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Trump exige de l’Opep une réduction immédiate des prix du pétrole

septembre 20, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump a exhorté jeudi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à faire baisser « maintenant » les prix du brut, quelques semaines avant la mise en place des sanctions américaines contre le secteur énergétique iranien.

« Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à pousser pour des prix du pétrole toujours plus haut! On s’en souviendra », a lancé sur Twitter le locataire de la Maison Blanche.

« Le monopole Opep doit baisser ses prix maintenant », a-t-il conclu.

Membre fondateur de l’Opep, l’Iran, bête noire de Washington, est confronté à une série de sanctions américaines faisant suite à la décision de M. Trump de se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire, ce qui devrait réduire l’offre de brut sur les marchés mondiaux.

Une nouvelle salve de sanctions américaines contre Téhéran doit frapper, début novembre, ses exportations de pétrole.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) à échéance octobre a clôturé mercredi à 71,12 dollars, son plus haut niveau depuis juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h02)                                                        

États-Unis: Donald Trump s’en prend à l’Opep à quelques jours d’une réunion stratégique

juin 13, 2018

New York – A l’approche d’un sommet de l’Opep, Donald Trump a accusé le cartel de faire monter les cours du brut et flamber l’essence américaine, même si nombre d’analystes estiment que le président porte sa part de responsabilité.

« Les prix du pétrole sont trop élevés, c’est encore l’OPEP qui est à la manœuvre. Pas bon! », a tweeté le président américain.

C’est la deuxième fois en deux mois que M. Trump attaque les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. En avril, il avait déjà accusé le cartel de maintenir des prix « artificiellement très élevés ».

« Il est surprenant de voir le président chercher des responsables alors qu’un des catalyseurs de la récente forte progression des cours a été sa décision de sortir de l’accord nucléaire iranien » début mai, a noté Matt Smith, de Clipper Data.

« Les accusations de Donald Trump sont parfaitement légitimes dans le sens où, négatif ou non, le but même de l’Opep et ses partenaires (liés depuis début 2017 par un accord de réduction de leur production en vue de faire baisser les stocks mondiaux et soutenir les cours, ndlr) était de faire monter les prix », a affirmé Bart Melek, de TD Securities.

Mais une partie significative de la hausse des cours est liée à la politique extérieure menée par les États-Unis », a-t-il ajouté.

Ce dernier affirme que les critiques de M. Trump sont sans doute destinées à « faire pression » sur les membres du cartel pour qu’ils décident d’augmenter leur production à l’occasion d’une réunion à Vienne le 22 juin, et fassent ainsi reculer les prix du brut et, par la même occasion, de l’essence américaine.

Données très sensibles aux États-Unis dans la mesure où ils influent beaucoup sur le moral de la population, les prix du carburant à la pompe ont fortement progressé ces derniers mois.

Le gallon d’essence ordinaire (environ 3,8 litres) évoluait en moyenne à 2,909 dollars cette semaine alors qu’il était de 2,329 dollars il y a un an, selon les chiffres compilés par AAA, l’association nationale des clubs automobiles.

Aux États-Unis, où les taxes représentent une part moins importante du prix de l’essence qu’en Europe, la hausse des cours du pétrole se répercute plus directement sur le carburant et rogne d’autant sur le pouvoir d’achat des ménages.

« Ce tweet tente de mettre la responsabilité de la hausse des prix de l’essence sur l’Opep plutôt que sur les sanctions iraniennes », a affirmé M. Smith.

La sortie du président américain intervient alors que deux importants producteurs, l’Arabie Saoudite et la Russie, ont déjà dit récemment vouloir mettre sur la table une hausse de leurs seuils de production lors de la réunion de Vienne, et ainsi relâcher un peu les conditions de l’accord pétrolier les liant.

– Plus d’or noir –

Cet accord a semblé porté ses fruits depuis un an et demi: le baril de Brent, référence sur le marché mondial, est passé d’environ 50 dollars fin 2016 à plus de 80 dollars en mai.

