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Youth challenge: Mvutu parmi les quatorze projets retenus

octobre 14, 2021

La start-up congolaise Mvutu bénéficiera, aux cotés de treize autres concurrents venus de plusieurs régions du monde, d’un accompagnement des Nations unies pour concrétiser ses projets de restauration des écosystèmes.

1- Le logo de Mvutu/DR

Mvutu fait, en effet, partie des lauréats de GenerationRestoration Youth Challenge après avoir postulé, du 16 avril au 15 juin derniers, au concours lancé par les structures 1t.org et UpLink, en collaboration avec le partenaire Salesforce et l’apport de Décennie des Nations unies. GenerationRestoration Youth Challenge vise à soutenir les jeunes éco-preneurs, pour la restauration des écosystèmes. Plusieurs plateformes à travers le monde, dont les actions et solutions innovantes témoignent de la puissance d’une génération soucieuse de l’environnement et de la technologie pour apporter des changements réels et concrets, bénéficieront de l’accompagnement de cette initiative.

C’est un appel mondial à des solutions dirigées par des jeunes pour conserver et restaurer les écosystèmes. Conformément à la Décennie des Nations unies, le défi couvre la conservation et la restauration de tous les types d’écosystèmes terrestres et côtiers intacts et dégradés, y compris les forêts, les prairies, la tourbe et autres. La période d’incubation commence en fin octobre jusqu’à janvier 2022. Ils bénéficieront, lors de l’incubation, des conseils sur les questions techniques, commerciales, marketing et de développement opérationnel visibilité.

Les quatorze meilleurs projets innovateurs UpLink du GenerationRestoration Youth Challenge sont pour la plupart menés par des jeunes. Il s’agit de AkoFresh, L’Initiative Cábula, Coalition Wild, Ceriops, Green Generation, Millennium Kids Inc, Mvutu, Ecological Food Caterpillars Company, L’Éducation à la recherche pour des actions durables, PIB Global Limited, Saving the Amazon, Seawater Solutions, L’Urban Garden Initiative (TUGI) et Treeconomy. Tous ces projets ont un seul point : restaurer la biodiversité.
 

Mvutu mise sur la valorisation des produits biologiques au Congo

La plateforme Mvutu, qui signifie « Réponse » en langue Kituba, est une start-up congolaise qui offre des services agricoles de bout en bout, en commençant par la distribution d’intrants, des conseils agricoles personnalisés jusqu’à la mise en place d’un marché pour la vente des produits en passant par l’accès aux services financiers et d’une chaîne frigorifique pour la conservation des vivres récoltés.

Dirigée par le jeune Congolais Divin Kouebatouka, Mvutu est, en effet, une solution d’agriculture numérique pour l’assurance météorologique et une source de sécurité alimentaire puis résilience des communautés.

2- Les agents de Mvutu sur le terrain/DR 

Il estime que Mvutu s’approvisionne en produits biologiques de la plus haute qualité auprès des petits exploitants agricoles au Congo. « Nous agrégeons la demande et livrons une large gamme de produits frais et exotiques directement des fermes aux magasins de clients B2B2C comme les détaillants, grossistes, vendeurs locaux, supermarchés, restaurants, hôtels, des particuliers et exportateurs. Nous soutenons les petits exploitants agricoles dans la planification des cultures en harmonie avec les marchés, la modernisation des infrastructures côté ferme et la transition vers des pratiques durables », a expliqué Divin Kouebatouka.

Il ajoute que sa structure tire profit des technologies pour assurer une exécution fluide des commandes des fermes aux magasins tout en organisant les contrôles de qualité, la distribution et la satisfaction des clients.

L’un des défis actuels de Mvutu consiste à finaliser le développement de son service USSD pour les agriculteurs ainsi qu’une application mobile pour les vendeurs ambulants. « Cela nous aidera à avoir une bonne visibilité de la demande et de l’offre et nous donnera la possibilité de rationaliser et d’automatiser la distribution alimentaire de la ferme à l’assiette », conclut-il.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

New-York : Félix Tshisekedi ce mardi à la tribune de l’ONU

septembre 20, 2021

Président en exercice de l’Union africaine, le président congolais figure parmi les chefs d’État de la planète qui s’exprimeront ce 21 septembre, à l’ouverture de la 76 session de l’Assemblée générale des Nations unies.

