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RDC: un rapport onusien propose un retrait des Casques bleus sur trois ans

novembre 5, 2019

 

La force de Casques bleus en République démocratique du Congo (RDC) pourrait être retirée progressivement sur trois ans, sous condition pour les autorités de respecter plusieurs paramètres, propose un rapport onusien remis récemment au Conseil de sécurité.

Obtenu par l’AFP, ce document fait suite à une évaluation stratégique de la mission demandée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le Conseil de sécurité, appelé en décembre à renouveler sa mission Monusco, doit en discuter prochainement.

Le rapport souligne «offrir une analyse indépendante des défis et opportunités en RDC et sur la pertinence du mandat de la Monusco». Il contient «des paramètres pour assurer une transition responsable et efficace, indépendamment de considérations financières, de préférences institutionnelles ou d’intérêts géopolitiques».

«La revue stratégique recommande un calendrier de retrait de la Monusco qui respecte un minimum absolu de trois ans», indique le rapport.

«Avec un départ à la fin 2022, l’ONU serait en bonne position pour assurer une transition responsable, si les réformes annoncées par les nouvelles autorités se poursuivent au rythme prévu et si le meilleur scénario (en matière d’évolution du pays) se matérialise», précisent les auteurs.

Autrement dit, le retrait sur trois ans ne sera possible que si le gouvernement prend le relais au fur et à mesure des missions assurées par la Monusco, souligne un diplomate sous anonymat.

A cet égard, le rapport établit «trois types de repères et d’indicateurs» devant guider la transition: des repères fondamentaux sur lesquels la mission a un contrôle, des indicateurs sur la paix et la sécurité dépendant des parties locales et des lignes rouges qui pourraient amener l’ONU à suspendre son désengagement.

Lors de la première année, le nombre de Casques bleus devrait rester le même, avec juste quelques ajustements, préconise le rapport. Au terme d’un an, un retrait des militaires onusiens devrait pouvoir s’effectuer des provinces de Tanganyika et du Kasaï. La Monusco resterait focalisée lors de la deuxième année sur le Kivu et l’Ituri. Et la troisième année serait consacrée à achever le retrait de la force, précise le document.

Parmi les options pour la suite, les auteurs du rapport soulignent qu’une mission politique pourrait succéder à la Monusco avec des composantes robustes en matière d’aide politique et de droits humains. Elle pourrait inclure «un petit groupe de conseillers civils, militaires et policiers pour aider les parties prenantes à mener à bien les réformes sécuritaires», précise le document.

Le budget actuel de la Monusco avoisine le milliard de dollars. La force compte 16.000 Casques bleus. L’ONU est présente militairement en RDC depuis une vingtaine d’années.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mali: l’ONU déplore la lenteur des progrès politiques et sécuritaires

octobre 2, 2019

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déplore la lenteur des réformes politiques et sécuritaires au Mali, dans un rapport trimestriel remis cette semaine au Conseil de sécurité et rédigé avant l’une des pires attaques djihadistes contre l’armée malienne.

Le document porte sur la période allant du 1er juin au 16 septembre. Dans la nuit de dimanche à lundi, deux camps militaires maliens près du Burkina Faso ont été pris pour cibles, faisant au moins 25 morts et une soixantaine de disparus parmi les soldats maliens, et 15 djihadistes tués selon Bamako.

«Des progrès ont été accomplis dans les volets défense et sécurité de l’Accord» de paix de 2015, note Antonio Guterres dans son rapport, en citant le désarmement, la démobilisation et la réintégration de membres de groupes armés, ainsi que la création d’une zone de développement économique dans le nord du pays. «De manière générale cependant, l’application de l’Accord de paix a continué d’avancer à un rythme lent», ajoute-t-il. «J’exhorte le gouvernement et l’opposition, les mouvements signataires (de l’Accord) et la société civile (…) à progresser rapidement dans le processus de dialogue avec des résultats concrets», indique le secrétaire général. A défaut, de nouveaux retards pourraient «plonger le pays dans une nouvelle crise institutionnelle», prévient-il.

