Posts Tagged ‘ONU’

RDC: tensions dans le Sud-Kivu où l’ONU renforce sa présence

septembre 16, 2019

 

Les Nations unies ont annoncé ce lundi un renforcement de leur présence militaire dans une zone de l’est de la République démocratique du Congo en proie à des violences communautaires et où s’est récemment rendu un de leurs hauts responsables.

Les violences agitent le territoire de Minembwe (Sud-Kivu), dans une région de hauts plateaux. Le 4 septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, avait plaidé sur place en faveur de «la prévention et la résolution des conflits intercommunautaires». «Les Nations unies n’abandonneront pas le peuple congolais», avait lui-même déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres le 2 septembre à Kinshasa.

Quelques jours plus tard, le 7, des rebelles de la communauté bembe ont lancé une attaque contre un village de «Banyamulenge», ces Congolais éleveurs aux très lointaines ascendances rwandaises. «Les miliciens ont incendié toutes les maisons, les populations ont fui vers le centre de Minembwe», a rapporté à l’AFP Gadi Mukiza, bourgmestre de la commune rurale de Minembwe. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) «renforce ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises et appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence», a déclaré sa cheffe, Leila Zerrougui, dans un communiqué. La Monusco a déployé ses hélicoptères d’attaque en soutien à l’armée congolaise, a-t-elle détaillé.

La Monusco note par ailleurs que entre 500 et 600 personnes se rassemblent chaque jour autour de ses bases à Minembwe et à Mikenge pour recevoir assistance et protection. La région est le théâtre de violences depuis début mai après la mort d’un notable des Banyamulenge, tués par des membres d’une communauté rivale. Les rumeurs d’intervention du Burundi et surtout du Rwanda (deux pays voisins de la RDC) dans ce conflit n’ont jamais été démontrées. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et de multiples villages auraient été brûlés

Par Le Figaro.fr avec AFP

USA: l’ONU dénonce la détention illimitée d’enfants migrants

septembre 4, 2019

 

La récente décision du gouvernement américain de retirer les limites régissant strictement le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants est contraire au droit international, a indiqué la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.

Lors d’une conférence de presse, Michelle Bachelet s’est dite préoccupée par l’annonce faite fin août par le ministère américain de la Sécurité intérieure de vouloir mettre fin à une décision judiciaire de 1997, dite «Flores», imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. L’administration du président américain Donald Trump estime que la jurisprudence Flores est dépassée dans le contexte migratoire actuel et souhaite que cette limite de 20 jours soit levée dans les deux mois à venir. Plusieurs Etats américains ont annoncé leur intention de s’opposer devant la justice à cette décision. Rendre la détention illimitée est «contraire à toutes les conventions légales, au droit international des droits humains et aux lois sur les enfants», a expliqué Michelle Bachelet, pointant la Convention relative aux droits de l’Enfant qui stipule que les enfants ne peuvent être détenus qu’en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.

Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale l’un des piliers de sa présidence et de sa campagne de réélection pour 2020. Il avait provoqué l’an dernier une forte indignation, y compris dans son camp républicain, avec sa politique de séparation des familles à la frontière, dite de «tolérance zéro», avant de faire machine arrière en juin 2018. Michelle Bachelet s’est toutefois inquiétée mercredi d’apprendre que bien que le gouvernement Trump ait affirmé avoir mis un terme à cette politique de séparation, «des centaines d’enfants supplémentaires ont été séparés de leur famille depuis (…) juin 2018». «Nous pensons que la séparation arbitraire des familles constitue une ingérence arbitraire et illégale dans la vie familiale et une grave violation des droits de l’enfant», a-t-elle déclaré.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est également opposé à la nouvelle règle annoncée par le gouvernement républicain visant à refuser la nationalité américaine aux migrants bénéficiant de prestations sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique: l’ONU durcit le ton contre les groupes armés

août 23, 2019

 

Le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique a menacé ce vendredi de sanctionner «strictement» les violations de l’accord de paix signé en février entre le gouvernement et 14 groupes armés pour mettre fin à la guerre qui déchire ce pays depuis 2013.