C’est depuis l’aéroport international de Loano, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, s’est envolé le 19 septembre pour New-York, aux Etats-Unis. Il est allé participer à la 76session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le 20 septembre, aux premières heures, le chef de l’Etat congolais a foulé le sol newyorkais, par l’aéroport international John F. Kennedy. Il a été reçu au pied de l’avion par M. Balumuene, ambassadeur de la République démocratique du Congo aux États-Unis, avant de rejoindre sa résidence de circonstance, apprend-on des sources proches de la présidence. Déjà, au menu de ses premières activités, Félix Tshisekedi devrait s’entretenir en tête-à-tête avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avant son grand oral du 21 septembre du haut de la tribune des Nations unies.

Sauf imprévu, l’agenda mis à jour par le bureau de l’institution onusienne prévoit que le Félix-Antoine Tshisekedi -Tshilombo prenne la parole à la tribune en onzième position, à 14h00, heure de New-York (soit 19h00, heure de Kinshasa). Son oral sera le deuxième du genre après celui de sa première participation, en septembre 2019. Cette 76e session de l’Assemblée générale de l’ONU est une occasion pour les chefs d’Etat du monde d’échanger sur les grandes questions qui préoccupent la planète, entre autres, la pandémie de la covid-19 qui a privé les dirigeants de la planète de ce rendez-vous annuel en 2020.

Pour cette année, le thème retenu est « Miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de se relever de la covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l’organisation des Nations unies ».

Un discours très attendu

Le discours du président congolais et président en exercice de l’Union africaine est très attendu. Un discours aux multiples enjeux, notamment la question sécuritaire et sanitaire. Il est très attendu car il permettra au président Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo de faire entendre la voix de l’Afrique et de son pays. Le chef de l‘Etat congolais devra donner sa vision de la prévention au traitement pour arriver à immuniser le monde et, particulièrement, l’Afrique de la covid-19. Il aura donc à défendre ses propositions presque déjà publiques qui privilégient une vaccination de masse, la fabrication des vaccins en Afrique ainsi que la poursuite des recherches sur les différents traitements.  

Un autre sujet qui devrait revenir dans son discours, c’est la sécurité avec notamment la violence qui prévaut à l’est dans son pays et en Afrique. Du terrorisme en Afrique centrale et au Sahel en passant par la déstabilisation des institutions par les coups d’Etat, il est attendu du président en exercice de l‘Union africaine des réponses idoines et efficaces susceptibles de faire bouger les lignes. Il sera aussi question, pour Félix Tshisekedi, de faire le point sur l’économie du continent africain et sur les objectifs du développement durable.

D’autres thèmes comme le changement climatique, l’autonomisation de la femme, ou encore, les droits humains, devraient logiquement figurer dans le discours du Chef de l’Etat congolais à la 76ème session de l’Onu que va présider l’actuel ministre des Affaires étrangères des Maldives, Abdulla Shahid, élu le 7 juin 2021 par l’Assemblée  générale.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Droits humains: l’ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversité

septembre 13, 2021
Droits humains: l'ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversite
Droits humains: l’ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversité© AFP/Archives/Fabrice COFFRINI

Réchauffement climatique, pollution et perte de biodiversité: une triple crise environnementale provoquée par l’être humain est la principale menace pour le respect des droits humains, a averti lundi l’ONU.

A quelques semaines de la COP26 climat à Glasgow (EcosseRoyaume-Uni) début novembre, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet a réclamé une « action climatique plus ambitieuse ».

« Les crises interdépendantes liées à la pollution, au changement climatique et à la biodiversité multiplient les dangers – amplifiant les conflits, les tensions et les inégalités structurelles, et rendant les gens de plus en plus vulnérables », a-t-elle déclaré à l’ouverture de la 48e session du Conseil des droits de l’homme à Genève (Suisse).

« En s’intensifiant, ces menaces environnementales constitueront le plus important défi pour l’exercice des droits humains de notre ère », a-t-elle affirmé.

Cette « triple crise planétaire » a déjà, selon Mme Bachelet, un large et direct impact sur toute une série de droits humains, tels que « les droits à une alimentation adéquate, à l’eau, à l’éducation, au logement, à la santé, au développement et même à la vie ».

