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Climat, malbouffe… « Menace immédiate » pour la santé de tous les enfants, alerte l’ONU

février 18, 2020

 

Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l'île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
© RICKY PRAKOSO Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l’île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
Dérèglement climatique, malbouffe, marketing des fabricants de tabac… La santé des enfants fait partout face à une « menace immédiate » et aucun pays dans le monde ne protège leur avenir de façon satisfaisante, avertit l’Organisation des Nations unies (ONU).

Des avancées ont été réalisées au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents, mais « ces progrès sont aujourd’hui au point mort » voire « menacés », estiment les auteurs d’un rapport publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à cette conclusion sévère, ce groupe de 40 experts indépendants en santé infantile du monde entier, convoqués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, a construit un nouvel indice mesurant la possibilité des enfants de s’épanouir, à partir des données de 180 pays (indicateurs de mortalité, d’état de santé, de nutrition, d’éducation…).

Sans surprise, ce sont des pays riches qui arrivent en tête avec la Norvège en première position, suivie par la Corée du Sud, les Pays-Bas et la France. Inversement, le bas du classement est occupé par des pays d’Afrique subsaharienne: République centrafricaine, Tchad, Somalie et Niger.

Mais les auteurs du rapport, intitulé « Un avenir pour les enfants du monde? », mettent en regard de ce classement des mesures de « durabilité » (évolution des émissions de CO2, inégalités de revenus…) et soulignent que « si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l’index d’épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique ».

Quant aux pays les plus pauvres, si leurs émissions de gaz à effet de serre sont parmi les plus faibles, « beaucoup sont exposés aux effets les plus sévères d’un changement climatique rapide ».

– « Pratiques commerciales néfastes » –

Seuls neufs pays sont à la fois en mesure d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 par habitant fixés pour 2030 tout en étant situés dans les 70 meilleurs scores pour l’index d’épanouissement: l’Albanie, l’Arménie, la Grenade, la Jordanie, la Moldavie, le Sri Lanka, la Tunisie, l’Uruguay et le Vietnam.

« Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d’eux aujourd’hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront », souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d’experts convoquée par l’OMS et l’Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l’air et l' »intensification des menaces climatiques ».

« Si le réchauffement climatique dépasse 4°C d’ici 2100 comme le prévoient les projections actuelles, cela entraînera des conséquences sanitaires désastreuses pour les enfants, en raison de la hausse du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de maladies telles que le paludisme et la dengue, ainsi que de la malnutrition ».

Les experts dénoncent aussi des « pratiques commerciales néfastes » pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d’aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d’alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

De nombreuses études montrent que « l’auto-régulation par les industriels ne fonctionne pas », souligne Anthony Costello, pédiatre et ancien directeur de l’Institute for Global Health (Royaume-Uni), évoquant l’exposition aux publicités pour l’alcool pendant les rencontres sportives et l’explosion de l’obésité infantile et adolescente, multipliée par 11 entre 1975 et 2016.

Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière.

Ils leur recommandent également de s’attaquer « avec la plus grande urgence » aux émissions de CO2 pour « faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète », de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d’évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile.

Avec AFP

Le Liban paie des arriérés à l’Onu et récupère son droit de vote

janvier 13, 2020

Après avoir payé des arriérés à l’Onu, le Liban a récupéré lundi son droit de vote à l’Assemblée générale des Nations unies qu’il avait, pour la première fois de son histoire, perdu la semaine dernière en raison d’une dette excessive. «Le Liban vient juste de faire un versement. Avec ce versement, les droits de vote du Liban ont été pleinement récupérés» par ce pays, a annoncé le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric lors de son point-presse quotidien.

Selon une source diplomatique, le Liban a versé 1.310.466 dollars à l’Onu pour se sortir de sa suspension de vote. Dans une lettre du secrétaire général Antonio Guterres envoyée la semaine dernière au président de l’Assemblée générale, le chef de l’Onu indiquait que le Liban devait verser 459.008 dollars pour récupérer son droit de vote. Dans un tweet, l’ambassadrice du Liban aux Nations unies, Amal Moudallali avait annoncé au préalable lundi, sans donner de chiffre, que «le Liban avait payé ce qui était dû» et que «tout était de retour à la normale». Elle a expliqué que le paiement avait été retardé de quelques jours en raison de «la situation actuelle au Liban».

