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L’ONU lance une collecte de 565 millions de dollars pour le Liban

août 14, 2020

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d'un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban.

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban, dix jours après l’explosion meurtrière qui a dévasté la ville de Beyrouth. Cette aide sera notamment destinée aux efforts de reconstruction succédant à la phase de première urgence dans la capitale. Il s’agit de financer la remise en état des hôpitaux et des écoles et de fournir un toit aux sinistrés, sans abri depuis l’énorme détonation au port, où étaient stockées des tonnes de nitrate d’ammonium.

«La tâche de reconstruire la vie des habitants et permettre la guérison d’une telle dévastation ne fait que commencer», a estimé à l’ONU Najat Rochdi, une coordinatrice de l’aide humanitaire à destination du Liban. Elle a appelé la communauté internationale à ne pas lésiner en mettant la main au portefeuille, en ayant particulièrement à l’esprit «l’incroyable générosité des Libanais vis-à-vis des réfugiés syriens et palestiniens».

L’explosion du 4 août, illustrant la corruption et la mauvaise gestion de responsables politiques libanais, a fait plus de 171 morts et 6.500 blessés et déclenché une colère de la rue face à laquelle le gouvernement du Premier ministre Hassan Diab a dû présenter sa démission.

Par Le Figaro avec AFP

Liban : les participants se sont engagés sur une aide de 250 millions d’euros

août 9, 2020

 

L’aide d’urgence collectée dimanche au cours d’une visioconférence coorganisée par la France et l’ONU pour le Liban après l’explosion qui a dévasté Beyrouth s’élève à un peu plus de 250 millions d’euros, a annoncé l’Elysée.

Le montant total de «l’aide d’urgence engagée ou mobilisable à brève échéance» est de 252,7 millions d’euros, dont 30 millions d’euros de la part de la France, a précisé la présidence française.

Par Le Figaro avec AFP

Liban: «la situation devient rapidement incontrôlable», alerte l’ONU

juillet 10, 2020

 

La situation au Liban, en proie à la pire crise économique de son histoire, «devient rapidement hors de contrôle», a alerté vendredi la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU.

Certains des Libanais les plus vulnérables «risquent de mourir de faim en raison de cette crise», a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué, ajoutant: «nous devons agir immédiatement avant qu’il ne soit trop tard».

Michèle Bachelet a lancé un appel au gouvernement et aux partis politiques libanais pour qu’ils mettent en oeuvre des «réformes urgentes» et répondent «aux besoins essentiels de la population tels que la nourriture, l’électricité, la santé et l’éducation». «La crise économique, couplée à l’épidémie de Covid-19, a touché toute la société. Beaucoup ont perdu leur travail, ont vu leur épargne disparaître sous leurs yeux, et ont perdu leurs maisons», a-t-elle rappelé. «Et comme souvent dans ce genre de situation, ce sont les plus pauvres et les plus vulnérables qui souffrent le plus», a-t-elle souligné.

Pire crise économique de son histoire

Le petit pays du Proche-Orient vit la pire crise économique de son histoire, aggravée par la pandémie mondiale de Covid-19 et un contexte politique délicat exacerbé par les tensions entre le Hezbollah, un allié de l’Iran qui domine la vie politique libanaise, et les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des dizaines de milliers de Libanais ont été licenciés ou ont subi des coupes salariales. La monnaie nationale est en chute libre, de même que le pouvoir d’achat. Et les épargnants n’ont pas libre accès à leur argent, les banques ayant imposé des restrictions draconiennes sur les retraits et les transferts à l’étranger à cause de la pénurie du dollar.

Les dirigeants libanais eux-mêmes sont accusés de profiter d’un système gangréné par le clientélisme et la corruption. Parmi les plus fragiles se trouvent quelque 1,7 million de réfugiés, en majorité syriens, et 250.000 travailleurs immigrés, qui ont perdu leur emploi et se retrouvent sans abri, a rappelé Mme Bachelet. «Il est important en cette période difficile de réévaluer la façon dont nous traitons les migrants», a-t-elle déclaré, appelant à la protection de tous «quelle que soit leur origine ou leur statut».