Mais certains participants à l’accord préfèreraient voir l’organisation continuer ses efforts pour maintenir le pétrole à des prix élevés, à l’image de l’Irak.

Publié mercredi, un rapport mensuel de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), tout comme celui de l’Opep publié la veille, a déjà fait état d’une hausse de la production du premier exportateur mondial, l’Arabie saoudite.

A 10,02 millions de barils par jour, le pays reste néanmoins en deçà de son objectif de production, fixé fin 2016 par l’Opep et avec dix pays partenaires.

Mais l’AIE a en revanche pointé un autre risque de recul de la production de brut, celui-ci lié au déclin prévisible des productions pétrolières de l’Iran, après la sortie américaine de l’accord sur le nucléaire, et du Venezuela, à cause d’une profonde crise politique, de l’ordre de 1,5 million de baril par jour pour les deux pays.

A l’inverse du cartel, la production américaine a fortement progressé ces derniers mois, poussée par la hausse des prix du brut.

Selon les dernières statistiques hebdomadaires de l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiées mercredi, le pays a extrait 10,90 millions de barils lors de la semaine achevée le 8 juin, un nouveau record historique pour le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 17h16)                                                        

Pétrole : la Guinée équatoriale devient officiellement le sixième État africain membre de l’Opep

mai 25, 2017

Vue arienne du siège de Ge Petrol, la compagnie nationale de pétrole à Malabo. © Photo de Renaud Van Der Meeren pour les Éditions du Jaguar

Le ministre saoudien de l’énergie Khaled al-Faleh a indiqué jeudi que la Guinée équatoriale, qui vient de rejoindre officiellement l’Organisation des pays exportateurs de pétrole ce jeudi 25 mai, après en avoir fait la demande en janvier, allait participer aux baisses de production décidées en novembre 2016 pour redresser les cours internationaux. Celles-ci, qui étaient initialement prévues jusqu’au 30 juin 2017, sont prolongées jusqu’en mars 2018.

C’est fait. La Guinée équatoriale a été officiellement admise comme pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, selon une décision officialisée par le cartel depuis son siège de Vienne jeudi 25 mai. Le pays d’Afrique centrale avait adressé une demande officielle d’adhésion en début d’année et devient ainsi le sixième pays africain membre avec la Libye, l’Algérie, le Nigeria, le Gabon — qui a réintégré l’organisation en 2016 après en être sorti — et l’Angola.

L’Opep et ses partenaires, dont la Russie, sont réunis jeudi à Vienne pour reconduire jusqu’en mars 2018 leurs quotas de production de pétrole dans le but de réduire les stocks mondiaux et de peser sur les prix, malgré le dynamisme de l’offre américaine.

Dans une décision historique, les 13 membres du cartel s’étaient engagés en novembre 2016 à limiter leur production, entraînant dans ce mouvement 11 pays producteurs extérieurs à l’organisation, dont la Russie.

Ce pacte était valable jusqu’au 30 juin mais les pays producteurs ont entamé jeudi une journée de discussions dans le but de prolonger cet effort, car l’accord de 2016 n’a pas véritablement rempli son objectif de soutenir durablement les prix du brut et d’éliminer l’excédent d’offre.

La Guinée équatoriale prendra sa part à la réduction

La Guinée équatoriale, via son ministre des Mines et des Hydrocarbures, Gabriel Mbaga Obiang Lima, était présente lors d’une réunion regroupant les pays membres et non-membres de l’Opep à Vienne le 10 décembre, pour y décider la part de chacun dans l’effort global de réduction décidé quelques jours plus tôt.

Le pays d’Afrique centrale avait alors pris l’engagement de réduire sa production de 12 000 barils par jour, selon un chiffre indiqué par Gabriel Mbaga Obiang Lima.

La Guinée équatoriale affiche des ventes annuelles de pétrole de 10,5 milliards de dollars, ce qui représente 95% des exportations du pays, vers la Chine, l’Inde, le Japon ou encore la Corée du Sud.