La Centrafrique connait une relative accalmie sécuritaire depuis la signature de cet accord le 6 février, mais les populations sont toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

«Des sanctions seront strictement appliquées à tous ceux qui violeront les dispositions de l’accord», a déclaré l’émissaire de l’ONU, Mankeur N’Diaye devant plusieurs leaders et représentants des groupes armés invités à Bangui par le gouvernement centrafricain pour une réunion de suivi de l’accord de paix. «Il y a eu un après 6 février. Il y aura un après 23 août. Tout ce qui a été toléré ne le sera plus à partir d’aujourd’hui» a-t-il averti. Entre 10 et 70 violations de l’accord sont enregistrées chaque semaine par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a privilégié jusqu’ici une stratégie de dialogue avec les groupes rebelles.

Plusieurs chefs de groupes rebelles importants étaient présents à l’ouverture de cette réunion: notamment Abdoulaye Hissène, le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et Mahamat Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Les représentants de l’ONU, de l’Union Africaine et du gouvernement centrafricain, participaient également à cette réunion. Les discussions, qui doivent se poursuivre jusque dans la journée de samedi, visent à accélérer la mise en œuvre de plusieurs dossiers sensibles.

Parmi les questions prioritaires, figurent le programme de désarmement et de démobilisation des combattants des 14 groupes armés signataires de l’accord, et la levée des barrières de taxations illégale érigées sur les routes par les milices rebelles. Des chantiers qui se heurtent à la mauvaise volonté présumée de certains groupes armés, selon la Minusca. La Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde, est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, qui a entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka. Les combats ont forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants de ce pays à fuir leurs domiciles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: deux membres du personnel de l’ONU tués dans un attentat à Benghazi

août 10, 2019

 

 

Deux membres du personnel de la mission de l’ONU en Libye ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué un responsable de la sécurité. «Deux personnes ont été tuées et au moins huit autres blessées, dont un enfant, samedi, après l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier al-Haouari à Benghazi lors du passage d’un convoi du personnel de l’ONU en Libye», a indiqué à l’AFP ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

«Les victimes de l’attentat terroriste qui sont décédées (…) sont deux membres du personnel de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), un Libyen et un Fidjien», a confirmé à l’AFP le responsable de la sécurité. Selon cette source, «Ibrahim Bouchnaf, ministre de l’Intérieur (du gouvernement parallèle basé dans l’est) et le chef de la Sécurité de Benghazi, le général Adel Abdel Aziz, se sont rendus rapidement sur le lieu de l’attentat pour inspecter les mesures de sécurité» mises en place.

Un gouvernement parallèle est installé dans l’est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s’emparer de la capitale Tripoli (ouest). Cette attaque survient moins d’un mois après qu’un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d’un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Onu redoute de nouveaux attentats d’ici la fin de l’année

août 4, 2019

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Paris lors des attentats du 13 novembre 2015. MIGUEL MEDINA / AFP

 

Un rapport de l’organisation révélé par le Guardian estime que la menace n’a pas disparu avec la chute des derniers bastions de l’Etat islamique en Syrie.

Selon un récent rapport des Nations-Unies cité par le quotidien britannique The Guardian, la menace du terrorisme islamiste ne s’est pas éteinte avec le califat et la chute des derniers bastions de Daech en Syrie. Au contraire, il constitue toujours une menace sérieuse et importante. Les rapporteurs estiment que la raréfaction des attaques sur le sol européen n’est qu’une trève, et que de nouvelles vagues d’attentats sont à craindre d’ici la fin de cette année.

Les auteurs estiment notamment que jusqu’à 30.000 combattants étrangers venus rejoindre le «califat», et dont la mort n’a jamais été officialisée, pourraient en fait toujours être en vie, et vouloir rejoindre Al-Qaïda ou d’autres groupes islamistes radicaux émergents. «Ils pourraient en être des leaders ou des recruteurs», écrivent les rapporteurs, qui estiment que la menace qui pèse sur l’Europe reste «élevée».

