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CPI – Procès Gbagbo: les reproches du général Mangou envers l’Onuci pendant la crise postélectorale

septembre 28, 2017
Le général Philippe Mangou lors de l’audition du 27 septembre 2017. © Capture d’écran Youtube / DR

Au troisième jour de son témoignage devant la CPI, mercredi 27 septembre, dans le procès Laurent Gbagbo et de son bras droit Charles Blé Goudé, le général Philippe Mangou, ex-chef d’état-major des armées, est revenu sur l’attitude jugée par moments « inamicale » de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et sur les décrets signés par Laurent Gbagbo instaurant des couvre-feux sur l’étendue du territoire ivoirien.

La « provocation » de l’Onuci

« J’ai été très amer avec les forces onusiennes (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, Onuci) parce que j’estime que quand vous êtes en crise et qu’une force vient vous aider à aller à la paix, elle se doit d’avoir un certain comportement. Je ne vais pas jeter le discrédit sur l’ensemble des forces impartiales qui, il faut le reconnaître, ont fait un travail satisfaisant pour la Côte d’Ivoire, ont aidé la Côte d’Ivoire à aller à la paix. Je suis miliaire et je sais, quand on quitte sa famille, son pays pour aller se mettre au service d’un autre pays, ce n’est pas facile. Ils ont fait l’essentiel. Mais comme dans tout groupement, dans toute association de personnes, il y a des personnes qui, de par leur comportement, jettent le discrédit sur le travail satisfaisant fait par l’ensemble ».

« J’ai été très amer parce que dans la nuit du 11 au 12 janvier 2011, nos policiers qui étaient partis pour la sécurisation d’Abobo [commune d’Abidjan, fief du Rassemblement des républicains – RDR, parti d’Alassane Ouattara, NDLR] précisément au rond-point, ont été encerclés, puis tués, des véhicules ont été calcinés. Au même moment, est arrivé un convoi de dix véhicules des forces impartiales. Il y en avait qui agonisaient encore, qui n’étaient pas encore morts, couchés dans leur sang et qui cherchaient secours. Ils ont tourné les talons, ils se sont embarqués dans leurs véhicules et ils sont partis. Nous sommes ici dans une justice internationale. C’est une faute très grave, le refus de porter assistance à personne en danger. Entre miliaires, il y a une certaine solidarité au point que nous nous appelons frères d’armes. Et l’appellation ne se fait pas seulement du bout des lèvres, cela doit se ressentir également dans nos faits et gestes »

J’ai trouvé que c’était de la provocation et que c’était inamical de leur part

« Quand des forces agissent ainsi, vis-à-vis de nos forces, il y a de quoi être révolté. Cela m’a révolté. Et je n’ai pas été tendre avec eux. La deuxième raison pour laquelle je suis intervenu, c’est en rapport avec l’organisation des patrouilles. Même quand ce sont les éléments d’une même patrouille, nous évitons que ces éléments se retrouvent sur le même terrain parce que la nuit, tous les chats sont gris. Et en patrouille, vous prenez toutes les dispositions pour qu’au cas où vous tombez sur le camp ennemi, vous puissiez intervenir. En effet, il pouvait y avoir des méprises. Ma position était que si l’Onuci voulait participer à nos patrouilles, qu’elle nous le dise, on ne l’interdisait pas. Dans ce cas, nous nous serions répartis les secteurs pour faire les patrouilles. Mais on arrive à Abobo, on fait nos patrouilles et on les voit venir. Je précise que quand vous voyez les phares allumées, il est difficile de savoir qui vient en face. Je me suis plaint de ces deux faits. J’ai trouvé que c’était de la provocation et que c’était inamical de leur part ».