Jeudi, le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled al-Faleh, a indiqué à l’ouverture de la réunion qu’il y avait consensus pour estimer qu’une reconduction des quotas sur neuf mois « au même niveau de production » représentait « l’option la plus sûre, presque certaine » pour permettre un rééquilibrage progressif.

Il a ajouté que la Guinée équatoriale, qui rejoint officiellement le cartel, allait participer aux baisses de production. Au plan national, le pays était frappé par une pénurie d’essence en mars.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le pétrole ouvre en hausse à New York soutenu par des déclarations russes et saoudiennes

octobre 10, 2016

New York – Les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi à New York, le marché ayant les yeux tournés vers Istanbul où se tient une réunion des pays producteurs de pétrole.

Vers 13H15 GMT, le cours du baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, gagnait 71 cents à 50,52 dollars sur le contrat pour livraison en novembre sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les dernières nouvelles sont bonnes et c’est pour cela que le prix monte, a expliqué Bob Yawger de Mizuho Securities USA.

Le ministre saoudien de l’Energie a estimé lundi qu’un baril de brut à 60 dollars était envisageable d’ici la fin de l’année ce qui a donné un coup de pouce aux cours.

Certains dirigeants de l’Organisation de pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie, important producteur non-membre du cartel, se sont retrouvés lundi en marge du Congrès mondial de l’Energie à Istanbul.

Les investisseurs cherchent à déceler les signes de progression des négociations en vue de concrétiser un accord de réduction de l’offre décidé par l’Opep en septembre à Alger.

L’optimisme a été renforcé lundi par des déclarations du président russe Vladimir Poutine, présent à Istanbul, qui a affirmé que son pays était prêt à participer aux mesures de limitation de l’offre de pétrole pour doper les cours.

La Russie est prête à se joindre aux mesures pour limiter la production de pétrole, a déclaré M. Poutine dans une allocution, émettant le voeu de voir l’Opep se joindre à cette idée en novembre.

Auparavant, les prix s’étaient orientés à la baisse, au cours des échanges électroniques, du fait de l’absence à ce sommet des ministres iranien et irakien du pétrole, ce qui avait été interprété comme de mauvais augure pour l’avancée des négociations, selon Bob Yawger.

Les acteurs de marchés se montreront attentifs cette semaine à la publication des estimations sur le marché du pétrole de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), de l’Opep et du département américain de l’Énergie (DoE).

Les trois agences devraient confirmer que l’offre est trop importante quand elles publieront leurs estimations de l’offre et de la demande, prévoient les analystes de Commerzbank dans une note.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2016 15h26)

Russie: la production de pétrole au plus haut avant de possibles pourparlers avec l’Opep

février 2, 2016

Moscou – La production de pétrole de la Russie, qui a lancé des consultations avec le Venezuela en vue d’une possible baisse de l’offre coordonnée avec le cartel des pays exportateurs, a atteint un nouveau record en janvier, selon des statistiques publiées mardi.

Les compagnies pétrolières russes ont pompé le mois dernier 46 millions de tonnes de pétrole et condensats, soit 18,88 millions de barils par jour en moyenne, selon les chiffres de l’agence publique chargée du secteur cités par les agences russes.

Cela représente une hausse de 1,5% par rapport à janvier 2015 et un record depuis la chute de l’URSS.

La Russie ne cesse d’augmenter sa production d’or noir ces derniers mois, participant ainsi à la bataille acharnée entre pays producteurs pour conserver leurs parts de marché alors que les cours ont plongé au plus bas niveau en 12 ans.

L’effondrement du marché affecte durement l’économie russe, en récession, car les hydrocarbures représentent un pan massif de l’activité et la moitié environ des revenus budgétaires.

La semaine dernière, le ministre de l’Energie Alexandre Novak a évoqué une possible réunion de la Russie avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dont elle n’est pas membre, en vue de discuter d’une éventuelle baisse coordonnée de production.

