit de Monseigneur Martin Laliberté ainsi qu’à Monseigneur Luc Bouchard qu’il a succédé à l’administration du diocèse de Trois-Rivières.

Dans une une lettre, il salue les frères et sœurs trifluviens, les invitant à demeurer dans la confiance et l’espérance.

Un homme dévoué

Le diocèse de Trois-Rivières présente le nouvel évêque comme un homme passionné et dévoué au service de l’Église et de la communauté en Mauricie.

Il souligne des qualités exceptionnelles de l’homme d’Église, dont son amour des gens et son désir d’une Église actuelle, qui constituent des faits marquants de son passage dans la région.

Le diocèse a tenu à souhaiter à Monseigneur Pierre-Olivier une suite favorable de mission dans son nouveau Diocèse.

Avec Radio-Canada par Anne Merline Eugène

Des Russes fuient Vladimir Poutine et s’exilent au Canada

mai 8, 2022
Anastasia Ryabkova et Vladimir Ryabkov sont assis sur leur lit avec leurs deux filles.

La famille Ryabkov a trouvé refuge en Ontario il y a un peu plus d’un mois. Photo : Radio-Canada/Andréane Williams

Menacés, intimidés, bâillonnés, des Russes qui s’opposent au régime de Vladimir Poutine et qui osent dénoncer l’invasion de l’Ukraine sont forcés de fuir la Russie. Alors que des experts parlent d’un exode sans précédent, certaines familles trouvent refuge au Canada, où elles espèrent obtenir le statut de réfugié et se bâtir une nouvelle vie.

Une valise de cabine et quatre petits sacs à dos contenant une paire de jeans, quelques t-shirts, des vêtements chauds et des livres : voilà ce qu’ont apporté avec eux Anastasia Ryabkova, son mari Vladimir Ryabkov et leurs deux filles, Kira, huit ans et Vlada, trois ans, en fuyant leur Sibérie natale, il y a un peu plus d’un mois.

Nous avons peu de choses, mais nous nous sentons en sécurité et c’est plus important que les choses matérielles, lance Anastasia Ryabkova en français dans la petite chambre de motel où loge sa famille depuis son arrivée en Ontario.

En Russie, cette chanteuse classique travaillait comme éducatrice de la petite enfance. Son mari Vladimir, lui, était mécanicien et propriétaire d’un garage. Les deux se décrivent comme des opposants à Vladimir Poutine et comme des partisans de l’opposant russe et blogueur anti-corruption Alexeï Navalny, aujourd’hui emprisonné.

Quelques jours seulement après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ils sont allés manifester sur la place centrale de leur ville, Tomsk, pour dénoncer la guerre.Anastasia Ryabkova et son mari Vladimi Ryabkov se sont fait entourer de policiers alors qu'ils manifestaient avec des pancartes anti-guerre.

Anastasia Ryabkova et son mari Vladimi Ryabkov se sont fait interpeller par la police pendant qu’ils manifestaient dans leur ville natale, en Sibérie, contre l’invasion russe de l’Ukraine. Photo : Fournie par Aanastasia Ryabkova

Nous ne pouvions pas rester silencieux, lancent-ils en se tenant la main.

Mme Ryabkova raconte qu’en seulement trois minutes, son mari et elle ont été appréhendés par les policiers.

Quelques jours plus tard, les autorités russes se sont présentées à leur porte. Craignant d’être arrêtée, la famille, qui détenait déjà un visa de tourisme pour le Canada, a décidé de plier bagage.

En Russie, quand la police vient chez toi, tu sais que tu peux être arrêté sans raison. […] Je ne peux plus vivre en Russie, parce que je vais être traduit en justice. Ma femme va être traduite en justice et j’ai peur que ma famille soit séparée, explique M. Ryabkov, qui est lui-même né en Ukraine lorsque ce pays faisait partie de l’Union soviétique.

Des dizaines de milliers en exil

Le cas des Ryabkov est loin d’être isolé. Comme eux, des dizaines de milliers d’autres Russes ont fui leur pays depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Des experts disent qu’il est difficile d’évaluer leur nombre exact, mais l’ONG OK Russians, qui vient en aide aux Russes qui ont fui leur pays, estime qu’ils sont environ 300 000 dans cette situation depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, le 24 février.