Les couvre-feux de Gbagbo

« Le 27 novembre 2010, veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, a posé problème. Ce jour-là, le président Blaise Compaoré, facilitateur des Accords de Ouagadougou, est arrivé à Abidjan. Le président Laurent Gbagbo, le président Blaise Compaoré, le président Alassane Ouattara se sont retrouvés à la présidence de la République. Pour discuter de ce décret (portant instauration d’un couvre-feu sur l’étendue du territoire), le président Laurent Gbagbo nous a appelés, nous, différents chefs des différents commandements. Il y avait le chef d’état-major des armées, le général Kassaraté, le général Brédou M’Bia et le général Guai Bi Poin. Il voulait nous demander s’il était opportun de maintenir ou d’annuler le décret. Compte tenu de la présence de ces éminentes personnalités, nous étions gênés, on ne pouvait pas se prononcer, j’ai proposé que le président se prononce. Le président Gbagbo, en présence du président Blaise Compaoré, a dit qu’il n’allait pas décréter le couvre-feu ce jour-là. Mais au départ du président Blaise Compaoré, le président a signé d’autorité le décret pour qu’il y ait un couvre-feu. L’opposition a donc manifesté son mécontentement. Au niveau d’Abobo, il y a eu des manifestations qui ont dégénéré et occasionné trois morts. Voici concernant le décret du 27 novembre ».

Selon mon évaluation et les renseignements que je recevais, il y avait nécessité d’instaurer un couvre-feu parce qu’on était très proche du vote

« Concernant le décret du 28 novembre qui devrait intervenir tout juste à la fin du scrutin, personnellement, j’ai proposé au président qu’on le prenne. Avant de signer le décret, le président de la République nous a convoqués à sa résidence à Cocody. Mais, cette fois-ci, avec le premier ministre Guillaume Soro. Et quand il a posé la question de savoir s’il fallait signer ce décret ou pas, le premier à prendre la parole était le Premier ministre Soro qui a dit que les élections viennent d’avoir lieu et que c’est le moment de collecter les résultats, ce qui implique ramassage des urnes et collecte des résultats. De ce fait, les gens ne verraient pas d’un bon œil ce décret et pourraient penser que nous sommes en train d’opérer un bourrage d’urnes. Il a donc proposé au président de renoncer à ce décret. À la suite du Premier ministre, j’ai pris la parole pour dire : ‘Monsieur le président, c’est vrai que je vous ai proposé de prendre un décret pour des raisons sécuritaires. Mais compte tenu de ce que vient de dire monsieur le Premier ministre, je suis d’avis avec lui, cela pourrait prêter à interprétation. Donc, il sera souhaitable que le décret ne soit pas pris’. Mais le décret a été signé d’autorité par le président Laurent Gbagbo ».

« De fait, selon mon évaluation et les renseignements que je recevais, il y avait nécessité d’instaurer un couvre-feu parce qu’on était très proche du vote. Et si jamais les gens saccageaient le matériel du vote et les différents bureaux de vote, comprenez que le 28 novembre, la Commission électorale indépendante allait avoir beaucoup de problèmes, mais les arguments du Premier ministre Soro étaient convaincants ».

« Quant au couvre-feu du 26 novembre, nous l’avons proposé parce qu’il y avait eu un fait antérieur qui a occasionné pas mal de blessés. En effet, le 19 novembre 2011, un groupe de jeunes proches du FPI [Front populaire ivoirien, parti de Laurent Gbagbo, NDLR] s’est rendu au QG du RHDP [Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, coalition de partis politiques ayant soutenu la candidature d’Alassane Ouattara au second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010, NDLR] et a saccagé ce QG. Il s’en est suivi une bagarre de rue qui a fait près de vingt blessés. Les préparatifs de la période électorale s’approchant, nous avons donc proposé au président de la République qu’il prenne un décret, en vue de permettre à ceux qui sont en train d’installer le matériel électoral, de travailler. De sorte qu’une fois le matériel disposé de nuit, on n’aille pas le saboter. C’est donc au vu du premier incident que nous avons proposé au président qu’il prenne un décret, le 26 novembre (2010) ».

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire : les forces de sécurité visées par deux attaques

décembre 21, 2012

Une caserne de la gendarmerie, située dans le quartier de Yopougon à Abidjan, a été attaquée par des hommes en armes non identifiés dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 décembre. Dans le même temps, un poste des FRCI installé à Agbaou, un village à une centaine de km au nord de la capitale économique, a également été visé.

La gendarmerie de « Toits-Rouges », un secteur du quartier de Yopougon (ouest) à Adibjan, a été attaquée dans la nuit du jeudi 20 au vendredi du 21 décembre par des « individus non identifiés », a appris l’AFP auprès de l’état-major de l’armée.