En cas d’intérêt commun pour un rencontre entre l’Opep et les pays non membres de cette organisation, nous serons prêts à un tel consensus, a répété mardi le chef de la diplomatie russe, cité par RIA Novosti et Interfax lors d’une visite à Abou Dhabi.

Malgré le scepticisme des experts, M. Novak a reçu lundi son homologue vénézuélien Eulogio del Pino, dont le pays est membre de l’Opep, qui doit également se rendre au Qatar, en Iran, et en Arabie Saoudite, membres également.

Les deux ministres ont discuté de possibles consultations avec les pays producteurs membres ou non de l’Opep et M. Novak a confirmé être prêt à participer à de tels pourparlers, selon un communiqué du ministère russe de l’Energie.

Mardi, le ministre vénézuélien a rencontré Igor Setchine, influent patron du numéro un russe du pétrole Rosneft et proche de Vladimir Poutine. Selon la société, ils ont évoqué non seulement les projets de Rosneft au Venezuela mais aussi un possible coopération en vue de normaliser la situation sur le marché mondial.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a jugé samedi qu’un accord était proche entre l’Opep et les pays non membres du cartel pour stabiliser le marché.

Interrogé sur ces discussions, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a assurait mardi que Moscou continuerait à entretenir des contacts avec les pays producteurs car le sujet de l’instabilité du marché pétrolier est vital pour l’économie russe.

Vendredi, le vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch a cependant prévenu qu’il revenait aux compagnies pétrolières et non à l’Etat de décider d’une éventuelle baisse de la production d’or noir de la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2016 12h39)

Un frère de la présidente de l’OPEP enlevé au Nigeria

mars 19, 2015

Port Harcourt (Nigeria) – Des hommes armés ont kidnappé jeudi dans l’État de Bayelsa, au sud du Nigeria, le plus jeune frère de la ministre du Pétrole et actuelle présidente de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) Diezani Alison-Madueke, a indiqué un porte-parole de la police.

Les hommes armés ont kidnappé Joseph Agama aux environs de midi (11H00 GMT) dans le quartier de Yenaka à Yenagoa, la capitale de cet État riche en pétrole, a précisé le porte-parole Asinim Butswat.

Des hommes armés non identifiés ont enlevé jeudi M. Joseph Agama, le plus jeune frère de Mme Diezani Alison-Madueke, ministre du Pétrole, a-t-il ajouté.

La police a été alertée par le père de la victime, Maxwel Agama. Aucun groupe n’a pour l’instant revendiqué ce kidnapping et une enquête a été ouverte.

Les enlèvements contre rançon sont fréquents dans la région riche en pétrole du delta du Niger au Nigeria. En octobre dernier, des hommes armés avaient enlevé la sœur de la ministre, Osiyo Agama, à Port Harcourt, la capitale de l’État voisin de Rivers.Elle avait été libérée un peu plus tard par des agents de sécurité.

Mme Alison-Madueke, qui est devenue la première femme à prendre la tête de l’OPEP le 1er janvier 2015 pour un an, n’est pas la seule personnalité politique nigériane visée par les gangs.

Début 2014, Nengite Nitabai, l’oncle de 71 ans du président Goodluck Jonathan avait été enlevé dans l’Etat de Bayelsa. Il avait plus tard été secouru par la police.

La mère octogénaire du ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala avait aussi été kidnappée en décembre 2012 et relâchée cinq jours plus tard.

Mme Alison-Madueke et M. Okonjo-Iweala sont les deux ministres les plus influents du cabinet du président Jonathan.

Romadie.com avec(©AFP / 19 mars 2015 19h40)

Le Venezuela numéro un mondial du pétrole

juin 15, 2012
 
Oil floats on the surface close to oil facilities at the Lake Maracaibo in Venezuela's western state of ZuliaUne plateforme pétrolière au Venezuela. Crédit Photo : © STRINGER Venezuela / Reuters/REUTERS

Le pays latino-américain détrône l’Arabie saoudite pour ses réserves pétrolières, selon le dernier rapport statistique annuel de BP, référence en la matière. Mais son pétrole lourd reste coûteux à extraire.