Par Le Figaro avec AFP

Crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité à Idlib, selon l’ONU

juillet 7, 2020

De nombreux crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité, ont été commis dans la province d’Idlib, dernier bastion insurgé dans le nord-ouest de la Syrie soumis à une offensive du régime fin 2019 et début 2020, selon un rapport publié mardi par l’ONU.

«Des enfants ont été bombardés à l’école, des parents ont été bombardés au marché, des patients ont été bombardés à l’hôpital, et des familles entières ont été bombardées alors qu’elles fuyaient», a résumé Paulo Pinheiro, le président de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie. Son rapport porte sur la période du 1er novembre au 30 avril, et documente 52 attaques en se basant sur près de 300 entretiens et du matériel photographique et vidéo.

Le régime syrien de Bachar al-Assad, appuyé par son allié russe, a relancé en décembre 2019 son offensive contre Idlib, dernier bastion aux mains de groupes rebelles et djihadistes, avant qu’une trêve précaire parrainée par la Russie et la Turquie entre en vigueur début mars. L’offensive a fait un million de déplacés et plus de 500 morts civils, selon l’ONU.

14 écoles bombardées

«Lors de cette campagne militaire, les forces pro-gouvernementales et les groupes désignés par l’ONU comme terroristes ont violé de façon flagrante les lois de la guerre et les droits des civils syriens», selon Paulo Pinheiro, cité dans le rapport. Selon la Commission Pinheiro, entre le 1er novembre et le 30 avril, 17 installations médicales, 14 écoles, 9 marchés et 12 maisons ont été bombardés, dans l’écrasante majorité des cas par les forces pro-gouvernementales et leur allié russe.

Certains de ces «bombardements indiscriminés», notamment sur Maaret al-Noomane dans la province d’Idleb et à Atarib (ouest d’Alep) en décembre et février «pourrait être constitutifs de crime contre l’humanité» selon le rapport. La Commission Pinheiro se penche aussi sur les exactions du principal groupe djihadiste dans la région, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), accusé de «pillages, détention, torture et exécution de civils, y compris des journalistes».

HTS a également «bombardé de façon indiscriminée des zones densément peuplées, semant la terreur parmi les civils vivant dans les zones sous contrôle gouvernemental», selon le rapport. «Les femmes, hommes et enfants que nous avons interviewés avaient le choix entre être bombardés ou fuir plus avant dans les zones contrôlées par HTS où les droits de l’homme sont violés et où l’assistance humanitaire est très limitée», selon l’enquêtrice Karen Koning AbuZayd.

Par Le Figaro avec AF

Mariam, 15 ans, au Conseil de sécurité de l’ONU: «Prenez des décisions»

juin 23, 2020

Une jeune Malienne de 15 ans, Mariam, a demandé mardi au Conseil de sécurité de l’ONU d’agir pour protéger les enfants dans les zones de conflit afin qu’ils ne subissent pas des conséquences «énormes». «Prenez des décisions, agissez pour éviter que d’autres enfants ne se retrouvent dans la même situation que Mohamed», a-t-elle dit lors d’une visioconférence du Conseil, en détaillant l’histoire de ce dernier.

Natif de la région de Mopti dans le centre du Mali, Mohamed est devenu orphelin après le meurtre de ses parents et a été recruté de force par un groupe armé alors qu’il avait dix ans, avant d’être obligé d’assister au massacre d’une famille et de décider de fuir après ce nouveau traumatisme. «Les conséquences que les guerres et les conflits ont sur les enfants sont énormes», les faisant devenir violents, voleurs, alcooliques ou drogués, a insisté Mariam, à la voix forte et claire. Le témoignage d’enfants et d’adolescents est plutôt rare au Conseil de sécurité, présidé en juin par la France.