Selon lui, «la priorité doit être donnée» à la conclusion des réformes constitutionnelles, ce qui permettra l’élection d’un nouveau Parlement et «le redéploiement d’unités des forces de sécurité et de défense maliennes». Dans son rapport, Antonio Guterres souligne que la stabilité du Mali passe par un meilleur contrôle de ses frontières. La force conjointe G5-Sahel reste «capitale pour combattre les groupes armés extrémistes». «Elle doit jouer aussi un rôle-clé contre le trafic d’êtres humains, d’armes et de drogues», précise-t-il.

Le G5-Sahel antidjihadiste compte quelque 5000 militaires de cinq pays (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie). Sous-équipée, la force manque de financements sur le long terme. Elle bénéficie au Sahel du soutien de la mission française Barkhane (4500 militaires). La force de paix de l’ONU Minusma déployée au Mali réunit pour sa part quelque 15.000 militaires et policiers qui n’ont pas dans leur mandat la lutte antidjihadiste.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Massacre du 28 septembre en Guinée : l’ONU appelle à l’organisation rapide d’un procès

septembre 28, 2019

Le 28 septembre 2009, des manifestants se dirigent vers le Stade du 28-Septembre, à Conakry, en Guinée. © IDRISSA SOUMARE/AP/SIPA

Dix ans après l’attaque perpétrée par l’armée dans une stade de Conakry, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé les autorités à « accélérer » l’organisation du procès des responsables.

« L’impunité règne depuis trop longtemps en Guinée et empêche les cicatrices des victimes de guérir. La paix et la réconciliation durables ne seront pas atteintes tant que justice et responsabilité ne seront pas maintenues », a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué.

Le 28 septembre 2009, les forces de défense et de sécurité et des militaires avaient battu, poignardé et tué par balles des opposants au régime militaire, rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour réclamer que le président autoproclamé depuis décembre 2008, Moussa Dadis Camara, ne se présente pas à la prochaine élection présidentielle.

« Crime contre l’humanité »

L‘instruction sur le massacre est clôturée depuis fin 2017, mais la date du procès n’a toujours pas été fixée. Une Commission d’enquête internationale nommée par l’ONU a établi en décembre 2009 que l’attaque « a fait au moins 156 morts et disparus, dont un certain nombre de femmes décédées des suites de violentes agressions sexuelles », a rappelé le Haut-Commissariat dans un communiqué.

Ce rapport a accablé les autorités de l’époque, expliquant qu’elles ont modifié les lieux du crime. Des détenus ont par ailleurs été torturés, au moins 109 filles et femmes ont été victimes de violences sexuelles et des cadavres ont été enterrés dans des fosses communes.

La Commission a également conclu que ce massacre constitue un « crime contre l’humanité », et a conclu à la responsabilité pénale individuelle de plusieurs responsables guinéens, dont Moussa Dadis Camara.

Hauts fonctionnaires toujours en poste

« Bien que la Commission d’enquête ait recommandé il y a près de dix ans aux autorités guinéennes de poursuivre les responsables et d’indemniser les victimes, peu de progrès tangibles ont été enregistrés jusqu’à présent », a déploré Michelle Bachelet, appelant les autorités à « accélérer l’organisation du procès ».

« Ces procédures judiciaires tant attendues – si et quand elles auront réellement lieu – devraient garantir la responsabilité à la fois dans l’intérêt des victimes et renforcer l’état de droit dans l’ensemble du pays », a-t-elle souhaité.

La Haut-Commissaire a souligné que les efforts pour engager des poursuites et organiser une procédure judiciaire « ont été extrêmement lents et n’ont pas abouti à un procès ni à des condamnations réelles des responsables ». « Il est particulièrement préoccupant qu’un certain nombre de hauts fonctionnaires mis en accusation soient toujours en poste et ne soient pas encore traduits en justice », a-t-elle conclu.

Par Jeune Afrique avec AFP

 

L’Inde prépare un «bain de sang» au Cachemire, affirme le Pakistan à l’ONU

septembre 27, 2019

 

Le premier ministre pakistanais Imran Khan a accusé vendredi 27 septembre, à la tribune de l’ONU, l’Inde de préparer un «bain de sang» au Cachemire.

«Quand le couvre-feu sera levé, ce sera un bain de sang», a-t-il lancé devant l’Assemblée générale de l’organisation mondiale, alors que l’Inde maintient la région himalayenne disputée sous une chape de plomb depuis qu’elle a révoqué début août l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle. New Delhi a imposé un intense déploiement sécuritaire, coupé les communications et restreint les déplacements, tout en arrêtant ou en plaçant en résidence surveillée de nombreuses personnes. «Il y a 900.000 soldats sur place, ils ne sont pas venus, pour citer Narendra Modi, pour la prospérité du Cachemire. Ces 900.000 soldats, que vont-ils faire?», a demandé Imran Khan. «Il y aura un bain de sang», a-t-il insisté.