L’article 19 de la Charte des Nations unies prévoit une suspension de vote à l’Assemblée générale pour les pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées. Vendredi, l’ONU avait annoncé que dix pays dont le Liban étaient suspendus de leur droit de vote à l’Assemblée générale. Trois pays (Comores, Sao Tome et Principe et Somalie) sur ces dix Etats échappent toutefois à la suspension, leurs manquements étant dus à des circonstances indépendantes de leur volonté, comme le prévoit l’article 19.

Le budget de fonctionnement de l’ONU est d’environ 3 milliards de dollars. Celui des opérations de paix atteint quelque 6 milliards de dollars. Fin 2019, l’Organisation, confrontée à un grave problème de trésorerie, a décidé une série de mesures d’économies dont plusieurs sont toujours en vigueur aujourd’hui.

L’annonce de la suspension du droit de vote du Liban à l’ONU avait suscité une vague d’indignation dans le pays, fondateur de l’ONU, de nombreux internautes imputant sur les réseaux sociaux cette décision à la mauvaise gestion des affaires publiques et aux divisions internes dans le pays. Le ministère des Affaires étrangères libanais avait affirmé samedi «regretter» cette suspension en promettant de résoudre le problème «le plus rapidement possible».

Le Liban est secoué depuis le 17 octobre par un mouvement de contestation sans précédent contre la classe dirigeante, accusée de corruption et d’incompétence. Le Liban fait face à sa pire crise économique et politique depuis la guerre civile de 1975-1990. Le pays peine à former un nouveau gouvernement depuis la démission fin octobre, sous la pression de la rue, de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, tandis que le Parlement n’a tenu aucune session depuis le début de la contestation. La Banque mondiale a averti en novembre que la moitié de la population pourrait sombrer dans la pauvreté. Le pays croule sous une dette avoisinant les 90 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB.

Par Le Figaro avec AFP

 

RDC: les violences en Ituri, possibles «crimes contre l’humanité» voire un «génocide» selon l’ONU

janvier 10, 2020

Ces violences sont perpétrées dans le nord-est du pays depuis fin 2017, principalement contre la communauté Hema.

Les violences en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo depuis décembre 2017, «pourraient présenter des éléments constitutifs de crimes contre l’humanité» voire de «crime de génocide», selon un rapport des Nations unies.

«Au moins 701 personnes ont été tuées», selon ce rapport du bureau conjoint des Nations unies et des droits de l’homme (BCNUDH). «La grande majorité des victimes des attaques semble avoir été visée en raison de leur appartenance à la communauté Hema (au moins 402 membres de cette communauté tués entre décembre 2017 et septembre 2019)».

«L’un des enjeux majeurs du conflit est en effet le contrôle des terres par les Lendu», ajoute ce rapport conjoint de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et du bureau des droits de l’homme. Les violences entre lendu, majoritairement agriculteurs, et hema, éleveurs et commerçants, ont repris fin 2017 dans cette province frontalière de l’Ouganda par ailleurs convoitée pour son or et son pétrole sur les bords du lac Albert. Un précédent conflit entre 1999 et 2003 avait fait des dizaines de milliers de morts jusqu’à l’intervention d’une force européenne, Artémis, sous commandement français.

Ces nouvelles violences dans le territoire de Djugu au nord du chef-lieu Bunia, «ont causé le déplacement massif des habitants»: «près de 57.000 personnes se seraient réfugiées en Ouganda et plus de 556.356 autres se seraient déplacées vers les territoires voisins et à proximité de la ville de Bunia depuis février 2018». «La première vague de violence, de décembre 2017 à mai 2018, s’est manifestée par des affrontements intercommunautaires entre des membres des communautés Hema et Lendu», détaille le rapport.