L’Arabie saoudite ne détient plus les premières réserves prouvées de pétrole du monde, elle vient d’être surclassée par le Venezuela. Tel est le verdict du , bible de l’industrie pétrolière, dont la livraison 2012 est parue cette semaine. Le sous-sol vénézuélien ­recèle 296,5 milliards de barils, une trentaine de plus que l’Arabie saoudite, qui affiche 265,4 milliards.

En un an, les richesses en or noir du Venezuela ont fait un bond spectaculaire de 40%, d’après BP. Nulle découverte sensationnelle n’explique ce saut. Les experts de BP ont pris en compte dans leurs calculs la hausse du prix du baril, qui a coté 111,26 dollars à Londres en moyenne sur l’ensemble de l’année 2011. À ce prix, le brut extra-lourd du bassin de l’Orénoque, vaste région de l’Amazonie vénézuélienne connue depuis longtemps pour son or noir, devient plus rentable à extraire. En juillet dernier, l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) avait déjà retenu ce nombre de 296,5 milliards de barils, plaçant dans son propre classement le Venezuela, l’un de ses douze États membres, au premier rang mondial pour les réserves.

Remonter les cours

Le pays sud-américain dirigé par Hugo Chavez depuis 1999 a besoin d’un prix élevé du baril, tant pour son budget que pour financer les investissements pétroliers. «Des prix stables au-dessus de 100 dollars représentent le minimum nécessaire pour que les ressources pétrolières continuent» d’être développées, a plaidé Rafael Ramirez, le ministre vénézuélien du Pétrole, lors de la réunion de l’Opep qui s’achevait jeudi à Vienne. Le Venezuela y réclamait, en vain, une restriction de la production des pays du cartel, afin de faire remonter les cours. L’or noir représente la quasi-totalité (95%) des exportations du pays, et environ la moitié des recettes budgétaires.

Rafael Ramirez a réitéré à Vienne les grandes ambitions du président Chavez en matière de production. En 2011, le Venezuela a extrait 2,7 millions de barils par jour (Mbj), selon les chiffres de BP, soit autant que l’Irak, loin derrière les 11,1 Mbj de l’Arabie saoudite. Ramirez a évoqué une production hissée à 6 Mbj en 2018. Ces objectifs seront atteints à condition de mener à bien les investissements prévus dans l’Orénoque. Le groupe français Total, partenaire du projet Petro­Cedeno, figure parmi les nombreuses compagnies internationales misant sur le Venezuela aux côtés de la compagnie nationale PDVSA. L’issue de l’élection présidentielle d’octobre prochain sera déterminante pour le climat d’investissement. Hugo Chavez, qui, à 57 ans, lutte contre un cancer, vient d’annoncer qu’il se représentait.


L’Opep maintient son quota

Les douze États membres de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) réunis jeudi à Vienne n’ont pas baissé leur plafond de production. Plusieurs pays, dont l’Iran et le Venezuela, réclamaient cette mesure pour soutenir le cours du baril qui a perdu 30 dollars depuis la fin mars. Le brent cotait jeudi après-midi 96,8 dollars à Londres. Reconduit à 30 millions de barils par jour (environ le tiers de la production mondiale), le quota de l’Opep n’est pas respecté, notamment par l’Arabie. La production de l’Opep atteint 31,6 Mbj.

Lefigaro.fr

L’Iran cesse ses ventes de pétrole à la France et au Royaume-Uni

février 19, 2012

L’Iran a cessé de vendre du pétrole aux compagnies pétrolières françaises et britanniques, a déclaré dimanche 19 février le porte-parole du ministère iranien du pétrole, Alireza Nikzad, cité par le site officiel du ministère. Cette décision ne devrait pas impacter dans une grande mesure les importations françaises de brut, qui se sont élevées en 2011 à 58 000 barils/jour de brut iranien, soit 3 % de ses besoins d’or noir.