«Que faites-vous pour que (les) enfants enlevés soient retrouvés et rejoignent leurs familles?», a aussi demandé la jeune Malienne, en évoquant les viols dont sont victimes filles et garçons. «Il y a un besoin urgent de justice afin d’éviter que les victimes grandissent en voulant se faire justice elles-mêmes», a précisé Mariam, membre du Parlement des enfants au Mali et qui aspire à devenir avocate pour mieux lutter en faveur des droits des enfants.

La réunion du Conseil de sécurité a été l’occasion de discuter du dernier rapport controversé du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur les enfants dans les conflits. Sa décision de retirer la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen ainsi que la Birmanie d’une liste noire de pays et groupes participant aux exactions sur des enfants est vivement critiquée par plusieurs dizaines d’ONG qui lui ont demandé lundi de revenir sur sa position.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: Reprise de la réinstallation des réfugiés et situation du virus en Espagne

juin 18, 2020

Coronavirus: l’ONU reprend ses opérations pour les réfugiés dans des pays tiers

L’ONU a annoncé jeudi la reprise de ses opérations de voyages de réinstallation dans des pays tiers pour les réfugiés, qui étaient suspendues depuis mars en raison de la crise du coronavirus, retardant le départ de quelque 10.000 réfugiés.

Les agences de l’ONU en charge des réfugiés et des migrations ont annoncé ensemble «la reprise des départs en vue d’une réinstallation» pour les réfugiés dont le départ pour des pays tiers a déjà été approuvé

Coronavirus: l’Espagne va revoir en hausse le nombre de morts

Le gouvernement espagnol va réviser à la hausse le nombre de morts du nouveau coronavirus, à «environ 28.000» contre 27.136 actuellement, un chiffre «gelé» depuis début juin, a annoncé jeudi le directeur du centre d’alertes sanitaires.

Le bilan officiel des décès n’a pas bougé depuis le 7 juin, après que les méthodes de comptabilisation des cas et des décès ont été modifiées fin mai. «Malheureusement, nous avons un pourcentage important, aux alentours de 28.000, demain nous donnerons des données plus fiables et plus sûres, mais aux alentours de 28.000 décès», a expliqué Fernando Simon lors de sa conférence de presse quotidienne.

Jusqu’à fin mai, alors que l’épidémie était en net recul, le ministère de la Santé faisait état de 50 à 100 nouveaux décès quotidiens. Mais depuis le changement de méthode, le chiffre est tombé à moins de cinq, voire aucun mort durant plusieurs jours. L’opposition de droite et d’extrême droite accuse le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez de cacher le nombre réel de morts.

Le Dr Simon a reconnu récemment que le nombre total de morts avait été «gelé» en raison de «divergences» dans les chiffres, notamment dues, selon lui, à des retards dans certaines régions. Les régions sont compétentes en matière de santé en Espagne. Le bilan global reste donc inchangé le temps que les régions revoient leurs données.

Le nouveau système de comptabilisaton est censé, selon le gouvernement, permettre de détecter plus rapidement les foyers de contagion en cas de reprise de l’épidémie. L’Institut national de la statistique et un organisme de recherche public ont par ailleurs annoncé fin mai que le pays avait globalement enregistré depuis mi-mars une surmortalité de 43.000 décès par rapport à la moyenne des dix dernières années.

Par Le Figaro avec AFP

Les pays africains demandent un débat sur le racisme à l’ONU

juin 14, 2020

Des manifestants demandSuite à la mort de George Floyd aux mains de la police, des manifestants réclament justice dans le Kansas, aux États-Unis, le 13 juin 2020.