Ce rapport a été rédigé sur la base des informations fournies par les services de renseignements de plusieurs pays membres des Nations unies. Il met notamment en avant le fait que bien que Daech n’existe plus de fait sous la forme de proto-Etat, les facteurs qui ont contribué à son avènement existent toujours. Les auteurs estiment ainsi qu’un des problèmes aux sources du mal est la radicalisation en prison de «détenus frappés par la pauvreté, la marginalisation, la frustration, une faible estime de soi et la violence».

«Les programmes de déradicalisation n’ont pas prouvé leur pleine efficacité… Les combattants les plus endurcis qui ont écopé de longues peines de prison ne sont pas près d’en sortir. Ils continuent d’être dangereux et de constituer une menace à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du système pénal», est-il écrit dans le rapport.

Les Etats Européens estiment que quelque 6.000 de leur ressortissants ont rejoint l’Irak ou la Syrie pour y rejoindre Daech ou un autre groupe islamiste. Environ un tiers aurait été tué, tandis qu’un autre tiers serait actuellement détenu dans la région ou aurait fui vers une destination inconnue. Selon le rapport, les 2.000 individus restants pourraient bel et bien être rentrés en Europe.

Le rapport ajoute que Daech, s’il n’existe plus que sous la forme d’un califat virtuel, continue de jouir d’une manne estimée entre 50 millions et 300 millions de dollars, grâce à laquelle il poursuit sa propagande et parvient à entretenir sa réputation de «marque de référence du terrorisme mondial». Selon les auteurs, tous ces éléments portent à croire que les États devront redoubler de vigilance afin de prévenir une nouvelle attaque avant le début de l’année 2020.»

Par Le Figaro.fr

Sahara: l’ONU doit agir pour le référendum d’autodétermination

juillet 23, 2019

 

L’ONU doit agir pour que le Maroc accepte la tenue d’un référendum d’autodétermination espéré par le Sahara occidental depuis plus de 25 ans, a estimé mardi le chef de la diplomatie sahraouie, accusant Paris de bloquer tout progrès au Conseil de sécurité de l’ONU.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été le théâtre d’un conflit jusqu’en 1991 entre le Maroc, qui a annexé le territoire en 1975, et le Front Polisario, qui réclame l’indépendance de cette étendue désertique de 266.000 km2 dans une région riche en phosphates et bordée d’eaux poissonneuses. Un cessez-le-feu signé en septembre 1991 sous l’égide de l’ONU prévoyait un référendum d’autodétermination dans les six mois, sans cesse repoussé depuis en raison d’un différend entre Rabat et le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire.

«La patience des Sahraouis a des limites. Il est temps que les Nations unies assument leurs responsabilités», a déclaré à l’AFP en marge d’une conférence de presse Mohamed Salem Ould Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD), proclamée en 1976 par le Polisario sur les quelque 20% du Sahara occidental sous son contrôle. «La communauté internationale doit savoir qu’il est très difficile de maintenir le peuple sahraoui dans l’attente et que cela a créé une frustration très profonde chez tous les Sahraouis (…) Il faut que cela soit pris en considération avant qu’il ne soit trop tard», a-t-il ajouté, refusant de préciser s’il sous-entendait un recours aux armes.

Plusieurs cycles de négociations ont échoué à rapprocher les positions du Polisario, soutenu par Alger, et du Maroc, qui ne propose qu’une large autonomie au Sahara occidental et refuse de discuter de de sa souveraineté sur ce qu’il considère comme partie intégrante de son territoire. Dernier émissaire de l’ONU en date sur le sujet, l’ex-président allemand Horst Kohler, 76 ans, a démissionné en mai «pour raisons de santé», après avoir réussi, après six ans d’interruption, à faire reprendre langue en décembre et mars dernier aux parties concernées: le Maroc et le Polisario, ainsi que l’Algérie et la Mauritanie, voisins du Sahara occidental.

«La réalité est que, problème de santé ou pas, le Maroc a bloqué Kohler, comme il a bloqué tous les envoyés spéciaux (de l’ONU) et comme il bloquera tous ceux qui vont venir» a affirmé Mohamed Salem Ould Salek. «Le problème réside à l’intérieur du Conseil de sécurité» où la France, membre permanent doté d’un droit de veto, appuie la position du Maroc, a-t-il accusé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Affaire Vincent Lambert : sa mère réclame le «secours» de l’ONU

juillet 1, 2019

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La mère de Vincent Lambert lors d’une table ronde organisée en marge de la 41e session du Conseil des droits de l’homme à Genève. FABRICE COFFRINI / AFP

 

La mère de Vincent Lambert, en état végétatif depuis onze ans, a affirmé que son fils n’est «pas en fin de vie, n’est pas un légume».