La pollution est à l’origine d’un décès prématuré sur six, a-t-elle averti, avant d’égrener un chapelet de catastrophes environnementales: famine à Madagascar, désertification au Sahel, submersion des côtes au Bangladesh, raréfaction des ressources en eau au Moyen-Orient, gigantesques incendies en Sibérie et en Californie, inondations en Chine et en Allemagne…

« S’attaquer à la triple crise environnementale mondiale est un impératif humanitaire, un impératif de droits pour les droits humains, un impératif de consolidation de la paix et un impératif de développement », a affirmé Mme Bachelet.

Xinjiang

La Haut-Commissaire a ensuite souligné que la crise environnementale n’était pas la seule à laquelle l’humanité est confrontée, dressant une autre longue liste de violations des droits humains dans le monde.

A cet égard, elle a dit regretter « ne pas être en mesure de faire état de progrès dans (ses) efforts pour obtenir un accès significatif » à la région chinoise du Xinjiang.

« Dans l’intervalle, mon bureau finalise son évaluation des informations disponibles sur les allégations de violations graves des droits humains dans cette région, en vue de les rendre publiques », a-t-elle pour la première fois annoncé.

Depuis son arrivée au Haut-Commissariat, Mme Bachelet n’a eu de cesse de réclamer un « accès total » à cette région. Fin février, elle avait réitéré son appel à une « évaluation complète et indépendante » de la situation des droits humains dans cette région.

Mais Pékin refuse toute enquête et estime que toute visite à la région doit être « amicale ».

Le Xinjiang a longtemps été frappé par des attentats attribués à des séparatistes ou des islamistes de l’ethnie musulmane ouïghoure. Les autorités y imposent depuis quelques années une surveillance policière draconienne.

Les Etats-Unis, sur la base d’études de chercheurs occidentaux, reprochent à la Chine d’avoir arbitrairement interné plus d’un million d’Ouïghours dans des « camps » du Xinjiang. Pékin dément ce chiffre et affirme qu’il s’agit de « centres de formation professionnelle ».

Palestiniens

Mme Bachelet a également attiré l’attention du Conseil sur « la poursuite et la multiplication des cas d’usage excessif de la force – ou totalement injustifié – contre des civils palestiniens par les forces de sécurité israéliennes ».

Depuis janvier, 54 Palestiniens, dont 12 enfants, ont été tués par les forces israéliennes en Cisjordanie – plus du double du chiffre pour toute l’année 2020, a-t-elle détaillé. Et plus de 1.000 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles.

Elle a également fait part de sa profonde préoccupation face « aux mesures de répression de la dissidence prises ces derniers mois » par les autorités palestiniennes, et indiqué craindre une aggravation de la situation.

L’ex-présidente chilienne a en particulier dénoncé « l’usage injustifié » de la force par les forces de sécurité palestiniennes pendant les manifestations qui ont suivi le décès de Nizar Banat, un militant critique de l’Autorité palestinienne décédé en juin peu après son arrestation.

« L’un des membres de mon équipe, qui surveillait les manifestations, figurait parmi les nombreux manifestants battus », a-t-elle dénoncé.

Par Le Point avec AFP

Journée mondiale de l’amitié : l’ONU exhorte les Etats à cultiver l’amour

juillet 28, 2021

Pour rappeler à la communauté internationale les atouts qu’inspire l’amitié entre les peuples, les pays, les cultures et les individus, dans le cadre de la consolidation de la paix , l’humanité célèbre le 30 juillet de chaque année  la journée mondiale de l’amitié.

Selon les organisateurs, la Journée mondiale de l’amitié offre aux Etats et à toutes les communautés l’occasion de jeter des ponts d’entente et de rechauffer leurs liens d’amitié, en partageant les expériences humaines. Car, face aux problématiques d’envergure mondiale comme la pauvreté, la violence ou les violations des droits de l’homme, l’amitié constitue un élément important nous permettant de faire face aux crises et aux conflits.  « Il faut encourager et défendre l’esprit de partage et  de solidarité entre les peuples », souligne l’ONU, tout en rappelant que les forces de la division cherchent activement à saper la paix, la sécurité et l’harmonie sociale, alors que la multiplication des liens de camaraderie dans le monde entier peut contribuer aux transformations fondamentales de la communauté.