Il y en a sûrement plus que ça maintenant, croit Jeanne Batalova, analyste principale au Migration Policy Institute.

Elle explique que la plupart trouvent refuge dans les pays baltes, en Géorgie, en Arménie, en Turquie ou encore en Israël.

Si on regarde les chiffres et la vitesse à laquelle les gens partent alors qu’il n’y a pas de guerre en Russie, c’est sans précédent, ajoute-t-elle.

Konstantin Sonin, un économiste russe et professeur à l’Université de Chicago, compare quant à lui cet exode à celui qui avait été causé par la guerre civile russe après la prise du pouvoir par les bolchéviques, au début du 20e siècle.

Il s’inquiète de voir autant de professionnels quitter le pays.

Cela veut dire que si la Russie survit à cette crise, elle va avoir encore moins de chances de se développer, déplore-t-il.

Le prix de ses opinions

Lev Abramovich, un avocat d’origine russe spécialisé en immigration et établi à Toronto, confirme avoir observé une nette augmentation du nombre de demandes d’aide en provenance de la Russie depuis le début de la guerre.

La plupart de ces demandes viennent de personnes qui ont exprimé leurs opinions politiques et qui s’opposent à la guerre. […] Elles doivent maintenant se cacher, elles ont perdu leur emploi ou ont dû quitter le pays, déplore-t-il en précisant que le fait de s’opposer au régime de Vladimir Poutine coûte très cher en Russie.

« Tous ceux qui se sont opposés [au régime] sont morts, emprisonnés ou à l’extérieur du pays. »— Une citation de  Lev Abramovich, avocat

Sasha (nom fictif), un journaliste de Moscou, a perdu son emploi lorsque le journal en ligne pour lequel il travaillait a été fermé par le gouvernement russe. Depuis le début de la guerre, il est sans revenu.

Ses enfants ont déjà quitté le pays et il espère bientôt trouver refuge au Canada avec sa femme. Il dit que la situation actuelle en Russie est pire que celle qu’il a connue sous l’Union soviétique dans les années 1970 et 1980.

À l’époque, tout le monde savait que si on suivait certaines règles, il n’y avait pas de danger. […] Ce qui se passe aujourd’hui ressemble beaucoup plus aux années 1930, sous Staline, quand personne ne pouvait être certain de ne pas se faire emprisonner.

Je comprends que les gens tiennent les Russes collectivement responsables de ce qui se passe en Ukraine, mais j’espère que les Occidentaux comprendront qu’on ne peut pas vraiment s’opposer à un régime autoritaire qui est déterminé à rester au pouvoir à tout prix, dit-il.

Partir, un défi en soi

Cependant, quitter la Russie n’est pas simple, explique Lev Abramovich.

Les Russes qui en ont les moyens financiers de partir doivent d’abord trouver un billet d’avion. Or, beaucoup de vols en partance de la Russie ont été suspendus. Par ailleurs, de nombreux pays exigent qu’ils obtiennent un visa pour entrer sur leur territoire.

À l’aéroport, les voyageurs risquent aussi de se faire interroger et interdire de partir par les autorités russes, explique Lev Abramovich.

À la frontière, on m’a posé un tas de questions : où j’allais, pendant combien de temps et pourquoi. […] [Les douaniers] m’ont dit qu’ils attendaient mon retour, raconte Ksenia (nom fictif), arrivée au Canada avec son fils cette semaine.

Elle s’inquiète maintenant pour sa famille restée en Russie, surtout que sa mère dit avoir appris que des agents des services de renseignement russes questionnent maintenant les proches des personnes qui ont quitté le pays.

Tout pourrait leur arriver. La police pourrait fouiller leur maison et prétendre y avoir trouvé de la drogue. Ils pourraient aussi saisir l’entreprise de mon père. Des choses de ce genre arrivent souvent en Russie.La famille Ryabkov dans sa chambre de motel. Le père et une des deux fillettes sont assis à la table tandis que la mère fait du café avec l'autre petite fille.