La mère du Français Vincent Lambert, en état végétatif depuis 2008, a réclamé ce lundi le «secours» de l’ONU, affirmant que l’on veut «assassiner» son fils, alors que la Cour de cassation française a ouvert la voie à un nouvel arrêt de son maintien en vie. Viviane Lambert s’exprimait lors d’une table ronde organisée en marge de la 41e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, par une ONG basée à Strasbourg, le Centre européen pour le droit et la justice.

«Je crie tout haut que Vincent, on veut l’assassiner. C’est le vrai mot», a-t-elle dit avec des sanglots dans la voix, devant une quinzaine de personnes dont une poignée de journalistes. «Vincent n’est pas en fin de vie, Vincent n’est pas un légume», a-t-elle martelé, indiquant être venu à l’ONU pour y réclamer un «secours».

Au sein d’une famille déchirée par des années d’une tragique bataille judiciaire, l’épouse et six frères et sœurs de Vincent Lambert, tétraplégique depuis un accident de la route, demandent l’arrêt de son alimentation et de son hydratation. Les parents, soutenus par un frère et une sœur, s’y opposent. Dans cette affaire, qui ne cesse de rebondir devant la justice française, le comité de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, saisi par les parents, a demandé le 4 mai à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins, le temps qu’il puisse examiner le dossier sur le fond.

«La France nous a dit trois jours plus tard « nous n’appliquerons pas ces mesures provisoires ». Et bien, il y a là quelque chose d’absolument scandaleux qui justifie notre présence aujourd’hui», a affirmé l’un des avocats des parents, Jean Paillot, présent à la table ronde. Ce comité de l’ONU n’a toutefois aucun pouvoir de contrainte sur les Etats membres. Selon la ministre française de la Santé Agnès Buzyn, la France n’est «pas tenue» de respecter cette demande.

Le 11 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert avait annoncé à la famille l’interruption de son alimentation, qui avait débuté le 20 mai. Toutefois, le même jour, la cour d’appel de Paris avait ordonné le rétablissement de son traitement, jusqu’à ce que le comité de l’ONU se prononce sur le fond. Saisie, la Cour de cassation a cassé ce jugement le 28 juin et ouvert la voie à un nouvel arrêt de l’alimentation et de l’hydratation du patient âgé de 42 ans.

Les avocats des parents ont annoncé qu’ils porteraient plainte pour «meurtre avec préméditation» contre le médecin qui ordonnerait un arrêt du traitement. «Nous serions favorable à une médiation par l’intermédiaire d’une institution internationale pour discuter avec le gouvernement français pour qu’en l’état actuel les mesures provisoires soient effectives», a indiqué Me Paillot.

«Vincent n’est ni malade, ni en fin de vie. Son état est celui d’une personne handicapée», a-t-il insisté. Pour Jérôme Triomphe, autre avocat des parents, «nous sommes ici devant une situation gravissime de violation de ses engagements internationaux par la France et cela au détriment d’un homme handicapé».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le chef de l’ONU appelle à une action urgente pour éviter une «catastrophe» climatique

juin 30, 2019

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Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (au centre). KARIM SAHIB / AFP

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Abou Dhabi, appelant à une action urgente afin d’éviter une «catastrophe».

«Nous sommes ici car le monde est confronté à une grave urgence climatique», a déclaré Antonio Guterres à l’occasion d’une réunion de deux jours sur le climat aux Emirats arabes unis, devant préparer un sommet en septembre à New York.

«Le dérèglement climatique a lieu maintenant (…) Il progresse même plus vite que ce que prévoyaient les meilleurs scientifiques mondiaux» et «devance nos efforts pour lutter contre», a affirmé le chef de l’ONU. «Chaque semaine apporte son lot de nouvelle destruction liée au climat», a-t-il encore déclaré, citant les «inondations, sécheresses, canicules, incendies et méga tempêtes».