Lors de cette opération, un homme qui était retenu en garde à vue par les gendarmes a été tué par une balle perdue. « La brigade a été entièrement saccagée et sept vehicules ont été incendiés », a précisé Sylvie Van Den Wildenberg, porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

L’attaque a eu lieu « vers 3H00 du matin (locales et GMT) », non loin de la base de la Brigade anti-émeute (BAE) d’Abidjan. « Les tirs ont été intenses mais (les assaillants) ont été repoussés », a précisé une source sécuritaire. Selon une autre source militaire, un gendarme a été blessé lors de l’attaque.

Tirs à l’arme lourde

« Ca a tiré très fort pendant deux heures », a indiqué une habitante du secteur. D’autres témoins ont évoqué aussi des tirs très intenses. Un autre témoin dit avoir entendu « des tirs, notamment à l’arme lourde, entre 3 et 5 heures du matin ». Selon une source sécuritaire occidentale, les assaillants étaient armés de kalachnikov et de lance-roquettes.

Une autre attaque a visé dans la nuit un poste des FRCI installé à Agbaou, un village à une centaine de km au nord de la capitale économique.« Le bilan provisoire fait état de deux éléments FRCI blessés », a déclaré la porte-parole de l’Onuci.

Dimanche 16 décembre, deux éléments des Forces républicaines (FRCI, armée) avaient été tués à Agboville, au nord d’Abidjan.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : quatre civils tués après de nouvelles attaques dans le Sud-Ouest

juin 13, 2012

D’après l’Onuci, quatre civils ont été tués et trois autres blessés suite à des attaques dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, près de la frontière avec le Liberia.

Quatre civils ont été tués en début de semaine dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Des attaques menées au sud de la ville de Taï par des « assaillants non identifiés » et qui surviennent seulement quelques jours après l’assaut qui a fait au moins 18 morts, dont sept Casques bleus, dans cette région frontalière du Liberia.

« Le bilan provisoire est de quatre morts et trois blessés parmi les civils. Deux personnes seraient également portées disparues », a déclaré Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). « Nos troupes sont sur le terrain et ont renforcé leur dispositif de sécurisation des populations », a-t-elle ajouté.

5 000 personnes déplacées

Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha), ces attaques, survenues lundi et mardi dans les villages de Tiero-Oula et Sieblo-Oula, ont porté à « environ 5 000 » le nombre de personnes déplacées dans cette région difficile d’accès en proie à des attaques meurtrières depuis un an. La majorité d’entre elles seraient « des femmes et des enfants dont la situation demeure précaire », précise l’agence dans un communiqué. La plupart des réfugiés, arrivés en majorité à Taï, sont hébergés dans des familles d’accueil.

Sept Casques bleus nigériens, dix civils et au moins un militaire ivoirien ont été tués le 8 juin dans une attaque contre des villages du Sud-Ouest du pays, attribuée par le gouvernement ivoirien à des éléments « venus du Liberia ». Le gouvernement libérien avait annoncé le lendemain la fermeture de sa frontière.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sud-ouest ivoirien : huit civils tués dans l’attaque où ont péri sept Casques bleus

juin 9, 2012

Au moins huit civils, dont une femme, ont été tués selon l’ONU dans l’attaque menée vendredi dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, qui a également fait sept morts parmi les Casques bleus nigériens et jeté samedi sur les routes des centaines de villageois fuyant les violences.

« Selon nos informations, au moins huit civils ont été tués, dont une femme », a déclaré à l’AFP Anouk Desgroseilliers, responsable de la communication du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) en Côte d’Ivoire. Sept Casques bleus nigériens de l’Opération des Nations unies dans le pays (Onuci) ont été tués, « première attaque de ce genre » perpétrée contre l’Onuci depuis son déploiement en 2004, selon la force onusienne.

Cette « embuscade » contre l’Onuci a eu lieu lors d’un assaut d’éléments « venus du Liberia » contre plusieurs villages ivoiriens situés au sud de la ville de Taï, qui pourrait avoir fait deux morts parmi les militaires ivoiriens patrouillant avec les Casques bleus, avait déclaré vendredi soir le ministre ivoirien délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi. Dans cette région en proie depuis un an à des attaques attribuées à des forces fidèles à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et réfugiées au Liberia, les violences de vendredi ont provoqué d’importants déplacements de populations.