La famille Ryabkov vit maintenant dans un motel de Mississauga, près de Toronto. Photo: Radio-Canada par Andréane Williams

Ksenia et les Ryabkov ne savent pas quand ils reverront leur pays natal. Ils ont fait une croix sur la Russie puisque Vladimir Poutine pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2036.

C’est très difficile parce que j’ai fermé la porte. J’ai quitté mon bel appartement, l’école de mes filles, mes parents, mes amis, dit Anastasia Ryabkova.

Les réfugiés ukrainiens pourront retourner en Ukraine afin de reconstruire leur pays après la guerre. Nous, on ne pourra pas retourner en Russie, dit son mari Vladimir.

Radio-Canada a accordé l’anonymat à Ksenia et Sasha, qui l’ont demandé par crainte de représailles.

Avec Radio-Canada par Andréane Williams

Canada: L’Ontario veut offrir jusqu’à 20 000 emplois à des réfugiés ukrainiens

février 26, 2022

L’Ontario évalue que jusqu’à 20 000 emplois seraient disponibles dans la province pour des réfugiés en provenance de l’Ukraine et se dit « prêt à investir des millions de dollars pour les accueillir ».Des Ukrainiens traversent la frontière de leur pays pour se rendre en Pologne.

© Kacper Pempel/Reuters Des Ukrainiens traversent la frontière de leur pays pour se rendre en Pologne.

En entrevue avec Radio-Canada, le ministre du Travail, de la Formation et du Développement des compétences de l’Ontario, Monte McNaughton, confie multiplier les appels depuis les 30 dernières heures» avec des leaders de la communauté ukrainienne, des syndicats et des employeurs du secteur privé en Ontario, notamment le secteur des TI et des métiers spécialisés.

Les employeurs sont prêts à offrir des emplois bien rémunérés avec des avantages sociaux à ces personnes», a dit le ministre. Il rappelle que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’est aggravée en Ontario depuis le début de la pandémie et que les besoins sont immédiats.

En conférence de presse dans une usine d’armement à London, le premier ministre Doug Ford a lancé un appel aux Ukrainiens qui fuient la tyrannie que la Russie impose» à leur pays. Nous allons vous accueillir à bras ouverts et vous aider de toutes les façons possibles», a-t-il déclaré, en ajoutant que de nombreux emplois intéressants sont libres en Ontario et que des services d’aide à l’établissement seront offerts.

Ottawa accélère en ce moment les demandes d’immigration des Ukrainiens qui tentent de fuir le pays. Quelque 1800 demandes ont déjà été approuvées et la majorité de ces personnes vont s’établir en Ontario, confirme le ministre McNaughton.

Doug Ford presse le fédéral d’augmenter le nombre de réfugiés ukrainiens qui pourront s’établir en Ontario et d’envoyer des avions chercher les gens là-bas.

La province appuie les organismes d’établissement pour recruter des interprètes et être en mesure d’offrir des cours d’anglais aux arrivants ukrainiens qui en auraient besoin. Le ministre dit aussi avoir suggéré à son homologue fédéral Sean Fraser la création d’une catégorie d’immigration spéciale» pour ces familles.

Monte McNaughton doit aussi s’entretenir avec son homologue québécois, Jean Boulet, vendredi après-midi.

L’Ontario a versé 300 000 $ à la Fondation Canada-Ukraine, jeudi. Le montant servira à des fins humanitaires, notamment à fournir de l’assistance médicale, des abris d’urgence et des denrées alimentaires, écrit le bureau de Doug Ford.

Pas de vodka russe à la LCBO

Le ministre des Finances Peter Bethlenfalvy a annoncé vendredi qu’il avait demandé à la Régie des alcools de l’Ontario de cesser de vendre des produits russes dans ses succursales.

Le chef du Parti libéral de l’Ontario, Steven Del Duca, avait de son côté écrit au PDG de la LCBO, George Soleas, pour lui demander de cesser de vendre de la vodka importée de Russie.

Interdire la vente de ces produits empêchera de financer davantage l’invasion illégale de l’Ukraine», avait-il fait valoir.

Doug Ford considère qu’il faut aller plus loin. La province examine les échanges économiques qu’elle a présentement avec la Russie. Nous devons frapper ce type avec tous les moyens dont nous disposons», a-t-il lancé en référence au président russe Vladimir Poutine.