‘A la suite de la décision officiellement annoncée par le ministère des affaires étrangères, le ministère du pétrole a cessé ses ventes de pétrole aux compagnies britanniques et françaises’, a précisé M. Nikzad. ‘Nous avons prévu de livrer notre pétrole à d’autres clients’, a-t-il ajouté.

La décision s’apparente à des représailles de la république islamique à l’embargo sur les importations de brut en provenance d’Iran qui entrera en vigueur le 1er juillet dans l’Union européenne. Les sanctions européennes, décidées le mois dernier par les Vingt-Sept, visent à punir la poursuite du programme nucléaire de Téhéran, que les Occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de la bombe atomique. L’Iran nie et affirme ne viser que les usages civils du nucléaire. Le gouvernement iranien avait prévenu dès le 4 février qu’il réduirait ses livraisons de pétrole à destination de ‘certains’ Etats européens.

Deuxième pays de l’OPEP, l’Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte 2,5 millions. Il vend un peu plus de 20 % de son pétrole aux pays de l’Union européenne (soit environ 600 000 barils/jour), essentiellement à l’Italie, à l’Espagne et à la Grèce. Téhéran exporte 70 % de son pétrole vers les pays d’Asie.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters

Le Venezuela possède plus de pétrole que l’Arabie saoudite

juillet 22, 2011

D’après un rapport de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le pays dirigé par Hugo Chavez détenait l’an dernier des réserves prouvées de 296,50 milliards de barils, soit les plus grandes du monde.

Le Venezuela est plus riche en pétrole que l’Arabie saoudite. C’est le rapport annuel de l’Organisation mondiale du pétrole (Opep) qui l’affirme. Ce document indique que le pays dirigé par Hugo Chavez, actuellement à Cuba pour faire soigner son cancer, disposait en fin d’année dernière de 296,50 milliards de barils d’or noir pouvant être exploités, contre 211,2 milliards un an plus tôt. Il surpasse ainsi le royaume saoudien dont les réserves prouvées sont restées stables, à 264,5 milliards.

En janvier dernier, le président Hugo Chavez affirmait déjà être devenu le numéro un du pétrole devant l’Arabie saoudite. Mais jusqu’à présent, les chiffres de l’Opep ne le confirmaient pas car l’organisation n’intégrait pas dans ses calculs le pétrole non conventionnel, c’est-à-dire lourd et extra-lourd, qui fait la richesse du Venezuela. C’est désormais chose faite. La forte hausse des réserves prouvées qui en résulte a été le principal moteur de l’augmentation générale des réserves de l’Opep, qui s’établissent à 1193 milliards de barils (+12,1%).

Un pétrole trop lourd

Le Venezuela a toujours milité pour la reconnaissance par l’Opep du potentiel de son bassin de l’Orénoque, situé dans le nord du pays. Cette zone est considérée comme la plus grande réserve d’hydrocarbures du monde. Elle est actuellement exploitée par la compagnie nationale pétrolière Petroleos de Venezuela (PDVSA) et des partenaires étrangers, dont l’italien Eni. Le Venezuela, qui y produit en moyenne 2,3 millions de barils par jours (mbj) selon l’organisation, espère y produire 4,6 mbj en 2020. Vendredi dernier, la compagnie pétrolière italienne ENI a d’ailleurs engagé 2 milliards de dollars dans des projets communs d’exploitation et de raffinage avec PDVSA dans cette zone.

Mais le point faible du Venezuela réside dans la qualité de son pétrole. Son extraction et raffinage demandent des coûts bien plus élevés que le pétrole léger qui fait la richesse des sous-sols saoudiens. Le Venezuela a plus de difficulté à transformer et rendre commercialisable son or noir. Même s’il dispose de plus de réserve, il reste donc loin derrière l’Arabie saoudite en termes de production (8,16 mbj en 2010 contre 2,85 millions pour le Venezuela) et d’exportation (950.900 mbj contre 751.100 mbj).
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L’Irak retrouve de l’élan