 Notons que la Journée internationale de l’amitié a été proclamée en 2011 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle fait suite à la proposition de l’Unesco, réprise en 1997 par la même Assemblée. De même, elle définit la culture de la paix comme un ensemble de valeurs, attitudes et comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage. 

Avec Adiac-Congo par Rock Ngassakys

Mali : 6 soldats tués, 15 Casques bleus blessés dans deux attaques

juin 26, 2021

Un Casque bleu bangladais, lors d’une patrouille près de Gao, en mai 2019 (Illustration).

Le Mali a connu vendredi une nouvelle journée sanglante avec deux attaques, l’une contre un poste militaire dans le Centre, qui a fait six morts, et l’autre contre une position temporaire de l’ONU au Nord, qui a fait 15 blessés.

L’attaque d’un poste militaire dans le village de Boni (Centre) a fait six morts parmi les soldats et un blessé. Dix soldats maliens avaient déjà été tués en février dans ce même village.

Les troupes ont « vigoureusement repoussé » des « attaques simultanées » menées dans ce village vendredi après-midi, ont indiqué les Forces armées maliennes sur leur page Facebook.

Plus tôt dans la journée, 15 Casques bleus des Nations unies, allemands pour la plupart, ont été blessés dans le nord du pays dans une attaque au véhicule suicide contre une position temporaire.

Trois des 12 Casques bleus allemands touchés sont grièvement blessés, a précisé la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer. Deux d’entre eux sont dans un état jugé stable tandis que le troisième a été opéré. Tous les blessés ont été évacués de la zone par hélicoptère, a-t-elle ajouté.

Un avion est attendu dans la nuit à Gao, la grande ville proche, pour emporter samedi matin les plus grièvement blessés.

Un soldat belge a également été blessé, a rapporté le ministère belge de la Défense. Il a reçu les premiers soins sur place avant d’être transporté dans un hôpital.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a fait état de quinze blessés dans cette attaque au véhicule piégé menée tôt contre une base temporaire près du village d’Ichagara.

La Minusma avait établi là une position depuis jeudi, le temps de sécuriser une opération de remorquage d’un véhicule de la mission, a indiqué une porte-parole de la mission. Le véhicule à remorquer avait été endommagé jeudi par l’explosion d’un engin explosif artisanal.

L’engin avait explosé au passage d’un convoi de la Minusma qui escortait le déploiement d’un bataillon dit « reconstitué » de l’armée malienne, c’est-à-dire intégrant d’anciens rebelles ayant combattu les forces régulières dans le nord avant la signature d’un accord de paix en 2015, a indiqué une source sécuritaire internationale.

Cible d’attaques

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises.

Les indépendantistes ont signé un accord de paix en 2015. Mais le Mali reste en proie aux agissements des groupes liés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, aux violences intercommunautaires et aux trafics en tous genres. Les violences se sont propagées au Burkina et au Niger voisins.

La Minusma, forte d’environ 18.300 personnes, dont 13.200 militaires, est régulièrement la cible d’attaques, comme les forces maliennes et françaises. C’est la mission la plus meurtrière pour l’ONU dans le monde.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a condamné « l’attaque ignoble d’aujourd’hui (qui) souligne une fois de plus combien il est important que nous nous opposions aux terroristes ».

La France, qui déplore la mort de 50 soldats dans la région depuis 2013, « condamne avec la plus grande fermeté l’attaque (..), réaffirme son plein soutien à la Minusma, qui exerce un rôle essentiel pour la stabilisation du Mali » et « salue l’engagement des pays qui y contribuent », a également déclaré le ministère français des Affaires étrangères.

Après plus de huit ans d’engagement, le président Emmanuel Macron a annoncé en juin une réduction future de la présence militaire française au Sahel, avec la fermeture de bases et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d’une alliance internationale associant des Européens.

« La France demeure auprès de l’ensemble de ses partenaires au Sahel pour lutter contre le fléau du terrorisme », a toutefois insisté le Quai d’Orsay.

Elle avait précédemment suspendu ses opérations conjointes avec les forces maliennes à la suite d’un nouveau coup de force des militaires, le deuxième en neuf mois, faisant du colonel Assimi Goïta le président de transition.