Les forces de défense et de sécurité congolaise également touchées

«En septembre 2018, les violences ont repris sous la forme d’une série d’attaques contre les forces de défense et de sécurité congolaises par des assaillants Lendu, suivies d’opérations de riposte par les FARDC», les Forces armées de la RDC, ajoute-t-on. «A partir de juin 2019, une troisième phase de violence a été observée avec des attaques contre la communauté Hema commises également par des assaillants Lendu – sans générer de riposte de la part de la communauté Hema, et des opérations menées par les FARDC contre ces assaillants».

Ces violences ont fait «168 autres blessées et 142 personnes ont été victimes de violences sexuelles», là aussi majoritairement chez les Hema («79 blessés entre décembre 2017 et septembre 2019»).

Par Le Figaro avec AFP

Chili: l’Onu dénonce les «violations des droits humains» par la police

décembre 13, 2019

 

L’Onu a dénoncé vendredi dans un rapport les «multiples violations des droits humains» commises par la police lors des manifestations au Chili, des dérapages que «regrette» le gouvernement chilien tout en soulignant le «contexte» de violence dans lequel ils ont été commis. Ce rapport a été élaboré par des experts du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme, qui se sont rendus au Chili du 30 octobre au 22 novembre.

«La majorité» des protestataires ont manifesté de «manière pacifique» mais «la gestion des manifestations par les policiers s’est déroulée d’une manière fondamentalement répressive», a déclaré la chef de la mission, Imma Guerras-Delgado, lors de la présentation à Genève du rapport. Celui-ci pointe le «nombre élevé de violations graves des droits humains» et contient des exemples précis de torture, mauvais traitements, viols perpétrés par des carabiniers contre des détenus, dont beaucoup auraient été détenus de manière arbitraire.

Pendant sa mission, l’équipe du Haut-Commissariat a pu documenter 113 cas de torture et mauvais traitements, et 24 cas de violences sexuelles sur des femmes, des hommes et des jeunes filles, commis par des membres de la police et des militaires. Les experts de l’Onu dénoncent aussi le «nombre alarmant de personnes» – environ 350 – souffrant de blessures aux yeux ou au visage, la majorité étant liées à des tirs de plombs.

Le rapport indique que, sur la base des informations recueillies auprès d’une grande variété de sources, «les policiers n’ont, à plusieurs reprises, fait aucune distinction entre manifestants pacifiques et manifestants violents». «Les fusils anti-émeutes ont été utilisés de manière indiscriminée et inappropriée, et c’est pour cela qu’il y a autant de blessés», a expliqué Mme Guerras-Delgado, soulignant que les policiers ont tiré en étant trop près des manifestants. «La police a une responsabilité dans la commission de violations des droits humains. En ce qui concerne les responsabilités individuelles au sein de la police, nous ne pouvons pas tirer de conclusion. Elles devront être établies au niveau national», a-t-elle relevé.

Selon les informations officielles citées dans le rapport, plus de 28.000 personnes ont été détenues entre le 18 octobre et le 6 décembre, et la plupart d’entre elles ont été libérées. En présentant le rapport, Mme Guerras-Delgado a indiqué qu’environ 1.600 sont encore détenues selon les autorités.

«Nous regrettons profondément les plaintes reçues par l’équipe de la Haut-Commissaire (…) Chacune d’entre elles fait l’objet d’une enquête et sera (le cas échéant) sanctionnée», a réagi la sous-secrétaire d’Etat chilienne en charge des droits de l’homme, Lorena Recabarren. «A partir du 18 octobre, le Chili a vécu une situation imprévue et inédite de violence (…) C’est cette situation de violence et non les manifestations pacifiques (…) qui nous a décidés à décréter l’état d’urgence. Cette décision n’a pas été prise à la légère et sans (prendre en compte) le contexte», a-t-elle ajouté, parlant au nom du gouvernement chilien.

Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Le Haut-Commissariat a pu vérifier les informations concernant 11 de ces 26 décès sur lesquels les autorités enquêtent. Quatre de ces cas constituent «une privation arbitraire de la vie et des décès illégaux impliquant des agents de l’Etat». Le rapport signale que les autorités ont eu connaissance de la gravité des blessures dès le 22 octobre, mais n’ont pas pris de mesures efficaces pour mettre fin à l’usage des armes anti-émeutes.