Suite à la mort de George Floyd aux mains de la police, des manifestants réclament justice dans le Kansas, aux États-Unis, le 13 juin 2020. © Charlie Riedel/AP/Sipa 

Les pays africains ont appelé vendredi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à organiser un débat urgent sur le racisme et les violences policières, dans le contexte de la mobilisation mondiale après la mort de George Floyd.

Dans une lettre écrite au nom des 54 pays du Groupe africain dont il est coordonnateur pour les questions des droits humains, l’ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève (Suisse), Dieudonné Désiré Sougouri, a demandé à l’organe de l’ONU d’organiser un « débat urgent sur les violations actuelles des droits de l’homme d’inspiration raciale, le racisme systémique, la brutalité policière contre les personnes d’ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques. »

« Les événements tragiques du 25 mai 2020 à Minneapolis aux États-Unis, qui ont entraîné la mort de George Floyd, ont déclenché des protestations dans le monde entier contre l’injustice et la brutalité auxquelles les personnes d’ascendance africaine sont confrontées quotidiennement dans de nombreuses régions du monde », écrit l’ambassadeur.

Racisme et impunité

« La mort de George Floyd n’est malheureusement pas un incident isolé », ajoute-t-il, précisant s’exprimer au nom des représentants et ambassadeurs du Groupe africain.

La lettre, adressée à la présidente du Conseil des droits de l’homme, l’Autrichienne Elisabeth Tichy-Fisslberger, demande que ce débat ait lieu la semaine prochaine, à la reprise de la 43e session du Conseil, interrompue en mars en raison de l’épidémie de Covid-19.

Cet appel intervient après que la famille de George Floyd, les familles d’autres victimes de violences policières et plus de 600 ONG eurent appelé le Conseil des droits de l’homme à se saisir d’urgence du problème du racisme et de l’impunité dont bénéficie la police aux États-Unis

Par Jeune Afrique avec AFP

La Chine demande aux États-Unis de payer leurs dettes à l’Onu

mai 15, 2020

La Chine demande aux membres de l’Onu de «remplir pleinement leurs obligations financières» à l’égard de l’organisation, indique vendredi un communiqué chinois en citant explicitement les États-Unis qui ont accusé en retour Pékin de chercher à faire oublier sa «mauvaise gestion» de la pandémie.

«Au 14 mai, les contributions à devoir au budget de fonctionnement et au budget des opérations de paix sont respectivement de 1,63 milliard et 2,14 milliards de dollars», précise le communiqué de la mission chinoise auprès de l’Onu, qui s’appuie sur un rapport récent du secrétariat des Nations unies et une réunion jeudi. Incluant des arriérés remontant sur plusieurs années, «les États-Unis sont le plus gros débiteur, devant 1,165 milliard» pour le budget de fonctionnement «et 1,332 milliard de dollars» pour les opérations de paix, affirme aussi le communiqué chinois, des chiffres qui sont contestés par Washington.

Les États-Unis sont le premier contributeur financier à l’Onu en payant 22% du budget annuel de fonctionnement (totalisant environ trois milliards de dollars) et 25% du budget annuel des opérations de paix (environ six milliards de dollars). Formellement, les États-Unis sont tenus d’acquitter près de 28% de ce dernier budget, mais en vertu d’une décision du Congrès appliquée par le président Donald Trump depuis 2017, les États-Unis ne payent que 25%, accumulant chaque année l’équivalent de près de 200 millions de dollars de dettes.

Interrogée sur l’appel chinois, la mission diplomatique américaine à l’Onu a estimé que la Chine cherchait à nouveau à «détourner l’attention de sa dissimulation et de sa mauvaise gestion de la crise du Covid-19». «Les États-Unis ont récemment effectué un paiement de 726 millions de dollars pour sa contribution aux opérations de paix» et comme chaque année paieront la majorité de celle-ci en fin d’année, a ajouté un porte-parole de la mission. Concernant les arriérés américains pour les opérations de paix, ils sont de «888 millions de dollars», dont «deux tiers» viennent de la différence entre les pourcentages de 27,89% et 25% depuis 2017, a aussi fait valoir la mission américaine.