Le premier ministre ontarien veut que le président américain Joe Biden change d’avis au sujet du pipeline Keystone XL et cesse d’acheter du pétrole russe.

Avec Radio-Canada par Natasha MacDonald-Dupuis

Canada: Reprise de la circulation sur le pont Ambassador à Windsor

février 14, 2022
Le pont Ambassador qui surplombe la rivière Détroit recouverte de glaces.

Le pont Ambassador entre Windsor et Détroit est le lien transfrontalier le plus achalandé en Amérique du Nord. Photo: CBC/Patrick Morrell

Le pont Ambassador, le lien transfrontalier le plus achalandé en Amérique du Nord, est complètement rouvert depuis tard dimanche soir, après un blocage d’une semaine.

Des camionneurs et d’autres opposants à la vaccination obligatoire ont bloqué la circulation toute la semaine dernière sur le pont entre Windsor et Détroit.

La police a finalement délogé les manifestants durant le week-end, à la suite d’une injonction et de la déclaration de l’état d’urgence par le premier ministre ontarien Doug Ford.

Une vingtaine de protestataires ont été arrêtés et la police a remorqué au moins cinq véhicules.

Radio-Canada a pu confirmer lundi matin que les camions circulaient à nouveau sur le pont Ambassador.

La présence policière demeure toutefois forte. Des murets de béton, des déneigeuses et des véhicules de police se trouvent sur les côtés de la voie d’accès principale au pont à Windsor, Huron Church, pour empêcher tout manifestant de bloquer à nouveau cette artère.

Nous rappelons au public que nous restons présents dans le secteur de la manifestation [de la semaine dernière]. Nous ne tolérerons aucune activité illégale, indique la Police de Windsor sur Twitter.

De son côté, l’Agence des services frontaliers du Canada indique sur son site web qu’il n’y a aucun délai pour traverser la frontière grâce au pont Ambassador.Un poids lourd roule le long d'Huron Church.

Un camion sur l’artère Huron Church près du pont Ambassador le 14 février Photo: Radio-Canada/Elvis Nouemsi Njiké

Le maire de Windsor, Drew Dilkens, et le service policier de la ville doivent faire le point sur la situation lundi après-midi.

Pour sa part, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, doit discuter lundi avec ses homologues provinciaux des différentes manifestations contre les mesures sanitaires toujours en cours au pays, y compris à Ottawa.

Opération policière

Le premier ministre Doug Ford a félicité les forces de l’ordre d’avoir mis fin pacifiquement au blocage illégal du pont Ambassador durant le week-end.

La Maison-Blanche s’est aussi réjouie de la levée des barricades, qui ont perturbé les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis. La gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, a affirmé qu’il s’agissait d’une victoire pour les familles de travailleurs du Michigan et pour les entreprises de l’État qui peuvent reprendre l’exportation de leurs produits.

Plusieurs usines automobiles en Ontario avaient dû ralentir ou suspendre leur production, en raison du blocage.

Près de 2,5 millions de camions empruntent le pont Ambassador chaque année. Plus de 25 % des marchandises échangées entre les États-Unis et le Canada y transitent.

Radio-Canada avec des renseignements fournis par Elvis Nouemsi Njiké

Canada: L’Ontario éliminera le passeport vaccinal le 1er mars

février 14, 2022
Le premier ministre Doug Ford lors d'une conférence de presse.

Le premier ministre Doug Ford a affirmé vendredi dernier que l’Ontario était sur la bonne voie pour lever les restrictions de santé publique. Photo : La Presse Canadienne/Chris Young

Le premier ministre ontarien Doug Ford annonce un nouveau calendrier de réouverture et l’abolition du passeport vaccinal dès le 1er mars.

À l’heure actuelle, la capacité des bars, des restaurants et des gyms, notamment, est réduite de moitié.

Citant l’amélioration continue des indicateurs de santé publique, M. Ford indique que cette restriction sera levée ce jeudi, plutôt que lundi prochain.

Par ailleurs, toutes les autres limites de capacité, touchant entre autres les stades, les cinémas et les salles de spectacle, prendront fin le 1er mars, plutôt que le 14 mars.