Son homologue indien Narendra Modi avait pris la parole peu avant lui à la même tribune, sans évoquer la question explosive du Cachemire. Il a toutefois assuré que son pays, porteur d’un «message de paix», voulait «mettre en garde le monde contre des réseaux terroristes», dans une apparente allusion à Islamabad qu’il accuse régulièrement de soutenir des groupes extrémistes. Le chef du gouvernement pakistanais a dit redouter de nouveaux affrontements entre les deux puissances nucléaires rivales si l’Inde mettait en cause le Pakistan pour d’éventuelles attaques de groupes locaux, en réponse à la répression dans ce territoire à majorité musulmane. «Si une guerre conventionnelle commence entre nos deux pays, tout peut arriver», a-t-il prévenu, tout en soulignant que le Pakistan, «sept fois plus petit que son voisin», aurait un choix difficile: «soit la reddition, soit la lutte pour la liberté jusqu’à la mort».

«Que ferons-nous? Je me pose ces questions. Nous nous battrons», «et quand un pays nucléaire se bat jusqu’au bout, cela peut avoir des conséquences bien au-delà de ses frontières», a-t-il mis en garde lors de son long discours enflammé. «Cela peut avoir des conséquences pour le monde entier et c’est pour cela, je vous le répète, que je suis venu vous alerter, pas pour proférer des menaces.»

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique: 3 morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU

septembre 27, 2019

 

Un hélicoptère de combat utilisé par les forces de l’ONU en Centrafrique s’est écrasé vendredi 27 septembre au moment de son atterrissage à Bouar, dans l’ouest du pays, faisant trois morts et un blessé, a annoncé vendredi l’ONU.

«C’est avec une peine immense que j’ai appris le crash d’un hélicoptère de combat sénégalais avec trois morts et un blessé au moment de son atterrissage à Bouar», a écrit le chef de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) sur Twitter.

Le crash de cet hélicoptère russe de type Mi-35 a été confirmé par l’armée sénégalaise dans un communiqué publié vendredi après-midi. «L’état-major général des armées est en contact permanent avec les autorités de l’ONU en vue de l’évacuation du blessé et du rapatriement des dépouilles», a indiqué le ministère des forces armées. L’aéronef «revenait d’une mission opérationnelle» au profit de la Minusca, a-t-il ajouté. La Minusca a mené jeudi une attaque contre le groupe armé centrafricain Retour réclamation réhabilitation (3R) à Koui, dans le nord-ouest du pays. Jeudi soir, le mouvement rebelle avait affirmé qu’une de ses bases avait été bombardée par des casques bleus. 3R fait partie des 14 groupes armés signataires le 6 février d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, qui a pour ambition de mettre fin aux conflits qui déchirent le pays depuis 2013.

Mercredi, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, avait appelé le leader des 3R, Sidiki Abass, «à livrer les auteurs des massacres commis en mai dernier dans la région de Paoua». Quarante-six civils avaient été tués par des éléments des 3R dans cette région du nord du pays. A ce jour, seuls trois auteurs présumés ont été livrés aux autorités. Le 4 septembre, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, avait annoncé sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Sidi Bi Soulemane avait intégré le gouvernement le 6 mars, en même temps que d’autres représentants des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.

Malgré une relative accalmie depuis la signature de cet accord de paix, les violences contre les civils et entre groupes armés se poursuivent en Centrafrique. Le 14 septembre, deux groupes armés signataires de l’accord se sont affrontés à Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Quelque 13.000 personnes ont été déplacées par ces combats, qui ont causé la mort de 23 miliciens. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Sommet de l’ONU pour le climat : ce qu’ont déclaré les chefs d’État africains

septembre 24, 2019

Le président Félix Tshisekedi (à gauche) lors du sommet sur le climat de l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Les dirigeants de la planète se sont réunis lundi au siège de l’ONU à New York pour participer à un sommet consacré à l’urgence climatique. L’occasion pour les chefs d’État africains de rappeler l’importance de l’impact du réchauffement climatique sur le continent et de demander des mesures plus concrètes de la part de la communauté internationale.