« Des centaines de personnes sont arrivées à Taï, et on peut penser que des milliers d’autres sont sur la route », a indiqué Mme Desgroseilliers. « Trente-cinq familles ont traversé la frontière » pour rejoindre le Liberia, a-t-elle ajouté. A Taï, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), notamment, est « sur place pour porter assistance aux déplacés et leur fournir de l’eau et un peu de nourriture », selon cette responsable de l’Ocha. « C’est vraiment la panique, le sauve-qui-peut, les gens prennent de petits baluchons et fuient (leurs villages) à pied » notamment vers Taï, a raconté à l’AFP le maire de cette ville, Désiré Gnonkonté, joint par téléphone depuis Abidjan. « Pourquoi c’est chez nous qu’on vient faire des morts? »

« On a peur »

« On a peur », a confié Madeleine Tagnon, représentante des femmes de Taï. « Pourquoi à chaque fois c’est chez nous qu’on vient faire des morts? Pourquoi tranquillement les miliciens traversent chaque fois la frontière pour venir nous tuer? » Des éléments de l’Onuci et de l’armée ivoirienne patrouillaient samedi dans la zone, a-t-elle affirmé. « J’ai marché en brousse avec mon enfant au dos, je ne sais pas où se trouve le reste de la famille », a raconté Ange Joëlle, une jeune femme arrivée dans le village de Glaro Ubor, dans l’est du Liberia.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit vendredi « attristé et scandalisé » par la mort de Casques bleus. Il a indiqué que 40 autres soldats de la paix étaient restés « avec les villageois » dans la zone où a eu lieu l’attaque pour les protéger et qu’ils « étaient toujours en danger ». Des renforts devaient arriver samedi. Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé sa « grave inquiétude » à propos de l’insécurité dans cette région.

Selon l’armée ivoirienne, des opérations militaires ivoiro-libériennes doivent avoir lieu à partir du 15 juin dans la zone frontalière, avec le soutien des missions de l’ONU dans ces deux pays. Région la plus instable de Côte d’Ivoire, l’Ouest est en proie à des attaques depuis la fin de la crise politico-militaire de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 dans le pays. Avant l’attaque de vendredi, ces raids avaient fait « au moins 40 » tués depuis juillet 2011, selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié mercredi, qui accuse des forces pro-Gbagbo opérant depuis le Liberia et recrutant des « enfants ».

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire: Départ de Choï, l’ancien patron de l’Onuci, les Ivoiriens l’accompagnent

septembre 1, 2011

Y.J. Choi part d’Abidjan cet après-midi, à 15h. Un vol de la compagnie Emirates le conduira à sa destination. « J’irai en montagne une fois en Corée, pour un mois et demi », avait-il confié mardi à Rfi. Des Ivoiriens ont émis l’idée que les Ivoiriens l’accompagnent. Koné Seydou, de la société civile, a par exemple suggéré une haie humaine depuis la résidence de l’Onusien jusqu’à l’aéroport.

Pour ce faire, il a glissé quelques lignes du projet sur le réseau social facebook. L’Opération des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci) a mordu à l’ ‘’appât‘’. Elle l’a contacté pour coordonner l’initiative. Aujourd’hui, le résultat de ce plan. Les artères devraient être prises d’assaut. Et un comité devrait attendre Y.J. Choi pour des adieux, à l’aéroport Félix Houphouet-Boigny. Pour sa part, la Coalition pour le changement (Cpc) lui a dédié une déclaration, mercredi. «Au moment où son mandat prend fin, il est apparu nécessaire à la jeunesse ivoirienne réunie au sein de la Coalition pour le changement de lui transmettre toutes ses félicitations pour ses actions en faveur de notre pays. La CPC garde de lui l’image d’un homme intègre, courageux et travailleur. C’est donc avec un pincement au cœur qu’elle voit partir ce diplomate de haut rang à qui, elle souhaite plein succès dans ses nouvelles missions », a écrit Constant Koffi, président par intérim du mouvement.