Dans un communiqué, la Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, appelle à «regarder l’avenir de manière constructive» et demande l’établissement d’un «mécanisme de suivi», en coopération avec son bureau pour l’Amérique du Sud, chargé d’évaluer la situation dans trois mois. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s’est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’ONU décrète comme «Journée mondiale du jeu d’échecs» le 20 juillet

décembre 12, 2019

 

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi une résolution décrétant le 20 juillet «Journée mondiale du jeu d’échecs». L’ONU a souligné qu’y jouer contribue à l’égalité des genres et à la mise en oeuvre des objectifs de développement pour 2030.

Selon cette résolution, dont l’application repose sur les contributions financières volontaires des Etats membres, le jeu d’échecs permet le «renforcement de l’éducation, de l’égalité des genres et de l’avancement des femmes et des filles, ainsi que de l’inclusion, la tolérance, la compréhension mutuelle et le respect».

L’ONU «invite tous les Etats membres, organismes des Nations Unies et autres organisations internationales et régionales, le secteur privé et la société civile, y compris les ONG, les particuliers (…) à célébrer la Journée mondiale du jeu d’échecs», précise le texte. La résolution a été proposée par plusieurs pays dont l’Arménie, la Russie, le Bangladesh, l’Inde, la Chine, le Cameroun, Cuba ou le Liban.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : au moins 19 civils tués dans un nouveau massacre près de Beni

novembre 27, 2019

Lors d'une opération menée conjointement par les FARD et la Monusco face aux rebelles ougandais des ADF, en 2014 dans la région de Beni. (photo d'illustration)

Lors d’une opération menée conjointement par les FARD et la Monusco face aux rebelles ougandais des ADF, en 2014 dans la région de Beni. (photo d’illustration) © MONUSCO/Sylvain Liechti

 

Un nouveau massacre attribué aux Forces démocratiques alliées (ADF) a eu lieu près de Beni, dans l’est du pays, où au moins 19 civils ont trouvé la mort. Au total, 99 personnes ont été tuées dans cette région depuis le 5 novembre.

Au moins 19 civils ont été tués dans un nouveau massacre attribué au groupe armé des ADF près de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où des manifestations violentes dénoncent depuis une semaine la « passivité » de l’ONU et des autorités face aux tueries. L’ONU a également annoncé l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un manifestant congolais tué lors d’un face à-face avec des Casques bleus, mardi.

Ce dernier massacre a eu lieu à 30 km au nord de Beni, à l’entrée d’une zone appelée « le triangle de la mort » en raison des tueries qui s’y déroulent depuis plusieurs années.

« Bilan revu à la hausse. 19 morts », a indiqué un porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui avait auparavant documenté 13, puis 14 victimes. La mission onusienne « a envoyé dès ce matin une force d’intervention rapide avec des militaires congolais », a-t-il ajouté. Le bilan a été confirmé par les chercheurs du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’université de New York.

Manifestations anti-ONU

Au total, 99 personnes ont été tuées dans la région de Beni par des groupes armés depuis le 5 novembre, d’après le comptage du GEC. Les auteurs de ces tueries sont dans « l’immense majorité des cas » des membres du groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF), selon un membre du GEC.

La région de Beni est agitée depuis une semaine par des manifestations anti-ONU qui ont fait au moins six morts depuis lundi. L’armée congolaise a annoncé le 30 octobre des opérations militaires contre les bases des ADF dans la région de Beni. La présidence de la RDC a annoncé lundi des opérations militaires conjointes avec les Casques bleus de la Monusco dans la région.

 Par Jeune Afrique avec AFP

RDC : Kinshasa annonce des opérations militaires conjointes avec la Monusco à Beni

novembre 25, 2019

Des casques bleus tanzanien lors d'un entraînement dans le Nord-Kivu, en 2013.

Des casques bleus tanzanien lors d’un entraînement dans le Nord-Kivu, en 2013. © MONUSCO/Sylvain Liechti

 

La présidence de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé lundi des « opérations conjointes entre l’armée nationale et la Monusco (Mission des Nations unies au Congo) » à Beni, dans l’est du pays, « afin d’assurer la paix et la sécurité à la population civile ».