Les cinq dernières années devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, selon un rapport publié dimanche par l’ONU qui estime que les efforts des pays doivent être multipliés par cinq pour s’en tenir à +1,5°C d’ici 2100.

Pour faire face à l’urgence climatique, une soixantaine de chefs d’État ont pris la parole lors d’un sommet inédit consacré au climat, en amont de l’Assemblée générale des Nations unies, pour annoncer des engagements renforcés. Parmi eux, plusieurs dirigeants africains ont plaidé pour des actions accélérées dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris de 2015 et appelé à des financements accrus. Tour d’horizon des grandes déclarations de sept présidents du continent.

• Idriss Déby Itno : la question de la résilience

La président Idriss Déby lors du sommet sur le climat à l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Le président tchadien a rappelé les initiatives et mesures prises par son pays dans plusieurs secteurs comme l’énergie, l’agriculture, la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Idriss Déby a également lancé un appel aux pays développés à soutenir les efforts déployés par les pays africains face au changement climatique dont il les tient pour responsables. « L’Afrique en général, et le Tchad en particulier, ne contribuant presque pas ou très faiblement aux émissions [de gaz à effets de serre], je voudrais souligner l’intérêt que nous portons à la question de la résilience », a-t-il déclaré.

• Félix Tshisekedi : préserver la biodiversité

« La nature offre des solutions très efficaces, durables et le plus souvent peu coûteuses à long terme », a pour sa part lancé le président de la République démocratique du Congo (RDC) depuis la tribune des Nations unies, en prenant l’engagement d’accroître  « significativement les aires protégées, y compris certains cours d’eau, sur l’ensemble du territoire afin de renforcer la préservation de la biodiversité ». « Sans être exhaustif et à titre illustratif, la RDC s’est engagée à stabiliser son couvert forestier à 63% du territoire et à réduire de 17% ses émissions de 2020 à 2030 », a martelé  Tshisekedi.

• Lalla Hasnaa : réduire les émissions de 42%

La princesse Lalla Hasnaa lors du sommet sur le climat à l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

C’est la princesse Lalla Hasnaa qui a représenté le Maroc lors du sommet sur le climat de l’ONU. Lors de la cérémonie d’ouverture, elle a lu un discours du roi Mohammed VI dans laquelle il a répondu par l’affirmative que la dégradation de l’environnement est un fait avéré. « Il constitue une menace que nous nous devons d’affronter conjointement. Le Royaume du Maroc, pays faiblement émetteur de gaz à effet de serre, s’est engagé à réduire ses émissions de 42% d’ici 2030. Mieux encore, il a d’ores et déjà lancé un processus inclusif et exhaustif pour pouvoir dépasser ce seuil ».

• Muhammadu Buhari : diversifier les sources d’énergie

« Dans le secteur de l’énergie, le Nigeria est actuellement en train de diversifier ses sources d’énergie, pour accomplir la transition depuis un système énergétique basé sur le pétrole, vers des énergies basées sur l’eau, le soleil, le vent, la biomasse et le nucléaire, a déclaré le président nigérian Muhammadu Buhari. Le Nigeria est plus particulièrement engagé pour parvenir à 30% d’énergies propres ou renouvelables d’ici 2030. Ceci dans la perspective de réduire nos émissions de dioxine de carbone de 179 millions de tonnes par an d’ici 2030 ». Il a clôturé en paraphrasant le Secrétaire général de l’ONU en affirmant que « le monde se trouve au bord de calamités catastrophiques ».

• Ismaël Omar Guelleh : faire face aux sécheresses et inondations

Ismael Omar Guelleh lors du sommet sur le climat de l’ONU, le 23 septembre 2019. © Craig Ruttle/AP/SIPA

« Mon pays est particulièrement exposé à de nombreux aléas climatiques, les plus fréquents et les plus destructeurs étant les sécheresses et les inondations », s’est alarmé le président de la République de Djibouti, pointant du doigt une pluviométrie rare qui impacte « négativement les activités agricoles des populations rurales et la disponibilité des ressources en eau dans l’ensemble du territoire ». « Djibouti doit se préparer à d’autres aléas climatiques dans le moyen et le long terme comme les cyclones et la montée du niveau marin, dont les projections à l’horizon 2100 montrent l’inondation d’une partie importante de notre capitale. Ces événements climatiques sont pour la plupart inhabituels et risquent de se multiplier et de s’intensifier à l’avenir », a-t-il relevé.