B. I.

Côte d’Ivoire: 26 exécutions sommaires

août 11, 2011

Vingt-six exécutions sommaires ont eu lieu en un mois en Côte d’Ivoire, a affirmé ce matin l’ONU, soulignant que les nombreuses exactions commises ont « impliqué principalement » des éléments identifiés comme membres de la nouvelle armée créée par le président Alassane Ouattara.

Du 11 juillet au 10 août, « 26 cas d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires » ont été relevés, a déclaré lors d’un point presse Guillaume Ngefa, en charge des droits de l’Homme au sein de la mission de l’ONU (Onuci), ajoutant que les « nombreuses violations des droits de l’Homme » ont impliqué « principalement » des éléments identifiés par les habitants comme appartenant aux Forces républicaines (FRCI).

Lefigaro.fr avec AFP

Un nouveau chef de mission à la tête de la mission de l’Onuci en Côte d’Ivoire

juillet 28, 2011

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a nommé le Néerlandais Albert Gerard Koenders pour remplacer le Sud-Coréen Choi Young-jin à la tête de la mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (ONUCI), a annoncé jeudi son porte-parole Martin Nesirky.

M. Choi terminera sa mission le 31 août. M. Ban « est reconnaissant pour les services de M. Choi et sa direction excellente de l`ONUCI » pendant les quatre dernières années, a-t-il dit.

M. Koenders apporte avec lui plus de 25 ans d`expérience dans les affaires internationales, la coopération et le développement. Il a été ministre néerlandais de la Coopération et du Développement de 2007 à 2010. Avant cela, il a été membre de la chambre des représentants néerlandaise de 1997 à 2007.

La Côte d`Ivoire sort à peine d`un conflit ayant fait près de 3.000 morts, déclenché suite au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l`élection présidentielle de novembre 2010 face à Alassane Ouattara, investi chef de l`Etat le 21 mai.

M. Choi a dirigé l`ONUCI pendant toute cette période extrêmement difficile pour l`ONU. Elle a protégé les civils dans la mesure de ses moyens de même que M. Ouattara qui avait établi son quartier général dans l`hôtel Golf à Abidjan.

AFP

Côte d’Ivoire: Les pro-Gbagbo ne sont plus une menace pour la paix

juillet 18, 2011

NEW YORK (Nations unies) – Les anciennes forces de Laurent Gbagbo ne sont plus une menace pour la paix et l`ordre public, a souligné lundi le chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (ONUCI), Choi Young-Jin, devant le Conseil de sécurité.

« Dans l`ensemble, les anciens éléments pro-Gbagbo et leurs soutiens ne devraient pas représenter un défi de taille pour l`ordre public », a-t-il déclaré lors d`une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Côte d`Ivoire.

Pour le représentant spécial de l`ONU, « la chute des soutiens de M. Gbagbo augure de la réussite de la réconciliation du pays ». « Un chapitre douloureux de l`histoire de la Côte d`Ivoire a été fermé », a-t-il ajouté.

M. Choi a néanmoins insisté sur le « besoin de restaurer rapidement l`ordre public à travers le pays » car il s`agit de « la condition préalable » à la réconciliation nationale, à la tenue d`élections législatives d`ici la fin de l`année et à la reprise économique.

Il a indiqué que dans la partie ouest du pays « nous constatons encore un certain manque de sécurité ».

Sur le plan économique, « en dépit de quelques inquiétudes, la plupart des experts sont optimistes quant à une relance de la Côte d`Ivoire », a expliqué M. Choi.

Le chef de l`ONUCI a par ailleurs précisé que l`ONU et la communauté internationale se tiendront aux côtés de la Côte d`Ivoire pour l`organisation d`élections.

L`ambassadeur de Côte d`Ivoire à l`ONU, Youssoufou Bamba, a de son côté estimé qu` »aujourd`hui, la Côte d`Ivoire retrouve progressivement le chemin d`une vie normale ».

Sur le plan humanitaire, 60.000 personnes ont regagné leurs lieux d`habitation sur les 200.000 qui ont été déplacées lors du conflit opposant Laurent Gbagbo et le président Alassane Ouattara. Les 140.000 restantes sont toujours regroupées dans des camps de réfugiés à la frontière du Liberia, a ajouté M. Bamba.