A l’Onu, le paiement des contributions des pays membres pour les opérations de paix a une incidence directe sur le remboursement dû aux pays contributeurs de troupes pour sa quinzaine d’opérations de paix dans le monde. Dans son rapport du 11 mai, le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres note à ce sujet qu’il «pourrait y avoir des retards importants vers le milieu de l’année, à moins que la situation de trésorerie de toutes les missions ne s’améliore sensiblement».

Au 14 mai, près d’une cinquantaine d’États sur 193, dont la Chine, avaient payé la totalité de leurs contributions dues à l’Onu, comme le relève dans son communiqué Pékin, deuxième contributeur financier aux Nations unies, loin derrière les États-Unis. La Chine paie environ 12% du budget de fonctionnement et 15% du budget des opérations de paix.

Avec Le Figaro avec AFP

Trump suspend la contribution américaine à l’OMS

avril 14, 2020

U.S. President Trump leads daily coronavirus response briefing at the White House in Washington

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu’il suspendait la contribution des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa «mauvaise gestion» de l’épidémie du coronavirus. «Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus», a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. «Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité» du Covid-19, a-t-il ajouté, dans un long réquisitoire contre cette agence de l’Onu.

PRESIDENT TRUMP: « Today I am instructing my administration to halt funding of the World Health Organization while a review is conducted… » »American taxpayers provide between $400 million & $500 million per year to the WHO. In contrast, China contributes roughly $40 million. » pic.twitter.com/OQMeJO6A8n

— Breaking911 (@Breaking911) April 14, 2020

Soulignant que les États-Unis contribuaient à hauteur de «400 à 500 millions de dollars par an» à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars «et même moins» pour la Chine, Donald Trump a estimé que son pays avait le devoir des réclamer des comptes. «Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts», a-t-il martelé.

Depuis plusieurs jours, l’administration Trump critique avec virulence l’attitude de l’agence onusienne basée à Genève, dénonçant en particulier ses prises de position à ses yeux trop favorables à Pékin. Washington déplore en particulier que ses propres mesures face à la crise, notamment la fermeture progressive de ses frontières, aient rencontré une «vive résistance» de la part de l’OMS, qui «a continué à saluer les dirigeants chinois pour leur « disposition à partager les informations »».

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé mardi que les États-Unis voulaient «changer radicalement» le fonctionnement de l’organisation. «Par le passé, l’OMS a fait du bon boulot. Malheureusement, cette fois, elle n’a pas fait de son mieux, et nous devons faire en sorte de faire pression pour changer radicalement cela», a-t-il affirmé.

«Pas le moment de réduire» le financement de l’OMS, affirme le chef de l’Onu

Ce «n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé ou de toute autre institution humanitaire combattant le virus», a affirmé mardi le secrétaire général de l’Onu après la décision américaine de suspendre sa contribution à l’OMS. «Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19», a ajouté Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite «comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise».

Avec Le Figaro

Libération d’une Française employée de l’ONU enlevée en Haïti

février 28, 2020

 

Une employée française du Programme alimentaire mondial a été libérée jeudi après avoir été enlevée mardi soir dans la capitale haïtienne, a indiqué l’agence onusienne vendredi 28 février.

La victime, dont l’identité n’a pas été rendue publique, «a été libérée en toute sécurité le 27 février après avoir été enlevée à Port-au-Prince par un groupe d’individus non identifiés le 25 février», selon les précisions apportées à l’AFP par Greg Barrow, en charge de la communication au Programme alimentaire mondial (PAM).

Présents en Haïti pour «fournir une assistance humanitaire et une aide au développement aux pauvres, affamés et vulnérables», les employés du PAM «devraient toujours bénéficier de la sécurité nécessaire pour mener leur travail», précise le communiqué.

Par Le Figaro avec AFP