• Roch Marc Christian Kaboré : urgence pour le Sahel

De son côté, le président burkinabè a demandé à la communauté internationale de faire en sorte que  « le sommet débouche sur des engagements concrets en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris ». « Les changements climatiques constituent une grave menace, et leurs conséquences s’avèrent déjà désastreuses sur la vie de nos communautés. Les pays du Sahel subissent de plein fouet les conséquences des changements climatiques sans en être responsables », a souligné Roch Marc Christian Kaboré.

• Julius Maada Bio : « la menace est réelle »

Julius Maada Bio lors du sommet sur le climat de l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Le chef de l’État du Sierra Leone, très inquiet pour l’avenir de son pays, a averti que « les  pays les moins développés sont non seulement les plus menacés par le dérèglement du climat, mais aussi les moins à même de faire face, seuls, à la menace ». « Je rends hommage au Secrétaire général de l’ONU d’avoir convoqué ce sommet très important. Parce que l’impact du changement climatique est déjà durement éprouvé dans tous nos pays, et spécialement dans les nôtres, les pays en développement. Le Sierra Leone, par exemple, a été classé parmi les trois pays les plus menacés par les effets du changement climatique.  La menace est réelle et présente. Et elle pourrait être un obstacle aux efforts pour atteindre les objectifs de développement durable, si une action urgente n’était pas engagée pour appliquer intégralement l’Accord de Paris, qui est la feuille de route sur laquelle nous nous sommes tous engagés. »

Avec Jeuneafrique.com par Charles Djade

 

RDC: tensions dans le Sud-Kivu où l’ONU renforce sa présence

septembre 16, 2019

 

Les Nations unies ont annoncé ce lundi un renforcement de leur présence militaire dans une zone de l’est de la République démocratique du Congo en proie à des violences communautaires et où s’est récemment rendu un de leurs hauts responsables.

Les violences agitent le territoire de Minembwe (Sud-Kivu), dans une région de hauts plateaux. Le 4 septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, avait plaidé sur place en faveur de «la prévention et la résolution des conflits intercommunautaires». «Les Nations unies n’abandonneront pas le peuple congolais», avait lui-même déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres le 2 septembre à Kinshasa.

Quelques jours plus tard, le 7, des rebelles de la communauté bembe ont lancé une attaque contre un village de «Banyamulenge», ces Congolais éleveurs aux très lointaines ascendances rwandaises. «Les miliciens ont incendié toutes les maisons, les populations ont fui vers le centre de Minembwe», a rapporté à l’AFP Gadi Mukiza, bourgmestre de la commune rurale de Minembwe. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) «renforce ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises et appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence», a déclaré sa cheffe, Leila Zerrougui, dans un communiqué. La Monusco a déployé ses hélicoptères d’attaque en soutien à l’armée congolaise, a-t-elle détaillé.

La Monusco note par ailleurs que entre 500 et 600 personnes se rassemblent chaque jour autour de ses bases à Minembwe et à Mikenge pour recevoir assistance et protection. La région est le théâtre de violences depuis début mai après la mort d’un notable des Banyamulenge, tués par des membres d’une communauté rivale. Les rumeurs d’intervention du Burundi et surtout du Rwanda (deux pays voisins de la RDC) dans ce conflit n’ont jamais été démontrées. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et de multiples villages auraient été brûlés

Par Le Figaro.fr avec AFP

USA: l’ONU dénonce la détention illimitée d’enfants migrants

septembre 4, 2019

 

La récente décision du gouvernement américain de retirer les limites régissant strictement le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants est contraire au droit international, a indiqué la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.

Lors d’une conférence de presse, Michelle Bachelet s’est dite préoccupée par l’annonce faite fin août par le ministère américain de la Sécurité intérieure de vouloir mettre fin à une décision judiciaire de 1997, dite «Flores», imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. L’administration du président américain Donald Trump estime que la jurisprudence Flores est dépassée dans le contexte migratoire actuel et souhaite que cette limite de 20 jours soit levée dans les deux mois à venir. Plusieurs Etats américains ont annoncé leur intention de s’opposer devant la justice à cette décision. Rendre la détention illimitée est «contraire à toutes les conventions légales, au droit international des droits humains et aux lois sur les enfants», a expliqué Michelle Bachelet, pointant la Convention relative aux droits de l’Enfant qui stipule que les enfants ne peuvent être détenus qu’en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.

Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale l’un des piliers de sa présidence et de sa campagne de réélection pour 2020. Il avait provoqué l’an dernier une forte indignation, y compris dans son camp républicain, avec sa politique de séparation des familles à la frontière, dite de «tolérance zéro», avant de faire machine arrière en juin 2018. Michelle Bachelet s’est toutefois inquiétée mercredi d’apprendre que bien que le gouvernement Trump ait affirmé avoir mis un terme à cette politique de séparation, «des centaines d’enfants supplémentaires ont été séparés de leur famille depuis (…) juin 2018». «Nous pensons que la séparation arbitraire des familles constitue une ingérence arbitraire et illégale dans la vie familiale et une grave violation des droits de l’enfant», a-t-elle déclaré.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est également opposé à la nouvelle règle annoncée par le gouvernement républicain visant à refuser la nationalité américaine aux migrants bénéficiant de prestations sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique: l’ONU durcit le ton contre les groupes armés

août 23, 2019

 

Le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique a menacé ce vendredi de sanctionner «strictement» les violations de l’accord de paix signé en février entre le gouvernement et 14 groupes armés pour mettre fin à la guerre qui déchire ce pays depuis 2013.

La Centrafrique connait une relative accalmie sécuritaire depuis la signature de cet accord le 6 février, mais les populations sont toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

«Des sanctions seront strictement appliquées à tous ceux qui violeront les dispositions de l’accord», a déclaré l’émissaire de l’ONU, Mankeur N’Diaye devant plusieurs leaders et représentants des groupes armés invités à Bangui par le gouvernement centrafricain pour une réunion de suivi de l’accord de paix. «Il y a eu un après 6 février. Il y aura un après 23 août. Tout ce qui a été toléré ne le sera plus à partir d’aujourd’hui» a-t-il averti. Entre 10 et 70 violations de l’accord sont enregistrées chaque semaine par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a privilégié jusqu’ici une stratégie de dialogue avec les groupes rebelles.

Plusieurs chefs de groupes rebelles importants étaient présents à l’ouverture de cette réunion: notamment Abdoulaye Hissène, le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et Mahamat Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Les représentants de l’ONU, de l’Union Africaine et du gouvernement centrafricain, participaient également à cette réunion. Les discussions, qui doivent se poursuivre jusque dans la journée de samedi, visent à accélérer la mise en œuvre de plusieurs dossiers sensibles.

Parmi les questions prioritaires, figurent le programme de désarmement et de démobilisation des combattants des 14 groupes armés signataires de l’accord, et la levée des barrières de taxations illégale érigées sur les routes par les milices rebelles. Des chantiers qui se heurtent à la mauvaise volonté présumée de certains groupes armés, selon la Minusca. La Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde, est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, qui a entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka. Les combats ont forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants de ce pays à fuir leurs domiciles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: deux membres du personnel de l’ONU tués dans un attentat à Benghazi

août 10, 2019

 

 

Deux membres du personnel de la mission de l’ONU en Libye ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué un responsable de la sécurité. «Deux personnes ont été tuées et au moins huit autres blessées, dont un enfant, samedi, après l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier al-Haouari à Benghazi lors du passage d’un convoi du personnel de l’ONU en Libye», a indiqué à l’AFP ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

«Les victimes de l’attentat terroriste qui sont décédées (…) sont deux membres du personnel de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), un Libyen et un Fidjien», a confirmé à l’AFP le responsable de la sécurité. Selon cette source, «Ibrahim Bouchnaf, ministre de l’Intérieur (du gouvernement parallèle basé dans l’est) et le chef de la Sécurité de Benghazi, le général Adel Abdel Aziz, se sont rendus rapidement sur le lieu de l’attentat pour inspecter les mesures de sécurité» mises en place.

Un gouvernement parallèle est installé dans l’est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s’emparer de la capitale Tripoli (ouest). Cette attaque survient moins d’un mois après qu’un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d’un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres

Par Le Figaro.fr avec AFP