L’engagement français au Mali suscite régulièrement des expressions ou des manifestations hostiles, généralement limitées et souvent doublées d’appels à une intervention de la Russie.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali: l’ONU insiste sur la nécessité d’élections «libres et justes» le 27 février 2022

juin 14, 2021

Une grande majorité des membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont réclamé lundi 14 juin la tenue d’élections «libres et justes» au Mali en février 2022, sans la participation de ses dirigeants actuels, s’affirmant aussi en faveur d’une reconduction de la force de paix Minusma à effectifs constants.

«La priorité absolue doit être l’organisation de l’élection présidentielle le 27 février 2022» sans candidature des responsables du récent coup d’Etat dans ce pays, a affirmé l’ambassadeur français Nicolas de Rivière, lors d’une réunion du Conseil. Après l’annonce d’une fin de l’opération militaire française Barkhane, le diplomate a assuré que la France «maintiendra une présence militaire importante pour accompagner et soutenir les forces sahéliennes avec ses partenaires européens», après avoir évoqué devant des médias une «adaptation progressive (…) à la situation sur le terrain».

«Il est essentiel que les élections de février 2022 soient libres et justes et soient gérées par des autorités électorales compétentes et impartiales, en utilisant des processus transparents», a affirmé l’ambassadeur américain adjoint à l’ONU, Jeffrey DeLaurentis. Un point de vue soutenu par le Mexique, la Norvège, l’Irlande ou le Niger.

Concernant la Minusma, dont le mandat doit être renouvelé la veille de son expiration le 30 juin, plusieurs membres ont affirmé leur soutien à une prolongation pour un an sans changement de ses effectifs. La Chine et le Vietnam ont précisé être en faveur d’un «maintien du plafond» du nombre de militaires et policiers actuellement autorisés, soit environ 15.000. Isolée sur ce point, la France a estimé que «la question d’une hausse» du nombre de Casques bleus devait être posée, après avoir déploré qu’il n’y ait que 2000 Casques bleus dans le centre du pays avec «trois hélicoptères mis à disposition une semaine sur deux».

«Une ligne claire entre la lutte contre le terrorisme et le maintien de la paix»

Les Etats-Unis ont à nouveau rejeté la demande de Paris et des pays africains de créer un bureau de soutien de l’ONU à la force antidjihadiste G5 Sahel qui serait financé sur des contributions obligatoires des Nations unies. «Il est important de maintenir une ligne claire entre la lutte contre le terrorisme et le maintien de la paix afin de protéger l’impartialité et le personnel de l’ONU», a fait valoir Jeffrey DeLaurentis.

Après l’annonce de la fin de Barkhane et la suspension décidée début juin par Paris des opérations militaires conjointes entre la France et le Mali, la Russie a jugé «irresponsable à l’heure actuelle d’abandonner le pays à son sort, en envisageant de réduire l’aide militaire et financière qui lui est apportée». «L’enjeu est trop important pour la sécurité au Mali et dans toute sa région», a estimé l’ambassadrice russe adjointe, Anna Evstigneeva.

Par Le Figaro avec AFP

Mali : le rapport de l’ONU sur Bounti est « une attaque contre Barkhane », selon la France

mai 22, 2021
Florence Parly, ministre française des Armées, et le général Lecointre, chef d’état-major des armées, à Gao le 27 novembre 2019.

Le chef d’état-major des armées françaises, le général François Lecointre, a dénoncé samedi une « manipulation » contre la force française Barkhane après une enquête de l’ONU l’accusant d’avoir tué 19 civils réunis pour un mariage au Mali. 

« Très clairement, il s’est agi d’une attaque contre l’armée française, contre l’opération Barkhane, contre la légitimité de nos engagements », a déclaré le militaire dans une interview au quotidien français Le Figaro. Les « erreurs » et les « biais » du rapport de la Direction des droits de l’Homme de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali, « découlent pour une part d’une manipulation », a encore estimé le général Lecointre.

« Discréditer » Barkhane ?

Cette enquête a conclu qu’une frappe aérienne conduite par l’armée française avait visé des civils réunis pour un mariage près de Bounti, dans le centre du Mali, et pas seulement des jihadistes comme l’affirme Paris, qui réfute toute bavure.

Les autorités françaises ont toujours assuré qu’il n’y avait pas de mariage, que le renseignement avait « formellement » établi qu’il s’agissait d’un rassemblement de jihadistes et que l’intervention d’une patrouille d’avions français lâchant trois bombes avait « neutralisé » une trentaine de jihadistes.