La Côte d`Ivoire sort à peine d`un conflit ayant fait près de 3.000 morts, déclenché suite au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l`élection présidentielle de novembre 2010 face à Alassane Ouattara, investi chef de l`Etat le 21 mai.
AFP

Yopougon/Opération DDR: L’Onuci récupère des armes légères, des grenades et des munitions

juillet 18, 2011

Dans le cadre d’une opération pilotée par la Division Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) de l’Onuci, une centaine de combattants ont remis des armes légères, grenades et munitions à l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le vendredi 15 juillet 2011, au Baron de Yopougon.

L’opération, menée en collaboration avec la Commission nationale des armes légères de petit calibre et le Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRCC), bénéficie du soutien des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Elle s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont des représentants des instances impliquées, des membres du corps diplomatique et le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, N’Dolamb Ngokwey.

Pour mettre en confiance ces combattants, qui ont décidé de s’inscrire dans le processus de pacification du pays, lancé par le Président de la République Alassane Ouattara, les soldats des Nations-Unies ont déployé la grande artillerie pour sécuriser le Baron de Yopougon, lieu où se déroulait cette cérémonie de dépôt d’armes.

Interrogé, M. N’Dolamb Ngokwé a souligné, qu’au-delà du dépôt d’armes et de munitions, l’opération lance en fait, un message de paix, de sécurisation et de pacification. «C’est cela, l’esprit même du désarmement, de la démobilisation, et de la réintégration», a-t-il ajouté. Pour le numéro deux de l’ONUCI, l’opération constitue «un pas de plus, dans le processus de désarmement et dans le processus de sécurisation en Côte d’Ivoire». Des membres du FRCI, des miliciens et des civils ont participé à la remise des armes et, à ce propos, M Ngokwey a souligné, la particularité de l’opération qui, a-t-il dit, est à la fois militaire et civile, ce qu’il a décrit comme « un bon pas dans la bonne direction».

Auparavant, le représentant spécial avait souligné le partenariat très important entre les autorités nationales civiles et militaires et l’ONUCI, pour faciliter le processus, avant d’indiquer que, cette opération va se répéter dans l’avenir et dans diverses autres communes d’Abidjan.

L’Intelligent d’Abidjan par Dosso Villard avec Onuci

Côte d’Ivoire: conditions de détention améliorées pour les pro-Gbagbo (ONU)

juin 23, 2011

ABIDJAN – Les conditions de détention s’améliorent pour les personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo actuellement privées de liberté, a affirmé jeudi l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

« Les conditions sont en train de s’améliorer », « il faut encourager les efforts du gouvernement », a déclaré lors d’un point presse Guillaume Ngefa, chef de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci.

Plusieurs dizaines de personnalités, dont M. Gbagbo et son épouse Simone, ont été placées en résidence surveillée à Abidjan et dans plusieurs villes du nord du pays après l’arrestation de l’ex-chef de l’Etat le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) du nouveau président Alassane Ouattara.

A Bouna (nord-est), « certains éléments des FRCI s’étaient introduits dans la prison et avaient imposé des mauvais traitements à certaines personnes. Nous avons parlé au gouvernement et des mesures correctives ont été prises », a raconté M. Ngefa.

Il a toutefois regretté que l’Onuci n’ait pas encore pu accéder aux lieux de détention de Laurent et Simone Gbagbo, à Korhogo et Odienné (nord). Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l’ex-président, et affirmé que certains avaient été « battus » par les FRCI dans un hôtel d’Abidjan devant lequel sont postés des Casques bleus.

Dans l’hôtel La Pergola cité par Amnesty, aucun détenu n’a fait état de « mauvais traitements » ou de « torture », a assuré M. Ngefa.

Comme le gouvernement ivoirien, il a évoqué des mesures de résidence surveillée et non des détentions arbitraires, et a expliqué que la sécurité des détenus était de « la responsabilité de l’Etat ivoirien », non de l’Onuci.

Mais conformément à son mandat, l’Onuci veille à ce que « les personnalités qui sont en résidence surveillée en ces lieux ne fassent pas l’objet d’exactions et que leur vie ne soit pas mise en danger », a-t-il expliqué.

AFP