Le gouvernement annonce aussi que le passeport vaccinal ne sera plus exigé dès le 1er mars.

Le masque demeure obligatoire jusqu’à nouvel ordre dans les lieux publics. M. Ford qualifie le masque de couche de protection supplémentaire pendant le déconfinement.

« Nous accélérons le déconfinement, parce que c’est sécuritaire de le faire. L’annonce d’aujourd’hui n’est pas à cause de ce qui se passe à Windsor ou à Ottawa. »— Une citation de  Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

M. Ford cite la baisse des hospitalisations et du taux de positivité des tests de dépistage ainsi que la stabilisation de la main-d’oeuvre dans les hôpitaux.

Le chef progressiste-conservateur fera face à l’électorat en juin prochain. Certains experts s’inquiètent que les manifestations des dernières semaines contre les mesures sanitaires puissent avoir accéléré le déconfinement.

M. Ford avait indiqué vendredi dernier que la province était sur la bonne voie pour abolir très bientôt toutes les restrictions imposées aux entreprises dans le cadre de notre plan de réouverture.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, affirmait, elle, la semaine dernière que le passeport vaccinal et le masque seraient en place pendant encore un bon moment, sans donner plus de détails.

Fin du masque?

Le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr Kieran Moore, n’a pas voulu donner de date pour la fin du masque.

Il s’est contenté de dire que tous les indicateurs se sont grandement améliorés, disant qu’il allait continuer à suivre les données.

Avec Radio-Canada

Canada: Vol d’un camion rempli de 3400 armes à feu près de Toronto

février 13, 2022
Une voiture de police.

La police pense qu’il n’y avait pas de munitions à bord du véhicule volé. Photo : Radio-Canada/Yvon Theriault

Un poids lourd chargé d’armes à feu a été volé à Peterborough, à une centaine de km au nord-est de Toronto, selon la police.

Dans un communiqué, le Service de police de Peterborough (SPP) déclare avoir reçu un appel dimanche vers 7 h 30 à propos du vol d’un camion qui transportait une grosse quantité d’armes à feu et qui était stationné dans la cour d’une entreprise de camionnage située sur la route Parkhill East.

Selon nos informations, le camion contenait 3409 armes de calibre 22 et 6468 chargeurs. Il s’agit d’un Freightliner Cascadia 126, possiblement de couleur blanche.

« Nous pensons qu’il n’y avait pas de munitions dans le camion. »— Une citation de  Le Service de police de Peterborough, dans un communiqué.

Divers services policiers ont été prévenus, selon le Service de police de Peterborough SPP, qui croit qu’il s’agit d’incident isolé.

Avec Radio-Canada

Canada: L’Ontario recense 16 714 nouveaux cas de COVID-19

janvier 2, 2022
Des enfants masqués arrivent à l'école.

Le retour en classe en Ontario est repoussé du 3 au 5 janvier 2022. Photo: Radio-Canada/CBC/Evan Mitsui

L’Ontario a recensé 16 714 nouveaux cas d’infections de la COVID-19 dimanche, soit une baisse de 1 700 cas par rapport à la veille, où les infections quotidiennes atteignaient un nouveau sommet.

Toutefois, comme Santé publique Ontario l’a précisé samedi, les cas quotidiens sont désormais largement sous-estimés, compte tenu des changements dans la politique de dépistage de la province.

Jeudi dernier, les autorités sanitaires ont annoncé que les test PCR sont dorénavant réservés aux populations à très haut risque et à certains travailleurs seulement. Les personnes en santé qui ont des symptômes doivent s’isoler durant cinq jours, de même que les personnes membres de leur foyer.

La province a également annoncé vendredi qu’elle cessera de recenser les cas de COVID-19 dans les écoles.

Dans le système de santé, 224 patients sont présentement admis en soins intensifs, selon la ministre de la Santé Christine Elliott, contre 214 samedi. La moyenne sur sept jours est maintenant de 199.

La ministre rapporte par ailleurs 1117 hospitalisations liées à la COVID-19, mais note que tous les hôpitaux ne collectent pas les données durant les fins de semaine.

Aucune mise à jour concernant les décès liés au virus n’est prévue avant mardi.

Avec Radio-Canada