« Je pense que nous serons désormais systématiquement confrontés à ce type de tentative pour chercher à nous entraver, à nous discréditer, à délégitimer notre action, à monter les populations contre notre action« , a ajouté le chef d’état-major des armées.

Des enquêteurs formels

Pour mener son enquête, la division des droits de l’homme et de la protection de la Minusma avait déployé une « mission spéciale d’établissement des faits » du 4 janvier au 20 février 2021, avec l’appui notamment de la police scientifique des Nations unies.

Si les auteur du rapport ont pu établir la présence, le jour de la frappe aérienne française, de cinq individus armés, dont au moins un portait son arme de façon visible, les enquêteurs de l’ONU sont cependant formels : « Le rassemblement consistait en une célébration de mariage qui a réuni une centaine de personnes, en majorité des civils habitant Bounti, à l’exception des cinq présumés membres de la Katiba Serma. »

« Le groupe touché par la frappe était très majoritairement composé de civils, qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire, écrivait les auteurs du rapport. Cette frappe soulève des préoccupations importantes quant au respect des principes de la conduite des hostilités, notamment le principe de précaution dont l’obligation de faire tout ce qui est pratiquement possible pour vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires. »

La France, qui engage environ 5 100 hommes au sein de Barkhane, a déjà été en butte à des soupçons de bavure, mais jamais à un rapport aussi circonstancié de l’ONU. La ministre française des Armées Florence Parly a parlé de « guerre informationnelle » que livreraient les groupes jihadistes. Les autorités maliennes avaient fourni des évènements une version cohérente avec celle de la France.

Par Jeune Afrique avec AFP

Libye: l’ONU se félicite de la création d’une Commission de réconciliation

avril 6, 2021

Les autorités libyennes ont annoncé la création d’une commission de réconciliation nationale chargée de rétablir la paix sociale dans ce pays déchiré par des guerres fratricides depuis dix ans, une décision saluée mardi 6 avril par l’ONU.

L’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Jan Kubis, s’est félicité de «l’annonce par le Conseil présidentiel de la création d’une Haute commission de réconciliation nationale», lit-on dans un communiqué de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul). Cette commission, dont la création a été annoncée lundi par le nouveau président du Conseil présidentiel libyen Mohamed el-Manfi, sera chargée «de jeter les bases d’un processus de réconciliation nationale pour promouvoir l’unité, la tolérance, la justice et les droits de l’Homme», selon la Manul.

Il s’agira notamment de «restaurer le tissu social parmi les composantes de la société libyenne» dans le cadre d’un «processus de réconciliation inclusif», dans le respect des droits humains, pour «garantir une paix, une stabilité, une unité et une prospérité durables», a souligné Jan Kubis. L’ONU est prête à «soutenir les autorités libyennes» dans ce sens, a-t-il ajouté.

Mohamed al-Manfi a annoncé lors d’une conférence de presse lundi à Tripoli la création de cette commission, «une étape que nous attendions tous (…) pour rassembler Libyens, pour réparer et rendre justice dans le respect des lois et des droits humains». Selon des médias libyens, les équipes de cette commission travailleront sur le terrain, dans les villes qui ont été le théâtre d’opérations militaires.

La Libye tente de s’extraire d’une décennie de conflit, depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, un chaos marqué par l’existence ces dernières années de pouvoirs rivaux, en Tripolitaine (Ouest) et Cyrénaïque (Est). Le Conseil présidentiel, composé de trois membres, a été désigné en février par 75 responsables libyens de tous bords réunis à Genève, qui ont également choisi Abdelhamid Dbeibah comme chef du gouvernement d’unité nationale.

Ensemble, ils devront oeuvrer à réunifier les institutions libyennes, lancer un processus de réconciliation nationale et, enfin, amener le pays à des élections présidentielles et législatives en décembre

Par Le Figaro avec AFP

Mahamat Saleh Annadif, nouveau patron de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest

mars 15, 2021
Mahamat Saleh Annadif.

Le diplomate tchadien quitte Bamako et la Minusma pour devenir le chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

La double information circulait depuis un mois dans les couloirs du siège de l’ONU à New York. Elle est désormais presque officielle depuis l’adoption début mars, par le Conseil de sécurité, des propositions de nominations soumises par le secrétaire général, António Guterres.