La présidence a également annoncé dans un communiqué « l’installation d’un quartier général avancé des forces armées à Beni », à l’issue d’une réunion urgente d’un « Conseil de sécurité » à Kinshasa présidé par le chef de l’État Félix Tshiskedi, en présence de la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougi. Aucune date n’a été précisée pour le lancement de ces opérations conjointes annoncées après un nouveau massacre de huit civils à Beni, dans la nuit de dimanche à lundi, attribué au groupe armé des Forces démocratiques alliées (ADF).

La mission onusienne « va renforcer la coopération avec ses partenaires et travailler étroitement avec les autorités pour trouver conjointement des solutions en faveur de la population de Beni », a-t-elle indiqué dans un communiqué après l’annonce de la présidence.

« Indifférence des autorités de Kinshasa »

La nouvelle tuerie attribuée au groupe armé ADF (Forces de défense alliées) a provoqué la colère des habitants de Beni, qui dénoncent l’ »indifférence des autorités de Kinshasa et « l’inaction » des Casques bleus présents sur place. Un bureau de l’ONU a été saccagé et partiellement incendié lundi à Beni par les manifestants, qui ont aussi mis le feu à la mairie de la ville.

Au total, 77 civils ont été tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs, dans le Nord-Kivu, selon un comptage du Groupe d’étude du Congo (GEC) de l’Université de New York. Il s’agit, selon les experts, de représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l’armée congolaise.

L’armée congolaise a annoncé son offensive sans la Monusco, qui dispose d’une force de quelque 16 000 hommes en RDC et d’une force d’intervention rapide à Beni. Le mandat de la Monusco doit être renouvelé au Conseil de sécurité des Nations unies d’ici à la fin de l’année.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

L’ONU s’unit pour réaffirmer l’interdiction des armes chimiques

novembre 22, 2019

 

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont approuvé vendredi une déclaration sur l’interdiction de l’emploi d’armes chimiques, retrouvant un consensus longtemps mis à mal par la guerre en Syrie et les affaires Skripal en Angleterre ou Kim Jong-nam en Malaisie.

«Le Conseil réaffirme que l’emploi d’armes chimiques constitue une violation du droit international et condamne dans les termes les plus vigoureux l’emploi d’armes chimiques», souligne cette déclaration adoptée à l’unanimité à l’initiative du Royaume-Uni.

«L’emploi d’armes chimiques en tout lieu, à tout moment, par quiconque, en quelque circonstance que ce soit, est inacceptable et représente une menace pour la paix et la sécurité internationales». «Le Conseil se déclare fermement convaincu que les personnes responsables de l’emploi de ces armes doivent répondre de leurs actes», précise la déclaration.

En février 2017, l’agent neurotoxique VX avait été trouvé sur le demi-frère du dirigeant de la Corée du Nord assassiné à Kuala Lumpur. Mais l’affaire ayant le plus divisé l’ONU avait opposé un peu plus d’un an plus tard le Royaume-Uni à la Russie après l’empoisonnement au neurotoxique Novitchok en mars 2018 d’un ex-espion russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Ioulia, à Salisbury en Angleterre.

Ces dernières années, les Occidentaux se sont aussi souvent opposés à la Russie, notamment au Conseil de sécurité, sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité «exhorte tous les Etats qui ne l’ont pas encore fait à devenir sans tarder parties» à la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction.

Cette Convention de 1993 est entrée en vigueur en 1997. La Syrie l’a rejointe en 2013. Israël l’a signée mais pas ratifiée tandis que la Corée du Nord, l’Egypte et le Soudan du Sud n’en font pas partie.

L’ambassadeur français à l’ONU, Nicolas de Rivière, a espéré que l’adoption de la déclaration permettrait de revenir à une «trajectoire de désarmement complet» en Syrie.