Parmi les autres pays à avoir augmenté leur production figurent l’Iran, avec 151 milliards de barils (+10,3%), et l’Irak. Ce dernier pays détient 143 milliards de barils de réserves, un chiffre en hausse de 24,4%. D’après le gouvernement irakien, l’industrie pétrolière, qui avait été mise à mal par le conflit de 2003, repart de l’avant. En 2009, onze contrats ont été signés avec des compagnies étrangères pour l’exploitation de ses immenses réserves pétrolières. Le pays entend porter sa capacité de production à 12 mbj en 2017, contre 2,5 mbj actuellement. «Si nous continuons sur la voie dans laquelle nous nous sommes engagés, l’Irak sera au cours des deux prochaines décennies le pays qui fixera la politique pétrolière dans le monde en matière de prix, de l’offre et de la demande», s’est même avancé le vice-Premier ministre chargé de l’énergie, Hussein Chahristani.

D’autres pays membres de l’Opep se sont en revanche illustrés par leur immobilisme. Les réserves de l’Algérie, du Koweït, ou encore des Émirats arabes unis n’ont ainsi pas bougé depuis 2006. Au total, les douze membres de l’organisation contrôlaient à eux seuls 81,3% des réserves prouvées mondiales en 2010 contre 76,9% un an plus tôt.

Lefigaro.fr par Hayat Gazzane

L’absence d’accord à l’Opep propulse le cours de l’or noir

juin 9, 2011

L’Arabie n’a pas réussi à convaincre le front mené par l’Iran d’augmenter les quotas de production.

Six heures à peine auront suffi pour révéler l’ampleur du blocage. La 159 e réunion ministérielle de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) s’est achevée mercredi sur une impasse prévisible. Les douze États membres, qui pompent 40 % du pétrole mondial, ne sont pas parvenus à s’entendre sur une augmentation des quotas de production appelée de leurs vœux par les pays consommateurs, confrontés à une envolée des cours du brut. Sitôt la nouvelle de l’impasse viennoise connue, le prix du pétrole a connu une embardée sur les marchés, déjà rendus très volatils par la disparition des 1,3 million de barils par jour (mb/j) de pétrole libyen depuis le début de la révolte contre le régime Kadhafi en février.

Un front du refus

Le baril de Brent, qui oscillait à Londres autour de 115 dollars, a grimpé en quelques minutes jusqu’à 117 dollars, retrouvant son niveau de début mai.

À la tête du front du refus regroupant Irak, Algérie et Venezuela, l’Iran, qui assure la présidence tournante de l’organisation cette année, a réussi à empêcher toute concession aux pays occidentaux, partisans du retour à un baril à moins de 100 dollars. Le colonel Kadhafi n’a finalement pas envoyé de délégué à Vienne.

Inchangés depuis janvier 2009, les quotas de production édictés par l’Opep s’élèvent officiellement à 24,84 mb/j, bien que la production réelle soit de 1,3 mb/j supérieure à ce plafond. Restée très discrète jusqu’ici dans les tractations en cours, l’Arabie saoudite, véritable «gendarme du pétrole», qui fournit un tiers de la production de l’Opep, s’est démenée lors des dernières heures pour convaincre les plus réticents de consentir une augmentation, même restreinte, des quotas de production. Ses efforts, combinés à ceux d’autres pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – dont le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis – sont restés vains.

Les frappes en cours de l’Otan contre Tripoli ont contribué à creuser le fossé entre États membres, le Qatar et le Koweït s’engageant aux côtés des rebelles de Benghazi, tandis que l’Iran dénonce l’intervention occidentale en Libye. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui représente les pays consommateurs s’est déclarée «déçue » par le désaccord de l’Opep et a appelé à «une augmentation rapide » de la production. Plusieurs analystes prévoient que l’Arabie saoudite, qui dispose de grosses capacités inemployées, pourrait unilatéralement pomper davantage de pétrole. La prochaine réunion de l’Opep a été fixée au 14 décembre.

Lefigaro.fr par Maurin Picard