Le Tchadien Mahamat Saleh Annadif, âgé de 64 ans, cédera le 1er avril son poste bamakois de représentant spécial et de chef de la Minusma au Mauritanien El Ghassim Wane et occupera, à compter de cette date, celui de représentant spécial, chef du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, basé à Dakar.

Un bilan salué

Natif d’Arada, ancien ministre des Affaires étrangères et ex-secrétaire général de la présidence sous Idriss Déby Itno, Annadif dirigeait la Minusma depuis un peu plus de cinq ans. Un exercice complexe et exposé pour lequel il n’aura pas démérité, son action étant régulièrement saluée tant par les partenaires extérieurs du Mali que par la classe politique locale.

À Dakar, Annadif succédera au diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas, 70 ans, ancien secrétaire exécutif de la Cedeao qui, depuis six ans, a eu à gérer des crises électorales (Togo, Guinée, Côté d’Ivoire…) avec des résultats mitigés.

Outre ses responsabilités en matière de diplomatie préventive, de médiation et de facilitation, le Tchadien devra faire avancer des dossiers aussi divers que la bonne gouvernance, la lutte contre le terrorisme et la criminalité, l’état de droit ou le contentieux frontalier entre le Nigeria et le Cameroun. Last but not least : il sera rejoint au Sénégal par ses proches – le poste de représentant spécial au Mali est lui « sans famille » pour des raisons de sécurité.

De l’UA à la Minusma

Son successeur à Bamako, El Ghassim Wane, 61 ans, a effectué l’essentiel de sa carrière au sein de la Commission de l’Union africaine (UA), notamment au département Paix et sécurité, puis auprès du président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, dont il a dirigé le cabinet avec le titre de conseiller en chef de 2017 à 2019.

Auparavant, ce natif d’Aleg avait effectué une brève incursion au poste de sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix. Depuis juin 2019, El Ghassim Wane enseignait à l’université George Washington, aux États-Unis, et au King’s College de Londres, en attendant une nouvelle affectation.

En concurrence pour la tête de la Minusma avec la Guinéenne Bintou Keita et avec l’Américain David Gressly, le diplomate mauritanien avait la voie libre depuis la nomination de la première en RDC et du second au Yémen.

Avec Jeune Afrique

Libye : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame « le retrait des forces étrangères et des mercenaires »

mars 13, 2021
Les forces loyales au gouvernement d’accord national libyen (GNA) reconnu par l’ONU font défiler un camion de système de défense aérienne Pantsir de fabrication russe dans la capitale Tripoli le 20 mai 2020, après sa capture à la base aérienne d’Al-Watiya (base aérienne d’Okba Ibn Nafa) par les forces loyales à l’homme fort libyen Khalifa Haftar, basé dans l’est du pays.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé vendredi dans une déclaration approuvée à l’unanimité « le retrait sans plus tarder de toutes les forces étrangères et des mercenaires de Libye », en saluant la validation mercredi par le Parlement du nouveau gouvernement unifié.

« Le Conseil de sécurité appelle toutes les parties à appliquer pleinement l’accord de cessez-le-feu (du 23 octobre) et exhorte les États membres à respecter et à soutenir la pleine application de l’accord », précise cette déclaration.

Selon l’ONU, environ 20 000 militaires et mercenaires se trouvaient encore fin 2020 en Libye et aucun mouvement de retrait n’a été constaté à ce jour. « Le Conseil de sécurité appelle au plein respect de l’embargo des Nations unies sur les armes par tous les États membres, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », indique aussi le texte.

Embargo violé

Cet embargo imposé depuis 2011 est violé régulièrement depuis des années selon les experts de l’ONU chargés de son contrôle. Leur prochain rapport annuel est attendu dans les jours à venir. Dans le passé, ces experts ont notamment dénoncé la présence en Libye de mercenaires russes, de troupes turques, et de groupes armés composés de Syriens, Tchadiens ou de Soudanais.

« Le Conseil de sécurité reconnaît la nécessité de planifier le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, la réforme du secteur de la sécurité et de mettre en place une architecture de sécurité inclusive et dirigée par des civils pour l’ensemble de la Libye », ajoute la déclaration.

Par Jeune Afrique avec AFP