Par la voix de son ambassadeur adjoint, Dmitri Polyanskiy, la Russie a souligné de son côté la nécessité d’interdire à «des groupes terroristes» de pouvoir recourir à des armes chimiques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’ONU rejette l’annonce de Washington et réaffirme que les colonies israéliennes sont illégales

novembre 19, 2019

 

En réponse au volte-face des États-Unis, les Nations Unies ont réaffirmé ce mardi, via un porte-parole, que les colonies israéliennes étaient bel et bien contraires au droit international.

«Le changement de position d’un État ne modifie pas la législation internationale existante, pas plus que son interprétation par la Cour internationale de justice et le Conseil de sécurité», a déclaré Rupert Colville, un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme. Le Haut-Commissariat de l’ONU va «continuer de suivre la position de longue date des Nations Unies qui est que les colonies israéliennes enfreignent la législation internationale», a-t-il ajouté.

L’administration de Donald Trump, par la voix du chef de la diplomatie Mike Pompeo, avait donné lundi un nouveau coup de canif au consensus international sur le conflit israélo-palestinien en déclarant considérer désormais que «l’établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international». Mike Pompeo avait précisé que les États-Unis s’en remettraient aux décisions de tribunaux israéliens. La plupart des colons vivent dans des colonies considérées comme légales par la justice israélienne.

La position exposée par Mike Pompeo place les Etats-Unis en contradiction avec la majeure partie de la communauté internationale, et avec les résolutions par lesquelles le Conseil de sécurité de l’ONU a considéré les colonies comme illégales car établies en territoire occupé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: un rapport onusien propose un retrait des Casques bleus sur trois ans

novembre 5, 2019

 

La force de Casques bleus en République démocratique du Congo (RDC) pourrait être retirée progressivement sur trois ans, sous condition pour les autorités de respecter plusieurs paramètres, propose un rapport onusien remis récemment au Conseil de sécurité.

Obtenu par l’AFP, ce document fait suite à une évaluation stratégique de la mission demandée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le Conseil de sécurité, appelé en décembre à renouveler sa mission Monusco, doit en discuter prochainement.

Le rapport souligne «offrir une analyse indépendante des défis et opportunités en RDC et sur la pertinence du mandat de la Monusco». Il contient «des paramètres pour assurer une transition responsable et efficace, indépendamment de considérations financières, de préférences institutionnelles ou d’intérêts géopolitiques».

«La revue stratégique recommande un calendrier de retrait de la Monusco qui respecte un minimum absolu de trois ans», indique le rapport.

«Avec un départ à la fin 2022, l’ONU serait en bonne position pour assurer une transition responsable, si les réformes annoncées par les nouvelles autorités se poursuivent au rythme prévu et si le meilleur scénario (en matière d’évolution du pays) se matérialise», précisent les auteurs.

Autrement dit, le retrait sur trois ans ne sera possible que si le gouvernement prend le relais au fur et à mesure des missions assurées par la Monusco, souligne un diplomate sous anonymat.

A cet égard, le rapport établit «trois types de repères et d’indicateurs» devant guider la transition: des repères fondamentaux sur lesquels la mission a un contrôle, des indicateurs sur la paix et la sécurité dépendant des parties locales et des lignes rouges qui pourraient amener l’ONU à suspendre son désengagement.

Lors de la première année, le nombre de Casques bleus devrait rester le même, avec juste quelques ajustements, préconise le rapport. Au terme d’un an, un retrait des militaires onusiens devrait pouvoir s’effectuer des provinces de Tanganyika et du Kasaï. La Monusco resterait focalisée lors de la deuxième année sur le Kivu et l’Ituri. Et la troisième année serait consacrée à achever le retrait de la force, précise le document.

Parmi les options pour la suite, les auteurs du rapport soulignent qu’une mission politique pourrait succéder à la Monusco avec des composantes robustes en matière d’aide politique et de droits humains. Elle pourrait inclure «un petit groupe de conseillers civils, militaires et policiers pour aider les parties prenantes à mener à bien les réformes sécuritaires», précise le document.

Le budget actuel de la Monusco avoisine le milliard de dollars. La force compte 16.000 Casques bleus. L’ONU est présente militairement en RDC depuis une vingtaine d’années.

Par Le Figaro.fr avec AFP