«Le changement climatique va plus vite que nous», a prévenu M. Guterres, qui a convoqué un sommet à New York le 23 septembre car des pays ne respectent pas certaines dispositions de l’accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement à +2°C d’ici la fin du siècle.

«Nous savons que même si les promesses de (l’accord de) Paris sont pleinement tenues, nous serons toujours confrontés à au moins +3°C d’ici la fin du siècle, une catastrophe pour la vie telle que nous la connaissons», s’est alarmé M. Guterres.

La situation continuera à se dégrader à moins que «nous agissions maintenant avec ambition et urgence», a-t-il ajouté.

Le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) a rendu en 2018 un rapport choc démontrant que le fait de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à +2°C permettrait de réduire fortement les impacts négatifs.

Limiter la hausse des températures globales à +1,5°C impliquerait de réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010, ont calculé les experts du GIEC, et donc de réduire drastiquement et rapidement le recours aux énergies fossiles. Mais certains pays très polluants, comme l’Arabie saoudite, premier pays exportateur de pétrole, ont mis en question les conclusions du rapport, suscitant des tensions lors des négociations, notamment lors de la dernière rencontre jeudi à Bonn, en Allemagne.

Le sommet du 23 septembre aux Nations unies est présenté comme la première réunion de dirigeants mondiaux sur le changement climatique depuis l’accord de Paris en 2015. Il sera suivi de la conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP) qui se tiendra en décembre au Chili.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire: l’ONU appelle à une présidentielle « synonyme de paix » en 2020

juin 27, 2019

Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien, le jour du vote pour le référendum constitutionnel, le 30 octobre 2016 à Abidjan. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

L’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a appelé mercredi les Ivoiriens à « redoubler d’efforts » pour que la présidentielle de 2020, qui s’annonce tendue selon de nombreux observateurs, « soit synonyme de paix ».

« Tout le monde doit redoubler d’efforts pour que le prochain scrutin présidentiel soit synonyme de succès, de paix pour tout le peuple ivoirien », a déclaré l’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, à l’issue d’une entretien avec le président Alassane Ouattara. « L’élection est une étape majeure dans la consolidation de la démocratie et le développement », a-t-il ajouté.

Les Nations unies avaient déployé une force (UNOCI) en 2004 lors de la décennie de crise ivoirienne. Sa mission a pris fin en 2017.

Le pays a connu une décennie de troubles entre 2002 et 2011 avec un pays coupé en deux entre pouvoir et rebelles. Les tensions ont culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, qui a fait 3000 morts.

« Paix et sécurité régionale »

Beaucoup craignent une présidentielle difficile en 2020. La coalition, qui avait permis l’élection du président Ouattara en 2010 et sa réélection en 2015, a volé en éclats.
Âgé 77 ans, le président entretient le mystère quant à une éventuelle candidature. S’il aura déjà accompli deux mandats en 2020, il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition.

L’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999), 85 ans, ancien allié de Ouattara, laisse lui aussi planer le doute sur sa candidature.

Lors de son entretien avec le président, Mohamed Ibn Chambas a aussi évoqué « la sécurité régionale et la nécessité de renforcer la coordination entre acteurs et partenaires régionaux pour faire face aux défis liés à la sécurité et au développement ».

Les deux homme ont également « fait le point de la coopération entre les Nations unies et l’Union du Fleuve Mano (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Côte d’Ivoire) car « la Côte d’Ivoire joue un rôle très vital dans la consolidation de la paix et la sécurité dans la sous-région. »

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Avion abattu: l’Iran dénonce à l’ONU une action américaine «provocatrice»

juin 20, 2019

 

L’Iran a dénoncé jeudi une action américaine « provocatrice » et « très dangereuse » contre son « intégrité territoriale », après la destruction par son armée d’un drone américain dans son « espace aérien », dans une lettre au chef de l’ONU et au Conseil de sécurité.

Dans cette missive, l’Iran, qui s’abstient de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité, souligne ne pas « chercher la guerre » et demande aux Nations unies d’intervenir pour que les Etats-Unis « mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices » dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec AFP